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EL HADDAD MOHAMMED Master Sciences de Gestion (MSDG

Tasdawit mupamd V- Rba E ‫جامعة محمد الخامس – اكدال‬


Tasviwant n tmusniwin izrfanin, ‫كلية العلوم القانونية واالقتصادية واالجتماعية‬
tidamsanin d tinamunin ‫الربـــــــاط‬
Agdal

Université Mohammed V- Rabat Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales - Agdal

EL HADDAD MOHAMMED
Professeur à la Faculté des Sciences
Juridiques Economiques et Sociales
Agdal

Master Sciences de Gestion (MSDG)

Semestre : 2

Module : Comptabilité en normes internationales


I.F.R.S

Année universitaire 2019-2020

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EL HADDAD MOHAMMED Master Sciences de Gestion (MSDG

La comptabilité en normes internationales IFRS

Glossaire

 IFRS: International Financial Reporting Standard

 IAS: International Accounting Standard

 IASB : International Accounting Standard Board

 IASC: International Accounting Standard Committee

 IASCF: International Accounting Standard Committee Foundation

 FASB: Financial Accounting Standard Board

 IFRIC: International Financial Reporting Interpretations Committee

 US GAAP : United States Generally Accepted Accounting Principles

 AICPA: American Institute of Certified Public Accountants

 SEC: securities and exchange commission

 SAP : Statutory Accounting Principles

 IOSCO: International Organization of Securities Commissions

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EL HADDAD MOHAMMED Master Sciences de Gestion (MSDG

Sommaire

Partie I: Les normes internationales: cadre conceptuel et présentation

Chapitre 1: Les référentiels comptables internationaux

Section 1: Présentation des référentiels comptables internationaux


Section 2 : L’élaboration et le processus d’adoption d’une norme

Chapitre 2: Cadre conceptuel des normes IFRS

Section 1: Les composantes de l’IAS 1


Section 2: Les principes à respecter

Chapitre 3: Evaluation des composants des états financiers

Section 1 : Eléments et comptabilisation des éléments des états financiers


Section 2 : Le Bilan
Section 3 : Le compte de Résultat
Section 4 : Le tableau de variation des capitaux propres
Section 5 : Tableau des flux de trésorerie (TFT)

Partie II: Présentation des méthodes de valorisation et des principales normes IAS

Chapitre 1: Les différentes valorisations comptables (IAS 1 et IAS 13)

Section 1: Les méthodes d’évaluation


Section 2: Evaluation de la juste valeur (IFRS13)

Chapitre 2: Les principales normes IAS

Section 1 : IAS 8 Méthodes comptables, changements d’estimations et erreurs


Section 2 : IAS 10 Evénements postérieurs à la date de clôture
Section 3 : IAS 11 Contrats de construction
Section 4 : IAS 12 Impôts sur le résultat
Section 5 : IAS 16 Immobilisations corporelles

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Partie I: Les normes internationales: cadre conceptuel et présentation

L’une des fonctions les plus importantes de la comptabilité financière est de fournir des
informations sur la situation économique et financière des sociétés, afin que les actionnaires et
les investisseurs potentiels soient en mesure de faire des analyses et des comparaisons de
sociétés qui leur permettent d’effectuer des choix rationnels en matière d’investissement. Les
normes comptables internationales, ont pour objectif d’assurer une certaine comparabilité des
états financiers d’entreprises, étant donné que les états financiers établis conformément à la
réglementation et aux usages d’un pays donné sont souvent difficilement compréhensibles par
les investisseurs étrangers. Donc il est dans l’intérêt des entreprises de fournir au marché les
informations nécessaires, aussi bien en termes de quantité que de qualité. Certaines informations
peuvent être privilégiées en fonction des objectifs et des groupes d’utilisateurs visés.

En 2001, suite à la restructuration de l’IASC, il a été décidé que les nouvelles normes à émettre à
partir de 2002 porteraient le nom d’IFRS (International Financial Reporting Standard ou Normes
d’information financière internationales).
Les anciennes normes gardent le nom d’IAS (International Accounting Standards ou Normes
comptables internationales).

Le référentiel IFRS comprend donc toutes les normes IAS qui existaient auparavant ainsi que les
nouvelles normes IFRS, plus les interprétations.

Chapitre 1: Les référentiels comptables internationaux

Section 1: Présentation des référentiels comptables internationaux

Pourquoi des normes comptables internationales?

Les trois exemples suivants permettent de bien comprendre pourquoi il est nécessaire d’avoir une
seule méthode de comptabilité au niveau internationale.

=> Le constructeur automobile et de camions allemand «Daimler Benz» dégageait, en 2003,


un bénéfice de 602 millions d’Euros en normes allemandes et une perte de 1.839 millions
d’Euros en normes comptables internationales.

=> Une société cotée sur plusieurs marchés financiers doit établir ses comptes selon des normes
différentes ce qui est coûteux et peut engendrer des confusions.

=> Il est impossible d’effectuer des comparaisons entre entreprises concurrentes avec chacune
sa propre méthode comptable.

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Qu’est ce que l’IAS ?

L’IAS est «un langage commun dont le système capitaliste a besoin pour que les investisseurs
puissent sélectionner et évaluer les entreprises » Philippe Crouzet D.G Saint-Gobain

Deux systèmes dominent la planète

 Financial Accounting Standards Board (FASB)


 International Accounting Standards Board (IASB)

A- Les normes comptables américaines

Les normes comptables américaines en vigueur aux États-Unis sont applicables aux entreprises
cotées aux États-Unis.

Elles ont été définies en 1973 par le FASB, organisme de droit privé sous le contrôle politique
de la SEC.

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B- Les normes comptables internationales IAS/IFRS

Elles sont établies par l’IASB , leur principal but est d’unifier le langage de l’information
financière à travers le monde.

Pourquoi deux noms ?


Leurs Priorités En avril 2001, suite à une réorganisation visant
à donner un nouvel élan au projet des normes
Créer les conditions pour un marché des
internationales, l’IASC est devenu l’IASB et les
capitaux intégré et efficace en augmentant la
normes publiées ultérieurement ont pris le nom
comparabilité des comptes pour faciliter la
d’IFRS. Ce changement de nom, d’IAS à IFRS,
concurrence et la circulation
souligne l’accent mis sur l’importance de la
qualité de l’information financière

C- Comparaison US GAAP et IFRS

IFRS US GAAP

La fonction -Fournir des références - Diffuser les informations économiques d’une


de base de la patrimoniales en entreprise vers l’extérieur afin que les
comptabilité conformité avec les investisseurs disposent d’états financiers leur
exigences légales permettant de connaître la solidité économique
-Répondre aux demandes des sociétés auxquelles ils apportent des
de garanties des capitaux.
administrations, des
créanciers, des
investisseurs et des salariés
La pièce Privilégie le bilan, qui C’est le compte de résultat qui chapeaute les états
maîtresse des fournit la « photo financiers.
états patrimoniale » d’une Cette prévalence témoigne de la volonté des
financiers entreprise à une date entreprises de s’adresser en priorité à leurs
donnée. actionnaires en s'appuyant sur les
performances de l'exercice.

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Section 2 : L’élaboration et le processus d’adoption d’une norme

A- Processus d’adoption d’une norme IFRS

Les normes IFRS sont élaborées par le biais d’un processus qui implique de nombreuses
parties prenantes: comptables, analystes financiers, la communauté des affaires, les bourses des
valeurs, les autorités réglementaires, les universitaires et tout autre utilisateur d’états financiers

L’UE a décidé d’adopter les normes internationales comptables pour fournir une information
financière harmonisée : La source réglementaire est le règlement (EC) n° 1606/2002 qui définit
le périmètre et les processus européens d’adoption.

Selon l’Article 4 dudit règlement:

«Pour chaque exercice commençant le 1er janvier 2005 ou après cette date, les sociétés régies
par le droit international d'un État membre sont tenues de préparer leurs comptes consolidés
conformément aux normes comptables internationales adoptées (…) si, à la date de la clôture de
leur bilan, leurs titres sont admis à la négociation sur le marché réglementé d'un État (…) »

Etape 1: L’IASB propose un projet de normes

Etape 2 et 3: L’EFRAG organise des groupes de réflexion sur le projet de normes

Etape 4: le SARG donne son avis sur l’objectivité et l’impartialité des avis donnés par
l’EFRAG

Etape5: En s’appuyant sur l’avis de l’EFRAG et du SARG : la commission propose un draft

Etape 6: l’ARC a une mission politique. Il représente la structure juridique européenne qui
homologue les normes internationales

Etape 7 et 8: le parlement européen, avec le conseil des affaires économiques et


financières adoptera ou on le projet , en tenant compte des avis de l’ARC sans y être lié

Etape 9: la CE se prononce sur l’adoption des textes. Si le parlement européen et la CE


donnent leur accord , les textes sont alors traduits dans chacune des langues (24 langues)
de l’UE par voie de règlement et publié au JOUE (journal officiel de l’UE).

