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Auteurs : MM. Kurtz
© Fine Media, 2014
ISBN : 978-2-36212-209-5
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Table des matières

Le MBA en un coup d’œil 6


Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ? 6
Les modalités d’un MBA 7
Le choix d’un MBA 8

I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ? 9


Un diplôme professionnel 10
Master, MBA ou Mastère spécialisé ? 11
Le public visé 14
L’accréditation MBA 16
Les débouchés 17
AA Pour aller plus loin 21
Questions/réponses de pro 21

II. Les modalités d’un MBA 23


Les programmes 24
L’admission 35
La scolarité 37
AA Pour aller plus loin 44
Questions/réponses de pro 44

III. Le choix d’un MBA 46


Le classement MBA 47
Les business schools 49
Le coût d’un MBA 55
AA Pour aller plus loin 61
Questions/réponses de pro 61

Index des questions et des astuces 63

Trouver des professionnels près de chez vous 64


Le MBA en un coup d’œil

Vous êtes cadre ou professionnel


qualifié ? Vous souhaitez booster
votre carrière ? Vous aimeriez avoir
plus de responsabilités ? Faire un
Master of Business Administration
(MBA) est peut-être la solution.

Faire un MBA est un investisse-


ment aussi bien au niveau financier
que personnel. S’engager dans une
telle formation doit donc être un acte réfléchi. Il est indispensable d’analyser
son niveau d’études, son expérience professionnelle, ses possibilités finan-
cières, sa motivation, le réel bénéfice d’un MBA, son ouverture à la mobilité
internationale, le souhait ou non de faire carrière dans des grandes entreprises
internationales et les impacts sur sa vie personnelle et familiale.

Le Master of Business Administration :


qu’est-ce que c’est ?
Un Master of Business Administration est un diplôme de troisième cycle
tout comme un master ou un mastère. Il s’adresse aux cadres ayant un pro-
jet professionnel et souhaitant donner une autre dimension à leur carrière et

6
Le MBA en un coup d’œil

avoir un meilleur salaire. La formation


MBA peut, en outre, être entreprise en
France ou à l’étranger. Le nombre de
MBA est important. Pour optimiser son
choix et donc avoir les cours les plus
adaptés à son projet professionnel, il est
possible d’opter pour un MBA général,
un Executive MBA (pour les cadres de
direction), ou un MBA spécialisé en finance, marketing, commerce internatio-
nal. Les spécialisations sont nombreuses et changent chaque année selon les
demandes des recruteurs ou l’ouverture de nouveaux marchés.

Les modalités d’un MBA


Comme le MBA est une formation qui s’adresse aux personnes déjà en acti-
vité, il est possible de choisir le rythme de sa scolarité. Ainsi, un cadre peut
suivre un MBA à temps plein (full-time), en alternance (part-time), à dis-
tance, voire un mini-MBA.

Peu importe la formule choisie, la formation s’organise de la même manière :


la première partie est consacrée aux matières générales telles que le manage-
ment, le marketing, la vente, les ressources humaines ou le droit. La seconde
partie de la formation est orientée vers les spécialisations.

Enfin, les options, les études de cas, les discussions, le stage et le mémoire
viennent compléter le cursus.

La préparation est aussi longue que la recherche.


Il convient de se préparer à l’avance et d’obtenir
d’excellents résultats aux tests tels que le GMAT,
le TOEIC ou le TOEFL. Présenter un dossier com-
plet, se différencier des autres candidats, montrer
que l’on a autant à apprendre qu’à apporter sont
les clés de l’admission dans l’école de son choix.
La réussite d’un MBA se travaille avant, pendant
et après la formation.

7
Le MBA en un coup d’œil

Le choix d’un MBA


Un Master of Business Administration
peut s’entreprendre en France comme
à l’étranger. Pour choisir l’établisse-
ment qui conviendra le mieux à ses
besoins et ses attentes, il ne faut pas
hésiter à comparer les classements ou
vérifier les accréditations des écoles
proposant des formations. C’est un
vrai travail de recherche qui prend
entre 6 et 12 mois. Un Master of Business Administration est un tremplin vers
une carrière prometteuse, mais le prix est élevé. Avant même de candidater,
mieux vaut donc prévoir son financement. Pour cela, il existe des solutions
telles que le congé individuel de formation, le droit individuel à la formation, le
plan de formation, ou encore l’auto-financement.

8
I.
Le Master of Business Administration :
qu’est-ce que c’est ?

Un Master of Business
Administration – MBA – est
un diplôme international
d’études supérieures de
gestion et de management
des entreprises. Destiné
aux cadres, il est considéré
comme un tremplin, car il
leur permet d’accéder aux
postes-clés d’une entre-
prise ou de se lancer dans une carrière internationale. Un MBA n’est utile
qu’à condition que la formation complète quelques années d’expérience.
Contrairement aux masters, les MBA ne s’adressent pas aux étudiants.

À l’origine, le MBA est un diplôme anglo-saxon qui a vu le jour au début du


xxe siècle aux États-Unis, à Harvard. Aujourd’hui, grâce à la mondialisation et
au contexte international, le Master of Business Administration jouit d’une
reconnaissance internationale. Il est enseigné dans plus de 120 pays.

9
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

Un MBA, par définition, sert à faire carrière dans les grandes entreprises
internationales, les banques d’affaires ou les sociétés de conseil. Il a une voca-
tion mondiale, il est donc inutile d’en faire un pour créer ou reprendre une
entreprise.

Un diplôme professionnel
L’enseignement d’un MBA est très différent de celui d’un master classique,
puisqu’il s’articule autour du management stratégique.

Méthode des cas


La principale originalité des MBA
est l’utilisation de la méthode des
cas. Les étudiants se voient propo-
sés de nombreux cas d’entreprise,
qu’ils doivent résoudre, généra-
lement en petits groupes. Cela
permet de s’habituer à l’analyse
et à la prise de décision. Un MBA
demande donc beaucoup de tra-
vail en dehors des cours. Cette pédagogie s’applique, en outre, sur différents
domaines tels que l’économie, la politique, le business international, le marke-
ting, la comptabilité, la finance, l’organisation, le management, le management
des technologies de l’information, les ressources humaines.

Pour chaque carrière, un MBA


Il existe 2 000 programmes de MBA dans le monde, dont 80 en France.
Ils sont proposés sous différentes formules et s’adaptent à chaque type de
métier. Ainsi, le full time MBA est une formation à temps plein qui dure entre
12 et 24 mois et combine théorie et pratique, tandis que le part time MBA
(en alternance) est conçu pour les personnes souhaitant conserver leur acti-
vité professionnelle. Les cours se déroulent le soir ou le week-end et durent
en moyenne 18 mois.

10
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

L’Executive MBA est une formation moins


longue, mais qui s’adresse à des cadres
expérimentés. Elle prépare à un poste de
haut directeur ou de manager à l’étranger.
La plupart du temps, c’est l’entreprise qui
propose cette formation en vue d’une pro-
motion. Les MBA spécialisés, eux, ciblent
des secteurs d’activités tels que la finance,
les ressources humaines, le luxe… Ces cursus sont à privilégier si le secteur
d’activité est connu. Parmi les MBA spécialisés, on recense le MBA Finance,
International Business, Communication, Marketing, Ressources Humaines,
ainsi que des MBA sectoriels (tourisme, luxe, etc.).

Un investissement personnel et financier


Faire un MBA est un investissement aussi bien sur le plan financier que person-
nel. En effet, la formation est onéreuse. En France, le coût varie de 10 000 à
40 000 €. Le prix dépend de l’établissement choisi et des accréditations obte-
nues par ce dernier.

La sélection est de plus rigoureuse. Le postulant doit exceller au TOEFL ainsi


qu’au GMAT. Tout comme le prix, le score minimum demandé dépend de l’éta-
blissement.Le postulant doit également avoir un bon dossier professionnel, un
CV complet et des lettres de recommandation.

Master, MBA ou Mastère spécialisé ?


Les Masters et les Mastères spécialisés s’adressent aux étudiants, contraire-
ment au MBA qui vise les jeunes cadres.

Comparatif
Les Masters et les Mastères spécialisés permettent d’acquérir des connais-
sances extrêmement pointues dans des domaines très variés, mais n’ont pas
le même objectif que le MBA, à savoir former les managers de demain. Le
tableau page suivante vous offre un aperçu de ces trois types de formation.

11
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

Master, MBA ou Mastère spécialisé ?

Mastère
Diplômes MBA Master Master pro
spécialisé
Bac +3/+4 ou Bac +2/+3 et
Conditions au moins 5 ans quelques années
Bac +3 Bac +3/+4
d'admission d'expérience d'expérience
professionnelle professionnelle
350 h de cours
Durée 1 à 2 ans 2 ans 2 ans
au moins
Plus pratique
4 000 forma-
Internationalisation que théorique : Formation
Avantages tions, à un prix
et tremplin salarial prépare à être dense et précise
abordable
vite opérationnel
1 000 à 1 000 à
Coût 20 000 à 100 000 € 1 000 à 8 000 €
12 000 € 15 000 €
Carrière en
Postes à responsa- Initiation à la Cadres de haut
Débouchés entreprise tous
bilité et expatriation recherche niveau
domaines

* 1 000 € pour une formation sur 2 ans dans une université française.

Master
En France, le Master est né avec les grandes
écoles et les écoles de commerce. Souvent
délivré par un établissement privé, le diplôme
n’était pas reconnu par l’État. Dans le cadre de
la construction d’un espace européen de l’ensei-
gnement supérieur, le Master a toutefois fait
son apparition dans les universités françaises
en 1999. Il est dorénavant reconnu comme un
diplôme de deuxième cycle, soit Bac +5. En 2002,
la réforme LMD (Licence, Master, Doctorat) a
modifié la hiérarchie des diplômes universitaires,
toujours dans le but de répondre à une demande
européenne, voire mondiale. Le Master a alors remplacé le DEA, le DESS et
les autres diplômes de même niveau. Il est ainsi devenu, au même titre que la
licence, un grade à part entière.

12
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

Réforme LMD et Master

Avant la réforme LMD Après la réforme LMD


• Maîtrise
• MST : Maîtrise des
Sciences et Techniques
Bac +4 • MSG : Maîtrise des Master 1
Sciences de Gestion
• DEST : Diplôme d’études
Supérieures Techniques
• DEA : Diplôme d’études
• Master 2 Professionnel
Approfondies
Bac +5 • Master 2 Recherche
• DESS : Diplôme d’études
• Master 2 Enseignement
Supérieures Spécialisées

Aujourd’hui, un seul diplôme valide le deuxième cycle universitaire français :


le Master. Cependant, ce dernier se décline en trois spécialités :

ππLe Master professionnel remplace la maîtrise en 1 an, suivie du Diplôme


d’études Supérieures Spécialisées (DESS). Il permet aux étudiants d’être
opérationnels dès la sortie des études.
ππLe Master recherche remplace la maîtrise suivie du Diplôme d’études
Approfondies (DEA). Cette voie prépare les étudiants à une insertion pro-
fessionnelle de haut niveau ou à la recherche.
ππLe Master enseignement est une nouveauté de la réforme LMD. Il pré-
pare aux métiers de l’enseignement du premier et du second degré. Les
filières sont aussi variées que les matières à enseigner : histoire, géogra-
phie, mathématiques, physique, chimie, etc.

Mastère spécialisé
Décerné par la Conférence des Grandes Écoles (CGE), le Mastère spécia-
lisé a été créé il y a plus de 20 ans. Il se prépare en école d’ingénieurs et
de commerce, permet une haute spécialisation après un Bac +5 (parfois
Bac +4) et forme les cadres spécialisés (luxe, tourisme, événementiel, etc.).
Moins cher et moins difficile que le MBA, ses cours sont majoritairement
dispensés en français.

13
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

L’appellation « Master spécialisé », déposée auprès de l’INPI (Institut National


de la Protection Industrielle), n’est toutefois pas reconnue par l’Éducation
nationale. Les étudiants ont le choix, en France, entre plus de 400 Mastères
spécialisés. Répondant à la demande des recruteurs, les spécialisations varient
chaque année.

