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Résumé

Pour de nombreux barrages en voûtes déjà réalisés, les méthodes se limitait à une

analyse pseudo statique, mais maintenant, avec la disponibilité d’outil numériques

puissants, il est possibles est recommandé de vérifier leur comportement dynamique

dans les domaines linéaires ou non linéaires. Parmi ces méthodes d’analyses

dynamiques, la méthode des spectres de réponse est l’une des plus utilisées.

L’objectif primordial de cette étude est de décrire le développement et l’utilisation des

spectres de réponse pour l’analyse sismique des barrages voûtes en béton. Un

deuxième objectif et de voir l’influence de divers modèles de l’interaction fluide-

structure sur leur comportement dynamique linéaire, en particulier est étudié le barrage

voûtes de Foum el Gherza (Biskra).

Pour la simulation numérique un modèle de calcul dynamique par la méthode des

éléments finis pour l'analyse par les spectres de réponse des systèmes réservoir-

barrages voûtes compte tenu des effets d'interaction hydrodynamique est développé

par le code de calcul SAP2000. Une étude paramétrique a été effectuée aux fins de

mieux appréhender le comportement dynamique du barrage pour diverses conditions

du taux de remplissage, de la position de la frontière de rayonnement du réservoir et de

la compressibilité de l'eau.

Les réponses dynamiques sont étudiées en vue d'évaluer les effets de divers

paramètres tels que la compressibilité du fluide et la flexibilité du barrage.

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Figure (0.1) Barrage de Foum el Gherza

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Table des matières

I. Introduction générale et synthèse bibliographique 09


1. Introduction générale 10
2. Synthèse bibliographique 13
II. Génération des spectres de réponse 20
1. Introduction sur la caractérisation du mouvement du sol 21
• Mécanisme de sources et lois d’atténuation 21
• Les effets de propagation des ondes 21
• Période de retour des séismes et évaluation du risque sismique 24
2. Détermination du mouvement du sol 24
• Spectre de réponse élastique 24
• Bibliographie 25
3. La génération des spectres de réponse. 27
• L’accélérogramme du sol 27
• Le développement d’accélérogrammes corrigés par l’utilisation des 28
logiciels [Seismosignal].
• Les spectres de réponse pour un système non amortie 30
• Les pic de réponses pour chaque système. 30
• Le spectre de réponse du déplacement relatif 31
• Le spectre de pseudo-vitesse. 32
• Le spectre de réponse de la vitesse relative. 32
• Le spectre de pseudo-accélération. 33
• Le spectre de l’accélération absolue. 34
• La génération des spectres de réponse par seismosignal 34
III. Les Méthodes d’Analyse 36
1. Introduction : 37
• Evaluation de la charge statique : 37
• Evaluation de la charge sismique: 37
2. Les charges: 38
• Les charges statiques. 38
• Les charges dynamiques 38
3. Analyse statique: 39
• L’analyse par les éléments finis : 39
• Le modèle du barrage: 40

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4. Analyse Dynamique par la superposition modale des spectres : 43
• Le modèle structurel : 43
• Principes généraux : 43
• Le nombre de modes nécessaires : 46
• La combinaison des réponses modales: 46
La présentation des résultats: 47
IV. les modèles d’interaction fluide-structure 49
1. Introduction 50
2. Le modèle de masse ajoutée de Westergaard : 51
• La masse ajoutée de westergaard en 2D 51
• La masse ajoutée de westergaard en 3D 51
3. Le modèle de masse ajoutée en éléments fluide_incompressible 53
• Introduction 53
• Formulation de l’interaction fluide-structure 53
V. Etude du cas du barrage 58
1. Introduction : 59
• Description du barrage. 60
• Les caractéristiques du béton. 61
2. Le modèle du barrage en éléments finis: 61
• Résultats de l’analyse modale pour trois types de maillage 63
• Choix du modèle de maillage 65
3. Le modèle Barrage-Réservoir d’eau (IFS) 66
• Réservoir en masse ajouté de westergaard. 66
• Réservoir en éléments fluide compressible 68
4. L’analyse modale 70
• Le système en masse ajouté de westergaard. 70
• Le système en éléments finis. 71
-Effet du taux de remplissage. 71
-Effet de la position de la limite de rayonnement. 72
-Effet de la compressibilité de l’eau 73
5. Le modèle Barrage - fondation en éléments finis (IFSS) 74
6. L’analyse dynamique par les spectres de réponse : 76
• La génération des spectres de réponse (RPA99/ Seismosignal) 76
• Les résultats de l’analyse dynamique par les spectres de réponse. 81
VI. Conclusions et perspectives 86
1. Récapitulation des résultats. 87
VII. Références bibliographiques 90

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Liste des figures
(0.1) Barrage de Foum EL Gherza 03
(2.1) Une onde P en action 22
(2.2) Une onde S en action 22
(2.3) ondes Love 23
(2.4) ondes de Rayleigh 23
(2.5) Accélérogramme (Séisme du 21 mai 09/Site Kaddara) 28
(2.6) Fonction de la vitesse du sol (Séisme du 21 mai 09/Site Kaddara) 28
(2.7) Fonction du déplacement du sol (Séisme du 21 mai 09/Site Kaddara) 29
(2.8) le spectre du déplacement relatif généré de l’accélérogramme de Kaddara. 32
(2.9) le spectre de pseudo vitesse généré de l’accélérogramme de Kaddara. 33
(2.10) le spectre de la vitesse relative généré de l’accélérogramme de Kaddara. 34
(2.11) le spectre de la pseudo accélération généré de l’accélérogramme de 34
Kaddara.
(2.12) le spectre de l’accélération absolue généré de l’accélérogramme de Kaddara. 35
(3.1) les différents types d’éléments finis. 41
(3.2) perspectives de maillage Barrage-Fondation . 42
(3.3) spectre de réponse d’accélération. 46
(4.1) Diagramme parabolique de Westergaard. 52
(4.2) les interface du modèle barrage-réservoir. 55
(4..3) Modèle réservoir en éléments finis 58
(5.1) limites du bassin versant du barrage 59
(5..2) Vue en plan de la voûte 60
(5..3) Exemples des résultats de l’analyse Modale 63
(5.4) Le modèle barrage-réservoir en élément finis 69
(5.4) Le modèle barrage-Fondation en élément finis 74

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Liste des symboles :
[ S D ]: Le spectre de réponse de déplacement relatif.
[ t ]: La surface de traction.
[ SV ]: Le spectre de réponse de vitesse relative.
[ N u , N p ]: Les fonctions de formes.
[ SA ]: Le spectre de réponse d’accélération absolue.

[ SV ]: Le spectre de réponse de pseudo_ vitesse. [ M ]: La matrice masse.

[ C ]: La matrice amortissement.
[ S A ]: Le spectre de réponse de pseudo_ accélération.
[ K ]: La matrice de rigidité.
[ T ]: La période.
[ ωn ]: Fréquence de vibration naturelle.
[ t ]: Le temps.

[ u(t ) ]: Le déplacement relatif. [ ζ n ]: Le coefficient d’amortissement.

[ u& (t ) ]: La vitesse relative. [ Ln ]: Facteur d’excitation du sol.

&&(t ) ]: L’accélération relative.


[u [ M n ]: La masse modale.

&&g ]: L’accélération du sol.


[u [ m j ]: La masse modale du barrage.

[ ω ]: La fréquence de vibration. [ mia ]: La masse ajouté de aux nœuds d’interface.

[ β , γ ]: Les paramètres d’intégration de Newmark.


[ N ]: Nombre total de degrés de libertés.

[ H ]: La hauteur d’eau. [ M ]: Nombre total de degrés de libertés de l’interface.

[ Pn ]: La pression hydrodynamique normale [ Tn ]: La période naturelle.

[ ρ ]: La densité du fluide.
[ San ]: L’accélération spectrale.

[ V ]: La vitesse du fluide.
[ ρ mn ]: Coeff. modal.
[ k ]: Le module de déformation volumétrique (Bulk
[ r ]: Coeff. De période naturelle.
modulus).
[ σ 11 ]: La contrainte normale dans la direction x-x
[ c ]: La célérité d’onde.
[ σ 22 ]: La contrainte normale dans la direction y-y
[ ρ ]: La densité du fluide.

[ η ]: La hauteur d’onde. [ σ 33 ]: La contrainte normale dans la direction z-z

[ F , G ]: Les ondes de direction.

[ dΩ ]: Le domaine fluide.

[ Γi ]: L’intégrale sur la frontière i.

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CHAPITRE [01]

INTRODUCTION GENERALE ET SYNTHESE


BIBLIOGRAPHIQUE

• Introduction générale

• Synthèse bibliographique

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Introduction générale et synthèse bibliographique

Introduction générale

C’est sous la forme de barrages régulateurs d’eau ou fournisseurs d’énergie que

l’homme s’est mis à étudier les plus grands ouvrages de tous les temps.

Les risques auxquels sont exposés ces barrages au vu des catastrophes que peut

causer un éventuel effondrement, rendent crucial le problème de la sécurité des

barrages qui doit être pris en charge sérieusement par les connaisseurs du domaine.

A cause des écarts enregistrés dans le calcul de ces ouvrages, il s’est avéré que

certaines études précédentes peuvent être inadéquates et que la sécurité de plusieurs

barrages existants nécessite d’être réexaminée à la lumière des nouvelles

connaissances développées.

Afin de vérifier si la structure est en mesure de résister aux efforts engendrés

lors d’un séisme, les codes de dimensionnement prescrivent des méthodes de calcul

qui dépendent de son emplacement géographique ainsi que de ses caractéristiques

mécaniques et géométriques en supposant que la structure est soumise à des

accélérations du sol de fondation lors d’un tremblement de terre.

Du fait que les grands barrages sont des structures massives, les interactions

entre la structure du barrage, la fondation et l’eau pendant un séisme, sont des

comportements structurels à prendre en considération dans l’évaluation de la réponse

des barrages au séisme.

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Dans ce cadre, des procédures d’analyses sophistiquées ont été développées par

plusieurs chercheurs pour étudier le comportement élastique linéaire des barrages :

Chopra & al 1973, Hall & Chopra 1983, Fok & Chopra 1985, Tan & Chopra 1995

.Aussi plusieurs études ont été réalisées sur des barrages voûtes mais peu sont celles

qui ont pris on considération l’effet de l’interaction fluide-structure de manière

détaillée.

Dans ce projet il sera étudié un barrage voûte existant (le barrage voûte de Foum El

Gherza) en utilisant différentes approches de modélisation et d’analyse sismique dans

l’objectif de développer des modèles numériques qui permettent de :

1. Déterminer les spectres de réponses moyens pour les déplacements, la vitesse et

l’accélération pouvant être utilisés dans l’estimation des forces engendrés par

un séisme sur le barrage ;

2. Appréhender le comportement dynamique du barrage pour diverses conditions

de taux de remplissage, de la position de la frontière de rayonnement et de la

compressibilité de l’eau ;

3. Evaluer les effets de l’interaction fluide structure sur le comportement du

modèle utilisé dans une analyse dynamique en utilisant différentes

représentations de l’interaction (masse ajoutée, éléments finis solides)

4. Comparer les résultats obtenus suite aux différentes méthodes d’analyse

sismique.

La détermination de l’accélération du sol de fondation ce fait par la génération

de spectres de réponse et l’identification de leurs caractéristiques, pour cela une revue

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des techniques utilisées sera présentée dans le chapitre 02 en se basant sur des

accélérogrammes enregistrés sur des sites Algériens.

La réponse à l’excitation sismique est calculée en utilisant des modèles en

éléments finis dont la géométrie est basée sur les plans de construction du barrage.

Bien que certains paramètres soient connus avec certitude, d’autres comme les

propriétés mécaniques de certains matériaux et l’amortissement de la structure ne le

sont pas.

La thèse est organisée en 06 chapitres :

Le premier chapitre est une introduction aux problèmes, motivations des études

courantes et objectifs de l’étude, il résume aussi une recherche et étude

bibliographique présentée dans le but de donner un aperçu sur l’état d’art concernant

l’analyse des barrages voûtes et nous servir de référence bibliographique démontrant

l’importance de l’interaction entre le barrage et le réservoir ainsi que l’utilisation des

spectres de réponse dans l’analyse.

Le deuxième chapitre sera consacré à la génération des spectres de réponse à

partir d’accélérogrammes de séismes algériens.

Les méthodes d’analyse sismique proposées pour l’évaluation de la sécurité du

barrage sont présentées dans le chapitre 03

Toutes les étapes de développement des modèles analytiques utilisées pour la

prise en compte des effets de l’interaction fluide structure sont étudiées dans le

chapitre 04. Le chapitre 05 présente les résultats des analyses sismiques effectuées qui

seront comparés et discutés. La conclusion et les perspectives seront présentées dans

le chapitre 06.

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Synthèse bibliographique
Les études qui traitent le comportement dynamique des barrages voûtes sont
très nombreuses, dans cette synthèse bibliographique on a choisi de présenter les
études les plus importantes qui ont un lien direct avec le thème de notre mémoire. Les
résultats obtenus de ces recherches ainsi que leur application aux barrages voûte sont
brièvement présentés.

L’article de Ghanaat et al (1992) décrit une étude expérimentale de


l’interaction barrage-réservoir-fondation conduite sur le barrage voûte de DONGJANG
en Chine. Dans un premier test, le barrage et sa retenue ont été excités en utilisant des
charges explosives sur la roche de fondation. Les réponses du système aux explosions
ont été enregistrées par un accéléromètre.
Dans la deuxième série de tests, le système a été excité par le choc des ondes se
propageant le long du lac provoquées par de petites charges suspendues.
En plus, deux approches basées sur la réfraction sismique et la réflexion technique
ont été utilisées pour déterminer le coefficient de réflexion des matériaux du fond du
réservoir.
Les résultats obtenus indiquent que l’utilisation des explosifs semble être la meilleure
manière pour l’excitation d’un système dans un but de prédire le spectre de réponse
du système couplé (structure_fluide) pour la validation des procédures existantes.

Tiliouine et Seghir (1997) ont étudié l’influence de l’interaction fluide


structure sur le comportement sismique du barrage de OEUD FODDA (Nord Ouest
Algérie). Cette étude paramétrique a été effectuée au fin de mieux appréhender le
comportement dynamique en vibrations libres du barrage pour diverse conditions du
taux de remplissage, de la position de la frontière de rayonnement et de la
compressibilité de l’eau. Les effets de divers paramètres telles que la flexibilité des
fondations, la compressibilité de l’eau et les fréquences d’excitation sismique ont été
évaluées. Les conclusions tirées de cette étude sont :
-les périodes du système barrage_réservoir augmentent considérablement pour
des taux de remplissage > à 50%

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-Au delà d’une distance supérieure à 3H, les limites de radiation ne présentent
pas une incidence importante.
-la prise en compte de la compressibilité de l’eau induit une augmentation
substantielle des pressions notamment pour les barrages flexibles.
-le paramètre amortissement contrôle non seulement les valeurs maximales de
la réponse sismique à la résonance mais aussi la nature du mode de vibration.

L’article de Ghanaat et al (2000), décrit le calcul et l’étude expérimentale de


l’interaction Barrage-réservoir-fondation conduits sur le barrage LANGYYANGXI
(Chine).
En première instance, le barrage et sa retenue sont excités par des charges explosives
et les réponses résultantes sont enregistrées.
Ensuite le cœfficient de réflexion dans les limites du barrage est mesuré en utilisant
une nouvelle technique basée sur le concept de vibrations acoustiques.
Les résultats obtenus indiquent que l’utilisation des explosifs semble être la meilleure
manière pour exciter le système et que la technique des vibrations acoustiques offre
une procédure pratique pour mesurer le cœfficient de réflexion pour le réservoir. Les
déplacements du barrage, les réponses et la pression hydrodynamique dus au signal
d’accélération enregistré à la base du barrage sont calculés en utilisant les procédures
analytiques courantes.
Généralement l’accord raisonnable entre la réponse mesurée et celle calculée est
obtenu, mais la prédiction peut être améliorée si les données des mouvements non
uniformes peuvent être définies et utilisées.

