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Université Chouaib Doukkali


Faculté des Sciences des - El Jadida

Filière SMA - Semestre 6


Parcours : Mathématiques Fondamentales
Support de cours du module ”Théorie des corps”
Année Univeritaire 2019-2020

Responsable : Pr. Ahmed SERHIR


Chapitre 1

2
Chapitre 2

3
Chapitre 3

Extensions Galoisiennes

3.1 Corps de décomposition - Extensions normales


Définition 3.1.1 Soit k un corps et P ∈ k[X]. On appelle corps de décomposition (ou corps
de racines de de P , toute extension K/k telle que
1) P est scindé dans K ;
2) K = k(a1 , ..., an ), où les ai , 1 ≤ i ≤ n, sont les racines de P (dans une clôture algébrique
de de k).
On note K = D(P, k) ou K = ∆(P, k) un corps de décomposiion de P sur k.
√ √
3
Exemple 1 1) D(X 2 + 1, R) = R(i) = C, D(X 3 + 5, Q) = Q(j, 3
5), j = − 12 + i 2
.
√ √ √ √
2) D((X 2 − 2)(X 2 − 3), Q) = Q( 2, 3) = Q( 2 + 3)
2iπ
3) Pour tout entier n ≥ 1, D(X n − 1, Q) = Q(ξ), où ξ = e n .

Proposition 3.1.1 Soit k un corps et P ∈ k[X] de degré n ≥ 1. Alors,


1) D(P, k)/k est finie et [D(P, k) : k] ≤ n!.
2) D(P, k)/k est le plus petit sous-corps contenant k et les racines de P .
3) Deux corps de décoposion de P sur k sont k-isomprphes. Le corps de décomposition d’un
polynôme est unique à un k-isomorphisme près.

Preuve :
1) D(P, k)/k est une extension algébrique de type finie, donc elle est finie.
Soit a une racine de P dans D(P, k), Ir(a, k) divise P , donc [k(a) : k] = degIr(a, k) ≤ n.
Il existe Q ∈ k[X], deg(Q) = n − 1 tel que P = (X − a)Q. Or, D(P, k) = D(Q, k(a)). En
raisonnant par récurrence sur n : [D(Q, k(a)) : k(a)] ≤ (n − 1)! (hypothèse de récurrene), et

[D(P, k) : k] = [D(Q, k(a)) : k(a)][k(a) : k] ≤ (n − 1)!n = n!


2) Evidente.
3) Soient K/k et L/k deux corps de décomposition de P sur k. Soient K̄ (resp. L̄) la clôture
algébrique de K (resp. de L). K̄ et L̄ sont aussi des clôtures algébrique de k. Soient ϕ ∈
Isom(K̄, L̄). P se décompose dans ϕ(K) qui est un sous-corps de L̄, d’après 2) L ⊆ ϕ(K).
D’autre part ϕ−1 ∈ Isom(L̄, K̄), même raisonnement, implique que K ⊆ ϕ−1 (L), donc L =
ϕ(K), ceci prouve que K et L sont k-isomorphes.

Définition 3.1.2 Une extension K/k est dite normale, si K est le corps de décomposition d’un
polynôme sur k.

4
CHAPITRE 3. EXTENSIONS GALOISIENNES 5

Théorème 3.1.1 Soit K/k une extension de finie. Alors les assertions suivantes sont équivalentes :
1) K/k est normale
2) Pour tout extension E/K et pour tout σ ∈ Autk (E), on a σK ∈ Autk (K).
3) Ir(a, k) est scindé dans K, pour tout a ∈ K.

