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LE GUIDE DU CONTENU

Ce guide est destiné aux


formateurs et aux animateurs
PARFAIT d’atelier pour rendre les
séquences vivantes et efficaces

ANIMATEUR
Sommaire
A. Les comportements, attitudes et bonnes pratiques d’un formateur ......................................... 2
B. Les activités de groupe................................................................................................................ 3
C. Des jeux et des activités facilitant l’animation ........................................................................... 4
D. Les échauffements ...................................................................................................................... 8
E. La préparation d’un PowerPoint ............................................................................................... 11
F. Le feed-back .............................................................................................................................. 12
Évaluer votre atelier.......................................................................................................................... 14

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Les techniques d’animation
Ce petit document comprend sept parties :

A – Les comportements, attitudes et bonnes pratiques d’un formateur


B – les activités de groupes
C – Des jeux et des activités facilitant l’animation
D - Les réchauffements
E – La préparation d’un PowerPoint
F – Le feed-back
G – L’évaluation de l’atelier
À retenir : Pour être efficace, une animation doit suivre ces 5 principes :
1. Le matériel présenté doit être pertinent
2. La formation/l’atelier doit encourager la confiance, la prise de parole,
le respect des idées et des opinions
3. Les expériences des apprenants doivent être prises en compte
4. La formation/l’atelier doit tourner autour de problématiques et doit
mettre l’apprenant au centre du matériel proposé
5. L’apprenant adulte a aussi besoin de feed-back et ce feed-back doit
être constructif

A. Les comportements, attitudes et bonnes pratiques d’un


formateur

Il existe un code simple à respecter lorsque l’on anime un atelier :


• Utiliser sa voix : jouer avec les intonations, le timbre, le volume
pour ne pas endormir les participants
• Utiliser l’humour
• Utiliser les gestes, les exemples
• Toujours faire face au public, ou au moins avoir le regard sur lui,
même lorsqu’on écrit au tableau ou on lit un texte
• Impliquer le plus souvent possible les participants sous forme de
o question-réponse,
o réponse par écrit demandant une plus longue réflexion,
o partage d’une expérience personnelle
o débat
o changements de place

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B. Les activités de groupe

Très souvent, les activités de groupe entraînent des dérapages :

• Elles durent trop longtemps


• Les participants en profitent pour sortir, pour téléphoner, pour aller
fumer une cigarette
• Seul le rapporteur travaille et les autres discutent d’un sujet tout à
fait différent.
• Peu de participants contribuent vraiment et les autres
n’apprennent rien

Pour contrecarrer ces dérapages, voici quelques astuces :

• Celui ou celle qui va transcrire sur le grand papier ne sera pas


nécessairement le rapporteur. Le rapporteur sera choisi au
hasard au moment de la présentation par l’animateur. (par une
lettre, par un chiffre, avec un dé à jouer, une carte à jouer, etc.).
Ceci à l’avantage de pousser tout le monde à faire attention. Il faut
déclarer ceci dès le début, avant même que l’activité de groupe ne
commence. C’est une façon de responsabiliser tous les
participants.
• Il est préférable de couper l’activité en petits morceaux pendant un
temps précis et relativement court que de donner beaucoup de
consignes et donner la matinée pour les terminer.
• L’animateur doit circuler, s’assurer que le travail à faire est bien
compris, que tout le monde est à la tâche, et que le travail est en
bonne voie. Il redirige les « brebis égarées ».
• Les groupes trop grands (6 et +) travaillent mal. Certaines
personnes dominent, d’autres abandonnent. Il est donc préférable
de limiter les groupes à un maximum de 4 si possible.
• Dans la mesure du possible, c’est bien de garder des espaces
entre les groupes. Par contre, des groupes dans des salles trop
espacées les unes des autres sont difficiles à surveiller.
• C’est bien de responsabiliser quelqu’un pour garder un œil sur la
montre. Cette personne va annoncer régulièrement combien de
temps ils restent et va juger de l’avancement du travail.

