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Université de Jijel

Faculté des sciences et de la technologie


Département : E.F.S.T - 1ère année socle commun ST

Semestre 02 (S2) Module: TP Chimie 02

TP N°01 : Equation d'état des gaz f(n, P, V, T) = 0

Manipe 01 : Détermination de la masse molaire d’un liquide : le Méthanol

Manipe 02 : Vérification des 03 lois fondamentales des gaz parfaits.

TP N°02: Mesures Calorimétriques :

Manipe 1 :Détermination de la capacité calorifique d'un calorimètre Ccal

Et / ou la valeur en eau du calorimètre "μ"

Manipe 2 : Détermination de la capacité massique des solides  

Manipe 3 : Application du premier principe de la thermodynamique :  
Détermination de l’énergie libérée par une réaction chimique de neutralisation  
TP N°01 : Equation d'état des gazf(n, P, V, T) = 0
Ce TP comporte 02 manipes différentes:

Manipe 01 : Détermination de la masse molaire d’un liquide "le Méthanol ": Dans
cette manipe, l'objectif principal est d'Appliquer l'équation d'état des gaz f(n, P, V, T) = 0
pour déterminer, expérimentalement,la masse molaire et le nombre de moles d'une
substance liquide de données inconnues (M, , C, et Pureté = ?) ; Ainsi de voir, en près,
les variations enregistrées lors dupassage de la matière de l'état liquide à l'état gazeux.

Manipe 02 : Vérification des 03 lois fondamentales des gaz parfaits: notre objectif
est de Vérifier expérimentalement les trois (03) lois fondamentales des gaz parfaits
(Gay-Lussac, Boyle-Mariotte et de Charles –Amontons). La combinaison de ces trois lois
permet d’établir l’équation d’état universelle des gaz parfaits (P V = n RT) .

1 - Montage du TP et Matériels utilisés :



Ce montage est nommé : Enveloppe en verre(1). Il se compose essentiellement d’une


seringue à gaz calibrée (graduée à 100 ml) (2) et d’un système de chauffage électrique(3).

Il contient aussi des pierres ponces (8) pour une répartition homogène de la température
d’eau à l’intérieur de l’enveloppe en verre (donc autour de la seringue à gaz)
Aussi des outils, tels que : le baromètre digital pour détecter la pression atmosphérique et le
thermomètre(5) pour mesurer la température ; Régulateur (Volt mètre) (4) pour régler le
chauffage de l‘ensemble, Seringues d'injection en Plastiquede1ml(6), supports métallique
(7), balance de précision, Becher (250 ml), Entonnoir, Méthanol, eau distillée, Manomètre
(capteur de la pression).

2- Principe des manipes

Dans un premier temps, la masse molaire du méthanol liquide est déterminée par injection
d'une faible quantité (0,12 ml) dans une seringue à gaz chauffée à environ 100°C. Le
méthanol liquide (T ébullition = 64,5°C) est évaporé et la vapeur générée repousse le piston de
la seringue à gaz à sortir de l'enveloppe en verre. Le volume du gaz est relevé directement
à l'aide des graduations de la seringue à gaz. Avec les valeurs mesurées de pression
température, volume et masse du liquide évaporé, la masse molaire est calculée en résolvant
la relation f (P, V, T) = 0 pour une quantité de matière bien déterminée.

. .
Pour un gaz parfait cette équation s‘écrit : P.V = n.R.TAlors
.

Pour un gaz réel, l'équation d'état de VanDerWaals peut être utilisée:

. . .
.

.
pour le méthanol A = 9,46 . 105 Pa.l2.mol-1 , B = 0,0658 l.mol-1, M = 32.04 g.mol-1

Afin de vérifier expérimentalement les lois empiriques des gaz parfaits (Gay-Lussac, Boyle-
Mariotte et de Charles –Amontons). On procède comme suit :

- On détermine la relation existant entre les grandeurs P et V, pour la masse de gaz m


mesurée, maintenue à température fixée (environ de 373.17 °K = 100°C)

- On détermine la relation existant entre les grandeurs V et T, pour une masse de gaz m,
maintenue à pression constant (pression atmosphérique du laboratoire).