Malla et Wieland (2000) ont constaté par La mesure des déplacements d’un
barrage poids_ voûte que le mouvement dans la crête est irréversible en même temps
une fissuration se développe le long du mur de la galerie inférieure. Une autre petite
fissuration a été observée le long du coin de la base du mur. Aussi, les ouvertures des
fissures s’élargissent en été et se contractent en hiver et leurs nombre augmentent
graduellement d’une année à l’autre.

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Par cette étude ils ont montré que ces phénomènes peuvent être expliqués par la
simulation d’un changement graduel dans le volume du béton qui est fort
probablement causé par les réactions chimiques dans les agrégats.
L’étude dynamique a été réalisée par l’application d’un accélérogramme dans la
direction radiale avec la simulation de la roche par une masse et l’eau dans le réservoir
comme fluide incompressible.
Les résultats d’une analyse statique et dynamique du barrage sont:
-la partie élastique du déplacement du barrage est pleinement expliquée par un modèle
3D
-la variation du volume est la principale cause de formation de fissurations et des
déplacements inélastiques observés.
-L’accélération radiale à la base du barrage causé par le séisme est 08 fois plus
importante que l’accélération du sol.

Curtis et al (2001) ont présenté dans un article l’analyse statique et dynamique


détaillée du barrage voûtes CUSHMAN N°01(Tacoma). Dans cette analyse les
ouvertures, fermeture et les glissements le long des nœuds sont modélisés en détail.
Différents éléments 3D sont utilisés dans l’analyse non linéaire du barrage et de sa
fondation. Dans l’analyse 3D tous les nœuds de contraction et d’interface Barrage-
fondation permettent l’ouverture, la fermeture et le glissement sous les charges
statiques et dynamiques.
Dans cette étude il a été conclu que dans une analyse sismique non linéaire les nœuds
du barrage et de l’interface Barrage-fondation s’ouvrent et se ferment pendant le
tremblement. En peu de temps pendant le tremblement de terre, la force tangentielle le
long de plusieurs surfaces a augmenté en excès ce qui provoque un glissement latéral.
Le barrage est stable vis-à-vis des charges statiques et dynamiques.

Mivehc et al (2003) ont pu montrer ; par une étude réalisée sur deux barrages
voûtes Iraniens ; que le test des vibrations ambiantes est un moyen effectif et
économique pour l’identification des propriétés dynamique de ces structures.

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Les paramètres structurels et matériels sont supposés à partir des projets similaires ou
limités par des tests de matériaux.
Ces chercheurs ont jugé qu’il est souhaitable de vérifier les résultats obtenus par les
modèles mathématiques utilisés régulièrement dans la conception des barrages et
pratiqués pour la comparaison avec le comportement des structures déjà bâti. En effet
cela a été réalisé par des tests dynamiques et de bonne corrélation ont été obtenues.
Dans cet article l’efficience a été visée à travers l’emploi d’une nouvelle combinaison
de différentes techniques en vue d’atteindre la plus grande précision possible on
utilisant le minimum de matériel disponible.
Le test a été conduit sur les deux barrages en utilisant des simplifications.
Il a été constaté des différences dans les résultats des modèles mathématiques et ceux
des essais expérimentaux, cela peut avoir un impact sur la conception de ces barrages.
Le test dynamique des deux barrages a été conduit avec succès.

L’article de Akkose et al (2004), présente les réponses linéaires et non linéaires


d’un barrage voûte Type_05 sur lequel à été appliquée une action séismique. Dans
cette étude les effets de la charge hydrodynamique sur la réponse dynamique du
barrage voûte ont été pris en considération en utilisant une intégration pas à pas et par
une approche lagrangienne.
Les effets de la flexibilité des fondations sur la réponse dynamique sont aussi
examinés .L’eau dans le réservoir a été représentée par des éléments solide_fluide à 08
nœuds, cet élément permet la prise en compte de la compressibilité réelle de l’eau.
Dans cette étude la méthode de description des courbes décrit le comportement non
linéaire des barrages en béton. La réponse du barrage a été caractérisée par le
déplacement de la crête et des contraintes enveloppe temporaire. Les équations du
mouvement basé sur l’approche lagrangienne et l’analyse sont réalisées comme suit :
-pour le fluide seul l’approche lagrangienne
-système fluide structure équation de mouvement
L’application numérique de ces données sur un barrage voûte a donné les résultats
suivants :

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-la charge hydrodynamique et la flexibilité des fondations engendrent une
augmentation de la réponse linéaire et non linéaire du barrage.
-l’influence de l’interaction barrage réservoir sur la réponse linéaire et non linéaire est
qualitativement similaire à celle de la fondation rigide et flexible.
-la charge hydrodynamique influe sur la distribution des contraintes max dans les faces
amont et aval du barrage simultanément quelque soit le type de fondation : rigide ou
flexible.
- pour les deux cas d’analyse linéaire ou non linéaire, l’influence de l’interaction
barrage_réservoir sur la réponse du barrage est plus importante pour une fondation
flexible que pour une fondation rigide.
-que se soit pour une analyse linéaire ou non linéaire, une grande part des faces amont
et aval du barrage est affectée par des contraintes temporelles excessives dues aux
effets hydrodynamiques.
-les zones de plus grandes contraintes du barrage sont la base du barrage et la portion
le long des appuis.
-les contraintes tangentielles dans les faces amont et aval du barrage dans la direction
x-x sont supérieures des deux autres directions y-y et z-z

Dr.Maity (2004) a présenté, un algorithme pour l’analyse des systèmes couplés


Barrage _ Réservoir.
Le système a été établi de façon à se qu’il soit composé de deux sous-systèmes, à
savoir le réservoir et le barrage élastique, le liquide (eau) du réservoir est considéré
comme non visqueux, compressible et les équations du mouvement sont exprimées
uniquement en terme de pression variable.
L’amortissement structurel des matériaux du barrage et l’amortissement de l’eau sont
pris en considération dans l’analyse.
La solution des systèmes couplés est obtenue par la résolution séparée de deux sous-
systèmes en tenant compte des effets d’interaction barrage-réservoir.
La non divergence des pressions et des déplacements est assurée simultanément par la
limitation du nombre des itérations.

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Dans le résultat, la méthode est jugée numériquement économique, stable, capable de
prendre en compte les géométries arbitraires et peut être appliquée pour des cas
pratiques. Aussi l’étude paramétrique du système couplé montre l’importance de la
hauteur d’eau dans le réservoir et des propriétés des matériaux du barrage.

Odila et Zavala (2006) ont présenté une étude du cas du barrage Vieux-
Emosson (Suisse).
Cette étude concerne l’analyse du comportement du barrage sous charges sismiques
dans l’optique d’une future rénovation et aussi pour la vérification de la dynamique du
barrage existant.
L’étude est faite en deux parties :
-Etude statique par un modèle 2D pour les cas (fondation rigide / barrage – roche /
introduction de nouveaux aménagement dans le barrage)
-Etude dynamique : problème élastique linéaire, intégration Newmark, pour les cas
(fondation rigide∆t=0.002 / Barrage – roche∆t=0.005).
D’après cette étude les résultats obtenus par l’analyse statique par modèle
numérique s’approchent des résultats utilisés initialement pour la conception de
l’ouvrage (modèle 1D) mais les valeurs des contraintes dynamiques sont plus grandes.

Mellal et al (2007) ont identifiés les avantages et les limites d’utilisation des
méthodes d’analyse (Méthode des forces, Analyse non linéaire, Analyse spectrale
modale, Analyse temporelle) en les appliquant sur des modèles tridimensionnels
linéaires ou non linéaires . Leur article, traite sous forme d’une étude comparative
deux exemples : la vérification sismique d’un pont hauban et l’analyse dynamique
d’un barrage voûte.
L’analyse des résultats obtenues a permis de conclure que :
- Dans le cas de pont l’analyse non linéaire donne un résultat fiable par rapport à une
analyse linéaire, donc elle est d’une importance particulière.
- Par contre pour l’analyse des structures plus complexes comme les barrages voûtes
les méthodes pseudo-statiques s’avèrent limitées et l’analyse temporelle est nécessaire.

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-Quand les fondations sont rigides, les hypothèses de calculs simplifiés permettent
l’utilisation des conditions aux limites classiques pour résoudre un problème
approximativement.
-d’autre part et en présence de sol sec ou à pression interstitielle, les problèmes
d’interaction sol-structure doivent être résolus en utilisant les conditions aux limites
transmissibles.

Djafour et al (2007) ont étudié le comportement dynamique du barrage poids-


voûte de BRESINA (El Bayedh Algérie) sous un chargement sismique différentiel, ils
ont adopté un modèle stochastique de variabilité spatio-temporelle du mouvement
sismique. Leur étude est basée sur la méthode de représentation spatiale développée
par Shinuezka et al.
L’analyse est menée par la méthode des éléments finis tout en adoptant une approche
déterministe, les auteurs de cet article ont remarqué que :
-Les contraintes pseudo-statiques sont très importantes au voisinage de la base.
-Ces composantes sont très sensibles à la variation des modèles de fonctions de
cohérence dans la zone des petites fréquences. La différence peut alors être très
importante.
-pour les composantes purement dynamiques, la réponse sous chargement uniforme et
la réponse tenant compte de la variabilité spatiale du signal sismique (SVGEM) sont
de même ordre de grandeur.
-le modèle de Leco et Wong a donné les plus faibles composantes dynamiques.
Aussi il a été conclu que : Dans ce type de structure, pour une étude en élasticité
linéaire il est possible d’éviter le calcul différentiel, il peut être remplacé par une
analyse simplifié (Analyse statique différentiel+ aspect dynamique pure). Aussi on
peut effectuer un calcul dynamique classique sous forme : temporelle ou spectrale.

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CHAPITRE [02]

LA GENERATION DES SPECTRES DE REPONSE

• Introduction sur la caractérisation du mouvement du sol


• Mécanisme de sources et lois d’atténuation
• Les effets de propagation des ondes
• Période de retour des séismes et évaluation du risque sismique.

• Détermination du mouvement du sol :


• Spectre de réponse élastique
• Bibliographie

• La génération des spectres de réponse :


• L’accélérogramme du sol.
• Le développement d’accélérogrammes corrigés par l’utilisation des logiciels
[Seismosignal]
• Les spectres de réponse pour un système non amortie
• Le spectre de réponse du déplacement relatif
• Le spectre de pseudo-vitesse.
• Le spectre de réponse de la vitesse relative.
• Le spectre de pseudo-accélération.
• Le spectre de l’accélération absolue.
• La génération des spectres de réponse par seismosignal

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La génération des spectres de réponse
Introduction sur la caractérisation du mouvement du sol [M.Priestley
“Seismic Design And Retrofit Of Bridges”1995]
• Mécanisme de source et lois d’atténuation:
Les tremblements de terres prennent naissance dans le voisinage des frontières
entre les plaques tectoniques suite à des mouvements relatifs des plaques, par la
dissipation des contraintes de cisaillement et des déformations emmagasinées.
L’accélération du sol d’un site diminue avec la distance depuis l’épicentre à cause de :
-l’augmentation de la surface du front de vagues (ondes) ;
-des propriétés d’amortissement du milieu transmetteur.
-du filtrage des ondes aux interfaces entre leurs couches du matériau.
Pour les séismes modérés, la source peut être considérée comme un point et les
ondes à radiations sphériques doivent caractériser l’atténuation, tandis que pour les
grands séismes une ligne source et des ondes cylindriques peuvent être plus
appropriées. Malgré cet argument, la plupart des lois d’atténuation ont été développé à
partir de petits séismes ensuite extrapolés pour des séismes majeurs.
Les lois d’atténuation typiques prennent la forme :

a 0 = C1e C 2M
( Re + C3 )
C4
(2.1)

a0 : Pic d' accélération du sol


M : Magnitude du séisme selon Richter
Re : distance de l' épicentre
C1 à C 4 : des canstantes dépendant des conditions locales du sol

• Les effets de propagation des ondes:


Les vibrations engendrées par un séisme se propagent dans toutes les directions, on
distingue les ondes de volume qui traversent la Terre et les ondes de surface qui se
propagent parallèlement à sa surface.

1. les ondes de volume :


Elles se propagent à l’intérieur du globe. Leur vitesse de propagation dépend du
matériau traversé et d’une manière générale augmente avec la profondeur.

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• les ondes P :
L’onde P, ou onde primaire est, comme son nom l’indique, l’onde qui arrive la
première, elle est aussi appelée onde de compression ou onde longitudinale. Le
déplacement du sol qui accompagne son passage se fait par dilatation et compression
successives, parallèlement à la direction de propagation de l’onde. C’est la plus rapide
(6 km.s-1 près de la surface) et elle est enregistrée en premier sur un sismogramme.
Elle est responsable du grondement sourd que l’on peut entendre au début d’un
tremblement de terre. Elle voyage directement du foyer du tremblement de terre au
lieu de mesure. C’est cette onde qui sonne l’alerte du tremblement de terre, mais ce
n’est pas la plus dangereuse.

Figure (2.1) Une onde P en action

• les ondes S :
En effet, c’est l’onde S secondaire qui arrive quelques secondes plus tard et qui est la
plus destructrice car elle est transversale et non longitudinale comme l’onde P. A son
passage, les mouvements du sol s’effectuent perpendiculairement au sens de
propagation de l’onde. Cette onde ne se propage pas dans les milieux liquides, elle
est en particulier arrêtée par le noyau de la Terre. Sa vitesse est plus lente que celle
des ondes P, elle apparaît en second sur les sismogrammes. On peut la symboliser de
la façon suivante :

Figure (2.2) Une onde S en action

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Quand les ondes de volume atteignent la surface du sol elles sont réfléchies tout en
générant aussi des ondes de surface.
Les ondes de volume se propagent un peu comme les rayons lumineux : elles peuvent
être réfléchies ou réfractées, c’est-à-dire déviées à chaque changement de milieu, au
passage manteau-noyau par exemple. Elles peuvent ainsi suivre des trajets très
complexes à l’intérieur de la Terre. Leur temps de parcours dépend de ce trajet, elles
n’arrivent pas toutes en même temps au même endroit.
2. les ondes de surface :
Ce sont des ondes guidées par la surface de la Terre. Leur effet est comparable aux
rides formées à la surface d’un lac.
Elles sont moins rapides que les ondes de volume mais leur amplitude est
généralement plus forte.
• ondes love
Leur déplacement est essentiellement le même que celui des ondes S sans mouvement
vertical. Les ondes de Love provoquent un ébranlement horizontal qui est la cause de
nombreux dégâts aux fondations des édifices.

Figure (2.3) ondes Love


• ondes de Rayleigh
Le déplacement est complexe, assez semblable à celui d’une poussière portée par une
vague, un mouvement à la fois horizontal et vertical, elliptique, en fait.

Figure (2.4) ondes de Rayleigh

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Les ondes de Love se propagent à environ 4 km/s et sont plus rapides que les ondes de
Rayleigh.
Dans les matériaux élastiques les vitesses des ondes P et S sont indépendantes de la
fréquence et sont respectivement :

E (1 − υ ) 
1/ 2

1/ 2
G 
Vp =   VS =  
 (1 + υ )(1 − 2υ )ρ  … (2.2) ρ  … (2.3)

E : module d' élasticité du sol


G : module de cisaillement
υ : coeff de poisson
ρ : densité
Etant donné que :
E
G= Vp
2(1 + υ ) … (2.4) υ = 0.1 ⇒ = 1 .5
Vs
les valeurs limites
Vp
Vp  2(1 − υ ) 
1/ 2 υ = 0 .5 ⇒ =2
= Vs
V s  1 − 2υ 
Alors : … (2.5)

• Période de retour des séismes et évaluation du risque sismique :


Pour évaluer le risque sismique associé à un site donné, il est nécessaire de connaître
• les caractéristiques des tremblements de terre des sols solides.
• la fréquence avec laquelle ces évènements sont prévisibles.
Ce risque est exprimé par la période de retour.
La période de retour d’un tremblement de terre d’une magnitude donnée : c’est
l’intervalle de récurrence moyenne pour des tremblements de terre de magnitude égale
ou plus large.