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C. Des jeux et des activités facilitant l’animation

Il est impératif que l’animateur soit à l’écoute de son public et qu’il (elle)
soit capable d’identifier les problèmes suivants :

• L’ennui s’installe
• Le matériel est trop théorique
• Le matériel est trop difficile
• Le matériel est trop d’un seul coup, il faut le couper
• Le matériel a été trop traité, l’animateur tourne en rond et le public
voudrait passer à autre chose
• L’animateur est le seul à parler

Parfois, il suffit d’utiliser de simples techniques pour « réveiller » les


participants. En voici quelques-unes :

Liste de techniques d’animation transversales

• Les quatre coins

Cette technique met tout de suite de l’animation dans le groupe et pousse


chaque participant à penser et à réagir. Elle n’a besoin ni de matériel ni
de préparation.

Situation : Très utile dans des situations où les individus sont appelés à
donner une opinion ou à faire un choix.

Démarche : L’animateur pose une question qui demande réflexion. Ex :


Est-ce que tous les enfants peuvent réussir à l’école ? Peut-on devenir
plus intelligent au cours des années ? La question ne demande pas
nécessairement une bonne réponse. On désigne une réponse par coin
de salle: coin 1 : je suis entièrement d’accord (pour l’exemple 1 j’irai me
positionner dans ce coin si je pense que tous les enfants peuvent réussir
à l’école); coin 2 : je suis un peu d’accord (pour l’exemple 1 j’irai me
positionner dans ce coin si je suis d’accord, mais je peux voir quelques
exceptions); coin 3 : je ne suis pas vraiment d’accord (pour l’exemple 1
j’irai me positionner dans ce coin si je crois que pas tous les enfants ne
peuvent réussir, mais dans des cas exceptionnels avec des personnes
exceptionnelles, ça pourrait être vrai); coin 4 : je suis complètement en
désaccord (pour l’exemple 1, j’irai me positionner dans ce coin si je pense
définitivement que dans n’importe quelle situation, pas tous les enfants
peuvent réussir à l’école).

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• le carrousel

Le carrousel est une façon constructive d’acquérir de nouvelles


connaissances ou de partager des connaissances acquises à travers le
mouvement, la conversation et la réflexion. Cette technique permet la
discussion en petits groupes suivie d’une réflexion en grand groupe.

Situation : souvent en préparation de l’introduction d’un concept nouveau


pour les participants ou pour réviser un concept déjà travaillé.

Démarche : En petits groupes (max. 4 personnes), les participants


marchent autour de la classe en s’arrêtant devant des « stations »
pendant 1 à 2 minutes. À chaque station (représentée par un grand papier
collé au mur), les participants écrivent ce qu’ils savent ou ce qu’ils pensent
du sujet écrit en tête du papier. Si leurs idées ou opinions sont déjà
écrites, ils n’écrivent rien et passent à la station suivante.

Exemple : le sujet général est l’écriture. Sur des papiers différents, vous
écrivez les en-têtes suivants : écriture inventée; écriture spontanée;
graphisme; écriture guidée; modèles d’écriture. Donnez un papier à
chaque groupe. Chaque groupe doit écrire sous forme de puces et de
façon concise (un mot ou un groupe de mots) ce qu’ils savent de chaque
sujet. Au bout de 5 à 7 minutes, chaque production est affichée. Le
carrousel commence : les participants dans leur groupe respectif vont de
papier en papier, lisent ce qui a été écrit et ajoute quelque chose s’ils ont
un nouvel élément. Lorsque tous les groupes sont passés devant tous les
papiers, l’animateur passe, recense, rectifie ou complète selon les
circonstances.

• les experts

Pour permettre à tous les apprenants avec des besoins variés


d’apprendre; pour garder les groupes flexibles et encourager le travail
avec des partenaires différents.

Situation : révision d’un concept plus difficile ou pour l’exploration d’un


nouveau document ou d’un manuel un peu long.