- On détermine la relation existant entre les grandeurs P et T, pour une masse de gaz m,
maintenue à volume constant.
3 – Mode opératoire

- Faire introduire quelques pierres ponces dans l'enveloppe en verre (pour donner une
répartition homogène de la température à l'intérieure de l'enveloppe, en conséquence autour
de la seringue à gazcalibrée). Puis remplir l'enveloppe en verre avec de l'eau distillée,
insérer le thermomètre et chauffer le dispositif jusqu'à l'ébullition d'eau àenviron 100°C.

- Prélever 0.12 ml du méthanol liquide à l'aide d' une seringue d'injection, Peser rapidement
l'ensemble (Seringue + liquide ) et injecter le liquide dans la seringue à gaz calibrée.

- Laisser la seringue d'injection dans le dispositif jusqu'au moment où le volume devient


constant lire et enregistrer le volume, la pression et la température. Ensuite peser la seringue
d'injection vide, pour pouvoir calculer la masse du liquide injecté (= masse du gaz obtenu).

mgaz = m(Seringue +0.12 ml du méthanol liquide) - mseringue vide

T° K Pression(Pa) Volume (m3) mgaz (Kg) M.(G. Parfait) (3) M. Gaz.R (6)

- Remplacer maintenant la seringue d'injection par un manomètre (capteur de pression) et


faire pousserle piston de la seringue à gazà l'intérieure de l'enveloppe en verre et noter.

V(ml) 90 88 86 84 82 80 78 76 74
P (bar) 1,035 1,058 1,083 1,11 1,135 1,164 1,194 1,226 1,259
P .V

- Vider la seringue à gaz et refaire l'expérience à nouveau, calculer M et n. Ensuite raccorder


le manomètre, atteindre l'appareil de chauffage et noter la variation de P = f(T) à V=Cste

T °C 100 96 92 88 85 83 80 78 70
T °K 373 369 365 361 358 356 353 351 343
P (hpa) 1.013 0,97 0,93 0,89 0,86 0,84 0,81 0,79 0,7
P/T
- Vider la seringue à gaz et refaire l'expérience à nouveau, calculer M et n. Ensuite raccorder
le manomètre, atteindre l'appareil de chauffage et noter la variation de V=f(T) à P =Cste
T °C 100 97 94 90 88 86 84 82 80
T °K 373 370 367 363 361 359 357 355 353
V (ml) 92 89,25 86,5 82,8 81 79 77 75,5 73,5
V /T
Questions :

1) Comparer, commenter et conclure les résultats de la détermination de la masse molaire.


2) Tracer les graphes: P = f(1/V) à T = 100°C; P = f(T en K et en °C ) à volume fixé 85ml ;

V = f(T en K et en °C ) à pression atmosphérique,

3) déduire les relations entre P,V, T.Pour quelle température la pression et le volume
seraient nulle ?

04)Conclure les résultats obtenus.

Résultats obtenues et discussions  

1) Pour calculer la masse molaire, déduire la quantité de Matière(n) et discuter le 
comportement de ce gaz.  

mgaz = m(Seringue +0.12 ml du méthanol liquide) - mseringue vide


T° K P (Pa) Volume (m3) mgaz (Kg) M. G.parfait (3) M. Gaz.R (6) n= m/M
374 1,013 x 105 92 x 10-6 9,7 x 10-5 32,36 32,33 0.00299
373 1,013 x 105 91 x 10-6 9,7 x 10-5 32.63 32,60 0.00297
373 1,014 x 105 90 x 10-6 9,6 x 10-5 32,62 32,59 0.00297
 

Dans les limites des erreurs de l'expérience (ex : existence d'une bille d'air dans la seringue
en plastique provoque une mauvaise mesure de la masse et du volume), Les résultats
obtenues lors du calcul de la masse molaire, par les deux (02) formules (3: gaz parfait et 6:
gaz réel), sont similaires ; aussi elles ne sont pas loin à celle de la masse molaire théorique
MCH3OH = 32,04 g/mol.

Commentaires : 

1)  Dans les conditions de notre expérience : pression relativement faible = 1 atmosphère,
(T TEbullition de CH3OH), le Méthanol évaporé (gaz réel) se comporte comme un gaz parfait.
2) Pour la même quantité du méthanol: son volume à l'état gaz  V liquide

3) Cette expérience, nous permet de déterminer la quantité de matière (la masse "m" et le
nombre de mole "n" d'un gaz, facilement.