Détermination du mouvement du sol :


• Spectre de réponse élastique :
La manière la plus connue pour décrire un évènement sismique est donnée par son
spectre de réponse d’accélération. Un spectre de réponse condense les informations sur
l’amplitude, et la fréquence du mouvement du sol, par contre aucune information sur
la durée et le nombre de cycles n’est représentée.
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Le spectre de réponse ⇔ la réponse maximale à un mouvement dynamique ou des forces
d' un système à un degré de liberté avec amortissement

Il dépend de :
-Caractéristiques du système
-De la nature du mouvement du sol
Les quantités étudiées en termes de spectre de réponse sont :
- en valeurs absolues par rapport aux conditions
- les déplacements
du sol avant un séisme
- les vitesses ⇒ exprimées
- en valeurs relatives par rapport au sol après
- les accélérations
le séisme

Les études qui traitent de l’utilisation des spectres de réponse dans l’analyse
dynamique des structures sont nombreuses, les plus importantes sont traitées ci-après :

En 1998 Yaunchan Tan a décrit deux techniques pour l’estimation du spectre de


puissance évolutionnaire (SPE) des accélérogrammes.
Un facteur de normalisation approprié est adopté pour construire la fonction de forme
d’un SPE considéré d’une partie particulière d’un ensemble.
Le rapport entre le facteur et l’accélération maximale du sol est étudié.
Le SPE considéré est obtenue par la multiplication des fonctions de forme par facteur
de normalisation convenable.
En se basant sur le EPS espérés, une part de l’historique des temps d’accélération
simulé peut être généré pour calculer les valeurs de la réponse spectrale.
Les informations disponibles comportent 159 mouvements forts enregistrés à Taiwan
avec un PGA supérieur à 0.05g
Les informations sont classifiées selon les conditions de site et la durée du séisme
Il est montré qu’à l’intérieur de la bande des périodes d’intérêt, le spectre des sites
ferme obtenu en utilisant la méthode conventionnelle n’est pas conservatif.
Les spectres obtenus en utilisant les deux méthodes proposées sont préférables pour la
conception de quelques structures importantes et les bâtiments de grandes hauteurs.

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Dans la perspective de leur utilisation dans l’ingénierie, M.Boore et al (2004)
ont étudié les accélérogrammes des mouvements forts (tremblements de terre
importants). Partant du principe que les enregistrements comportent des bruits qui font
masquer et déformer le signal du mouvement du sol, les auteurs jugent qu’il est
important d’identifier la présence de ces bruits dans l’historique du mouvement et son
influence sur les paramètres qui dérivent de ces enregistrements.
Dans cet article ils ont présenté, discuté et évalué les options de traitement des
accélérogramme de fort mouvement.
Les conclusions retirées sont :
- Les enregistrements sont toujours influencés par les bruits à un certain degré et
par conséquent l’application des procédures de traitement est nécessaire.
- La clé issue est de déterminer la bande de fréquence qui peut être utilisé en
considérant le signal avec un cœfficient de bruit et un ajustement appliqué à
l’enregistrement.

Dans leur article, Korotkov et al (2006) ont jugés que pour le développement de la
nouvelle génération de constructions nucléaires (NPP) il est nécessaire de connaître au
plancher (étage) le spectre de réponse sous l’effet du séisme. Pour cela l’analyse doit :
- prendre en compte les propriétés de rigidité et d’amortissement et considérer le
facteur respectant la (hauteur) maximale.
- Caractériser l’énergie s’écoulant dans le sol à la vibration et l’amortissement du
bâtiment
- Décrire les frottements dans le sol et dans la structure.
Dans ce cas le modèle de la méthode d’analyse parait inacceptable à cause de la
violation de l’orthogonalité principale
L’article décrit la méthode basée sur l’intégration directe des équations de mouvement
Aussi sont donnés les résultats du spectre de réponse calculés pour un ouvrage
particulier.

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Génération des spectres de réponse :
Cette partie décrit la construction des spectres de réponse qui sont les graphes des
valeurs max de la réponse des accélérations, vitesses et déplacements d’une série
infinie de systèmes élastiques amortis à un seul degré de liberté (SDOF)
Accélérogramme du sol :
La figure (01) montre l’accélérogramme sismique qui sera utilisé comme mouvement
du sol dans ce paragraphe
C’est le signal du séisme de Boumerdès 21 mai 2003 enregistré sur le site du barrage
de Kaddara.
Acceleration [cm/sec2]

200
100
0
-100
-200
-300
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Time [sec]
Acceleration du sol du séisme de Boumerdès (Site du barrage de kaddara) 21 Mai 2003

Figure (2.5) Accélérogramme (Séisme du 21 mai 09/Site Kaddara)

Le pic d’accélération du sol est égale à 321.71 cm/s² à t=15.18s


Les courbes d’accélération et de vitesse du sol son obtenue par une double intégration
des fonctions de temps d’accélération (accélérogramme).
Le pic de vitesse et le pic de déplacement du sol sont donnés pour t=14.02s et t=14.99s
respectivement.

20
Velocity [cm/sec]

10
0
-10
-20
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Time [sec]
Vitesse du sol du séisme de Boumerdès (Site du barrage de kaddara) 21 Mai 2003

Figure (2.6) Fonction de la vitesse du sol (Séisme du 21 mai 09/Site Kaddara)

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6
4

Displacement [cm]
2
0
-2
-4
-6
-8
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Time [sec]
Déplacement du sol du séisme de Boumerdès (Site du barrage de kaddara) 21 Mai 2003

Figure (2.7) Fonction du déplacement du sol (Séisme du 21 mai 09/Site Kaddara)


Le tracé de l’accélération à été corrigé est filtré dans l’objectif de contrôler les erreurs.
Le développement d’accélérogrammes corrigés par l’utilisation de
logiciels (Seismosignal) :
Seismosignal est un logiciel qui permet de traiter les données du mouvement du sol, il
donne un nombre de paramètres qui peuvent être utilisés par les sismologues et les
ingénieurs tels que :
-le spectre de Fourier
-le spectre de réponse élastique et les pseudo_spectres.
-le spectre d’intensité d’accélération et de vitesse.
Le programme et capable de lire les accélérogrammes définit en valeurs simples ou
multiples par ligne, ces valeurs doivent être filtré et corrigé.
Pour la correction des polynômes de degré 03 sont utilisés aussi trois types de filtres
numériques qui sont disponibles : highpass, lawpass, bandpass, bandstop.

• La définition d’un accélérogramme :


Un accélérogramme donné peut être définit a partir d’un fichier (*.txt)
Le programme peut lire les donnés du séisme des deux formats de fichiers les plus
utilisés dans l’enregistrement des accélérogrammes : fichier de valeurs simples et
fichier de valeurs multiple par ligne.
-la première ligne spécifie le nombre de lignes qui doivent être négligé à partir du
début de fichier (entête de fichier)
-la dernière ligne c’est la dernière ligne à lire.
Une fois l’accélérogramme est définie les fonctions de vitesses et déplacements
correspondants sont automatiquement calculées à partir d’une intégration simple et

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intégration double respectivement. Par défaut, la correction et le filtrage des fonctions
de temps ne sont pas exécutés avant l’intégration. On peut modifier cette pré-
intégration dans le module Baseline correction and filtrage.

• La correction et le filtrage du signal


Dans se module on peut choisir si on veut faire une modification de l’accélérogramme
chargé ou non, par une correction des lignes de base et/ou par un filtrage des
fréquences.
Baseline correction.
La correction des lignes de base consiste en la détermination de la courbe polynomiale
qui représente le meilleur ajustement de la fonction accélération – temps à partir d’une
analyse régressive (la méthode des moindres carrés ajustés). Après, on fait la
soustraction des valeurs correspondantes à partir des accélérations actuelles par la
dérivée progressive de l’équation.
Des polynômes jusqu’au 3ième degré peuvent être employés :
y = a0
 Linéaire
y = a 0 + a1 x  Quadratique

y = a 0 + a1 x + a 2 x 2
Cubique
Filtrage.
Le filtrage est utilisé pour supprimer les fréquences non désirés d’un signal donné.
lawpass supprime les fréquences supérieures à la fréquence donnée Feq(1).
highpass permet aux fréquences supérieures à la fréquence donnée Feq(1) de passer.
bandpass laisse passer le signale dans une bande entre des fréquences données
Feq(1) et Feq(2).
bandstop supprime le signal traversant une bande entre des fréquences données
Feq(1) et Feq(2).
Pour permettre ces options de filtrage trois types de filtre classiques sont disponibles
dans seismosignal : le filtre de Butterworth, le filtre de Chebyshev et le filtre de Bess.
La majorité des applications utilisent le filtre de Butterworth avec une configuration
Bandpass entre les fréquences Feq(1)=0.1Hz et Feq(2)= 25Hz

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Les spectres de réponse pour un système non amortie :

Un spectre de réponse est une relation graphique des valeurs max de la réponse en
accélération, vitesse et déplacements d’une série infinie de systèmes linéaires à un
degré de liberté (SDOF) avec un cœfficient d’amortissement donné.
Chaque système à un seul degré de liberté est distingué par la valeur sélectionnée de sa
période naturelle non amortie (T) ou sa fréquence naturelle non amortie (f).
Dans le cas suivant l’amortissement est de l’ordre 5%.

Les pics de réponses pour chaque système :


La construction du spectre de réponse se fait pour une succession de systèmes à un
seul degré de liberté avec des périodes fondamentales T variant de valeurs proches de
zéro à quelques seconds.
Pour chaque système de valeur T, la réponse dynamique est calculée en utilisant l’une
des procédures numériques de résolutions des équations du mouvement.
La réponse dynamique du système est exprimée en termes de sa réponse relative ou
totale.
Les valeurs du spectre de réponse sont les valeurs max pour chacun des 05 types de

réponse d’un système d’une période T et d’un coefficient d’amortissement ζ . Décrit


dans le tableau (2.1)

Symbole Définition Description


S D = SD u(t ) max Le spectre de réponse du déplacement relatif

SV u& (t ) Le spectre de réponse de la vitesse relative

SA &&total (t ) max
u Le spectre de réponse de l’accélération absolue

SV = PSV 2π Le spectre de réponse de la pseudo-vitesse


S V = ωS D = SD
T
S A = PSA 4π 2 Le spectre de réponse de la pseudo-accélération
ω 2 SV = SD
T2
Tableau (2.1)

Page 30/92
Le spectre de réponse du déplacement relatif :
Le spectre de déplacement relatif S D pour le mouvement du sol de la figure (2.5) est
présenté dans la figure (2.8).
Calculée pour des périodes T ou des fréquence f variant de 0.02s à 4s pour un
amortissement 5%, ce spectre montre le max des valeurs absolues des déplacements
u(t ) max
relatifs pour chacun des systèmes analysés.
S D = u(t ) max

Ce spectre est déterminé par l’une des procédures numérique de résolution de


l’équation :
&&(t ) + cu& (t ) + ku(t ) = m u
mu &&g (t )

&&(t ) + 2ζωu& (t ) + ω 2 u(t ) = u


⇒u &&g (t )
…(2.6)

22
20 Damp. 5.0%
18
Response Displacement [cm]

16
14
12

10
8
6
4

2
0
0 1 2 3 4
Period [sec]
Spectre de réponse du déplacement relatif

Figure (2.8) le spectre de déplacement relatif généré de l’accélérogramme de Kaddara


Une caractéristique du spectre de réponse des déplacements relatifs est l’absence d’un
mouvement relatif entre le système et le sol durant le choc sismique pour une période
proche de zéro T ≈ 0 .Ceci est dû au fait que pour des périodes courtes la plage de

rigidité élastique des systèmes SDOF est si large qu’elle ne s’allonge ni se compresse
pendant le choc sismique. A l’autre extrémité ou la valeur de rigidité élastique est

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faible K → 0 et la valeur de T est supérieur à 20s les valeurs de S D s’approchent des
valeurs max des déplacements du sol.
Le spectre de pseudo-vitesse :
&& (t )
u
La pseudo vitesse spectrale SV ou PSV du mouvement du sol g est calculée en
utilisant la formule :


S V = ωS D = SD … (2.7)
T

Pour chaque système analysé SV est différente du spectre de réponse de la vitesse


relative SV
65
60
Damp. 5.0%
55
50
Pseudo-Velocity [cm/sec]

45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4
Period [sec]
Spec tr e de r épons e de la ps eudo- v ites s e Sv

Figure (2.9) le spectre de pseudo vitesse généré de l’accélérogramme de Kaddara


Lorsque la force d’amortissement est négligée, SV est reliée à l’énergie de
déformation par la relation :
1 1
Energy max = .k .S D = .m.SV
2 2

2 2 … (2.8)

Le spectre de réponse de la vitesse relative :


Le spectre de réponse de la vitesse relative SV est la valeur absolue maximale des
fonctions de temps de la vitesse calculé a partir de la résolution de l’équation (*)
SV = u& (t )

Page 32/92
Quand les valeurs de T s’approche de l’infinie les valeurs de SV s’approche des

u& g (t )
valeurs de la vitesse du sol max

65
60 Damp. 5.0%
55
Response Velocity [cm/sec]
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4
Period [sec]
Spec tr e de r épons e de la v ites s e r elativ e SV

Figure (2.10) le spectre de la vitesse relative généré de l’accélérogramme de Kaddara

Le spectre de pseudo-accélération :
La pseudo-accélération spectrale S A ou P.S . A d’un mouvement sismique est calculée
en utilisant la formule :
4π 2
S A = ω SV = 2 S D
2

T … (2.9)
Pour chaque système analysé S A est différente de la réponse de l’accélération absolue
SA

900
Damp. 5.0%
800
Pseudo-Acceleration [cm/sec2]

700

600

500

400

300

200

100

0
0 1 2 3 4
Period [sec]
Spec tr e de r épons e de la ps eudo- ac c élér ation Sa

Figure (2.11) le spectre de la pseudo accélération généré de l’accélérogramme de Kaddara

Page 33/92
Le spectre de l’accélération absolue :
L’accélération absolue est la valeur absolue max de la somme de l’accélération relative
calculé et l’accélération du sol.
&&total (t ) max = u
SA = u && g (t ) + u
&&(t )
max … (2.10)

900
Damp. 5.0%
Response Acceleration [cm/sec2]

800

700

600

500

400

300

200

100

0
0 1 2 3 4
Period [sec]
Spec tr e de r épons e de l'ac c élér ation abs olue SA

Figure (2.12) le spectre de l’accélération absolue généré de l’accélérogramme de Kaddara

Comparaison de S A et SA :

Les valeurs de la pseudo-accélération S A d’un système de période T sont égales aux


valeurs de l’accélération SA quand l’amortissement est égal à zéro.

La génération des spectres par les logiciels (Seismosignal )

Les spectres de réponse d’accélération, de vitesse et de déplacement peuvent être


obtenus. Le calcul du spectre et fait en se basant sur les principes d’intégration de
l’équation de mouvement d’une série de systèmes d’un seul degré de liberté, à partir
desquels les pics de réponse de déplacement, de vitesse et d’accélération sont obtenues
après. En plus pour les spectres élastiques les valeurs de la réponse de pseudo vitesse
et de pseudo accélération sont obtenues par la multiplication des valeurs de

déplacement par ω et ω respectivement. [Clough et Penzien 1994; Chopra 1995].