Démarche : Divisez les participants en leur donnant un numéro ET une


lettre : 1-A; 1-B; 1-C; 1-D, 2-A; 2-B; 2-C; 2-D; 3-A, etc. Mettez tous les
participants ayant le numéro 1 ensemble, les 2 ensemble, etc. Donnez-

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leur un sujet à discuter ou la partie d’un texte à explorer. Chaque groupe
doit discuter, chercher à comprendre, poser des questions, approfondir le
sujet ou la partie du texte qui leur a été attribué. Il ne s’agit pas de recopier
ou de lire des passages du texte. Chaque participant doit être capable
d’en discuter librement et avec confiance. Lorsque ces groupes ont bien
travaillé le sujet ou la partie du texte, ils se séparent et se regroupent
selon la lettre qui leur a été attribuée (tous les A ensemble, tous les B
ensemble, …). Chaque personne devient maintenant « l’expert » de la
partie ou du sujet qu’il vient de travailler dans le premier groupe et doit le
partager, dans ses propres mots, et le faire comprendre aux autres
membres du groupe.

• Le fer à cheval

Le fer à cheval ressemble à la technique des 4 coins, mais donne la


possibilité aux participants de changer d’avis selon les arguments
proposés par les autres.

Situation : pour faire réfléchir les participants sur des sujets cruciaux ou
controversés

Démarche : l’animateur dispose les participants en demi-cercle devant lui


(le fer à cheval). Il pose une question controversée aux participants. Il
leur donne une ou deux minutes pour y réfléchir en silence. Puis ceux qui
sont définitivement pour se déplacent vers sa gauche (toujours en
respectant la disposition du fer à cheval) et ceux qui sont définitivement
contre vers sa droite. Ceux qui ont moins d’opinions ou qui ne savent pas
se placent vers le centre vers la gauche ou vers la droite selon leur
pensée. L’animateur demande aux participants « pour » à sa gauche
d’exprimer leurs arguments en faveur du sujet. Puis ils demandent aux
participants « contre » à sa droite de faire de même. Après quelques
minutes d’exposés des deux partis, les participants sont libres de se
déplacer dans le fer à cheval pour occuper une position différente selon
ce qu’ils ont entendu. On reprend les exposés puis les participants se
replacent encore. On peut terminer l’activité à ce moment-là ou choisir de
la continuer si le débat est intéressant.

• Planter la graine

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Planter la graine permet à l’animateur de savoir ce que les participants
savent déjà sur un nouveau sujet, de voir où sont les besoins et de mieux
cibler la formation. Un peu similaire à la démarche du carrousel, mais pour
un objectif différent.

Situation : En préparation de l’introduction d’un nouveau concept pour


commencer la conversation et la réflexion sur ce sujet.

Démarche : Distribuer aux participants un texte assez court qui parle du


sujet à être travaillé juste après. On donne un peu de temps aux
participants pour le lire, puis on distribue la feuille « mon idéateur » (voir
en annexe). Chaque participant la remplit individuellement. Pendant ce
temps l’animateur reporte les 4 cases de cette feuille sur 4 grands papiers
et les colle au mur. Après une quinzaine de minutes de travail individuel,
les participants se mettent par 2 ou par 3 et décident de deux ou trois
remarques qu’ils vont écrire sur le grand papier correspondant à chaque
boîte. Lorsque tout est enregistré, l’animateur va de papier en papier,
répond aux questions posées, peut décider de reporter la réponse à plus
tard à un moment choisi.

Exemple : on peut donner un court texte sur l’évaluation ou la lecture


guidée. Les participants le lisent, écrivent leurs questions/pensées sur
l’idéateur, se mettent ensuite en paire ou en triade et écrivent deux ou
trois de leurs pensées sur le grand papier.

• Penser, comparer, partager

C’est une façon de faire de la pédagogie différenciée, d’associer des


participants ayant plus de connaissances avec d’autres qui en ont moins
tout en demandant à chacun de réfléchir. Cette technique permet
d’approfondir les connaissances, d’entendre un autre point de vue, de tirer
des conclusions et de filtrer les informations.

Situation : peut-être utilisée à tout moment dans n’importe quelle


circonstance : révision, remue-méninges, préparation à un test,
développer un sujet.

