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Compte-rendu de sortie au périmètre du Gharb

Génie Rural : Département Eau, Environnement et Infrastructures

Date de la sortie : Mercredi 01 novembre 2017

Professeur Encadrant : Réalisation :


M. Taky Abdelilah R ELHAOUDAR Ibtissam
KASHI Fouzia
REMERCIEMENT

Nous tenons à remercier tout d’abord tout le


corps pédagogique du département de
Génie Rural : Eau, Environnement et
Infrastructures de l’Institut Agronomique et
Vétérinaire Hassan II pour tous les efforts
qu’ils déploient afin d’améliorer la formation
des futurs ingénieurs en Génie Rural.
Nous voudrions également témoigner nos
sincères remerciements et notre profonde
gratitude envers notre Professeur et notre
Guide durant la sortie, Monsieur TAKY
Abdelilah, pour la qualité de son
enseignement et ses explications
pertinentes et enrichissantes.
Nos remerciements s’adressent également à
tous les personnes qui nous ont accueillis
chaleureusement durant cette sortie, que ce
soient le personnel de l’ORMVAG ou les
agriculteurs propriétaires des parcelles
irriguées par Goutte-à-Goutte dans les

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secteurs d’aménagement collectif ou des
exploitations agricoles privées.

INTRODUCTION

Notre sortie au périmètre irrigué du Gharb a été effectuée le mercredi 1


novembre 2017 avec l’accompagnement de Monsieur TAKY Abdelilah, ingénieur
en Génie Rural à l’ORMVAG et Professeur vacataire au Département Génie Rural :
Eau, Environnement et Infrastructures.

La sortie avait pour objectif de voir de près ce que nous avons appris dans le
cours de l’irrigation localisée, ainsi que de suivre le chemin de l’eau d’irrigation
depuis la source jusqu’à la parcelle de l’agriculteur que ce soit dans le cadre de la
reconversion collective ou dans le cadre d’une reconversion individuelle.

Pour ce faire, nous avons commencé par visiter la prise siphonnée installée sur le
bord de l’oued Sebou, puis la station de relevage, puisque l’oued Sebou est situé à
une cô te inférieure par rapport à celle de la plaine du Gharb, pour voir après le
bassin de dissipation de l’énergie de l’eau, le canal trapézoïdal, la vanne avis de
réglage du niveau aval de l’eau, le canal du départ vers le secteur rizicole, et la
station de mise en pression du secteur C3. Ensuite, nous avons passé voir les
prises bornes et les prises agriculteurs, une parcelle d’irrigation par aspersion, et

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nous avons fini par la visite d’une exploitation agricole équipée en matériel
d’irrigation localisée.

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PRESENTATION DE LA ZONE DE LA SORTIE

Notre sortie a été effectuée dans un secteur de reconversion collective relevant de la zone
d’action de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Gharb (ORMVAG).

Située au Nord-Ouest du Maroc, la zone d’action de l’ORMVAG s’étale sur une superficie
géographique de l’ordre de 600 000 ha dont :

- SAU : 388 000 ha, dont 114 000 ha équipés en grande hydraulique et environ 54 000 ha


de pompage privé ;
- Forêt et parcours : 168 200 ha ;
- Incultes : 19 800 ha ;
- Infrastructures : 40 000 ha

La superficie aménageable en Grande Hydraulique du Gharb est de 250 000 ha dont 114 000


ha ont été aménagées jusqu’aujourd’hui. Sur cette superficie aménagée 54 000 ha sont des
aménagements privés, alors que 12 000 ha est la superficie équipée en Petite et Moyenne
Hydraulique et 14 000 ha reste à équiper.

Les ressources en eau

Les apports au niveau des principaux barrages desservant le Gharb sont estimés à environ 4,8
Milliards de m3, soit 27 % du potentiel national en eau mobilisable, et dont 1,8 Milliards sont
destinés à l’agriculture.

Les principaux barrages desservant le périmètre sont les suivants : El Kansra, Idriss 1er, Allal
Fassi, et barrage Al wahda.

Les eaux souterraines sont estimées à environ 900 Millions de m3.