MBA
Le Master of Business Administration reste la réfé-
rence incontestable en ce qui concerne la formation
internationale. Il complète plusieurs années d’expé-
rience professionnelle dans bien des domaines :
médical, scientifique, économique, juridique, lit-
téraire, ingénierie. Le MBA ne s’adresse en aucun
cas aux étudiants, contrairement aux Masters et
Mastères, mais aux cadres. C’est un tremplin pour
la carrière et le salaire, permettant d’accéder aux
postes-clés d’une entreprise ou de se lancer dans
une carrière internationale.

Il existe en outre différents types de programmes : le MBA simple (à temps


plein ou partiel), le MBA spécialisé (qui se rapproche du Mastère spécialisé) et
l’Executive MBA pour les cadres dirigeants.

Le public visé
Le MBA est un diplôme à part qui permet aux lauréats d’accéder aux
postes-clés d’une entreprise ou de s’ouvrir à l’international. Il ne s’adresse
aucunement aux jeunes sans expérience professionnelle.

Une vision globale et internationale


Le MBA forme les cadres sur la gestion stratégique d’une entreprise en tenant
compte du contexte international et de la mondialisation. Les promotions des
établissements reconnus misent sur la mixité culturelle et assurent plus de la

14
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

moitié de leurs cours en anglais. Ce cursus permet ainsi de côtoyer d’autres


cadres du monde entier et d’apprendre à travailler en équipe tout en la mana-
geant. Il s’adresse aussi bien à des ingénieurs très spécialisés qui souhaitent
s’ouvrir à de nouveaux savoir-faire pour progresser vers des postes de direc-
tion, qu’aux médecins, aux scientifiques ou aux juristes qui n’ont aucune
notion de management et de gestion d’entreprise.Toutefois, un MBA coûte
cher. Sans volonté d’évoluer, le diplôme n’aura pas d’impact au niveau de la
carrière. Il doit impérativement faire partie d’un projet professionnel.

Bonnes et mauvaises raisons d’obtenir un MBA


Le Master of Business Administration per-
met de changer d’activité ou de secteur,
d’évoluer et d’élargir ses compétences,
d’acquérir les capacités managériales néces-
saires à une évolution professionnelle. Il sert
aussi à travailler à l’international et à faciliter
une expatriation, à étoffer son réseau pro-
fessionnel ou encore à booster sa carrière
et sa rémunération. En revanche, il est inu-
tile de faire un MBA pour avoir un meilleur CV, cela doit s’inscrire dans un projet
professionnel. Un MBA exige, en outre, une expérience d’au moins 5 ans ; pour
l’Executive MBA, une expérience de 10 ans est nécessaire. Il sert également aux
cadres des grandes entreprises.

De plus, c’est un diplôme international qui implique une grande mobilité, il


est donc obligatoire de vouloir s’ouvrir à l’international. Enfin, pour réussir
son MBA, il faut de la motivation, de la volonté et se donner les moyens de
changer de carrière.

Validation des acquis de l’expérience


De nombreux diplômes peuvent être acquis grâce à la Validation des Acquis
de l’Expérience (VAE). Cependant, le MBA n’en fait pas partie. Un candidat
avec de nombreuses années d’expérience peut toutefois, grâce à la VAE, vali-
der des modules, cela réduira le nombre d’heures de cours à suivre.

15
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

Pour faire une demande de VAE, le candidat doit dans un premier temps en
discuter avec l’établissement dans lequel il sera scolarisé. À la suite d’un entre-
tien avec le conseiller de la formation continue, il devra faire une demande
auprès du gouvernement français. Les informations nécessaires à la VAE sont
disponibles sur le site du gouvernement.

L’accréditation MBA
Le titre de MBA n’est pas protégé, et la reconnaissance de l’État ne suffit pas
à garantir la qualité de l’enseignement. Il est donc préférable de s’assurer que
le MBA visé est accrédité par l’un des trois organismes reconnus à l’internatio-
nal : l’AACSB, l’AMBA et l’EFMD.

AACSB
L’AACSB, Association for the Advancement of
Collegiate Schools of Business, est un label améri-
cain qui certifie la qualité de plus de 500 écoles dans
le monde, dont 80 % aux États-Unis. Elle se base sur
un certain nombre de critères pour déterminer son
évaluation : le recrutement des étudiants, le niveau
académique des professeurs ainsi que les méthodes
pédagogiques et d’évaluation. La liste des établis-
sements ayant obtenu l’accréditation AACSB est
disponible sur le site Internet de l’association.

AMBA
L’AMB, Association of MBA, est un organisme britannique qui est resté très
européen et n’est que très peu répandu aux États-Unis ; il ne rivalise pas
avec l’AACSB. Toutefois, en Europe, le label reste un vrai gage de qualité. Il
s’appuie sur les critères d’accréditation suivants : l’institution organisatrice, le
contenu et l’organisation des programmes, le niveau du corps professoral, le
cursus des élèves admis et le suivi des diplômés. La liste des établissements
ayant obtenu l’accréditation AMBA est disponible sur le site de l’association.

16
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

EFMD et label européen Equis


L’EFMD, European Quality Improvement System, accrédite les établissements
grâce à son label, le certificat européen Equis. C’est le plus jeune des labels,
il existe depuis 1998. Le label Equis de l’EFMD est reconnu mondialement et
rivalise avec le fameux AACSB. Les critères d’accréditation sont les suivants :
synthèse de l’excellence académique, innovation pédagogique, relations avec
les entreprises, ouverture internationale. La liste des établissements ayant
obtenu l’accréditation EQUIS est disponible sur le site de l’organisation.

En France
En 2002, HEC a obtenu les trois accré-
ditations, EQUIS, AACSB et AMBA, une
première en France. Cette école fait éga-
lement partie du classement des meilleurs
MBA. Actuellement, sept établissements
français ont obtenu la triple accrédita-
tion. Il s’agit de l’Insead, HEC, ESCP-EAP,
ESC Grenoble, ESC Toulouse, EM Lyon,
Edhec et Audencia (Nantes).

Bon à savoir : le coût de l’accréditation AACSB est de 22 000 €, puis 2 887 €


par an. Celui de l’accréditation EQUIS est de 26 000 €.

Les débouchés
Le MBA est une formation complète et internationale, qui ouvre sur des car-
rières de direction dans les plus grandes entreprises du monde.

Carrière
Le MBA est une formation qui attire de plus en plus d’étudiants chaque
année. Il s’organise sur le même modèle que les écoles de commerce. Le pro-
gramme se compose de cours généraux, comme la comptabilité, la finance,
les mathématiques, l’anglais, etc., mais en plus approfondis. La première
année remet à niveau tous les candidats dans les matières fondamentales. Elle

17
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

comporte de la méthodologie, des études de comportement et un partage


de savoir-faire. La seconde année est occupée par une spécialisation dans un
domaine tel que le marketing, la communication ou la finance. Les cours sont
délivrés en anglais et les enseignants sont souvent des professionnels venant
des quatre coins de la planète.

Le MBA s’obtient en 1 ou 2 ans. C’est donc une


formation longue qui s’accompagne souvent de
sacrifices. C’est pourquoi, une fois la formation
terminée, les candidats doivent tout faire pour en
tirer profit. Ce n’est toutefois pas une fois diplômé
que l’on s’organise, mais avant de commencer la
formation. Un MBA doit s’inscrire dans un projet
professionnel réfléchi. Ceux qui ne souhaitent pas
changer d’entreprise doivent se renseigner sur leurs
possibilités d’évolution auprès de leur supérieur
direct ou de leur service des ressources humaines.
Le MBA est aussi un diplôme qui offre des ouver-
tures internationales, le candidat doit donc être ouvert aux déplacements
professionnels, voire accepter l’expatriation. Il prépare aux carrières dans les
multinationales, les banques d’affaires et les cabinets de conseil. Une for-
mation MBA n’est pas adaptée pour travailler dans les petites ou moyennes
entreprises, ni pour créer ou reprendre une société. De plus, tout le monde
en a déjà entendu parler, mais peu de gens connaissent le contenu et la valeur
de la formation. Le candidat doit donc informer son entreprise ou ses futurs
employeurs de son utilité : amélioration du CA, élaboration de stratégie mar-
keting, augmentation du portefeuille de clients.

À la fin d’un MBA, les diplômés doivent également préserver et cultiver leur
réseau : il est important de rester en contact avec toute la promotion, les ensei-
gnants et les entreprises dans lesquelles les stages ont été effectués. Ils devront
aussi négocier leur retour dans leur entreprise et ne pas hésiter à demander un
changement de poste ou une promotion. Les candidats peuvent aussi réclamer
une augmentation de salaire. Enfin, si les perspectives d’avenir sont réduites
dans l’entreprise actuelle, il faut aller voir ailleurs ! Le MBA doit figurer sur le CV
au même titre que les stages et les connaissances acquises.

18
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

Bon à savoir : les bons établissements ont des réseaux dans lesquels les can-
didats peuvent postuler. Pour faciliter l’embauche, des présentations d’entre-
prises sont organisées au sein même des écoles.

Salaire
Établir le salaire moyen d’un diplômé MBA
n’est pas chose facile, car tout dépend du pays
dans lequel il travaille, mais aussi de son sec-
teur d’activité et de l’employeur lui-même.
Le salaire après un MBA dépend aussi de la
réputation de la formation suivie et de l’éta-
blissement dans lequel elle est entreprise. La
plupart des écoles annoncent fièrement la pro-
gression salariale à espérer : en France, elle
est de l’ordre de 20 à 30 %. La France reste
toutefois en retard par rapport aux États-
Unis : un diplômé de MBA gagne en moyenne 61 000 € brut par an contre
76 000 € pour les jeunes diplômés américains, mais il faut prendre en compte
les charges patronales et les avantages sociaux français (assurance chômage,
retraite, santé), qui expliquent la différence. Une augmentation supplémen-
taire allant de 10 à 25 % est également à prévoir dans les 3 ans qui suivent la
formation.

Bon à savoir : la gourmandise de certains diplômés sortis tout droit d’écoles


prestigieuses a rebuté quelques employeurs. Conséquence : la crise aidant, de
grosses sociétés ont préféré embaucher des diplômés issus d’écoles plus mo-
destes.
En période de crise, le MBA apparaît comme la solution pour redonner un
coup de pouce à sa carrière. Le nombre d’étudiants n’a jamais été aussi
élevé ; parallèlement, les opportunités se font plus rares. De même, les
salaires des diplômés n’ont cessé d’augmenter depuis que les MBA se sont
multipliés. Cependant, depuis 2008, ils stagnent : les MBA les plus courants
enregistrent une baisse de près de 10 %. En revanche, certains MBA recher-
chés par les entreprises ne connaissent pas la crise : c’est le cas des finances
ou de la haute technologie. Même si les États-Unis devancent la France

19
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

en termes de salaire des diplômés MBA,


l’Europe devance les États-Unis : les plus
forts salaires avoisinent 100 000 dollars en
Europe, contre 91 500 dollars en Amérique
du Nord. Les entreprises indiennes et
chinoises ont aussi augmenté les salaires
offerts aux diplômés de près de 50 % en
2008. Entre la Chine (56 000 dollars) et l’Inde (38 000 dollars), la différence
s’amoindrit peu à peu, tandis que, dans le reste du monde, suite à la crise
financière, la hausse des salaires s’est quelque peu enrayée. Certes, les salaires
énoncés ici sont souvent majorés de bonus pouvant atteindre 26 000 dollars
aux États-Unis comme en Europe. Bien qu’étant en baisse, les bonus servis
dans le milieu financier sont supérieurs à ceux des autres domaines.

