Vous êtes sur la page 1sur 59

DEPARTEMENT DE PHYSIQUE

Cours d’Electrostatique

Et Electrocinétique

Année universitaire 2019-2020

Filières SMP - SMC (S2) T. Lachhab - R. Nassif - M. Bennai


TABLE DES MATIERES

PARTIE 1 ELECTROSTATIQUE

Calcul vectoriel 1

Chapitre 1 : Champ électrostatique dans le vide - Loi de Coulomb

I- Généralités: 10

I-1- Phénomènes électrostatiques 10

II-2- Charges électriques et leurs propriétés 10

II- Loi de Coulomb 11

III- Champ électrostatique 12

III-1- Cas d’une charge ponctuelle 12

III-2- Champ électrostatique crée par un ensemble de charges 13

III-3- Champ électrostatique crée par des distributions continues de charges 14

Chapitre 2 : Théorème de Gauss- Potentiel électrique

I- Flux du champ électrique créé par une charge ponctuelle 15

I-1- q, située en O, n’est pas englobée par (S) 15

I-2- q est englobée par (S) 16

I-3- q est sur la surface (S) 17

II- Enoncé du théorème de Gauss 17

III- Potentiel électrostatique

III-1- Potentiel crée par une charge électrostatique 17

III-2- Potentiel crée par un ensemble de charges électrostatiques 19

III-3- Surfaces équipotentielles 19

III-3-a- Cas d’une charge ponctuelle 19

III-3-b- Cas de deux charges ponctuelles 20

III-4- Potentiel crée par une distribution continue de charge 21


IV- Travail de la force électrostatique 21

V- Lois locales – équations caractéristiques 22

 Loi locale de 22

 Loi locale du théorème de Gauss 22

 Equations de Poisson et de Laplace 23

Chapitre 3 : Conducteurs en équilibre - énergie électrique

I- Equilibre électrostatique : théorème de Coulomb 24

I-1- Propriétés générales d’un conducteur

I- Equilibre électrostatique : théorème de Coulomb

I-1- Propriétés générales d’un conducteur 24

I-2- Equilibre électrostatique - théorème de Coulomb 24

I-2-a- Equilibre électrostatique

* Conducteur neutre * Conducteur chargé * Conducteur avec une cavité 25

I-2-b- Théorème de Coulomb 26

 Champ au voisinage d'un conducteur chargé en équilibre

I-3- Pression électrostatique 27

II- Conducteurs en influence - théorème de superposition des états d’équilibre 27

II-1- Influence partielle - éléments correspondants 28

II-2- Influence totale 28

II-3- Influence sur un conducteur induit isolé . 29

II-4- Effet d’écran 30

II-5- Théorème de superposition des états d’équilibre 31

III– Condensateurs

-III-1- Capacité d’un conducteur isolé 31

III-2- Système de n conducteurs en équilibre 32

III-3- Capacité d’un condensateur 34

III-3-a- Capacité d’un condensateur plan


III-3-b- Phénomène de condensation

III-4- Groupement de condensateurs 35

III-4-a- Condensateurs en parallèle 35

III-4-b- Condensateurs en série 36

IV- Energie électrique 36

IV-1-Energie potentielle d’une charge ponctuelle dans un champ extérieur

IV-2- Cas d’une distribution de charges ponctuelles 37

IV-3- Cas d’une distribution continue de charges 37

IV-4- Energie potentielle d’un système de conducteurs 38

IV-4-a- Energie potentielle d’un conducteur unique

IV-4-b- Energie d’un système à n conducteurs 38

IV-5- Energie potentielle d’un condensateur 38

IV-6- Localisation de l’énergie : densité d’énergie électrostatique 39

PARTIE 2 ELECTROCINETIQUE

Chapitre1 : Le courant électrique dans les conducteurs

Introduction 41

I- Courant électrique

1-1- Définition 41

I-2- Intensité du courant électrique 41

I-3- Densité de courant 42

I-4- Lignes et tube de courant

I-5- Flux de et conservation de charges 43

I-6- Puissance électrique par unité de volume 43

II - Conductivité électrique : loi d’Ohm locale

II-1- Loi d’Ohm locale 44

II-2- Loi d’Ohm macroscopique 45


II-3- Associations de résistance 46

II-4- Effet Joule dans les conducteurs 46

Chapitre 2 : Les réseaux électriques

I- Rôle du générateur : Force électromotrice 47

II- Cas d’un récepteur 48

III- Réseaux linéaires en régime continu 49

III-1-Méthode de Kirchhoff 50

III-1-a- loi des nœuds

III-1-b- Loi des mailles

III-2- Théorème de Thévenin 51

III-3- Théorème de Norton 51


BIBLIOGRAPHIE

Ce polycopié de cours a été inspiré de certains documents et ouvrages dont voici les
principaux

- La physique en fac (Électrostatique et Électrocinétique) ÉMILE AMZALLAG - JOSEPH


CIPRIANI - JOCELYNE BEN AÏM - NORBERT PICCIOLI (EDISCIENCE).
- Historique : vers la Charge Electrostatique. Notes de Cours d’Electrostatique SM1 -
Epinal - 2006-2007 (http://physique.dep.univ-lorraine.fr/files/2013/06/Collet-
elect.pdf).
- Electricité (1ère année) JEAN-PIERRE SARMANT (Collection de sciences
physiques- Edition : J.B. BAILLLIERE).
- Chapitre 1 Les bases de l’électrocinétique (www4.ac-nancy-metz.fr › ancien_site ›
phys_appl › Cours › electrocin)
PARTIE 1 : ELECTROSTATIQUE
Calcul vectoriel
Introduction

Les rappels mathématiques concernant la représentation d’un vecteur dans un repère


orthonormé, le calcul du module, la définition des produits scalaire et vectoriel et leurs
propriétés respectives ainsi que les systèmes de coordonnées, cartésiennes, cylindriques et
sphériques ont été abordés en S1(module de mécanique).

Pour rappel :

En coordonnées cartésiennes :

Volume élémentaire associé à un point M :

En coordonnées cylindriques : =( et +z

Volume élémentaire associé à un point M :

En coordonnées sphériques :

1
Volume élémentaire associé à un point M :

On donne dans ce qui suit quelques éléments complémentaires pour aborder ce module.

Circulation d’un vecteur

2
Flux d’un vecteur

Angle solide

Par définition l’angle solide d  sous lequel on voit une surface élémentaire à partir d’un
point donné O est :

3
Remarque :

 est un nombre sans dimension, qu’on a l’habitude d’exprimer en stéradian (Sr en S.I). Le
stéradian signifie «radian dans l’espace». Il mesure en quelque sorte la « la fraction
d’espace » que l’on voit de O à l’intérieur du cône qui s’appuie sur le contour de la surface dS
d’une sphère centrée en O.

Exemples :

Opérateurs différentielles

Gradient d’un champ scalaire

4
N.B : Les surfaces de niveau sont définies par f(x,y,z) = 0

5
Divergence

6
Rotationnel

7
Laplacien

8
Transformations intégrales

9
Champ électrostatique dans le vide - Loi de Coulomb

I- Généralités:

Dans tout phénomène physique intervient un « objet » dont la structure confère certaines
propriétés à l’espace qui l’entoure. Dans le cas de la gravitation, l’objet est constitué par une
masse. En électrostatique, l’objet est une charge, mesurée en coulomb (C) dans le système
international.