Conclusion :
A l’achèvement de cette manipulation nous tirons les conclusions suivantes :

a) La méthode de densité de vapeur nous permet de déterminer, facilement, la masse


molaire d'une substance liquide. Ainsi que sa quantité de matière à l'état gazeux ;

b) Un gaz parfait est un modèle simplifie des gaz réels. Dans ce cas on considère le volume
de ses molécules négligeable et les interactions intermoléculaires nulles. Les gaz réels
tendent vers les gaz parfaits lorsqu'ils sont très dilués (pression relativement faible,
conditions relativement éloignées de celles d'un changement de phase).

02) Résultats de la vérification des 03 lois fondamentales

2) Vérification de la loi de Boyle‐Mariotte  à T =373 °K et n = 29.9 *10‐4 mol 

V(ml) 90 88 86 84 82 80 78 76 74
P (bar) 1,035 1,058 1,083 1,11 1,135 1,164 1,194 1,226 1,259
P.V(Pa. m3) 9.31 9.31 9.31 9.32 9.30 9.31 9.31 9.31 9.31

D'après les résultats ci-dessus on constate que pour une température constante T = 373°K et
quantité de matière fixée n= 0,00299 mol. Le produit de la Pression x le Volume est
constant (P.V = 9.3 = 29,9 . 10-4. 373 . 8,314) .c.à.d Lorsque :V P et V P 

3) Vérification de la loi de Charles à V et n fixés (85 ml et n=0.0025)   P/T = Cste 

T °C 100 96 92 88 85 83 80 78 70
T °K 373 369 365 361 358 356 353 351 343
P (bar) 1.013 0,97 0,93 0,89 0,86 0,84 0,81 0,79 0,7
P /T = 1011 Pa/°C
P/T = 241 Pa/°K = n.R/V = (0.0025 x 8.314)/(85 x 10-6)
 

Pour n et V fixés le rapport P/T = Cste c.à.d si P  T  aussi ; sinon Si P T aussi



 

4) Vérification de la loi de Gay‐Lussac à P et n fixés (1.013 bar et 0.00297) V/T = Cste 

T °C 100 97 94 90 88 86 84 82 80
T °K 373 370 367 363 361 359 357 355 353
V (ml) 92 89,25 86,5 82,8 81 79 77 75,5 73,5
V/ T = 92.10-8 m3/°C = 0.92 l/°C
V/T = 23.78 x 105 m3/°K = n.R/P = (0.0029 x 8.314)/ (1.013 x 105) = 2.3 l/°K
Pour n et P fixés :  V/T = Cste c.à d si V  T  aussi ; sinon Si V T  aussi . 

1)Porter sur un graphe P = f(T en K ) les points expérimentaux. On constate qu’ils sont
alignés. L'extrapolation de ces points conduit à une droite passant par l’origine.
2) Porter sur un graphe P = f(T en °C) les points expérimentaux. On constate qu’ils sont
alignés. La modélisation conduit à une droite coupant l’axe des températures à -273 °C.
En remarquant qu’une pression ne peut pas être négative, on peut introduire la notion de
température absolue.
la loi de Boyle‐Mariotte P.V = Constant 
loi de poyle-Mariote P.V = Cste
 
1.4
Data p=f(1/v)
y = 9.3*x - 0.0014 linear
1.3
pression en bar

1.2

1.1

1
0.011 0.0115 0.012 0.0125 0.013 0.0135 0.014
 
lois de Charles  et Gay‐Lussac  P/ T = Cste (V et n fixés) et V/T = Cste à Pet n fixés 

 
 

1)Porter sur un graphe V = f (T en K ) les points expérimentaux. On constate qu’ils sont


alignés. L'extrapolation de ces points conduit à une droite passant par l’origine.
2) Porter sur un graphe V = f (T en °C) les points expérimentaux. On constate qu’ils sont
alignés. La modélisation conduit à une droite coupant l’axe des températures à -273 °C.
En remarquant qu’un volume ne peut pas être négative, on peut introduire la notion de
température absolue.