2

Page 34/92
Le spectre de réponse élastique par Seismosignal :
Le spectre élastique est toujours calculé, en effet le nombre Min des viscosités est 01,
le facteur d’amortissement associé à ces spectres élastique varie toujours de 0 à 5%
[Chpora 1995]

• L’intégration numérique :
La détermination des spectres de réponse élastique et inélastique requiert le calcul des
pics de réponse des oscillateurs d’un seul degré de liberté avec des périodes de
vibrations variables.
Lorsque l’analyse dynamique linéaire et non linéaire nécessite d’être exécutée, un
schémas d’intégration numérique directe est employé pour résoudre le système
d’équations du mouvement, dans Seismosignal ce genre d’intégration est basé sur les
principes du schéma d’intégration de Newmark [Newmark 1959]

Le schéma d’intégration de Newmark requiert la définition de deux paramètres, (β )


et (γ )
La stabilité inconditionnelle indépendante du pas du temps utilisé, peut être obtenue
pour des valeurs de β ≥ 0.25(γ + 0.5)2
Si γ = 0.5 est adoptée, le schéma d’intégration se réduit à la loi trapézoïdale non
dissipative.
Les valeurs par défaut sont (β ) = 0.25 et (γ ) = 0.5

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CHAPITRE [03]

LES METHODES D’ANALYSE

• Introduction :
• Evaluation de la charge statique :
• Evaluation de la charge sismique:

• Les charges:
• Les charges statiques :
Charge permanente :
Charge hydraulique :

• Les charges dynamiques :


Le spectre de réponse :
L’accélérogramme :

• Analyse statique:
• L’analyse par les éléments finis :
• Le modèle du barrage:

• Analyse Dynamique :
L’analyse dynamique par spectres de réponse
• Le modèle structurel :
• Principes généraux :
• Le nombre de modes nécessaires :
• La combinaison des réponses modales:
La présentation des résultats:

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Les méthodes d’analyse
Pour une analyse statique et dynamique des barrages voûte, il est préférable d’utiliser
l’analyse tridimensionnelle par éléments finis.
La méthode « trial load / version des 06 ajustements » peut être utilisée uniquement
pour une analyse statique et seulement si le barrage possède une géométrie simple et
un matériau ayant des paramètres uniformes.
D’autres formulations mathématiques et approches peuvent aussi être utilisées, mais la
fiabilité de chaque méthode doit être vérifiée par rapport à l’analyse par éléments finis.

• Evaluation de la charge statique :


La performance des barrages voûtes en béton sous conditions des charges statiques
peut être évaluée en utilisant les déformations et les contraintes.
Les paramètres du béton et de la fondation roche utilisés doivent être évalués à partir
de la base de données du barrage.
Les principaux résultats de l’analyse doivent inclure simultanément les déformations et
les contraintes développées dans le barrage.
Les contraintes résultantes sont utilisées pour évaluer la performance du barrage pour
chaque cas de combinaison de charges.

• Evaluation de la charge sismique:


La performance du béton des barrages voûtes sous charges sismique doit être évaluée
par une analyse dynamique linéaire, élastique et tridimensionnelle en utilisant la
méthode des éléments finis. Le modèle en éléments finis du barrage doit prendre en
considération l’effet de l’interaction fluide structure et les paramètres du béton et de la
roche doivent être établies.
Pour l’évaluation de la sécurité des barrages voûtes on utilisera le séisme de
Boumerdès. Le séisme de Boumerdès et extrêmement rare et peut produire les plus
grands mouvements du sol que peut subir ce site.
La réponse du barrage au séisme peut être évaluée en utilisant la méthode de
superposition modale des spectres de réponse, mais si le maximum des contraintes

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dépasse les contraintes admissibles, une analyse temporelle linéaire peut aider à
déterminer les largeurs des fissures au niveau des nœuds.
Pour l’évaluation de la résistance du béton des barrages voûtes face aux mouvements
sismiques en utilisant la méthode des spectres de réponse, les contraintes dynamiques
sont combinées aux contraintes statiques par les combinaisons fréquentes et comparées
aux contraintes admissibles.

Les charges:
Les barrages voûtes sont exposés à plusieurs charges, ces charges peuvent être classées
en deux catégories principales :
• Les charges statiques :
Ce sont des charges qui ne changent pas ou changent lentement si on les compare par
rapport à la période normale de vibration de la structure. La réponse d’un barrage aux
charges statiques est caractérisée par son élasticité.
1. Charge permanente : c’est le poids propre du béton du barrage plus les
structures appartenant au barrage (pont, instrumentation…)
2. Charge hydraulique : c’est la pression hydrostatique exercée sur les deux
faces du barrage, résultant du réservoir et de l’évacuateur de crue pendant
les opérations du projet hydroélectrique.

• les charges dynamiques :


Ce sont les charges transitoire par nature, leur durée d’application est typiquement
de l’ordre de quelques seconds ou moins à cause de la vitesse avec laquelle elles
agissent, dans ce type de chargement les caractéristiques d’inertie et
d’amortissement influencent le comportement du barrage.
1. Le spectre de réponse : le spectre de réponse doit être régulièrement
développé pour éviter la possibilité d’avoir de faibles énergies qui coïncide
avec la fréquence naturelle du barrage. Il doit être développé pour les
mouvements horizontal et vertical du sol.
2. L’accélérogramme : les fonctions d’accélération du sol doivent être
développées pour les trois composantes du séisme.

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Analyse statique:
Cette section décrit les procédures d’analyse et d’évaluation nécessaires pour assurer
la stabilité structurelle du barrage et de sa fondation sous les charges statiques. Les
méthodes d’analyse admissibles pour le calcul des contraintes et déformations
développées dans le barrage doivent inclure des éléments finis tridimensionnels.
L’analyse des contraintes par éléments finis doit être conduite par le développement
d’un modèle tridimensionnel du système barrage-fondation et la manière par laquelle
la plus part des charges statiques sont appliquées doit être décrite.
Les résultats de l’analyse doivent être présentés d’une façon appropriée dans le but de
faciliter l’examen et l’interprétation des résultats.

L’analyse par les éléments finis :


La méthode des éléments finis est la procédure la plus utilisée dans l’analyse des
barrages voûtes.
Dans ce mémoire la théorie considérée est la théorie générale de l’analyse par
éléments finis des solides élastiques (Zienkiewics 1971, Bathé et Wilson 1976). Les
remarques suivantes s’étalent uniquement sur des considérations spéciales dans
l’application de cette technique aux barrages voûtes :
• La voûte du barrage est typiquement modélisée de manière à ce qu’elle soit liée
à la roche de fondation. La validité de ce modèle dépend des résultats
escomptés de l’analyse. Si les résultats sont excessifs, la modélisation requiert
des modifications.
• Le barrage est modélisé de manière à ce qu’il soit une structure monolithique
avec des propriétés linéaires, élastiques, isotopiques. En réalité le barrage est
divisé par des joints de contraction et des ouvertures préexistantes. Aussi le
béton de par sa nature est un matériau orthotrope car sa résistance à la
compression est dix fois plus grande que celle de traction.
• La roche est modélisée comme un corps monolithique avec un matériau
élastique, linéaire et isotopique alors qu’en réalité elle possède des
caractéristiques non linéaires.

Page 39/92
Le modèle du barrage:
Les donnés géométriques de base nécessaire pour le développement du modèle en 3D
peuvent être tirées des plans d’exécution. Dans certaines situations il est nécessaire de
vérifier ces données par une inspection visuelle, par exemple un endommagement dans
le béton peut diminuer la résistance du barrage et c’est de même pour les modification
structurelles qui peuvent diminuer la rigidité et la masse.
Les culées qui peuvent exister sur l’un ou les deux cotés du barrage doivent être
incluses comme une partie de la fondation roche et non pas modélisées séparément.
Le modèle en éléments finis du barrage doit présenter attentivement la géométrie
réelle.
Le maillage :
Le type de maillage en éléments finis dépend essentiellement de la géométrie du
barrage, en général les éléments ayant un nombre de nœuds élevé comme l’élément
coque à 16 nœuds, l’élément coque épaisse (Ghanaat1993a) et l’élément général 3D
(Bathé et Wilson 1974) peuvent être utilisés.

Figure (3.1) les différents types d’éléments

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L’élément solide linéaire à 08 nœuds nécessite un maillage fin pour donner les mêmes
déplacements.
L’épaisseur de l’élément peut être parfois imposée par le profil de fondation. Les
profils de fondations irrégulières nécessitent en général des éléments petits pour
représenter la géométrie du barrage.
En général, plus l’élément est petits plus il devient plus sensible à la discontinuité
géométrique et c’est le cas des coins de fondation rentrant dans l’interface Barrage –
fondation, le résultat peut être une grande concentration des contraintes à cause de la
formation des fissures dans le matériau de fondation

Figure (3.2) perspectives de maillage Barrage-Fondation

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Analyse Dynamique :

Tous les barrages situés dans des zones sismiques doivent être calculés en utilisant une
analyse dynamique, actuellement la méthode des éléments finis linéaires élastiques est
la technique la plus utilisée dans l’analyse dynamique.
Une analyse dynamique linéaire et élastique des barrages voûtes consiste en les étapes
suivantes :
1. L’évaluation du séisme et des mouvements du sol associés ;
2. le développement de modèles tridimensionnels en éléments finis appropriés en
prenant en considération les effets des interactions barrages – fondation et
barrage – réservoir ;
3. la spécification des propriétés dynamiques du barrage (amortissement) et
4. le calcul de la réponse sismique et la présentation et l’interprétation des
résultats.

Le mouvement sismique du sol doit inclure les spectres de réponse horizontal et


vertical ou les trois composantes d’un accélérogramme. Ils sont uniformément
appliqués à la base de la fondation.

Les modèles tridimensionnels en éléments finis de la voûte et de la fondation du


barrage sont les mêmes modèles décrits dans l’analyse statique, excepté l’interaction
barrage – réservoir qui doit être aussi représentée par les modèles de la masse ajoutée
hydrodynamique.

L’évaluation de la sécurité des barrages voûtes doit être basée sur les propriétés
dynamiques des matériaux utilisés : du béton utilisé dans le barrage et de la roche de
fondation.

La réponse linéaire élastique des barrages voûtes aux charges sismiques est déterminée
en utilisant la méthode de superposition modale des spectres de réponse et la méthode
d’analyse temporelle.

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L’analyse dynamique par la superposition modale des
spectres de réponse
Introduction :
Ce chapitre est un résumé sur les équations fondamentales utilisées dans la méthode
d’analyse par spectre de réponse.
La méthode d’analyse dynamique par les spectres de réponse utilise le spectre de
réponse du séisme comme une donné pour calculer la réponse maximale du barrage
voûte vis-à-vis des charges sismiques.
L’enregistrement du séisme inclue les deux composantes du séisme (verticale et
horizontale).
Les déplacements nodaux et les contraintes élémentaires max sont calculés séparément
pour chaque mode de vibration avant d’être combinés pour obtenir les valeurs totales
maximales de la réponse qui sont dus à tous les modes significatifs et aux trois
composantes du séisme.

Le modèle structurel :
Pour la méthode de superposition modale des spectres de réponse, le modèle éléments
finis est essentiellement identique à celui développé dans l’analyse statique, sauf que
les effets d’interaction barrage – réservoir doivent être pris en considération
La voûte est modélisée comme une structure monolithique représentée par une ou
plusieurs couches en éléments finis.
Les effets de l’interaction doivent être pris en considération par la représentation des
masses ou par une modélisation directe par éléments finis.
Les modèles d’interaction barrage – réservoir sont décrits dans le chapitre N°04.

Principes généraux :
La réponse dynamique linéaire élastique des barrages voûtes peut être obtenue par la
méthode de superposition modale des spectres de réponse. Cette méthode donne
l’estimation de la réponse max directement à partir du spectre de réponse du séisme.

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La méthode de superposition modale des spectres de réponse est basée sur le fait que
pour certaines formes d’amortissement, la réponse dans chaque mode naturel de
vibration peut être calculée séparément pour ensuite être combinée en vue d’btenir la
réponse totale. Chaque mode répond avec : ses propres diagrammes de déformation ou

formes modales Φ n , ses propres fréquences naturelles de vibration et coefficient

d’amortissement modal ω n et ζ n .
En considérant que la réponse des structures au séisme est essentiellement due au
mode de vibration le plus bas, uniquement la réponse des premiers modes est prise en
compte.
La réponse du nième mode de vibration pour une structure de barrage voûte idéalisée
peut être obtenue à partir de l’analyse de systèmes à un seul degré de liberté exprimé
par :
Ln
&y&n + 2ζ n ω n y& n + ω n2 y n = − &&g (t )
u
Mn … (3.1)
Avec une fréquence de vibration naturelle ωn et un coefficient d’amortissement ζ n
Ln
excité par l’accélération du sol u g et un coefficient de participation modale .
Mn

Le facteur d’ébranlement du sol et la masse modale Mn sont donnés par :


N M
Ln = ∑ m j φ jn + ∑ m ia φ in
j =1 i =1
… (3.2)

N M
M n = ∑ m jφ 2
jn + ∑ m ia φ na2
j =1 i =1
… (3.4)
Où :
mj
: La masse modale du barrage.
N : nombre total des degrés de liberté.

m ia : La masse ajoutée définie aux nœuds de l’interface barrage – réservoir.

M : nombre total des degrés de liberté de l’interface barrage – réservoir.

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Dans la méthode des spectres de réponse, la réponse max du nième mode est obtenue
directement à partir du spectre de la réponse sismique pour la période naturelle Tn le
coefficient d’amortissement ζ n

Figure (3.3) spectre de réponse d’accélération

Le déplacement modal max du spectre de réponse du mouvement sismique est :


Ln
Yn,max = S an (Tn , ζ n )
M nω n2 … (3.5)
Où :
S an
: L’accélération spectrale liée à la pseudo-vitesse S v et le déplacement relatif
S d par :

S an = ωS v = ω 2 S d
… (3.6)
Alternativement, les déplacements nodaux max peuvent être calculés par l’utilisation
de n’importe quel spectre. Finalement le vecteur du déplacement max des nœuds du
barrage est
un, max = φ nYn,max
… (3.7)
Connaissant le déplacement max, les contraintes peuvent être déterminées à partir de
la relation contrainte-déformation.

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Le nombre de modes nécessaires :
En général, uniquement les premiers modes de vibrations sont nécessaires dans
l’analyse des barrages voûtes par la méthode des spectres de réponse. Actuellement le
nombre de modes à prendre en considération dépend des périodes naturelles et des
modes de vibrations naturelles.
Les 3 à 5 premiers modes contribuent généralement le plus, mais pour les barrages
voûtes avec des modes étroitement séparés de période supérieures à 0.1 sec, la
contribution des modes au-delà du 3ième peut être significative.
Quelques valeurs de la réponse telle que les déplacements nodaux et les contraintes
normales dans la voûte nécessitent moins de modes que les contraintes tangentielles
pour atteindre les 90% de leurs valeurs exactes.
Comme règle générale, l’analyse par les spectres de réponse doit inclure un nombre
suffisant de modes jusqu’à avoir au moins 90% des valeurs exactes des réponses.
Puisque les valeurs exactes ne sont pas connues en avance, un essai de procédures peut
être adopté, dans lequel des analyses successives sont répétées avec des modes
additionnels jusqu’à ce que l’influence de l’ajout de modes devient insignifiante sur les
résultats (plus que quelques pourcents).
Alternativement, l’analyse doit être exécutée par la prise d’un minimum de 05 modes
ou par la considération de modes qui ont des périodes normale supérieurs à 0.1sec qui
donnent un nombre plus de modes.