Preuve :
1) ⇒ 2) Supposons que K = D(f, k) = k(a1 , ..., an ), où les ai sont les racine du polynôme
f ∈ k[X]. Pour tout σ ∈ Autk (E), σ(ai ) est aussi une racine de f , donc σ(K) ⊆ K
2) ⇒ 3) Soit a ∈ K et P = Ir(a, k). Soit b une racine quelconque de P , il existe un k-
isomorphisme τ de k(a) dans k(b), tel que τ (a) = b. Soit τ̃ un prolongement de τ à k-
automorphisme de K̄ clôtute algébrique de K (Th. de Leibniz). Par hypothèse τ̃ (K) = K,
donc τ (a) = b ∈ K.
3) ⇒ 1) K/k est finie, donc algébrique de type finie. Ecrivons K = k(a1 , ..., an ), ai algébriques
sur k. Soit f = Πns=1 Ir(as , n), alors K = D(f, k).
√ √
Exemple 2 1) Q(j, 3 5) = D(X 3 − 5, Q) est normale sur Q, mais Q( 3 5)/Q n’est pas nor-
male.
2) Toute extension quadratique est normale. En effet, soit K/k une telle extension, α ∈ K \k,
on a K = k(α), écrivons Ir(α, k) = X 2 +aX +b = (X −α)(X −β), donc α+β = −a ∈ k,
d’où D(Ir(α, k), k) = k(α, β) = k(α) = K.

Remarque 1 Soient les extensions L/K et K/k, alors


1) Si L/k est normale, alors L/K est normale ; mais K/k n’est pas nécessairement normale.
2) Si L/K est normale et K/k est normale ; K/k n’est pas nécessairement normale. Par
exemple, soient les extensions
√ √
4
Q −→ Q( 2) −→ Q( 2)
√ √ √ √
Q( 2)/Q et Q( 4 2)/Q( 4 2) √ sont normales car elles √
sont quadratiques. Mais
√ Q( 4
2)/Q

4 4 4 4
n’est pas normale, en effet, i 2 est une racine Ir(Q( 2), Q) = X − 2 et i 2 ∈ / Q( 4 2).

Proposition 3.1.2 Soit K/k une extension normale et f ∈ k[X] tel que K = D(f, k) alors,
|Autk ((K)| ≤ [K : k].

Preuve : Si K = k, |Autk (k)| = {idk }.


Supposons que k 6= K, soit a une racine de f telle que a ∈ K \ k, [k(a) : k] > 1 donc
[K : k(a)] < [K : k]. Soient P = Ir(a, k), a1 , ..., ar les racines distnctes de P et σi le Q-
morphisme de k(a) −→ K, tels que σ(a) = ai . Remarquons que r ≤ [k(a) : k] = degP et
r = [k(a) : k] = degP si les racines de f sont simples, car P divise f dans k[X]. On va raisonner
par récurrence sur [K : k]

[K : k(a)] < [K : k] et K = D(f, k(a)),


et

Autk (K) = {σ̃i ◦ τ, 1 ≤ i ≤ r , τ ∈ Autk(a) (K)}


où σ̃i est un prolongement de σi à un k-automorphisme de K, en effet si σ ∈ Autk (K), on
σ|k(a) = σi , et σ = σ̃i ◦ id. Inversement, il est clair que σ̃i ◦ τ ∈ Autk (K) et (σ̃i ◦ τ )|k(a) = σi ,
pour tout τ ∈ Autk(a) (K).
CHAPITRE 3. EXTENSIONS GALOISIENNES 6

Maintenant si Autk(a) (K) = {τ1 , ..., τs }, l’hypothèse de récurrence implique que s = |Autk(a) (K)| ≤
[K : k(a)], et

Autk (K) = {σ̃i ◦ τj , 1 ≤ i ≤ r , 1 ≤ j ≤ r }


d’où
|Autk (k)| ≤ rs ≤ [K : k(a)][k(a) : k] = [K : k]
Si les racines de f sont simples, celles de P seront aussi simples, on aura r = [k(a) : k] et
l’hypothse de récurrence s = |Autk(a) (K)| = [K : k(a)], on obtient

|Autk (K)| = rs = [K : k(a)][k(a) : k] = [K : k]


