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MACRO S2 réalisé par : AMINE ECOLARA FPLARACHE

A- La pensée libérale
La loi des débouchés
J-B SAY souligne que « c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits » il a rappelé que
les produits s’échangeaient contre d’autres produits et que la monnaie n’est qu’un voile qui facilite
l’échange. SAY a souligné dans son ouvrage « traité de l’économie politique » que la monnaie n’est
qu’un office passager dans ce double échange. « Plus les producteurs sont nombreux et les
productions variées, et plus les débouchés sont faciles, variés et vastes »
Chaque offre crée sa propre demande signifie que Le revenu créé par la vente de la production est
entièrement dépensé, par les salariés, les propriétaires et les capitalistes.

La théorie quantitative de la monnaie (la neutralité de la monnaie).


Selon la théorie classique, la monnaie n'a pas d'effet sur l'activité réelle, et donc une hausse de la
monnaie se traduit simplement par une hausse des prix de même importance. Pour schématiser cela,
prenons l'exemple d'une économie produisant un certain nombre de biens, et soudain, du jour au
lendemain, la banque centrale de ce pays double la quantité de monnaie en circulation. Que va-t-il se
passer ? Les quantités produites vont-elles augmentées ? Non ! Le seul effet va être, selon cette
théorie, une multiplication par deux de tous les prix. Aucun changement pour vous ; votre salaire va
doubler, tous les prix vont doubler, donc votre pouvoir d'achat restera le même. La monnaie est donc
neutre : la hausse de la quantité de monnaie a simplement eu des effets nominaux (via les prix) mais
aucun effet réel. On parle alors de dichotomie entre les sphères réelles et financières.


Pour les classiques La monnaie est neutre, autrement elle n’influence pas le niveau de la production
l’équation de la TQM illustre ce phénomène. Elle se présente de la manière suivante : MV = P.Y M
désigne la masse monétaire ; v, la vitesse de circulation de la monnaie ; p, le niveau général des prix
et Y, les transactions économiques. Ils Considéreent que la monnaie est un voile, revient à accepter
le raisonnement suivant : toute hausse de M doit correspondre à une hausse de Y (c’est parce que les
transactions économiques augmentent, que l’on a besoin de plus de monnaie). Si M augmente
indépendamment de Y, alors c’est p qui augmentera (une augmentation de monnaie qui ne
correspond pas à une augmentation des transactions économiques, génère une hausse des prix, c’est
à dire dans le langage courant, de l’inflation).

LA DIVISION DU TRAVAIL
Chez les classiques, la production repose sur la combinaison des facteurs de production (le travail, la
terre et le capital) la spécialisation des taches appelée également la division du travail entraine des
résultats économiques plus élevés, cette spécialisation a plusieurs avantages tels que le gain du
temps et la bonne qualité des produits fabriqués.

La division du travail est l’origine de l’échange, ADAM SMITH souligne dans son ouvrage « recherches
sur la nature et les causes de la richesse des nations que lorsque l’agent a une certitude que les
résultats de son travail vont excéder son propre besoin, le reste fera l’objet d’un échange sur le
marché et par la suite d’une demande des biens nécessaires à la satisfaction des besoins autres que
celui satisfait par le travail livré.

La théorie de la valeur

Chaque produit a une valeur d’usage (valeur subjective) et une valeur d’échange (valeur objective), la
valeur d’usage est ce qu’on retire de la possession d’un bien(utilité), cependant la valeur d’échange
est le prix par lequel le bien est échangé dans le marché. Le problème est que certains produits sont
très utiles mais qui ont une valeur d’échange très faible, cette contradiction est expliquée par ADAM
SMITH par le paradoxe de l’Eau et le diamant, la valeur d’échange dépend de la quantité du travail
employée à la fabrication de ce bien.

Adam Smith et David Ricardo se sont engagés sur la voie d’une théorie objective de la valeur,
recherchant au-delà de la valeur d’usage des biens (subjective et variable d’une situation à une
autre), les fondements d’une valeur d’échange acceptable par tous. Selon Adam Smith, « il s’agit
d’examiner quelles sont les règles que les hommes observent naturellement, en échangeant les
marchandises l’une contre l’autre, ou contre de l’argent. Ces règles déterminent ce qu’on peut
appeler la Valeur relative ou échangeable des marchandises » Cette approche ne concerne que les
biens reproductibles. Pour Smith, à l’état primitif, il n’existe qu’un seul facteur de production, le
travail. Le rapport de valeur de deux biens sera alors directement en proportion de la quantité de
travail nécessaire pour les obtenir

La théorie de la rente
Les revenus fonciers dépendent de la fertilité de la terre, la théorie de la rente est associée à deux
apports. Malthus et Smith considèrent que la rente foncière est considérée comme un don gratuit de
la nature récupérée par les propriétaires fonciers en vertu de leur pouvoir monopole de détention de
la terre. De leur côté, Ricardo et Mill introduisent le principe de la rente différentielle. Comme la
terre est limitée, les rendements sont décroissants. On admet ainsi que les nouvelles terres qui
seront mises en chantier, seront de moins en moins fertiles.

La théorie de la rente foncière sera développée par David Ricardo. Toutes les terres n’ayant pas la
même fertilité, elles ne sont pas cultivées en même temps mais progressivement, d’abord les
meilleures puis les autres.

La théorie du profit
La théorie du profit : les classiques considèrent que le profit et l’intérêt sont assimilables. Smith
avance que le profit est la part de la richesse produite qui revient aux capitalistes. Pour Ricardo, il
s’agit de faire une soustraction entre la valeur créée et la part allant aux salariés pour assurer leur
entretien, la part aux propriétaires fonciers en vertu de la rente différentielle. En fait, dans
l’approche libérale, le profit rémunère le risque de l’entrepreneur et des apporteurs de capitaux. Le
profit d’aujourd’hui est la condition des investissements de demain. Le profit est ce qui reste de la
valeur produite une fois les salaires (les travailleurs) et la rente (les propriétaires) payés.

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