Mode de desserte

Sur les 114 000 ha aménagés, 18 500 ha du périmètre du Gharb ont été aménagés en
aspersion, et le reste a été aménagé en gravitaire (12 000 ha en submersion et 82 000
gravitaire classique). Sur les 20 000 ha d’aspersion 10 000 ha ont été reconvertis en irrigation
localisée dans le cadre de la reconversion collective, et 5 000 sont actuellement en cours de
reconversion.

54 000 ha sont irrigués par pompage privé.

Les infrastructures

Au niveau du périmètre du Gharb, on dispose de :

- 54 stations de pompage ;
- 6 châteaux de mise en pression ;

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- 2500 km de canaux portés ;
- 3000 km de canaux d’assainissement ;
- 16 000 km de canaux de drainage ;
- 1 260 bornes d’irrigation ;
- 960 km de pistes agricoles ;

La reconversion en irrigation localisée porte sur 90 700 ha dont :

- 42 300 ha sont dans le cadre de la reconversion collective (les travaux depuis la


mobilisation jusqu’aux prises agriculteurs sont à la charge de l’Etat, représenté par
l’ORMVAG) ;
- 39 400 ha sont à la charge des agriculteurs dans le cadre d’une reconversion
individuelle.

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STATION DE RELEVAGE

Oued Sebou joue le rôle principal pour l’alimentation en eau des secteurs. Il parcourt dans la
plaine de Gharb 80 km et pour qu’il puisse rejoindre l’océan atlantique il est obligé de
développer des méandres.

Le périmètre du Gharb dispose de 52 stations de pompage pour irriguer presque tous les
secteurs, même pour le gravitaire où on est obligé de faire un relevage de 15 m qui intègre les
8 m pour la dénivelée de l’oued, plus la mise en charge pour arriver jusqu’au dernier
agriculteur. Pour l’aspersion, il faut une mise en pression avec 7.5 bars bar pour disposer de
3.5 bars au niveau du dernier asperseur.

La prise à partir de l’oued est une prise siphonnée, dont les siphons fonctionnent par
différence de dénivelée, avec des pompes de vide qui créent une dépression et
automatiquement l’eau passe du niveau le plus haut vers le niveau le plus bas (Il s’agit du
principe des vases communicantes) Jusqu’à avoir le même niveau entre l’oued et la bâche
d’aspiration, cette dernière est protégée contre les inondations par Les vannes de
sectionnement qui sont des vannes à papillons commandées électriquement. Par la suite les
pompes vont commencer à fonctionner selon la demande et elles sont amorcées (vidé de l’air)
par un système d’amorçage.

La station de relevage alimente une superficie totale de 7700 ha organisée en 2 secteurs, le


secteur C3 et le secteur rizicole C4 et pour faire transmettre le débit d’équipement qui est de
7607 l/s/ha), Les 4 pompes communiquent avec 4 moteurs par un cardon.

54 000 ha sont irrigués par le pompage privé (ce sont des agriculteurs qui installent leur
propre équipement sur l’oued) et puisqu’il s’agit d’un oued régularisé (car on a un barrage à
l’amont), les agriculteurs sont soumis à une facturation. Et ils doivent payer un volume de
6500 m3/ha/an.

NB : La qualité de l’oued Sebou est turbide par défaut, avec une salinité qui atteint 1g/l.

La station de relevage est suivie d’un bassin de dissipation qui sert à tranquilliser l’eau qui est
acheminée par un canal adducteur vers la station de mise en pression où on dispose d’un
château de régulation du secteur C3.

Figure 1 : Bassin de dissipation et départ vers le canal trapézoïdal

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Pour ne pas causer des dégâts à l’aval, quand le canal est trop plein une décharge au niveau du
bassin de dissipation permet d’évacuer le surplus qui va rejoindre la bâche d’aspiration.

Les pompes sont de marque CUBOTA et elles fonctionnent avec un débit de 3200 l/s, une
hauteur de 2.5 m et une vitesse de rotation de 600 tr/mn alors que les moteurs sont de marque
MITSUBISHI d’une vitesse de rotation de 1600 tr/mn donc pour que le système fonctionne ils
ont installé un réducteur de vitesse pour passer de 1600 à 600 tr/mn.

