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05/01/2020

DROIT ADMINISRATIF
Master droit économique et du commerce international

PAR : SALMA BOUAROUA

DROIT ADMINISRATIF | Master droit économique et du commerce international


Le droit administratif est le droit public interne qui gère les activités de l’administration
public et les relations de L'administration avec les particuliers, sont objectif est satisfaire
l’intérêt général, le droit administratif a plusieurs fonction, parmi ces fonctions on cite ; la
gestion administratif, l’exécution de décision politique et rendre les services au citoyen.
Les sources :
L’un des sources du droit administratif on a la jurisprudence
Il s’agit de l’ensemble des décisions de justice qui posent principes et solutions sur des
problèmes posés. Plus la juridiction saisie est haute et plus la décision aura de portée, une
décision d’assemblée plénière s’impose aux juridictions du fond. La jurisprudence comporte
certains défaut par rapport à la loi . En effet elle est relative car la décision est rendue pour un
procès qui n’oppose que deux personnes. 
La coutume se définit comme la répétition d’usage au sein d’un groupe qui au bout d’un
certain temps la considère comme une loi, ex : la femme en se mariant prend le nom de son
époux. Elle est orale ( pas écrite ), application locale. Cette coutume doit faire l’objet d’un
consensus, c’est-à-dire que les personnes se soumettent à cette coutume
une loi organique est une loi dont l'adoption est prévue par la Constitution pour préciser les
modalités d'organisation et de fonctionnement des pouvoirs publics. Adoptée selon une
procédure spécifique, elle est nécessairement soumise au contrôle du Conseil constitutionnel
avant sa promulgation
les fonctions de droit administratif
la fonction de règlementation et du police : qui a pour objet le maintien de l’ordre public et la
sécurité
la fonction de prestation de service : qui pour objet la satisfaction des besoins du public
Établissement et entreprise public
Les caractéristiques administratives :
- En perpétuel changement
- Jurisprudentiel (création des juges)
- Autoritaire
- La doctrine : les notions annoncées par des auteurs
- Forte
- Défendre l’intérêt des citoyens

Les institutions administratives


Concernant les types de droit administratifs on a : le droit commun (dont le juge qui fait le
droit) il s’oppose au droit spécial il rasse ; le droit civil( le juge applique le droit )  ; le droit
islamique ( le coran , la sunna )
 La centralisation qui designe  un mode d'organisation administratif d'un État dans
lequel toutes les décisions seraient prises dans un même lieu pour garantir l'égalité de
traitement des administrés.
 La décentralisation : La décentralisation est un processus de transfert de compétences
des pouvoirs de l’état vers les collectivités locales (Régions, départements, communes,
etc.) qui bénéficient alors d’une certaine autonomie de décisions et de leur propre
budget sous le contrôle d’un représentant de l’État. La décentralisation n’est pas à
confondre avec la déconcentration. La déconcentration correspond à un transfert de
décision de l’administration centrale vers ses relais locaux ou régionaux (académies,
rectorat, préfets)
 Les conditions nécessaires à la décentralisation

–    Existence de besoins locaux distincts des besoins nationaux.

–      Il faut que les Collectivités Locales disposent de la personnalité morale de droit publique.
Elle permettra aux collectivités d’être dotées d’organes propres distincts de ceux de l’Etat, de
moyens propres et de compétences qui leur seront attribuées soit par la Constitution mais le
plus souvent par la loi.

–    Les organes dirigeants des Collectivités Locales procèdent de l’élection et non pas de la
nomination par l’Etat. Tout le processus décentralisateur a abouti à cette élection : marque de
respect par rapport au citoyen.

 Il y a donc décentralisation lorsque la loi accorde à des organes élus par une collectivité
disposant de la personnalité morale un pouvoir de décision sur toute ou partie des affaires
locales.

