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Section n.

1 Les types de loi de finances : (structure des lois)


1-La loi organique : ‫قانون تنظيمي‬
2-Loi de finance initiale : qui prévoit et autorise le montant et
l’objet des recettes et des dépenses pour l’année à venir. ‫قانون‬
‫المالية‬
3-Loi rectificative : elle me permet de modifier au cours de
l’année les prévisions qu’on a fait. (C’est une loi qui permet de
modifier les prévisions des recettes et dépenses au cours de
l’année N) exemple « ‘’ en cas de guerre ou de catastrophe la loi
de finance doit être modifiée)
4-Loi de règlement : c’est un moyen de contrôle de l’écart entre
les prévisions et les réalisations.

Section 2 – la structure de la loi de finance :


Le budget général de l’état : ‫ الميزانية العامة للدولة‬composé de deux partie
recette et dépense

Le budget est un document qui retrace les dépenses et les


recettes de l’état pendant une année N. pour cela chaque
ministère prépare les prévisions des dépenses et recettes de
ses administrations et les livrent au ministère des finances
qui a son tour regroupe toutes les prévisions de tous les
ministères en un seul document (le projet de loi de finance).
Ce projet doit être voté par le parlement et promulguée par
le gouvernement avant le 31.12 de chaque année.

budget
general

depenses
depenses ordinaires : depenses d
1- depenses de fonctionnement
2- les depenses de dettes( payer
investissement
les credits ,et les interets liee aux
dettes ) ( autoroute par exp)

budget general

recettes

recettes exeptionelles :
recettes ordinaires :
les dettes de l exterieur
impots et taxe douaniere et les aides financieres
Si recette général = dépense General => équilibre
Si RGE>DGE=> EXEDENT BUDGETAIRE
SI RGE<DGE => DEFICIT BUDGETAIRE

Le budget annexe : ce sont les services de l’état gérée de manière


autonome.
1-budget de la RTM
2-budget annexe des ports
3-budget annexe de l’imprimerie officielle
Les comptes spéciaux du trésor : les Operations qui ne peuvent pas
rentrer dans le budget général en raison de leur spécialisation
1- Les comptes d’affectations spéciales : ces comptes peuvent être
alimente par les produits de taxes de versement budgétaire ou
recettes particulières)
2- Les comptes d’adhésions aux organismes internationaux
3- Les comptes d’avances
4- Les comptes de prêt

Chapitre 2 – les règles juridiques de la présentation de la loi de


finance :
Section 1 – la règle de l’unité (3 conditions)

Condition numéro 1 : tout les dépenses et recettes doivent figurer


dans le même document

Condition numéro 2 : les dépenses et recettes doivent être


présente de façon détaillée.
Condition numéro 3 : doivent être présenté de façon à être
facilement additionné.

Mais a cette règle il existe des exceptions :


Limite de la débudgétisation : sortir les dépenses du budget de l’état
pour les placer ailleurs, dans les budgets d’autres personnes publiques
ou privée. Ce sont ces derniers qui financeront ces dépenses.

Limite de la parafiscalité : affectation de recettes fiscales à


certains organismes public ou privée qui ont une mission
considérée d’intérêt général par exemple la recherche contre le
cancer ou le cid.

Section 2 – règle de l’annualité : le début de l’année budgétaire


est fixe du 1 er janvier et se termine au 31 décembre.

Il existe deux manières de concevoir l’année budgétaire


1- Procédé d’exécution (permet le rapport du crédit à l’année
prochaine)
2- Procédé de gestion : (rattache à l’année précédente)

Exceptions :
1- Les autorisations de programme : imaginons que le Maroc
organisera la coupe du monde 2026, il devera alors
construire des hôpitaux, des terrains ... Dans ce cas il ne
va pas respecter la règle de l’annualité) et donc il ne va
pas voter chaque année la dépense liée à cette
organisation dans le budget. Le parlement est obligé au
cours des année à venir d’inscrire automatiquement les
engagements déjà pris.
2- Les dispositions relatives à l’approbation de convention
financière.
Exemple de l’ONU comme le Maroc est membre il est
oblige de payer des cotisations et donc ses engagements
envers ses organismes ne sont pas tenus à être ratifiée
chaque année.

3- Les garanties accordées par l’état directement ou


indirectement :
4- Le principe de la continuité du service publique :
Un service public appartenant à l’état ne peut jamais
tomber en faillite. De par cela les services publiques de
l’état peuvent recourir à des crédits sans l’autorisation de
l’état marocain, et l’état prend en charge ces dettes en cas
ou ce service public est incapable de les rembourser.

5- La loi de finance rectificative : en cas de guerre ou de


catastrophe la loi de finance doit être modifiée et donc
rompre de façon exceptionnelle le cadre annuel de
l’exécution budgétaire.

6- Les dispositions relatives à la gestion de la dette public.

Section n.3 la règle de l’universalité budgétaire :

Repose sur que toute les dépenses doivent être imputés


d’une seule masse monétaire et alors une interdiction de
compenser une recette par une dépense. (Toute les
recettes doivent être affectée au budget général et à partir
du budget général on va financer les dépenses cela pour
connaitre et contrôler le montant exacte des dépenses
publiques ainsi d’éviter que certains services publics
n’aient une autonomie financière et donc rester soumise à
l’état)
Exception à la règle d’universalité :
1- Les budgets annexes : certaines recettes peuvent être
affectes à certaines dépenses (si la rtm par exemple a
besoin de camera elle peut se financer des impôts).
2- Les comptes spéciaux du trésor :
Plan Maroc vert par exemple il nous faut des machines on
peut demander à l’état de se financer à travers les impôts …

3- Les fonds de concours : ce sont des fonds verse par des


personnes pour la réalisation d’œuvre d’intérêt général tel
qu’un hôpital et donc l’état peut affecter des impôts par
exemple pour financer.