Au niveau de La salle de contrôle ils travaillent avec une tension très basse de 48 V Pour
commander le système.

La station est alimentée par une énergie électrique de 22 kV qui se transforme en 660 V dans
des transformateurs principaux, ils disposent également des transformateurs auxiliaire pour
avoir 220 V, 380 V pour l’éclairage et les petites pompes.

Au niveau de l’ORMVAG, le Système d’automatisme est complet, ils payent annuellement un


tarif de 30 MDH pour les 54 stations de pompage où 2 stations sont utilisées pour
l’assainissement et 52 stations pour l’irrigation.

En ce qui concerne Le tarif de l’eau, il est composé de deux parties :

- Le taux d’équilibre.
- Le taux de pompage.

Les agriculteurs ne payent qu’un pourcentage de tarif de 0.8 % du taux d’équilibre.

La superficie irrigué par pompage est variable selon les conditions climatiques : dans les
années de sécheresse on irrigue 80 000 ha or dans les années pluvieuse on irrigue que 54 000
ha.

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VANNE AVIS

Figure 2 : Vanne AVIS

La régulation se fait soit :

- Par Laval : qui se fait par la vanne AVIS où le niveau aval qui est constant et selon la
demande à l’aval lorsque le niveau d’eau augmente il y aura une réduction à l’amont
par un arrêt des pompes et vice versa.
- Par l’amont ou bien une régulation mixte où on fait intervenir les deux.

La vanne avis fonctionne de la manière suivante :

Quand la demande augmente, le tablier va remonter, donc il y aura appel d’eau et le plan
d’eau va interpeller le capteur pour qu’il y ait démarrage des pompes et donc l’eau circule à
travers un canal trapézoïdal qui fait 1.5 km après la transmission de l’information par la vanne
AVIS (régulation par l’aval puisqu’on a un écoulement de surface) alors que dans le cas d’un
écoulement à travers un orifice on parlera de la vanne AVIO.

Quand les agriculteurs arrêtent d’irriguer, le débit va diminuer ce qui va aboutir à la remontée
du plan d’eau jusqu’à atteindre le niveau d’alerte et donc arrêt des pompes.

En ce qui concerne l’entretien, il se fait en période hivernale, et la vanne à un niveau de


calage, on arrive à la caller au niveau optimale pour qu’elle puisse rentrer en fonctionnement
et le reste est assurer par les débits et les hauteurs d’eau amont et aval.

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STATION DE MISE EN PRESSION DU SECTEUR C3

Figure 3 : Panneau de description de la station de mise en pression du secteur C3

Le secteur C3 est un secteur initialement aspersif, faisant 3700 ha de superficie aménagée, et


3400 ha de SAU. Il est dominé par 1133 agriculteurs.

Les travaux d’aménagement externe de la reconversion du secteur C3 ont été entamés depuis
2011 pour être achevés en 2014.

Prise d’eau du secteur C4 :

Le secteur C4 est un secteur rizicole, irrigué par submersion, et faisant 4000 ha.

Pour répondre au besoin du riz, l’eau est prélevé via un module à masques de type C. C’est un
module grillagé dont la plus petite vannette ayant une capacité de 100 l/s et les autres
vannettes sont d’une capacité multiple de 100 l/s.

Figure 3 : Prise modulée du secteur rizicole C4

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Prise d’eau du secteur C3

Avant la reconversion collective, le secteur C3 était irrigué par aspersion, d’où la nécessité
d’une préfiltration pour éviter le colmatage des asperseurs.

La préfiltration est assurée d’abord par des grilles à barreaux, puis l’eau passe par un filtre
rotatif pour aller à la bâche d’aspiration des motopompes de la station.

Le filtre rotatif ou filtre à tambour est un filtre à mailles de 1.4 mm, l’eau traverse le filtre de
l’extérieur à l’intérieur pour aller à la bâche. La rotation du filtre permet son nettoyage, en
effet, en arrivant en haut il y a un jet d’eau qui permet de se débarrasser de la saleté et la
maintenir à l’extérieur de la station de pompage.