Au-delà du salaire, on oublie souvent de parler des autres bénéfices des MBA,
à savoir la meilleure intégration des diplômés dans les entreprises internatio-
nales ; c’est un diplôme créé par les professionnels pour les professionnels, il
est donc très recherché. Mais aussi l’obtention de postes à responsabilités et
valorisants dans les grandes entreprises et la possibilité d’ouvrir sa carrière à
l’international. Tous ces bénéfices jouent sur la qualité du travail fourni par les
lauréats une fois en entreprise. Indirectement et moins rapidement, cette qua-
lité de travail a un impact direct sur la rémunération des diplômés.

20
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

AA Pour aller plus loin


Questions/réponses de pro

Renseignements à propos du MBA


Je suis un jeune élève ingénieur en fin de formation. J’aimerais plus tard obtenir
un MBA afin de bien démarrer ma carrière. Y a-t-il des prérequis pour se lancer
dans l’obtention d’un MBA ? Combien coûte en moyenne un MBA généralisé ?
Connaissez-vous des structures prêtes à financer un MBA pour les étudiants avec
peu de ressources ?
Question de Perezo

ΔΔ Réponse de Mathieu
Le MBA exige en général que vous ayez travaillé durant 3 ans au minimum.
Ce diplôme d’élites est difficile d’accès, car il offre les plus belles opportuni-
tés de carrière. Le MBA varie entre 20 et 60KE et le Fongecif peut financer la
formation, mais moins d’une demande sur deux est acceptée. Une demande
acceptée par le Fongecif d’Île-de-France représente 30 000 euros ou encore
1 % de ce coût pour obtenir le meilleur des dossiers possibles (80 % de
financés dès le premier essai).

Durée d’un MBA RH


Je suis ingénieur informaticien en service, et je souhaite faire un MBA en res-
sources humaines. Combien de temps dois-je prévoir pour obtenir mon diplôme ?
Combien de temps dure un MBA ?
Question de Bognan

ΔΔ Réponse de Mathieu
Le MBA se prépare en 1 an, surtout si vous souhaitez qu’il soit pris en
charge par le Fongecif.

Booster sa carrière avec un MBA


Un MBA apporte-t-il un réel bénéfice dans une carrière ?
Question de Jade91

21
I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ?

ΔΔ Réponse de Blabla
Absolument. D’après un récent sondage auprès des lauréats français, il
s’avère que 60 % d’entre eux ont eu une promotion et ont maintenant plus
de responsabilités, et que 25 % des lauréats gèrent une PME au bout de
5 ans.
L’investissement moyen pour un MBA est de 93 000 €, mais l’augmenta-
tion moyenne du salaire est de 30 %. Le retour sur investissement est donc
non-négligeable.

22
II.
Les modalités d’un MBA

Un Master of Business Administration est un


diplôme international d’études supérieures
de gestion et de management des entreprises
destiné aux cadres. Il apporte aux candidats
des réponses aux questions de base d’un
dirigeant :

ππComment fonctionne une entreprise ?


Le rôle, la fonction et la gestion de chaque
service sont enseignés. L’objectif et les dif-
férentes stratégies sont également analysés
pour permettre aux candidats de considérer
l’entreprise dans son ensemble.
ππComment gérer une entreprise ? Le rôle du manager est étudié selon
le service dirigé, ses objectifs et ceux de l’entreprise. Les techniques de
management sont également enseignées.
ππComment analyser l’environnement d’une entreprise ? Tous les liens de
l’entreprise sont rappelés et analysés (fournisseurs, réseaux de ventes,
sous-traitants, partenaires).

23
II. Les modalités d’un MBA

Les candidats, qui sont aussi les managers de demain,


apprennent tout ce qu’il faut savoir sur l’entreprise,
sa gestion et son rôle. Mais ce n’est pas tout ! Ils
acquièrent ces différentes connaissances en tenant
compte de l’environnement économique et politique
des pays avec lesquels ils sont en relation. Ainsi, le
programme inclut des cours d’économie, de poli-
tique, de droit et de finance afin que les candidats
apprennent à appréhender l’environnement de l’en-
treprise pour être plus performants. L’un des objectifs
majeurs du MBA est d’ouvrir les candidats à l’interna-
tional ; beaucoup choisissent d’ailleurs de s’expatrier à
la suite de la formation. La multiculturalité est omniprésente dans la formation
à travers les différentes nationalités des étudiants et son contenu.

Enfin, les MBA utilisent beaucoup les cas d’entreprise. Les étudiants sont
réunis par petits groupes pour résoudre des cas. Certains MBA, notamment
Harvard, font de la méthode des cas l’outil pédagogique principal de leur pro-
gramme. Leur résolution est un entraînement à l’analyse stratégique et à la
prise de décision.

Les programmes
Le programme du MBA comporte plusieurs cours généraux communs. Une
spécialisation ainsi que plusieurs options viennent les compléter.

Disciplines
Les cours généraux et modules obligatoires concernent les achats, la comp-
tabilité, l’économie, la finance, la gestion de performance, les ressources
humaines, le leadership, les marchés financiers, le marketing, la mise en œuvre
stratégique et la stratégie d’entreprise. Une spécialisation, plusieurs options et
un stage en entreprise viennent les compléter. La spécialisation apporte une
connaissance supplémentaire et pointue dans un secteur choisi par l’étudiant :
communication, marketing, ressources humaines, etc. Les options complètent
la formation, elles sont très variées. Par exemple, un étudiant peut choisir le

24
II. Les modalités d’un MBA

chinois, l’économie du marché indien ou la comptabilité britannique. Le stage


de fin d’études est généralement un stage de pré-embauche durant lequel les
étudiants ont une mission ciblée et en adéquation avec leur formation.

Bon à savoir : tous les cours sont appliqués à l’entreprise. Ils sont accompagnés
de discussions, d’études de cas et de travaux en groupe.

À la sortie d’une formation MBA,


chaque candidat a multiplié ses
connaissances et ses capacités à mana-
ger, gérer une équipe et une entreprise,
analyser l’environnement politico-éco-
nomique et comprendre des documents
comptables. Entreprendre un MBA est
une décision qui ne se prend pas à la
légère. Le programme est complet,
les candidats doivent s’investir et avoir une grande motivation. Ce n’est donc
pas une formation dans laquelle on apprend par le biais de cours théoriques.
Elle propose une réflexion et une discussion autour des différents sujets abor-
dés. Les études de cas aident à mettre en pratique les connaissances acquises.
Quant aux discussions, elles servent à avoir une vision plus ouverte du monde
de l’entreprise. Ainsi, les candidats doivent se préparer à une nouvelle métho-
dologie de travail, à beaucoup apprendre, à parler anglais et à renouer avec
les mathématiques. Faire un MBA est enrichissant aussi bien professionnelle-
ment que personnellement.

MBA généraliste
Le MBA général est très peu répandu en France, mais très courant en
Angleterre et aux États-Unis. Il s’adresse à la fois aux étudiants sans expé-
rience professionnelle et aux cadres déjà très spécialisés et qui souhaitent
avoir une connaissance en management et en stratégie de l’entreprise.
Pour l’intégrer, il faut donc un bon niveau d’anglais, une excellente culture
générale et un projet professionnel solide. Le MBA général offre une forma-
tion complète aussi bien au niveau des modules obligatoires qu’à celui des
options. Tous les secteurs de l’entreprise sont étudiés et les lauréats peuvent

25
II. Les modalités d’un MBA

postuler sur un très grand nombre de postes. Il se compose de modules


obligatoires, d’une ou plusieurs spécialisations, d’une ou plusieurs options,
de discussions, de travaux de groupe, d’études de cas, d’un stage et d’un
mémoire de recherche.

La première partie de la formation est


composée des mêmes matières qu’un
MBA International Business ou qu’un
MBA Finance. Les étudiants abordent
les thèmes suivants : communication,
comptabilité, gestion, droit, ressources
humaines, management, marketing,
vente et négociation. La spécialisation
est ensuite, comme son nom l’indique, générale. Plusieurs modules à thème
sont proposés aux candidats qui doivent participer à au moins la moitié
d’entre eux. Parmi ces modules, on retrouve la business stratégie, l’économie
internationale, le leadership, le management interculturel et international, la
mondialisation, la politique économique et d’innovation.

Les débouchés à l’issue d’un MBA général sont très nombreux, toutes les car-
rières sont envisageables. En effet, les cadres très spécialisés peuvent prendre
en main leur département à la suite de cette formation. Il est aussi le plus
recommandé aux étudiants qui n’ont pas d’expérience professionnelle. À
défaut d’avoir un poste à responsabilité, les jeunes lauréats brûleront plus vite
les étapes dans leur carrière. Le MBA en général sert pour faire carrière dans
les grandes entreprises internationales. S’il ouvre de nombreuses portes pour
ce type de poste, il est en revanche beaucoup moins intéressant pour entrer
dans une petite ou moyenne entreprise ou pour la création d’entreprise.

Executive MBA
L’Executive MBA, ou MBA Exécutif, est à envisager avant la prise d’une
très haute fonction alliant management et stratégie, il va plus loin que le
MBA général. Ce diplôme s’adresse aux cadres qui souhaitent avoir plus
de connaissances et de capacités managériales et stratégiques. La dimen-
sion internationale y est aussi plus prononcée. L’Executive MBA représente

26
II. Les modalités d’un MBA

l’excellence et s’adresse aux cadres ayant un fort potentiel. C’est une forma-
tion en part-time avec horaires aménagés : les cadres peuvent choisir entre
les vendredis et samedis, les soirées ou les week-ends. Elle est destinée aux
cadres qui possèdent une première expérience professionnelle de 5 à 10 ans,
ont déjà des responsabilités et sont identifiés comme hauts potentiels. Ces
derniers doivent également avoir un vrai projet professionnel et un avenir
international, parler anglais, mais aussi exercer des missions stratégiques ou
internationales. Il n’est à envisager que si le candidat est disponible aussi bien
physiquement qu’intellectuellement, c’est pourquoi il doit être entrepris dans
un établissement proche du lieu de travail et du foyer. Il est malheureusement
souvent refusé aux femmes ayant des enfants en bas âge de par l’engage-
ment qu’il nécessite.

À noter : le MBA Exécutif est utile pour accéder aux postes de direction dans
les grandes compagnies internationales, les sociétés de conseil en stratégie ou
les banques d’affaires. Il n’est pas adapté pour le management des petites et
moyennes entreprises.
La formation n’est pas une suite de cours, elle
s’articule autour de cinq grands thèmes, abor-
dés et travaillés selon une méthode pédagogique
spécifique. Le premier thème se concentre sur
la dimension humaine. Il inclut la prise de déci-
sion, l’organisation, les responsabilités ou encore
l’éthique. Il permet au candidat d’apprendre à jouer
son rôle au sein d’une équipe ou d’un service tout
en obtenant le maximum de chacun des membres
de celle-ci. Le deuxième module concerne le mar-
ché et rassemble à la fois la finance et le marketing.
La finance est indispensable, car pour mener à bien
une mission stratégique, il faut comprendre l’infor-
mation comptable. Et grâce au marketing, le candidat connaîtra son marché, sa
clientèle, les demandes et les besoins.

De plus, pour faire avancer une entreprise, il faut connaître son potentiel. Une
analyse de la gestion des opérations, des réseaux d’information et de distri-
bution ou des ressources humaines doit être faite. C’est ce que le candidat

27
II. Les modalités d’un MBA

apprendra grâce au troisième thème, les ressources disponibles. L’innovation


des méthodes de travail est le quatrième module. Ce thème a été créé pour
apprendre aux futurs cadres à être proactifs et donc à toujours avoir une lon-
gueur d’avance. Ils seront sensibilisés aux stratégies d’entreprise, mais aussi à
celles de la concurrence et à l’innovation. Tous ces enseignements prennent
en compte l’environnement économique français, européen et mondial.

Enfin, le dernier module s’ouvre à la dimension internationale : les candidats


sont formés sur le commerce et le marketing international, sur le manage-
ment comparé et enfin sur la finance internationale.

