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Cours de mathématique

Section 1° année SNV


Introduction :

Pour étudier le vivant, la biologie dispose de nombreux outils tels que l’informatique, la chimie, les statistiques,
etc. et en particulier, elle utilise les mathématiques qui deviennent de plus en plus importants. Cela peut
s’expliquer par la complexité des phénomènes observés et l’irruption de nouveaux domaines d’étude comme
l’écologie, la biologie moléculaire, la climatologie, la dynamique des populations … . Ils nécessitent tous des
méthodes très élaborées de quantification et d’interprétation des résultats. Beaucoup de ces méthodes n’ont
d’ailleurs été introduites qu’au siècle dernier.
À côté des caractères de description ou de classification des entités vivantes, la biologie contemporaine
s'intéresse à leur naissance ou émergence, leur croissance ou évolution, leur extinction ou disparition. Et, pour
conduire ces études, divers modèles mathématiques ont été élaborés qui se répartissent en deux catégories, ceux
que l’on qualifie de discrets et qui font appel à la combinatoire, aux suites … et ceux que l’on qualifie de
continus et qui utilisent des fonctions d’une ou plusieurs variables réelles, des équations et des systèmes
différentiels … .
Chapitre1 : Fonctions d’une variable réelle
Introduction :
La biologie ne s’intéresse pas seulement aux descriptions et classifications des différents organismes ; mais aussi
aux dépendances entre les différentes propriétés de ces organismes. Ces dépendances peuvent être qualitatives
(couleur, sexe, état solide, liquide ou gazeux) ou quantitatives. À la base des dépendances quantitatives, se
trouvent les fonctions.

Définition :
De façon générale, une fonction est la donnée de deux ensembles E et F (non vides) et d’une relation f, qui à
tout élément x de E, associe un et un seul élément, noté y = f(x), de F.
Notation : E→F x y=f(x)
Remarque : Les éléments de l’ensemble de départ E sont appelés des objets, antécédents ou variables et ceux de
l’ensemble d’arrivé F, des images ou des valeurs de f.
Exp : fonction discrète : f(k)= 2k où kϵ{0, 1, 2,.., n } ou fonction continue : f(x)= 2x+3 où xϵ R.
Remarque : il est clair que si f et g sont deux fonctions alors sont aussi des fonctions. On
pourrait aussi définir la fonction composée des fonctions f et g par la fonction : gof définit comme suit :
gof(x)=g[f(x)] où x est un élément de l’ensemble de départ de f.
Exemples : f(x)= 2x+3 et g(x)= 4x2. déterminer : f+g ; f.g ; f/g ; gof.

Sens de variation :
 On dit que f est croissante sur I (I si ( (
 On dit que f est décroissante sur I (I si ( (
 On dit que est monotone sur I si f est croissante sur I ou décroissante sur I

Parité et périodicité :
 On dit que f est paire si ( (

1
Dans ce cas son graphe est symétrique par rapport à (Oy)
 On dit que f est impaire si ( (
Dans ce cas son graphe est symétrique par rapport à O
 On dit que f est périodique, de période T (ou T-périodique) si ( (
Dans ce cas son graphe est invariant par les translations de vecteurs ⃗ où

Notion de limite :
 Dire que f admet une limite l lorsque x tend vers a, signifie que l’on peut obtenir f(x) aussi proche de l
que l’on veut à condition de prendre x suffisamment voisin de a.
on note : (
 Dire que f admet pour limite lorsque x tend vers a, signifie que l’on peut obtenir f(x) aussi grand
que l’on veut à condition de prendre x suffisamment voisin de a.
on note : (
 Dire que f admet pour limite lorsque x tend vers , signifie que l’on peut obtenir f(x) aussi grand
que l’on veut à condition de prendre x suffisamment grand.
on note : (
C’est analogue pour

Rappels sur les limites remarquables d’une fonction :


Le calcul des limites des fonctionscourantes utilise souvent celles qui suivant (où

(
( (

Théorème d’encadrement :
Si f , g et h sont trois fonctions définies au voisinage de a et vérifiant et si f et h ont la même limite
l en a alors g a pour limite l en a aussi.
Exercice d’application :
Etudier l’existence de la limite de f(x) lorsque x tend vers 0 avec f(x)=√