Il y a des capteurs de niveau d’eau dans le canal et au niveau de la bâche d’aspiration, une
différence de niveau de 10 cm indique que le filtre est colmaté, et donne alors l’indication de
démarrage du nettoyage du filtre.

Figure 4 : Grilles à barreaux, et filtre rotatif

En plus du filtre rotatif, il y a des filtres statiques dans les côtés qui fonctionnement en cas de
panne du filtre rotatif.

Station de pompage

La station de pompage est une station outdoor (qui n’est pas protégée par un abri), constituée
de 6 groupes motopompes ;

Les pompes sont à axe vertical ;

Le débit de chaque pompe est de 450 l/s ;

Les moteurs fournissent une pression de 8 bars, parce que la station était prévue pour
l’irrigation par aspersion, nous devions donc assurer une pression de 3.5 bars au niveau de
tous les asperseurs (ce qui reste des 8 bars part dans les pertes de charge).

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Les pompes ont été dimensionnées pour livrer l’eau directement dans le réseau, le château
n’avait pas le rôle de mise en pression, ce qui allait dans le château, c’est le surplus du débit,
et c’est le manque qui était comblé par la réserve du château.

Le château donc avait un rôle de régulation, parce qu’on ne maitrisait pas le comportement
des agriculteurs à l’aval de la station.

Figure 5 : Motopompes de la station de mise en pression C3

Le choix de 6 groupes de pompage a été fait pour répondre à la demande du secteur (qui était
en moitié canne à sucre).

Avec la libéralisation des assolements, on s’est retrouvé avec des groupes de pompage géants
mais des superficies qui ne sont pas grandes, d’où l’installation des variateurs de vitesse.
Ainsi, les pompes ne vont plus travailler à vitesse fixe, ils vont fonctionner avec une plage de
vitesses, et à chaque vitesse correspond un débit.

Mais ce variateur de débit ne régule le débit qu’à partir de 30% de son débit nominal. On s’est
retrouvé alors avec le problème des petits débits.

D’où la nécessité d’installer les ballons de régulation. Ces ballons pourront répondre au
besoin de petits débits, sans recourir au démarrage des pompes.

La station de filtration

La nouveauté qui été introduite avec la reconversion à l’irrigation localisée c’est cette station
de filtration, puisque avec l’irrigation goutte à goutte on doit pousser la filtration pour éviter
le colmatage des goutteurs.

La station comporte 6 filtres à tamis d’une finesse de 130 microns ;

L’eau est filtrée en passant de l’extérieur vers l’intérieur des filtres, pour rejoindre un
collecteur à l’aval. A la sortie de ce collecteur, il y a une vanne de sectionnement T qui en
ouvrant ou fermant la vanne des deux directions, on oblige l’eau à passer par le réservoir
surélevé ou par les ballons de régulation du nouveau système d’irrigation localisée.

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Figure 6 : Station de filtration du secteur C3

Les ballons de régulation sont des ballons Charlate (ballons à vessie), ils ont une vessie
plastifiée à l’intérieur. Cette vessie assure la séparation entre la poche d’air à l’intérieur et la
phase liquide. Mais le problème que rencontre l’Office dans presque tous les stations c’est
l’éclatement de la vessie des ballons, cet éclatement peut être dû au fonctionnement non
maîtrisé des agriculteurs, car pour éviter les coups de bélier, il faut veiller à ce que les vannes
se ferment ou s’ouvrent lentement, mais il y a des agriculteurs qui oublient de fermer leur
vanne, et donc toute l’eau qui est dans le réseau va se vider, et en se vidant, on aura une
dépression. Et donc s’il n’y a pas d’appareillage qui règle cette dépression, on risque d’avoir
des coups de béliers et donc un éclatement des vessies des ballons. Il faut donc un nouveau
système de protection anti-bélier.

Figure 7 : Ballons de régulation

Chaque ballon a une capacité de stockage de 40 m3 soit une capacité totale de 160 m3.