Les formations à l’Executive MBA


sont adaptées aux candidats et au
rôle de ces derniers une fois diplômés.
Elles font appel à des enseignements
fondamentaux, des apports métho-
dologiques obtenus grâce au partage
des connaissances (expérience pro-
fessionnelle des intervenants et des
candidats), des travaux en équipe, un
réel travail de terrain dans les entreprises, ainsi que des simulations, des mises
en situation et des études de cas. Pour répondre aux attentes des candidats et
des entreprises, les établissements mettent l’accent sur la sélection d’individus
de haut niveau, le suivi des étudiants par l’équipe enseignante, la disponibilité
des informations via des cours en ligne sur l’Intranet, et l’évaluation systéma-
tique des enseignants par les étudiants après chaque module.

Chaque établissement analyse l’évolution des diplômés, du marché et des


besoins des entreprises. Selon les résultats de ces analyses, il enrichit ou modi-
fie le programme. C’est pourquoi, d’une année à l’autre, les formations à
l’Executive MBA varient.

L’Executive MBA est toutefois une formation très coûteuse. Elle est en
moyenne 30 % plus chère qu’un MBA classique. Elle est souvent financée par
l’entreprise qui a reconnu le potentiel d’un de ces cadres et souhaite le voir
évoluer vers une autre fonction.

28
II. Les modalités d’un MBA

MBA spécialisés
Un MBA spécialisé se concentre sur un domaine professionnel tel que la
finance, la communication, le marketing ou les ressources humaines.

La première partie sert à remettre tous les étudiants au même niveau. Les
matières constituent donc un tronc commun à toutes les promotions. On y
retrouve la communication, la comptabilité, la gestion, le droit, les ressources
humaines, le management, le marketing, les ventes et la négociation. La
seconde partie cible la spécialisation. Ainsi, les options, les études de cas, les
discussions, le stage et le mémoire de fin d’études portent sur la spécialisation
choisie par le candidat. Il existe ainsi un très grand nombre de spécialités :

ππMBA fonctionnel : finance, audit et contrôle de gestion, management et


droit des affaires, gestion des patrimoines, achats, marketing, communi-
cation, entrepreneuriat.
ππMBA sectoriel : management du luxe, management du sport, production
audiovisuelle, management du tourisme et de l’hôtellerie.
ππMBA international : European MBA, American MBA, Latin-American
MBA, Middle-East MBA, Pacific MBA, Asian MBA.
ππExecutive MBA : généraliste, spécialisé, international.
Les spécialités changent chaque
année et s’adaptent aux demandes
des recruteurs et des marchés inter-
nationaux. Ainsi, ces dernières
années, on a vu apparaître de
nouveaux MBA spécialisés en déve-
loppement durable, luxe, hôtellerie,
audiovisuel, aéronautique, etc. Par
ailleurs, plus un MBA est rare, plus il
faut être vigilant. En effet, le classement des meilleurs établissements le pro-
posant n’est pas établi selon les spécialités proposées. Certaines écoles de
commerce, petites ou moyennes, proposent de meilleurs MBA spécialisés que
les établissements cotés. C’est le cas, par exemple, pour les formations sur
les thèmes du luxe ou de l’hôtellerie. Choisir un établissement dépend donc

29
II. Les modalités d’un MBA

entièrement de la formation. Si un MBA spécialisé a retenu votre attention,


renseignez-vous sur le niveau des enseignants, le recrutement des élèves et
l’avis des recruteurs.

MBA finance
La finance internationale demande aujourd’hui une maîtrise des techniques
financières pointue. La déréglementation permet aux entreprises d’accéder
aux emprunts beaucoup plus facilement, ce qui engendre une augmenta-
tion du nombre des produits financiers et de leurs échanges. Du coup, les
bourses mondiales sont le cœur même des échanges de capitaux. Cette révo-
lution économique nécessite des experts affûtés. Le MBA finance a donc
deux objectifs : la formation des candidats aux marchés de la finance en les
spécialisant aux techniques boursières grâce à l’utilisation des outils financiers
tels que REUTERS, CQG, ICY, etc. ; et une spécialisation en finance d’entre-
prise et en finance de marché afin que les candidats deviennent de véritables
experts.

Les candidats doivent être déten-


teurs soit d’un Bac +4/5 spécialisé
en gestion (MSTCF, MSG...), soit
d’un diplôme d’école de com-
merce. Le MBA se compose de
modules obligatoires, d’une ou
plusieurs spécialisations, d’une ou
plusieurs options, de discussions,
de travaux de groupe, d’études de
cas, d’un stage et d’un mémoire de recherche. Il commence par une remise à
niveau dans les domaines principaux : communication, comptabilité, gestion,
droit, ressources humaines, management, marketing, ventes et négociation.

Les modules de spécialisation sont ensuite très différents d’un établissement


à un autre. Les thèmes abordés sont les mêmes, seuls les modules et les exer-
cices divergent. On retrouve notamment la comptabilité internationale, le
droit des affaires, la gestion financière, les marchés financiers internationaux
et les options financières (maths appliquées, études de marché).

30
II. Les modalités d’un MBA

L’obtention d’un MBA finance permet d’accéder à des postes à haute respon-
sabilité dans le domaine de la finance. : poste-clé dans les banques ou auprès
des services financiers, responsable d’un cabinet d’audit, conseiller spécialisé
en fusions et acquisitions, directeur financier, analyste financier, trader.

MBA international business


Le MBA International Business peut être intégré après n’importe quelle for-
mation initiale et une expérience professionnelle de 5 à 10 ans. Avoir un
excellent niveau d’anglais et de bonnes bases en économie est indispensable,
particulièrement si l’établissement
visé est reconnu ou bien classé.
C’est une formation générale qui
comporte de nombreux thèmes
de travail. Ces derniers sont étu-
diés sur une échelle internationale
tout en ciblant les échanges inter-
nationaux et leur législation. Il se
compose de modules obligatoires, d’une ou plusieurs spécialisations, d’une ou
plusieurs options, de discussions, de travaux de groupe, d’études de cas, d’un
stage et d’un mémoire de recherche.

Tout comme les autres MBA, il commence par une remise à niveau dans
les domaines principaux (communication, comptabilité, gestion, droit, res-
sources humaines, management, marketing, ventes et négociation). Puis
plusieurs modules spécialisés sont proposés aux étudiants, parmi lesquels le
droit international, l’économie internationale, la géopolitique, le management
interculturel, le marketing international, la mondialisation, la politique d’inno-
vation, la stratégie et l’organisation.

Le MBA International Business est très complet. Il plaît énormément aux


recruteurs des grandes entreprises mondiales. Les lauréats sont quasiment
garantis d’obtenir un poste à responsabilité dans des groupes d’envergure
mondiale. Ils peuvent même espérer un poste à l’étranger ou en rapport avec
l’étranger. Les possibilités de carrière sont ainsi nombreuses : acheteur inter-
national, conseiller en développement international, courtier international,

31
II. Les modalités d’un MBA

directeur commercial export, directeur des ventes export, directeur marketing


international, responsable de marché export, responsable import-export, res-
ponsable international.

À noter : le fait de choisir ce MBA implique d’avoir une grande mobilité géo-
graphique pour la suite de sa carrière et une grande disponibilité personnelle.

MBA communication
Le MBA communication peut être entrepris avec
une formation initiale au moins équivalente à une
licence dans le domaine de la communication, de
la publicité ou des médias. Ce niveau scolaire doit
être complété d’une expérience professionnelle
d’au moins 5 ans. Il a pour objectif de former les
managers de demain en leur donnant la possibilité
de viser les grandes entreprises nationales et inter-
nationales. Le MBA communication propose aux
étudiants un programme varié autour de la communication à grande échelle.
Les candidats ont en plus la possibilité de choisir une spécialisation en rap-
port avec leur projet et leur milieu professionnel. Il se compose de modules
obligatoires, d’une ou plusieurs spécialisations, d’une ou plusieurs options,
de discussions, de travaux de groupe, d’études de cas, d’un stage et d’un
mémoire de recherche.

La première partie de la formation est destinée à mieux expliquer le rôle et


la fonction des différents univers de l’entreprise. Les étudiants apprennent
d’abord les bases, puis se concentrent sur les disciplines spécifiques. Les
modules obligatoires sont les mêmes dans tous les MBA, il s’agit des
matières suivantes : communication (connaissances de base), comptabi-
lité, gestion, droit, ressources humaines, management, marketing, ventes
et négociation. Après avoir vu les grands principes, les étudiants ont le
choix parmi plusieurs modules en rapport direct avec leur spécialité. Parmi
les thèmes proposés, il n’est pas rare de trouver l’analyse des retombées de
campagne de communication, la communication appliquée, l’événementiel,
la gestion d’agence de communication, le lobbying, les lois en la matière,

32
II. Les modalités d’un MBA

le management et le marketing appliqués à la communication (webmar-


keting, buzz), la situation de communication (crise, politique, digitale ou
audiovisuelle, etc.). Dans le cadre d’un MBA communication, les candidats
travaillent sur plusieurs études de cas qui touchent différents pays et dif-
férents marchés financiers. La formation est également complétée par un
stage en entreprise et un mémoire de fin d’études.

À l’issue de cette formation, les lauréats pourront intégrer une entreprise


reconnue ou une multinationale. De nombreux postes peuvent être envisa-
gés comme cadres ou cadres supérieurs : chargé de communication, chef de
projet de communication, chef de publicité, consultant en stratégie de com-
munication, directeur artistique, directeur de la communication, responsable
d’agence de communication.

MBA marketing
Le marketing est vital pour une
entreprise. C’est l’activité qui lui
permettra de se distinguer de ses
concurrents, de se faire connaître
et surtout de cibler le bon marché.
Le MBA est le diplôme le plus élevé
dans ce domaine. Pour l’intégrer, il
est nécessaire d’avoir au minimum
une licence et au moins 5 ans d’ex-
périence professionnelle. Cette formation attire beaucoup d’étudiants. Les
promotions comptent donc souvent plusieurs candidats ayant un niveau mas-
ter 1 ou 2, mais sans expérience professionnelle. Il est très recherché par les
entreprises, car les lauréats ont une meilleure connaissance du marché natio-
nal et international. Ils participent à la mise en place et au suivi des stratégies
de vente, de communication et de publicité.

Le MBA marketing se compose de modules obligatoires, d’une ou plusieurs


spécialisations, d’une ou plusieurs options, de discussions, de travaux de
groupe, d’études de cas, d’un stage et d’un mémoire de recherche. Il débute
par l’apprentissage de matières générales : communication, comptabilité,

33
II. Les modalités d’un MBA

gestion, droit, ressources humaines, management, marketing, ventes et négo-


ciation. La seconde partie de la formation a pour seul thème le marketing, les
candidats en étudient tous les aspects. Parmi les modules de spécialisation,
on retrouve la communication appliquée, les études de marché, l’étude des
médias, le marketing et le management, le marketing sectoriel, les politiques
commerciales et la publicité. Les étudiants profitent de modules adaptés à leur
future carrière. Ils ont aussi la possibilité de travailler sur plusieurs cas en par-
tenariat direct avec des entreprises. Ces dernières proposent aussi des stages
aux étudiants qui souhaitent travailler en immersion. Comme pour chaque
MBA, la formation se conclut par un mémoire de fin d’études.

Le MBA marketing est un diplôme recherché et les lauréats n’ont aucun mal
à trouver un emploi à l’issue de leur formation. Ils accèdent alors à des postes
à responsabilité dans ce domaine dans une entreprise nationale ou interna-
tionale : chargé d’études marketing, chargé de mission marketing, chef de
produit marketing, consultant marketing, directeur marketing, responsable
marketing.

MBA RH
Une petite entreprise et une multinationale ne se
gèrent pas de la même manière. D’une entreprise à
l’autre, le nombre de salariés diffère tout comme la
gestion des employés. Le MBA ressources humaines
a alors pour objectif de former les futurs responsables
du personnel des très grosses entreprises. Il peut être
entrepris après une licence ou une licence pro en res-
sources humaines. Il est également possible d’intégrer
le MBA RH après n’importe quel diplôme équivalent à
Bac +3 combiné à quelques années d’expérience pro-
fessionnelle. Il est en revanche impossible d’y accéder
sans notion ni expérience en la matière.