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B- Liste des normes IFRS

Le référentiel IFRS est aujourd’hui constitué de 28 normes IAS et 11 normes IFRS

Cadre Conceptuel

Le Cadre conceptuel de l’information financière décrit l’objectif et les concepts de l’information


financière à usage général

IFRS pour les PME

L'IASB a publié une norme IFRS destinée aux PME (entités non cotées qui ne sont pas des
banques ou des institutions financières similaires)

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N° Norme Nom
IAS 1 Présentation des états financiers
IAS 2 Stocks
IAS 7 Etat des flux de trésorerie
IAS 8 Méthodes comptables, changements d’estimations comptables, et erreurs
IAS 10 Evénements postérieurs à la période de reporting
IAS 11 Contrat de construction
IAS 12 Impôts sur le résultat
IAS 16 Immobilisations corporelles
IAS 17 Contrats de location
IAS 18 Produits des activités ordinaires
IAS 19 Avantage du personnel
IAS 20 Comptabilisation des subventions publiques
IAS 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères
IAS 23 Coûts d’emprunt
IAS 24 Information relatives aux parties liées
IAS 26 Comptabilité et rapports financiers des régimes de retraite
IAS 27 Etats financiers consolidés et individuels
IAS 28 Participations dans des entreprises associées et des coentreprises
IAS 29 Information financière dans les économies hyper inflationnistes
IAS 32 Instruments financiers : présentation
IAS 33 Résultat par action
IAS 34 Information financière intermédiaire
IAS 36 Dépréciation d’actifs
IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels
IAS 38 Immobilisations incorporelles
IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation
IAS 40 Immeubles de placement
IAS 41 Agriculture

N° Norme Nom
IFRS 1 Première adoption des IFRS
IFRS 2 Paiement fondé sur des actions
IFRS 3 Regroupement d’entreprises
IFRS 4 Contrats d’assurance
IFRS 5 Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées
IFRS 6 Prospection et évaluation des ressources minérales
IFRS 7 Instruments financiers : informations à fournir
IFRS 8 Secteurs opérationnels
IFRS 9 Instruments financiers (classification et évaluation des actifs financiers)
IFRS 10 Etats financiers consolidés
IFRS 11 Partenariats
IFRS 13 Evaluation de la juste valeur

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Chapitre 2: Le cadre conceptuel des normes IFRS

Section 1: Les composantes de l’IAS 1


Objectif de la norme:

Prescrire la base de présentation des états financiers à usage général, afin qu’ils soient
comparables tant aux états financiers de l’entité pour les périodes antérieures qu’aux états
financiers d’autres entités. IAS 1 énonce les dispositions générales relatives à la présentation des
états financiers, des lignes directrices concernant leur structure et les dispositions minimales en
matière de contenu.

Champ d'application:

IAS 1 s'applique de manière égale à toutes les entités, y compris celles qui présentent des états
financiers consolidés et celles qui présentent des états financiers individuels.

Objet des états financiers:

Fournir des informations sur la situation financière, la performance financière et les flux de
trésorerie de l’entité, qui soient utiles à un large éventail d’utilisateurs pour la prise de décisions
économiques.

Jeu complet d'états financiers

Un jeu complet d'états financiers comprend :

• un état de situation financière à la fin de la période ;


• un état du résultat global de la période ;
• un état des variations de capitaux propres de la période ;
• un tableau de flux de trésorerie de la période ;
• des notes, contenant un résumé des principales méthodes comptables et d'autres
informations explicatives ; et
• un état de situation financière au début de la première période de comparaison
lorsque l'entité applique une méthode comptable à titre rétroactif ou effectue un
retraitement rétroactif des éléments de ses états financiers, ou lorsqu'elle procède
à un reclassement des éléments dans ses états financiers

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Section 2: Les principes à respecter

Deux hypothèses de base

 Comptabilité d'engagement : tient compte des charges et des produits engagés


lors d’un exercice quelque soit la date de leur règlement .

 Continuité d'exploitation : les états financiers sont normalement préparés selon


l'hypothèse qu'une entreprise est en situation de continuité d'exploitation et
poursuivra ses activités dans un avenir prévisible.

Quatre caractéristiques qualitatives des états financiers

 Intelligibilité : une qualité essentielle de l'information fournie dans les états


financiers est d'être compréhensible immédiatement par les utilisateurs.

 Pertinence : l'information doit influencer les décisions économiques des


utilisateurs en les aidants à évaluer des événements passés, présents ou futurs

 Importance relative : l'information est significative si son omission ou son


inexactitude peut influencer les décisions économiques que les utilisateurs
prennent sur la base des états financiers.

 Fiabilité : l'information possède la qualité de fiabilité quand elle est exempte


d'erreur et de biais significatifs

Quatre contraintes à respecter pour que l'information soit pertinente et fiable

 Célérité : l’information doit être fournie à la bonne date. Les utilisateurs ont besoin pour
leur prise de décisions économiques d’une information fiable mais rapide.

 Rapport coût/avantage : Les avantages obtenus de l'information doivent être supérieurs


au coût qu'il a fallu consentir pour la produire.

 Equilibre entre les caractéristiques qualitatives : l’entreprise doit doser les


informations financières publiées pour que les lecteurs soient satisfaits (trop
d’informations finissent par diminuer la qualité de l’ensemble des informations reçues.

 Image fidèle/présentation fidèle: le respect de ces principes permet d’atteindre l’image


fidèle

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Chapitre 3: Evaluation des composants des états financiers

Section 1 : Eléments et comptabilisation des éléments des états financiers

 Situation financière:

 Actifs : ressources contrôlées par l'entreprise du fait d'événements passés


et dont des avantages économiques futurs sont attendus par l'entreprise
(contribuer à des flux de trésorerie).

 Passifs : un passif est une obligation actuelle de l'entreprise résultant


d'événements passés et dont l'extinction devrait se traduire pour
l'entreprise par une sortie de ressources représentatives d'avantages
économiques.

 Capitaux propres : les capitaux propres sont l'intérêt résiduel dans les
actifs de l'entreprise après déduction de tous ses passifs.
 Performance :

 Produits : les produits sont les accroissements d'avantages économiques


au cours de l'exercice, sous forme d'entrées ou d'accroissements d'actifs,
ou de diminutions de passifs

 Charges : les charges sont des diminutions d'avantages économiques au


cours de l'exercice sous forme de sorties ou de diminutions d'actifs,

Comptabilisation des éléments des états financiers

Un article qui satisfait à la définition d'un élément doit être comptabilisé si :

 Il est probable que tout avantage économique futur qui lui est lié ira à l'entreprise ou en
proviendra;

 Il a un coût ou une valeur qui peut être évalué de façon fiable.

Section 2 : Le bilan
Le bilan doit, normalement, ventiler les actifs et les dettes entre :

- Actifs circulants,

- Actifs immobilisés,

- Dettes courantes,

- Dettes non courantes.

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Chaque entreprise doit présenter son bilan en distinguant ses actifs courants et non courants et
ses passifs courants et non courants. Les normes internationales donnent la possibilité de
présenter les actifs et les passifs en fonction de leur liquidité si cela se justifié. Les informations
sur les dates d’échéances des actifs et des passifs sont utiles pour évaluer la liquidité et la
solvabilité d’une entreprise. La norme IAS32 impose à ce sujet d’indiquer la date d’échéance
des actifs et des passifs financiers.

Précisions :

- Un actif doit être classé en tant que actif courant lorsqu’il répond à une des trois conditions
suivantes :

. L’entreprise s’attend à pouvoir réaliser l’actif, le vendre ou le consommer dans le


cadre du cycle d’exploitation normal de l’entreprise;

. L’actif est détenu essentiellement à des fins de transactions ou pour une durée courte
et l’entreprise s’attend à le réaliser dans les 12 mois suivant la date de clôture de
l’exercice.

. L’actif est de la trésorerie ou un équivalent de trésorerie dont l’utilisation n’est pas


soumise à restriction.

Tous les autres actifs doivent être classés en tant qu’actifs non courants.