Un autre problème que nous rencontrons dans la station est le bouchage des filtres. En effet,
les filtres de la station sont des filtres à bougie, où nous avons un tambour avec 32 cartouches,
et chacune des cartouches est un filtre à tamis, la surface de l’ensemble de ces cartouches

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correspond à la surface de filtration. Ces bougies constituent un milieu favorable de
développement des algues, ce qui cause souvent le bouchage des filtres.

Le choix de l’installation d’une grande station de filtration collective au secteur, au lieu de


l’installation des petites stations de filtration au niveau de toutes les prises agriculteurs, a été
fait car le secteur est dominé par 1133 agriculteurs, ce qui va faire de la deuxième variante
une solution très coûteuse, aussi, les agriculteurs n’effectuent pas l’entretien et la maintenance
des filtres correctement.

Salle de contrôle

La station de mise en pression du secteur C3 est dotée d’une grande salle de contrôle, avec un
écran de supervision et des armoires de contrôle.

Figure 8 : Ecran de supervision

Figure 9 : Armoires de contrôle

La salle de contrôle est précédée par deux transformateurs de puissance qui transforme la
haute tension d’arrivée (22 kV) à une tension de 660 V.

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Cette salle permet de contrôler la pression en tout point de la station, et donc détecter les
problèmes, lancer le nettoyage automatique au moment opportun, et démarrer ou arrêter les
vannes ainsi que les groupes de pompage.

On rappelle que :

- La pression au niveau du collecteur télescopique est de 5 bars ;


- Une différence de pression de 10 cm de part et d’autre du filtre rotatif déclenche son
lavage automatique ;
- Une différence de pression de 0.6 bars de part et d’autre des filtres à tamis déclenche
leur lavage automatique ;

Réservoir de surélevation (château d’eau)

Le réservoir de surélévation ou le château d’eau est un ouvrage hydraulique qui assurait la


régulation du réseau d’irrigation lorsqu’il était aménagé en aspersion.

Il est d’une hauteur de plus de 85 m, et donc la question de sa stabilité est très importante.
D’où le rôle de la pendule de verticalité. Cette dernière est un dispositif accroché au toit du
château (le fond de la cuve) accompagné d’un carré dessiné sur le sol en bas de la pendule.
Tant que la pendule est à l’intérieur du carré, le château est stable, si la pendule tend à sortir
du carré il faut agir rapidement pour revoir la stabilité de l’ouvrage.

PRISE BORNE
ET PRISE

Figure 11 : Pendule de verticalité

Figure 10 : Réservoir de surélévation


PROPRIETE
Prise bloc

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Figure 12 : Les deux regards de la prise bloc

La prise bloc intéresse tous les agriculteurs desservis et il comporte :

- un purgeur ;
- une vanne à opercule dont le rôle est de permettre d’isoler la prise en cas de travaux
sans compromettre le fonctionnement du reste du réseau ;
- un filtre chasse-cailloux : Destiner à éliminer les pierres et particules physiques
pouvant s’introduire dans le réseau de conduites lors des réparations, le filtre chasse
cailloux protège les appareils raccordés en aval en retenant les corps étrangers qui
pourraient circuler dans la conduite et perturber le bon fonctionnement de ces
appareils en particulier le régulateur de pression ;
- régulateur de pression : pour qu’on soit certain qu’à l’aval des prises agriculteurs, on
aura la pression préconisée pour ne pas leur dégrader le matériel, il nous donne une
pression de 3.5 bars pour tenir compte des pertes de charge (dans la borne qui sont de
l’ordre de 1 bar et dans la station de filtration ils sont de 7 m) de façon à ce que au
niveau des prises individuelle on aura 2 bars et une pression de 1 bar au niveau du
dernier goutteur.
- limiteur de débit qui permet de réguler la sortie de l’eau en ne laissant passer que le
débit maximal de la prise qui est égale à la somme des débits requis pour les prises
propriétés à l’aval.

Prise propriété

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Figure 13 : prise agriculteur

Chaque propriété sera desservie par une prise propriété qui assure la liaison entre la prise
et le matériel d’irrigation localisée (au niveau de la propriété). Elle comprend les
équipements suivants :

- Un compteur d’eau : Chaque prise doit pouvoir être équipé d’un compteur pour
permettre le suivi de la facturation des volumes d’eau distribués.
- Un limiteur de débit, une vanne à opercule et un venturi où on ferme la conduite
d’alimentation et on oblige l’eau de couler dans le système de venturi qui fonctionne
avec l’énergie hydraulique où la dépression permet l’aspiration de la solution mère.

