Vous êtes sur la page 1sur 20

IPC

PARTIE I : Les instruments de paiement

- Ce sont des modes opératoires et des techniques permettant le paiement du créancier, et plus
généralement, la délivrance ou le transfert de fonds sans manipulation de la monnaie fiduciaire.
- Ce sont des instruments bancaires, dans la mesure où leur utilisation implique l’intervention d’un
établissement bancaire ou de crédit.

Titre 1 : Le chèque


Séction1 : Présentation du chèque :

A- Définition du chèque :

C’est un écrit par lequel le tireur, donne au tiré (banque, établissement de crédit) l’ordre de payer à vue une
somme d’argent au bénéficiaire/porteur ou à son ordre.

B- Origines du chèque :

Le terme «  chèque » est d’origine anglaise. Or, pour certains auteurs, il est d’origine arabe vu sa
ressemblance avec la «  Hawala ». Selon les dits auteurs, son appellation est dérivée du terme arabe
«  Sakk »

Section 2 : Aspects économiques et sociaux du chèque :

A- Fonctions de chèque :

Le chèque est principalement un instrument de paiement.

Le chèque peut également être un instrument de retrait de fonds.

Le chèque n’est pas en principe un instrument de crédit dans la mesure où il est payable à vue, néanmoins il
permet certains crédits à court délai.

Le chèque n’est pas un instrument de garantie, mais dans la pratique le chèque de garantie est utilisé.
Exemple : Pour la location de voitures, l’achat de maison..

B- Avantages et inconvénients du chèque :

 Avantage:

Sécurité : Mécanisme simple et pratique.

Traçabilité : C’est une preuve de paiement.

 Inconvénients :

Problème de provision – Falsification - Cout de traitement

1
CHAPITRE 1 : La création du chèque

Mise en forme du titre en respectant certaines règles de forme et fond nécessaires à sa validité.

Si les règles de forme et de fond sont respectées, le chèque peut accéder à la vie juridique par son émission.

Séction1 : Règles de forme :

A- Le support du chèque :

- Formule pré-imprimée, délivrée par la banque selon la nature du compte, et après avoir procéder à
certaines vérifications.

- La formule du chèque est gratuitement mise à la disposition du client, art 310 c.c.

- La banque peut refuser de fournir une formule de chèque, ou demander sa restitution, avec motivation de
leur décision.

B- Les mentions du chèque :

1- Les mentions obligatoires:

Ce sont les conditions de validité du chèque.

a- Précision des mentions obligatoires :

 Dénomination chèque
 Mandat pur et simple pour payer une somme écrite en lettres et en chiffres (en cas de différence
entre la somme en lettres et en chiffres, celle en lettre est retenue, si le montant est écrit plusieurs
fois, c’est la moindre somme qui sera prise en compte, art 247 c.c.)
 Nom du tiré
 Lieu de paiement
 Date/Lieu de création du chèque
 Nom/signature du tireur

b- Conséquences de l’absence d’une mention obligatoire  :

- La sanction par la nullité : En cas de défaut de signature, ou/et l’absence du montant du chèque,
le chèque perd toute valeur juridique, il ne peut être utilisé ni comme chèque ni comme titre
prouvant un droit quelconque.

- Les solutions de régularisation :

1- En cas d’absence du lieu de paiement, le choix est porté sur le lieu inscrit à coté du nom du tiré,
ou premier lieu indiqué. Ex : lieu de la banque principale)
2- En cas d’absence de ces deux lieux, l’on va retenir le lieu à coté du tireur. Art 240 c.c.

Le législateur a instauré ces suppléances pour éviter la sanction par la nullité.

L’indication du lieu a pour but de connaitre le tribunal compétent en cas de litige.

- L’invalidité : En cas de non-conformité du titre aux formules délivrées par la banque, le chèque
n’est pas valable, mais il peut avoir un autre sens juridique (Ex : chèque écrit sur du papier non
délivré par la banque), ce dernier peut être utilisé comme acte sous seing privé, commencement de
preuve par écrit, reconnaissance de dette ou simple indice.

2
2- Les mentions facultatives :

a- La désignation du bénéficiaire, art 243


b- La clause interdisant l’endossement
c- Le barrement : il peut être général s’il ne porte entre les deux barres aucune désignation, et il est
spécial s’il porte une désignation entre les barres.
d- L’aval : c’est une forme de garantie pour donner plus de fiabilité au chèque. L’avaliste signe au dos
du chèque avec une mention écrite ‘’ bon pour aval ‘’. L’aval ne peut être donné par le tiré mais par
un tiers, art 264 et suivants.
e- La certification : c’est une attestation de l’existence de la provision opposée sur le chèque par le
tiré, art 242 c.c.

3- Les mentions interdites :

Ces mentions dénaturent le chèque :

a- L’indication d’une date d’échéance : parce qu’elle transforme le chèque en un moyen de crédit
b- La stipulation d’intérêts. art 245, toute stipulation d’intérêts dans le chèque est réputée non écrite.
c- La clause exonérant le tireur de la garantie de paiement, art 250.
d- L’acceptation. art 242 : une mention d’acceptation écrite sur le chèque est réputée non écrite, elle
est autorisée pour la lettre de change mais interdite pour le chèque.