Exercices : calculer les limites suivantes :

( √ (

2
Fonctions équivalentes :
Soit f et g deux fonctions définies sur I et a un point, fini ou non, appartenant à I ou extrimité de I. On dit que f
(
et g sont équivalentes au voisinage de a si et on note
(

3
Application: Soit f une fonction continue de [0 , 1] dans [0 , 1]. Démontrez qu’il existe au moins un réel x tel
que f(x)=x.
Rép. Si f(0)=0 ou si f(1)=1 c’est terminé.
Supposons que f(0) 0 et f(1) 1. On a alors f(0) 0 et f(1) 1 puisque les valeurs de f sont dans [0 , 1]. La
fonction g définie sur [0 , 1] par g(x)=f(x) – x vérifie g(0) , g(1) 0 et elle est continue. D’après le théorème
des valeurs intermédiaires, il existe alors x ]0 , 1[ tel que g(x)=0, c’est-à-dire f(x)=x.

Dérivée d’une fonction :

Exemple : f(x)=x3 dérivée au point x0 ; f(x) = │x│ en 0.

Exemple : f(x) = ln(x +1)

4
 Règles de calcul de dérivation :

f(x) f’(x) f(x) f’(x)


ax+b a gn(x) ng'(x).gn-1(x)
xn nxn-1 ln(g(x)) g'(x)/g(x)
5
f(x) f’(x) f(x) f’(x)

lnx 1/x eg(x) g'(x).eg(x)

ex ex ah(x) h'(x).lna.ah(x)
u(x).v(x) u'(x)v(x)+u(x).v’(x) Tgx

( ( ( ( ( arctgx
( (

Exercice : Calculer la dérivée de la fonction définie sur [ [ par :

( √
(

Rép. (

Application à l’étude des extrémums :

Exemple : f(x)= x2+2x.

Deuxième méthode : Nature du point critique


Un point critique peut etre un maximum, minimum ou autre.
(
{ (
(
Exemples : f(x)=x2+2x , h(x)=x3+3x2.

6
Remarque : Lorsque la fonction f traduit mathématique l’évolution d’un phénomène (économique,
démographique,…), on parle de pic ou de creux pour désigner un maximum ou un minimum local de f.

Etude de quelques fonctions usuelles :


1. Les fonctions circulaires et leurs réciproques :

7
Les fonctions hyperboliques et leurs réciproques :
Les fonctions hyperboliques :

8
Les fonctions hyperboliques réciproques :

9
Chapitre2 : Calcul Intégral

Approche intuitive :
Cas d’une fonction positive :
Soit f une fonction continue, positive, définie sur [a , b]. On considère une subdivision de [a , b] :
x0=a x1 x2 ... xi xi+1 … xn=b
À chaque intervalle de la subdivision, on peut associer un rectangle de largeur x et de longueur f(x). La
surface totale est alors ∑ ( En faisant tendre x vers 0, on peut formaliser une sommation continue qui
donne un nombre réel noté : ∫ ( et qui se lit intégrale de a à b de f ou de f(x).
Remarque : ce nombre dépend de f, de a et de b, mais pas de la variable d’intégration, notée ici x, qui est une
variable muette, ce qui signifie qu’on peut la noter par toute lettre non retenue pour un autre usage.

Interprétation géométrique :
∫ ( correspond à l’aire du domaine du plan situé sous le graphique de f, comptée positivement pour la
partie située au-dessus de l’axe des abscisses et négativement pour la partie en dessous.

Quelques situations expérimentales :


Si f(t) désigne un débit (d’aire dans la trachée, de sang à travers une membrane, d’une perfusion…) en fonction
du temps t, l’intégrale ∫ ( correspond à la quantité débitée entre les instants a et b.

Propriétés :
 Linéarité : : ∫ [ ( ( ∫ ( ∫ ( et ∫ ( ∫ (
 Relation de Chasles : ∫ ( ∫ ( ∫ (
 Majoration de l’intégrale :
- Si a alors |∫ ( | ∫ | ( |
- Si pour tout x [a , b] on a m ( M alors : m ∫ ( M
Le nombre ∫ ( est la valeur moyenne de f sur [a , b].