.
√ √
Exemple 3 Soit = Q(X 3 − 5, Q), K/Q est normale et K = Q(j, 3 5), où j = − 12 + i 23 . Le
√ √
polynôme X 3 −1 est irrédictible
√ dans Q[X],
√ donc [Q( 3 5) : Q] = 3, et Ir(j, Q) = Ir(j, Q( 3 5) =
X 2 + X + 1 car j ∈ / Q( 3 5). [K : Q( 3 5)] = 2, on en déduit que [K : k] = 6. Les racine de
X 3 − 5 sont simples, donc
√ |AutQ (K)| = [K : k] = 6.
3
les Q-mophismes de Q( 5) dans K,sont σ1 , σ2 , σ3 sont définis par,
√ √ √ √ √ √
σ1 ( 5) = 5, σ2 ( 5) = j 5 et σ3 ( 5) = j 2 5.
3 3 3 3 3 3


et chaque σi se prolonge à des Q-automorphismes de K = (Q( 3 5, j) de deux manières, en ap-
pliquant j à lui même, puis en appliquant j à j 2 = j̄. On obtient ainsi les six Q-automorphismes
de K.

3.2 Extensions séparables


Définition 3.2.1 Soit k un corps et f ∈ k[X] un polynôme irréductible. On dit que f est
séparable si les racines (dans une clôture algébrique de k) de f sont simples.
Soit K une extension de k, et a ∈ K algébrique sur k. On dit que a est séparable sur k si
Ir(a, k) est séparable.
Une extension algébrique K/k esr dite séparable si tout élément de K est séparable.

Proposition 3.2.1 Soit k un corps de caractéristique p. et f ∈ k[X] un polynôme irréductible.


Alors les deux assertions suivantes sont équivalentes :
1) f est séparable.
2) f 0 6= 0k[X] , où f 0 est le polynôme dérivé de f .

Preuve : Ecrivons f = nr=0 ar X r , on a f 0 = nr=1 rar X r−1 .


P P
Supposons f 0 = 0 et carac(k) = 0, alors f est constant, impossible car f est irrédictible.
si f 0 = 0 est carac(k) = p 6= 0 alors, rar = 0, 1 ≤ r ≤ n,d’où r1k = 0 ou ar = 0. Noter bien
que si p 6= 0, r1k = 0, si et seulement si, p divise r
Ecrivons
n n n
0
X X X
r r
f= ar X = ar X = ar X pr ,
r=0,ar 6=0 r=0,ar 6=0 r=0,ar 6=0,r=pr0

autrement dit,
CHAPITRE 3. EXTENSIONS GALOISIENNES 7

n
0
X
f = g(X p ) avec g = ar X r
r=0,ar 6=0,r=pr0

Le polynôme g est non canstant. Soit a une racine de g dans la clôture algébrique k̄ de k.On a
alors, g = (X − a)h(X), pour un certain polynôme h ∈ k̄[X],

f = g(X p ) = (X p − a)h(X p )
Soit b une racine de X p − a dans k̄, puisque carac(k) = p

f = (X p − a)h(X) = (X p − bp )h(X) = (X − b)p h(X,


donc b est une racine multiple de f d’ordre ≥ p et f est non séparable.
Réciproquement, supposons que f 0 6= 0, f est irréductible et deg(f 0 ) < deg(f ), d’où pgcd(f, f 0 ) =
1, on en déduit que f et f 0 n’ont pas de racines coummunes, donc f est séparable.

Corollaire 3.2.1 Soit k un corps, alors


1) Si carac(k) = 0, tout polynôme irrécductible de k[X] est séparable ;
2) Si carac(k) = p 6= 0 et f est un polynôme irréductible de k[X]. Il existe un entier r ≥ 0
r
et g ∈ k[X] irréductible et séparable tels que f (X) = g(X p ). De plus, toute les racines
de f ont le même ordre de multiplicité égal à pr .

