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            12/02/2020 
 

  Rapport de la sortie du Gharb


 

  Réalisé par : Encadré par :


  ‐ ASSEBAN Yassine -Mme MEKNASSI Ehssan
  ‐ HMIDANI Abdel Hamid
-M.TAKY Abdelilah
‐ KAMAL IDRISSI Chorouk
‐ KAMAL IDRISSI  Doha

Réalisé par :
  ‐ EL HABAZZI Chaymae
‐ KERKRI Ikram
Remerciement

Nous tenons à remercier en premier lieu M.TAKY Abdelilah et Mme El MEKNASSI

Ehssan pour leur encadrement qui nous a été d’un grand bénéfice.

En second lieu, nous tenons également à remercier chaleureusement le staff de

l’ORMVAG pour sa coopération, ainsi que le gérant de l’exploitation visitée pour son aide

en nous fournissant toutes les informations nécessaires.

Nous remercions profondément les professeurs du département de génie rural eau

environnement infrastructures pour leur veille sur l’amélioration de notre formation par la

mise en place des sorties et visites pour compléter notre formation théorique.

 
Introduction :
Le manque d’eau et l’accroissement constant des besoins en eau en agriculture, conjugués
aux conflits d’usage avec d’autres secteurs, tels que l’industrie, le tourisme et la
consommation en eau potable amènent, constamment, à réfléchir sur les économies de l’eau et
d’énergie. Ceci passera forcement par une gestion intégrée et efficace de l’irrigation ainsi que
par la maîtrise de l’utilisation et le choix des systèmes d’irrigation. D’ou la nécessite de la
bonne gestion et de la mise en place de différents ouvrages et d’installations qui ont pour but
la régulation et la satisfaction des besoins en eau des cultures sans pour autant gaspiller l’eau.

La visite qu’on a effectué dans le cadre de notre formation d’ingénieur en génie rural dans le
périmètre du Gharb et plus précisément dans la zone du secteur C1,C2 nous a permis de
distinguer entre plusieurs ouvrages de régulation mis en place, en outre on a pu visiter une
parcelle aspersive en cours de reconversion en goutte à goutte.

I. Visite du secteur C2 :
1) Irrigation gravitaire à la raie :
C’est un secteur d’irrigation en gravitaire avec une superficie de 3000 ha .Le secteur est
divisé en blocs eux-mêmes divisés en sols. Les sols de ce secteur ont une superficie moyenne
de 6 à 8 ha.
Ce secteur a été aménagé dans un premier temps pour fonctionner selon la trame A ;
chaque agriculteur dispose de 6 soles sur lesquels 3 seront obligatoirement occupées par la
canne à sucre. Aujourd’hui suite à la libéralisation des assolements, un problème se pose au
niveau du fonctionnement des ouvrages hydrauliques notamment les canaux tertiaires car ils
ont été dimensionnés pour satisfaire des besoins en eau de cultures spécifiques, qui ne sont
plus respectés.

2) Irrigation gravitaire par submersion :


Il s’agit de parcelles cultivées du riz, irrigué par la méthode de la submersion. Le canal
alimentant la parcelle est en terre et doté d’une grande section (perte d’eau assez important).
La parcelle de riz est subdivisée en clos qui sont des bassins à fond plat faisant en moyenne
2,5 ha ; ces derniers sont ceinturés par une colature dans lesquels, les prises lâchent l’eau.,
après augmentation du niveau de cette dernière, elle submerge petit à petit toute la parcelle
Il est important de préciser que la main d’eau est de 45 l/s à contrario à la main d’eau en
irrigation classique qu’est de 30 l/s .
 
                                                                       Clos rizicole 

II. Visite de la station SP-C1 :


Elle dessert deux secteurs : un pour le riz et un autre pour la canne à sucre, le débit
mobilisés par chacun est différent afin d’optimiser les coûts de pompage. La station est dotée
de 2 étages de pompage, étant donné que les canaux desservant chaque étage ne sont pas du
même type (canaux en terre pour l’étage du riz alors que ceux de la canne à sucre sont portés).
L’eau de la station est mobilisée par 2 siphons au niveau de l’oued Sebou. Actuellement ces
siphons ne sont pas fonctionnels car ils sont submergés, l’eau n’a plus besoin de pression pour
passer dans la bâche d’aspiration. Ce phénomène est dû à l’influence du barrage de garde
construit en aval de la station.
La station est dotée de 8 groupes de pompage : 4 pour chaque étage ;
L’étage A du riz avec un débit de pompage de 1760 l/s
L’étage B, celui de la canne avec un débit de 455 l/s

Pompes de la station SP-C1


Salle de contrôle

III. Borne d’irrigation :


1) Prise borne :
Elle intéresse tous les agriculteurs qui seront desservis, elle contient :
- un compteur,
- régulateur de pression : assurer à l’aval des prises d’agriculteurs une pression préconisée
pour ne pas dégrader leurs matériels, il va nous permettre d’avoir une pression de 3.5 bars
pour tenir compte des pertes de charge de façon à ce qu’au niveau de la prise individuelle
nous aurons 2bar.
- un limiteur du débit : contrôler la limitation du débit pour l’ensemble des agriculteurs
puisque certains agriculteurs détruisent leurs limiteurs individuels et donc ils peuvent avoir un
débit supérieur à celui qui est prévu,
- une vanne à opercule : fermer ou alimenter en eau,
- un purgeur,
- une chasse pierre : puisque le localisé est sensible au bouchage (les pierres tombent en bas
suite à leurs poids).

2) Prise individuelle :
Elle se trouve en tête de la parcelle de chaque agriculteur, elle contient :
- un compteur
-un limiteur de débit
-une vanne
Au niveau de cette borne, il y’a un filtre à disque avec 2 manomètres (pour contrôler le
degré de colmatage), et un système de venturi avec un bac pour l’injection des engrais.

Module à masque

IV. La station de mise en pression :


C’est la station de mise en pression du secteur aspersif , d’une superficie de 3400 ha. L’eau
est acheminée de l’oued vers ce secteur par un canal trapézoïdal. A son entrée on remarque
qu’elle dispose de trois types de modules :
Le module XX : dont les débits sont des multiples de 10l/s.
Le module L : dont les débits sont des multiples de 50l/s.
Le module C : dont les débits sont des multiples de 100l/s.
Après l’eau passe dans la bâche d’aspiration pour être aspirée par 6 groupes de pompes ayant
un débit de 490l/s et une pression de 7 bars .
Dans le cadre de la reconversion du secteur en irrigation localisée, plusieurs modifications ont
été effectuées.
Quand le secteur était encore aspersif, la station disposait d’un réservoir de 75 m pour
répondre à la demande en eau des agriculteurs. Ce réservoir avait un rôle de régulation ainsi
que de mise en pression de l’eau. Aujourd’hui avec la reconversion, ce dernier jour le rôle
d’une cheminée d’équilibre.
Dans le cadre de la reconversion en goutte à goutte, de nouveaux filtres ont été installés,
avec des diamètres de l’ordre de 130 micromètres. Ces filtres sont au nombre de 6 ayant
un système de lavage automatique. En outre 4 ballons (Chaque ballon a une capacité de
40 m3) ont été installés dont le rôle est la régulation lors du démarrage et de l’arrêt des
pompes, et servent également au stockage de l’eau pour palier au problème des faibles
débits.

                                  six groupes de pompages à axe vertical  
 
 
 
 

 
 
Les quatre ballons de régulation
Vue de l’extérieur du château

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