 Les clauses interdites ne sont pas sanctionnées par la nullité, elles sont simplement réputées non-
écrites.

Section 2 : Les règles de fond :

A- Les règles de fond relatives aux parties :

1- Le tiré : art 241

Le tiré est essentiellement un établissement bancaire ou de crédit, le tiré ne peut être en même temps
tireur.

2- Le tireur :

a- Consentement et capacité :

● Capacité : aptitude d’être titulaire de droits et de pouvoirs, de les exercer, art 133. Toute personne qui
jouit de ses facultés mentales a une pleine capacité lorsqu’il atteint la majorité.

Il y’a deux types d’incapacité : pour minorité, ou si le majeur est incapable.

Le chèque émis par un mineur ou un majeur incapable est NUL.

● Le consentement : il doit exister et se manifester dans la signature, et doit être exempt de vices du
consentement.

b- Pouvoirs (interdictions, représentations) :

● Le tireur ne doit pas être frappé d’interdiction d’émettre des chèques :

- Interdiction bancaire (par la banque) : 10 ans

3
- Interdiction judiciaire (par le tribunal) : 5 ans

La personne garde la capacité d’émettre des chèques de retrait.

● Le cas de représentation, art 249 : une personne va signer le chèque à la place d’une autre (pour le
compte d’autrui).

B- Les règles de fond relatives à la provision :

a- Notion de la provision :

La provision est la créance que le tireur a contre le tiré, elle doit être au moins égale au montant du
chèque.

Le chèque sans provision n’est pas nul, mais il entraine de lourdes conséquences pour le bénéficiaire
(perte de l’argent) et pour le tireur (sanctions pénales).

b- Caractères de la provision :

1- La provision doit être préalable, art 241 c.c.

Elle doit exister au moment de la création du chèque.

2- La provision doit être disponible :

Elle doit être liquide, certaine et exigible, elle ne doit pas être une créance éventuelle.

3- La provision doit être irrévocable :

La somme correspondant à la provision ne doit pas être retirée.

Interdiction de faire opposition sauf dans les cas admis par la loi (perte du chèque, vol, utilisation
frauduleuse, ouverture d’une procédure de liquidation ou de redressement judiciaire).

C- Transfert de la provision :

Le transfert de la propriété de la provision se fait juridiquement au moment de l’émission du chèque.

 Conséquences :

1- En cas de décès du tireur ses héritiers ne vont pas bénéficier de cet argent, la provision fait partie du
patrimoine du bénéficiaire.
2- En cas du décès du bénéficiaire c’est ses héritiers qui vont bénéficier de la provision.
3- En cas de saisie, si la date du chèque est antérieure à celle de saisie l’argent peut être transféré.
4- En cas d’ouverture d’une procédure collective, même principe qu’en cas de saisie.

CHAPITRE 2 : Emission et transmission du chèque :

Section 1 : Emission du chèque :

La date de création du chèque coïncide avec la date se don émission, c’est sa mise en circulation par
dessaisissement du tireur au profit du bénéficiaire.

A partir e ce moment le chèque accède à la vie juridique et commence à remplir ses fonctions et engage ainsi
la responsabilité de ses signataires.

4
A- Les engagements du tireur du chèque :

1- La remise du chèque n’est pas libératoire :

La remise du chèque n’entraine pas de novation, ne supprime pas la dette, et ne vaut pas le paiement. Elle
ne libère le tireur qu’au moment de l’encaissement. Art 305 c.c.

2- La remise du chèque engendre l’engagement cambiaire du tireur :

L’engagement cambiaire est un e engagement qui résulte de la régularité du formalisme du chèque, sans
dépendre de la régularité de l’opération, il ne dépend que de la forme.

C’est une force particulière qui oblige le tireur à respecter son obligation.

a- Inopposabilité des exceptions : art 261 c.c.

L’émetteur du chèque ne peut apporter des exceptions fondées sur les rapports personnels avec le porteur
du chèque.

b- Solidarité des signataires :

Toutes les personnes actionnées en vertu du chèque sont tenues solidairement envers le
porteur/bénéficiaire.

c- La garantie : art 250 c.c.

Le tireur est garant du paiement du titre à l’égard du bénéficiaire, et de tout porteur ultérieur. Cette
garantie est d’ordre public.

B- Les droits du porteur du chèque :

1- Propriété de la provision :

Dés l’émission du chèque, le transfert de la propriété de la créance se fait de manière instantanée.

2- Conséquences du transfert de propriété :

● En cas de décès ou d’incapacité du tireur après émission du chèque, ni le décès ni l’incapacité n’influence
le paiement du chèque. Art 72 c.c.

● En cas de plusieurs chèques en même temps, avec incapacité de paiement du à un défaut de provision, le
banquier va effectuer le paiement dans un ordre chronologique en se basant sur les dates d’émission des
chèques.

● En cas d’ouverture d’une procédure collective contre le tireur pour cessation de paiement, si l’émission du
chèque est antérieure à l’ouverture de la procédure, les créances seront payées.