Preuve :
1) Si carac(k) = 0, le polynôme dérivé de tout polynôme non costant est non nul.
2) Si f est séparable, on prend g = f et r = 0. Si f n’est pas séparable, donc f 0 = 0, en
utilisant la preuve de la propossition précédente, il exite g1 ∈ k[X] tel que f (x) = g1 (X p ). Si
g1 est irréductible le problème est résolu avec g = g1 et r = 1, sinon il existe g2 ∈ k[X] tel que
2
g1 (X) = g2 (X p ) et f (x) = g2 (X p ) . Si g2 est irréductible, on prend g = g2 et r = 2. Si g2 n’est
pas irréductible, on reprend ce procédé, jusqu’à épuiser le degré de f , on obtient
2 r
f (X) = g1 (X ) = g2 (X p ) ) = .... = gr (X p ) , avec gr séparable.
r

Qs g dans k̄. Pour chaque i, 1 ≤ i ≤ s, soit bi une racine


Soeint a1 , ..., as les racines r
de X p − ai
dans k̄. Ecrivons g = c i=1 (X − ai ), c le coefficient dominant de g, on a ai = bpi , donc
s s s
pr pr pr pr r
Y Y Y
f (X) = g(X ) = c (X − ai ) = c (X − bi ) = c (X − bi )p ,
i=1 i=1 i=1

Il est clair que toutes les racine de f ont le même ordre de emultiplicité égal à pr .

Définition 3.2.2 Un corps k est dit parfait si tout polynôme irréductible de k[X] est s éparable.

Exemple 4 Tout corps de caractéristique 0 est parfait. On verra que tout corps fini est aussi
parfait.

Proposition 3.2.2 Soit k un corps, K = k(a) une extension algébrique simple (ou monogène)
de k, alors les deux assertions suivantes sont équivalentes,
1) Homk (K, k̄) = [K : k] ;
2) a est séparable sur k.

Preuve : Le nombre de k-morphisme de K = k(a) vers k̄, est égal au nombre de racines distnctes
de Ir(a, k), donc |Homk (K, k̄)| ≤ deg(Ir(a, k)) = [K : k], et on a égalité si et seulement si les
racines de Ir(a, k) sont simples.
CHAPITRE 3. EXTENSIONS GALOISIENNES 8

Théorème 3.2.1 Soit L/k une extension finie. Alors, les deux assertions suivantes sont équivalentes :
1) L/k est séparable ;
2) Homk (K, k̄) = [K : k].

Preuve : Par récurrence sur [K : k].


Si [K : k] = 1, donc L = k et Homk (k, k̄) = Autk (k) = {idk }
Supposons que [K : k] > 1. Soit a ∈ L \ k, notons K = k(a). a est sépérable, d’après la
proposition précédente, Homk (K, k̄) = [K : k]. Or [L : K] < [L; k] et L/K est séparable,
en effet, pour tout b ∈ L, Ir(b, K) divise Ir(b, k) et ce dernier est séparable. L’hypothèse de
récurrence implique que HomK (L, k̄) = [L : K]. d’autre part,

Homk (L, k̄) = {σ̃ ◦ τ | σ ∈ Homk (K, k̄), τ ∈ HomK (L, k̄)},
o σ̃ est un prolongement de σ un k-morphisme de L dans k̄. D’o,

|Homk (L, k̄)| = |HomK (L, k̄)||Homk (K, k̄)|, (∗)


d’après la proposition précédente et l’hypothèse de récurrence,

|Homk (L, k̄)| = [L : K][K : k] = [L : k].


Réciproquement, supposons que |Homk (L, k̄)| = [L : k]. Pour tout a ∈ L, si K = k(a), en
utilisant l’égalité (∗) ci-dessus et puisque |Homk (K, k̄)| ≤ [K : k] et |HomK (L, k̄)| ≤ [L : K],
forcément |Homk (K, k̄)| = [K : k], donc a est séparable sur k.