I-1- Phénomènes électrostatiques:

Les phénomènes électrostatiques sont des phénomènes naturels que l'homme rencontre dans
sa vie quotidienne comme l'attraction de petits objets en papier par des corps frottés,
l'écartement d'un filet d'eau par un peigne après avoir peigné les cheveux …etc. Thalès fût le
premier à constater (600 ans avant J.C.) qu'une baguette d'ambre frottée attire des morceaux
de paille.

L'électrostatique est l'étude de l'électricité à l'état statique et ce processus d’électrisation est


obtenu par frottement, par contact ou par des sources d’électricité en branchant un corps
neutre à une batterie ou pile…etc; il s'explique par le transfert de charges élémentaires
(électrons). Dans le cas de l’électrisation par frottement (Verre + soie) : les électrons passent
du verre vers la soie, donc le verre est chargé positivement et la soie négativement. Dans le
cas d'électrisation par contact : Si on met en contact une boule de liège avec du verre
préalablement frotté avec de la soie, les électrons vont passer de la boule vers le verre, de
sorte que, après le contact, le verre deviendra neutre.

II-2- Charges électriques et leurs propriétés

William Gilbert a été le premier à séparer les corps en deux groupes : les conducteurs et les
isolants et il a aussi inventé l’électroscope.

- Les isolants ne conduisent pas les charges électriques (verre-bois -plastique-l’air sec…etc).

- Les conducteurs conduisent les charges électriques (métaux-eau-acides-corps humain …etc)

Benjamin Franklin, en élaborant sa théorie du fluide unique, a donc posé :

- La matière contient des charges positives et des charges négatives. De plus, un corps chargé
négativement et un autre positivement s’attirent et deux corps chargés négativement ou deux
corps chargés positivement se repoussent.

- La charge nette portée par un système est la somme des charges positives moins la somme
des valeurs absolues des charges négatives

Finalement, il a été amené naturellement à poser le principe de la conservation de la charge

électrique : dans un système isolé, la charge nette est une constante.

10
Toute charge est multiple de la charge élémentaire : e = 1,6 10− 19 C (expérience de Millikan).
Les atomes sont constitués de particules chargées, à savoir :

- les électrons (e−) responsables de la conduction électrique dans les métaux avec une
charge : qe = − e = − 1,6 10− 19 C et de une masse : me = 9,1 10- 31 kg
- les protons : ( H+) charge : qp = e = 1,6 10−19 C et de masse : mp = 1,67 10−24 kg
- ainsi que les ions et les porteurs de charge dans les semi-conducteurs qui peuvent être
des électrons ou des « trous » (absence d’électrons).

On distingue :

• les charges ponctuelles : supposées sans dimension, ce qui est analogue à l’hypothèse du
point matériel en mécanique.

• les distributions continues de charge : hypothèse d’une charge macroscopique permettant de


définir une charge infinitésimale dq, à laquelle on peut appliquer les formules établies dans le
cas d’une charge ponctuelle, avantd’intégrer sur la distribution. On définit ainsi les densités :

II- Loi de Coulomb

Enoncé ; Soient deux charges q et q’ placées en M et M’et distantes de r. Ces charges peuvent
être positives ou négatives, mais dans le cas de la figure, nous supposerons qu’elles sont de
même signe.

11
Cette loi traduit l’interaction entre les deux objets q et q’. La force est répulsive si les
charges sont de même signe, elle est attractive si elles sont de signes contraires.

Pour calculer la force exercée par un système composé de plusieurs charges ponctuelles, on
applique le principe de superposition. Ainsi la résultante des forces exercées par cet
ensemble de charges sur une charge quelconque est la somme vectorielle des forces exercées
par chacune des charges de l’ensemble sur la charge en question.

III- Champ électrostatique

III-1- Cas d’une charge ponctuelle

La seule présence d’une charge ponctuelle q au point M (comme d’ailleurs d’une masse
ponctuelle m, dans le cas de la gravitation) permet de définir en un point M’ de l’espace
environnant, une propriété vectorielle : le champ électrostatique :

Lignes de champ : les lignes de champ, qui sont les courbes tangentes en chaque point au
champ , sont des droites passant par la charge ponctuelle q placée en M. Ces lignes sont
orientées centrifuges ou centripètes suivant que q est respectivement positif ou négatif.

L’ensemble des lignes de champ forme le spectre. La figure ci-dessous montre un exemple de
spectre d’une charge ponctuelle

12
- Le nombre de lignes de champ produites ou absorbées par une charge est
proportionnel à la grandeur de la charge (une charge (+2Q) produit 2 fois plus de
lignes qu'en absorbe une charge (‐Q)).

- Les lignes de champ ne se croisent pas.

Remarques :

 Le champ n’est pas défini sur la charge q, si r  0 

 Le champ est radial : la direction de passe par la charge qui le crée.

 Le champ est à symétrie sphérique : le module de est le même à égale distance de la


charge qui le crée.

 Le sens du champ est celui de (q, )

III-2- Champ électrostatique crée par un ensemble de charges

Lorsque n charges ponctuelles existent simultanément en des points M1, M2 ..., Mn, le principe
de superposition permet d’écrire pour le champ résultant en un point M (avec ri = Mi M ≠ 0) :

13
III-3- Champ électrostatique crée par des distributions continues de charges

 Pour un fil chargé uniformément :

 Pour une surface chargée uniformément :

 Et pour un volume chargé uniformément :

Utilisation des symétries

 Si, en un point donné M, il passe un plan (M) laissant la distribution des charges invariante
par réflexion dans ce plan, alors le champ en M doit être invariant dans cette réflexion :

est donc contenu dans le plan de symétrie (M).

 S’il passe par M deux plans de symétrie distincts, est donc dirigé suivant la droite
d’intersection des deux plans : il suffit donc de calculer la coordonnée de sur cette
direction de droite.

 Si en M passent trois plans de symétrie formant un trièdre, alors est nul en ce point.

Des considérations de symétrie peuvent dans certains cas particuliers faciliter énormément les
calculs des champs.

14
Théorème de Gauss- Potentiel électrique

I- Flux du champ électrique créé par une charge ponctuelle

Soit une charge q placée au point O; le champ créé par cette charge en un point M, à une
distance OM = r est donnée par :

Calculons le flux de à travers une surface quelconque S (voir calcul vectoriel) :

Où = et 

Avec d, l’angle solide élémentaire en stéradian (Sr), et , le vecteur unitaire de dS

Ainsi le flux total de à travers la surface S est exprimé en fonction de l’angle solide :

 

Pour le calcul du flux de à travers une surface fermée S, 3 cas peuvent se présenter :

I-1- q, située en O, n’est pas englobée par (S)

Soient deux éléments de surface dS1 et dS2, découpés par l’angle solide  issu O :

15
On a :

Au total on a : 

I-2- q est englobée par (S)

Ici les expressions du flux élémentaire du champ à travers les surface dS1 et dS2 sont les
mêmes :

Il vient donc pour calculer le flux total du champ à travers S, de prendre un des flux
élémentaires et de l’intégrer sur l’espace en entier :

 car  4 et K = 1/4


è

16
Remarque : Ce résultat reste vrai quelle que soit la surface fermée prise autour de la charge
(donc c’est vrai pour une sphère)

I-3- q est sur la surface (S)

Dans ce cas, l’angle solide vu par la charge située sur la surface n’est autre que celui du demi-
espace ; on a :

II- Enoncé du théorème de Gauss

 Pour un ensemble de charges ponctuelles

Le flux électrostatique sortant d’une surface fermée S est égal au rapport de la somme
algébrique des charges intérieures à la permittivité du vide. Il est indépendant de la
position de ces charges et de l’existence de charges extérieures.