Le MBA RH s’organise autour de deux thèmes : les ressources humaines et la


finance. Les candidats apprennent les méthodes de communication, d’échange,
de gestion du personnel ou encore la gestion de paie. Il se compose de modules

34
II. Les modalités d’un MBA

obligatoires, d’une ou plusieurs spécia-


lisations, d’une ou plusieurs options,
de discussions, de travaux de groupe,
d’études de cas, d’un stage et d’un
mémoire de recherche. Il offre aux étu-
diants la possibilité de parfaire leurs
connaissances dans plusieurs domaines
tels que la comptabilité, la gestion, le
droit du travail, le contrôle de gestion, la finance, le management interculturel,
le marketing, la négociation commerciale et le management des organisations.
La spécialisation est ensuite l’une des plus complètes. On y retrouve les modules
suivants : audit social, droit social, études des partenaires sociaux, fiscalité inter-
nationale, gestion de paie, management international, recrutement. Le travail en
groupe est déterminant pour la validation du diplôme. La capacité des candidats
à interagir entre eux donne un bon aperçu de leur capacité à gérer le personnel
d’une entreprise.

Les diplômés du MBA RH peuvent espérer obtenir des postes à responsabilité au


département des ressources humaines, que ce soit en tant que chargé de recru-
tement, consultant en formation, contrôleur de gestion sociale, responsable des
relations sociales, responsable du personnel ou des ressources humaines.

L’admission
Le MBA est un diplôme destiné aux cadres, cependant les formations sont
ouvertes à tous. Cela ne se fait toutefois pas en un jour. Les sélections sont
longues et il est recommandé de s’y prendre un an à l’avance.

Conditions d’admission
Pour être admis dans un MBA, certaines conditions sont nécessaires : avoir un
niveau universitaire supérieur à Bac +4, avoir une expérience professionnelle
d’au moins 5 ans, voire 10 ans pour un MBA exécutif, avoir un bon score
au GMAT, au TOEFL ou au TOEIC, ainsi qu’un excellent dossier. Les établis-
sements privés et non accrédités par l’AACSB, l’AMBA ou l’EFMD ont des
conditions d’admission plus flexibles.

35
II. Les modalités d’un MBA

L’admission est une étape importante pour les candidats, mais aussi pour les
établissements de formation qui remettent en jeu chaque année leur crédibi-
lité, leur niveau et leur classement. Pour répondre aux critères d’accréditation,
ces derniers doivent accepter des candidats qui ont un niveau universitaire
supérieur à Bac +4, mais surtout d’horizons et de pays différents. Idéalement,
il doit y avoir plusieurs profils comme des ingénieurs, des biologistes ou
encore des juristes.

De même, les business schools cherchent à attirer des candidats de nationa-


lités très diverses pour accentuer le caractère international de leur MBA. Les
écoles ne cherchent pas à accepter les meilleurs candidats, mais à créer un
environnement propice au travail et à la réflexion. C’est l’ensemble des étu-
diants qui poussera la promotion vers le haut : c’est donc cette alchimie qui
est recherchée par les établissements renommés.

Dossier de candidature et entretien


Le dossier de candidature renseigne sur le
parcours du candidat, sur ses motivations
et son niveau actuel. Le dossier doit indi-
quer son score au GMAT et au TOEFL (ou
au TOEIC) ; des lettres de recommandation
sont souvent nécessaires. Il n’est pas rare
de repasser les tests plusieurs fois, le but
étant toujours d’obtenir le score maximum.
Certains établissements demandent aux candidats de rédiger un essai sur un
thème prédéfini, généralement en rapport avec la formation souhaitée. Cette
pratique est très courante aux États-Unis.

Il n’est pas recommandé de trop cibler un MBA. Cependant, il est inutile de


postuler partout. Le candidat doit sélectionner quatre ou cinq établissements
qui proposent des programmes adaptés à son parcours, puis choisir celui qu’il
fréquentera en fonction de ses résultats au test d’admission. Après la sélection
sur dossier, un entretien est organisé, au cours duquel le candidat est invité à
présenter son parcours et ses motivations. Les examinateurs lui posent ensuite
plusieurs questions afin de cibler sa personnalité.

36
II. Les modalités d’un MBA

Toujours selon les établissements, le candidat peut être amené à passer une
ultime épreuve pour mesurer sa culture générale et ses compétences en
langue anglaise.

La scolarité
Tous les participants d’un même MBA ne suivent pas les mêmes cours.

Cours
Le MBA s’organise autour de cours
généraux : la gestion, la comptabilité,
le marketing, la finance, les ressources
humaines, etc., auxquels s’ajoutent les
options et les spécialisations. Chaque
établissement est différent et propose sa
propre stratégie pédagogique. Ce pro-
gramme peut être un critère de sélection
pour les candidats. Les cours généraux les aident à avoir une vision globale de
l’entreprise et à comprendre les mécanismes des marchés internationaux. Une
fois ces connaissances acquises, ils choisiront une spécialisation en adéquation
avec leur carrière. Toutes les matières sont abordées sous un angle différent. Les
cours se composent d’études de cas et de partage de vécus entre les étudiants
et les intervenants professionnels. Le détail des cours est toujours précisé sur la
plaquette de l’établissement ou sur son site Internet.

Plus précisément, un full-time ou part-time MBA se compose d’une dizaine


de cours généraux la première année, puis d’une spécialisation la seconde
année. L’Executive MBA, lui, se divise en quatre modules, chacun traitant
d’un thème bien précis : le module « Fonctions d’entreprise » consolide les
connaissances, améliore la communication, rappelle la fonction et les besoins
de chaque activité ; le module « Analyse et mise en œuvre stratégique »
apprend à créer de la valeur, positionner l’entreprise, mettre en place des stra-
tégies, analyser la concurrence et étudier les résultats ; le module « Leadership
et ressources humaines » permet d’analyser le leadership de l’entreprise

37
II. Les modalités d’un MBA

(organisation et personnel) et d’élaborer des projets de développement ;


enfin, le module « Projets exécutifs MBA » consiste à faire l’audit stratégique
d’une entreprise et écrire un mémoire individuel.

Les MBA français sont très différents de leurs équivalents américains. Outre-
Atlantique, les MBA, en particulier en full-time, sont ouverts aux jeunes
diplômés, l’enseignement est donc majoritairement théorique. En France, en
revanche, ils sont destinés aux cadres ayant au moins 5 ans d’expérience.
L’approche pédagogique est basée sur le développement de soi et la culture
générale de l’entreprise. Autre différence majeure : la langue. Les MBA fran-
çais proposent des cours d’anglais pour permettre aux candidats d’être plus
à l’aise avec la langue de la formation. Aux États-Unis, aucun cours d’anglais
n’est proposé, ce qui laisse plus d’heures pour les matières générales. Le score
minimum à obtenir au TOEFL ou au TOEIC se situe en moyenne autour de
600 points en France contre 700 aux États-Unis.

Full-time MBA
L’une des questions majeures avant
d’entreprendre un MBA est de déter-
miner si l’on veut suivre une formation
à temps plein ou en alternance, autre-
ment dit, choisir entre le full-time MBA
et le part-time MBA. Le full-time per-
met à l’étudiant de vivre pleinement la
formation. Il est en immersion totale et
profite des enseignements sans avoir les contraintes d’un salarié. Suivant les
établissements, il dure entre 9 mois et 2 ans. La seule différence entre les
formations de durées différentes est l’intensité des cours et le travail person-
nel à fournir.

Bon à savoir : le meilleur MBA de France est un MBA à temps plein qui ne
dure que 10 mois.
Le full-time MBA se divise en deux périodes : durant la première partie de
la formation, les étudiants travaillent sur les matières générales, c’est l’as-
pect théorique de la formation (comptabilité/finance, gestion stratégique,

38
II. Les modalités d’un MBA

marketing, management des organisations, communication, gestion des res-


sources humaines, droit appliqué au commerce, négociation commerciale). La
seconde partie s’organise autour des spécialisations, des options et des ateliers
de travail. La théorie laisse place à la pratique et à l’échange professionnel,
et un stage conclut la formation. Le full-time MBA est choisi par 50 % des
postulants. Même s’il s’adresse aux cadres, certains étudiants sans expérience
professionnelle intègrent aussi ce MBA. Les promotions sont ainsi plus jeunes
et moins expérimentées. Cette formule s’adresse donc aux cadres possédant
de 3 à 5 ans d’expérience, prêts à s’invertir financièrement et personnelle-
ment et pouvant se permettre de faire une pause dans leur carrière.

En outre, le MBA à temps plein présente


de nombreux avantages : les candidats
sont dans l’impossibilité de conserver
une activité professionnelle et peuvent
donc se consacrer pleinement à la for-
mation. Les candidatures sont aussi plus
longues et les sacrifices plus grands.
Les candidats sont extrêmement moti-
vés, volontaires et assidus. C’est une très bonne opportunité pour se créer un
réseau professionnel grâce aux échanges entre tous les candidats et les inter-
venants. Enfin, un stage de 3 à 12 mois est réalisé à la fin du cursus ; il se
transforme souvent en stage de pré-embauche durant lequel les candidats ont
une mission précise et déterminante pour leur futur au sein de l’entreprise.

Part-time MBA
La particularité du part-time MBA est de pouvoir être suivi par des candidats
ayant des responsabilités professionnelles et/ou familiales, car il n’est pas tou-
jours possible de démissionner pour suivre des études coûteuses en se lançant
dans un MBA à plein temps. Étudier à mi-temps est donc un bon compromis,
mais cela nécessite une qualité organisationnelle à toute épreuve.

Un part-time MBA se prépare sur une durée de 18 mois à 2 ans. Le contenu


des programmes est identique à celui d’un MBA à temps plein, les cours sont
majoritairement en anglais et ont lieu le soir ou le week-end.

39
II. Les modalités d’un MBA

À noter : pour un cadre ayant une famille, le fait de suivre un MBA à temps
partiel implique de sacrifier sa vie familiale pendant le temps de la formation.
Soirées, week-ends et vacances seront consacrés aux cours et aux travaux à
rendre. Si vous voulez vous engager dans la voie du MBA en alternance, par-
lez-en bien avec votre entourage.
Afin de conserver l’un des intérêts
majeurs d’un MBA, à savoir le bras-
sage culturel, les établissements
proposant un cursus en alternance
améliorent chaque année leur recru-
tement en attirant les candidats
étrangers. Pour les étudiants français,
l’avantage de cette organisation est
de partager les cours avec des can-
didats venus des quatre coins du monde, de gérer les problèmes selon une
approche plus internationale, d’être sensibilisés aux différences culturelles
et de s’imprégner d’une philosophie de mondialisation. Un MBA à temps
plein compte entre 50 et 80 % de candidats étrangers ; en alternance, on en
dénombre entre 20 et 35 % selon les promotions. Mais les établissements
améliorent sans cesse leurs cursus pour limiter cette différence. Pour ce faire,
une bonne majorité des cours est dispensée en anglais : un critère de choix
pour les cadres étrangers suivant un part-time MBA en France.

De même, de plus en plus de MBA font appel à des professeurs étrangers. Les
établissements n’ayant pas les moyens financiers d’employer ces intervenants
de façon permanente organisent des séminaires et des conférences et font
ponctuellement appel à d’éminents professeurs étrangers ; certains d’entre
eux viennent des États-Unis ou du Canada. En contrepartie, les professeurs
français dispensent des cours outre-Atlantique. Pour valoriser les échanges
entre les candidats et conforter le brassage culturel, plusieurs établissements
ont aussi fait le choix de mettre en commun certains modules pour les étu-
diants de part-time et de full-time MBA.

