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Centre Universitaire d’El Bayadh

Faculté des sciences et technologies


LMD – 1 ère année Sciences et Techniques
Module : TP Chimie 2, Thermodynamique
et Cinétique chimique
Année 2019/2020

Mme A. CHENNI
TABLE DES MATIERES

T.P N°1 : Détermination de la chaleur de dissolution...............................................................04


T.P N°2 : Détermination de la capacité thermique massique d’un corps solide.......................05
T.P N°3 : Chaleur latente de fusion de la glace………………………………………………07
T.P N° 4 : Détermination de l’énergie libère par une réaction de neutralisation acide-base…09
T.P N°5 : Cinétique chimique du premier ordre.......................................................................11

PRELIMINAIRES

Ces travaux pratiques de chimie comportent 5 séances. La durée de chaque séance est de
1heures 30mn. Ils sont destinés à fournir un arsenal expérimental.
Il est nécessaire de lire et de comprendre le protocole opératoire avant chaque séance, de telle
manière que chaque opération proposée prenne un sens. Dans le cas où une difficulté
d’interprétation expérimentale ou théorique se pose, il ne faut pas hésiter à demander une
explication en posant la question à l’enseignant.

TP N° 3 : DETERMINATION DE LA CHALEUR DE DISSOLUTION

Objectifs
- Observer des transformations endothermiques et exothermiques.
- Mesurer la chaleur d’une transformation.
- Effectuer des calculs relatifs à la thermochimie.
- Représenter la dissolution d’un composé à l’aide d’une équation chimique.

But
Déterminer la chaleur de dissolution de différentes substances.

Théorie
Les transformations que subit la matière s’accompagnent d’un dégagement ou d’une
absorption d’énergie. Une réaction qui dégage de la chaleur est appelée réaction
exothermique tandis qu’une réaction qui absorbe de la chaleur est dite endothermique.
La dissolution d’un solide ionique s’effectue en deux étapes: d’abord, le solide se dissocie en
ions et par la suite ces ions sont entourés de molécules d’eau. Le processus complet peut être
représenté par une équation chimique de la forme suivante :

NaCl(s) + H2O(l) Na+(aq) + Cl-(aq)


Solide ionique Eau Ions dissous

La quantité de chaleur impliquée lors d’une dissolution peut être calculée par l’équation
suivante :
Q = Ce . me . ΔT

où Q = quantité de chaleur libérée ou absorbée lors de la dissolution (J)


Ce = chaleur massique de l’eau (J/g °C)
me = masse d’eau (g)
ΔT = changement de température de l’eau (°C)

Mme A. CHENNI
Étant donné que cette expérience s’effectue à pression constante (à la pression
atmosphérique), la chaleur de dissolution (Q) est égale à la variation d’enthalpie (ΔH)
associée au processus. Il est donc possible de déterminer la chaleur massique de dissolution
(ΔHmassique), qui est la quantité de chaleur dégagée ou absorbée lors de la dissolution d’un
kilogramme de substance dans l’eau et la chaleur molaire de dissolution (ΔHmolaire), qui est
la quantité de chaleur dégagée ou absorbée lors de la dissolution d’une mole de substance
dans l’eau.

Endothermique (chaleur absorbée) Exothermique (chaleur dégagée)


ΔT< 0 ΔT> 0
ΔH > 0 ΔH < 0

Mode opératoire
- Choisir quatre éprouvettes et placer 10 ml d’eau distillée dans chacune.
- Peser environ 1 g de chacune des substances suivantes:
Hydroxyde de sodium (NaOH)
Chlorure d’ammonium (NH4Cl)
Chlorure de sodium (NaCl)
Hydroxyde de potassium (KOH)
- Prendre la température initiale de l’eau dans les éprouvettes.
- Ajouter le premier solide à l’éprouvette numéro 1.
- Agiter la solution doucement avec un agitateur pour dissoudre tout le solide.
- Noter la température la plus haute ou la plus basse atteinte au cours de la dissolution.
- Procéder de la même manière pour les trois solides restants.