● En cas de saisie d’attribution (même principe que la procédure collective).

C- Droit de recevoir un paiement partiel : art 273 c.c.

Doit de se faire payer partiellement si la provision est insuffisante. Le banquier fournit une quittance pour
la somme restante.

5
Section 2 : La transmission du chèque :

A- Règles générales relatives à la transmission du chèque :

Mécanismes de transmission du chèque par tradition ou endossement.

1- Conditions de l’endossement :

Il est réservé aux chèques dénommés + clause à ordre. Si la mention ‘’ non à ordre ‘’ figure sur le chèque,
l’endossement est impossible. Idem pour la mention ‘’ non endossable ‘’.

Il doit être pur et simple sans conditions.

2- Formes de l’endossement :

L’endossement est un procédé de transmission simplifié du titre négociable, il résulte de la signature de


celui qui l’a transmit ‘’endosseur ‘’, apposé au dos du titre ou sur une feuille jointe ‘’ allonge ‘’.

a- Endossement translatif (transmission en propriété) :

Transmission de la propriété du chèque à l’endossataire, il se fait de la même manière que


l’endossement simple, mais avec une mention qui précise la nature de l’endossement, Ex : payer
à l’ordre de … , transmis à l’ordre de ... )

 Effets de l’endossement translatif :


- Transfert de la provision au porteur, et porteurs successifs, il transmet tout les droits résultant du
chèque. Art 256 c.c.
- Tous les porteurs sont responsables solidairement du paiement du chèque.
- L’endosseur est aussi garant du paiement, mais il peut interdire un nouvel endossement.Art 257 c.c
- Inopposabilité des exceptions.
- Il doit intervenir avant l’expiration du délai de présentation, et doit être fait à un porteur légitime.

b- Endossement de procuration (transmission pour encaissement) :

- Mandat donné par le porteur d’un chèque (endosseur) à l’endossataire d’encaisser le chèque.
La procuration n’est pas un mandat au sens du droit commun.

- En pratique, l’opération se fait d’un client qui transmet par procuration le chèque à son
banquier.

3- Transmission par tradition :

Lorsque le chèque est blanc ou au porteur, il peut être transmit par tradition, ceci dit, une transmission de
main à main sans formalités.

CHAPITRE 3 : Paiement et recouvrement du chèque :

- Cette étape met en rapport le bénéficiaire ou dernier porteur du chèque d’une part, et le tireur d’autre
part. Mais ce rapport ne sera pas comme celui entre un créancier et débiteur ordinaire. Les règles
encadrant ce rapport figurent au code de commerce.

6
- Le processus de paiement est initié par la présentation au paiement effectuée par le banquier du porteur
ou le porteur lui-même. Le banquier est obligé de payer à moins que la provision ne soit insuffisante, ou
qu’il y ait opposition.

Section 1 : Le paiement du chèque :

A- Présentation au paiement :
1- Auteur de la présentation :

Dans le cas d’un chèque ordinaire, le premier bénéficiaire est la personne tenue de se présenter.

Dans le cas d’un chèque circulant par endossement translatif, l’auteur de la présentation est le deuxième
porteur légitime du chèque.

Dans le cas d’un chèque barré, l’auteur de la présentation est la banque mandataire de son client.

2- Date et lieu de a présentation  :

Délai de présentation : de 20 jours au Maroc, et 60 jours pour les chèques émis hors du Maroc et payable au
Maroc.

Point du départ du délai : à compter e la date d’émission du chèque. Si le chèque comporte une date
antérieure à la date d’émission (art 267 c.c.) et présenter au paiement avant le jour indiqué comme date
s’émission, il est payable au jour de la présentation.

Sanction du non respect du délai de présentation.

Lieu de présentation : (Lieu indiqué sur le chèque, adresse du tiré). En pratique, cette règle n’est pas
appliquée.

B- Modalités de paiement :

1- Vérifications préalables :

- Vérifications générales de la qualité du porteur légitime : Le tiré a l’obligation de vérifier que la chaine de
l’endossement n’a pas été interrompue, pour déterminer le porteur légitime ( art 274 précise que la banque
n’a pas à vérifier la signature des endosseurs).

- Vérifications de la qualité juridique du tireur/signataire.

- Vérification particulière de la signature du tireur : régularité de la signature, en la comparant avec


l’exemple donné par le client à la banque.

- Vérifications des mentions obligatoires.

2- Obligation de payer le chèque :

Obligation de payer en présence de la provision. Art 329 c.c.

Obligation de payer même en absence ou insuffisance de la provision. Art 320 c.c.

- La loi impose l’obligation de payer au tiré ayant délivré les formules de chèque en violation des articles 312
et 317, ou si la banque n’a pas procédé à la restitution de la formule de chèque.

7
C- Absence d’opposition :

L’opposition est l’ordre donné au tiré de ne pas payer le chèque.

1- Formes de l’opposition :

- L’opposition peut se faire par tout moyen, mis elle doit être confirmée immédiatement par écrit,
peu importe le support de cet écrit.