Application :
Dans une épreuve d’exploration de la fonction respiratoire, on registre au cours du temps le débit de l’air au
niveau de la trachée (le débit en cm3.s-1 est compté positivement pendant l’inspiration et négativement pendant
l’expiration). L’enregistrement est fait pendant une inspiration normale suivie d’une expiration forcée.
Temps en s 0 1 1,5 2 3 4 6
Débit en cm .s3 -1
0 400 300 0 -800 -600 0
Calculez approximativement l’air de réserve, c’est-à-dire le volume d’air expiré par expiration forcée, moins le
volume d’air inspiré par inspiration normale.
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Rép. En additionnant les aires de trapèzes, on obtient une estimation du volume inspiré (en cm3) :

du volume expiré (en cm3) :

On obtient donc une estimation de l’air de réserve : V2 – V1 = 1250 cm3.


Application :
Au début d’un exercice physique, le déficit en oxygène D est calculé par : D=100(t2 – t1) ∫ (
On a effectué les mesures :
t 0,5 1 2 4
f(t) 35 80 92 98
Estimez D entre les temps t1=0,5 et t2=4.
Rép. Entre les instants t1=0,5 et t2=4, on a : D=100(4 – 0,5) ∫ ( .
Pour estimer la valeur numérique de l’intégrale, comme on ne dispose que de points expérimentaux isolés, on
les joints par des segments, et on calcule le total des aires des trapèzes ainsi formés :
∫ ( ; on a donc : D .

Primitives d’une fonction continue


Définition : On appelle primitive d’une fonction continue f toute fonction F dérivable, dont la dérivée est f,
soit : F’(t)=f(t)
Exemple : Si f est définie sur R par : f(x)=2x, on remarque que la fonction définie sur R par : F(x)= x2 admet
pour dérivée f. F est une primitive de f sur R.
Remarque : de même que les fonctions : F1(x) = x2 + 1, F2(x) = x2 – 2 et de façon générale F3(x) = x2 + c, où est
une constante réelle, sont toutes des primitive de f.
Théorème : Deux primitives de f diffèrent d’une constante. Autrement dit, si F est une primitive de f sur un
intervalle I, toutes les primitives de f sur I sont de la forme : x F(x)+c où c est une constante quelconque.
On note F(t)=∫ ( est une primitive quelconque de f.
Remarques :
1) Si F(x) est une primitive de f(x) alors F(x) + c est une primitive pour tout c R. c est appelée constante
d’intégration.
2) On appelle intégrale indéfinie de la fonction f(x) qu’on note :  f ( x)dx une expression de la forme F(x) + c
où F(x) est une primitive de f(x). [  f ( x)dx = F(x) +c  F’(x) = f(x)]
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Condition initiale : il existe une et une seule primitive F de f sur I telle que F(x0) = y0. On dit que F est la
primitive de f sur I vérifiant la condition initiale : F(x0) = y0.
Exemple : Si f(x) = 2x – 3, alors les primitives de f sur R sont les fonctions de la forme : F(x)= x2 – 3x +k où k
est une constante réelle. Si on cherche la primitive de f vérifiant la condition initiale : F(1)=1, on cherche alors
la constante k telle que F(1)= 12 – 3 + k=1. D’où la valeur de k : k=3 ; la primitive de f vérifiant la condition
initiale F(1)=1 est donc : F(x)= x2 – 3x +3.
Théorème : Pour toute primitive F de f sur I, on a : ∫ ( [ ( ( ( .
Remarques : Le calcul d’intégrales définies de fonctions continues se ramène donc à la recherche de primitives.
Pour toute fonction f admettant une dérivée continue sur I, on a : f(x) – f(a)= ∫ (

Méthodes de calcul :

Primitives de quelques fonctions usuelles


Fonction Primitive
0 C = cte
1 x+c
+c

Si 1/x ln│x│+c
Sinx – cosx +c
Cosx sinx +c
ex ex+c
arctgx+c

arcsinx+c

dx dx
Exemples :  3
x
; x x
;