- Un passif doit être classé en tant que passif courant lorsqu’il répond à l’une des deux conditions
suivantes :

. Il est attendu que le passif soit réglé dans le cadre du cycle d’exploitation normal
de l’entreprise;

. Le passif doit être réglé dans les 12 mois après la date de clôture de l’exercice.

Conformément à la norme IAS1, les entreprises doivent présenter dans leur bilan, au minimum,
les postes suivants :

Actif Passif
• immobilisations corporelles ; • fournisseurs et autres créditeurs ;
• immeubles de placement ; • provisions ;
• immobilisations incorporelles ; • passifs financiers;
• actifs financiers ; • passifs et actifs d'impôt exigible, tels
• participations comptabilisées selon la que définis dans IAS 12 "Impôts sur
méthode de la mise en équivalence; le résultat" ;
• actifs biologiques ; • passifs et actifs d’impôt différé, tels
• stocks ; que définis dans IAS 12 ;
• clients et autres débiteurs ; • intérêts minoritaires, présentés au
• trésorerie et équivalents de trésorerie; sein des capitaux propres ; et
• capital émis et réserves attribuables
aux propriétaires de la société mère.

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Modèle de Bilan conforme à la norme IAS 1

Section 3 : Le compte de résultat


Le compte de résultat fournit des informations sur la performance. Les éléments qui sont liés à
l’évaluation de la performance dans le compte de résultat sont les produits et les charges.
Le cadre conceptuel de l’IASB définit les produits comme des accroissements d’avantages
économiques au cours de l’exercice, sous forme d’entrées ou d’accroissement d’actifs, ou de
diminutions de passifs qui ont pour résultat l’augmentation des capitaux propres autres que les
augmentations provenant des apports des participants aux capitaux propres.

Les charges sont définies comme des diminutions d’avantages économiques au cours de
l’exercice sous forme de sorties ou de diminutions d’actifs, ou de survenance de passifs qui ont
pour résultat de diminuer les capitaux propres autrement que par des distributions aux
participants aux capitaux propres. Le compte de résultat peut être présenté avec une
classification des charges soit par nature, soit par fonction (destination). Les entreprises qui
classent les charges par fonction doivent fournir des informations supplémentaires sur la nature
des charges, y compris les dotations aux amortissements et les frais de personnel.

L'entité doit présenter tous les postes de produits et de charges comptabilisés au cours d'une
période:

• Dans un état unique de résultat global;


ou
• Dans deux états : un état détaillant les composantes du résultat (compte de résultat
séparé) et un deuxième état commençant par le résultat et détaillant les autres
éléments du résultat global (état du résultat global).

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Informations à présenter dans le compte de résultat

Au minimum, l'état du résultat global doit comporter les postes suivants:


• les produits des activités ordinaires ;
• les charges financières ;
• la quote-part dans le résultat des entreprises associées et des coentreprises comptabilisées
selon la méthode de la mise en équivalence ;
• la charge d'impôt sur le résultat ;
• un montant unique représentant le total :
• du profit ou de la perte après impôt des activités abandonnées, et
• du profit ou de la perte après impôt comptabilisé(e) résultant de l'évaluation à la
juste valeur diminuée des coûts de la vente, ou de la cession des actifs ou du (des)
groupe(s) destiné(s) à être cédé(s) constituant l'activité abandonnée ;

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• le résultat ;
• chaque composante des autres éléments du résultat global classée par nature;
• la quote-part des autres éléments de résultat global des entreprises associées et des
coentreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence; et
• le résultat global total.

Une entité doit présenter une analyse des charges en utilisant une classification reposant soit sur
la nature des charges, soit sur leur fonction au sein de l’entité :

Méthode des charges par nature

Regrouper les charges par nature et non pas par fonction de l’entité:

- Produits des activités ordinaires


- Autres produits
- Variation des stocks de Produits Finis et encours
- Matières premières et consommables utilisés
- Charges personnel
- Dotations aux amortissements
- Autres charges
- Total des charges
- Résultats

Méthode des charges par fonction

Classer les charges selon leur fonction dans le coût de ventes, cout des activités commerciales ou
administratives :

- Produit des activités ordinaires


- Coût des ventes
- Marge brute
- Autres produits
- Coût commerciaux
- Charges administratives
- Autres charges
- Résultat

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Section 4 : Le tableau de variation des capitaux propres


L’objectif de ce document est de permettre à l’utilisateur/investisseur d’analyser la variation de
sa richesse au cours de l’exercice.
Les trois points qui constituent les causes de variation des capitaux propres :
- les variations de capitaux propres résultent d’un bénéfice ou d’une perte de l’exercice;
- les variations des capitaux propres résultant de profits ou de pertes comptabilisés directement
dans les capitaux propres;
- les variations des capitaux propres résultant de changement de méthodes comptables.

Le tableau est généralement construit avec, en colonne, les différents éléments des capitaux
propres (capital, prime d’émission, écarts de conversion, bénéfices accumulés, etc.) et, en ligne,
les éléments qui ont un impact sur les capitaux propres (changements des méthodes comptables,
bénéfices, écarts de conversion, réévaluations, augmentations de capital, dividendes, etc.).

Les variations de capitaux propres résultant d’un bénéfice ou d’une perte de l’exercice.

Le bénéfice va naturellement augmenter les capitaux propres et la perte va les diminuer. Il s’agit
d’étudier l’origine de ce bénéfice ou de cette perte grâce au compte de résultat.

Les variations de capitaux propres résultant de profits ou de pertes comptabilisés


directement dans les capitaux propres.

Certains profits ou pertes peuvent être comptabilisés directement en capitaux propres et ne


transitent pas par le compte de résultat alors que cela conduit à un enrichissement ou à un
appauvrissement de l’entreprise.

Les variations de capitaux propres résultant de changements de méthodes comptables.

Le changement de méthodes comptables peut conduire à augmenter artificiellement les capitaux


propres.

Éléments à inclure dans l’état des variations des capitaux propres

L'entité doit présenter un état des variations des capitaux propres présentant :

• le résultat global total de la période, (distinguer la part des propriétaires de la société


mère et les intérêts minoritaires);

• pour chaque composante des capitaux propres, les effets d'une application
rétrospective ou d'un retraitement rétrospectif comptabilisés selon IAS 8 "Méthodes
comptables, changements d'estimations comptables et erreurs" ;

• les montants des transactions avec les propriétaires agissant en cette qualité,

• pour chaque composante de capitaux propres, un rapprochement entre la valeur


comptable en début et en fin de période, indiquant séparément chaque élément de
variation.

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L'entité doit indiquer, soit dans l'état des variations des capitaux propres, soit dans les notes, le
montant des dividendes comptabilisés au titre des distributions aux propriétaires au cours de la
période, ainsi que le montant correspondant par action.

Section 5 : Tableau des flux de trésorerie (TFT)


L’objectif du tableau des flux de trésorerie est d’apporter aux utilisateurs des états financiers une
base d’évaluation de la capacité de l’entité à générer de la trésorerie et des équivalents de
trésorerie, ainsi que des informations sur l’utilisation de ces flux de trésorerie.

L’expression flux de trésorerie désigne l’ensemble des entrées et sorties de liquidités ou


équivalents de liquidités.

Les liquidités recouvrent les fonds disponibles et les dépôts à vue.

Les équivalents de liquidités sont des placements à CT, très liquides, facilement convertibles en
un montant connu de liquidités et dont la valeur ne risque pas de changer de façon significative.
Leur échéance est normalement inférieure à 3 mois.

Les liquidités comprennent les fonds en caisse et les dépôts à vue + quasi-liquidités détenues afin
de satisfaire les engagements à court terme.
Il est possible, au niveau des disponibilités figurant dans les comptes consolidés, d’inclure les
disponibilités de la société mère et des filiales soumises à un contrôle des changes stricts

L’IASB exige que toutes les entreprises établissent un TFT. Ce document est censé permettre
aux utilisateurs des états financiers :
- d’évaluer la capacité de l’entreprise à dégager des liquidités,
- de déterminer ses besoins en liquidités,
- et de prévoir les échéances et le risque des encaissements futurs.

Le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de trésorerie sont liés. En effet, c’est à partir
du compte de résultat et du tableau des flux de trésorerie que l’on va pouvoir analyser les
variations de certains postes du bilan.