Ainsi, choisir un MBA en alternance permet de conserver son emploi tout en


étudiant, de mieux gérer les coûts de la formation et d’appliquer tout de suite
ce que l’on apprend. Cette formule permet à chaque candidat d’apporter la

40
II. Les modalités d’un MBA

preuve irréfutable qu’il est capable de volonté et d’investissement personnel.


Des qualités recherchées par les employeurs. En effet, mener de front de telles
études et une vie professionnelle n’est pas donné à tout le monde. Il s’agit
d’un tremplin formidable pour qui a un projet de carrière à haute responsabi-
lité et un espoir de salaire à la hauteur des efforts consentis.

MBA à distance
Un MBA est un diplôme destiné aux cadres et aux personnes déjà en activité
qui souhaitent s’ouvrir à l’international. Cependant, tous les candidats au MBA
ne peuvent pas, ou ne veulent pas, s’éloigner durant 2 ans de leur activité pro-
fessionnelle. Pour eux, il existe le MBA à distance. Cette formation peut être
suivie grâce au multimédia, sans avoir à se déplacer : un mode d’enseigne-
ment novateur mêlant modules résidentiels et e-learning. Les frais de scolarité
s’élèvent à 26 500 € et incluent les cours en ligne dans leur totalité, la licence
d’utilisation de Lotus Notes® ainsi que les supports pédagogiques. Les frais de
transports et d’hébergement lors des séminaires ne sont pas compris.

D’autre part, les MBA à distance


sont moins onéreux, et les effec-
tifs sont réduits à vingt personnes
maximum par cours. Tout comme
une formation classique, il se fait
sur 2 ans. Le candidat peut conser-
ver son activité professionnelle, les
horaires sont flexibles et l’étudiant
travaille à son rythme. En revanche,
il n’y a pas ou peu d’échanges avec les autres élèves et les professeurs, la mise
en réseau des services est limitée et l’aide aux étudiants n’est pas personna-
lisée. De plus, le taux d’abandon scolaire est très élevé. Contrairement aux
part-time MBA, les formations à distance ne sont que très rarement accrédi-
tées par l’AMBA, EQUIS ou l’AACSB.

Cependant, même pour un MBA à distance, il est nécessaire de choisir un bon


établissement. Plusieurs points sont donc à vérifier et à comparer : l’accrédi-
tation, les dates et la durée de la formation, les programmes et les stages, les

41
II. Les modalités d’un MBA

projets, la possibilité de bénéficier d’un soutien académique et/ou de parrains,


l’utilisation de cahiers d’auto-apprentissage, le fonctionnement spécifique
de l’enseignement à distance (services en ligne mis à disposition tels qu’une
bibliothèque, des conférences, des forums, des cours synchronisés), les prix et
les prérequis à l’admission (références, expériences, diplômes).

Né en 1996, l’Euro MBA est aujourd’hui


classé dans les meilleurs MBA à dis-
tance au niveau mondial. Il est géré
par un regroupement de cinq écoles
membres et universités européennes :
Audencia Nantes École de Management,
IAE Aix-en-Provence, EADA Barcelone,
Universiteit Maastricht École de com-
merce et LKAEM Varsovie. La durée du programme est de 2 ans. Il inclut
6 semaines de séminaires obligatoires dans l’université européenne de son
choix et la possibilité de choisir parmi dix cours à distance, à savoir strategic
management, change management, international management, management
accounting, international finance, international human resources mana-
gement, technology and innovation management, business simulation et
european business law.

Mini-MBA
Le mini-MBA connaît une croissance continue ces dernières années. C’est
une formation qui dure moins de 10 jours et qui apprend aux candidats, des
cadres en activité, à améliorer leurs capacités managériales. Par nature, un
mini-MBA est beaucoup moins complet qu’un full-time ou part-time MBA. Il
se concentre sur des thèmes précis permettant aux candidats de sélectionner
une formation selon leurs besoins. Ils peuvent ainsi choisir parmi la gestion
des ventes, l’analyse des comptes annuels, la gestion pratique des stocks, la
gestion des conflits et l’étude économique d’un marché comme l’Inde ou la
Chine. Cette forme de MBA peut être entreprise à l’extérieur, dans une uni-
versité ou une école de commerce, ou au sein même d’une entreprise. En
effet, les entreprises internationales sur le point d’obtenir un nouveau marché
ou de délocaliser une partie de leur société organisent ce type de formations.

42
II. Les modalités d’un MBA

Lors d’un mini-MBA, le candidat choi-


sit parmi plusieurs modules, dont les
plus courants sont : gestion stratégique,
marketing et vente, gestion financière,
logistique et gestion de chaîne d’appro-
visionnements, gestion des ressources
humaines, leadership et organisation,
gestion de projets et de changement.
Chaque module est composé d’une partie théorique enseignée par des pro-
fessionnels expérimentés et d’une partie pratique qui permet une mise en
situation et un partage des connaissances entre les candidats. À l’issue du
MBA, les candidats reçoivent toutefois un certificat et non un diplôme.

D’une durée de 5 à 10 jours, les mini-MBA s’adressent aux cadres déjà en


activité qui ne peuvent pas s’absenter pendant 1 ou 2 ans. Ils ont pour objec-
tif d’aider les candidats à avoir une projection globale de l’entreprise et à
s’ouvrir sur l’économie extérieure. En outre, ils ne demandent qu’un faible
investissement : moins de 4 000 €.

43
II. Les modalités d’un MBA

AA Pour aller plus loin


Questions/réponses de pro

Mémoire du MBA
Je voudrais savoir si tous les MBA exigent un mémoire de fin de formation pour
valider le diplôme.
Réponse de Pierre07

ΔΔ Réponse de Blabla

À la fin de chaque MBA, il est effectivement demandé aux étudiants de


remettre un mémoire d’étude. Ce mémoire pouvant ouvrir des portes, il
doit faire l’objet de recherches pointues et d’une rédaction de qualité.
Le mémoire peut aussi être envoyé aux entreprises pour lesquelles vous
souhaitez travailler : choisissez bien votre thème et ciblez votre domaine
d’études. Un mémoire convaincant peut être la clé du succès.

Lettre de motivation pour MBA


Comment doit se présenter une lettre de motivation pour postuler à un MBA ?
Si possible, j’aurais besoin d’un exemple de lettre.
Question de Binye

ΔΔ Réponse de Pro

Il n’y a pas de lettre type. Selon moi (je suis passé par là), votre lettre doit
faire la synthèse de votre dossier, qui se compose de plusieurs éléments :
textes à rédiger, lettres de recommandation, etc.
Faites en sorte que votre lettre de motivation reprenne les messages impor-
tants que vous souhaitez transmettre, notamment pourquoi un MBA vous
est utile ?
Pourquoi dans cette université précisément ?
Pourquoi pensez-vous être un bon candidat/qu’allez-vous apporter à ce
MBA ?

44
II. Les modalités d’un MBA

MBA en ressources humaines


Je suis actuellement étudiante en troisième année et j’aurais mon bachelor en
business management, spécialité RH l’année prochaine. Je cherche un MBA en
ressources humaines soit en France, soit en Angleterre, mais je ne trouve aucun
classement des diplômes RH qui pourrait me renseigner sur le niveau des écoles.
Pouvez-vous m’aider ?
Question de Natichan

ΔΔ Réponse de Hypnow
Les IAE ont un très bon niveau s’agissant de la gestion des RH. Je vous
recommande particulièrement l’IAE d’Aix-en-Provence, et notamment le
MBA en management.

45
III.
Le choix d’un MBA

Choisir un MBA est une


tâche difficile. Le projet
professionnel du candi-
dat, le tarif appliqué par
les écoles et la richesse des
programmes doivent donc
guider le choix de la for-
mation. Le candidat devra
également être attentif au
réseau de l’établissement
et à la situation des anciens
élèves. Ensuite, la reconnaissance d’un établissement est aussi importante
que le MBA. Le titre de MBA n’est pas protégé. Il est donc primordial de bien
choisir l’établissement dans lequel la formation sera dispensée. Pour obtenir
des informations, plusieurs options sont envisageables : faire une demande de
documentation directement auprès de l’établissement, se renseigner sur les
forums, visiter l’établissement, lire la presse. Une fois que le candidat a récolté
ces informations, il doit vérifier la notoriété de l’établissement, ses accrédita-
tions et son classement.

46
III. Le choix d’un MBA

En outre, les écoles ont mis au point un grand nombre de programmes pour
s’adapter à tous les candidats. Le full-time MBA, le plus courant en France
et aux États-Unis, propose des cours à temps plein et ne demande que 3 à
5 ans d’expérience professionnelle – il est donc destiné aux plus jeunes. Il
se termine par un stage de 3 à 12 mois qui sert souvent de période de pré-
embauche pour le candidat. Le part-time MBA, choisi par un candidat sur
deux, permet, quant à lui, de conserver une activité professionnelle tout en
suivant des cours le soir ou en fin de semaine. Il a pour seul inconvénient des
promotions moins internationales.

L’Executive MBA est destiné aux cadres supé-


rieurs qui ont déjà une dizaine d’années
d’expérience, c’est une formation à temps
partiel ou à distance. Le programme cible les
études de cas et la pratique stratégique du
management. Enfin, les MBA spécialisés, plus
récents, permettent au candidat de sélec-
tionner un secteur d’activité tel que l’aérospatial, le management hôtelier,
l’agroalimentaire, les assurances, le luxe ou même le vin.

Le classement MBA
Les futurs inscrits aux différents MBA considèrent
les classements comme étant prépondérants à
leur choix. De même, ces classements permettent
à chaque institution de profiter de son position-
nement pour attirer le plus d’étudiants. Enfin, les
recruteurs des multinationales les regardent égale-
ment pour guider leurs choix.

Un critère de sélection
À condition que le classement ne soit pas le seul et unique critère de choix, il est
utile pour connaître la notoriété d’un établissement, en particulier si ce dernier
est privé. Mais le plus important pour un candidat est de trouver l’établissement
qui répond à ses propres objectifs.

47
III. Le choix d’un MBA

Certains classements mettent en évidence le salaire et son évolution après avoir


obtenu le diplôme, mais n’évoquent pas la qualité des écoles. Toutefois, la sub-
jectivité des données ayant servi aux différents classements des MBA montre
bien que tout classement a ses limites. Un même MBA peut ne pas se trouver
dans une publication de classement alors qu’il apparaît dans une autre.

Avant de candidater, il est donc préfé-


rable de consulter les classements sur
plusieurs années et, si possible, les résul-
tats publiés par une même source. Le
choix se portera naturellement vers les
écoles qui restent en bonne position plu-
sieurs années durant.

Bon à savoir : tous les programmes ne sont pas inclus dans les classements ; y
figurent simplement les plus demandés.

Organisation des classements


Le choix d’un MBA est dif-
ficile à faire pour les futurs
candidats, car les critères
de classement diffèrent que
ce soit au niveau des pro-
grammes, des implantations
géographiques, des diplômes
ou des salaires, et également
d’un pays à l’autre. Les can-
didats sont donc confrontés à une difficulté majeure : le tri des sélections. Il
existe des sources très sérieuses, dont certaines expliquent leur méthodolo-
gie et sur lesquelles les candidats se basent généralement, à savoir Business
Week, The Economist, Financial Times, The Wall Street Journal, The Forbes
Magazine.

Le classement page suivante, fourni à titre indicatif, présente les écoles les
plus reconnues pour la qualité de leur MBA.