La combinaison des réponses modales directionnelles :


Le déplacement max, les contraintes élémentaires et les forces de réactions calculés
pour chaque mode de vibration significatif doivent être convenablement combinés
pour obtenir la réponse totale du barrage à chaque composante du mouvement
sismique. Puisque les réponses modales max ne surviennent pas en même temps
pendant l’excitation sismique, la méthode de combinaison quadratique complète
(C.Q.C) ou la méthode de la racine carrée de la somme des carrés (S.R.S.S) peuvent
être utilisées pour obtenir une estimation approximative de la réponse totale. La
méthode de combinaison modale C.Q.C (Wilson et al 1981) est basée sur la théorie
des vibrations libres et peut être utilisé si la durée de la plus grande partie des

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mouvements enregistrés est un peu plus longue que la période fondamentale du
barrage et si le spectre de réponse varie lentement en dehors de la bande de la période
dominante du barrage.
Les deux conditions sont facilement satisfaites pour la majorité des barrages voûtes en
utilisant un spectre de réponse régulier avec un amortissement de 5% ou plus.
La formule C.Q.C pour les déplacements totaux max dus à la composante k du
mouvement sismique est donnée par :
p p
k
u max = ∑∑u
m =1 n =1
k
m , max ρ mn u nk, max
… (3.8)
u nk, max u mk , max
Où : et : les déplacements nodaux max pour les modes m et n

respectivement et p et le nombre de mode pris en considération, ρ mn est le coefficient

modal définit pour chaque constante d’amortissement ζ n par


3

8ζ (1 + r )r
2 2
ρ mn =
(1 − r ) 2 2
+ 4ζ 2 r (1 + r ) … (3.9)
2

Tm ωm
Ou : r est le coefficient de période naturelle Tn ou ω n avec (r<1)

Pour des modes largement séparés (r<0.75) et un amortissement de 5%, ρmn est (0.1)
indiquant une corrélation diagonale négligeable entre les modes.
Pour les modes étroitement séparés (r>0.75) et spécialement pour des amortissements
élevés, les coefficients modal diagonal montent une interaction significative entre les
modes.
Pour les barrages avec des modes bien séparés, les coefficients modaux diagonaux
tendent vers zéro et la C.Q.C se confond avec la méthode standard S.R.S.S

∑ (u )
p
2
u k
max = k
n , max
n =1
… (3.10)

La présentation des résultats:


Les résultats de base de l’analyse par les spectres de réponse sont les fréquences
naturelles et les modes de déformation, les déplacements nodaux max et les contraintes

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max sont dus à la charge sismique uniquement, ils doivent être combinés avec les
efforts des charges statiques pour obtenir la valeur de la réponse totale maximale.
Les fréquences naturelles et les modes de vibration :
Dans l’analyse par les spectres de réponse, les propriétés modales incluant les
fréquences naturelles et les modes de vibration naturels pour le système du barrage
doivent être connus expérimentalement avant d’être calculés après. Les fréquences
naturelles et les modes de vibration engendrent des informations importantes sur les
caractéristiques dynamiques du barrage : son degré d’interaction avec le réservoir
d’eau et son degré de réponse à la charge sismique caractérisée par un spectre de
réponse.
Dans l’ordre d’acquérir des connaissances avancées sur le comportement dynamique et
aussi pour examiner l’exactitude des résultats, les modes de vibration naturelle doivent
être présentés sous forme de déformée ou d’autres formes appropriées.

Les quantités de la réponse dynamique :


Les déplacements nodaux et les contraintes max sont obtenus par la combinaison des
réponses. Les déplacements et les contraintes dynamique résultants sont tous positifs
mais pour l’évaluation ils doivent être assimilés de manière à ce qu’ils soient positifs
ou négatifs.
Les contraintes dynamiques positives sont considérées comme des contraintes de
traction et les contraintes négatives sont des contraintes de compression.
Les contraintes totales Max :
Pour l’évaluation de la performance des barrages voûtes vis-à-vis des charges

sismiques, l’estimation des spectres de réponse des contraintes dynamiques σ d doit

être combinée avec les contraintes statiques σ s .


Puisque le spectre de réponse des contraintes dynamique peut être positif ou négatif,
cette combinaison conduit à des contraintes de traction max et des contraintes de
σ max,min = σ s ± σ d
compression min … (3.11)

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CHAPITRE [04]

LES MODELES D’INTERACTION FLUIDE STRUCTURE

• Introduction

• Le modèle de masse ajoutée de Westergaard :

• La masse ajoutée de westergaard en 2D

• La masse ajoutée de westergaard en 3D

• Le modèle de masse ajoutée en éléments


fluide_incompressible

• Introduction

• Formulation de l’interaction fluide-structure

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Introduction :

La réponse dynamique des barrages voûtes est influencée par l’interaction entre
le barrage en béton et le réservoir d’eau, cette interaction conduit à une augmentation
de la période de vibration du barrage due à l’augmentation de la masse en mouvement
étant donné que le barrage ne peut pas se déplacer sont déplacer les particules fluides.

Cette masse ajoutée a la masse du barrage augmente ses périodes naturels ce qui
influe sur le spectre de réponse ainsi que les forces d’inertie effectives du séisme, elle
peut aussi conduire à une augmentation dans l’amortissement due à l’absorption
partielle des ondes de pression dans les frontières du réservoir.

Ces effets tendent à changer la réponse dynamique du barrage. Les résultats


dépendent des caractéristiques est composantes du mouvement sismique et du modèle
de l’interaction barrage-réservoir utilisé.

Ce chapitre présente les différentes approches qui seront utilisées pour la


modélisation de cette masse ajoutée.

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Le modèle de masse ajoutée de Westergaard :

La masse ajoutée de westergaard en 2D


La représentation de l’interaction barrage-réservoir par une masse ajoutée était
introduite la première fois par Westergaard 1933.
Dans cette analyse d’un barrage poids en 2D avec une face verticale, Westergaard a
montré que la pression hydrodynamique exercée sur la face amont du barrage et due au
mouvement sismique du sol est équivalente aux forces d’inerties d’un corps de fluide
attaché au barrage et suivant son mouvement tandis que le reste du réservoir eau reste
inactive.
Westergaard suggère une forme parabolique pour ce corps de fluide avec une largeur
de base égale à 7/8 de la hauteur comme présenté sur la figure.

Figure (4.1) Diagramme parabolique de Westergaard

La masse ajoutée de westergaard en 3D


Une forme plus générale du concept de la masse ajoutée de Westergaard qui prend en
considération les géométries en 3D (Clough 1977, Kuo1982) peut être appliquée à
l’analyse sismique des barrages voûtes.
Cette formulation générale est basée sur la même distribution parabolique avec largeur
de la pression utilisée par Westergaard, mais la pression hydrodynamique normale Pn

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on n’importe quel point de la surface courbé du barrage est proportionnelle à
l’accélération normale totale u&&nt

Pn = α × u
&&nt … (4.1)

ρ w H (H − Z ) …
7 (4.2)
α=
8

La pression normale Pn en n’importe quel point est ensuite convertie en une force
hydrodynamique équivalente normale par la multiplication par la surface d’affluent
associée à ce point.
Finalement, la force hydrodynamique normale est transformée en composantes
cartésiennes à partir desquelles une matrice 3× 3 de masse ajoutée est obtenue pour
chaque point nodal de la face amont du barrage (Kuo 1982).
m a = αAλT λ … (4.3)

Notons que :
Lorsque les termes de la masse ajoutée sont associés aux degrés de liberté nodaux avec
respect, ils ne peuvent pas l’être aux nœuds individuels.
Une matrice nodale 3 × 3 peut être facilement incorporée dans un programme
numérique en utilisant une matrice consistante (non diagonal), mais elle doit être
diagonalisée par ces programmes qui utilisent des matrices masse diagonales.
Les suppositions de base de la méthode de Westergaard généralisée sont :
1. la pression en n’importe quel point de la face amont du barrage est exprimée
par le diagramme parabolique de Westergaard.
2. ce diagramme parabolique est utilisé pour les trois composantes du
mouvement sismique du sol.
Il faut noter qu’il n’y a aucune base rationnelle à ces suppositions du moment qu’ils ne
prennent pas en compte les conditions imposées dans l’analyse originale de
Westergaard faite sur un barrage rigide avec une face verticale.
La méthode de Westergaard donne toujours pour les valeurs max de la masse ajoutée
une augmentation évidente des périodes de vibration, par contre celles-ci ne donnent
pas automatiquement les contraintes maximales car la réponse du barrage dépend aussi
des caractéristiques du mouvement sismique du sol.

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Si les périodes de vibration du barrage sont dans la région descendante du spectre, la
masse ajoutée maximale de Westergaard va changer les période à une région de
petites forces sismiques effectives et de contraintes minimales.
Le modèle de masse ajoutée de Westergaard peut être utilisé dans l’analyse
préliminaire ainsi que l’évaluation finale et ce, pourvu que les résultats démontrent que
le barrage est en sécurité avec une marge adéquate..
La masse ajoutée en éléments finis incompressible :
Introduction
La présentation de la masse ajoutée de l’eau peut être obtenue plus précisément par la
résolution de l’équation de la pression d’onde par la méthode des éléments finis qui
convient pleinement aux géométries complexes du barrage et réservoir (Kuo 1982,
Ghanaat 1993b)
∂2P ∂2P ∂2P
Le fluide est représenté par l’équation + + = 0 … (4.4) et discrétisé en
∂x 2 ∂y 2 ∂z 2

utilisant un maillage en éléments fluide incompressible avec les pressions nodales


comme inconnus.
Le fluide est considéré incompressible pour permettre de le remplacer par une masse.

Formulation de l’interaction fluide structure :


Equation de la dynamique des fluides : (équation de continuité)
∂ρ ∂ρ ∂ρ
+ ∇ ρV = 0 ⇒ ∇ ρV = − ⇒ ρ∇ V = − … (4.5)
∂t ∂t ∂t
Equation de quantité de mouvement pour fluide incompressible non visqueux :
∂ρV ∂V
= ∇P = ρ … (4.6)
∂t ∂t
Avec :
V : vitesse du fluide
ρ : densité du fluide
P : pression

ρ 1 ∂p
dρ = .dp ∇V = − .
k k ∂t

1 ∂2P k
⇒ ∇ P = 2 . 2 … (4.7) Avec c =
2

c ∂t ρ

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Figure (4.2) les interface du modèle barrage-réservoir
1. Interface avec le solide :
Dans les frontières (1) et (2), en considérant le gradient de pression dans la
direction normale n, on peut écrire pour les vitesses normales :
∂P
(4.6) = − ρ .V&n = − ρ .n T .V& … (4.8)
∂n
n: direction normale à la région des fluide
Dans l’interface (1) couplé avec le mouvement de la structure décrit par le
déplacement u on pose :
V&n = u
&&n = n T u
&& … (4.9)

Par contre pour la frontière (2) on a uniquement le déplacement horizontal


⇒ u& Z = 0 … (4.10)

2. La surface libre :
Dans la limite (3) on a p ≈ 0 (la pression est négligeable) par contre cette
supposition n’est pas valables pour les ondes de gravité. Dans ce cas on peut
assimiler cette surface à être élevée de η relativement à la surface principale
P = ρgη … (4.11)

∂η ∂ 2η ∂P
Vz = ⇒ρ 2 =− … (4.12)
∂t ∂t ∂z
En éliminant η
∂P 1 ∂2P 1
=− . = − &p& … (4.13)
∂z g ∂T g

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3. Les conditions aux frontières :
La frontière (4) est physiquement infinie, si on considère uniquement le sens x on sait
que la solution de l’équation (4.7) et du type :
P = F ( x − ct ) + G ( x + ct ) … (4.14)
c : la célérité d' onde
F, G les ondes de direction psitif et négatif du model

L’absence de l’onde G ⇒ P = F ( x − ct ) … (4.15)


∂P ∂P ∂P
⇒ = = F′ ⇒ = −c.F ′ … (4.16)
∂η ∂x ∂η
∂P 1
⇒ = − P& Condition similaire à l’équation (4.13)
∂η c
Cette condition limite à une analogie avec un élément ressort placé à la frontière

4. Formulation du système couplé :


On peut écrire pour le fluide l’équation différentielle
 1 && 
δT f = ∫ δp  c 2
p − ∇ 2 p.dΩ = 0 … (4.17)
Ωf 

Après intégration par partie et substitution des C.A.L décrites précédemment :


 1 &&  1 1
∫ δp  2
p − ( ∇ ) T .∇ p  .d Ω + ∫ δp n .T .u&&.d Γ + ∫ δ p . . &p&.d Γ + ∫ δ p . . p& .d Γ = 0 … (4.18)
Ω f
c  Γ1 Γ3
g Γ4
c

Ou :
Ω f : domaine fluide
Γi : l' intégrale sur la frontière i

Identiquement pour le solide la formulation faible est donnée par :

∫ δ u [ρ

s .u ]
&& + s T . D .s u .d Ω − ∫ δ u T .t .d Γ = 0 … (4.19)
Γt

Ou pour la pression définie positive en compression, la surface de traction et définie


par :
t = − p.n s = n p n s = −n
T
⇒ ∫ δu .t .dΓ = ∫ δu T .n p .dΓ … (4.20)
Γt Γt

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5. La discrétisation du système couplé :
Ici on considère le problème couplé discrétisé par un vecteur déplacement
approximatif
~
u ≈ uˆ = N u .u

Et le fluide est approchée par :


p ≈ pˆ = N p . ~p
~ et ~p sont les paramètres nodaux et N et N sont des fonctions de forme
u u p

appropriées.
Le problème discrétisé devient :

~ ~& + K .u
&& + C .u
M .u ~ − φ . ~p + F = 0 … (4.21)

Avec φ . ~p = ∫ N uT .t .dΓ = ∫ N uT .n.N p .dΓ …(4.22)


Γt Γt

Les termes des autres matrices sont connus.

Remarques générales :
1. les pressions hydrodynamiques sur la surface libre d’eau sont supposées égales
à zéro car les effets des ondes de surface sont négligeables.
2. le fond et les cotés du réservoir ainsi que le plan vertical de la fin du modèle du
réservoir sont modélisés de manière à ce qu’ils soient rigides. Pour des limites
rigides, le gradient de la pression normale est égal à zéro pour toute
accélération.
3. sur l’interface barrage-réservoir les gradients de la pression normale sont
proportionnels à l’accélération du fluide.

Le maillage en éléments finis du fluide incompressible peut se faire de manière à se


qu’il représente la topographie réelle du réservoir, mais dans la plus part des cas un
modèle prismatique est construit par la projection des points du modèle barrage dans la
direction amont peut être suffisant.
L’élément fini du fluide est un élément solide à 08 nœuds avec un mode de
déplacement compatibles et un module de cisaillement très faible.

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Ce module de cisaillement est inférieur ou égale 0.1% du module de masse volumique.
Par conséquent c’est la valeur du module d’élasticité recommandée pour l’analyse de
l’interaction fluide structure.
Avant n’importe quelle analyse dynamique ou statique, les charges doivent être
appliquées pour vérifier la précision du modèle et les conditions aux limites du modèle
de fluide–structure en éléments finis.
Il faut au moins étendre de trois fois la largeur du réservoir sur la direction amont et
inclure trois couches ou plus de l’élément dans cette direction avec des distances entre
sections successives supérieures au premier élément.
Les pressions calculées pour les points nodaux dans la face amont du barrage sont
ensuite convertis à des forces nodales équivalentes à partir desquelles une matrice de
masse ajoutée représentant les effets d’inertie du fluide incompressible est obtenue.
La matrice de la masse ajoutée obtenue est une matrice pleine symétrique, elle couple
tous les degrés de liberté nodaux sur la face amont du barrage.
Cette matrice peut être utilisée directement dans des programmes numériques
compatible avec les matrice non diagonales, autrement dit, il faut qu’elle soit
diagonalisée. Cette diagonalisation doit être corrigée jusqu'à ce que la procédure donne
la force hydrodynamique totale correcte pour l’accélération des corps rigides sur le
barrage.