 Pour des distributions continues de charge :

 : pour des charges réparties sur une longueur l à l’intérieur


de S avec une densité linéïque .

 : dans le cas où la répartition des charges est surfacique;


la surface S’est à l’intérieur de la surface fermée S sur laquelle le flux est calculé.

 = une distribution volumique des charges; le


volume est limité par la surface fermée S sur laquelle on calcule le flux électrostatique.

Intérêt du théorème de Gauss

Par rapport au calcul direct du champ , le théorème peut présenter des avantages si des
considérations de symétrie s’avèrent favorables : par exemple : ⊥ ( = 0) en tout point
de la surface ou encore est de norme constante.

III- Potentiel électrostatique

III-1- Potentiel crée par une charge électrostatique

Le potentiel électrique est défini à partir de la circulation, du champ crée par une charge
placée en O, le long d’une trajectoire l (équation (1.3); calcul vectoriel)

17
C= avec et = ; OM = r

Donc : dC = = E(M). dl. cos  avec  ( , on peut poser que dr  dl.cos 

dC = = E(M).dr dr =

 V(M) =

V(M) est appelé potentiel électrique au point M; c’est un scalaire défini à une constante près.

N.B. - L’unité de V est le volt(V) en S.I.

- si r 0, V ; le potentiel n’est pas défini sur la charge

- Par convention V( ) = 0  V(M) =

est appelée différence de potentiel entre I et F.

Conclusion : La circulation du champ électrostatique est indépendante du parcours choisi,


puisqu’elle ne dépend que de la différence de potentiel entre I et F; le potentiel étant défini à
une constante près, on voit que le choix de cette constante n’intervient pas dans la différence
de potentiel. Par contre, la circulation de dépend du sens de parcours choisi : c’est ce sens
qui fixe le signe de la différence de potentiel. Il faut donc toujours orienter le parcours avant
de calculer la circulation de .

= = 0; Pour une courbe fermée, la circulation de est nulle, donc conservative.

18
III-2- Potentiel crée par un ensemble de charges électrostatiques

Lorsque n charges ponctuelles existent simultanément en des points M1, M2,. . . ,Mn, le
principe de superposition permet d’écrire, de la même manière que pour , le potentiel
résultant en M :

avec ri = MiM

Ce potentiel au point M situé à la distance des charges garde les mêmes caractéristiques
que celui crée par une charge (Par convention, s’il n’y a pas de charge à l’infini, V( ) = 0)

III-3- Surfaces équipotentielles

Une surface équipotentielle, de potentiel V0, est l’ensemble des points M de l’espace tels que
V(M) = V0 Considérons deux points M et M’ voisins appartenant à une surface
équipotentielle de potentiel V0 Nous notons = ; on a donc qui appartient au
plan π. Si est petit alors on peut considérer que le champ en M est le même que celui
en M’

Or V(M) = V(M’) =V0  

Donc le champ électrostatique est toujours perpendiculaire aux surfaces


équipotentielles.

III-3-a- Cas d’une charge ponctuelle

Le potentiel électrique crée, par une charge ponctuelle q, en M à la distance r est :

V(M) = = V0  r = cste

Les surfaces équipotentielles V = V0 sont des sphères de rayons constants et centrées sur la
position de la charge q

19
III-3-b- Cas de deux charges ponctuelles

- Soient 2 charges (q) et (-q) placées aux distances respectives r1 et r2 d’un point M de
l’espace; la figure ci-après indique l’allure des lignes de champs (en trait plein) et des lignes
équipotentielles (en pointillés) dans le plan x O y

- Pour 2 charge identiques (q) placées aux distances respectives r1 et r2 d’un point M de
l’espace ; les isopotentielles (équipotentielles ou points M tels que V(M) = cste,) ont l’allure
suivante :

20
III-4- Potentiel crée par une distribution continue de charge

 Pour un fil chargé uniformément :

 Pour une surface chargée uniformément :

 Et pour un volume chargé uniformément :

IV- Travail de la force électrostatique

Soit une charge q, placée au point M où règne un champ électrostatique ); q est soumise à
la force électrostatique =q )

Le travail élémentaire W fourni à q lors d’un déplacement élémentaire est donné par :

W = =q

Le travail total de fourni le long du parcours AB est :

 =q( ( = - dV)

Donc le travail de la force électrique ne dépend que de l’état initial et de l’état final.

21
V- Lois locales – équations caractéristiques

 Loi locale de

On a déjà vu que : dC = = - dV (Paragraphe III-1)

Or (calcul vectoriel équation (1,) en


coordonnées cartésiennes)

On en déduit que : dérive d’un potentiel scalaire V  =- V(M)

Remarque : Cette loi permet de déterminer en un point quelconque si V est connu en


ce point (ou l’inverse). Elle présente un caractère général, libéré de toute considération
de symétrie susceptible d’apparaître à l’échelle globale.

Cette loi peut s’écrire sous une autre forme locale : sachant que

Alors on a :

Le champ électrique est dit irrotationnel.

 Loi locale du théorème de Gauss

Soit une surface S fermée, contenant une charge Q répartie uniformément dans le volume τ
qu’elle entoure, la densité volumique étant ρ. On a alors :

Cette écriture constitue la forme intégrale du théorème de Gauss. Le théorème de la


divergence permet d’écrire par ailleurs :

De ces relations, on déduit la forme locale suivante pour le théorème de Gauss :

Si (M)  0   , alors le flux électrique n’est pas conservatif

Si (M) = 0  , alors le flux électrique est conservatif (le flux électrique


de à travers une surface fermée est nul)

22
Cette loi locale de l’électrostatique (comme la première
présente un caractère général, elle ne fait intervenir que le point considéré indépendamment
de toute symétrie globale.

 Equations de Poisson et de Laplace

En présence d’une densité volumique de charge, on peut écrire les deux lois locales :

23
Conducteurs en équilibre - Energie électrique

I- Equilibre électrostatique : théorème de Coulomb

I-1- Propriétés générales d’un conducteur

Un corps quelconque, isolé, contient un certain nombre de porteurs de charges : ce sont les
protons liés aux noyaux des atomes et les électrons qui gravitent autour des noyaux.

Les conducteurs sont des milieux dans lesquels existent des charges libres (positives ou
négatives) pouvant être mises en mouvement sous l’action d’un champ électrique. Parmi les
conducteurs, on peut citer les métaux, les semi-conducteurs, les électrolytes ou encore les gaz
ionisés.

Les isolants ou diélectriques peuvent être définis grossièrement comme des corps ne
possédant pratiquement pas de charges libres. Les électrons sont fortement liés aux noyaux
des atomes et ne peuvent pas se déplacer entre les atomes.