Démarche :

• Penser: l’animateur commence par poser une question qui


demande de la réflexion. Les participants y pensent pendant 1 à 3
minutes. Il n’est pas recommandé de prendre des notes, mais

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certains participants peuvent mettre un mot sur un papier pour
rappel.
• Comparer : chaque participant s’associe avec un autre. Le choix
peut être libre, mais l’animateur peut aussi décider des paires selon
le niveau de connaissances des participants. Les deux comparent
leurs idées/opinions, se posent des questions mutuellement et se
mettent d’accord sur un ou plusieurs points.
• Partager : l’animateur entame la conversation avec le grand groupe.
Les paires partagent ce qu’elles ont discuté et la discussion est
lancée à tous.

D. Les échauffements

Il s’agit de commencer la journée du bon pied et de mettre une ambiance


de travail et de collaboration dès le départ. Il existe des centaines
d’échauffements, mais en voici quelques-uns :

1. se présenter pendant deux minutes entre A et B. Puis A présente


B au reste et vice-versa.
2. Qui suis-je ? L’animateur pose le nom d’une personne célèbre sur
le dos des participants. Ils ne peuvent pas voir qui est inscrit sur
le papier. Les participants vont de personne à personne en
demandant des questions qui ne peuvent être répondues que par
oui ou par non. (Ex : suis-je une femme ? Suis-je un personnage
politique ? Suis-je un artiste ? …jusqu’à ce qu’ils trouvent le nom
écrit sur leur dos.
3. Sur une musique : on passe un ballon. Quand la musique s’arrête,
le participant avec le ballon doit chanter une chanson ou réciter un
poème. On ne peut pas utiliser la même chanson ou le même
poème deux fois.
4. Créer une histoire : le premier dit une phrase, le 2e ajoute une
phrase qui doit avoir un sens et ainsi de suite pour créer une
histoire complète. On peut aussi le faire avec des mots seulement,
mais la personne pour qui c’est le tour doit reprendre tous les mots
qui ont été dits avant sans se tromper ou elle est éliminée.
5. Qu’est-ce que vous avez ? On divise les participants en équipe de
6 à 8 personnes. Chaque équipe doit faire une liste de choses que
les gens pourraient avoir sur eux. (montre, portable, quelque chose
de vert, etc.) On demande à tous les participants s’ils ont ça sur

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eux. L’équipe reçoit un point par chose que les autres ont sur eux
– ex. : si 25 participants ont une montre, l’équipe reçoit 25 points)
L’équipe avec le plus de points gagne.
6. Remue-méninges rapide : l’animateur donne un thème (ex :
ordinateur) puis envoie la balle. Celui qui reçoit la balle doit dire
un mot qui lui vient à l’esprit relié au thème (ex. : le thème est
ordinateur : MS Word, clé USB, Internet, etc.) Si le mot a déjà été
dit, le participant est éliminé. Le gagnant est celui qui reste.
7. Calmons-nous! On demande aux participants (souvent en fin
d’atelier) de poser la tête sur la table et de respirer. Puis on donne
un mot-clé de ce qui s’est passé pendant la journée ou la veille
(ex : approche équilibrée ou apprendre en confiance). Pendant
cinq minutes, les participants doivent y réfléchir. À la fin des 5
minutes, chacun peut dire une courte phrase résumant leur
réflexion.
8. Concentration : Chaque participant compte un chiffre après l’autre.
Mais si c’est un multiple de 3 (ou de 5, ou un nombre qui finit par
3), ils doivent dire boum! à la place.
9. Je suis unique : chaque participant doit dire quelque chose que lui
ou elle seule a fait. Si une autre personne a accompli la même
chose, il faut trouver autre chose à dire.
10. Des mots : l’animateur donne un mot et les participants doivent
trouver autant de mots possibles à faire avec toutes ou quelques
lettres de ce mot. (Ex : approche = voir tableau des 120 mots au
bas de la page)
11. Échoués sur une île déserte : en équipe de 4 à 8, faire une liste de
8 choses à emporter au cas où vous seriez abandonnés sur une
île déserte. Mettez-vous d’accord et expliquez pourquoi.
12. Une histoire à raconter ; demander des volontaires pour raconter
une histoire personnelle.
13. Si tu avais une baguette magique qui change les choses, qu’est-
ce que tu changerais ?
14. Si demain tu gagnais un billet d’avion pour n’importe où dans le
monde, quelle destination choisirais-tu ?
15. Le jeu du nom : il faut ajouter un adjectif à son nom qui commence
par la même lettre (on ne peut pas se servir deux fois du même
adjectif (ex : Moussa le magnifique, Adama l’adorable)
16. Ma chose préférée au monde, c’est…