Conclusion : Cette manipulation nous permet de vérifier expérimentalement les 03 lois


fondamentales d'un gaz parfait :

n, T = Cste P.V = n.R. T = Cste (P V)

n, P = Cste V/T = n .R/P =Cste (V  T) P.V = n RT

n, V = Cste P/ T = n .R/V = Cste (P  T)

Cste = Constant(es) = valeur fixée

TP N°02: Mesures Calorimétriques

1- But du TP : Déterminations de chaleurs -Enthalpies et de capacités calorifiques :


Dans ce travail pratique on se propose de déterminer :

1- La capacité calorifique d'un calorimètre Ccal et / ou valeur en eau du calorimètre "μ"

2- La capacité thermique massique (chaleur massique) d’un solide.

3- L'enthalpie de neutralisation de NaOH(aq) par Hcl(aq)

2- Principes des mesures calorimétriques


Les principes qui régissent la calorimétrie reposent en fait sur le premier principe de la
thermodynamique : principe de la conservation de l’énergie pour tout système isolé.

Alors, dans un calorimètre : La quantité de chaleur perdue par le milieu chaud est gagnée
par le milieu froid. En conséquence la Température du corps chaud Tch s'abaisse jusqu'à la
température d'équilibre thermique Te et la température du corps froid Tfr augmente jusqu'à
cette température Te
3- Rappels théoriques :
3.1 Généralités: Le calorimètre"comme une bouteille thermos" est un système
thermodynamique isolé qui n’échange aucune énergie avec le milieu extérieur (ni travail, ni
chaleur). Sa paroi est indéformable et adiabatique afin de diminuer les pertes thermiques.
Il existe plusieurs types de calorimètre suivant la nature des mesures que l'on effectue. On
peut citer le calorimètre isotherme, le calorimètre adiabatique, le calorimètre différentiel…
Ils permettent notamment de caractériser les matériaux, les réactions chimiques.
Les mesures calorimétriques permettent de déterminer les capacités thermiques massiques
des substances, les chaleurs de changement d’état et les chaleurs de réactions. Les principes
qui régissent la calorimétrie reposent en fait sur le premier principe de la thermodynamique
(principe de la conservation de l’énergie U=Constante pour tout système isolé). Au sein du
calorimètre (vase Dewar comme l’un des calorimètres le plus simple) il peut s’y dérouler
des échanges thermiques. Le corps le plus chaud cède de la chaleur (Q1 comptée négative)
et le corps le plus froid la reçoit (Q2 comptée positive) totalement en vertu du principe de
l’égalité des échanges de la chaleur. La température du corps chaud s’abaisse jusqu’à Te et
la température du corps froid augmente jusqu’à cette température qui représente l’équilibre
thermique. Ceci peut se traduire par la relation fondamentale : Q1 + Q2 = 0 (1).

3.2 Equation calorimétrique

3.2.1 Afin de Déterminer la capacité calorifique du calorimètreCcal oumesurer la valeur en


eau (µ) du calorimètre,nous allonstravailler au moyen d’un calorimètre n’échangeant ni
énergie ni matière avec le milieu extérieur (système « isolé »).

En mélangeant de l’eau chaude à de l’eau froide, la quantité de chaleur (Q) perdue par l’eau
chaude a été entièrement transférée à l’eau froide contenue dans le calorimètre et aux parois
du calorimètre lui-même. Alors : |Qeau chaude(0) |= |Qeau froide (0)| + |Qcalorimètre (0)|

|Cs(eau) . m ch . (Te - Tch) | = |Cs(eau) . m fr . (Te - Tfr) | + |Ccal. (Te - Tfr) |.

-Cs(eau) . m ch . (Te - Tch) = Cs(eau) . m fr . (Te - Tfr) + Ccal. (Te - Tfr)

Ccal = [Ce.mch.(Tch- Te) + Ce. mfr.(Tfr- Te)] /(Te -Tfr) (2) 

la quantité d'eau (de masse µ et capacité calorifique massique d'eau Ce), équivalente
thermiquement au calorimètre et ses accessoires est :μ  =  Ccal/Ce  en    g  ou  Kg 
NB : Ce = 4,185 J. K‐1.g‐1 = 4185 J. K‐1.kg‐1 (1 cal. K‐1.g‐1) à température ambiante.
3.2.2 Afin de Déterminer la capacité calorifique d'un métal (solide), nous allons utiliser le
même calorimètre:(Ccal + meau .Ce )(Teq -Ti) + mmétal . Cmétal (Teq - Ts) = 0

ou bien: (meau + µ ) . Ce . (Te -Ti) + mmétal .Cmétal (Teq - Ts) = 0 (3)

L’inconnue Cmétal (en J/ g.K ou en cal.g-1.K-1) est la capacité thermique massique du solide.