Propriétés :
P1- [f1(x) + f2(x)] dx =  f1(x) dx +  f2(x) dx P2-   f(x) dx =  f(x) dx

Exemples :  2x3 – 3x + 5x dx ; 2) Primitive d’une fct polynomiale ∑aixi . ex. 2x+3

Intégration par changement de variable : Soit u une fonction admettant une dérivée continue, alors :
∫ ( ( ) ( (

xdx ( Logx) 3
Exemples :  sin x cos xdx ;  x2 1
;  x dx ; ∫√

Remarque : Soit u une fonction de classe C1 de [ ] dans [a , b], et f une fonction continue sur [a , b], alors :
(
Si on pose x=u(t) alors dx=u’(t)dt et ∫ ( ( ) ( ∫( (

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Quelques cas particuliers :
 Calcul de la primitive de f(ax+b) : u = ax+b ; du = adx
1
 f(ax+b) dx = F(ax+b) + c où F(x) est une primitive de f(x).
a
Exemples :
- (ax+b)ndx ex.  (-2x+1)3 ; 1/(4x-5)5 ; e2x-5dx
-  cos7x dx ;  sin ( 2x – 6) dx
 D’une manière générale :  fn f’ dx=fndf= 1/n+1 fn+1(x)+c.

Exemples : calcul des primitives : (2x+1) (x2+x – 5)5 dx ; 1/(-2x+5) ln4(-2x+5) ; ∫


(
 Calcul de la primitive ∫ :
(
Il n’y a pas une seule méthode de résolution de ce problème. Mais on peut calculer les primitives les plus
fréquentes qu’on rencontre dans des problèmes réels.
(
- ∫ = ln│g(x)│+c ; exemples : ∫ ;∫
(
(
- ∫ où f(x) et g(x) sont des polynômes de degrés respectifs m et n.
(

Si m n, on effectue la division euclidienne puis on intègre. exp ∫ ∫


Si m n, on doit aménager le polynôme g(x). On cherche les racines de g(x)=0. Supposons que les
racines sont ri, donc g(x)=∏ ( .

Exemples : ∫ décomposition en éléments simples ; ∫

Remarque : il y a toujours des exemples plus complexes qu’on ne traitera pas ici.

Intégration par parties : u et v étant des fonctions continument dérivables, on a :

∫ ( ( ( ( ∫ ( (

Cas classiques : P étant un polynôme et

 Pour ∫ ( ( , on pose v(t)=P(t) et u’(t)= (


( (
 Pour ∫ ( , on pose v(t)=P(t) et u’(t)=
 Pour ∫ ( , on pose v(t)=lnt et u’(t)=P(t)
 Pour Calculer I=∫ ∫ on peut faire deux intégrations par parties
« sans changer d’avis », puis on retrouve le premier terme I ou J.

Exemples : 1)  x sinx dx ; 2)  lnx dx ; 3)  x ex dx ; 4)  (x2 + 7x – 5) cos2x dx ; 5)  eax cosbx dx

Intégrales généralisées :

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Règles de convergence :

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Chapitre 3 : Les équations différentielles

Introduction :
Dans la réalité, il est souvent difficile d’établir directement le caractère de dépendance entre une variable
dépendante y= f(x) et une variable indépendante x, mais on peut établir une relation entre les quantités x , y et
les dérivées de y par rapport à x : y’ , y’’ , ….. y (n), c’est qu’on veut par une équation différentielle. L’objectif est
de déduire de cette relation une relation directe entre y et x : c’est-à-dire : y = f(x) c’est qu’on veut dire par
résoudre ou intégrer une équation différentielle puisque cette résolution passe par le calcul des primitives.
Exemple : évolution d’une population de bactéries
On considère une population de bactéries et on désigne par x(t) son effectif à l’instant t.
Lorsqu’elle est isolée, et en milieu nutritif suffisant, cette population a un taux de croissance constant égal à
a 0, c’est-à-dire que sa vitesse de croissance est proportionnelle à l’effectif avec le coefficient a.
La présence d’une toxine, en quantité notée y(t), diminue la vitesse de croissance de la population, de façon
proportionnelle à la quantité de toxine, avec un coefficient b 0.
L’évolution de l’effectif est donc régie par l’équation différentielle : x’(t)=ax(t) – by(t).
Si l’introduction de la toxine se fait à vitesse constante c, à partir de t=0, on a y(t)=ct. Vous pouvez alors
résoudre l’équation différentielle. La solution générale est : x(t)=λ ( )
Il reste alors à préciser la constante λ apparue dans la résolution mathématique, en connaissant la quantité
initiale x0=x(0) de bactéries, soit λ= .