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17. Le nœud humain : tous les participants mettent les deux mains au
centre et attrapent la main de quelqu’un d’autre. Ils doivent
maintenant se remettre en cercle sans lâcher la main qu’ils
tiennent
18. 9 + 1 = 6 Écrire IX au tableau. On doit changer ceci en chiffre 6
en ajoutant une seule ligne. (solution : ajouter une ligne courbe en
forme de S devant IX pour faire 6)
19. Révision : à mi-parcours, on divise les participants en deux
équipes. Chaque équipe doit faire une liste de 10 questions sur ce
qui a été enseigné jusqu’à présent. Si l’animateur pense que la
question est valide, la question est posée. Si l’autre équipe
répond, elle marque un point, si elle ne répond pas, c’est l’équipe
qui a posé la question qui prend le point.
20. Estimation ; combien de haricots dans le bocal ? Tout le monde
estime individuellement, puis on les met en groupes de 4 ou 5 et
ils doivent se mettre d’accord sur l’estimation. On compare les
résultats après.

Réponses au mot APPROCHE (activité 10)

8 lettres ACHOPPER, APPROCHE, CHOPPERA


7 lettres ACHOPPE, CHOPERA, CHOPPER, ECHOPPA,
POCHERA
6 lettres ARCHEO, CHOPER, CHOPPA, CHOPPE, COPRAH,
HAPPER, PERCHA, POCHER, PORACE, PORCHE,
PRECHA, PROCHE
5 lettres ACORE, APERO, ARCHE, CAPER, CAPRE, CARPE,
CHAPE, CHERA, CHOPA, CHOPE, COPPA, COPRA,
CREPA, ECOPA, HAPPE, HARPE, OPERA, PARCE,
PAREO, PECHA, PERCA, PHARE, POCHA, POCHE,
POPAH, PREPA, RAPHE, RAPPE, ROCHA, ROCHE
4 lettres ACHE, ACRE, APRE, AREC, CAPE, CAPO, CHAR,
CHER, CHOP, CORE, CREA, ECHA, ECHO, EPAR,
HARO, HERO, HOCA, HORA, OCRA, OCRE, PAPE,
PARC, PARE, POPE, PORC, PORE, PRAO, RACE,
RAPE, REAC
3 lettres ACE, ARC, ARE, CAP, CAR, CEP, COR, CRE, ECO,
HEP, HOP, OHE, OPE, ORE, PAP, PAR, PEC, PEP, POP,
PRE, PRO, RAC, RAP, REA, RHE, RHO, ROC
2 lettres AH, CA, CE, EH, HA, HE, HO, OC, OH, OR, RA, RE

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E. La préparation d’un PowerPoint

Les PowerPoint sont utilisés très fréquemment, mais souvent mal. Voici
quelques points à se rappeler pour créer des PowerPoint « gagnants ».