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Compte de Résultat Bilan T.F.T

Charges Produits Actif Passif Entrées Sorties

Achats Capitaux
payés Chiffre propres Activités Activités
comptant d’affaires DAP opérationnelles opérationnelles
encaissé

Augmentation
Résultat des dettes de
net (+) financement
DAP

Le TFT permet la comparaison des résultats en éliminant les effets de l’utilisation des méthodes
comptables différentes pour les mêmes opérations et événements.

Exemple 1 :

Imaginons deux entreprises A et B en tous points identiques. Au cours de l’exercice N, chacune


a vendu pour 1.000.000 DH des marchandises achetées 600.000 DH.
Toutes deux ont payé pour 200.000 de salaires. Elles possèdent chacune pour 500.000 DH
d’immobilisations amortissables. L’entreprise « A » les amortit sur 10 ans en linéaire, alors que
l’entreprise « B », pratique l’amortissement dégressif, a comptabilisé en N une charge
d’amortissement de 100.000 DH.

Exemple 2 :

Dans le cas d’un investissement dans une machine effectué grâce à un emprunt, le compte de
résultat enregistre l’usure de la machine par le biais des amortissements (qui ne correspondent
pas à des sorties de trésorerie), il comptabilise également les intérêts de la dette (qui
correspondent à des sorties de trésorerie). Le tableau des flux de trésorerie inscrit les sorties de
trésorerie liées à cet emprunt qui représentent le remboursement du capital et des intérêts (les
annuités de remboursement). Enfin, le bilan permet d’enregistrer l’achat de la machine à l’actif et
la dette au passif.

Le tableau des flux de trésorerie fournit des informations qui permettent aux utilisateurs
d’évaluer les changements dans l’actif d’une entreprise, d’analyser sa structure financière et sa
capacité à modifier les montants et l’échéancier des flux de trésorerie pour s’adapter aux
évolutions de l’environnement et saisir les opportunités.

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Le contenu du tableau des flux de trésorerie (IAS 7) :

Le tableau des flux de trésorerie présente les flux de trésorerie de l’exercice classée en activités
opérationnelles, d’investissement et de financement.

Deux façons existent pour l’élaboration du TFT :


- La méthode directe,
- La méthode indirecte.

L’IASB encourage l’utilisation de la méthode directe qui apporte davantage d’informations sur
les flux de trésorerie.

Les activités opérationnelles :

Le montant des flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles est un indicateur clé
pour mesurer si les opérations de l’entreprise ont généré suffisamment de flux de trésorerie pour
rembourser ses emprunts, maintenir la capacité opérationnelle de l’entreprise, verser des
dividendes et faires de nouveaux investissements sans recourir à des sources externes de
financement.

Les flux de trésorerie opérationnels sont essentiellement issus des principales activités
génératrices de produits de l’entreprise.

Exemple : les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles (cités par l’IAS 7)

• Les entrées de trésorerie provenant de la vente de biens et de la prestation de services ;


• Les entrées de trésorerie provenant de redevances, d’honoraires, de commissions et d’autres
produits ;
• Les sorties de trésorerie envers les membres du personnel ou pour leur compte ;
• Les entrées et les sorties de trésorerie d’une entreprise d’assurance relatives aux primes et aux
sinistres, aux rentes et autres prestations liées aux polices s’assurance ;
• Les sorties de trésorerie ou remboursement d’impôts sur le résultat, à moins qu’ils ne puissent
être spécifiquement associés aux activités de financement et d’investissement ;
• Les entrées et les sorties de trésorerie provenant de contrats détenus à des fins de négoce ou de
transaction.

NB/ L’analyse des flux de trésorerie liée aux activités opérationnelles est importante car elle
permet de mesurer la capacité de l’entreprise à dégager, par son activité, suffisamment de
ressources pour rembourser ses emprunts, maintenir sa capacité d’exploitation, verser des
dividendes et faire de nouveaux investissements sans recourir à des ressources externes de
financement.

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Flux de trésorerie relatifs aux activités opérationnelles (méthode indirecte) :

.Résultat net avant impôt et éléments exceptionnels (+) ou (-)

.Élimination des produits et charges sans incidence sur la trésorerie :

Dotations aux amortissements et aux provisions (+)

Reprises d’amortissements et de provisions (-)

.Élimination des produits et charges non liés à l’exploitation :

Résultat de cession d’immobilisation et de placements (+) ou (-)

Charge d’intérêts (+)

Revenus de placements (-)

.Résultat d’exploitation avant variation du BFR (+) ou (-)

.Variation des stocks (+) ou (-)

.Variation comptes clients et autres créances d’exploitation (+) ou (-)

.Variation des comptes fournisseurs et autres dettes d’exploitation (+) ou (-)

.Intérêts et dividendes payés (-)

.Impôts sur les bénéfices payés (-)

FLUX NET DE TRESORERIE RELATIFS AUX ACTIVITES OPERATIONNELLES (+) ou (-)

Les activités d’investissement :

La présentation séparée des flux de trésorerie provenant des activités d’investissement est utile
car cela permet d’étudier dans quelle mesure des dépenses ont été effectuées pour
l’accroissement des ressources destinées à générer des produits et des flux de trésorerie futurs.

Exemple : les flux de trésorerie provenant des activités d’investissement (cités par l’IAS 7).

• Les sorties de trésorerie effectuées pour l’acquisition d’immobilisations corporelles,


incorporelles et d’autres actifs à LT. Ces sorties comprennent les frais de développement
inscrit à l’actif et les dépenses liées aux immobilisations corporelles produites par l’entreprise
pour elle-même ;
• Les entrées de trésorerie découlant de la vente d’immobilisations corporelles, incorporelles et
d’autres actifs à LT ;
• Les sorties de trésorerie effectuées pour l’acquisition d’instruments de capitaux propres ou
d’emprunts d’autres entreprises et de participations dans des coentreprises (autres que les
sorties effectuées pour les instruments considérés comme des équivalents de trésorerie ou
détenus à des fins de négoce ou de transaction) ;

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• Les entrées de trésorerie relatives à la vente d’instruments de capitaux propres ou d’emprunts


d’autres entreprises, et de participations dans des coentreprises (autres que les sorties
effectuées pour les instruments considérés comme des équivalents de trésorerie ou détenus à
des fins de négoce ou de transaction) ;
• Les avances de trésorerie et de prêts qui sont faits à des tiers (autres que les avances et prêts
consentis par une institution financière) ;
• Les entrées de trésorerie découlant du remboursement d’avances et de prêts consentis à des
tiers (autres que les avances et prêts faits par une institution financière) ;

Les activités de financement :

La présentation séparée des flux de trésorerie provenant des activités de financement est utile à la
prévision des flux futurs de trésorerie de l’entreprise attendus par les apporteurs de capitaux.

Exemple : les flux de trésorerie provenant des activités de financement (cités par l’IAS 7)

• Les entrées de trésorerie provenant de l’émission d’actions ou d’autres instruments de capitaux


propres ;
• Les sorties de trésorerie envers les actionnaires pour acquérir ou racheter les actions de
l’entreprise ;
• Les produits de l’émission d’emprunts obligataires, d’emprunts ordinaires, de billets de
trésorerie, d’emprunts hypothécaires et autres emprunts à court ou à LT ;
• Les sorties de trésorerie pour rembourser des montants empruntés ;
• Les paiements effectués par un preneur dans le cadre de la réduction du solde de la dette
relative à un contrat de location-financement.

Exemple : méthode directe (En dirhams)

- Encaissements des clients 28.853.000


- Paiements aux fournisseurs - 20.432.000
- Intérêts payés - 5.312.000
- Impôts sur les résultats - 3.424.000
- Eléments extraordinaires 5.943.000
- Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles 5.628.000

Exemple : méthode indirecte (En dirhams)

Résultat net de l’exercice 2.105.000


Amortissements et provisions 2.803.000
Variation des impôts différés produits 947.000
Variation des stocks 1.203.000
Variation des clients et débiteurs 578.000
Variation des fournisseurs et créditeurs - 1.008.000
Plus values de cession des immobilisations - 1.000.000

Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles 5.628.000

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Comparaison des deux méthodes :

La méthode directe présente l’avantage de partir des flux de trésorerie réels (clients, fournisseurs,
salariés ……)
La méthode indirecte a l‘avantage pour l’utilisateur de mieux faire apparaitre la manière
dont le résultat net et les amortissements ont contribué au financement des investissements.
Les deux méthodes sont donc complémentaires, mais l’entreprise peut choisir de privilégier
l’une d’entre elles dans ses états financiers.