Théorème 3.2.2 Soient L/k une extension finie et K/k une extension intermédiaire de L/k.
Alors les deux assertions suivantes sont équivalentes
1) L/k est séparable ;
2) L/K et K/k sont séparables.

Preuve : Si L/k est séparable, il est clair que K/k est séparable. Soit a ∈ L, P = Ir(a, K)
divise Q = Ir(a, k) dans K[X], les racines de P sont simples, donc celle de Q le sont aussi,
donc a est séparable sur K
Récoproquement, supposons que L/K et K/k sont séparables.
L/k est séparable, si et seulement si, |Homk (K, k̄)| = [K : k] ; et L/K est séparable, si et
seulement si, |HomK (L, k̄)| = [K : k]. On en déduit , d’après l’égalité (∗), |Homk (L, k̄)| = [L :
k], donc L/k est séparable.

Remarque 2 Le théorème précédent reste vrai lorsque L/k est algébrique (non nécéssairement
finie).

Corollaire 3.2.2 Soit k(a1 , ..., ar )/k une extension algébrique. Alors, les deux conditions sui-
vantes sont équivalentes
1) k(a1 , ..., ar )/k est séparable ;
2) ai est séparable sur k, pour tout i.

Preuve : L’implication directe est évidente. Réciproquement, a1 séparable sur k, |Homk (k(a), k̄)| =
[k(a1 ) : k], donc k(a1 )/k est séparable, on raisonne alors par récurrence su r. hypotèse de
récurrence implique que k(a1 , a2 , ..., ar )/k(a1 ) est séparable, et k(a1 )/k est séparable, donc
k(a1 , a2 , ..., ar )/k est séparable.
CHAPITRE 3. EXTENSIONS GALOISIENNES 9

3.3 Extensions Galoisiennes


Définition 3.3.1 Une extension algébrique K/k est dite galoisienne, si elle est normale et
séparable. Le groupe des k-automorphismes Autk (K) est appelé le groupe de Galois de K/k, on
le note Gal(K/k).

Remarque 3 Si K/k est galoisienne, alors pour toute extension intemédiaire M/k de K/k,
l’extension K/M est galoisienne, et Gal(K/M ) est un sous-groupe de Gal(K/k). Cependant, en
général M/k n’est pas galoisienne, elle est séparable mais elle n’est pas nécessairement normale.

Théorème 3.3.1 Soit K/k une extension finie. Alors,


1) |Autk (K)| ≤ [K : k] ;
2) |Autk (K)| = [K : k], si et seulement si, K/k est galoisienne.

Preuve :
1) Il est clair que Autk (K) ⊆ Homk (K, k̄), o k̄ est la clôture algébrique de k, Or |Homk (K, k̄)| ≤
[K : k], donc |Autk (K)| ≤ [K : k].
2) Nous avons vu dans les sections précédentes que, K/k est normale, si et seulement si,
Homk (K, k̄) = Autk (K) ; et que K/k est séparable, si et seulement si, |Homk (K, k̄)| = [K : k],
ceci qui prouve 2).

Théorème 3.3.2 Soit K/k une extension finie. Alors, les deux assertions suivantes sont équivalentes.
1) K/k est galoisienne ;
2) K = D(F, k), pour un certain f ∈ k[X] dont les facteurs irréductibles sont séparables.

Preuve : K/k est galoisienne, elle est normale, il existe un polynôme f ∈ k[X] tel Qque K =
r
D(f, k). Si P1 , ..., Pr sont les facteurs irréductibles unitaires de f , on a aussi K = D( t=1 Pt , k).
K est engendré par les racines des Pt et les Pt , sont séparables car K/k est séparable.
Réciproquement, si 2) est vérifiée, K/k est normale, et K/k est engendré par les racines de f
qui sont les racines de ses facteurs irréductibles séparables, donc K est engendré sur k par de
éléments séparables, donc K/k est séparable.