Questions
- Écrire l’équation de dissolution pour chacun des quatre solides et calculer leur masse
molaire et leur nombre de moles.
- Déterminer la chaleur de dissolution pour chaque solide.
- Calculer la chaleur massique et la chaleur molaire pour les quatre substances et
préciser qu’elles sont les réactions endothermiques et qu’elles sont les réactions
exothermiques.
- Représentez chacune des dissolutions au moyen d’une équation chimique dans
laquelle la chaleur molaire de dissolution apparaît du côté des réactifs ou des produits.

N.B : lors des calculs n’oublier pas de mettre les unités.

Mme A. CHENNI
TP N° 2 : DETERMINATION DE LA CAPACITE
THERMIQUE MASSIQUE D’UN CORPS SOLIDE

But
Dans ce travail pratique on se propose de déterminer la capacité thermique massique d’un
solide, qui ne doit pas changer d’état, ni se dissoudre ou réagir avec le milieu qui l’entoure.
On applique la méthode des mélanges, en utilisant l’eau distillée comme liquide dont on
connaît la capacité thermique massique, dans le quel doit être immergé le solide de capacité
thermique massique inconnue. On procède en deux étapes :
1- Déterminer la capacité thermique en eau (valeur du calorimètre et ses accessoires µ) ;
2- Et puis déterminer la capacité thermique massique d’un corps solide ;

Principe
Ce travail se base sur le principe de conservation de l’énergie ( Q=0) appliqué aux
systèmes isolés thermiquement. Le calorimètre (de type Vase Dewar l’un des plus simples
calorimètres) est un système thermodynamiquement isolé qui n’échange aucune énergie avec
le milieu extérieure (ni travail, ni chaleur). Cet appareil servant à mesurer la quantité de
chaleur dégagé par le corps le plus chaud (Q cédée) ou absorbée par le corps le plus froid
(Qreçuée), dans un phénomène physique ou une réaction chimique.

Théorie
1- Capacité thermique d’un corps solide ou liquide (C)
La capacité calorique ou thermique d’un corps est la quantité de chaleur nécessaire pour
élever sa température de 1°C.
Q  C ( f  i ) (1)

2- Capacité thermique massique (c )


La chaleur massique est la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1°C la température de
l’unité de masse d’un corps.
Q  m c ( f   i ) (2)

La capacité thermique est donc proportionnelle à la masse m du corps, alors on écrit :


C mc (3)

Ce coefficient de proportionnalité est appelé capacité thermique massique, à déterminer pour


chaque corps.
3- Valeur en eau du calorimètre (µ)
L’équivalent en eau (ou valeur en eau) d’un système est la masse d’eau (µ) échangeant la
même quantité de chaleur avec le milieu extérieur quand il subit la même variation de
température.

L’équation
Il sera possible de déterminer la valeur en eau calorimètre (µ), en se basant sur l’équation
calorimétrique, donnée par l’expression suivante :
(me1   ) ce ( e  1 )  me 2 ce ( e   2 )  0 (4)

Mme A. CHENNI
Où me1 et me2 désignent respectivement les masses d’eau aux températures 1 et 2 . e est la
température d’équilibre thermique qui sera mesurée, ce est la capacité thermique massique de
l’eau qui vaut 1 cal /g k et l’inconnue sera (µ).
On applique aussi l’équation calorimétrique pour déterminer la capacité thermique massique
d’un corps solide de cuivre. On écrit alors :

(me   ) ce (e  1)  m c(e   s )  0 (5)


Où me et m présentent les masses d’eau et du morceau de cuivre aux températures  1 et  s
respectivement.  e est la température à l’équilibre thermique qui sera mesurée et l’inconnue
sera c (exprimée en cal g-1 K-1) la capacité thermique massique du morceau cuivre.