 Loi de conservation de la charge :

Dans un système isolé, la charge électrique se conserve :

Par exemple, un atome non ionisé se comporte comme une particule électriquement neutre.

I-2- Equilibre électrostatique - théorème de Coulomb

I-2-a- Equilibre électrostatique

Un conducteur en équilibre est un corps dans lequel les charges sont immobiles à
l'intérieur de ce corps. Il y a des mouvements à cause de l’agitation thermique, mais pas de
mouvements d’ensemble. Cela a pour conséquence qu’en tout point intérieur au corps, le
champ est nul car s'il est différent de zéro, les charges vont se déplacer et il n'est plus
en équilibre.

L’équation locale : entraîne que l’équilibre s’exprime finalement par


: 

Il ne peut y avoir de charges libres à l’intérieur d’un conducteur en équilibre et le champ


électrique à l’intérieur y est toujours nul. Ceci ne signifie naturellement pas qu’il n y ait pas
de charges à l’intérieur du conducteur; les charges négatives compensent les charges
positives.

Deux cas peuvent se présenter suivant que le corps est neutre ou chargé.

24
* Corps conducteur neutre

- Le volume occupé par la matière conductrice est un volume équipotentiel, et la surface qui le
limite est au même potentiel :. =  ∆Vint = 0  Vint = V0 ; et =0

- A l’extérieur du corps, l’application du théorème de Gauss entraîne que .

* Corps conducteur chargé

La condition d’équilibre des porteurs de charge entraîne toujours :

= = 0  Vint = V0

Si le conducteur est chargé, c’est à dire s’il contient plus d’électrons de conduction que de
charges positives sur les ions du réseau, alors le surplus de charges libres est repoussé vers la
surface du conducteur.

On déduit la propriété suivante : la répartition des charges est superficielle dans un


conducteur électrostatique en équilibre σ ≠ 0.

* Cas d’un conducteur présentant une cavité

Que le corps soit chargé ou non, que le champ extérieur soit nul ou non, la surface du
conducteur (externe ou interne) est une équipotentielle V = V0.

On en déduit que les points M et N pris sur la surface interne sont au même potentiel :

Le champ est nul dans la cavité, comme il l’est dans la partie massive du conducteur, et cela,
quelles que soient les conditions extérieures au conducteur. Ce dernier constitue un écran

25
électrostatique : tout champ extérieur ne peut être décelé dans la cavité. Inversement, tout
champ appliqué dans la cavité, ne sera pas décelé à l’extérieur du conducteur (Cage de
Faraday)

I-2-b- Théorème de Coulomb

 Champ au voisinage d'un conducteur chargé en équilibre

Les lignes de champ sont toujours perpendiculaires aux équipotentielles. La surface du


conducteur est une équipotentielle. Les lignes de champ sont donc perpendiculaires à cette
surface. Ce qui implique que sur la surface du conducteur, le champ électrostatique est
perpendiculaire à la surface du conducteur.

Pour le calcul du champ électrostatique dans le proche voisinage extérieur du conducteur,


considérons une petite portion de la surface d’un conducteur et appliquons le théorème de
Gauss à un cylindre de sections (dSl et dSe) et d’axe perpendiculaire à la surface du
conducteur. La partie en pointillé est à l’intérieur du conducteur.

• A l’intérieur, le champ est nul :

• Sur la surface latérale du cylindre, à l’extérieur du conducteur le champ est radial : il est
donc perpendiculaire au vecteur ; on a donc: =0

• Sur le disque extérieur, on a ; est un vecteur unitaire normal au conducteur


dirigé ver l’extérieur de celui-ci.

Le flux de à travers la surface de Gauss est :

Or et

 Théorème de Coulomb

Cette relation, qui traduit que les lignes de champ sont normales à la surface du
conducteur, constitue le théorème de Coulomb

26
Si σ > 0, le champ est dirigé vers l’extérieur,

Si σ < 0, il est dirigé vers l’intérieur.

I-3- Pression électrostatique

Soit M un point de la surface d’un conducteur en équilibre, et dS un élément de surface autour


de M; A est un point infiniment voisin du conducteur (dS est vu de A sous un angle solide de
2) le champ en A est où est un vecteur unitaire normal au conducteur dirigé
vers l’extérieur de celui-ci.

On a : où est le champ crée par les charges de dS et le champ de


toutes les autres charges de l’univers, portées ou non par le conducteur.

Avec (dS est vu de A comme un plan indéfini, c.à.d. sous un angle solide de 2)

En définitive :

Cherchons à évaluer la résultante des forces extérieures qui s’exercent sur dS. Ces forces sont
dues aux charges extérieures à dS, c.à.d. celles dues à ; on a donc :

La quantité a les dimensions d’une pression, elle porte le nom de pression


électrostatique.

Remarque : est positif, la force de pression électrostatique est toujours dirigée vers
l’extérieur, elle tend à décoller l’élément de surface. Pour le vérifier, plaçons un bout de
papier d’Aluminium au sommet d’une sphère conductrice ; quand on relie celle-ci à une
machine électrostatique, le papier d’Aluminium est projeté en l’air

II- Conducteurs en influence - théorème de superposition des états d’équilibre

27
Nous venons d’étudier les caractéristiques d’un conducteur isolé. Ce cas est assez rare. En
effet, la plupart du temps un conducteur subit l’influence des autres conducteurs de son
environnement.

II-1- Influence partielle - éléments correspondants

Soit deux conducteurs (C1) et (C2); On suppose que, initialement (C1) est chargé avec une
densité σ1 > 0, et C2 est neutre. Dès que l’on approche (C1) de (C2), il apparaît sur la surface
de (C2) une densité de charge σ2 < 0 sur la partie faisant face à (C1) et une densité σ2’ > 0 sur
la partie opposée. Les densités sont de signes contraires pour assurer la neutralité de (C2). Les
lignes de champ ont l’allure indiquée sur la figure ci dessous : elles partent de (C1)
perpendiculaires à la surface et aboutissent à (C2) également perpendiculaires à la surface.

Pour démontrer ce résultat, on considère le tube de champ de section dS1 sur (C1) : il va
délimiter sur (C2) une section dS2. Le flux sortant de ce tube est nul, car aucun flux ne sort de
la paroi latérale ( tangent à la paroi; ) ni des calottes dS1, dS2 ( nul à l’intérieur des
conducteurs).

Le théorème de Gauss appliqué au tube : . =0=  =0

Comme à l’intérieur de la surface totale du tube, la charge sur S1 est non nulle (positive), ceci
impose la présence d’une charge opposée sur la surface opposée de (C2) :

dQ2 = - dQ1  σ1 dS1 + σ2 dS2 = 0

dS1 et dS2 sont appelés éléments correspondants et les charges σ1 dS1 et σ2 dS2 qui se font
face sur deux éléments de surface correspondants sont égales et opposées (théorème de
Faraday).

L’influence est dite partielle car seule une partie des lignes de champ issues de (C1) aboutit à
(C2).