Figure (4.3) Modèle réservoir en éléments finis

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CHAPITRE [05]

ETUDE DE CAS : BARRAGE VOUTE FOUM EL GHERZA

• Introduction :
• Les caractéristiques du béton.
• Description du barrage.
• Le modèle du barrage en éléments finis:
• Résultats de l’analyse modale pour trois types de maillage
• Choix du modèle de maillage
• Le modèle Barrage-Réservoir d’eau
• Réservoir en masse ajouté de westergaard.
• Réservoir en éléments fluide compressible.
• L’analyse modale
• Le système en masse ajouté de westergaard.
• Le système en éléments finis.
-Effet du taux de remplissage.
-Effet de la position de la limite de rayonnement.
-Effet de la compressibilité de l’eau
• L’analyse dynamique par les spectres de réponse :
• La génération des spectres de réponse (RPA99/ Seismosignal)
• Les résultats de l’analyse dynamique par les spectres de réponse.

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Etude de cas : barrage de Foum El Gherza
Introduction :

Le barrage Foum El Gherza est un barrage voûte de 196 m de longueur qui

s’élève à 65m. Il est implanté à l’aval de l’oued El Abiodh dans la cuvette à l’amont

des gorges de Foum el Gherza qui affleurent les marnes campaniennes absolument

imperméables.

Figure (5.1) limites du bassin versant du barrage

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Description du barrage :
Le barrage de Foum El Gherza est un barrage voûte en béton dont les caractéristiques
géométriques sont :

Hauteur de la voûte 65m


Retenue lit d’oued ou de ses berges 47 millions de m3
Cote de la retenue (déversoirs) 196.65m
Cote des plus hautes eaux 200.00m
Cote de la chaussée sur la voûte 200.6m
Hauteur de la voûte au dessus du niveau inférieur des fondations 73m
Développement en crête de la voûte 126m
Développement total y compris la culée 196m
Epaisseur de la voûte à la base, cote 136 8.4m
Epaisseur max de la voûte 9.265m
Epaisseur en crête 3m
Rayon aval de courbure à la cote 200 77m
Ouverture de l’arc 100.50 gr

Figure (5.2) Vue en plan de la voûte

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Le calcul de ce barrage a été initialement conduit en effectuant l’étude systématique de
trois arcs horizontaux par les méthodes de Pigeaud, de Guidi et de Chambaud, ce
calcul a été recoupé par la considération d’un arc incliné compris entre deux plans se
confondant a peu près avec les surfaces isostatiques de l’ouvrage supposé chargé :
-par la charge hydrostatique.
-par son poids propre.
Cet arc est calculé par la méthode dite de « l’arc plongeant » de M.Coyne.
Les efforts sismiques ne sont pas pris en considération.

L’analyse sismique du barrage de Foum El Gherza est réalisée dans le but de vérifier
la stabilité de ce barrage vis-à-vis des efforts sismiques et de montrer l’influence de
l’interaction fluide-structure sur son comportement dynamique.

Caractéristiques du béton :
Le monolithe du barrage est modélisé en éléments solides à 08 nœuds, le
comportement du béton est supposé élastique linéaire et ces caractéristiques
mécaniques sont :
La masse volumique ϕ = 23,5631KN/M 3
Le coeff de poisson ϑ = 0,2
Le module d' élasticité E = 24600000KN/M 2
L' amortissemen critique γ = 5%

Le Modèle du barrage en éléments finis :


En premier lieu, en opte pour trois types de maillage : un maillage gros, un maillage
moyen et un maillage fin. La modélisation retenue sera identifiée après la réalisation
de l’analyse modale est la comparaison des cœfficients de participation modale.

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• Le modèle en maillage gros M1 :
Nombre de nœuds : 461
Nombre d’éléments solides : 276

• Le modèle en maillage moyen M2:


Nombre de nœuds : 1358
Nombre d’éléments solides : 936

• Le modèle en maillage fin M3:


Nombre de nœuds : 2923
Nombre d’éléments solides : 2208

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Résultats de l’analyse Modale pour les trois types de maillage
Analyse modale : Maillage (01)

Mode Niveau 01 Niveau 02 Niveau 03 Niveau 04 Niveau 05


01
T=0,138

02
T=0,131

03
T=0,094

04
T=0,071

05
T=0,070

Figure (5.3) Exemples des résultats de l’analyse Modale

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M1 M2 M3
Type Période Fréquence Période Fréquence Période Fréquence
Text Sec Cyc/sec Sec Cyc/sec Sec Cyc/sec
Mode 01 0,138 7,244 0,147 6,801 0,147 6,792
Mode 02 0,131 7,646 0,146 6,871 0,145 6,893
Mode 03 0,094 10,627 0,108 9,245 0,108 9,285
Mode 04 0,071 14,101 0,086 11,638 0,086 11,657
Mode 05 0,070 14,293 0,075 13,289 0,075 13,295
Mode 06 0,057 17,550 0,067 14,834 0,067 14,847
Mode 07 0,054 18,514 0,061 16,329 0,061 16,349
Mode 08 0,045 22,105 0,054 18,567 0,054 18,557
Mode 09 0,045 22,415 0,049 20,275 0,049 20,313
Mode 10 0,042 23,545 0,045 22,217 0,045 22,247
Mode 11 0,042 23,713 0,044 22,807 0,044 22,792
Mode 12 0,038 26,133 0,043 23,421 0,043 23,379
Mode 13 0,038 26,387 0,042 24,092 0,041 24,148
Mode 14 0,035 28,730 0,041 24,329 0,041 24,311
Mode 14 0,034 29,477 0,036 27,626 0,036 27,636
Mode 16 0,032 31,279 0,035 28,441 0,035 28,524
Mode 17 0,032 31,393 0,035 28,643 0,035 28,712
Mode 18 0,030 33,423 0,034 29,524 0,034 29,664
Mode 19 0,028 35,267 0,031 32,451 0,031 32,462
Mode 20 0,028 35,417 0,030 33,087 0,030 33,221
Mode 21 0,027 36,687 0,030 33,422 0,030 33,498
Mode 22 0,027 36,979 0,029 34,598 0,029 34,812
Mode 23 0,020 49,674 0,023 42,739 0,023 43,044
Mode 24 0,022 45,751 0,022 46,039 0,022 46,295
Mode 25 0,018 54,899 0,023 43,239 0,023 43,004

TABLE (5.1): Périodes et Fréquences Modales pour trois types de maillage

Commentaire :

Le tableau _(01)_ montre les résultats obtenus pour les trois types de maillage, on
constate que la variation des périodes entre les trois types de maillage n’est pas très
importante, les valeurs des périodes fondamentales sont :

PM 1 = 0.138
PM 2 = 0.147
PM 3 = 0.147

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Choix du modèle de maillage :

Type SumUX SumUY SumUZ


Text M1 M2 M3 M1 M2 M3 M1 M2 M3
Mode 01 0,303 0,228 0,227 0,000 0,000 0,000 0,001 0,001 0,001
Mode 02 0,303 0,228 0,227 0,093 0,079 0,079 0,001 0,001 0,001
Mode 03 0,371 0,331 0,331 0,093 0,079 0,079 0,002 0,001 0,001
Mode 04 0,372 0,331 0,331 0,111 0,099 0,099 0,002 0,001 0,001
Mode 05 0,558 0,509 0,509 0,111 0,099 0,099 0,004 0,004 0,004
Mode 06 0,558 0,513 0,512 0,272 0,099 0,099 0,004 0,004 0,004
Mode 07 0,560 0,513 0,512 0,272 0,219 0,219 0,006 0,004 0,004
Mode 08 0,585 0,513 0,512 0,272 0,223 0,223 0,020 0,004 0,004
Mode 09 0,585 0,530 0,528 0,666 0,223 0,223 0,020 0,010 0,010
Mode 10 0,586 0,530 0,528 0,666 0,626 0,626 0,529 0,010 0,010
Mode 11 0,586 0,532 0,529 0,669 0,627 0,626 0,529 0,038 0,043
Mode 12 0,669 0,553 0,553 0,669 0,627 0,626 0,537 0,411 0,407
Mode 13 0,669 0,553 0,553 0,669 0,629 0,627 0,537 0,411 0,408
Mode 14 0,669 0,624 0,624 0,675 0,629 0,627 0,537 0,501 0,503
Mode 15 0,669 0,624 0,624 0,675 0,629 0,628 0,537 0,501 0,503
Mode 16 0,669 0,624 0,625 0,683 0,629 0,628 0,537 0,506 0,508
Mode 17 0,671 0,624 0,625 0,683 0,635 0,634 0,544 0,506 0,508
Mode 18 0,705 0,624 0,625 0,683 0,639 0,638 0,550 0,506 0,508
Mode 19 0,724 0,626 0,626 0,683 0,639 0,638 0,689 0,506 0,508
Mode 20 0,724 0,626 0,626 0,683 0,640 0,639 0,689 0,506 0,508
Mode 21 0,759 0,637 0,641 0,683 0,640 0,639 0,689 0,508 0,510
Mode 22 0,759 0,662 0,664 0,684 0,640 0,639 0,689 0,524 0,521
Mode 23 0,936 0,868 0,867 0,684 0,640 0,639 0,690 0,564 0,558
Mode 24 0,936 0,868 0,867 0,920 0,876 0,875 0,690 0,564 0,558
Mode 25 0,936 0,868 0,867 0,920 0,876 0,875 0,915 0,841 0,837

TABLE (5.2): Coeff de participation Modale pour trois types de maillage

Commentaire :

A partir des résultats des cœfficient de participation présentés dans le tableau


précédent, on opte pour le maillage M1 dans lequel la somme des cœfficient de
participation est supérieure à 90% dans les trois directions.
S ux = 93.6%
S uy = 92%
S ux = 91.5%

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L’Interaction Fluide-Structure (IFS)
Le modèle Barrage_ Réservoir d’eau :
• Réservoir en masse ajouté de westergaard:
Calcul de la masse ajouté de westergaard :
Pour le calcul de la masse ajoutée associée à chaque nœud en utilise la formule de
westergaard

ρ w H ( H − Z ) … (5.1)
7
α=
8
Masse de
Nœud Y l h Surface Z Pression
westergaard (t)

1,000 0,000 6,946 2,500 17,365


2,000 0,000 6,998 5,000 34,990 45,000 0,000 0,00
3,000 0,000 7,050 5,000 35,250 40,000 13,125 462,66
4,000 0,000 7,100 5,000 35,500 35,000 18,562 658,94
5,000 0,000 7,150 5,000 35,750 30,000 22,733 812,71
6,000 0,000 7,203 5,000 36,013 25,000 26,250 945,33
7,000 0,000 7,255 5,000 36,275 20,000 29,348 1064,61
8,000 0,000 7,308 5,000 36,538 15,000 32,150 1174,66
9,000 0,000 7,360 5,000 36,800 10,000 34,725 1277,90
10,000 0,000 7,410 5,000 37,050 5,000 37,123 1375,41
11,000 0,000 7,460 2,500 18,650 0,000 39,375 734,34
12,000 6,946 6,946 2,500 17,365
13,000 6,998 6,998 5,000 34,990 45,000 0,000 0,00
14,000 7,050 7,050 5,000 35,250 40,000 13,125 462,66
15,000 7,100 7,100 5,000 35,500 35,000 18,562 658,94
16,000 7,150 7,150 5,000 35,750 30,000 22,733 812,71
17,000 7,203 7,203 5,000 36,013 25,000 26,250 945,33
18,000 7,255 7,255 5,000 36,275 20,000 29,348 1064,61
19,000 7,308 7,308 5,000 36,538 15,000 32,150 1174,66
20,000 7,360 7,360 5,000 36,800 10,000 34,725 1277,90
21,000 7,410 7,410 5,000 37,050 5,000 37,123 1375,41
22,000 7,460 7,460 2,500 18,650 0,000 39,375 734,34
23,000 13,892 6,840 2,500 17,101
24,000 13,996 6,889 5,000 34,445 45,000 0,000 0,00
25,000 14,100 6,938 5,000 34,688 40,000 13,125 455,27
26,000 14,200 6,985 5,000 34,925 35,000 18,562 648,26
27,000 14,300 7,035 5,000 35,175 30,000 22,733 799,64
28,000 14,405 7,083 5,000 35,413 25,000 26,250 929,58
29,000 14,510 7,130 5,000 35,650 20,000 29,348 1046,27
30,000 14,615 7,179 5,000 35,894 15,000 32,150 1153,97
31,000 14,720 7,228 5,000 36,138 10,000 34,725 1254,89
32,000 14,820 7,253 5,000 36,263 5,000 37,123 1346,18
33,000 14,920 7,228 2,500 18,069 0,000 39,375 711,46

Page 66/92
Masse de
Nœud Y l h Surface Z Pression
westergaard (t)
34,000 20,627 6,735 2,500 16,837
35,000 20,776 6,780 5,000 33,900 40,000 0,000 0,00
36,000 20,925 6,825 5,000 34,125 35,000 12,374 422,28
37,000 21,070 6,870 5,000 34,350 30,000 17,500 601,13
38,000 21,220 6,920 5,000 34,600 25,000 21,433 741,58
39,000 21,368 6,963 5,000 34,813 20,000 24,749 861,57
40,000 21,515 7,005 5,000 35,025 15,000 27,670 969,14
41,000 21,665 7,050 5,000 35,250 10,000 30,311 1068,46
42,000 21,815 7,095 5,000 35,475 5,000 32,740 1161,43
43,000 21,915 7,045 5,000 17,613 0,000 35,000 616,44
44,000 27,362 6,527 5,000 32,635
45,000 27,556 6,501 5,000 32,505 35,000 0,000 0,00
46,000 27,750 6,475 5,000 32,375 30,000 11,575 374,75
47,000 27,940 6,450 5,000 32,250 25,000 16,370 527,92
48,000 28,140 6,425 5,000 32,125 20,000 20,049 644,07
49,000 28,330 6,399 5,000 31,994 15,000 23,150 740,67
50,000 28,520 6,373 5,000 31,863 10,000 25,883 824,69
51,000 28,715 6,395 5,000 31,975 5,000 28,353 906,59
52,000 28,910 9,093 5,000 22,731 0,000 30,625 696,14
53,000 33,681 6,319 5,000 31,596
54,000 33,778 6,222 5,000 31,111 30,000 0,000 0,00
55,000 33,875 6,125 5,000 30,625 25,000 10,717 328,19
56,000 33,970 6,030 5,000 30,150 20,000 15,155 456,94
57,000 34,070 5,930 5,000 29,650 15,000 18,562 550,35
58,000 34,165 5,835 5,000 29,175 10,000 21,433 625,31
59,000 34,260 5,740 5,000 28,700 5,000 23,963 687,73
60,000 34,455 5,643 5,000 14,106 0,000 26,250 370,29
61,000 40,000 6,015 5,000 30,077
62,000 40,000 6,078 5,000 30,389 25,000 0,000 0,00
63,000 40,000 6,140 5,000 30,700 20,000 9,783 300,33
64,000 40,000 6,020 5,000 30,100 15,000 13,835 416,43
65,000 40,000 6,118 5,000 30,588 10,000 16,944 518,28
66,000 40,000 6,070 5,000 30,350 5,000 19,566 593,82
67,000 40,000 6,023 5,000 15,056 0,000 21,875 329,36
68,000 45,712 5,712 5,000 28,558
69,000 45,933 5,933 5,000 29,666 20,000 0,000 0,00
70,000 46,155 6,155 5,000 30,775 15,000 8,750 269,28
71,000 46,010 6,010 5,000 30,050 10,000 12,374 371,85
72,000 46,305 6,305 5,000 31,525 5,000 15,155 477,78
73,000 46,305 6,305 5,000 15,763 0,000 17,500 275,84
74,000 51,423 5,429 5,000 27,143
75,000 51,867 5,468 5,000 27,340 15,000 0,000 0,00
76,000 52,310 5,508 5,000 27,538 10,000 7,578 208,67
77,000 52,020 5,730 5,000 28,650 5,000 10,717 307,03
78,000 52,610 5,583 5,000 13,956 0,000 13,125 183,18
79,000 56,569 2,573 5,000 12,864
80,000 56,869 2,501 5,000 12,507 10,000 0,000 0,00
81,000 57,170 2,430 5,000 12,150 5,000 6,187 75,17
82,000 57,470 2,725 2,500 6,812 0,000 8,750 59,61

Page 67/92
• Réservoir en éléments fluide compressible :
Le réservoir d’eau est modélisé en éléments solide_fluide à 08 nœuds, les propriétés
physiques sont définies comme suit :

1. La viscosité :
du
τ =µ … (5.2)
dy

µ : viscosité dynamique
υ : viscosité cinematique
L’eau est un fluide non newtonien dont :
µ = 10−3 N .s / m 2
υ = 10− 6 m 2 / s
a t = 20° C

2. La compressibilité et élasticité :

La compressibilité
Les fluides sont compressibles sous l’application d’une force externe.
La compressibilité est égale au rapport de la variation du volume sur l’augmentation
de pression.