MISE EN ŒUVRE DE LA MANIPULATION


Appareils et matériels
1-Calorimètre
2- Bain thermostat
3- Thermomètre
4- Fiole jaugée de 100ml et de 50ml.
5- Eprouvette graduée de 100ml.
6- Un morceau de cuivre.
Calorimètre de type vase Dewar

Mode opératoire

1- Détermination de la valeur en eau (µ)


 Mettre 50ml d’eau distillée à chauffer dans le bain thermostaté (2) attendre au moins30min.
 Mesurer 100ml d’eau distillée et les verser dans le calorimètre, agiter et noter (1).
 Après 30 min verser 50ml d’eau chauffée à (2), agiter et attendre un moment puis noter la
température (e )
2- Détermination de la capacité thermique de cuivre
 Placer le morceau cuivre de (mCu = 52,06 ± 0,02) g dans le bain. Attendre 30 min, puis
noter (  s ).
 Verser 75ml d’eau distillée dans le calorimètre, agiter et noter (θ 1 ) .
 Introduire rapidement le morceau de métal porté à (  s ) dans le calorimètre et agiter puis
noter la température d’équilibre (  e ).

Questions
1- Quel est le but de cette manipulation ?
2- Quel est le principe d’un calorimètre ?
3- Que signifie une valeur en eau d’un calorimètre ?
4- Que signifie une capacité thermique d’un corps solide ?
5- A l’aide de cette expérience déterminer :
a- La valeur en eau du calorimètre et effectuer le calcul d’incertitude ?
b- La capacité thermique du métal, en déduire sa capacité thermique massique, et
effectuer le calcul d’incertitude ? Densité de l’eau ( = 1 g/ml et ce = 0,1cal/g K).

Mme A. CHENNI
TP N° 3 : CHALEUR LATENTE DE FUSION DE LA
GLACE

But
Déterminer expérimentalement la chaleur latente de fusion de la glace d’eau.
Principe
Ce travail se base sur le principe de conservation de l’énergie Σ Qi = 0 appliqué aux systèmes
isolés thermiquement.
Appareils et matériel
-Calorimètre, bain marie, thermomètre, balance.
-Eprouvette graduée, erlenmeyer, bêcher.
-Cubes de glace, eau.
Mode Opératoire
I) Détermination de la valeur en eau du calorimètre (μ)
1. Prendre 100 ml d’eau distillée à l’aide de l’éprouvette graduée.
2. Mettre l’eau dans le calorimètre, puis mesurer sa température avec le thermomètre (θ 1)
C’est la température initiale de l’eau et du calorimètre.
3. Prendre 50 ml d’eau distillée à l’aide de l’éprouvette graduée, mettre cette quantité
dans un erlenmeyer.
4. Chauffer l’erlen à l’aide d’un bain marie. Ensuite mesurer la température de l’eau
chaude (θ2).
5. Verser l’eau chaude dans le calorimètre, et agiter.
6. Attendre un moment puis mesurer la température d’équilibre (θeq).
II) Détermination de la chaleur latente de fusion de la glace
1. Verser 200 ml d’eau distillée dans le calorimètre, puis mesurer sa température avec le
thermomètre (θ1,)
2. Prendre deux morceaux de glace fondante, les placer dans un bêcher, peser celui-ci
avec une feuille de papier absorbant. Essuyer les glaçons et les introduire
immédiatement dans le calorimètre. Repeser le bêcher avec le papier mouillé sur la
même balance. En déduire avec précision la masse m2 de glace ayant été introduite
dans le calorimètre.
3. Mélanger doucement avec l’agitateur le contenu du calorimètre.
4. Suivre l’évolution de la température et relever, lorsqu’elle est atteinte, la température
d’équilibre (θeq’). (La glace a alors entièrement fondu).
Questions
1. calculer la valeur en eau du calorimètre (μ).
2. Quelle valeur peut-on attribuer à la température des glaçons utilisés ? Justifier.
3. En négligeant les transferts d’énergie entre le calorimètre et le milieu extérieur,
calculer la quantité de chaleur Qf nécessaire pour faire fondre la glace.
4. Sachant que la chaleur latente est la quantité de chaleur nécessaire à 1Kg d’un corps
pour qu’il change d’état à température et pression constantes, calculer la valeur de la
chaleur latente massique de fusion de la glace Lf.
Comparer la valeur expérimentale avec la valeur théorique donnée dans les notes de
cours. Calculer l’écart relatif par rapport à cette valeur théorique. Commenter le
résultat.
5. Déduire la chaleur latente de solidification L s.
Données :
Cp(H2O) liquide = 4.18 J. g-1. K-1