Définitions :
L’équation différentielle :
On appelle équation différentielle d’ordre n (n , toute relation de type :
R(x, y(x), y’(x), y’’(x), …, y (n)(x) ) = 0 (E) qui relie une fonction inconnue y dépendant de la variable x, et
ses dérivées successives y’, y’’, …, y(n).
Remarque : on appelle ordre de l’équation différentielle, l’ordre de la dérivée la plus élevée dans l’équation.
Exemples :
E1 : y’ -2 xy2+5 = 0 éq du 1° ordre
E2 : y’’ – 3y’ – 5y = sinx éq du 2° ordre
Intégrale ou solution d’une équation différentielle :
On appelle solutionde l’équation différentielle (E), toute fonction x, n fois dérivable sur un intervalle I et qui
vérifie, sur I, la relation (E).
Résoudre (E) dans I, c’est rechercher l’ensemble de ses solutions dans I.
La courbe représentant une solution de (E) est aussi appelée courbe intégrale de (E).
Exemples :
(E) : y’ + y = 0 : y = e-x, y = 2 e-x et y = -3 e-x sont toutes des solutions de l’équation différentielle (E)
D’une façon générale : y = c e-x sont des solutions de l’équation différentielle indépendamment de la constante c.
(F) : y’ x - x2 – y = 0 solutions de la forme : y = x2 + cx (à faire)
Remarque : l’équation différentielle admet une infinité de solutions car les solutions dépendent de la constante
arbitraire c (constante d’intégration).
Equations différentielles du 1° ordre :
Elles sont de la forme R(x, y, y’) = 0 ou y’ = F(x, y).

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On appelle solution générale de l’équation différentielle une fonction y = f(x,c) qui dépend d’une cte arbitraire c.
Si on donne une valeur c0 à c , la solution y = f(x, c0) est dite solution particulière.
dy y c
Exemple :   ; y  est la solution générale de l’équation différentielle.
dx x x
Si on cherche une solution particulière vérifiant les conditions initiales : y = 1 lorsque x = 2 ; on obtient :
2 2
y  . (la courbe de la fonction y  passe par le point (2 , 1)).
x x

Remarque :
1°) Si les conditions initiales sont y = y0 lorsque x = x0 alors la courbe de y = f(x, c0) passe par le point (x0 , y0).
2°) Résoudre ou intégrer l’équation différentielle, consiste à :
Chercher la solution générale si les conditions initiales ne sont pas données ; chercher une solution particulière
si les conditions initiales sont données.
a/ Equations à variables séparables :
Les équations à variables séparables sont de la forme : y’ = f1(x) . f2(y)
dy
La séparation des variables est simple dans ce cas : 
f 2 ( y) 
 f 1 ( x ) dx

Exemples : x + y y’ = 0 ; (1+x) y + x (1- y) y’ = 0


Quelques équations usuelles :
1. y’=P(x) fonction, solution générale : y = P(x)dx. exp. y’=4x2-3x+2 ; y’=1/x+1
2. y’=ay (a est une cte réelle), solution générale : y=Keax. exp. y’+3y=0
3. y’=f(x) y. (f est une fct de x), solution générale : y= KeF(x) où F(x) est la primitive de f(x). exp. y’ – xy =0.

b/ Equations linéaires du 1° ordre :