48
III. Le choix d’un MBA

Classement des MBA

Top 10 des MBA Top 10 des MBA Top 10 des MBA Top 10 des MBA
américains européens d’Asie/Pacifique français

• Booth School of • Esade Business


Business (Chicago) School (Espagne)
• Columbia Business • IE Business
School (Columbia) School (Navarra,
• Harvard Business Espagne)
School (Harvard) • Iese Business
• Kellogg Graduate School (Navarra, • ENPC : École
School of Espagne) Nationale
Management • IMD Business • China Europe des Ponts et
(Northwestern) School (Suisse) International Chaussées
• Sloan School of • Insead (France/ Business School • EM Lyon
Management Singapour) (Chine) • ESCP-Europe :
(Massachussets) • London • Chinese University École Supérieure
• Stanford Graduate Business School of Hong Kong de Commerce de
Shool of Business (Angleterre) • Hong Kong UST Paris
(Stanford) • Rotterdam School Business School • Essec : École
• Stern School of of Management (Chine) Supérieure
Business (New- (Erasmus, • Indian School of des Sciences
York University) Pays-Bas) Business (Inde) Économiques et
• Tuck School • Saïd Business • Nanyang Business Sociales
of Business School (Oxford, School (Singapour • HEC : Hautes
(Dartmouth Angleterre) Études
College) • SDA Bocconi Commerciales
• Yale School of School of
management Management
(Yale) (Italie)
• Wharton School • Warwick Business
(University of School (Warwick,
Pennsylvania) Angleterre)

Les business schools


Pour mener à bien son MBA, on ne choisit pas une école de commerce au
hasard. Celle-ci doit dispenser la formation dont les matières sont le plus en
adéquation avec le projet professionnel du candidat.

49
III. Le choix d’un MBA

Écoles
Que ce soit en France ou à l’inter-
national, la diversité des domaines
enseignés est vaste et chacun peut
y trouver ce qu’il recherche : école
spécialisée dans l’aéronautique,
le commerce international ou le
luxe. Les critères entrant en ligne
de compte pour faire son choix
concernent donc plusieurs points stratégiques : l’établissement (université,
école de commerce, grande école, école spécialisée), le choix des programmes
(executive MBA, MBA spécialisé), le type de formation (part-time, full time,
mini-MBA), le lieu (en France ou à l’étranger).

Le prix est l’élément qui diffère le plus d’un MBA à l’autre. En effet, les tarifs
peuvent atteindre des sommets pour un candidat s’installant à l’étranger le
temps des études, car au prix de la formation, il faut ajouter celui du loge-
ment, de la vie dans le pays d’études, des transports. Mais le prix d’un MBA
est également variable selon les institutions : plus une école est cotée (accré-
ditations, renommée, infrastructures), plus les tarifs sont élevés. Cependant,
les tarifs élevés ne sont pas forcément gages de qualité. C’est la raison pour
laquelle il convient de toujours se renseigner sur la qualité et la pluralité des
programmes, la qualité des professeurs, la renommée de l’institution, sa
reconnaissance par les médias. Chaque établissement possède sa métho-
dologie et sa philosophie. Lors de ses recherches, le candidat doit trouver
l’établissement qui lui conviendra le mieux et non simplement le meilleur.

Se tenir informé est la première chose à faire quand on cherche une bonne
institution où préparer un MBA. La concurrence est rude aussi bien au
niveau national qu’international, il faut donc utiliser tous les moyens d’in-
formation. Des plaquettes sont souvent directement remises par les écoles,
mais l’impartialité n’est pas toujours de mise, il est donc conseillé de ne pas
s’en contenter. Les forums permettent aussi des rencontres entre candi-
dats, professeurs et anciens élèves. Ils ont lieu tous les ans, dans le monde
entier. Enfin, les écoles considèrent l’avis de la presse comme primordial,
car tout y est passé au crible. Recruteurs et étudiants s’y réfèrent. Il est

50
III. Le choix d’un MBA

néanmoins fondamental de lire plu-


sieurs journaux, car leurs critères de
comparaison diffèrent. En France,
les principaux journaux comparant
les institutions sont l’Expansion,
Le Nouvel économiste, Capital,
Les Échos, Courrier cadres. Aux États-
Unis, on recense US News et Business
Week, tandis qu’en Grande-Bretagne,
le journal le plus prodigue sur le sujet
est le Financial Times. Il est également possible d’aller directement sur place
pour se rendre compte de la qualité des locaux, des installations, de l’im-
plantation géographique de l’école, de la façon dont évolue la communauté
au sein du campus... Cela donne la possibilité de rencontrer des étudiants
en cours de formation et de recueillir leurs impressions et leurs conseils.

Enfin, il existe d’autres domaines comparatifs pour choisir la bonne institution


et préparer une carrière prometteuse : le salaire après les études, les possibi-
lités de progression professionnelle, le prix des études et la qualité du service
d’embauche de l’école.

MBA international
Un salarié qui souhaite avoir une carrière internationale doit s’y préparer. Le
MBA est un diplôme qui a une notoriété internationale. Le faire en France
comme à l’étranger est une expérience unique et enrichissante aussi bien sur
le plan personnel que professionnel. Peu importe le pays choisi par le can-
didat, les cours seront dispensés en anglais. Partir à l’étranger dans le cadre
d’un MBA permet donc d’acquérir une compréhension culturelle et d’avoir une
approche cohérente du marché international. Décider de faire un MBA inter-
national doit s’inscrire dans la volonté de faire carrière au sein des grandes
multinationales, qui sont les débouchés naturels pour ce type de formation.
Chaque candidat est différent et doit choisir son programme d’étude à l’étran-
ger par rapport à son profil et à la dimension qu’il veut donner à sa carrière.

Bon à savoir : il est possible de faire un MBA à l’étranger et de faire carrière


dans son pays d’origine.

51
III. Le choix d’un MBA

Un MBA international est toutefois un investissement lourd, car son coût est
multiplié par trois. En plus de la formation, les candidats doivent payer l’héber-
gement et le visa. Ils doivent généralement quitter leur emploi et payer des frais
de scolarité bien plus élevés qu’en France. Ainsi, un MBA aux États-Unis coûte
entre 80 000 et 100 000 €, tandis qu’en Asie, le coût total oscille entre 50 000
et 90 000 € selon la destination. Faire carrière à l’international par le biais d’un
MBA est un vrai projet professionnel. Pour garantir sa réussite, il est indispen-
sable de bien choisir le pays. En effet, les programmes ne sont pas identiques en
Europe, aux États-Unis ou en Asie. Chaque région du monde a ses spécialités.

Ainsi, l’Europe est la destination la


plus populaire auprès des Français,
car elle n’implique pas de dépayse-
ment majeur. Les MBA européens
sont de plus en plus reconnus à l’in-
ternational de par la multiplication
des accréditations. Ils sont particu-
lièrement recommandés aux jeunes
cadres qui souhaitent faire carrière
au sein de l’Union européenne. Par ailleurs, ils se distinguent par la compo-
sition des promotions, majoritairement des professionnels et peu de jeunes
diplômés, et la diversité des programmes : luxe, tourisme, vins, aéronautique,
etc. La Grande-Bretagne facilite notamment l’accès (visa, financement) à ses
écoles et ses universités dans le cadre d’un MBA.

L’Amérique du Nord apparaît comme la destination idéale pour les futurs étu-
diants en MBA. Les États-Unis l’ont vu naître et les établissements américains
envahissent régulièrement les classements mondiaux. Très prisés par les étu-
diants du monde entier, ils sont de plus abordables de par la faible valeur du
dollar. Le Canada est moins réputé, pourtant, ce pays propose des MBA d’ex-
cellente renommée à prix abordable. Les conditions de vie et les opportunités
de travail y sont de plus particulièrement intéressantes.

Depuis le début des années 1990, l’Asie est devenue une destination


potentielle pour un MBA : Chine, Inde, Hong-Kong, Malaisie et Japon.
L’émergence de l’Asie contribue pour beaucoup à l’essor et au bon niveau

52
III. Le choix d’un MBA

de ses établissements scolaires. L’enseignement y est de qualité et les MBA


asiatiques sont tout simplement exceptionnels. Les étudiants qui choisissent
cette région ne le font pas par hasard. Jouer cette carte apporte beaucoup
d’opportunités professionnelles et la possibilité de rentabiliser son investisse-
ment en un temps record.

Enfin, l’Australie et la
Nouvelle-Zélande sont éga-
lement très appréciées des
candidats : non seulement ces
pays font rêver, mais l’inves-
tissement n’est pas des plus
importants. Le niveau des
MBA dans le Pacifique est,
en outre, très similaire à celui
des formations européennes. Malheureusement, que ce soit en Australie ou en
Nouvelle-Zélande, il est très difficile d’obtenir un visa ou une aide financière.
Autre élément à prendre en compte : un étudiant qui séjourne avec un visa
d’étude se retrouve dans l’impossibilité de travailler, même à temps partiel.

MBA en France
Faire un MBA dans une école française réduit considérablement le coût des
études et facilite la vie de ceux qui ont déjà une famille et une carrière qu’ils ne
peuvent interrompre. Aujourd’hui, les écoles françaises sont en bonne place,
leurs programmes sont variés et nombre d’entre elles ont obtenu les accrédi-
tations, gages de leur qualité. En France, 11 établissements ont obtenu le label
de l’AACSB, 13 celui de l’AMBA et 17 l’Equis. Les bonnes formations sont donc
nombreuses. La qualité d’une école tient toutefois à la diversité de ses pro-
grammes. Les sujets évoqués doivent correspondre au projet professionnel du
candidat et traiter les thèmes indispensables à la gestion d’une entreprise : mar-
keting, comptabilité, finance, économie, business international, organisation,
management stratégique, stratégies politiques, management des technologies et
de l’information, ainsi que des sujets plus spécifiques en rapport avec le domaine
professionnel convoité.

53
III. Le choix d’un MBA

Bon à savoir : il ne faut pas confondre les accréditations et accords d’échanges


avec les établissements étrangers accrédités ! Certains établissements utilisent
ce subterfuge sur leurs plaquettes publicitaires afin de séduire plus d’étudiants
et de recruteurs.
Le Master of Business Administration
s’adresse à des professionnels (et non
à des étudiants). Il n’est donc pas rare
que ces derniers aient des enfants
ou une carrière qu’ils ne peuvent pas
abandonner. Le fait de choisir un
MBA en France leur permet d’éviter,
d’une part, les frais de résidence et
de déplacements et, d’autre part, un
éloignement fort préjudiciable au bon équilibre personnel et familial. Un MBA
est très lourd en termes de travail, et l’éloignement peut souvent représenter un
obstacle difficile à assumer. Un candidat au MBA aura plus de facilités à s’inves-
tir dans ses études si, sur le plan personnel, son équilibre est maintenu. Opter
pour le part-time (temps partiel) est un bon compromis : les cours sont alors
dispensés le soir et le week-end sur 18 mois à 2 ans. C’est l’idéal pour des can-
didats ayant des obligations professionnelles et familiales ne leur permettant pas
de suivre un MBA à temps plein.

Être candidat au MBA en France présente donc l’avantage de pouvoir faire


face à ses responsabilités familiales et professionnelles tout en profitant, sans
changer de latitude géographique, d’une multiculturalité. C’est une formation
internationale, et en France comme ailleurs, il existe une philosophie univer-
selle : permettre aux candidats d’accéder à une promotion internationale, de
rencontrer des professionnels multiculturels et de bénéficier d’une pédagogie
anglo-saxonne.

Bon à savoir : une bonne école dispense 50 % de ses cours en anglais.

De nombreuses écoles de commerce françaises apparaissaient dans les classe-


ments des meilleures business schools au niveau européen, voire mondial. En
bonne place, on recense Insead, HEC, ESCP-Europe, Essec, EM Lyon, Edhec,
Sciences Po Paris, l’École Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC), Grenoble

54
III. Le choix d’un MBA

École de Management, Audencia


(Nantes), Toulouse Business School,
etc. La plupart sont des écoles de
commerce consulaires, c’est-à-dire
dépendant des Chambres de com-
merce et d’industrie. Les MBA des
universités françaises (IAE) et des
écoles de gestion privées sont moins
cotés.

Le coût d’un MBA


Investir dans un MBA, c’est se donner les moyens de booster sa carrière. Le
prix d’un MBA est cependant élevé. Avant même de candidater, mieux vaut
donc prévoir son financement. Néanmoins, la carrière qui s’ouvre ensuite per-
met d’obtenir des salaires à la hauteur de l’investissement, donnant ainsi la
possibilité de rembourser ses études assez rapidement.