Exemple :
Une entreprise peut présenter dans ses états financiers le tableau des flux selon la méthode
directe, et faire apparaitre les flux liés aux activités opérationnelles selon la méthode indirecte
en annexe.

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H- Evaluation des éléments des états financiers

Actif Passif

Le coût Montant payé au moment Montant des produits


historique de l’acquisition reçu en échange
de l’obligation

Le coût Montant de trésorerie Montant de trésorerie


actuel comme si l’actif était comme si l’obligation
acquis actuellement serai réglée actuellement

La valeur de Valeur de vente volontaire Valeur de règlement


réalisation des passifs

La valeur Valeur actuelle des Valeur actuelle des


actuelle éventuelles entrées de éventuelles sorties de
trésorerie nettes futures trésorerie nettes futures

Exercice : 1

Indiquez si les énoncés ci-dessous sont vrais ou faux:


- les normes US GAAP ET IAS/IFRS sont des normes convergentes
- le CGNC a une approche juridique
- les normes IAS/IFRS ont une approche économique et financière

Exercice : 2

L’entreprise SAROMA possède des titres financiers pour une valeur de 120.000 DH. A la fin de
l’année, ces titres valent 141.000 DH.

1- Quelle est la valeur des titres selon:


a- le CGNC ?
b- les normes IAS/IFRS ?

2- Peut-on donner une seule et unique valeur à une entreprise?


3- S’il fallait vendre l’entreprise, quel serait le montant à proposer?

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Partie II: Présentation des méthodes de valorisation et des principales normes IAS

Chapitre 1: Les différentes valorisations comptables valorisations comptables

Section 1: Les méthodes d’évaluation


Evaluer consiste à traduire en chiffre c'est-à-dire donner à chaque chose une valeur monétaire.
Elle dépend donc de celui qui valorise.

On peut citer plusieurs méthodes d’évaluation :

- La méthode du coût historique

- La méthode du coût actuel

- La méthode de la valeur réalisable ou valeur vénale

- La méthode de la juste valeur

- La méthode de la valeur d’utilité (ou valeur d’usage)

- La méthode du coût amorti

1. La méthode du coût historique

Cette méthode répond aux questions suivantes :

- Quel est l’investissement initial ?

- Combien le bien a-t-il couté ?

- Quelle est la valeur inscrite au contrat ?

Les avantages
- Garder la mémoire des opérations telles qu’elles se sont
déroulées
- Méthode fiable: les montants sont écrits et vérifiable
(pièces justificatives …)
- Méthode prudente: les plus-values ne sont pas évaluées
- Moyen de preuve auprès des tribunaux

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Les inconvénients
-Valeurs figées dans le temps, ne tiennent pas comptes des
évolutions
- Les plus-values latentes ne sont pas connues
- Qualité d’information insuffisante

Exemple 1 :

La société « BTP » a construit un bâtiment à usage industriel en 2000, le coût s’est élevé à
5.000.000 DH, il est amorti sur 50 ans.

Chaque année l’utilisation de ce bâtiment et sa participation à la réalisation des activités sont


traduites par la dotation aux amortissements : dotations = 5.000.000 / 50 = 100.000 DH

Quel sera dans 50 ans la valeur comptable de ce bâtiment ?

Solution : Dans 50 ans la valeur comptable de ce bâtiment sera nulle.

2. La méthode du coût actuel

Cette méthode répond à la question:

Si la société « BTP » devrait reconstruire le même bâtiment ou un bâtiment comparable : quel en


serait le coût ?

Les avantages

- Faciliter l’évaluation de certains composants qui devront


être renouvelés
- faciliter la valorisation de contrat d’assurance
- connaître le montant de l’investissement qui serait à faire
pour reconstruire en cas de sinistre

Les inconvénients

- Méthode subjective : comment déterminer qu’un bien est


comparable à un autre quand de nombreux éléments entrent
dans sa fabrication ?
- Méthode difficile à mettre en œuvre car elle nécessite de bien
connaître les aspects techniques

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Exemple 2 : (suite exemple1)

Le coût des matériaux a augmenté et le coût de la main d’œuvre a aussi augmenté à un rythme
différent.

Nous somme en 2020, 20 ans après la construction. La valeur nette comptable est de 3.000.000
DH. Compte tenu des hypothèses d’évaluation retenues le coût actuel de ce bâtiment est de
5.800.000 DH

Comparer cette valeur avec la valeur nette comptable en 2020 ?

3. La méthode de la valeur réalisable (ou valeur vénale)

Cette méthode répond à la question:

Si la société « BTP » devrait vendre aujourd’hui ce bâtiment quel prix proposerait-elle ?

Les avantages

- Tient compte de la stratégie de l’entreprise concernée


- La plus value latente est valorisée et comptabilisée
- Donne une meilleure valorisation du patrimoine

Les inconvénients

- Méthode subjective
- Difficilement vérifiable =>moins fiable
- Principes de permanence des méthodes peuvent ne pas être
respectés : changement de stratégie trop fréquent

Exemple 3 : (suite exemple1-2)

Si la société « BTP » devrait vendre aujourd’hui ce bâtiment quel prix proposerait-elle ?


Ce prix dépend de l’entretien du bâtiment, de l’évolution de son environnement de l’état du
marché immobilier et de la stratégie de la société « BTP » qui pourrait être soit de proposer un
prix faible pour vendre le plus vite possible, soit de proposer un prix élevé pour vendre au
meilleur prix, même si c’est plus long.
Solution :
On peut imaginer que le prix de vente proposé soit entre 3.800.000 DH et 4.200.000 DH.

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4. La méthode de la Juste Valeur

Cette méthode répond à la question:


A quel prix se vend ce bien sur le marché ou un bien comparable à celui-ci ?

Avantages

- Méthode objective car déterminée en dehors de


l’entreprise
- Evaluation neutre car non influencée par la stratégie de
l’entreprise
- Cette évaluation est considérée incontestable
- La plus value latente est valorisée et comptabilisée, elle
donne une meilleure image du patrimoine

Inconvénients

- Le caractère objectif et neutre n’est pas toujours vérifié, les


marchés ne sont pas toujours parfaits
- cette valorisation tient compte des spéculations qui biaisent
les prix
- Pour que le prix de marché soit objectif, il faut un volume
suffisant de transaction, ce qui n’est pas le cas dans tous les
domaines.
- Quant il n’est pas possible de trouver des transactions pour
des biens identiques, il faut se référer à des biens
comparables, ce qui est en partie subjectif.

Exemple 4 : (suite exemple1-2-3)

Dans la région, il n’y a pas de bâtiments identiques ni comparables qui aient été vendu dans une
période récente, donc pas de prix de marché. La seule référence est la vente d’un bâtiment d’une
surface deux fois plus petites.
Doubler le prix de cette transaction ne sera pas nécessairement représentatif du prix de marché
du bâtiment appartenant à la société « BTP ».

Supposons que le bâtiment se soit vendu à 1.900.000 DH, qu’un coefficient de 1,6 (2 0,8) soit
retenu pour tenir compte de la différence de taille.

A quel prix se vend sur le marché ce bien sur le marché ou un bien comparable à celui-ci ?

Solution : Le prix de marché serait de 1.900.000 DH 1,6 = 3.040.000 DH

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5- La valeur d’utilité (valeur d’usage)

Cette méthode répond aux questions :

- Que va rapporter le bien en question ?


- Quelle est la participation de ce bien à la création d’avantages économiques pour l’entreprise ?

Méthode de calcul : Flux net de trésorerie futurs

Avantages

- Cette méthode est orientée vers la gestion interne


- Cette méthode est une aide à la décision en matière de
stratégie

Inconvénients

- Cette méthode est subjective


- Cette méthode est basée sur des prévisions qui peuvent
être difficiles à apprécier
- Cette méthode est difficile à mettre en œuvre, elle
nécessite souvent un grand nombre d’informations

Exemple (suite 1–2–3-4)

Le bâtiment de la société « BTP » abrite l’activité industrielle. Seul ce bâtiment ne génère


aucune entrée de trésorerie. Il faut donc évaluer les encaissements nets futurs de l’ensemble de
l’activité puis les répartir au prorata de chaque immobilisation concernée (unité génératrice de
trésorerie).

6- La méthode du coût amorti

Le coût amorti est essentiellement utilisé pour valoriser les dettes. Cette méthode permet de
répartir l’ensemble des coûts liés aux dettes.