II-2- Influence totale

Si l’un des deux corps conducteurs en équilibre (C2 par exemple supposé neutre) entoure
totalement l’autre, il y a correspondance totale entre les charges de la surface S1 de (C1) et la
surface interne S2 de (C2). Les charges globales portées par les deux surfaces en regard sont
égales et opposées : Q2 = - Q1

28
On peut donc résumer la situation de la manière suivante :

– dans la partie massive de (C1) : =

– sur la surface de (C1) : charge Q1 > 0 créant ,

– sur la surface interne de (C2) : charge (− Q1),

– dans la partie massive de (C2) : =

– sur la surface externe de (C2) : apparition de la charge (+ Q1) pour assurer la neutralité de
(C2).

– à l’extérieur des deux conducteurs : le champ est celui créé par la seule charge Q1
portée par la surface externe de (C2).

N.B. Par la suite le conducteur A, supposé chargé positivement, est appelé inducteur alors le
conducteur B est appelé conducteur induit.

II-3- Influence sur un conducteur induit isolé .

Supposons que la charge totale de l’induit est nulle. Ceci peut être réalisé en le connectant à la
Terre. Lorsqu’il est isolé son potentiel est donc nul. Il est déconnecté de la Terre et amené
dans le champ de l’inducteur A. Ce dernier attire les charges négatives de l’induit en vertu du
théorème des éléments correspondants. Ce phénomène induit donc un champ électrostatique
crée par la séparation des charges dirigé des charges + vers les charges - dans l’induit. Ce
champ est exactement opposé au champ crée par l’inducteur en tout point : =-

29
Ce phénomène fait apparaitre un potentiel Vinduit positif inférieur à VA

On en déduit que : l’influence conserve la charge totale d’un conducteur isolé et modifie
son potentiel.

Remarque : Si la liaison entre l’induit et la terre n’est pas coupée (l’induit et la terre forment
un seul conducteur), les charges positives sont compensées par les charges de la terre.

Alors, à l’équilibre on trouve pour l’induit :

Qinduit = (-QA) < 0 et (toutes les lignes issues de l’inducteur


n’atteignent pas le conducteur induit)

, le champ est nul à l’intérieur

Vinduit = Vterre = 0, le potentiel de la terre.

On en déduit que : l’influence conserve la potentiel d’un conducteur relié à la terre et


modifie sa charge totale.

II-4- Effet d’écran

Si maintenant les deux conducteurs induit et inducteur sont en influence totale de telle sorte
que l’induit soit connecté à la Terre. En vertu du théorème des éléments correspondants, la
charge dans un tube de champ sur l’élément de la surface externe sont égales à la densité de
charges dans l’élément de surface correspondant à la surface de Terre, c’est-à-dire nulle
(Qindext = 0). Les charges de la face externe s’écoulent dans la Terre. Il n’y a donc plus de
champ électrique décelable à l’extérieur. Ceci implique qu’il n’y a pas de champ extérieur ni
de potentiel non plus.

30
Remarque : Il est impossible de savoir si le matériau inducteur porte une charge ou non.
Dans ce dispositif l’induit porte le nom de Cage de Faraday; elle sert à la protection

II-5- Théorème de superposition des états d’équilibre

* Superposition de 2 états :

Soient 2 états d’un système de conducteurs caractérisés par les distributions (σ’) et (σ’’). On
dit que l’état caractérisé par la distribution = (σ’’+ σ’) résulte de la superposition de ces 2
états.

La charge du conducteur Ci est :

et

On a donc :

Le même calcul est fait pour le potentiel ainsi que le champ en un point quelconque de
l’espace. On obtient :

Conclusion : La superposition de 2 états entraîne l’addition des charges de chaque conducteur


ainsi que l’addition du potentiel et du champ en tout point de l’espace.

III– Condensateurs

-III-1- Capacité d’un conducteur isolé

Soit un conducteur isolé (de densité surfacique de charge σ ) en équilibre électrostatique. La


charge est :

Si on remplace par on obtient :

31
 

On constate que le rapport

La capacité électrostatique C d’un conducteur isolé est donné par : C =

Remarques :

- C est toujours positive :

Si Q >0 alors σ > 0 et > 0  les lignes de champs partent du


conducteur vers l’infini (V = 0)  V > 0

Si Q < 0 alors σ < 0 et < 0  les lignes de champs arrivent sur le


conducteur à partir de l’infini (V = 0)  V < 0

- C dépend de la géométrie du conducteur :

Pour un conducteur sphérique isolé, V = C= , Cterre = 700 10-6 F

- L’unité de C en S.I. est le Farad (F); on utilise souvent :

1F = 10 -6 F

1 nF = 10 -9 F

1 pF = 10 – 12 F

III-2- Système de n conducteurs en équilibre

Soit un système de trois conducteurs en équilibre électrostatique. Il s’agit de trouver les


relations entre les charges et les potentiels des différents conducteurs. Pour cela, on définit
trois états d’équilibre auxquels on applique ensuite le principe de superposition.

1er état : conducteur n° 1 au potentiel V1 > 0 par exemple, les autres au potentiel 0.

2ième état : conducteur n° 2 au potentiel V2, les autres au potentiel 0.

3ième état : conducteur n° 3 au potentiel V3, les autres au potentiel 0.

32
Q11, Q21, Q31 sont les charges portées respectivement par les conducteurs 1, 2, 3, à l’état 1.

On écrit de la même manière les charges conducteurs dans les états 2 et 3 ;

La superposition des potentiels donne:

V1 = V1 + 0 + 0 V2 = 0 + V2 + 0 V3 = 0 + 0 + V3

Les charges produites par la superposition des 3 états d’équilibre sur chaque conducteur sont
données par :

La relation entre charges et potentiels est une relation matricielle. La matrice C ainsi définie,
soit :

La généralisation de cette relation à un système de n conducteurs s’écrit sous forme


matricielle, cette relation s’écrit :

Remarques :

* Cij (<0) est un coefficient d’influence du conducteur j sur le conducteur i; il est homogène à
une capacité, alors que Cii (>0) est la capacité de i en présence des autres conducteurs
différente de celle du conducteur i lorsqu’il est et unique. On a de plus Cij = Cji.(identité de
Gauss)

* Si n =2, on parle de condensateur

33
III-3- Capacité d’un condensateur

III-3-a- Capacité d’un condensateur plan

Le condensateur plan est constitué de deux plans conducteurs parallèles de surface S séparés
par une distance e, portés à des potentiels V1 et V2. Cet ensemble peut être considéré comme
un système de conducteurs en influence totale lorsque les plans sont supposés infinis. Les
conducteurs A et B sont appelés armatures du système.

Les densités de charges surfaciques σA et σB, et le champ électrostatique ‘(théorème de Gauss)


entre les deux plaques sont tels que :

étant le vecteur unitaire dirigé de la plaque chargée positivement vers la plaque chargée
négativement. La différence de potentiel est alors donnée par :

D’où la capacité du condensateur plan :

st la charge de l’armature interne et est la différence de potentiel entre les


armatures.

III-3-b- Phénomène de condensation.

Considérons une seule plaque (celle de droite) du condensateur dessiné au dessus. Cette
plaque porte une charge QA et elle est au potentiel VA proportionnel à QA. On approche une
deuxième plaque (B) reliée à la Terre. Cette plaque reste au potentiel nul (VB = 0) et donc la
différence de potentiel entre les deux plaques est simplement VA.