- La banque qui reçoit une opposition informe le tireur des sanctions qu’il peut encourir qi
l’opposition n’est pas faite conformément aux motifs imposés pas la loi.

2- Cas d’opposition. Art 271 al 2 c.c.

- Perte du chèque, vol du chèque, utilisation frauduleuse du chèque, redressement/liquidation


judiciaire du tireur.

- Les oppositions formées sur d’autres cas en dehors de ceux cités dans l’article 271 sont interdites et
sanctionnées.

- Dans le cas où c’est le porteur qui a perdu le chèque, art276 c.c. il peut redemander un autre
chèque auprès du tireur, ou saisir le tribunal pour avoir une ordonnance prouvant qu’il a un droit au
paiement, et en donnant une caution. Cette procédure se fait devant le juge de référé.

3- Effets de l’opposition :

- Interdiction de payer : cette opposition a pour effet de révoquer le mandat de payer que le tireur a
donné au tiré.

- Contestation de l’opposition : par la procédure de la main levée. Art 271 al 4 c.c. si l’opposition est
faite pour une autre cause que celles prévues par la loi, c’est une opposition illégitime. Or, le porteur peut
saisir le tribunal qui ordonne la main levée pour que le chèque soit encaissé.

Toute opposition contraire à la loi se heurte à la procédure de la main levée.

- Sanction de l’opposition illégitime : Selon l’article 316 c.c. l’opposition est sanctionnée d’une peine
d’emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 2000 à 10.000 Dhs.

Section 2 : Défaut de paiement et recouvrement du chèque.

A- Les cas de défaut de paiement :


1- Oppositions :

L’opposition est l’ordre donné au tiré de ne pas payer le chèque.

1- Formes de l’opposition :

- L’opposition peut se faire par tout moyen, mis elle doit être confirmée immédiatement par écrit,
peu importe le support de cet écrit.

- La banque qui reçoit une opposition informe le tireur des sanctions qu’il peut encourir qi
l’opposition n’est pas faite conformément aux motifs imposés pas la loi.

8
2- Cas d’opposition. Art 271 al 2 c.c.

- Perte du chèque, vol du chèque, utilisation frauduleuse du chèque, redressement/liquidation


judiciaire du tireur.

- Les oppositions formées sur d’autres cas en dehors de ceux cités dans l’article 271 sont interdites et
sanctionnées.

- Dans le cas où c’est le porteur qui a perdu le chèque, art276 c.c. il peut redemander un autre
chèque auprès du tireur, ou saisir le tribunal pour avoir une ordonnance prouvant qu’il a un droit au
paiement, et en donnant une caution. Cette procédure se fait devant le juge de référé.

3- Effets de l’opposition :

- Interdiction de payer : cette opposition a pour effet de révoquer le mandat de payer que le tireur a
donné au tiré.

- Contestation de l’opposition : par la procédure de la main levée. Art 271 al 4 c.c. si l’opposition est
faite pour une autre cause que celles prévues par la loi, c’est une opposition illégitime. Or, le porteur peut
saisir le tribunal qui ordonne la main levée pour que le chèque soit encaissé.

Toute opposition contraire à la loi se heurte à la procédure de la main levée.

- Sanction de l’opposition illégitime : Selon l’article 316 c.c. l’opposition est sanctionnée d’une peine
d’emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 2000 à 10.000 Dhs.

2- Constatation d’irrégularités formelles dans le chèque :

- Si la banque constate certaines irrégularités, elle est en droit de ne pas payer le chèque.

- Entre le moment de la création et de la remise du chèque, il peut connaitre certaines dégradations (taches,
humidité, déchirures), ces motifs peuvent justifier le non paiement si les mentions nécessaires ne sont plus
claires et illisibles.

3- Refus de paiement injustifié :

- Sans justification légitime, si la banque refuse de payer le chèque, elle engage sa responsabilité au niveau
civil pour le préjudice causé au bénéficiaire et tireur du chèque, et se trouve obligée de le réparer, art 309 Al
2.

Elle engage sa responsabilité également au niveau pénal, par une amende de 5000 à 50.000 Dhs, si elle
indique que la provision existante dans le compte est inférieure au montant du chèque injustement.

4- Insuffisance ou absence de la provision :

Le chèque est sans provision lorsque le tireur n’a pas à l’encontre du tiré une créance suffisante pour faire
face au paiement du titre. Il en résulte diverses conséquences pour le tiré, le porteur, et surtout le tireur.

a- Conséquences relatives au tiré :

● Droit de ne pas payer (et non l’obligation de ne pas payer) : le tiré est en droit de ne pas payer
le chèque en cas d’absence/insuffisance de provision. Cependant, il y’a des exceptions :

- Quand la banque a délivré une formule de chèque à une personne frappée d’interdiction, elle
est obligée de payer si le montant est inférieur à 10.000 dhs.

9
- Elle peut payer le chèque à titre de crédit ‘’ facilité de caisse ‘’ (cela dépend de la relation et la
confiance entre la banque (tiré) et son client (tireur). Elle se refait payer par contre passation, ou
en réclamant le paiement au tireur.