Section n- 4 la règle de la spécialité budgétaire :

Normalement toutes les dépenses sont divises selon la


spécialité ministérielle. Ça veut dire qu’on va diviser la somme
collectée et on va l’affecter sur des ministres et donc des
crédits, tous les soldes sont spécialisés et tout ministères aura
son propre solde.
Les crédits au Maroc sont spécialisés par chapitre et par
ministères groupant les dépenses selon la nature ou selon leur
destination.

Exceptions de la règle de spécialité :


Sauf que dans la loi de finance on trouve un chapitre non
spécialisé, ‘’ dépenses imprévus et dotations provisionnelles ‘’.
Il sera utilisé pour les cas urgents tel que les catastrophes,
espionnage …
Section n.5 la règle de sincérité

Les sommes collectées doivent être relativement exactes. Parce que


sur la base des sommes collectées ont va déterminer les dépenses. Et
donc les recettes doivent être présentées aux parlementaires selon des
chiffres exactes.

Deuxième partie : la procédure budgétaire


Chapitre 1er : processus d’élaboration de la loi de finances.
Le ministère des finances joue un rôle technique important dans la
préparation du document budgétaire mais loin d’être décisif.
Le ministère de finance est à lui de financer les charges de
développement sociaux économique.

Les impôts jouent un rôle important dans le développement

Le ministère de finance pose un CED, personne désigné pour contrôler


tout les administrations et ministères, pour avoir une connaissance
totale des dépenses, car il a les éléments techniques et les statistiques
sur le développement, et a des personnes aptes techniquement. Pour
ces raisons c est le ministère des finances qui prépare le projet de loi de
finance, car les parlementaires n ont pas les moyens pour maitriser la
situation économique et social du pays, après ce projet vas être
présentée devant le parlement et va être voté.
Si le parlement ne vote pas, le gouvernement a le moyen et le pouvoir
pour l’appliquer car il aura un blocage. Pour cela l’institution garantie
qu’en cas ou le parlement ne vote pas, le gouvernement peut appliquer
son projet de loi.
La préparation de la loi de finance s organise en fonction de deux
considérations : en premier élément prendre en considération la
situation économique et social.
C’est à dire s’il y a bcp de chômage ---- créer de l’emploie
Situation de sècheresse -------------------- on va demander à
l’administration de la douane, de baisser les droits de douane pour le
blé.
S’il y a augmentation du prix du baril -- prendre en considération le
prix du baril
Si on doit donner un coup de main au PME : on leur donne des
avantages.
En deuxième élément : la considération technique

Cette situation socioéconomique on doit la traduire c’est à dire selon


ces contraintes doit affecter de l’argent, (on doit définir quel sont les
ministères a qui on doit accorder un budget plus important que les
autres ministères).

La procédure d’élaboration de la loi de finance :


On a déjà expliqué que le ministère de finance joue un rôle important
et pose un CED (contrôleur des engagements et dépenses) ces agents
accordent pour chaque dépense un visa avant l’exécution de tache.
Ça veut dire au moment de la préparation de la loi de finance le
ministère de finance va revenir à ses contrôles des engagements et
dépenses (CED).
Et donc le 1er mai, il va envoyer une lettre circulaire de quel sont les
dépenses de chaque ministère, et la prévision des investissements à
réaliser l’année prochaine. Comme ça ils vont préparer la loi de finance
selon les besoins de chaque ministère et savoir à qui donner la priorité.

Section 2 : les méthodes administratives d’évaluation


A- La prévision de dépense : il suffit à chaque ministère d’évaluer
directement le cout des services publics qui dépendent de lui en
tenant compte de leur extension éventuelle. Sommes mises +
prévision d’investissement (sommes dépensée l’année dernière +
somme à prévoir l’année prochaine)
B- les prévisions de recettes : les recettes ne sont pas sûres pour
plusieurs raisons. Si on prend les recettes d’impôts par exemple (iis n
est pas sur car les entreprises peuvent tomber en faillite, iir n est pas
sûr en cas de chômage, les droits de douanes si les autres pays
tombent en crise)
C- les théories modernes : méthodes de PPSB, RCB, et la méthode
marocaine
Ces 3 méthodes ont le but d’implanter le management privé, on va
raisonner par le programme ministériel et non pas les ministères. Ça
veut dire que le ministère doit programmer ses dépenses par des
indicateurs de performance et qui doivent nous donner un résultat à la
fin.
Nous allons demander aux ministères de transformer leurs dépenses
en mission et objectifs, on va rentrer dans l’évaluation du travail
ministériel. Cela va être évalué par les parlementaires et la cours des
comptes.
Les finances de l’état sont contrôlées par le magistrat de la cour des
comptes.
Les parlementaires votent les dépenses de chaque ministère selon la
mission de chacun, et pour chaque mission il faut un objectif.
Les parlementaires ne peuvent pas créer de nouvelles dépenses mais
peuvent refuser certaines ou de modifier leur répartition.
Le budget est proposé par le ministère des finances mais doit être
votée par les parlementaires.
Et après on pose un plafond des dépenses que chaque ministère ne
doit pas dépasser.
Le ministère des finances demande aux autres ministères de
déterminer leur budget.