• Préparez votre présentation avec soin. Faites un plan de ce que


vous voulez dire. Organisez vos idées par thème, par sujet,
chronologiquement, etc.
• Utiliser des mots et des phrases que vous comprenez sinon, vous
risquez de vous perdre dans vos explications et de perdre votre
public
• Faites des phrases courtes du type sujet-verbe-complément.
• Développez vos listes à puces. Ne vous contentez pas de les lire :
l’auditoire le fait aussi bien que vous !
• Ne présentez pas trop de diapos. L’auditoire (le nom le dit) est là
pour vous écouter, pas pour vous lire !
• Utilisez des graphiques ou des images. Ils parlent d’eux-mêmes.
• Les effets de transitions et d’animations, c’est très bien, mais point
trop n’en faut. Ils attirent le regard et l’esprit de vos interlocuteurs –
donc ils distraient l’attention de votre discours.
• Restez sobres : un seul modèle suffit au travers de toute une
présentation.
• Ne mélangez pas les polices. Grand, mais pas trop (corps 24 à 32
pour les titres et corps 16 à 24 pour le texte courant). Le texte doit
rester lisible du fond de la salle.
• Relisez-vous. Évitez les fautes d’orthographe. Rien n’est plus
distrayant pour l’auditoire qui vous le fera remarquer tout de suite.
• Avant votre présentation, prenez soin de mettre votre auditoire de
votre côté – présentez-vous d’une manière détendue, racontez une
blague introductive, soyez souriant.
• Variez le ton et le rythme de vos paroles ; rien n’est plus ennuyeux
qu’un ton monocorde. Parlez assez fort, mais sans crier. Faites, si
possible, un essai au préalable dans la salle où la présentation doit
avoir lieu.
• Préparez votre matériel. Rien n’est pire ou plus déconcertant qu’un
PC ou un projecteur qui ne fonctionne pas ou qu’il faut remplacer
alors que l’auditoire est déjà en place.
• Répétez votre présentation chrono en main avec tous les effets que
vous prévoyez (bons mots, jeu de scène s’il y en a, …)
• Adaptez votre discours à votre auditoire : on ne parle pas de la
même manière à des collègues, à l’administration ou à des amis
qu’à des ministres ou autres chefs hiérarchiques. Au cas où vous
présentez le même sujet à des auditoires différents, revoyez vos

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diapos auparavant. De petits changements peuvent s’avérer utiles,
voire indispensables, tant sur le fond que sur la forme.
• C’est parfois très approprié de commencer par une diapo montrant
le schéma de votre présentation et des objectifs de celle-ci.
• Évitez de reprendre votre texte mot à mot. Si vous voulez laisser le
détail du contenu de votre présentation et de vos arguments, faites-
le sous forme de fichier ou d’imprimé remis à la fin de votre
présentation pour qu’ils en gardent la trace.
• Un seul message par diapo. Si par exemple, vous présentez des
graphiques, n’en mettez qu’un ou deux à condition qu’ils expriment
la même idée. Gardez-les lisibles.
• Présentez les graphiques dans un ordre logique : nous lisons de
gauche à droite et de haut en bas !
• Simplifiez vos schémas et vos graphiques, gardez l’essentiel. Vous
pourrez toujours donner tous les détails dans un document que vous
remettrez avant ou après votre présentation.
• Rejoignez les priorités de votre auditoire. Utilisez leur vocabulaire.
C’est à vous de vous adapter !
• Garder, si possible, les questions-réponses s’il y en a, pour la fin.
Sinon vous risquez de vous perdre dans des détails, de dépasser
le temps imparti et il n’en reste plus assez pour votre conclusion.
Vous auriez donc raté votre objectif.

F. Le feed-back

Donner du feed-back, que ce soit en salle de classe ou en salle de


formation est très important. Mais pour que le feed-back soit efficace, il
doit remplir certaines conditions. Il doit être constructif, objectif, rassurant,
positif et simple. Il vous suffit de vous rappeler que le feed-back doit avoir
du CORPS.

C pour CONSTRUCTIF. Il donne à l’apprenant une direction, un chemin à


suivre. Il indique ce qui, dans le travail déjà accompli, peut servir de tremplin
pour arriver à la prochaine étape de l’apprentissage. Un commentaire tel
que : « Tu as bien reconnu le son de cette lettre et tu bien essayé de l’écrire.
C’est un gros progrès. Voyons voir maintenant si tu peux entendre les sons
qui suivent.» va reconnaître ce que l’enfant a bien fait (identifier la lettre) et
comment il peut continuer (identifier les sons qui suivent).