Pendant qu’on approche les deux plaques la distance diminue et donc la capacité du système
(C ∝ 1/e) augmente. La quantité de charge sur A étant constante, le potentiel de la plaque A
(VA = QA/C) décroit. Pour la ramener au potentiel VA, il faut apporter de nouvelles charges à
la plaque A. Donc pour être au même potentiel, le conducteur A doit porter une charge plus

34
importante en présence du conducteur B plutôt qu’en son absence. Il y a une condensation de
l’électricité. La charge du conducteur A va augmenter sous l’influence du conducteur B.

Q’A = CAA VA + CAB VB = CAA VA  QA = CA VA  CAA > CA

III-4- Groupement de condensateurs

Les condensateurs sont symbolisés par :

III-4-a- Condensateurs en parallèle.

Soit un ensemble de n condensateurs associés de la manière sur la figure ci-dessous, en


parallèle, Tous les fils reliés au point A sont au potentiel VA. De même, tous les fils reliés au
point B sont au potentiel VB

Q étant la charge totale portée par les armatures reliée à A.

Des 2 équations ci-dessous, on déduit le résultat suivant :

Ainsi la capacité équivalente est donnée par :

35
III-4-b- Condensateurs en série.

Regardons sur un exemple de 3 condensateurs associés de telle sorte que l’armature externe
de chaque condensateur soit reliée à l’armature interne du suivant :

La charge Q se conserve : toutes les armatures de rang impair portent la même charge (+Q),
toutes les armatures de rang pair la même charge (−Q) :

La capacité équivalente est donc donnée par :

Généralisation : pour n condensateur en série Cs, on a :

IV- Energie électrique

IV-1-Energie potentielle d’une charge ponctuelle dans un champ extérieur

Une charge ponctuelle isolée ne peut avoir une énergie potentielle; elle crée cependant dans
l’espace autour d’elle un champ et un potentiel V, et pourrait se trouver elle-même dans un
champ et un potentiel V crées par une autre charge ou une distribution de charges. Dans ce
cas elle va acquérir une énergie potentielle Ep. L’énergie potentielle est donc l’opposé de
l’énergie électrostatique calculée précédemment (travail); celui-ci est l’énergie qu’on doit
fournir pour ramener cette charge depuis l’infini jusqu’à la position M où son potentiel est
V(M). On a alors :

Ep = - = - q [V( ) –V(M)] = q V(M).

36
IV-2- Cas d’une distribution de charges ponctuelles

Soit un système de 3 charges q1, q2, q3 placées respectivement aux points A1, A2, A3. On
cherche à déterminer l’énergie potentielle d’un tel système. Pour cela, on adoptera la
démarche qui consiste à reconstituer le système en amenant les charges l’une après l’autre, de
l’infini à leurs positions définitives.

Une astuce de calcul permettrait de réécrire Ep en utilisant les potentiels existant aux points
A1, A2 et A3. Pour cela, on reprend l’expression trouvée, et on la somme à elle-même ; on
obtient alors :

Où V1 est le potentiel crée par (q2, q3) au point A1 et ainsi de suite. On a donc :

Généralisation pour n charges :

où (K = )

IV-3- Cas d’une distribution continue de charges

On peut étendre la sommation discontinue précédente à une sommation intégrale. En


désignant par dq la charge élémentaire et par V le potentiel auquel est soumis cette charge, on
obtient :

37
IV-4- Energie potentielle d’un système de conducteurs

IV-4-a- Energie potentielle d’un conducteur unique

Pour un conducteur de capacité C portant la charge q et ayant un potentiel V constant (le


conducteur est équipotentiel), l’énergie potentielle s’obtient en intégrant la relation suivante :

L’énergie emmagasinée s’écrit donc, compte tenu que q = C V :

IV-4-b- Energie d’un système à n conducteurs

Soit n conducteurs chargés en équilibre électrostatique, on montre comme pour un ensemble


de charges ponctuelles que l’énergie potentielle du système est donnée par :

IV-5- Energie potentielle d’un condensateur

L’influence entre les armatures étant totale, on a : q2 = (−q1)

Comme =C , on a quelle que soit la forme du condensateur:

38
IV-6- Localisation de l’énergie : densité d’énergie électrostatique

Pour déterminer cette densité d’énergie électrostatique, faisons le sur un exemple avant de le
généraliser. Considérons un condensateur plan dont les armatures ont une surface S et sont
distantes de e. Soit la différence de potentiel entre le plaque1 (celle du dessus)
et la plaque 2.

L’énergie emmagasinée dans ce condensateur est :

Or on a : 

Entre les armatures, le champ électrique est uniforme; sa norme est donnée par : E =

La densité d’énergie par unité de volume, qui est liée au champ électrique est également
uniforme. Elle a pour expression : = .

Remarque :

Ce résultat reste vrai dans le cas général : si un champ électrique est appliqué en un point
quelconque de l’espace, on peut lui associer une densité volumique d’énergie donnée par :

39
PARTIE 2 : ELECTROCINETIQUE

40
Le courant électrique dans les conducteurs
Introduction

On considère un conducteur filiforme relativement long et on applique une différence de


potentielle entre les bouts du conducteur. Ici le champ électrique crée par la différence de
potentielle est dû à une contrainte externe (pile, générateur,...). C’est la différence avec
l’électrostatique :

- en électrostatique, le champ est crée par les charges du système.

- en électricité, le champ est crée par un générateur externe.

Chaque électron de conduction du matériau constituant le fil ressent une force de Coulomb
qui le met en mouvement. En plus de cette force chaque électron interagit avec les atomes
(ions) du matériau de telle sorte que qu’il y ait dans le fil un mouvement très désordonné de
l’ensemble des électrons de conduction et ceci dans le sens opposé au champ.

I - Courant électrique

1-1- Définition

On appelle courant électrique tout mouvement d’ensemble de charge dans un milieu sous
l’action d’un champ électrique.

Par convention, son sens est celui des charges positives

Lorsque l’écoulement des charges est permanent, on parle de courant continu.

I-2- Intensité du courant électrique

Soit S la surface d’un conducteur, et soit dQ la quantité de charge mobile qui traverse S entre
les instant t et t+dt; on appelle intensité du courant qui a traversé cette surface la grandeur
notée i telle que i =

Elle est comptée positive dans le sens de .et elle s’exprime en Ampère(A) dans S.I.

Pour un courant continu, l’intensité est donc constante : i=

Son expression en fonction de la vitesse des charges peut être déterminée simplement pour
un fil conducteur cylindrique :

41
Soit n le nombre de charge élémentaire q par unité de volume qui traverse ce conducteur;
étant la densité de charge mobile par unité de volume d à ne pas confondre avec définie
pour toutes les charges qu’elles soient mobiles ou non. Si dQ est la quantité de charge qui
traverse S pendant dt, alors :

dQ = ρm d =ρm S dl = S ρm dt  i= S ρm où (dl= dt)

I-3- Densité de courant

Sur la figure ci-dessous est représentée l’évolution des charges mobiles pendant un temps dt
dans une section dS d’un conducteur; donc la quantité de charges = ρm dS dt a traversé
la surface dS pendant dt. Ainsi l’intensité élémentaire du courant électrique di ayant traversé
dS est :

di= = ρm

ρm est appelé vecteur densité de courant. C’est un vecteur orienté dans le sens de
déplacement des charges positives ; l’unité de dans S.I est (A/m2).