 La deconcentralisation (transfert de pouvoir limité) la déconcentration revient à


confier certaines attributions à des agents du pouvoir central placés à la tête de
circonscriptions administratives ou de divers services, mais avec maintien d'une
subordination hiérarchique très poussée à l'autorité centrale. On oppose
traditionnellement la déconcentration à la décentralisation. Celle-ci implique à la fois
la reconnaissance par le pouvoir central de l'existence autonome de certains intérêts,
c'est-à-dire d'une sphère de compétence propre, et la gestion de ces intérêts par des
organes, le plus souvent élus, assez largement indépendants des autorités étatiques.
La finalité de la déconcentration est double. D'une part, elle permet de lutter contre
l'engorgement du pouvoir central qui provoque la lenteur dans le traitement et le règlement
des affaires. D'autre part, elle rapproche l'administration des administrés et contribue à
prendre en compte les données locales et les désirs de la population en accord avec l'intérêt
général. Cependant, la pratique de la déconcentration est délicate et on lui reproche de n'être
qu'un palliatif à une centralisation excessive
L’act administratif

L'administration peut édicter des règles individuelles ou collectives qui s'appliquent sans le
consentement de ceux auxquels ils s'appliquent.

Bien que l'acte administratif devrait émaner d'une administration public, le critère organique
s'est progressivement délité au profit d'une définition essentiellement matérielle de l'acte. Les
modes de gestion du service public étant en effet variés, la jurisprudence a écarté la condition
d'une personne publique pour qualifier les actes administratifs.
L'acte administratif unilatéral doit respecter des conditions de fond et de forme.

Règles de forme

Quelque soit le support de l'acte, celui-ci doit respecter l'ensemble des règles de compétence
et de procédure. Au-delà de ces exigences, l'acte doit respecter certaines formes.
L'acte peut être exprès et explicite ; il peut être écrit comme verbal. S'agissant des actes
implicites, le silence de l'administration vaut en principe acceptation; bien que dans de
nombreux cas il vaille rejet.
De façon générale, l'acte doit comporter le nom et la qualité de leur auteur, ainsi qu'être daté
et signé afin de lui donner une valeur juridique ; en l'absence de signature, l'acte est nul. Au
contraire, l'absence de visas n’entraîne pas la nullité de l'acte.

Règles de fond

Les actes pris par l'administration doivent respecter les normes qui lui sont supérieures dans la
hiérarchie des normes. Ils découlent en effet des normes édictées par les autorités supérieures.

La police administrative
Le but de la police administrative est d’éviter le désordre , par la reglementation ; en effet
assurer l’ordre , c’est surtout prévenir les infractions en avertissant les administres des actes
ou agissements qu’il ne faut pas accomplir . La police administrative est donc préventive .
Les catégories de la police administrative
 1 : Police administrative générale
Un pouvoir général qui vise la préservation de la sécurité, la tranquillité et la salubrité
publique.
 2 : Police administrative spéciale
Un pouvoir précis par habilitation où l’autorité investie du pouvoir de police ne peut agir qu’à
l’égard d’une activité particulière afin d’atteindre un objectif particulier.
La responsabilité administrative :
La responsabilité administrative est l’obligation pour l’administration de réparer les
dommages causés à autrui par son activité administrative, législative ou judiciaire ou celle de
ses agents. A l’instar de la responsabilité civile, la mise en œuvre de cette responsabilité est
soumise à la réunion de trois critères, un fait générateur, un dommage et un lien de causalité
entre ces deux éléments.
Il est désormais admis que la victime a droit à la réparation du dommage causé par
l'administration, la responsabilité revenant à la personne publique. Il en va différemment des
dommages résultants d’une faute de l’agent, qui ne sont pas réparés par la personne publique,
mais par l’agent lui-même.