- En cas d’insuffisance de provision, la banque peut payer partiellement le chèque (art321 c.c.).
Le paiement partiel sera mentionné sur le chèque.

● Obligations du tiré de s’acquitter d’un certain nombre de formalités et mettre en œuvre


l’interdiction d’émettre des chèques, art 313 1l 1 c.c : Le tiré doit déclarer l’incident à Bank Al
Maghrib, s’il ne le fait pas, il doit payer une amende de 5000 à 50.000 dhs.

Il doit également adresser au titulaire du compte (tireur) une injonction de restituer la formule
de chèque + une interdiction bancaire d’émettre des chèques pendant 10 ans (art 313 Al 1).

b- Conséquences relatives au tireur :

● Possibilité de régularisation. Art 313 Al 2 : Afin d’éviter les sanctions, cette régularisation
s’effectue par le paiement direct du chèque par le tireur, ou par la constitution de la provision en
alimentant son compte. Le tireur doit payer une amende fiscale de 5% du montant du chèque
impayé, s’il reçoit une seconde injonction de payer, l’amende est portée au double 10%, dans
certains cas elle peut aller jusqu’à 20% (cette amende fiscale est payable au Trésor Public).

● Sanctions pénales encourues par le tireur du chèque sans provision, art 316 Al 1 : [C’est un
délit, il est passible d’une peine de 1 à 5 ans, et d’une amende de 500 à 5000 dhs (Art 543,544
c.p.)] Art 316 c.c, en civil, amende de 2000 à 10.000 dhs sans etre inférieur à 25% du montant
du chèque.

+ En cas d’irrespect de l’interdiction d’émettre des chèques, le tireur est passible d’une peine d’ 1
mois à 2 ans et une amende de 1000 à 10.000 dhs. S’il y’a absence de provision, les peines sont
portées au double.

B- Recouvrement du chèque :

Pour exercer ses recours pour faute de paiement, le porteur doit constater le défaut de paiement, et
s’assurer que les délais de prescription ne sont pas expirés.

1- Constatation du défaut du paiement :

Elle se fait selon deux modalités, par la délivrance d’un certificat de refus de paiement par le tiré, et
éventuellement par l’établissement d’un protêt.

a- Certificat de refus de paiement : art 309 al 1.

Selon l’article 309 al 1, tout établissement qui refuse le paiement d’un chèque est tenu de délivrer
au porteur, un certificat de refus de paiement.

C’est une formalité gratuite et imposée à la banque, ce certificat permet de trouver la défaillance
du tireur, et faciliter les poursuites pour non paiement du chèque.

Ce certificat doit être établit selon un modèle prévu par Bank AL Maghrib, il comporte tout les
renseignements permettant d’identifier le tireur/tiré/compte/chèque … Par ce document, la
banque atteste que le chèque a été refusé pour défaut de provision.

10
b- Le protêt :

- C’est un acte extrajudiciaire authentique, en vue de constater officiellement la présentation


régulière d’un chèque, et d’un refus de paiement + causes et motifs. Il constitue la preuve légale
indiscutable du défaut de paiement, et le fondement de l’exercice des recours cambiaires.
Aucune formalité ne peut le remplacer.

- La compétence exclusive est donnée au greffier du tribunal compétent de créer ce protêt.

- Déconnexion entre l’action pénale et l’établissement du protêt.

- Le protêt doit être fait avant l’expiration du délai de présentation du chèque. Mais si la
présentation a lieu le dernier jour du délai, le protêt peut être établit le premier jour ouvrable
suivant.

- La sanction du non établissement du protêt est la perte du droit de recours cambiaire contre les
signataires du chèque, sauf le tireur.

+ Le protêt contient la transcription littérale du chèque (infos, endosseurs, …)

2- Les recours du porteur impayé :

a- Recours cambiaires :

- Permettent au porteur de s’adresser à tout les signataires du chèque. Ces recours sont
caractérisés par la solidarité et l’inopposabilité des exceptions. Le recours cambiaire permet des
intérêts moratoires + indemnisation des frais de protêt + poursuite.

3- Prescription :
- Le délai de prescription ne doit pas expirer.
- L’action du porteur se prescrit contre le tiré, sur 1 an à partir de l’expiration du délai de
présentation du chèque, et contre les autres signataires (s’il y’a protêt), pour un délai de 6 mois,
art 295 c.c.

 Garanties de paiement :

Modalités qui vont renforcer la force du chèque comme moyen de paiement :


● Certification : Mention faite par le tiré garantissant la présence de la provision. Le tiré va
bloquer le montant pendant le délai de présentation.

● Chèque de banque : Il est impérativement dénommé, la banque prend une contre partie.

● L’aval : Garantie cambiaire/sûreté personnelle/cautionnement. C’est une garantie faite par


un tiers.
L’avaliste s’engage à payer au lieu du tireur à travers une mention «bon pour aval»

PARTIE II : Les instruments de paiement et de crédit :

- Effets de commerce (lettre de change, billet à ordre), ou instruments de mobilisation.

11
TITRE I : La lettre de change :
Ecrit par lequel le tireur donne au tiré l’ordre de payer à une date déterminée une somme déterminée au
bénéficiaire, ou à l’ordre de celui-ci.