On trouve également un filtre à disque avec 2 manomètres qui permettent de voir le degré de
colmatage du filtre.

N.B : les filtres doivent être surdimensionnés (la taille doit être multiplié jusqu’à 2) pour
diminuer le colmatage.

Au niveau de la parcelle nous avons trouvé deux prises bornes dont une a été mise en place
pour le système d’irrigation par aspersion et une nouvelle borne récemment mise en place
pour le nouveau système d’irrigation Goutte à Goutte on parle de la phase de transition (pour
permettre aux agriculteurs d’irriguer pendant la période d’aménagement.

Avantage de l’irrigation localisée

Dans le cadre de la reconversion en irrigation localisée, au lieu de consommer 10 000 m3/ha,


actuellement les agriculteurs ne consomment que 6500 m3/ha, et en terme d’énergie, on a
économisé 16 à 20 % d’énergie surtout à cause des variateurs de vitesse.

Les subventions

Quant à la subvention, les agriculteurs qui ont moins de 5 ha (en dehors de la reconversion
collective) sont subventionnés à 100 % alors que les agriculteurs qui sont situés dans les
périmètres de la reconversion collective, ils ont une subvention de 100% quel que soit la taille
de l’exploitation.

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PARCELLE D’IRRIGATION PAR ASPERSION

En arrivant à la parcelle, l’agriculteur était en train d’irriguer, les asperseurs ne dominait pas
toute la propriété, car il s’agit des asperseurs qui devront se déplacer de poste en poste.

A l’époque, on utilisait 24 asperseurs simultanément pour irriguer toute une bande de la sole,
mais avec la libéralisation des assolements et l’installation des prises individuelles, les
agriculteurs ont commencé à adapter leur configuration de l’irrigation selon la culture
adoptée, ce qui fait qu’on ne trouve plus des bandes homogène d’irrigation.

Avant la mise en place des prises individuelles où il y a un compteur individuel de mesure de


la consommation de chaque agriculteur, la facturation se faisait d’une façon forfaitaire, c’est-
à-dire que le tarif à payer par chaque agriculteur à chaque année est déduit à partir du volume
consommé par la station de pompage, corrigé par l’efficience globale de l’irrigation, les
assolements mis en place, et le nombre des irrigations de chaque agriculteur. Ce qui n’incitait
pas les agriculteurs à l’économie, d’où les hauts tarifs de l’eau payés par les agriculteurs.

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Exploitation agricole équipée en Goutte-à-Goutte

Dans le périmètre du Gharb Les domaines viticoles du Gharb disposent de 3 unités de


production :

- L’unité 6125 qui s’étend sur une superficie de 200 ha.


- L’unité 6109 de 200 ha.
- L’unité de production 6112 que nous avons visité lors de notre sortie, d’une
superficie de 347 ha.

Au niveau de cette exploitation, on cultive

- La vigne : la culture la plus dominante.


- l’olivier
- les céréales.

Ces cultures sont irriguées par un réseau d’irrigation privé, L’eau pompée de l’oued Sebou est
envoyée vers un bassin d’un volume de 21 600 m3 et une profondeur de 6 m. par la suite
l’eau est distribuée sur les parcelles à travers la station tête

Figure 14 : bassin de décantation

L’eau pompée du bassin est filtrée par la suite dans la station tête par des filtres à disques
d’une finesse de 100 microns.

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Figure 15 : Filtres à disque

La fertigation se fait dans des bacs qui sont dimensionnés selon les besoins en éléments
fertilisants dans le sol après avoir faire des analyses.

Figure 16 : bacs de fertigation

Les goutteurs adoptés au niveau de l’exploitation sont des goutteurs intégrés de débit de 1.6
l/s.

Les rampes sont d’une longueur de 50 m avec un espacement de 0.5 m entre les goutteurs et
de 3m entre les rampes.

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