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En se servant donc de l’adage manding pour introduire nos propos, loin de nous se

trouve ancrée une quelconque idée de railler le personnel politique de la République du


Mali d’aujourd’hui essentiellement issu des régimes de Moussa TRAORÉ (1968-1991),
d’Amadou Toumani TOURÉ (1991-1992 & 2002-2012), d’Alpha Oumar KONARÉ (1992-
2002) et d’Ibrahim Boubacar KEITA (depuis 2013), même s’il a accaparé et accapare
encore le pouvoir au pays pour n’en faire, hélas, qu’un État patrimonial depuis le coup
d’État du 19 novembre 1968 contre le régime (1960-1968) d’inspiration socialiste du
Président Modibo KEITA (1915-1977).

L’objectif recherché auprès des lecteurs de l’article n’est donc autre chose que de
souligner la nécessité de serrer les rangs afin d’empêcher la « soudanisation du Mali »,
c’est-à-dire la création d’un État pigmentocratique ou démocratique au Nord du pays
dans le seul but de livrer les fabuleuses richesses du sol et du sous-sol sahélo-saharien
aux entreprises françaises conformément à la volonté, non encore réalisée, du Président
René COTY (1882-1962), de son premier Ministre Guy MOLLET (1905-1975) et de leur
séide « Ministre délégué à la présidence du Conseil », Félix Houphouët BOIGNY (1905-
1993) qui, par promulgation de la loi du 10 janvier 1957 portant « Organisation
Commune des Régions Sahariennes (OCRS) », entendaient vaille que vaille, aux termes
de l’article 1er de la dite loi, « assurer la mise en valeur et l’expansion économique (…)
des zones sahariennes de la République française (…) ».

En clair, L’URGENCE AU MALI N’EST, au moment où le pays et toute la zone sahélo-


saharienne sont mis à feu et à sang par des psychopathes du profit, NI, DANS UNE
QUELCONQUE CAMPAGNE JUDICIAIRE D’ASSAINISSEMENT DES MŒURS DANS LA
GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES, NI DANS DE MESQUINS RÈGLEMENTS DE COMPTE,
ENCORE MOINS DANS UNE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE QUI NE PEUVENT QUE
DISPERÇER INUTILEMENT LES RANGS ET DISTRAIRE CYNIQUEMENT LA POPULATION
DU MALI DE LA NÉCESSITÉ DE S’UNIR, AU PLUS VITE, POUR JUGULER NON UNE
QUELCONQUE « PICOLLA GUERRA », « KLEIN KRIEG » OU « GUERRE ASYMÉTRIQUE »
AU MALI ET AU SAHEL, MAIS UNE GUERRE PAR PROCURATION visant à déposséder à
l’âge des indépendances formelles, au profit des entreprises étrangères et, notamment,
françaises, le Peuple africain au Sahel de la pleine jouissance des richesses de ses sols et
de ses sous-sols, comme c’est, hélas, le cas en République Démocratique du Congo
(RDC) devenue, depuis son accession théorique à la souveraineté interétatique le 20 juin
1960, une véritable colonie d’exploitation du fait de la permanence du chaos organisé
sous la surveillance des troupes de « maintien de la paix » de l’ONU, là où il n’y a guère
de paix, défiant ainsi toute véritable construction étatique au bénéfice des populations
de ce « pays ».

Il ne faudrait surtout pas penser également qu’en puisant inspiration dans la maxime
appelant au devoir d’empêcher, vaille que vaille, l’émiettement du Mali et, partant,
aggraver celui de toute l’Afrique entière déjà effectué unilatéralement en 1885 par des
États envahisseurs ouest-européens, le présent article soit interprété comme un cri de