Exemple (suite)

La société « BTP » a souscrit un emprunt de 500.000 DH au taux de 4 % sur 5 ans. L es frais de


dossiers se sont élevés à 1.000 DH, elle a du souscrire une garantie de 5.000 DH, montant qui lui
sera remboursé dans 5 ans. Il s’agit de calculer le taux effectif et de comptabiliser les frais
financiers en fonction du taux effectif au lieu du taux nominal de 4 %. Les frais financiers sont
inclus dans la dette et les effets de l’actualisation sont mis en évidence.

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Section 2: Evaluation de la juste valeur (IFRS13)


La norme IFRS 13 s’applique aux IFRS qui exigent ou permettent des évaluations à la juste
valeur ou la communication d’informations sur la juste valeur sauf pour :

- Les transactions dont le paiement est fondé sur des actions (IFRS 2 : « Paiement fondé
sur des actions »);

- Les transactions de location selon la norme IAS 17 « Contrats de location »

- Les évaluations qui ont des similitudes avec la juste valeur mais ne sont pas des justes
valeurs, telle que la valeur nette de réalisation utilisée dans la norme IAS 2 « Stocks » ou
valeur d’utilité utilisée dans la norme IAS 36 « Dépréciation d’actifs ».

Définition de la juste valeur

Le terme « juste valeur » est défini comme étant « le prix qui serait reçu pour la vente d’un
actif ou payé pour le transfert d’un passif lors d’une transaction normale entre des
intervenants du marché à la date d’évaluation (un prix de sortie) ».

L’IFRS 13 indique qu’une entité doit déterminer les éléments suivants afin d’obtenir une
évaluation appropriée de la juste valeur :

1. L’actif spécifique ou le passif faisant l’objet d’évaluation;

2. Le marché principal (ou le plus avantageux) pour l’actif ou au passif;

3. Pour un actif non financier, le postulat d’évaluation approprié;

4. La ou les techniques d’évaluation appropriées, compte tenu de la disponibilité des


données avec lesquelles seront élaborées les données d’entrée qui représentent les
hypothèses que les intervenants du marché utiliseraient pour fixer le prix de
l’actif ou du passif;

Techniques d’évaluation

Quand les transactions sont directement observables sur un marché, la détermination de la juste
valeur peut être relativement simple, mais quand elles ne le sont pas, une technique d’évaluation
est utilisée.

La norme IFRS 13 décrit trois techniques d’évaluation qu’une entité peut utiliser pour déterminer
la juste valeur :

- L’approche « marché » : L’entité utilisent les prix découlant de transactions portant sur des
actifs (ou passif) identiques ou similaires

- L’approche « revenu »: L’entité utilise les flux futurs pour déterminer la valeur actuelle de
l’élément.

- L’approche « coûts » : il s’agit en pratique de la valeur de remplacement

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Hiérarchie des justes valeurs:

La norme IFRS 13 impose une hiérarchie stricte quant aux données utilisées pour calculer la
juste valeur:

- Données d’entrée de niveau 1:

Les données d’entrée de niveau 1 s’entendent des prix cotés (non ajustés) sur des
marchés actifs des actifs ou des passifs identiques auquel l’entité peut avoir accès à la
date d’évaluation. Un prix coté dans un marché actif fournit la preuve la plus fiable de
la juste valeur et doit être utilisé sans ajustement pour évaluer la juste valeur.

- Données d’entrées de niveau 2:

Les données d’entrée de niveau 2 sont des données d’entrée, autres que les prix cotés
inclus dans les données d’entrée de niveau 1, qui sont observables pour l’actif ou le
passif, soit directement soit indirectement.
Les données d’entrée de niveau 2 comprennent :
a) les prix cotés sur des marchés actifs pour des actifs ou des passifs similaires
b) les prix cotés sur des marchés qui ne sont pas actifs pour des actifs ou des
passifs identiques
c) les données d’entrée autres que les prix cotés qui sont observables pour l’actif
ou le passif, par exemple, les taux d’intérêt et les courbes observables aux
intervalles usuels, les volatilités implicites, les différentiels de taux.

- Données d’entrée de niveau 3:

Les données d’entrée de niveau 3 sont données concernant l’actif ou le passif qui sont
fondées sur des données non observables. Ces données d’entrée non observables
doivent être utilisées pour évaluer la juste valeur dans la mesure ou il n’y a pas de
données d’entrée observables disponibles ce qui rend possible l’évaluation dans les cas
ou il n’y a pas, ou presque pas, d’activité sur les marchés pour l’actif ou le passif à la
date d’évaluation. Cependant l’objectif de l’évaluation de la juste valeur demeure le
même, à savoir l’estimation d’un prix de sortie du point de vue d’un intervenant du
marché qui détient l’actif ou le passif .Ainsi les données d’entrée non observables
doivent refléter les hypothèses que les intervenants du marché utiliseraient pour fixer le
prix de l’actif ou du passif.

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Chapitre 2 : Présentation des normes IAS 8, IAS 10, IAS 11, IAS 12 et IAS 16

Section 1 : IAS 8 : Méthodes comptables, changements d’estimations et erreurs


La norme IAS 8 traite les conditions des changements de méthodes et d’estimations. Elle indique
également comment corriger une erreur découverte dans les états financiers d’une période
antérieure. Les méthodes comptables sont :
- l’évaluation des immobilisations corporelles à leur juste valeur,
- l’activation des intérêts d’emprunts,
- l’utilisation des procédés FIFO, LIFO, coût moyen pondéré pour l’évaluation des stocks,
- l’application de l’intégration proportionnelle pour le traitement des participations dans des coentreprises,
- etc.

• Les changements de méthodes

Dans la pratique comptable, il est nécessaire que les méthodes comptables utilisées soient les
mêmes chaque année afin d’assurer la comparabilité des états financiers dans le temps. La norme
IAS 8 n’admet un tel changement que dans deux cas :

- s’il est exigé par une norme ou une interprétation de l’IASB,

- ou s’il contribue à donner une information plus fiable et plus pertinente sur la situation
financière, les performances et les cash-flows de l’entreprise.

•Les modalités des changements de méthodes

Lorsque le changement de méthode résulte de l’application d’une nouvelle norme ou


interprétation de l’IASB, ses modalités sont généralement fixées par la norme ou l’interprétation
nouvelle. Lorsqu’il ne résulte pas d’une modification des IFRS mais d’une décision volontaire de
l’entreprise, le changement doit être appliqué rétroactivement. Pratiquement, cela revient à :
- appliquer cette méthode à l’exercice du changement (exercice N) ainsi qu’à tous les exercices
pour lesquels une information comparative est donnée (exercice N-1 généralement)
- ajuster les capitaux propres d’ouverture du plus ancien exercice donné à titre comparatif
(exercice N-1 généralement).

Application :

Une entreprise a pour politique de comptabiliser tous ses coûts de développement en charges au
moment où ils sont encourus. En N, elle décide d’appliquer pour la première fois les possibilités
d’activation offertes par la norme IAS 38.
Les coûts susceptibles d’être activés sont les suivants :
- en N : 100 000
- en N-1 : 80 000
- en N-2 : 60 000

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L’entreprise a renoncé à déterminer les coûts activables au titre des exercices antérieurs à N-2, en
raison de la difficulté de déterminer si, à l’époque, les conditions d’activation étaient remplies.
On suppose que :
- les innovations mises au point ne sont pas encore prêtes à être utilisées, de sorte que les frais de
développement n’ont pas encore à être amortis;

- le taux d’imposition de l’entreprise est de 30%.