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O pour OBJECTIF. Les commentaires sont dirigés vers le contenu du travail,
pas vers la personne qui l’a fait. Être objectif, c’est mettre les émotions et les
mots qui les contiennent de côté et de voir tout le potentiel du travail déjà
accompli.
Dire à un enfant: « C’est mal » ou « tu ne sais rien faire » lui donne le
message qu’il ne vaut rien en tant que personne. S’il est absolument
nécessaire de critiquer, il vaut mieux diriger les critiques sur le travail même
: « Une de tes lettres est à l’envers, je suis certain que tu peux trouver la
bonne façon de l’écrire, regarde au tableau. » En parlant ainsi, l’élève
comprend que c’est sa lettre qui est mal faite, mais ne se sent pas comme
un incapable et, par conséquent, est prêt à mieux faire et à recommencer.
Dans l’autre cas, l’enfant va vite renoncer et va décrocher.

R pour RASSURANT. Les commentaires sont présentés de façon positive


de manière à encourager l’apprenant, à le pousser plus loin dans sa pensée,
à le motiver à mieux faire, à prendre confiance en lui-même et surtout à
s’autoévaluer. Nul n’est parfait et on fait tous des erreurs. L’important est
d’apprendre de nos erreurs, pas de renoncer à la tâche parce qu’elle n’a pas
été accomplie comme exigé. Un petit compliment peut changer la façon dont
on perçoit nos capacités.

P pour PRÉCIS. « C’est bien » ne renseigne pas l’apprenant sur le travail


qu’il vient de faire ou sur son comportement. Par contre, un commentaire dans
le genre de celui-ci, « Awa est bien assise. Elle lève la main pour répondre
sans crier ‘moi, Madame’ et sans claquer des doigts. C’est ce que je cherche
quand je pose une question.» Ce commentaire montre aux élèves ce que
l’enseignant veut voir précisément et comment tous les enfants peuvent bien
faire s’ils suivent ce comportement bien décrit.

S pour SIMPLE. Ce n’est pas le moment de vous lancer dans de grands


discours ou de grandes théories du genre « Si tu veux réussir, il faut
t’appliquer, il faut écouter et suivre. Seuls les enfants qui suivent vont arriver,
bla, bla, bla, etc. ». L’élève n’en a que faire. Un commentaire tel que « Bravo,
tu as bien écouté et ton travail est bien réussi. » sera bien plus efficace.

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Évaluer votre atelier

Vous avez donné un bon atelier, bien animé, bien apprécié, mais avez-
vous atteint votre objectif ?

Pourquoi évaluer ?

• Pour montrer la vraie valeur du programme


• Pour voir où il y a de la place pour l’amélioration
• Pour justifier les fonds qui vous ont été octroyés
• Pour pouvoir prendre des décisions bien fondées pour les ateliers à
venir.

Il existe plusieurs façons d’évaluer ce que votre auditoire a appris :

1. Les prés- et posttests

Ces tests sont simples et rapides à corriger. Leur analyse peut donner
de bonnes statistiques et une vision globale de ce qui a été acquis et de
ce qui doit être renforcé. Le prétest et le posttest sont identiques pour
bien mesurer les mêmes connaissances. Attention à changer les intitulés
« pré » et « post » pour que vous puissiez vous y retrouver. Après le
posttest, vous pouvez partager les réponses correctes et revenir un peu
sur ces réponses si le temps permet.

2. Garder les écrits

Si vous avez demandé aux participants des productions durant l’atelier,


gardez-les et relisez-les. Les participants ont-ils suivi vos directives ? Les
résultats correspondent-ils à vos attentes ? Les productions reçues
justifiaient-elles le temps passé à les écrire ? Les participants ont-ils
compris le but de l’exercice ?