On appelle l’équation différentielle du 1° ordre, une équation de la forme : a(x) y’ + b(x) y = f(x)… ()
2
Exemple : y ' y  ( x  1) 3
x 1
Méthode de résolution :
Pour résoudre (), on effectue deux étapes :
1° étape : Résolution de l’équation sans second membre
On résout l’équation différentielle sans second membre c’est-à-dire qu’on résout l’équation à variables
séparables : a(x) y’ + b(x) y = 0 ….(@)
Supposons que la solution soit une fonction y = k h(x) où k est une cte d’intégration arbitraire.
2° étape : variation de la constante k
On suppose que k est une fonction de la variable x. Ainsi y’ = k’h + k h’
En remplaçant dans () , on obtient : a(x) k’h = f(x) car a(x) k h’ + b(x) k h = 0 d’après (@).
On cherche la fonction k en résolvant l’équation différentielle à variables séparables : a(x) k’h = f(x) .
2
Application : Résoudre l’équation : y ' y  ( x  1) 3
x 1
Quelques exemples proposés : a) y’ cosx + y sinx = 1 ; b) y’ – 2y =2x+1 ; c) 2y’ + y = 5ex ;
d) y’+y = e2x(1+x-x2)

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Exemple expérimental : Supposons que l’équation qui décrit la variation de la concentration sanguine C(t)
d’un médicament, en fonction du temps t soit : C’(t) + C(t) = 3 .
On prend l’origine des temps au moment de l’injection et le médicament ne préexiste pas dans le sang, c’est-à-
dire que C(0)=0. Déterminez C(t).
Rép. C(t)=

Les équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants :


Elles sont de la forme : a y’’ + b y’ + c y = f(x) ….(E) où a , b et c sont des constantes réelles et f est une
fonction réelle de la variable réelle x.
Exemple : y’’ – 2 y’ + 3 y = ex sin3x
La résolution de ces équations se fait en deux étapes :
Premièrement la résolution de l’équation homogène associée à (E) : a y’’ + b y’ + c y = 0 (Eh),
Deuxièmement la recherche d’une solution particulière de l’équation (E).
En effet, la solution de l’équation : a y’’ + b y’ + c y = f(x) …(E) est la somme d’une solution particulière
quelconque y0 de l’équation (E) et de la solution générale y de l’équation homogène :a y’’ + b y’ + c y = 0 (Eh).
Théorème (Principe de superposition) :
La solution générale de l’équation différentielle (E) est somme d’une de ses solutions particulières et de la
solution générale de l’équation différentielle homogène associée.
Preuve : il suffit de remplacer y = y + y0 dans l’éq. (E).

a/ Résolution de l’équation homogène :

Pour résoudre l’équation homogène : a y’’ + b y’ + c y = 0 (Eh), il suffit de poser y = ekx puis remplacer dans
l’équation (Eh) ( k est une constante qu’on déterminera).
L’équation (Eh) devient : ekx( a k2 + b k + c ) = 0, puisque xR : ekx 0 alors ak2 + bk + c = 0
L’équation : ak2 + bk + c = 0 s’appelle équation caractéristique de l’équation différentielle (Eh).
Ainsi, 3 cas se présentent :   0 ou   0 ou  = 0.
1° cas : si   0, l’équation caractéristique admet deux solutions réelles distinctes k1 et k2.
L’équation homogène (Eh) admet la solution générale : y = c1 ek1x + c2 ek2x ; où c1 et c2 sont deux constantes
arbitraires.
Exemple : résoudre l’équation différentielle : y’’ + y’ – 2y = 0.
2° cas : si   0, l’équation caractéristique admet deux solutions complexes conjuguées de la formes  + i et
 - i. L’équation homogène (Eh) admet la solution générale : y = ex (c1cosx + c2 sinx) ; où c1 et c2 sont deux
constantes arbitraires.
Exemples : résoudre les équations différentielles vérifiant les conditions initiales :
E1 : y’’ + 2y’ + 5y = 0 et ( y(0) = 0 et y’(0) = 1) .
E2 : y’’ + 9y = 0 et ( y(0) = 0 et y’(0) = 3).
3° cas : si  = 0, l’équation caractéristique admet une solution double k0.
L’équation homogène (Eh) admet la solution générale : y = ek0x(c1x + c2).
Exemple : résoudre l’équation différentielle : y’’ – 4y’ + 4y = 0.