Introduction :

- Cet instrument s’est développé en Europe.

- La lettre de change avait une fonction de change, elle s’est développée en un instrument de paiement et de
crédit.

- L’évolution de la lettre de change allait de pair avec l’évolution législative.

● 3 conventions de Genève, ratifiées par le Maroc, relatives à la lettre de change 1930.

● Dahir du 19 janvier 1939 relatif à la lettre de change.

- L’obligation cambiaire présente certaines caractéristiques :

● La rigueur : le tiret est obligé de payer sans obtenir un délai de grâce.


● La solidarité : en cas de non paiement par le tiré lors de l’échéance, tous les signataires sont
solidairement responsables.
● L’inopposabilité des exceptions.

CHAPITRE 1 : Création de la lettre de change.

Section 1 : conditions de validité de la lettre de change

Paragraphe 1: Conditions de forme.

- La lettre de change est caractérisée par son formalisme.

- Les formules de la lettre de changes sont normalisées, elles peuvent être pré-imprimée ou sur du papier
libre.

A- Mentions obligatoires (art 159), et leurs supplétives (art 160) :

1- Dénomination :

« Lettre de change » écrite dans le texte et non sous forme d’intitulé.

2- Mandat pur et simple de payer (même principe que le chèque).

12
3- Indication de l’échéance, art 181 c.c :

Payable à vue dés la présentation + clause express indiquant que la L.C est payable à vue.
[Lorsque l’échéance n’est pas indiquée, la L.C est payable à vue, art 160].

Payable à un certain délai de vue à partir de la présentation.

Payable à un certain délai de date à compter du tirage [Ex : payable après 60 jours].

Payable à un jour fixe [Ex : le 30 Juin 2018]

4- Lieu de paiement :

S’il y’en a pas, la LC est payable au lieu désigné à coté du tiré, s’il y’en a pas, le lieu de paiement est le
lieu où le tireur est domicilié ou exerce son activité.

5- Nom du bénéficiaire :

Exigé par le code de commerce.

6- La date/lieu de création de L.C :

S’il y’n a pas, c’est le lier à coté du tireur qui sera retenu.

7- Nom et signature du tireur :

Elle peut être manuscrite ou un cachet.

8- Désignation du tiré : Le tiré dans lequel l’une des mentions obligatoires fait défaut ne vaut pas
comme lettre de change, c’est un vice apparent, art 160.

● La lettre de change est nulle en absence des mentions :

- Dénomination 1
- Mandat pur et simple  2
- Nom du bénéficiaire 5
- Nom et signature du tireur 7
- Désignation du tiré. 8

B- Formalités/mentions facultatives :

- Mentions qui ne figurent pas dans l’article 159. Ex :

 Clause de domiciliation : le paiement sera fait dans le domicile d’un tiers.


 Non à ordre : Impossibilité d’endossement, art 167.
 Retour sans frais : dispense le porteur d’établir un protêt pour exercer ses recours.
 Valeur fournit : prestation faite par le bénéficiaire au tireur.
 L’aval : engagement cambiaire de payer par un tiers en cas de défaut de paiement (de provision).
 L’acceptation 

13
Paragraphe 2 : Les conditions de fond.

A- Capacité du tireur :

Capacité commerciale  majorité + jouir de ses facultés mentales + ne faire l’objet d’aucune limitation ou
interdiction d’exercer du commerce.

B- Consentement du tireur :

- En cas de fausse signature, le tireur n’ayant pas donné son consentement ne peut être engagé, même si la
LC a été acquise de bonne foi.

- En cas de vice du consentement le tireur ne sera pas engagé. (Que les autres signataires).

C- Le pourvoir :

L’aptitude d’une personne d’agir pour le compte d’une autre.

D- La cause :

Entre débiteurs directs, si la cause est illicite, la LC est nulle.

Section 2 : Garanties de paiement de la LC :

Procédés qui donnent plus de garantie à la LC, mais le tireur est garant du paiement, il ne peut s’exonérer
de cette garantie.

Paragraphe 1 : La provision, art 166 c.c.

A- Notion de la provision :

Créance du tireur contre le tiré, raison pour laquelle le tiré doit payer la LC. C’est une somme d’argent au
moins égale au montant de la LC. C’est une garantie qui facilite la circulation de la LC.

B- Existence de la provision :

Elle doit exister au moment de l’échéance.

+de complaisance : absence de provision qui résulte d’une entente frauduleuse entre le tireur et le tiré.

C- Origines de la provision :

- Opération commerciale [vente, prestation de service, ..]

- Ouverture de crédit par la banque.

- Effet de commerce.

D- Preuves de la provision :

- En principe c’est le tireur qui doit fournir la provision.

- Pour prouver la provision, on a certains mécanismes : Al 5 art 166 c.c.

14
La présomption : l’acceptation suppose la provision. En cas d’acceptation, cela suppose que le tiré
dispose de la provision. En cas de refus, cela suppose l’absence de provision, et c’est au tireur de prouver
son existence.