Mme A. CHENNI
TP N° 4 : Application du premier principe de la thermodynamique :
Détermination de l’énergie libérée par une réaction de neutralisation
acide-base

But
Détermination de la chaleur qui accompagne la réaction acide-base qui est une réaction
rapide et exothermique (ΔH<0), en appliquant le premier principe de la thermodynamique
HCl + NaOH NaCl + H2O + Q

Théorie

Enoncé du premier principe


Le premier principe de la thermodynamique stipule que lors de toute transformation, il
y a conservation de l'énergie, cette dernière ne peut être créée, ni détruite.
Dans ce travail pratique on réalise une réaction chimique, en solution aqueuse, qui
s’accompagne d’un dégagement de chaleur (exothermique). La chaleur dégagée sera absorbée
par le milieu environnant (eau, calorimètre et air), dans cette expérience, on négligera la
quantité de chaleur absorbée par l’air. En conséquence, le volume d’eau total et le calorimètre
et ses accessoires (thermomètre, agitateur) absorberont l’énergie calorifique libérée. Comme
la réaction à lieu sous pression atmosphérique (P= cte), la chaleur libérée correspondra à la
variation d’enthalpie ΔH.
On écrit l’équation suivante :
Q1 (chaleur absorbée) = - Q2 (chaleur dégagée)

Application
Calcule de la chaleur de neutralisation d’un acide (HCl) par une base (NaOH), il
s’agit d’une réaction instantanée et totale qui s’accompagne par un dégagement de chaleur qui
se traduit par une élévation de température du calorimètre et de son contenu.

HCl + NaOH NaCl + H2O + ΔH

La quantité de chaleur trouvée sera ramenée pour une réaction de neutralisation d’une
mole de soude par une mole d’acide ce qui nous donne la valeur de l’enthalpie molaire de
réaction. Nous prenant deux quantités équivalentes d’acide et de base et nous les
mélangerons. La réaction se produit et nous noterons la variation de la température du
calorimètre.
La réaction se produit en deux étapes
1-Il y a d’abord équilibre thermique du mélange avant que la réaction ait lieu
2-Ensuite la réaction de neutralisation s’effectue.

1) calcule de la température d’équilibre thermique du mélange sans réaction


nous écrivons l’équation calorimétrique correspondante :

ma ce (θm - θa )+ mb ce (θm - θb )+ μ ce (θm - θa ) = 0

avec : a : acide, b : base, m : mélange.


les solutions aqueuse obtenues sont assez diluée pour être assimilée à de l’eau pur. Nous
prenons alors ce = 1 cal.g-1.K-1 et la masse volumique de l’eau 1 Kg. L-1

Mme A. CHENNI
2) réaction de neutralisation
Dans cette étape la réaction se produit et la température du calorimètre s’élèvera de
(θR- θm ), il vient alors :

(mf +ms + ma + mb + μ) (θR - θm ) + Q = 0

ou mf, ms, ma, mb,et θR désigne respectivement la masse d’eau formée, la masse de sel
formée, la masse de solution d’acide, la masse de base et la température finale de la réaction.

Mode opératoire

1- Détermination de la valeur en eau du calorimètre (µ)


a. Verser 100 ml d’eau distillée dans le calorimètre, puis mesurer sa température (1). C’est
la température initiale de l’eau.
b. Faire chauffer 50ml d’eau distillée dans un bain thermostaté réglé à 50°C, puis mesurer la
température (2) de l’eau chaude.
c. Verser l’eau chaude dans le calorimètre et agiter.
d. Attendre un moment puis noter la température d’équilibre (e ).
e. Vider le calorimètre.

