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Recettes de l état

TD 2 S 4
OMNIA SBAI
Recettes principales
• De loin, les recettes fiscales nettes constituent
l’essentiel des ressources du budget de l’État.
Tandis qu’un intérêt particulier doit être porté
aux prélèvements sur recettes qui ne constituent
pas, à proprement parler des recettes du budget
de l’État, mais sont en fait destinés aux
collectivités
• Parmi ces quatre composantes, seront
successivement étudiées, les ressources fiscales
puis non fiscales de l’État.
La notion d’impot
• La notion d’impôt – Près de 75 % des recettes de
l’État sont constituées de recettes fiscales, c’est
dire l’importance de ces recettes pour le budget
de l’État. Tel qu’il peut se définir, l’impôt est une
prestation pécuniaire requise des particuliers, par
voie d’autorité, à titre définitif et, sans
contrepartie, en vue de la couverture des charges
publiques
• L ’impôt est voté par le législateur et il en
autorise chaque année le prélèvement
Nature de l’impot
• Prestation pécuniaire: L’impôt est payable en argent et non en
nature.
• l’impôt est exigé des particuliers par voie de contrainte.
En effet, une fois l’impôt voté par le Parlement, les services
fiscaux sont dans l’obligation de percevoir l’impôt et le
contribuable, de payer
– l’impôt est exigé sans contrepartie en raison du principe de non-
affectation des ressources aux charges
enfin, l’impôt est exigé en vue de la couverture des charges
publiques. En effet, aux termes de l’article 13 de la Déclaration des
droits de l’homme de 1789, « pour l’entretien de la force publique
et pour les dépenses d’administration, une contribution commune
est indispensable ».
La théorie générale de l impôt
• L’impôt constitue la ressource
principale du budget de l’État. Mais plus
qu’une ressource, l’imposition est un
instrument politique et économique dont le
Gouvernement peut user pour atteindre un
objectif fixé.
L’expression du consentement à
l’impôt
• Le consentement à l’impôt–«Les citoyens
ont le droit de constater, par eux-mêmes ou
par leurs représentants, la nécessité de la
contribution publique, de la consentir
librement, d’en suivre l’emploi, et d’en
déterminer la quotité l’assiette, le
recouvrement et la durée » assure la
légitimité sociologique de ce prélèvement
obligatoire.
LA CLASSIFICATION GÉNÉRALE DES
IMPÔTS
• Classification selon la procédure juridique de l’imposition –
À l’origine d’une imposition, existe un fait générateur, c’est-à-dire un
événement justifiant le prélèvement. Ce fait générateur peut résulter d’un
acte juridique voire d’une situation économique. Ainsi, un revenu perçu
implique un prélèvement au titre de l’impôt sur le revenu, un achat induit
le paiement d’une taxe sur la valeur ajoutée… Le distinguo s’opère alors
selon que l’impôt est direct ou indirect :
• – l’impôt direct suppose que soit déterminée ’assiette de la matière
imposable (revenu, capital…).
Sur cette base, l’impôt est liquidé ’est-à-dire que le montant de
l’imposition due est déterminé/calculé en appliquant à l’assiette, le taux
de l’imposition. Enfin, l’impôt est recouvré au moyen d’un rôle – liste
nominative des contribuables et du montant de l’imposition due, élaborée
par les services des impôts .
• – l’impôt indirect est perçu sans l’établissement d’un rôle nominatif. En
effet, l’acte générateur va immédiatement conduire à asseoir,
liquider et recouvrer l’impôt.
Classification selon l assiette
d’imposition
– La détermination de l’assiette d’imposition permet une
classification selon que la matière imposable est constituée de
capitaux, de revenus ou d’achats effectués:
– l’imposition du capital dont l’assiette est constituée des
biens mobiliers ou immobiliers du contribuable (impôt de solidarité
sur la fortune, droits de succession, taxes foncières…);
– l’imposition sur les revenus dont l’assiette est constituée
des revenus perçus par les personnes physiques et morales. Créé par
les lois des 15 juillet 1914 et 31 juillet 1917, cet impôt frappait,
initialement, les personnes physiques et les entreprises. Aujourd’hui,
doivent être distingués l ’impôt sur le revenu des personnes physiques
et l’impôt sur les bénéfices des sociétés (l ’impôt sur les sociétés)
– l’imposition sur les dépenses perçue à raison des dépenses
de consommation. Doivent être distingués les impôts spéciaux sur des
dépenses particulières (tabacs, boissons, carburants) et la taxe sur la
valeur ajoutée.
Classification selon le poids de
l’imposition

La classification selon le poids de


l’imposition s’entend de la charge que représente
l’imposition pour le contribuable. Ceci conduit à
opérer différentes classifications et, en définitive,
à les distinguer selon les objectifs fiscaux
poursuivis.
Impôt de répartition de quotité
• Un premier distinguo oppose l’impôt de
répartition à l’impôt de quotité.
• L’impôt de r épartition conduit à ce que le
produit attendu de l’imposition soit divisé
entre les différents contribuables (en
conséquence, moins les contribuables sont
nombreux, plus le poids de l’impôt sera,
individuellement, important).
Impôt proportionnel et impôt
progressif
Un autre distinguo oppose l’impôt
proportionnel à l’impôt progressif.
L’impôt proportionnel s’obtient par l’application
d’un taux fixe à la base imposable (TVA,
contribution sociale généralisée, impôt sur les
sociétés). L’impôt progressif s’obtient par
l’application d’un barème qui croit avec la
matière imposable (impôt sur le revenu, ISF,
droits de succession).