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b/ Détermination d’une solution particulière :
Une solution particulière de l’équation : a y’’ + b y’ + c y = f(x) …(E) prend généralement la même forme que
f(x). Il suffit donc de trouver une solution particulière qui ressemble à f(x) dans la forme.
On restreindra notre étude à deux formes particulières de f(x) qui sont : 1°) f(x) = P(x) ex où P(x) est un
polynôme de degré n (nN) et  est un nombre réel donné ;
2°) f(x) = ex (P(x) cosx + Q(x) sinx) où P(x) et Q(x) sont deux polynômes donnés et  et  sont deux
nombres réels donnés.
Exemples : résoudre les équations différentielles :
E1 : y’’+9y = (x2 + 1) e3x, ici f(x) =(x2+1) e3x
E2 : y’’+ 2y’ + 5y = 3 e2xcosx ici P(x) = 3 et Q(x) = 0 ;  = 2 et  = 1.
La détermination de la solution particulière y0 de l’équation : a y’’ + b y’ + c y = f(x) ….(E) se fait selon les cas
ci-dessous :
1°) f(x) = P(x) ex où P(x) est un polynôme de degré n (nN) et  est un nombre réel donné ;
On distingue 3 cas :
1° cas : si  n’est pas une racine de l’équation caractéristique : ak2 + bk + c = 0, alors une solution particulière
de (E) peut prendre la forme : y0 = (a0 + a1x + a2x2 + … + anxn) ex où a0 , a1, a2 ,…, an sont des ctes réelles à
déterminer. Il suffit de calculer y0’ et y0’’ puis remplacer dans l’équation (E) pour obtenir les ctes a0 , a1, a2 ,…, an
En effet, en substituant y0 dans l’équation (E) , on procède par identification pour obtenir les valeurs de a0 , a1, a2
,…, an .
2° cas : si  est une racine simple de l’équation caractéristique : ak2 + bk + c = 0, alors une solution particulière
de (E) peut prendre la forme : y0 = x (a0 + a1x + a2x2 + … + anxn) ex où a0 , a1, a2 ,…, an sont des ctes réelles à
déterminer. On substitue y0 dans l’équation (E) puis on procède par identification pour obtenir les valeurs des
ctes a0 , a1, a2 ,…, an .
3° cas : si  est une racine double de l’équation caractéristique: ak2 + bk + c = 0, alors une solution particulière
de (E) peut prendre la forme : y0 = x2 (a0 + a1x + a2x2 + … + anxn) ex où a0 , a1, a2 ,…, an sont des ctes réelles à
déterminer. On substitue y0 dans l’équation () puis on procède par identification pour obtenir les valeurs des
ctes a0 , a1, a2 ,…, an .
Exemples : résoudre les équations différentielles :
E1 :y’’ + 4y’ + 3y = x ; E2 : y’’+9y = (x2 + 1) e3x ; E3 : y’’ – 7y’ + 6y = (x – 2) ex.
2°) f(x) = ex (P(x) cosx + Q(x) sin x) où P(x) et Q(x) sont deux polynômes donnés et  et  sont deux
nombres réels donnés. On distingue 2 cas :
1° cas : si  + i n’est pas une racine de l’équation caractéristique : ak2 + bk + c = 0, alors une solution
particulière de (E) peut prendre la forme : y0 = ex (U(x) cosx + V(x) sinx) où U(x) et V(x) sont deux
polynômes de même degré : m = max (degré P(x) , degré Q(x)) à déterminer par substitution puis par
identification.
Exemple : résoudre l’équation différentielle : y’’ + 2y’ + 5y = 2 cosx
Solution : y = e -x (c1cos2x + c2 sin2x ) + 2/5 cosx + 1/5 sinx
2° cas : si  + i est une racine de l’équation caractéristique : ak2 + bk + c = 0, alors une solution particulière de
(E) peut prendre la forme : y0 = x ex (U(x) cosx + V(x) sinx) où U(x) et V(x) sont deux polynômes de même
degré : m = max (degré P(x) , degré Q(x)) à déterminer par substitution puis par identification.
Exemples : résoudre les équations différentielles : E1 : y’’ + 4y = cos2x ; E2: y’’ – y = 3 e2x cosx.

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