3.2.2 Afin de Déterminer L'enthalpie de neutralisation de NaOH(aq) par Hcl(aq) nous allons
utiliser, toujours, le même calorimètre :

- Qneut = m'eau. Ce. (Tneut - Ti) + Ccal . (Tneut - Ti) et Hneut = Qneut / n (4)

4- Partie expérimentale :

4.1 Matériels utilisés : 04 Cristallisoirs ; 02Vase Dewar + calorimètre, 04thermomètre de


précision, 02 cylindresmétallique d’une masse de 10,5g , 01 agitateur, 02 éprouvettes
graduées 100 ml , 02 éprouvettes graduées50 ml, 02 support burette, 02 pinces
universelles02 Becher (200 ml) ; balance électrique ; 02 plaques chauffantes ;
Thermocouple ; solution de NaOH(0,09N) ; solution de Hcl (1N)

4.2 Mode opératoire

4.2.1 Détermination de la capacité calorifique du calorimètre:  ouMesure de la


valeur en eau (µ) du calorimètre: Avant toute mesure, il est indispensable de connaître la
capacité calorifique du calorimètre et de ses accessoires. On mesure cette capacité
thermique Ccaldans des conditions aussi proches que possible de l'expérience en utilisant la
méthode des mélanges avec de l'eau, comme suit :

- prélever dans une éprouvette graduée, V1 = 100 ml (me1= 100 g) d'eau froide à la
température ambiante puis verser cette quantité dans le vase Dewar(bien nettoyé) agiter un
moment et dès que la température devient stable notez la température initiale Tfr

- faire chauffer, une autre quantité d'eau (200 ml) à T2 = 50°C dans un bécher. Ensuite
verser rapidement 100ml de cette eau chaude (noter la température exacte Tch) et agiter
doucement le mélange afin que la température soit uniforme et attendre l'équilibre
thermique. On note alors cette température d’équilibre Te
4.2.2 Détermination de L'enthalpie de neutralisation NaOH(aq ) par HCl (aq)
- Afin de pouvoir déterminer la température initiale des réactifs (Ti = T + T1 / 2), Introduire
dans le calorimètre 100 ml de NaOH( 0.9N) à température ambiante (T). Prélever 100 ml de
HCl (1N), dans une éprouvette, et noter sa température ambiante T1. Ensuite verser le
contenu de l'éprouvette dans le calorimètre en agitant ; Après la neutralisation noter Tneut

4.2. 3 Détermination de la capacité calorifique d'un métal


- Verser 50ml d’eau (50 g)à température ambiantedans le vase Dewar . Agiter et dès que la
température se stabilise noter la température initiale du calorimètre et de son contenu Ti.
- Mettre un morceau du métalenviron 10 g (en cuivre, acier, Al, ...)dans un bécher contenant
d’eau bouillante, pendant 10 minutes et noter sa température (TS=100 °C).
- Introduire rapidement ce morceau du métal dans le vase
Agiter et observer l'élévation de température de l'eau du calorimètre et noter la température
d'équilibre Te

5. Questions
Calculer la valeur en eau du calorimètre.
Déterminer Hneutet comparer les avec celles de la littérature.
Déduire la capacité calorifique massique du métal : Cmétal
Sonde de 
Données Hneut = -55.9 KJ.mol-1
température  

Montage utilisé vase intérieur 

vase extérieur  
vase extérieur  

agitateur 

19.2 °C
30,00 °C 
aire (vide)   
Calorimètre   
Thermocouple  
1) Détermination de la valeur en eau du calorimètre
Le calorimètre est composé de matériau divers tels que du verre, du plastique, de
l'argent…Il est donc assez difficile de déterminer sa capacité thermique Cà partir des masses
et des capacités thermiques massiques des composants.