χ =−
(dV )
V : (Pa ) … (5.3)
−1

dp

La compressibilité de l’eau χ = 4.4 × 10−10 Pa −1


Elasticité :
L’élasticité d’un fluide est l’inverse de sa compressibilité.
Le module d’élasticité des fluides (Bulk modulus of elasticity).
dp

dp 1
( )
k=−
(dV
V
) = : Pa = N / m 2
dρ χ
… (5.4)

k est donné aussi en fonction des cœfficients de viscosité de lamé par la formule :
2
k =λ+ µ … (5.5)
3

Page 68/92
k est appelé aussi coeff. de viscosité volumique ou de déformation volumétrique
L’eau avec un module k = 2.1 × 109 N / m 2 à t = 20° C est 100 fois plus compressible que
l’acier.
Relation entre k et E :
La relation entre k et le module de Young est donnée par la formule :
k 1
= … (5.6)
E 3(1 − 2ϑ )

Où ϑ : coeff de poisson
1
Pour les métaux k=E est ϑ ≈
3
3. la célérité d’onde :
dp
C2 = ⇒ k = ρC 2 … (5.7)

k 1
C= = … (5.8)
ρ ρχ
Pour l’eau C = 1490m / s

Figure (5.4) Le modèle barrage-réservoir en éléments finis

Page 69/92
Analyse modale :

• Le système en masse ajouté de westergaard

Barrage
Barrage avec masse ajouté
Type seul
Période Période Fréquence SumUX SumUY SumUZ
Text Sec Sec Cyc/sec Unit Unit Unit
Mode 01 0,138 0,1978 5,0564 0,3099 0,0000 0,0132
Mode 02 0,131 0,1842 5,4292 0,3099 0,0887 0,0132
Mode 03 0,094 0,1289 7,7595 0,3946 0,0887 0,0203
Mode 04 0,071 0,1065 9,3866 0,5460 0,0887 0,0209
Mode 05 0,070 0,1022 9,7828 0,5460 0,1038 0,0209
Mode 06 0,057 0,0835 11,9770 0,5460 0,2478 0,0209
Mode 07 0,054 0,0800 12,5050 0,5463 0,2478 0,0226
Mode 08 0,045 0,0679 14,7330 0,5463 0,6902 0,0228
Mode 09 0,045 0,0678 14,7450 0,5463 0,7139 0,0275
Mode 10 0,042 0,0642 15,5790 0,5463 0,7139 0,0277
Mode 11 0,042 0,0631 15,8420 0,5531 0,7139 0,5482
Mode 12 0,038 0,0609 16,4320 0,6565 0,7139 0,5920
Mode 13 0,038 0,0564 17,7180 0,6565 0,7179 0,5920
Mode 14 0,035 0,0533 18,7640 0,6566 0,7179 0,5928
Mode 15 0,034 0,0501 19,9510 0,6566 0,7185 0,5928
Mode 16 0,032 0,0494 20,2590 0,6566 0,7267 0,5928
Mode 17 0,032 0,0471 21,2180 0,6566 0,7267 0,5938
Mode 18 0,030 0,0452 22,1020 0,6567 0,7280 0,5938
Mode 19 0,028 0,0446 22,4460 0,6917 0,7280 0,5998
Mode 20 0,028 0,0433 23,1180 0,6941 0,7280 0,6002
Mode 21 0,027 0,0407 24,5910 0,7521 0,7280 0,6019
Mode 22 0,027 0,0405 24,7020 0,7523 0,7305 0,6019
Mode 23 0,020 0,0313 31,9130 0,9382 0,7305 0,6737
Mode 24 0,022 0,0347 28,7910 0,9382 0,9365 0,6737
Mode 25 0,018 0,0320 31,2800 0,9382 0,9365 0,9349

TABLE (5.3): Résultats de l’analyse modale du barrage avec masse ajouté de westergaard

Commentaire :

Les résultats de l’analyse modale du système en modèle de masse ajoutée de


westergaard, montrent une augmentation dans les valeurs des périodes propres qui est
due à l’augmentation de la masse.

Page 70/92
• Le système éléments finis :

1. Effet du taux de remplissage :

0H 0.25H 0.5H 0.75H H


Observations
Type Période Période Période Période Période
Mode 01 0,1380 0,1379 0,1508 0,1620 0,1754 • Pour 0.25H la
Mode 02 0,1308 0,1299 0,1484 0,1585 0,1635
période
Mode 03 0,0941 0,1263 0,1436 0,1518 0,1623
Mode 04 0,0709 0,1237 0,1403 0,1496 0,1555 fondamentale
Mode 05 0,0700 0,1208 0,1360 0,1447 0,1538 est inférieure à
Mode 06 0,0570 0,1147 0,1346 0,1442 0,1528
celle du
Mode 07 0,0540 0,1049 0,1326 0,1421 0,1500
Mode 08 0,0452 0,0989 0,1310 0,1410 0,1489 barrage vide,
Mode 09 0,0446 0,0886 0,1244 0,1378 0,1459 l’augmentation
Mode 10 0,0425 0,0835 0,1217 0,1366 0,1446 des périodes
Mode 11 0,0422 0,0806 0,1141 0,1359 0,1443
Mode 12 0,0383 0,0781 0,1125 0,1328 0,1427 n’est observée
Mode 13 0,0379 0,0760 0,1116 0,1310 0,1418 qu’à partir du
Mode 14 0,0348 0,0728 0,1106 0,1298 0,1403 3
ième
mode.
Mode 15 0,0339 0,0721 0,1104 0,1281 0,1385
Mode 16 0,0320 0,0698 0,1070 0,1263 0,1379
Mode 17 0,0319 0,0679 0,1041 0,1247 0,1365 • A partir de
Mode 18 0,0299 0,0673 0,1028 0,1235 0,1364 0.5H on
Mode 19 0,0284 0,0657 0,0983 0,1229 0,1353
observe une
Mode 20 0,0282 0,0654 0,0964 0,1227 0,1347
Mode 21 0,0273 0,0645 0,0953 0,1198 0,1340 augmentation
Mode 22 0,0270 0,0637 0,0947 0,1185 0,1335 de toutes les
Mode 23 0,0201 0,0554 0,0823 0,1083 0,1054
valeurs.
Mode 24 0,0219 0,0459 0,0641 0,0835 0,1011
Mode 25 0,0182 0,0348 0,0489 0,0656 0,0819

TABLE (5.4): Résultats de l’analyse modale du barrage avec réservoir en éléments finis pour
différents taux de remplissage

Commentaire :

Le tableau précédant répertorie les périodes de 25 modes de vibration du système


barrage-réservoir pour diverses conditions du taux de remplissage d’eau supposée
compressibles. On voit que l’interaction hydrodynamique engendre une augmentation
dans les périodes de vibration du système barrage-révervoir notamment pour les taux
supérieurs à 0.25H. On constate aussi que les valeurs des modes de vibrations
supérieurs se rapprochent de la valeur de la période fondamentale en remarquant que
plus le taux de remplissage est élevé plus le rapprochement est important.

Page 71/92
2. Effet de la position de la limite de rayonnement :

0H 1H 2H 3H 4H 5H 6H
Observations
Type Période Période Période Période Période Période Période
Mode 01 0,1380 0,1408 0,1487 0,1551 0,1598 0,1754 0,1724
Mode 02 0,1308 0,1226 0,1344 0,1441 0,1507 0,1635 0,1672 • De 0H à 5H
Mode 03 0,0941 0,1217 0,1292 0,1357 0,1430 0,1623 0,1634 on observe
Mode 04 0,0709 0,1114 0,1229 0,1329 0,1409 0,1555 0,1589 une
Mode 05 0,0700 0,1034 0,1192 0,1293 0,1398 0,1538 0,1565
Mode 06 augmentation
0,0570 0,1020 0,1122 0,1256 0,1381 0,1528 0,1548
Mode 07 0,0540 0,0995 0,1074 0,1202 0,1342 0,1500 0,1514 des valeurs
Mode 08 0,0452 0,0938 0,1072 0,1193 0,1341 0,1489 0,1505 des périodes
Mode 09 0,0446 0,0916 0,1046 0,1176 0,1302 0,1459 0,1503
propres.
Mode 10 0,0425 0,0863 0,1017 0,1147 0,1300 0,1446 0,1465
Mode 11 0,0422 0,0841 0,0988 0,1143 0,1293 0,1443 0,1459
Mode 12 0,0383 0,0831 0,0974 0,1132 0,1281 0,1427 0,1450 • A partir de 6H
Mode 13 0,0379 0,0824 0,0956 0,1115 0,1269 0,1418 0,1436
l’éloignement
Mode 14 0,0348 0,0795 0,0948 0,1114 0,1246 0,1403 0,1430
Mode 15 0,0339 0,0781 0,0938 0,1099 0,1240 0,1385 0,1429 de la limite de
Mode 16 0,0320 0,0759 0,0927 0,1091 0,1230 0,1379 0,1413 rayonnement
Mode 17 0,0319 0,0754 0,0916 0,1087 0,1217 0,1365 0,1402 n’à pas une
Mode 18 0,0299 0,0741 0,0915 0,1061 0,1204 0,1364 0,1387
Mode 19 0,0284 0,0740 0,0914 0,1056 0,1198 0,1353 0,1382 grande
Mode 20 0,0282 0,0730 0,0910 0,1049 0,1183 0,1347 0,1379 incidence sur
Mode 21 0,0273 0,0727 0,0909 0,1046 0,1173 0,1340 0,1366 ces valeurs.
Mode 22 0,0270 0,0725 0,0901 0,1044 0,1167 0,1335 0,1357
Mode 23 0,0201 0,0550 0,0608 0,0669 0,0789 0,1054 0,1150
Mode 24 0,0219 0,0551 0,0590 0,0871 0,1006 0,1011 0,1016
Mode 25 0,0182 0,0555 0,0658 0,0815 0,0816 0,0819 0,0824

TABLE (4.5): Résultats de l’analyse modale du barrage avec réservoir en éléments finis pour
différents taux de remplissage

Commentaire :

Pour pouvoir examiner l’effet de la position de la limite de rayonnement sur les


périodes propres, on la fait varier de 0H à 6H, les résultats sur le tableau _(4.5)_
montrent qu’au-delà de 5 fois la hauteur du barrage, la position de la limite n’a pas une
incidence importante sur les valeurs des périodes de vibration, on observe
immédiatement une légère diminution de la période fondamentale pour des positions
plus éloignées du parement, par contre pour les modes supérieurs, l’augmentation n’est
pas importante.

Page 72/92
3. Effet de la compressibilité de l’eau :
Masse
Barrage Masse en
seul westergaard éléments Observations
finis
Type Période Période Période
Mode 01 0,1380 0,1978 0,1754
Mode 02 0,1308 0,1842 0,1635 • La valeur de la période
Mode 03 0,0941 0,1289 0,1623 fondamentale du modèle en
Mode 04 0,0709 0,1065 0,1555
éléments fins est inférieure
Mode 05 0,0700 0,1022 0,1538
Mode 06 0,0570 0,0835 0,1528 mais proche de celle du
Mode 07 0,0540 0,0800 0,1500 modèle de la masse ajoutée
Mode 08 0,0452 0,0679 0,1489
de westergaard.
Mode 09 0,0446 0,0678 0,1459
Mode 10 0,0425 0,0642 0,1446
Mode 11 0,0422 0,0631 0,1443 • Pour le modèle de masse
Mode 12 0,0383 0,0609 0,1427
ajoutée on observe une nette
Mode 13 0,0379 0,0564 0,1418
Mode 14 0,0348 0,0533 0,1403 séparation entre les valeurs
Mode 15 0,0339 0,0501 0,1385 des périodes supérieures et
Mode 16 0,0320 0,0494 0,1379 celle de la période
Mode 17 0,0319 0,0471 0,1365
fondamentale, ce qui n’est pas
Mode 18 0,0299 0,0452 0,1364
Mode 19 0,0284 0,0446 0,1353 le cas pour le modèle en E.F
Mode 20 0,0282 0,0433 0,1347 dans lequel on observe une
Mode 21 0,0273 0,0407 0,1340
augmentation des périodes à
Mode 22 0,0270 0,0405 0,1335
ième
Mode 23 0,0201 0,0313 0,1054 partir du 3 mode.
Mode 24 0,0219 0,0347 0,1011
Mode 25 0,0182 0,0320 0,0819

TABLE (5.5): Résultats de l’analyse modale du barrage avec réservoir en éléments finis pour
différentes position de la limite de rayonnement

Commentaire :

Le tableau _(5.5)_ montre que le modèle en éléments finis du fluide compressible


fournit une valeur fondamentale inférieure, mais proche de celle fournit par le modèle
de la masse ajoutée de westergaard , par contre pour les périodes afférents au 3ième
mode et plus, on observe une nette séparation entre leurs valeurs et celle de la période
fondamentale dans le modèle de la masse ajoutée de westergaard, et qui n’est pas le
cas pour le modèle en éléments finis qui, à partir du 3ième mode, les périodes
commencent à prendre une allure ascendante par rapport à celles du modèle de
westergaard. Cette différence dans les résultats reflète l’effet de la distribution de la
masse du fluide sur le comportement dynamique du barrage.

Page 73/92
L’Interaction Fluide-Sol-Structure (IFS)
Le modèle Barrage_ Fondation en éléments finis :
Les dimensions du modèle de la fondation roche doivent être déterminé en fonction du
rapport entre le module de déformation de la roche et le module de déformation du
 E roche 
béton  .

 E béton 

E 
Pour un rapport supérieur ou égale à un  roche ≥ 1 , un maillage étendue sur la hauteur
 E béton 

du barrage dans toutes les directions (amont, aval,..) peut être suffisant.
 E 
Pour une fondation roche très flexible avec . 1 4 ≤ roche ≤ 1 2  , le modèle de la
 E béton 

fondation doit être étendu à deux fois la hauteur du barrage et inclure un nombre plus
d’éléments. La fondation est modélisée en éléments solides à 08 nœuds, le
comportement de la roche est supposé élastique linéaire.
Tous les nœuds externes doivent être fixes.