Les comptes de résultat et bilan résumés se présentent ainsi :

Comptes de résultat N-2 N-1 N

Produits 1 000 000 1 100 000 1 200 000


Frais de R&D -100 000 -120 000 -50 000
Autres charges - 750 000 -800 000 -950 000
Résultat avant impôt 150 000 180 000 200 000
Impôt sur les bénéfices -45 000 -54 000 -60 000
Résultat net 105 000 126 000 140 000

Bilans N-2 N-1 N


Frais de développement - - 240.000
Autres actifs 2.000.000 2.200.000 2.400.000
Total des actifs 2.000.000 2.200.000 2.600.000
Impôts différés passif 200.000 250.000 322.000
Autres dettes 1.000.000 1.100.000 1.260.000
Total des dettes 1.200.000 1.350.000 1.582.000
Capital 100.000 100.000 100.000
Réserves 595.000 624.000 818.000
Résultat net 105.000 126.000 140.000
Capitaux propres 800.000 850.000 1.058.000

Comptes de résultat N-1 Ajustements N-1 ajusté N

Produits 1 100 000 1 100 000 1 200 000


Frais de R&D -120 000 + 80.000 40 000 -50 000
Autres charges -800 000 -800 000 -950 000
Résultat avant impôt 180 000 260 000 200 000
Impôt sur les bénéfices -54 000 - 24.000 -78 000 -60 000
Résultat net 126 000 182 000 140 000

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Bilans N-1 Ajustements N-1 ajusté N


Frais de développement - +80.000 + 60.000 140.000 240.000
Autres actifs 2.200.000 2.200.000 2.400.000
Total des actifs 2.200.000 2.340.000 2.600.000
Impôts différés passif 250.000 + 24.000 + 18.000 292.000 322.000
Autres dettes 1.100.000 1.100.000 1.260.000
Total des dettes 1.350.000 1.392.000 1.582.000
Capital 100.000 100.000 100.000
Réserves 624.000 42.000 666.000 818.000
Résultat net 126.000 56.000 182.000 140.000
Capitaux propres 850.000 948.000 1.058.000

• La publicité des changements de méthodes :

Tout changement de méthode doit être accompagné d’une information abondante. Il faut
indiquer dans l’annexe :
- la nature du changement,
- son impact sur chaque poste des états financiers concernés ainsi que sur le résultat par action
pour chaque période présentée.

• Les changements d’estimation

L’établissement des états financiers requiert de multiples estimations : la durée d’utilisation des
immobilisions corporelles, la dépréciation des stocks et des créances douteuses, le montant des
provisions, etc.
Les changements d’estimation se distinguent des changements de méthodes par les éléments
suivants :
- le changement s’applique uniquement à l’exercice en cours et aux suivants (prospectifs),
- les états financiers des exercices précédents ne sont pas modifiés.

Application :

Un matériel a été acquis pour 1.000.000 DH le 1 er janvier N-3. Il a été, depuis cette date,
amorti linéairement sur 10 ans. Au 31/12/N, l’entreprise évalue à 4 ans seulement sa durée
d’utilisation résiduelle.
La durée d’amortissement ne correspondant plus aux conditions actuelles, il faut la changer. La
modification n’aura d’impact que sur les exercices N et suivants.

• Les corrections d’erreurs

Si les erreurs sont découvertes durant l’exercice au cours duquel elles ont été commises, elles
sont immédiatement corrigées. Par contre, si une erreur significative est découverte au cours
d’un exercice ultérieur, il faut corriger les états financiers concernés. La correction s’effectue de
façon rétroactive.

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Section 2 : IAS 10 : Evénements postérieurs à la date de clôture

Les événements post-clôture sont ceux qui se produisent entre la date de clôture des comptes et
la date à laquelle la publication des états financiers est autorisée.

L’IAS 10 distingue deux catégories d’événements post-clôture :


- ceux qui apportent des informations nouvelles sur des situations qui existaient à la date de
clôture des comptes;
- et ceux qui décrivent des situations apparues postérieurement à la date de clôture.
Seuls les événements de la première catégorie doivent donner lieu à un ajustement des états
financiers. Ces événements doivent intervenir entre la date de clôture et la date d’approbation.
Exemple :
- décisions judiciaires relatives à des affaires en cours à la date de clôture,- des informations
permettant de préciser une dépréciation d’actif déjà apparue à la clôture de l’exercice.
Pour la deuxième catégorie, elle ne permet pas l’ajustement des états financiers car représentatifs
d’une situation apparue postérieurement à la clôture des comptes.
Dans le cas où l’événement est significatif, il faut le signaler dans l’annexe.
L’IAS 10 précise également que les dividendes dont la distribution a été décidée après la date
de clôture ne doivent pas figurer en dettes dans les états financiers de l’exercice clos.
L’IAS 1 précise que ces dividendes doivent être mentionnés dans l’annexe.

Section 3 : IAS 11 : Contrats de construction

L’IASB 11 désigne par contrat de construction tout contrat spécifiquement négocié portant sur
la fabrication d’un actif ou d’un ensemble d’actifs étroitement liés ou interdépendants quant à
leur conception, leur technologie, leur fonction ou leur utilisation finale.
Dans le calcul du coût d’un contrat, doivent être ajoutés aux charges directement affectables à ce
contrat :
- celles occasionnées par l’ensemble des contrats mais qui peuvent néanmoins être réparties entre
ceux-ci (dépenses d’assurance, frais généraux, etc.). La répartition entre les différents contrats
doit être systématique selon une méthode rationnelle appliquée de manière constante à tous les
coûts présentant des caractéristiques communes ;
- ainsi que les coûts spécifiquement à la charge du client selon les termes du contrat.

Comptabilisation des contrats de construction :

L’IAS 11 propose deux méthodes pour la comptabilisation des contrats de construction :

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- méthode du pourcentage d’avancement qui comptabilise les dépenses et les recettes au fur et à
mesure de l’exécution du contrat.
- méthode de l’achèvement des travaux qui attend la fin du contrat pour faire apparaitre le chiffre
d’affaires et le résultat.

Application :

Une entreprise de travaux publics a obtenu en N-2 un contrat portant sur la construction d’un
pont. Le devis initial était de 10.000.000 DH. En N-1, le client a accepté une majoration du prix
de 1.000.000 DH.
Les prévisions de bénéfice ont évolué ainsi :

N-2 (estimations) N-1 (estimations) N

Revenu du contrat 10.000.000 11.000.000 11.000.000


Coût total du contrat 8.000.000 9.000.000 9.500.000
Bénéfice 2.000.000 2.000.000 1.500.000

Quant aux frais de construction, ils ont été :


- en N-2 : 3.000.000 DH
- en N-1 : 4.000.000 DH
- en N : 2.500.000 DH
Supposons également que le client a versé à titre d’acomptes :
- en N-2 : 4.000.000 DH
- en N-1 : 5.000.000 DH
- en N : 2.000.000 DH

Solution :

La meilleure méthode est celle qui assure le mieux la séparation des exercices.

La méthode de l’achèvement des travaux répond mal à cet objectif car le résultat d’un exercice
ne reflète pas l’importance des travaux effectivement réalisés pendant cette période.

La méthode du pourcentage d’avancement évite ces distorsions en établissant un lien direct entre le
résultat d’un exercice et les travaux effectués au cours de la période. Les comparaisons
intertemporelles s’en trouvent facilitées.
La méthode du pourcentage d’avancement doit être utilisée chaque fois que le résultat du contrat
peut être déterminé avec fiabilité.

Section 4 : IAS 12 Impôts sur le résultat


Les impôts sur les bénéfices représentent une charge importante pour les entreprises. Leur
comptabilisation nécessite des règles de calcul du résultat fiscal qui différent souvent de celles
utilisées en comptabilité.

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• Terminologie de la norme IAS12 :

- le bénéfice comptable : est le résultat net d’une période avant déduction de la charge d’impôt.
- le bénéfice imposable : est le bénéfice d’une période, déterminé selon les règles établies par les
administrations fiscales et sur la base desquelles l’impôt sur le résultat doit être payé.
- la perte fiscale : est la perte d’une période déterminé selon les règles établies par
l’administration fiscale et sur la base desquelles l’impôt sur le résultat doit être recouvré.
- l’impôt exigible : est le montant des impôts sur le résultat payables (récupérables) au titre du
bénéfice imposable (perte fiscale) d’une période.
- les passifs d’impôts différés : sont les montants d’impôts sur le résultat payables au cours de
périodes futures au titre de différences temporelles imposables.
- les actifs d’impôts différés : sont les montants d’impôts sur le résultat recouvrables au cours de
périodes futures.
- les différences temporelles : sont des différences entre la valeur comptable d’un actif ou d’un
passif dans l’état de la situation financière et sa base fiscale. Les différences temporelles peuvent
être :
. des différences temporelles imposable (c’est-à- dire généreront des montants imposables), ou
. des différences temporelles déductibles (c’est à dire généreront des montants déductibles
dans la détermination du bénéfice imposable).

• Calcul des impôts différés :

Puisqu’elles sont sources d’impôts futurs, les différences temporelles imposables entrainent la
comptabilisation d’impôts différés au passif. Inversement, les différences temporelles
déductibles occasionnent la comptabilisation d’impôts différés à l’actif.

Application 1 :

Valeur d’entrée d’un bien X est de 900 000 DH.


Durée de vie fiscale : 5 ans.
Durée d’utilité : 3 ans.
Calculer les différences temporelles et les impôts différés correspondant.