E- Importance de la provision : Al 4 art 166 c.c.

La propriété de la provision est transmise aux porteurs successifs de la LC.

 Pas de sanctions en cas d’absence de provision.

Paragraphe 2 : L’acceptation.

Engagement pris par le tiré de payer la LC à l’échéance, elle représente une garantie du moment que le
porteur a un deuxième débiteur.

L’acceptation se concrétise par la formule « acceptée » écrite sur la LC. Une fois elle est donnée, il n’y a pas
de biffage parce que l’acceptation est irrévocable.

A- Présentation à l’acceptation :

- Présentation interdite :

● Si la LC est stipulée non acceptable.

● Sauf si elle est tirée à un certain délai de vue/domicilié chez un tiers. (Non interdite).

- Présentation obligatoire :

● S’il y’a une convention extra-cambiaire.

● Conditions prévues par l’article 174 c.c 

 Tireur/tiré commerçants.
 Fourniture de marchandise.
 Satisfaction du contrat.
 Délai conforme aux usages, pour que le tiré puisse vérifier la marchandise.

B- Effets de l’acceptation :

En cas d’acceptation le tiré s’oblige de payer la LC à l’échéance.

a- Relation, tiré  bénéficiaire :

- L’acceptation du tiré prouve l’existence de la provision.


- Demande de paiement au tiré en 1 er par le bénéficiaire.
- Le tiré devient solidaire avec les autres signataires.

b- Relation, tiré  tireur :

L’acceptation purge les exceptions que le tiré pouvait imposer au tireur.

c- Relation, tireur  bénéficiaire :

Le tiré devient débiteur principal au lieu du tireur.

15
≠ En cas de refus d’acceptation :

Le porteur a deux possibilités :

- Attendre l’échéance pour exercer ses recours contre le tireur.


- Choisir de constater la défaillance du tiré en établissant un protêt pour défaut d’acceptation, pour
avoir la possibilité de faire des recours anticipés contre tous les signataires.

Paragraphe 3 : La solidarité.

La solidarité cambiaire : Elle est prévue par l’article 201 du c.c « sont tenues solidairement », cela veut dire
que le tiré non accepteur ne pourra pas etre tenu par l’engagement cambiaire.

Le signataire qui a payé la LC a un recours contre les signataires qui le précède, jusqu’au tireur.

La solidarité cambiaire en matière de LC n’est pas d’ordre public.

Paragraphe 3 : L’aval.

A- Présentation de l’Aval :

L’aval : garantie de paiement donnée par un tiers, ou par un précédent signataire de la traite, qui s'engage à
régler celle-ci à l'échéance, en cas de carence du débiteur dont il se porte garant.

L’avaliste s’engage à payer au lieu du tireur à travers une mention « bon pour aval ».

B- Les conditions de l’aval :

Est nul l’aval établit par un mineur.

Généralement, donné par un tiers en dehors des signataires de la LC (l’article 180 al 3, même un signataire
peut donner l’Aval).

Le donneur d’aval peut aussi donner un aval partiel, en fixant une limite quant à la somme d’argent qu’il
cautionne.

L’aval peut cautionner le tiré, tireur, endosseur et même un autre donneur d’aval.

S’il n’y a aucune indication du nom du bénéficiaire de l’aval, elle est réputée donnée au tireur selon l’article
180 al 6 c.c.

C- Les formes de l’aval :

Mention « bon pour aval » suivit de la signature manuscrite ou cachet de son donneur, sur la LC ou une
allonge.

CHAPITRE 2 : Transmission de la lettre de change :

Pendant le délai de circulation de la lettre de change avant l’échéance, elle peut être transmise par
endossement (art 167  173 cc)

Elle est transmissible par principe.

16
≠ Exception :
Lorsque le tireur insert une mention « non à ordre » ≠ transmissible par le procédé civil de cession de
créance.

Les personnes pouvant bénéficié de l’endossement sont le tiré, et l’accepteur qui peut l’endosser à une autre
personne.

Section 1 : Endossement translatif.

Paragraphe 1 : Définition.

Opérateur par laquelle le porteur transmet la propriété de la Lettre de Change à un nouveau porteur
endossataire.

A travers l’endossement translatif, ou à l’escompte :(Lorsque le banquier verse le montant de la LC,


déduction faite des intérêts + commission)

A- Régime de l’endossement translatif :

Se fait avec la remise matérielle de la chose + signature de l’endosseur.

a- Modalités :

Endossement nominatif : ceci dit, se transmet à une personne dénommée.

L’endossement en blanc : Signature sans indication du nom du bénéficiaire, l’endossataire peut inscrire
son nom, ou l’endosser encore en blanc, comme il peut remettre la LC à une autre personne sans l’endosser,
et échappe dans ce cas à l’obligation cambiaire.

L’endossement au porteur, il a la même valeur que l’endossement en blanc, art 167 al 7 c.c.

≠ L’endossement partiel est interdit par la loi.

≠ L’endossement + clause de conditions, elle est réputée non écrite, art 167 al 7 c.c.
b- Mentions facultatives :

● Date de l’endossement

● Clause sans garantie (non responsable ni de l’acceptation ni du paiement, art 169)

● Clause de retour sans frais.