2- Détermination de la chaleur de neutralisation


 Mesurer 75 ml de HCl (1 N) agiter et noter θa
 Mesurer 75 ml de NaOH (1N) agiter et noter θb
 Verser la quantité de base dans le calorimètre contenant le HCl, agiter et noter la
température d’équilibre (e ).
 vider le calorimètre et rincer le matériel

Faire attention en manipulant des objets chauds. Utiliser les pinces ou un chiffon.. Les solutions
d’acides et de bases sont corrosives. Eviter le contact des acides avec la peau et les vêtements.
Une petite éclaboussure dans les yeux est toujours extrêmement dangereuse.

Question
1.Quel est le but de ce travail ?
2.Quel type du système étudiez-vous ?
3.Donner l’expression du premier principe et l’appliquer au cas de cette manipulation ?
4.Ecrire la réaction de neutralisation ?
5.Déterminer la quantité de chaleur Q et en déduire la chaleur molaire de neutralisation, avec
un calcule d’incertitudes ?
6.Conclure

Données
deau = 1, cp 1cal/g/deg

Mme A. CHENNI
TP n°05 : CINETIQUE CHIMIQUE DU PREMIER ORDRE

But
On se propose d’étudier l’évolution de la quantité de matière en fonction du temps, pour
une réaction lente du premier ordre.
Principe
L’équation de la réduction de l’eau oxygénée (H2O2) par les ions iodures I- s’écrit :

H 2O2  2H 3O   2I   4H 2O  I 2 (1)

Cette réaction est une réaction lente (à température ambiante) du premier ordre si l’on
maintient constante la concentration en iodure I -, résultat obtenu par la réduction du diiode I 2
en I- au fur et à mesure de sa formation (eq. 2)

2 2
I 2  2S 2O3  2I   S 4O6 (2)

Méthode
On veut étudier expérimentalement cette réaction en déterminant la quantité du diiode I 2
formé au cours du temps sans faire de prélèvement, pour cela, on introduit dans le milieu
réactionnel une quantité connue de thiosulfate S 2O32- (c’est un réducteur : couple S2O32-/
S4O62-).
Le thiosulfate réduit le diiode I2 formé en I- (réduction très rapide). En présence d’empois
d’amidon, qui donne un complexe de couleur bleu avec le diiode, on observe un virage de
l’incolore au bleu une fois que tous les ions thiosulfates seront consommés.
On mesure alors le temps t 1d’apparition de la coloration, et on sait que cela correspond à une
certaine quantité de I2 formé.
L’étude se poursuit en rajoutant très vite une dose de thiosulfate, en attendant la
recoloration (temps t 2), et ainsi de suite …

Loi cinétique d’ordre 1


La vitesse de la réaction d’oxydo-réduction (éq.1) est donnée par la relation suivante :

d [ H 2 O2 ]
v  k[ I  ] [ H 3O  ]  [ H 2 O2 ] (3)
dt

Si on considère que la concentration en ions (H3O+) sera maintenue constante en utilisant


au départ un grand excès d’acide, et que la concentration en ions iodure (I -) est tout aussi
maintenue constante, puisque l’iode formé est aussitôt réduit en I - (eq.2), alors la
concentration de l’eau oxygénée est seule à varier au cours du temps.

L’expression de la vitesse de réaction se réduit alors à :

d [ H 2 O2 ]
v  k , [ H 2 O2 ] , avec : k ,  k[ I  ] [ H 3O  ]   cte (4)
dt
La réaction est donc d’ordre partiel 1 par rapport à l’eau oxygénée, la vitesse de la réaction
devient :
d [ H 2 O2 ]
v  k , C H 2O2 (5)
dt

Mme A. CHENNI
C0
Soit en intégrant : Ln  k ,t (6) (équation d’une droite de pente k’)
C

Avec :
C0 : Concentration molaire initiale de l’eau oxygénée (mol.l-1).
C : Concentration molaire de l’eau oxygénée à l’instant t (mol.l-1).
k’ : Constante de vitesse (s-1).

Si on note V0 le volume d’eau oxygénée qu’on ajoute au milieu réactionnel, à l’instant


initiale, le nombre de moles initial d’eau oxygénée s’écrit : C0*V0

Le nombre de moles de diiode I2 formé au cours du temps est égal au nombre de moles
d’eau oxygénée qui ont disparu (eq.1).