En principe, on aC = μCeau =Σ.miCi.(en J.K-1 ou Cal/°K)


avec - μ la valeur en eau du calorimètre en kg
- Ceau la chaleur spécifique de l'eauliquide soit 4180 J. K−1 . kg−1= 1 Cal/K.Kg
- mi :la masse du matériau i composant le calorimètre
- Ci : la chaleur spécifique du matériau i composant le calorimètre en J.K-1

On détermine la valeur en eau μ du calorimètre par la méthode des mélanges :


Dans l'état initial, le calorimètre est en équilibre thermique avec une masse m (environ
100g) d'eau à la température ambiante Tfr(environ 20°C). On veillera à ce que la
température de l'eau soit homogène et l'équilibre thermique atteint. On introduit dans le
calorimètre une masse m' (environ 100g)de liquide dont on connaît la chaleur spécifique (ici
de l'eau). Si la température de l'eau Tch (environ 50°C) est différente de celle du calorimètre,
la mesure de la température finale d'équilibre Tedonne accès à la valeur de μ.

La quantité de chaleur Q1 apportée par l’eau chaude est Q1 = m'. ceau(Te− Tch) et la quantité
de chaleur Q2 reçue par le calorimètre et m d’eau froide Q2 = (m+μ) Ceau (Te-Tfr)

Q1 + Q2 = 0 (système isolé) 100. Ceau (Te-Tch) + (100 + μ) Ceau (Te-Tfr) = 0

μ = 100 .Ceau [Tch - 2Te + Tfr] / Ceau(Te - Tfr)μ = 100 . [Tch - 2Te + Tfr] / (Te - Tfr)

Expérience Tch [°C] Tfr Tf= Te mch mfr μ [g] Ccal J/k.
1 46.4 19,2 31,5 100 g 100 g 21,13 88,463
2 55,5 17,4 34,4 100 g 100 g 24,11 100,93
3 48,4 15,5 29,9 100 g 100 g 28,47 119,15
04 45,8 18,2 30,7 100 g 100 g 20,7 87,048
05 50,2 18,2 32 100 g 100 g 23,77 99,503
06 50,2 18,3 32,5 100 g 100 g 24.648 103,151
 Ccal = 99.62 J/k. et la valeur équivalente en eau μ = 23,805 g
2) Détermination de L'enthalpie de neutralisation de NaOH(aq) par HCl(aq)

il faut, d'abord écrire la réaction chimique et avoir le réactif limitant de la réaction

NaOH(aq) + HCl(aq) --------------NaCl(aq) + H2O

100 ml (0,9 N) 100 ml (1 N) 200 ml n= C . V

n1= 0,9 . 0,1= 0,09 n2 = 0,1 . 1 = 0,1 mol donc n = 0,09 mole (réactif limitant)

- Qneut = m'eau. Ce. (Tneut - Ti) + Ccal . (Tneut - Ti) et Hneut = Qneut / n
m'eau = mNaOH + mHcl = 100 g +100 g = 200 g
Ti = (TNaOH+cal + THcl) /2 = 18,7 °C ; Tneut = 24,2 °C
-Qneut = 200 x 4,185 (24,2 - 18.7) + 99,62 . (24,2 - 18.7) = 5151,421

Qneut = - 5151,421Hneut = -5151,421 / 0,09 =-57,238KJ/mole

3) Détermination de la capacité calorifique d'un métal

meau = 50g ;ms=10,540 g ; Teau+cal = 19, 2 °C ; Ts = 85 °C;Teq= 21.2 °C


La quantité de chaleur perdue par le métal chauffé est gagnée par le milieu
froid (50 g d'eau + calorimètre) ; Alors on peut écrire
(Ccal + meau .Ce )(Teq -Ti) + mmétal .Cmétal (Teq - Ts) = 0

Cmétal= [(Ccal + meau .Ce )(Teq -Ti)] / mmétal(Ts - Teq)

Cmétal= [(99,62 + 50 x 4,185 )(21,2 -19,2 )]/10,540 x (85 - 21,2)

Cmétal= [308,87 x2 ]/10,540 x 63,8 = 0, 918 J /K.g

Cmétal= 0,918 J/k.g = 918 J/k.kg C'est un acier

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