B- Effets de l’endossement :

Transfert de l’ensemble des droits attachés à la Lettre de Change, à l’endossataire.

L’endosseur s’engage cambiairement.

a- Transmission des droits attachés à la LC :

Art168 c.c, l’endosseur transmet à l’endossataire tout les droits cambiaires (droit de demander
l’acceptation + paiement à l’échéance + endosser la LC à une autre personne + suretés et privilèges
garantissant le paiement).

Ces droites résultent de la propriété de la LC.

17
b- Obligation de garantie de l’endosseur :

L’endosseur devient garant de l’acceptation et paiement de la LC, art 169 al 1c.c + garantie solidaire.

c- Inopposabilité des exceptions au profit de l’endossataire :

La personne tenue du paiement de la LC ne peut opposer au porteur les exceptions qu’il avait pu
opposer au tireur ou signataires antérieurs, art 171 c.c.

Section 2 : Endossements non-translatifs :

Pas de transmission de la propriété, pas d’obligation cambiaire.

Paragraphe 1 : Endossement de procuration :

A- Définitions :

Procédé ou technique par laquelle l’endosseur donne mandat à l’endossataire d’encaisser le montant de la
LC à sa place.

Utilité : l’endosseur n’ayant pas besoin de l’argent, immédiatement, charge une autre personne vu sa
situation, d’encaisser la LC à sa place. L’endosseur peut récupérer sa traire.

Insérer une mention ou indiquant qu’il s’agit d’un simple mandat. Art 172 : Exemples : « pour
encaissement », « par procuration », «valeur en recouvrement» + signature.

B- Effets de l’endossement de procuration :

a- Entre les parties (endosseur/endossataire) :

Effets du droit commun.

L’endossataire devient mandataire de son client l’endosseur et engage sa responsabilité s’il ne présente
pas la LC au paiement à l’échéance.

Il ne prend pas fin avec le décès/incapacité de l’endosseur.

b- Entre les tiens :

L’endossataire peut exercer tout les droits de la LC comme un véritable porteur.

# Exceptions :

1- Il ne peut consentir un endossement translatif, art 172 c.c.


2- Opposition de toutes les exceptions opposables à son endosseur.

Paragraphe2 : L’endossement pignoratif :

A- Définition :

18
Procédé par lequel l’endosseur donne la LC an gage à un créancier (peu utilisée) lorsqu’on a un montant
très important, ou quand un client la donne à titre de garantie pour une ouverture de crédit.

● Forme et mentions :

Remise + signature + mention  = valeur en garantie/en gage ou équivalent.

B- Effets de l’endossement pignoratif :

Si la dette garantie n’est pas payée, l’endossataire a le droit de réaliser le gage en recouvrant le montant de
la LC+ prélèvement de la créance Réalisation du gage.

# Exception en droit cambiaire, ce gage ne concerne que les biens meubles.

CHAPITRE 3 : Le paiement de la Lettre de change :

Section 1 : Modalités de paiement de la lettre de change.

Qui doit payer ? A qui : Le porteur de la LC ? Quand : L’échéance ? L’objet de paiement ?

Paragraphe 1 : La personne effectuant au paiement (qui doit payer ?) :

C’est le tiré qui doit payer la lettre de change, il doit payer s’il a accepté et s’il y’a provision (l’obligation
cambiaire du paiement).

Une créance du tireur sur le paiement, il peut payer même sans acceptation au paiement.

D’autres payeurs ? Il y’a d’autres payeurs qui vont payer la lettre de change, c’est le donneur de l’aval ou
l’avaliseur.

Paragraphe 2 : Qui a droit au paiement ?

C’est le porteur légitime ou son mandataire.

Le porteur légitime est le dernier porteur régulier de la lettre de change en vertu d’une chaine continue
d’endossement.

L’article 186 Al 3 : Nous indique que le tiré doit vérifier la régularité d’un endossement, par contre, il n’a pas
l’obligation d’examiner si les signatures sont authentiques.

Le tiré ne doit pas commettre une faute lourde, le fait que le tiré a négligé une vérification formelle.

L’absence d’opposition au paiement : elle est dans l’article 189 du c.c. (vol, perte, redressement judiciaire),
Art 190  Complément d’information.

Paragraphe 3 : L’échéance.

A la date prévue du paiement, le porteur a l’obligation de présenter le paiement auprès du tiré, le délai de la
présentation est à partir de l’échéance.

S’il ne présente pas le paiement, il risque d’être porteur négligeant, il va perdre alors ses recours cambiaires.

Paragraphe 4 :L’objet, lieu et mode de paiement.

A- L’objet du paiement :

L’objet de paiement, c’est le montant total de la LC.


19
Le paiement doit être intégral dans son principe  Exception : Art 185 Al 2 « Le tiré peut obliger le
porteur à accepter un paiement partiel ».

B- Lieu du paiement :

Demander à l’adresse qui figure dans le titre (clause de domiciliation).

C- Les modes de paiement :

Le paiement peut s’effectuer en espèce ou par chèque.

20