Le nombre de moles de thiosulfate versé est égal au double du nombre de moles de diiode
formé (eq.2). On notera Cthiosulfate et Vthiosulfate la concentration et le volume total versé à
l’instant t de la solution de thiosulfate de sodium.

Le nombre de moles d’eau oxygénée disparu au cours du temps devient alors égal à :
0.5* Cthiosulfate* Vthiosulfate (8)

Le nombre de moles d’eau oxygénée présent en solution à l’instant t est alors égale à :
C0*V0 - 0.5* Cthiosulfate* Vthiosulfate (9)

A partir de là, si on considère que le volume réactionnel reste pratiquement constant lors
de l’expérience, on peut simplifier par le volume total de la solution, et on obtient l’équation
approchée suivante :

Ln(C0V0  0.5.CthiosulfateVthiosulfate )  Ln(C0V0 )  kt (10)

Appareils et matériel
Erlenmeyer, bécher, burette graduée,
agitateur magnétique, pipette 10 ml,
éprouvette graduée 100 ml, chronomètre

Mode opératoire
1) Remplir la burette avec la solution de thiosulfate de sodium Na 2S2O3 (0.1 mol/L).
2) Verser dans un erlenmeyer (réacteur) 50 ml d’Iodure de potassium KI (0.1 mol/L), ajouter
40 ml d’acide sulfurique H2SO4 (0.2 mol/L). Introduire un barreau magnétique, et 3 à 4
gouttes d’empois d’amidon.
3) verser 1 ml de thiosulfate de sodium. La solution est initialement incolore.

Mme A. CHENNI
4) Tenir prêt votre chronomètre.
5) prendre à l’aide d’une pipette 10 ml d’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène H 2O2), 0.05
mol/L, les verser rapidement dans l’erlen (réacteur précédent) et déclencher le chronomètre
que l’on arrêtera qu’à la fin de la réaction. (La solution est toujours incolore).
6) Noter le temps t 1 d’apparition d’une couleur bleue, sans arrêter le chronomètre et verser
immédiatement 1 ml de thiosulfate de sodium dans l’erlen, ce qui fait disparaître la couleur
bleue.
7) La couleur bleue apparaîtra à la date t 2, verser à nouveau et immédiatement 1 ml de
solution de thiosulfate de sodium.
8) répéter cette opération plusieurs fois de suite, jusqu’à ce que la coloration ne réapparaisse
plus.
6) Tableau des résultats
Compléter le tableau suivant :

V (en ml) : Volume en ions 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10


thiosulfate ajouté etc…
t (en s) 0 t1 = t2 = t3 = t4 = t5 = t6 = t7 = t 8= t9 =

Ln (C0.V0-0.5.Cthiosulfate.Vthiosulfate)

Nombre de mole de I2 formé


n(I2) (en mol)
La concentration en I2 formé
[I2] (en mol/L)

Questions

1) Ecrire les demi réactions redox et l’équation bilan de la réaction étudiée (eq. 1) ; couples
I2/I- et H2O2/H2O, et de la réaction de suivi cinétique (eq. 2) ; couples I2/I- et S2O32-/S4O62-
2) Montrer à l’aide des équations de réaction, que :
Le nombre de mole de I2 formé n (I2) = nombre de mole de H2O2 disparu = ½ nombre de
mole de S2O32- utilisé.
3) pourquoi la coloration bleue n’apparaît-elle pas tout de suite, bien que la réaction (eq.1)
produise du diiode ?
4) Exprimer [I2] en fonction du volume de thiosulfate versé, et calculer numériquement les
valeurs de [I2] correspondantes (tableau des résultats).
5) tracer les graphes :
Ln (C0.V0-0.5.Cthiosulfate.Vthiosulfate) = f (t)
[I2] = f (t)
Calculer la vitesse à t=0, à la date t5, et à la date t9.
Les prévisions précédentes sont-elles confirmées ?
6) conclusion.

Mme A. CHENNI