Ainsi, l’intensité du courant i qui traverse S est donnée par :

i est donc le flux de à travers S

I-4- Lignes et tube de courant

Une ligne de courant est définie comme une ligne tangente en tout point de . Un tube de
courant est formé par l’ensemble des lignes de courant s’appuyant sur un contour fermé (C) ;
ses génératrices sont donc tangentes à en tout point.

42
I-5- Flux de et conservation de charges

Considérons maintenant un volume entouré d’une surface S. A un instant t, la densité


volumique de charge mobile au point de V est ρm ( , t). A cet instant, la charge mobile
totale dans est :

Donc on a :

Cette quantité est aussi l’intensité du courant (i = dQm/dt) qui est entré dans le volume à
travers la surface S. Il peut être écrit :

Le signe (-) apparait pour garder l’intensité positive alors que est dirigé vers l’intérieur de
et vers l’extérieur ;

Ainsi : (théorème d’Ostograsky)

Ce résultat étant valable quelque soit le volume d’intégration , on a alors la propriété


suivante connue aussi sous le nom d’équation de continuité du vecteur densité de courant ou
encore loi de conservation de la charge :

N.B : Pour un courant continu, = cste  ce qui exprime la continuité du


vecteur à la surface de séparation de 2 milieux.

I-6- Puissance électrique par unité de volume

- Le travail effectué par une charge dQ se déplaçant sous l’action d’une force électrique d’un
point de potentiel VA à un point de potentiel VB est donné par :

dW = (VA - VB) dQ = U i dt (U = (VA - VB) étant la différence de potentiel entre A et B)

- La puissance est alors donnée par : P=

Si on considère un fil élémentaire cylindrique parcouru par un courant di, la puissance


électrique élémentaire dP, fournie au fil est :

dP = di (VA - VB) avec VA = V et VB = V+dV

on a alors : dP = di*(-dV) = ( )*( )=

La puissance électrique par unité de volume est alors : =

43
Remarque :

- Si U > 0, P > 0; c’est un récepteur


- Si U < 0, P < 0; c’est un générateur

II - Conductivité électrique : loi d’Ohm locale

II-1- Loi d’Ohm locale

Il s’agit d’exprimer la densité de courant dans un conducteur, en fonction du champ appliqué


, en utilisant le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron de charge (- e)
et de masse m en déplacement à l’intérieur du conducteur.

En plus de la force électrique de Coulomb , il faut introduire l’effet des chocs de la part des
autres particules (notamment sur les atomes du réseau cristallin) par l’intermédiaire d’une
force de frottement opposée à la vitesse de déplacement.

On a alors :

Où k est un coefficient de frottement positif

et étant de sens opposé (l’électron est de charge négative), la projection de l’équation


devient :

La solution de cette équation différentielle est :

-Si on suppose la variation de E au cours du temps nulle ou faible en chaque point du


conducteur (régime stationnaire ou quasi stationnaire : t ), alors v ne dépend que de E :

μ est la mobilité des électrons; c’est une grandeur algébrique qui a le même signe de la
charge q. Elle s’exprime en m2V−1s−1

Et comme ρm  ρm =σ

σ est la conductivité du conducteur ; elle caractérise la propriété du matériau d’être traversé


par un courant lorsqu’il est soumis à un champ électrique. Elle est l’inverse de la résistivité
électrique, qui elle, représente la capacité du conducteur à s’opposer aux mouvements des
charges.

Récapitulons :

=σ = (Loi d’Ohm Locale)

44
II-2- Loi d’Ohm macroscopique

Considérons un conducteur limité par deux sections SA et SB, portées respectivement aux
potentiels VA et VB, grâce à un générateur (G) fermant le circuit. On peut écrire :

En régime stationnaire on peut définir la densité de courant en un point comme : I = j*S où I


est l’intensité du courant et S l’aire de la section droite du conducteur

En introduisant la résistance R du conducteur donnée par : qui s’exprime en


ohms () on obtient :

(loi d’Ohm macroscopique).

Exemples :

-a- Cas d’un conducteur cylindrique de longeur l :

Dans ce cas S = cste, on a :  = avec (AB = l)

-b- Cas d’un conducteur non cylindrique

45
II-3- Associations de résistance

On commence d’abord par donner les conventions adoptées pour définir les signes des
courants électriques et différence de potentiel (d.d.p.).

-Si VA > VB, I entre par A et sort : - Si VA < VB, I entre par B et sort

par B, on a : VAB = VA -VB = R I par A, on a : VAB = VA-VB = -R I

a-Résistances en série

VA − VB = R1 I + R2I = (R1 + R2) I = Rs I 

b-Résistances en parallèle

VA − VB = R1 I1 = R2 I2 = Rp (I1 + I2); par conséquent il vient :

d’où 

Généralisation à n résistances en parallèle :

II-4- Effet Joule dans les conducteurs

Soit un conducteur AB traversé par un courant i pendant dt, l’énergie électrique élémentaire
reçue par AB est donnée par : W = dq (VA-VB) = i dt U = i U dt (chap.3 ; V)

Si le conducteur est un dipôle passif (résitance) : W = R i2dt

Cette énergie est une énergie calorifique dissipée dans la résistance et qui peut être utilisée
pour le chauffage; on parle alors de chauffage par effet Joule. La puissance correspondant
est : P=

La puissance dissipée par unité de volume est alors :

46
Les réseaux électriques

On commence d’abord par définir un dipôle électrocinétique : c’est tout système relié à
l'extérieur par deux conducteurs uniquement. On distingue 2 types de dipôles : passif et actif.

- Un dipôle passif est un dipôle qui convertit toute l’énergie électrique qu’il reçoit en
énergie thermique (conducteur ohmique, diode, ...).
- Un dipôle actif fournit à l’extérieur de l’énergie thermique et une autre forme
d’énergie : un générateur fournira de l’énergie thermique et de l’énergie électrique; un
récepteur comme un moteur fournit de l’énergie thermique et de l’énergie mécanique à
partir d’énergie électrique.

I- Rôle du générateur : Force électromotrice

C'est un dipôle capable d'imposer une tension constante, appelée force électromotrice, quelle
que soit la charge reliée à ses bornes. Il est également appelé source de tension. Par
conséquent, si le générateur établit un champ entre A et B dans le conducteur, c’est qu’il est
lui-même le siège d’un champ dit champ électromoteur (non électrostatique). C’est en
particulier la circulation de ce champ dans le générateur, appelée force électromotrice e, qui
assure la d.d.p. (VA − VB).

Le champ peut avoir des origines chimiques (piles et batteries) ou magnétiques (f.é.m.
induite) ou mécanique (dynamo, turbines hydraulique, ..).

- Générateur en circuit ouvert : Dans un générateur, le courant circule de la borne positive


vers la borne négative à travers le circuit extérieur.

La différence de potentiel aux bornes d'un générateur à vide est égale à sa f.é.m, alors que la
différence de potentiel aux bornes d'un générateur en charge est égale à sa f.é.m, diminuée de
la chute de potentiel due à sa résistance interne r.