Figure (5.5) Le modèle barrage _ fondation en élément finis


Caractéristiques de la roche :
La masse volumique ϕ = 27 KN/M 3
Le coeff de poisson ϑ = 0,2
Le module d' élasticité E = 30 × 106 KN/M 2
 E roche 
 = 1 . 11 f 1 
E 
 béton 

Page 74/92
Fondation
Fondation en
rigide éléments Observations
finis
Type Période Période
Mode 01 0,1380 0.1422
Mode 02 0,1308 0.1180
Mode 03 0,0941 0.1113
Mode 04 0,0709 0.1049
Mode 05 0,0700 0.0961
Mode 06 0,0570 0.0940
• On observe une
Mode 07 0,0540 0.0909
Mode 08 0,0452 0.0887 augmentation dans les
Mode 09 0,0446 0.0858 valeurs de la période
Mode 10 0,0425 0.0832 fondamentale pour la
Mode 11 0,0422 0.0816
Mode 12 0,0383 0.0789 fondation flexible
Mode 13 0,0379 0.0776
Mode 14 0,0348 0.0763
Mode 15 0,0339 0.0758
Mode 16 • Pour les modes supérieurs
0,0320 0.0747
Mode 17 0,0319 0.0730 l’augmentation est observée
Mode 18 0,0299 0.0722 à partir du 3
ième
mode
Mode 19 0,0284 0.0719
Mode 20 0,0282 0.0712
Mode 21 0,0273 0.0708
Mode 22 0,0270 0.0699
Mode 23 0,0201 0.0600
Mode 24 0,0219 0.0602
Mode 25 0,0182 0.0587

TABLE (5.6): Résultats de l’analyse modale du barrage avec fondation en éléments finis

Commentaire :

Dans Le tableau _ (5.6) _ en constate pour le modèle avec une fondation en éléments
finis une augmentation de la période fondamentale par rapport à celui de la fondation
rigide de même pour les modes supérieurs à partir du troisième mode de vibration.
Cette augmentation et probablement du à l’augmentation de le masse.

Page 75/92
Analyse dynamique par les spectres de réponse:
• La génération des spectres de réponse

CARACTERISTIQUE DU SEISME LE SPECTRE D’ACCELERATION GENERE PAR RPA 99

Zone : 1 a(g)
Groupe d’usage : A1
Coefficient de comportement : R=1
Amortissement 5%
Facteur de qualité Q=1.35
Site : S1 Site Rocheux

T(s)

CARACTERISTIQUE DU SEISME LE SPECTRE D’ACCELERATION GENERE PAR RPA 99

Zone : 2A a(g)
Groupe d’usage : A1
Coefficient de comportement : R=1
Amortissement 5%
Facteur de qualité Q=1.35
Site : S1 Site Rocheux

T(s)

CARACTERISTIQUE DU SEISME LE SPECTRE D’ACCELERATION GENERE PAR RPA 99

Zone : 2B a(g)
Groupe d’usage : A1
Coefficient de comportement : R=1
Amortissement 5%
Facteur de qualité Q=1.35
Site : S1 Site Rocheux

T(s)

Page 76/92
CARACTERISTIQUE DU SEISME LE SPECTRE D’ACCELERATION GENERE PAR RPA 99

Zone : 3 a(g)
Groupe d’usage : A1
Coefficient de comportement : R=1
Amortissement 5%
Facteur de qualité Q=1.35
Site : S1 Site Rocheux

T(s)

LE SPECTRE D’ACCELERATION GENERE PAR


ST1 KADDARA SEISMOSIGNAL
SEISME DE BOUMERDES DU 21/05/03 1 000

900 Damp. 5.0%


ACCELEROGRAMMES CORRIGE ET FILTRE PAR
Response Acceleration [cm/sec2]

800
SEISMOSIGNAL
700
Acceleration [cm/sec2]

600
200
500
0 400

-200 300

200
0 10 20 30 40 50 100
Time [sec]
0
0 1 2 3 4
Period [sec]
Accélération Max: 343.4566 cm/sec2 à t=15.19s

ST1 CHENOUA LE SPECTRE D’ACCELERATION GENERE PAR


SEISME DE………. SEISMOSIGNAL
550
ACCELEROGRAMMES CORRIGE ET FILTRE PAR Damp. 5.0%
500
SEISMOSIGNAL
Res pons e Ac c eleration [c m/s ec 2]

450
Acceleration [cm/sec2]

300 400
200 350
100
300
0
-100 250
-200 200
150
0 10 20 30 40
Time [sec] 100

Accélération Max: 294.8745cm/sec2 at time t=10.8s 50

0
0 1 2 3 4
Period [sec]

Page 77/92
ST1 CIRTA LES SPECTRES D’ACCELERATION GENERE PAR
SEISME DE…………….. SEISMOSIGNAL
180
ACCELEROGRAMMES CORRIGE ET FILTRE PAR
160 Damp. 5.0%
SEISMOSIGNAL

Response Acceleration [cm/sec2]


140
COMP 1
120
Acceleration [cm/sec2]

50 100

80
0
60
-50
40

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 20


Time [sec]
0
0 1 2 3 4
Period [sec]
Accélération Max: 83.5820cm/sec2 at time t=0.41s

COMP 2
130
Acceleration [cm/sec2]

120
Damp. 5.0%
110
R es pons e Ac c eleration [c m /s ec 2]

40
100
20
90
0 80
-20 70
60
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
50
Time [sec]
40
30
Accélération Max: 55.1483cm/sec2 à t=0.41s 20
10
0
0 1 2 3 4
Period [sec]

160
COMP3 150 Damp. 5.0%
140
Acceleration [cm/sec2]

R es pons e Ac c eleration [c m /s ec 2]

130
120
50
110
100
0 90
80
-50 70
60
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
50
Time [sec]
40
30
20
Accélération Max: 76.1755cm/sec2 à t=0.44s 10
0
0 1 2 3 4
Period [sec]

Page 78/92
ST1 DAR EL BEIDA LES SPECTRES D’ACCELERATION GENERE PAR
SEISME DE BOUMERDES DU 21/05/03 SEISMOSIGNAL

COMP 1
1 600
1 500 Damp. 5.0%
ACCELEROGRAMMES CORRIGE ET FILTRE PAR 1 400

R e s p o n s e A c c e le ra tio n [c m /s e c 2 ]
SEISMOSIGNAL 1 300
1 200
Acceleration [cm/sec2]

400 1 100
200 1 000
900
0
800
-200 700
-400 600
500
0 2 4 6 8 10 12 400
Time [sec] 300
200
Accélération Max: 482.3884cm/sec2 à t=3.67s 100
0
0 1 2 3 4
Period [sec]

COMP 2
Acceleration [cm/sec2]

100 450
50
400 Damp. 5.0%
0
R es pons e Ac c eleration [c m /s ec 2]

-50 350
-100
300

0 2 4 6 8 10 12 14 250
Time [sec]
200
Accélération Max: 136.5741cm/sec2 at time t=4.13s
150

100

50

0
0 1 2 3 4
Period [sec]

COMP 3
Acceleration [cm/sec2]

200 1 600
1 500 Damp. 5.0%
0 1 400
Res pons e Ac c eleration [c m/s ec 2]

-200 1 300
1 200
-400 1 100
1 000
0 2 4 6 8 10 12 14 900
Time [sec] 800
700
600
Accélération Max: 483.6287cm/sec2 à t=3.87s 500
400
300
200
100
0
0 1 2 3 4
Period [sec]

Page 79/92
LE SPECTRE D’ACCELERATION GENERE PAR
ST1 HUSSEIN-DEY SEISMOSIGNAL
SEISME DE BOUMERDES DU 21/05/03 750
700
Damp. 5.0%
ACCELEROGRAMMES CORRIGE ET FILTRE PAR 650

R es pons e Ac c eleration [c m /s ec 2]
SEISMOSIGNAL 600
550
COMP 1 500
450
Acceleration [cm/sec2]

400
200 350
100 300
0 250
-100 200
-200 150
0 2 4 6 8 10 100
Time [sec] 50
0
Accélération Max: 257.7075cm/sec2 à t=3.48s 0 1 2 3 4
Period [sec]

COMP 2 240
Damp. 5.0%
220
Res pons e Acc eleration [cm/s ec 2]

200
Acceleration [cm/sec2]

180
50
160

0 140
120
-50
100

0 2 4 6 8 10 80
Time [sec] 60

Accélération Max: 69.9911cm/sec2 à t=3.56s 40


20
0
0 1 2 3 4
Period [sec]

800
750 Damp. 5.0%
COMP 3
700
Response Acceleration [cm/sec2]
Acceleration [cm/sec2]

650
600
100 550
0 500
450
-100 400
-200 350
300
0 2 4 6 8 10 250
Time [sec] 200
Accélération Max: 199.7602 cm/sec2 à t=3.77s 150
100
50
0
0 1 2 3 4
Period [sec]

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• Les résultats de l’analyse dynamique par la superposition modale des
spectres de réponse :

1. Spectre Algérien RPA99/Z1


AMONT AVAL

σ 11 max = 822.335 KN / m ² σ 11 min = 0.591KN / m ²

σ 22 max = 1842.322 KN / m ² σ 22 min = 0.676 KN / m ²

σ 33 max = 800.181KN / m ² σ 33 min = 1.183KN / m ²

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Commentaire :

Les diagrammes présentés indiquent les contraintes enveloppe maximales de traction


et de compression sur les deux faces du barrage (Amont et Aval) sous la condition de
charge sismique.
A partir de ces diagrammes on peut identifier les régions de plus grandes contraintes et
localiser les points des contraintes critiques
Sur le diagramme des contraintes sur la voûte σ 11 que toute la voûte est en états de
traction la zone de plus grande contraintes est identifier comme celle située entre le
centre et la rive du barrage.
Pour les contraintes σ 22 on constate que la région des plus grande contraintes est
toujours entre le centre et la rive, on remarque aussi que ces contraintes dépassent
largement les contraintes dans la voûte
Les plus grandes contraintes de traction σ 33 se situent à la base du barrage.
On constate que toutes les contraintes sont inférieures à la contrainte admissible donc
dans ce cas de chargement on peut conclure qu’on n’a pas des points de contraintes
critiques ou des fissures peuvent apparaître.
Etant donné que le barrage de Foum el Gherza, cas de notre étude, se situe à la région
de Biskra (Zone sismique 1) on peut conclure qu’il peut résister à un choc sismique.

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Combinaison de charges :
Les combinaisons de charges sont
COMB1=Charges statique+ Dynamique (ALG_RPA99_Z3)

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COMB2=Charges statique+ Dynamique (Dar el beida )

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Commentaire :

σ 11 σ 22 σ 33
Max Min Max Min Max Min
ALG_RPA99/Z1
FONDATION RIGIDE_ AVEC 822 1 1842 1 800 1
INTERACTION FLUIDES STRUCTURE
ZONE I
ALG_RPA99/Z1
AVEC INTERACTION FLUIDE – SOL- 2014 1 1898 1 846 1
STRCUTURE – (IFSS)
ZONE IIA ALG_RPA99/Z2A 1372 1 3072 1 1333 2
FONDATION RIGIDE_
AVEC INTERACTION CIRTA (03 COMP) 383 1 0.591 0.002 0307 1
FLUIDES STRUCTURE
ZONE IIB ALG_RPA99/Z2B 1648 1 3.690 0.001 1601 2
FONDATION RIGIDE_
AVEC INTERACTION KEDDARA 1004 1 2057 1 881 2
FLUIDES STRUCTURE
ALG_RPA99/Z3
ZONE III
2193 2 4911 2 2131 3
FONDATION RIGIDE_ DAR EL BEIDA (03 COMP) 1935 6 4097 7 1829 7
AVEC INTERACTION
FLUIDES STRUCTURE HUSSEIN DEY (03 COMP) 931 3 2056 4 1025 4
CHENOUA (01 COMPO) 625 0 1401 1 608 1
STATIQUE COMB 01 2258 -222 4545 -228 1525 -851
+DYNAMIQUE
FONDATION RIGIDE_
AVEC INTERACTION
COMB 02 1996 -139 3732 -143 1478 -511
FLUIDES STRUCTURE

TABLE (07): Résultats de l’analyse dynamique par la superposition modale des spectres de
2
réponse (les contraintes dans la voûte en kn/m )

Commentaire :

En comparant les contraintes Max obtenues en utilisant les spectres de réponses de


réponse généré a partir d’accélérogrammes et ceux du obtenues du règlement
parasismique algérien de en respectent le zonage, on remarque que les résultats
obtenue a partir de séisme réelle ne dépassent pas les résultats obtenues pour les
spectres du règlement
On peut conclure que les spectres du règlement sont fiables et leur marge sécuritaire
est toujours importante par rapport au séisme réel donc le respect de ces exigences
reste toujours un moyen important peut atténuer les dégâts.

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CHAPITRE [06]

CONCLUSION ET PERSPECTIVES

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Conclusion et Perspectives :
Récapitulation des résultats :

1. Les résultats de l’analyse modale du système en modèle de masse ajoutée de


westergaard, montrent une augmentation dans les valeurs des périodes propres
qui est due à l’augmentation de la masse.

2. Pour les taux supérieurs à 0.25H l’interaction hydrodynamique engendre une


augmentation dans les périodes de vibration du système barrage-réservoir.

3. Au-delà de 5 fois la hauteur du barrage, la position de la limite de rayonnement


n’a pas une incidence importante sur les valeurs des périodes de vibration, on
observe immédiatement une légère diminution de la période fondamentale pour
des positions plus éloignées du parement, par contre pour les modes supérieurs,
l’augmentation n’est pas importante

4. Le modèle en éléments finis du fluide compressible fournit une valeur


fondamentale inférieure, mais proche de celle fournit par le modèle de la masse
ajoutée de westergaard , par contre pour les périodes afférents au 3ième mode et
plus, on observe une nette séparation entre leurs valeurs et celle de la période
fondamentale dans le modèle de la masse ajoutée de westergaard, et qui n’est
pas le cas pour le modèle en éléments finis qui, à partir du 3ième mode, les
périodes commencent à prendre une allure ascendante par rapport à celles du
modèle de westergaard. Cette différence dans les résultats reflète l’effet de la
distribution de la masse du fluide sur le comportement dynamique du barrage.

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5. Pour le modèle avec une fondation en éléments finis en constate une
augmentation de la période fondamentale par rapport à celui de la fondation
rigide de même pour les modes supérieurs à partir du troisième mode de
vibration. Cette augmentation et probablement du à l’augmentation de le
masse.

6. Sur le diagramme des contraintes sur la voûte σ 11 que toute la voûte est en
états de traction la zone de plus grande contraintes est identifier comme celle
située entre le centre et la rive du barrage.

7. Pour les contraintes σ 22 on constate que la région des plus grande contraintes
est toujours entre le centre et la rive, on remarque aussi que ces contraintes
dépassent largement les contraintes dans la voûte

8. Les contraintes σ 33 les plus grandes contraintes de traction se situent à la base


du barrage.

9. On constate que toutes les contraintes sont inférieures à la contrainte


admissible donc dans ce cas de chargement on peut conclure qu’on n’a pas des
points de contraintes critiques ou des fissures peuvent apparaître.
10. Etant donné que le barrage de Foum el Gherza, cas de notre étude, se
situe à la région de Biskra (Zone sismique 1) on peut conclure qu’il peut
résister à un choc sismique

11. on remarque que les résultats obtenue a partir de séisme réelle ne


dépassent pas les résultats obtenues pour les spectres du règlement, on peut
conclure que les spectres du règlement sont fiable et leur utilisation leur marge
sécuritaire et toujours importante par rapport au séismes vécus donc le respect
de ces exigence reste toujours un moyen important peut atténuer les dégâts.

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Propositions pour de futurs travaux :
Dans une perspective d’amélioration nous proposons :
• D’étendre l’étude dans le domaine non linéaire.
• D’utiliser des modèles d’interaction fluide structure plus sophistiqués.
• De prendre en considération d’autres conditions aux limites plus spécifiques

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Références bibliographiques:
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