Contentieuse administratif 
Désigne l’ensemble des procédés juridiques, qui permettent d’obtenir la solution
juridictionnelle des litiges que suscite l’activité de l’administration. Pendant l’acte de
contentieux administratif ont utilisé plusieurs procédures qui présentent un intérêt particulier
du fait qu’elle gouverne le déroulement d’une instance dans laquelle, le plus souvent,
l’administration qui représente l’intérêt général est confrontée au recours d’un administré qui,
lui, ne défend que son propre intérêt ; la procédure qui tend à assurer la protection des parties
dans le déroulement du procès va donc être marquée par le fait que les parties ne sont pas
dans une situation identique, ces procédures est connue par 3 principales caractères ;
procédure contradictoire, tout comme pour les procédures judiciaires : chaque partie est
informée des arguments de l’autre partie. ; Elle est inquisitoire. Autrement dit, le juge dirige
seul l’instruction du dossier. Le juge administratif est donc de loin le principal acteur d’une
procédure contentieuse administrative. Ces pouvoirs du juge ont pour objectifs de palier au
déséquilibre existant entre les deux parties ; la procédure administrative contentieuse est une
procédure écrite (sauf dans le cadre des procédures de référés). Chaque partie doit présenter
ses arguments et ses conclusions sous forme écrite. Cela est un trait caractéristique qui
distingue fortement les juridictions judiciaires et les juridictions administratives
Dans le cadre de la justice administrative, il existe plusieurs procédures d’urgence. On parle
de procédures de « référés ». (Le référé administratif désigne une procédure accélérée devant
le juge administratif dans le cadre d'un conflit avec l'administration. Le référé administratif
permet ainsi d'obtenir une décision rapide de la justice. Ces procédures permettent au juge des
référés d’ordonner des mesures provisoires afin de protéger en urgence les droits des
requérants. Pour bénéficier d’une mesure d’urgence, vous devrez démontrer dans votre
requête le caractère urgent de votre situation. Donc Si le contentieux Administratif dans son
acception la plus générale désigne le règlement des litiges avec l’Administration dont sont
saisies les juridictions Administrative à savoir (le tribunal Administratif, la cour Administratif
d’Appel, le conseil d’Etat) à titre d’exemple, et les règles applicables pour leurs traitements,
comme on la vu d’ailleurs, la diversité des contentieux Administratifs (Contentieux pour
excès de pouvoir, contentieux de l’interprétation, contentieux de la répression et le
contentieux de pleine juridiction) cette dernière qui à elle celle revêt plusieurs autres
contentieux tel que (contentieux contractuel, contentieux fiscal ou encore contentieux de la
responsabilité
Le service public
On peut définir le service public dans un sens organique ou dans un sens matériel.
 Au sens organique, le service public est une organisation formée d’agents et de
moyens matériels destinée à accomplir certaines dispositions, au sein d’une Administration
(ex: le service de la santé).
 Au sens matériel du terme, le service public est un organisme à vocation générale ; si
certains services publics poursuivent un objectif de rentabilité, ils doivent avant tout avoir
pour objet d'effectuer une « mission de service public ». Le but premier est donc de
satisfaire l’intérêt général. Le service public se justifie seulement par cet objectif,
 Ils doivent avant tout satisfaire l’intérêt général, et donc ne pas recourir aux exigences de
rentabilité ou rechercher le profit (à la différence des entreprises).

 Ils doivent être rattachés à une personne publique. Traditionnellement, l'activité d'intérêt
général devait être sous contrôle d'une administration. Mais a été admise la gestion privée du
service public dès lors qu'il existe un lien suffisant avec la personne publique (dans les faits, une
simple dépendance suffit); dans ce cas, les règles propres à l'administration peuvent s'appliquer
(attribution de prérogatives de puissance publique, obligations particulières).

 Enfin, ils doivent se soumettre à un régime juridique de droit public Cette troisième
caractéristique complète les deux premières, et peut parfois aider à les dévoiler.

Services publics administratifs

Les services publics administratifs (SPA) sont ceux qui n’exercent pas d’activité commerciale ou
industrielle ; ils relèvent du plus haut degré de la notion de service public dans la mesure où ils
comprennent la justice, la défense nationale, mais aussi les cantines scolaires au niveau communal, ainsi
que la voirie ou encore la formation professionnelle, à l’échelle du département puis de la région.

Si l’organisme est géré par une personne publique, les usagers sont dans une situation légale et
règlementaire de droit public. À l’inverse, s'il est géré par une personne privée, l’usager sera lié à
l’organisme par un contrat de droit privé et verra le régime de droit privé lui être appliqué.