Tarif global
Le coût d’un MBA est composé de plusieurs dépenses :

ππles frais d’inscription (frais de dossier de 100 €, ins-


cription au TOEFL de 105 €, inscription au GMAT de
187 €, frais d’entraînement et de préparation) ;
ππle prix de la formation elle-même ;
ππles frais liés à la formation (livres, abonnements,
voyages d’étude) ;
ππle coût de la vie pendant la formation (logement,
nourriture, etc.).

Il faut aussi compter l’absence de rémunération pendant


les années d’études. Sur ce plan, le MBA part time présente le gros avantage
de maintenir un revenu.

55
III. Le choix d’un MBA

Attention : certains MBA se font sur 2 ans. Il faut prendre en compte la durée
de la formation pour calculer le budget de son MBA.

Coût d’un MBA en France


En France, il existe 80 formations pour obtenir un MBA, pour des prix allant
de 5 000 à 90 000 €. Ils sont déterminés par la qualité du programme et de
l’enseignement, la réputation de l’établissement, le niveau des participants.

Ci-dessous, quelques exemples de tarifs de MBA en France (coût total de la


scolarité, sur 1 ou 2 ans).

MBA français MBA spécialisé MBA général MBA exécutif


Busuness School
de réputation 20 000 à 60 000 € 10 000 à 50 000 € 25 000 à 90 000 €
internationale
Université, IAE 5 000 à 8 000 € 6 000 à 10 000 € 7 000 à 30 000 €
École de commerce
11 000 à 20 000 € 5 000 à 10 000 € 15 000 à 20 000 €
privée
École supérieure
de commerce 11 000 à 20 000 € 5 000 à 10 000 € 15 000 à 20 000 €
consulaire

En outre, un établissement de qualité est accrédité par un organisme inter-


national tel que AACSB, AMBA ou EFMD. Cette accréditation, gage d’une
qualité reconnue, augmente nettement le prix des études. En France, il existe
un grand nombre d’établissements qui proposent des MBA non accrédités à
moins de 8 000 €. Ces établissements sont généralement des écoles de com-
merce privées.

Coût d’un MBA à l’étranger


À l’étranger, le budget à prévoir peut atteindre des sommets ! En plus du
prix des études, le coût de la vie à l’étranger augmente considérablement
l’endettement des étudiants. C’est pourquoi il faut être sûr de son budget
prévisionnel avant de candidater.

56
III. Le choix d’un MBA

Coût d’un MBA à l’étranger

MBA étrangers MBA spécialisé MBA général Executive MBA


Meilleures business
50 000 à 80 000 € 40 000 à 90 000 € 50 000 à 120 000 €
schools américaines

Meilleures business
35 000 à 50 000 € 25 000 à 70 000 € 40 000 à 95 000 €
schools européennes

Meilleures business
N/A 45 000 à 100 000 € N/A
schools internationales

* Coût total de la scolarité sur 1 ou 2 ans.


Pour prétendre à une inscription dans les écoles américaines, celles-ci s’as-
surent en premier lieu de la solvabilité des futurs inscrits. Les dossiers ne sont
examinés qu’après cette étape.

Financement
Pour financer un MBA, plusieurs options s’offrent aux candidats : le congé
individuel de formation, le droit individuel à la formation, le plan de formation
et l’autofinancement.

Dans le cadre d’un CDI ou d’un CDD, un salarié


peut bénéficier du CIF, inscrit au Code du travail.
Il doit être demandé par l’employé et permet de
suivre, en l’occurrence, un MBA tout en gardant
son emploi. La formation suivie peut avoir, ou non,
un lien avec le poste occupé. Le CIF permet de
suivre une formation partiellement ou totalement
pendant les heures de travail. Toute demande de
CIF inclut l’intervention d’un comité paritaire qui
décidera du maintien ou non de la rémunéra-
tion pendant la formation. La décision est basée
sur une liste d’actions établie par le comité lui-
même. Le salaire n’est pas forcément maintenu,

57
III. Le choix d’un MBA

c’est pourquoi il convient de bien se renseigner au préalable. La demande de


CIF peut être déposée si la formation choisie répond à des critères bien précis
tels que les moyens pédagogiques, le programme, les objectifs, le suivi et les
résultats.

Bon à savoir : la formation peut inclure un stage en entreprise, un emploi du


temps non continu (cela peut être une semaine par mois, par exemple), et du
temps consacré au travail personnel en lien avec la formation.
Pour prétendre à un CIF, il faut
justifier de 24 mois de travail au
cours des 5 dernières années,
dont 4 mois en CDD (consécu-
tifs ou pas) durant les 12 derniers
mois. Un bordereau individuel
d’accès à la formation est remis
par l’employeur ou Pôle-emploi,
sous réserve de percevoir l’allo-
cation de retour à l’emploi. Ce
bordereau fait état du nombre d’heures de droit à la formation acquises
pendant le contrat de travail. Si la formation peut bénéficier d’une prise en
charge, une rémunération sera versée après avoir été calculée en fonction de
l’ancienneté du candidat. En règle générale, la formation se déroule en dehors
des dates du CDD, mais le salarié a la possibilité de demander à l’employeur
de suivre une formation durant son contrat.

En vigueur depuis 2004, le Droit Individuel à la Formation (DIF) offre la


possibilité à tout salarié en CDI, après 1 an d’ancienneté dans l’entreprise,
d’acquérir 20 heures par an de formation, cumulables sur 6 ans dans la limite
de 120 h. Le DIF, tout comme le CIF, permet de suivre une formation peu ou
pas en rapport avec le plan de formation annuel, comme un MBA. Pour une
personne employée à temps partiel, le nombre d’heures de formation acquises
est calculé au prorata de son temps de travail. Dans le cas d’un CDD, le DIF
est accordé à condition d’avoir travaillé au moins 4 mois (consécutifs ou non)
durant les 12 derniers mois ; le nombre d’heures de formation est calculé au
prorata du temps de travail. Les autres conditions sont identiques à celles pré-
vues pour un CDI.

58
III. Le choix d’un MBA

Bon à savoir : il est impossible d’accumuler les heures acquises au sein de plu-
sieurs entreprises.

Une demande de DIF peut être faite par courrier ou sur imprimé spécifique,
selon les entreprises. Dans tous les cas, elle doit être motivée et comporter le
détail des motivations, la durée de la formation, les nom et adresse de l’orga-
nisme, le libellé de la formation, le coût et la part de la formation durant le
temps de travail et en dehors.

La nouvelle loi sur le plan de formation de novembre 2009 a permis d’en


modifier l’organisation. Le plan de formation sert à valider des acquis et éta-
blir des bilans de compétences. Il touche
également la sécurité et le reclassement.
C’est l’entreprise qui décide des actions à
mettre en œuvre afin de former et/ou spé-
cialiser son personnel. Dans le cas d’un
licenciement, la loi permet de profiter éga-
lement du plan de formation. Chaque
année, des actions d’adaptation permettent
donc aux salariés de profiter de formations
pour pouvoir être maintenus à leur poste ou évoluer au sein de l’entreprise.
Le but est la mise à jour des acquis. Durant ces actions, le salaire est versé
intégralement.

Bon à savoir : bien qu’un employé s’expose à un licenciement s’il refuse le plan
de formation, il lui est toutefois permis de s’opposer à une formation en dehors
de son temps de travail. Il peut aussi refuser une validation des acquis de l’ex-
périence. De même, le refus du bilan de compétences ne peut être un motif de
licenciement.

Si un salarié est intéressé par un plan de formation, il doit consulter au pré-


alable les délégués du personnel et le comité d’entreprise, puis solliciter un
entretien auprès de son employeur. Le dossier de candidature doit être com-
plet, les arguments du candidat affûtés, et le projet ne doit pas laisser de
place au hasard. Le candidat doit avoir de la motivation, le désir de s’amélio-
rer et la volonté d’apporter un plus à la société qui l’emploie. Une demande
bien menée doit comporter des termes parfaitement choisis et adaptés.

59
III. Le choix d’un MBA

Enfin, avec un apport ou non,


il est possible de contracter un
prêt auprès d’une banque pour
financer son MBA. Cette der-
nière proposera soit un prêt
étudiant que le candidat com-
mencera à rembourser à la fin
de sa formation, soit un prêt
personnel. Comme pour tout
crédit, la demande est sou-
mise aux conditions de la banque qui décide seule d’accepter ou de refuser.
Un MBA permet une augmentation de salaire comprise entre 20 et 30 %,
un argument de poids lors de la négociation. En parallèle, beaucoup d’orga-
nismes proposent des bourses, qui peuvent être sollicitées dans ce cadre. Les
candidats peuvent se renseigner auprès des fondations, des Conseils généraux
et régionaux, des chambres de commerce, des ambassades et du Rotary Club.

60
III. Le choix d’un MBA

AA Pour aller plus loin


Questions/réponses de pro

Faire le choix d’un MBA à l’étranger


Est-il préférable de faire un MBA en France ou à l’étranger ? Quelle est la posi-
tion des recruteurs à ce sujet ?
Question de LolaS

ΔΔ Réponse de Blabla
S’il est possible, professionnellement et personnellement, de partir à l’étran-
ger, le bénéfice du MBA sera multiplié. Une fois de plus, c’est votre projet
professionnel qui déterminera le choix du MBA et le choix du pays.
Si vous souhaitez travailler dans une multinationale et/ou dans l’export,
choisissez un MBA aux États-Unis ou dans un pays anglo-saxon ; si la société
que vous visez traite des nouvelles technologies ou de l’informatique, l’Asie
est la meilleure option. Enfin, l’Europe est une belle destination, l’Alle-
magne et l’Angleterre sont très bien placées dans le classement mondial des
meilleurs MBA.

MBA finance
Le MBA Finance est-il le plus prometteur en termes de débouchés ?
Question de Jacob

ΔΔ Réponse de Blabla
En effet, les lauréats du MBA finance sont ceux qui ont le moins de mal à
trouver un emploi à la hauteur de leurs espérances.
Le marché de la finance est porteur d’emplois. Face aux recruteurs, un can-
didat ayant un MBA fait automatiquement la différence.

Stratégie pédagogique d’un MBA


La stratégie pédagogique des MBA est-elle la même dans toutes les écoles ?
Question d’Elliot96

61
III. Le choix d’un MBA

ΔΔ Réponse de Blabla
Les établissements organisant les MBA sont différents les uns des autres,
chacun a sa propre stratégie pédagogique : certains misent sur l’excellent
niveau des candidats, d’autres sur une mixité des cultures ou sur la qualité
des intervenants.
Tous les établissements proposent des MBA basés sur l’échange, la discus-
sion, les études de cas et la dimension internationale.

MBA en Asie
Est-il possible de faire un MBA en Asie ? Quel est le niveau des business schools
dans cette partie du monde ? Quels pays cibler ?
Question de Jacob

ΔΔ Réponse de Didou
Oui. Les MBA asiatiques sont de plus en plus cotés en Chine, en Inde, à
Hong-Kong, en Malaisie et au Japon. L’émergence de l’Asie contribue à
l’essor et au bon niveau de ses établissements scolaires.
L’enseignement y est de qualité et jouer la carte de l’Asie apporte beaucoup
d’opportunités professionnelles aussi bien en France qu’à l’étranger. Ils sont
aussi nettement moins chers.

62
Index des questions
et des astuces

I. Le Master of Business Administration : qu’est-ce que c’est ? 9


Renseignements à propos du MBA 21
Durée d’un MBA RH 21
Booster sa carrière avec un MBA 21

II. Les modalités d’un MBA 23


Mémoire du MBA 44
Lettre de motivation pour MBA 44
MBA en ressources humaines 45

III.Le choix d’un MBA 46


Faire le choix d’un MBA à l’étranger 61
MBA finance 61
Stratégie pédagogique d’un MBA 61
MBA en Asie 62
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FIN

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