Application 2 :

Supposons que le résultat comptable avant amortissement et impôt (RAAI) sur les bénéfices est
de 1.500.000 DH chaque année. S’il n’existe pas d’autre différence temporelle, le résultat
imposable annuel sera donc :
Résultat comptable avant amortissements et impôts : 1.500.000 DH
- Amortissement fiscalement déductibles : 1.000.000/5 : - 200.000 DH
Résultat imposable : …………………………………= 1.300.000 DH

D’où un impôt exigible annuel de 1.300.000 x 30% = 390.000 DH

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Si l’impôt était calculé sur le résultat comptable, on aurait:

Années N N+1 N+2 N+3 N+4


R.A.A.I 1.500.000 1.500.000 1.500.000 1.500.000 1.500.000
Amortissements - 333.330 - 333.330 - 333.330 0 0
Résultat avant impôt 1.166.670 1.166.670 1.166.670 1.500.000 1.500.000
Charges fiscale (30%) -350.000 -350.000 -350.000 -450.000 -450.000

Section 5 : IAS 16 Immobilisations corporelles

La norme IAS16 définit les immobilisations corporelles comme des actifs corporels :

- qui sont détenus par une entreprise soit pour être utilisée dans la production ou la fourniture de
bien ou de services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives;
- dont on s’attend à ce qu’ils soient utilisés plus d’un exercice.

- Coût d’une immobilisation corporelle :

Le coût d’une immobilisation corporelle est constitué de son prix d’achat, y compris les droits de
douane et taxes non récupérables, et de tous les frais directement attribuables engagés pour
mettre l’immobilisation en état de marche en vue de l’utilisation prévue.
Lorsque l’entreprise est tenue de démonter l’installation ou de restaurer le site à l’issue de la
période d’exploitation, ces dépenses futures doivent être estimées et incluses dans le coût de
l’immobilisation. Cela permet, par le biais de l’amortissement, d’étaler ces dépenses sur la durée
d’exploitation de l’immobilisation.

Application :

Une entreprise a acheté une carrière pour 10.000.000 DH. La durée d’exploitation prévue est de
10 ans. À l’issue de cette période, l’entreprise devra aménager le site. Les dépenses
correspondantes sont estimées à 2.000.000 DH et la valeur résiduelle du terrain à l’issue de la
période d’exploitation à 1.000.000 DH.
Les coûts commerciaux et administratifs, les pertes opérationnelles et les dépenses de formation
du personnel à l’utilisation de l’immobilisation sont exclus du coût d’acquisition de l’actif. Ils
sont considérés comme des charges. Quant à la TVA, dès lors que l’entreprise est assujettie,
celle-ci est récupérable et ne constitue donc pas un élément du coût de l’immobilisation.
Lorsque le paiement est différé au-delà des conditions habituelles, l’actif est comptabilisé pour
son prix au comptant et la différence est considérée comme une charge de la période de crédit.

Application :

Une entreprise a acheté le 1 er mai une immobilisation dont le prix est de 5.000.000 DH en cas
de règlement dans les 30 jours. Elle convient, avec son fournisseur de payer 2.000.000 DH à la
livraison et le solde 13 mois plus tard. La facture passe alors à 5 240 000 DH.
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Lorsque le prix au comptant n’est pas fixé, le coût de l’immobilisation s’obtient en actualisant
les paiements au taux d’un emprunt équivalent.

Application :

L’entreprise a acquis un équipement qui sera réglé en trois fois :


- 200 000 DH à la livraison,
- 100 000 DH six mois plus tard,
- 200 000 DH 12 mois plus tard.
On estime que l’entreprise aurait pu obtenir un prêt équivalent au taux d’intérêt annuel de 10%.

- Le coût des immobilisations fabriquées par l’entreprise :

Les biens produits par l’entreprise sont enregistrés à leur coût de production qui s’obtient en
additionnant le coût d’acquisition des matières consommées, les charges directes de production
et les charges indirectes rattachables à la production du bien.
Si le bien en question est un de ceux que l’entreprise fabrique aussi pour ses clients, son coût
correspond au coût de production des produits destinés à la vente (IAS 2).
Le coût ne comprend pas les dépenses occasionnées par une utilisation non optimale des
ressources de l’entreprise (gaspillage de matières, heures de travail improductives,…).
Sous certaines conditions (IAS23), les intérêts d’emprunts correspondant à la période de
fabrication peuvent en revanche être inclus dans le coût des actifs.

- Le coût des immobilisations échangées :

Les immobilisations dont l’acquisition résulte d’un échange contre d’autre actif non monétaire
sont normalement comptabilisées à leur juste valeur.
Toutefois, si la transaction manque de « substance commerciale » ou si la juste valeur des actifs
échangés ne peut être déterminée avec fiabilité, l’immobilisation acquise est comptabilisée pour
un montant égal à la valeur comptable de l’actif cédé.

Application :

Une entreprise possède un immeuble acquis pour 5.000.000 DH et amorti pour 3.000.000 DH.
N’en ayant plus l’usage et désireuse de s’implanter dans de nouveaux locaux, elle échange cet
immeuble contre un vaste terrain constructible situé en périphérie de la ville. Elle reçoit à cette
occasion une soulte de 4.000.000 DH.

- Les dépenses ultérieures :

Les frais engagés par l’entreprise après l’installation et le fonctionnement d’un bien peuvent être
immobilisés, selon la norme IAS 16, s’ils répondent aux conditions suivantes :
- Etre source de cash-flows probables futurs,
- et avoir un coût mesurable avec fiabilité.
Plus précisément, les dépenses à immobiliser sont celles qui améliorent les performances d’une
immobilisation par rapport aux prévisions initiales.

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Exemples :

- les modifications augmentant la durée de vie ou la capacité de l’actif,


- les modernisations améliorant de manière substantielle la quantité des produits fabriqués,
- ou l’adoption de nouveaux procédés de production permettant une réduction notable des frais
d’exploitation initialement prévus.

Pour les dépenses de réparation et d’entretien qui permettent à l’actif d’atteindre le niveau de
performance attendu au moment de son entrée dans l’entreprise demeurent en charges de
l’exercice où elles apparaissent.

- Evaluations postérieures à la comptabilisation initiale :

L’IAS16 autorise un autre traitement. Il s’agit de la réévaluation des biens initialement


enregistrés, c’est-à-dire la comptabilité en juste valeur à la date de réévaluation.

Exemples :

-la juste valeur des terrains et constructions est, selon l’IASB, en général leur valeur de marché;
- la juste valeur des installations de production est habituellement leur valeur de marché
déterminée par estimation.
NB : lorsqu’il n’y a pas d’indications de la valeur de marché en raison de la nature spécialisée
des installations, elles sont évaluées à leur coût de remplacement net d’amortissement.

Lorsque la valeur comptable d’un actif augmente par suite d’une réévaluation, l’augmentation est
généralement créditée directement en capitaux propres sous le libellé écart de réévaluation.

- L’amortissement des immobilisations corporelles :

L’IASB définit l’amortissement comme la répartition systématique du montant amortissable


d’une immobilisation sur sa durée d’utilité. La norme IAS16 précise que la durée d’utilité est :
. Soit la période pendant laquelle l’entreprise s’attend à utiliser un actif;
. Soit le nombre d’unités de production ou d’unités similaires que l’entreprise s’attend à obtenir
de l’actif.
L’estimation de la durée d’utilité est selon l’IASB, affaire de jugement basé sur l’expérience que
l’entreprise a avec des actifs similaires.
Les trois modes d’amortissement définis par l’IASB sont : linéaire, dégressif et en fonction des
unités de production.
L’IAS16 n’impose pas un mode d’amortissement spécifique ni une durée d’utilisation précise
pour tel ou tel type d’actif, elle ne fait que préciser un cadre général. Ce sont les entreprises qui
définissent la durée d’utilité et la méthode d’amortissement la plus appropriée.

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Application :

Pour honorer un contrat portant sur la fourniture de 100.000 pièces sur 3 ans, une entreprise a
mis au point une machine étroitement spécialisée dont le coût de production est de 800.000 DH.
L’échéancier de livraison a été fixé ainsi, en accord avec le client :
1 ère année : 20.000 pièces
2 ème année : 30.000 pièces
3 ème année : 50.000 pièces

Exemple : présentation dans le rapport financier 2018 du groupe Nestlé. Énumération des durées
d’amortissement des immobilisations corporelles.
. Bâtiment : 25 – 50 ans
. Machines et équipements : 10 – 15 ans
. Outillage, mobilier, matériel informatique et divers : 3 – 8 ans
. Véhicules : 5 ans.

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