3. Une fiche d’évaluation de l’atelier

Vous pouvez préparer une fiche de feed-back que vous demandez à vos
participants de remplir le dernier jour ou à la fin de l’atelier. Soyez prêts
à lire des critiques parfois dures, parfois injustifiées, mais aussi à lire des
remarques constructives qui vont aider à vous améliorer. Cependant, vos
questions doivent être honnêtes, ouvertes et donnant aux participants la
latitude de s’exprimer librement. Ce questionnaire peut avoir la forme
d’énoncé que les participants notent sur une échelle de 1 à 5, 1 étant la
meilleure note et 5 la plus mauvaise. Ex : « L’animateur a fait participer
toute l’assemblée » Si en effet, l’animateur a bien réussi, vous cochez le

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1 ou le 2, si vous pensez que l’animateur était ennuyant, cochez le 4 ou
le 5.

4. Le sommaire

Vous pouvez demander à des participants pris au hasard, après chaque


atelier, après chaque journée, aux moments opportuns, de faire le
sommaire de ce qui a été vu au cours de l’atelier. Le redire dans ses
propres mots souvent est un bon indicateur du niveau de compréhension
du matériel présenté.

5. La simulation

Invitez un ou deux (ou plus selon le matériel) participants à jouer à


l’animateur ou au maître et à présenter aux collègues ce que vous avez
animé. C’est au cours de cette simulation que vous serez en mesure
d’évaluer le niveau de compréhension et de maîtrise du matériel.

6. Le cercle d’amis

Demandez aux participants de s’asseoir en grand cercle (si le nombre le


permet). Passez un stylo de main en main, seule la personne tenant le
stylo a le droit de parler, sans être interrompue. Cependant vous pouvez
restreindre en donnant deux ou 3 minutes à chaque personne. Vous
pouvez utiliser la technique de « deux fleurs et un souhait », c’est-à-dire
que chaque personne donne deux aspects positifs de l’atelier et une
suggestion pour l’améliorer. Ceci évite de tomber dans la critique et le
négativisme.

7. Pareil, plus de, moins de

Sur un grand papier, faites trois colonnes. Inscrivez en tête de chaque


colonne : Pareil – Plus de – Moins de. En grand groupe ou en petits
groupes, demandez aux participants de remplir les colonnes. Par
exemple, sous la colonne « pareil », ils écrivent ce qu’ils ont aimé et dont
ils ont tiré profit (ex. : l’activité de la chasse au trésor); sous la colonne
« plus de », ils écrivent ce qu’ils ont trouvé très bien et qu’ils aimeraient
répéter (ex. : l’activité des 4 coins); finalement sous la colonne « moins
de », ils écrivent ce qui ne leur a rien apporté ou ne leur a pas plu (ex. :
moins de jargon professionnel, moins de présentations PowerPoint, etc.)

8. Le retour sur l’atelier

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Un peu comme le cercle d’amis, mais ici, c’est l’animateur qui commnece
le débat en posant des questions du genre :

• En général : qu’est-ce qui a eu du succès/qu’est-ce qui en a


eu moins ?
• Comment a été l’ambiance de l’atelier et les relations entre les
participants ?
• Pour cette session en particulier (nommez une des sessions
de l’atelier) quel serait votre sentiment général ? Des
suggestions ?

9. Avant et après

Au début de l’atelier, demandez aux participants d’écrire sur un petit


papier trois choses qu’ils aimeraient apprendre pendant l’atelier et qui
manquent à leur pratique. Ramassez les papiers et plus tard, reportez
les questions ou énoncés sur un grand papier que vous mettrez au mur.
Vous pouvez les regrouper par thème. Pendant l’atelier, à chaque fois
qu’un sujet indiqué par un participant sera traité, rayez-le de la liste. À la
fin de l’atelier, assurez-vous que toutes les questions, les inquiétudes, les
demandes ont été adressées ou expliquez pourquoi vous n’avez pas
touché à ce sujet.

Surtout, n’oubliez pas :

Ayez votre matériel de prêt, sous la main !


Ayez une maîtrise parfaite du sujet traité !
Donnez l’impression d’aimer ce que vous faites et d’être
passionné !
Variez les activités !

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Annexe : Feuille de travail pour l’activité « Planter la graine »

Idéateur pour « Planter la Graine »


L’information que je ne comprends Ce qui me surprend ou m’intéresse
pas

Du vocabulaire que je ne comprends Des choses qui me rappellent autre


pas chose

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