En charge A vide

e – r I = VA − VB VA − VB= e

47
Remarque : Le générateur est dit idéal si sa résistance interne est nulle (r = 0).

- Générateur en circuit fermé : Si le générateur a une résistance r non négligeable, celle-ci


prélève sur e la chute de tension (ou chute ohmique : r I) avant de délivrer VA − VB aux
bornes A et B. On a donc :

e – r I = VA−VB = R I UAB = VA−VB

I= Pour un générateur idéal : I =

N.B. : D’un point de vue énergétique, un générateur est donc un élément qui transforme
l’énergie (chimique, mécanique,..) en énergie électrique et thermique.

Ainsi, la puissance fournie par le générateur est P = e . I = (UAB + r I) I

 (r I2) est la puissance perdue par effet de Joule dans le générateur.

 (UAB I) est la puissance libérée dans le circuit extérieur.

II- Cas d’un récepteur

Alors que pour un générateur, le courant sort du pôle positif et rentre par le pôle négatif, pour
un récepteur, le courant suit le chemin inverse : il sort par le pôle négatif. Dans ce cas, la
f.é.m. qui est toujours positive, est appelée force contre-électromotrice e’.

On a alors : e’ + r’ I = VA − VB

N.B. : D’un point de vue énergétique, un récepteur est donc un élément qui transforme
l’énergie électrique en une autre forme d’énergie, autre que l’énergie calorifique
(accumulateurs, moteurs,….).

Aspect énergétique : récepteur et générateur dans circuit fermé (figure ci-dessous)

Ainsi, la puissance reçue par le récepteur est P = UAB I = e’ I + r’ I2

Où (r’ I2) est la puissance perdue par effet de Joule dans le récepteur et (e’*I) est la puissance
récupérée sous une autre forme que l’effet Joule

48
III- Réseaux linéaires en régime continu

Un réseau électrique linéaire est un ensemble de dipôles linéaires, reliés par des conducteurs
de résistance négligeable ; on suppose qu’il contient au moins un générateur, des récepteurs
actifs ou passifs. Un réseau est constitué de b « branches » connectées par n « nœuds » et
formant m « mailles ».

- Un nœud est un point de jonction de plusieurs conducteurs (n = 2 nœuds sur l’exemple ci-
dessous : C et F).

- Une branche est une portion de circuit entre deux nœuds consécutifs (b = 3 branches sur
l’exemple ci-dessous : FABC, CDEF et CF).

- Une maille est un parcours fermé, constitué de branches et ne passant qu'une seule fois par
un nœud donné (m = 3 mailles sur l’exemple ci-dessous : ABCFA, CDEFC et ABDEA).

Voici d’autres vocabulaires rencontrés dans l’étude des réseaux électriques :

Fil de connexion : fil dont la résistance est négligeable devant les autres résistances du
montage.

Masse Signal : référence des potentiels d’un circuit donné. ce potentiel n’est pas
forcément constant dans le temps (mais ce n’est pas grave puisque seules les différences de

potentiels nous intéressent). Symbole : .

Masse Carcasse ou « Terre » : c’est un point de potentiel constant. La carcasse


métallique d’un appareil électrique ayant vocation à être reliée à la terre par l’intermédiaire
de la prise de terre et la Terre étant conventionnellement au potentiel nul, la carcasse
électrique peut servir de référence des potentiels. Symbole : .

49
III-1-Méthode de Kirchhoff

Cette méthode s’appuie sur les lois des nœuds et des mailles pour calculer les valeurs des
courants et des tensions dans des réseaux de résistances soumis à des sources de tension.

III-1-a- loi des nœuds

En un nœud d’un circuit, la somme algébrique (par exemple s’ils arrivent, négatifs s’ils
partent) des courants est nulle :.

I1 - I2 - I3 = 0

III-1-b- Loi des mailles

Pour une maille d’un circuit, la somme algébrique des f.é.m. et c.f.é.m est égale à la somme
algébrique des produits R*I :

Remarque : Après avoir choisi un sens de parcours de la maille, on applique cette loi avec les
conventions suivantes :

Ik sera positif si le sens du courant est le même que celui choisi, sinon Ik est négatif.

ek a le signe de la borne de sortie du générateur en suivant le sens du parcours et e’k a


le signe du courant Ik qui traverse le récepteur

Regardons sur un exemple l’application de cette loi. Soit le circuit représenté ci-dessous; on
se donne arbitrairement les sens de courant indiqués sur la figure

Loi des nœuds en C : I2 = I1 + I3

Maille CDFEC (sens des aiguilles d’une montre): - e2 - R2 I2 - R3 I3 = 0

Maille CDBAC (sens trigonométrique): - e2 - R2 I2 + e1 = 0

La résolution de ces 3 équations permettrait la détermination des courants I1, I2 et I3

Connaissant les valeurs numériques des f.é.m. et des résistances, on peut alors déterminer les
véritables orientations des courants.
50
III-2- Théorème de Thévenin

Il est possible de remplacer un morceau de circuit linéaire *complexe* par un dipôle


comprenant un générateur de tension idéal Eth et une résistance en série Rth.

 La tension Eth du générateur de Thévenin est égale à la tension entre A et B lorsque la


branche AB est débranchée. Il « suffit » de l’exprimer, en utilisant si nécessaire la formule du
diviseur de tension.

 Pour trouver la résistance de Thévenin Rth : - On passive les générateurs autonomes (on
remplace un générateur de tension par un fil et on ouvre les générateurs de courant).

Dans le cas où la branche AB est une résistance Ru, alors le courant électrique est obtenu en
utilisant la loi de maille :

Diviseur de Tension : sur le réseau équivalent, la tension Eth est la somme des tensions aux
bornes de Rth et de Ru (URTH et URu) :

ETh = (VA-VB) = (VA-VC) + (VC-VB) = URth + URu = Rth I + Ru I

On a alors : URth et : URu

III-3- Théorème de Norton

Il est possible de remplacer un morceau de circuit linéaire *complexe* par un dipôle


comprenant un générateur de courant idéal IN et une résistance en parallèle RN.

51
Comment faire ? • Pour trouver IN, on branche un fil entre A et B et on calcule l’intensité du
courant dans ce fil : cette intensité est égale à IN. Pour cela, on dispose des lois des noeuds,
des mailles, diviseur de tension, diviseur de courant.

Pour trouver la résistance RN, on fait comme pour le théorème de Thévenin, c’est la même
résistance.

Dans le cas où la branche AB est une résistance Ru, alors le courant électrique est obtenu à
partir de la relation :

Diviseur de courant : sur le circuit équivalent on utilise les lois des mailles et nœuds pour
trouver les courants traversant RN ( et Ru )

IN = ( IN - I) + I et VA-VB = RN(IN - I) = Ru I =

Rp étant la résistance équivalente de RN et Ru branchées en parallèle :

On a alors :

Remarque : Intérêt des modèles de Thévenin et Norton

La transformation Thévenin - Norton permet de mettre en œuvre la méthode des nœuds et la


méthode des mailles qui permettent de calculer toutes les tensions entre les nœuds du circuit
ou toutes les intensités dans les branches de celui-ci.

52