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Université Abderrahmane Mira de

Bejaia
Faculté des Sciences Economiques,Commerciales et des sciences de
Gestion
Département des Sciences Economiques

En vue de l’obtention
’obtention du diplôme de Master en Sciences Economique
Economiques

Option : Monnaie, Banque et Environnement international

Thème

Le Financement des PME en Algérie


Cas de la BNA,
BNA Agence N° :356de Bejaia

Réalisé par : Encadré par :

• BAKOUR Nesrine MrHAMMICHE


MICHE Azzed
Azzedine
• RABIA Salma

Les membres de jury :

Président : HACHEMAOUI Bahidj

Examinateur : YESSAD Nassim

Promotion 2016-2017
Un grand merci à notre dieu le tous puissant, pour nous avoir
guidé dans la bonne voie,Dieu est grand
Tout d’abord, Nous tenons à exprimer un profond remerciement à
notre promoteurMr HAMMICHE d’avoir accepté de nous encadré et
pour l’aide précieux, le suivi et l’intérêt qu’il nous a apporté durant
l’encadrement.
Nous adressons tous nos remerciements les plus chaleureux au
directeur de la banque BNA, Mr KHOUFACHE, etle directeuradjoint
MrMEKHLOUFIpour leur disponibilité par leur assistance
etMmeRABAHI, notre encadreuse durant le stage pratique pour son
précieux apport.
Nous nous acquittons, volontiers d'un devoir de gratitude et de
remerciement à tous nos enseignants pour les enseignements qu'ils ont
bien voulu nous donner durant notre cursus. Ils ont fait de leurs
mieux afin de nous fournir un enseignement efficient et nous espérons
que nos conduites et notre apprentissage ont laissé une bonne
impression auprès du personnel de la Banque BNA « agence 356 ».
Nous ne manquerons pas de remercier tous les collègues et amis
notamment la promotion 2016-2017 pour les ans passés ensemble et
nos plus sincères remerciements son adressés à tous ce qui ont
contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce travail
particulièrementMrKANDI Nabil, et MmeFARRAH, nous leur
exprimons notre profonde gratitude.
Je dédie ce Modest travail …

A l’homme de ma vie, mon exemple éternel, mon soutien moral et source de joie
et de bonheur, celui qui s’est toujours sacrifié pour me voir réussir, tu as su
m’inculquer le sens de la responsabilité, de l’optimisme et de la confiance en soi
face aux difficultés de la vie, que dieu le tout puissant te préserve, t’accorde
santé, bonheur et te protège de tout mal, a toi mon papa

A la lumière de mes jours, la source de mes efforts, la flamme de Mon cœur, ma


vie et mon bonheur, Tu a fait plus qu’une mère puisse faire pour que ses enfants
suivent le bon chemin dans leur vie et leurs études, aucune dédicace ne saurait
êtres assez éloquente pour exprimer ce que tu mérites pour tous les sacrifices que
tu n’as cessé de me donner depuis ma naissance, durant mon enfance et même à
l’âge adulte, que dieu le tout puissant te préserve, t’accorde santé, bonheur et te
protège de tout mal, a toi maman

En témoignage de l’attachement, de l’amour et de l’affection que je porte pour


vous, à mes sœurs : Houa et Chaima ; à mon frère ; Badredine

Quand je t’ai connu, j’ai trouvé l’homme de ma vie, mon âme sœur et la lumière
de mon chemin, ton encouragement, ton soutien et tes conseils étaient la bouffée
d’oxygène qui me ressourçait dans les moments difficiles, merci d’être toujours à
mes cotés, que dieu réunisse nos chemins pour un long commun serein, a toi
Azzedine

A tous les membres de ma famille, petits et grands, qui m’ont toujours aidé et
encouragé, qui étaient toujours à mes cotés, et qui m’ont accompagnaient durant
mon chemin d’études supérieures, mes aimables ami, collègues d’études

A toutes les familles : RABIA,LOUIBA etABDELFATTAH

A tous ceux qui, par un mot, m’ont donné la force de continuer.

Salma
Je dédie ce Modest travail …

À mes parents, à qui je dois tout et en qui j’ai mon inspiration. L’avenir de vos
enfants a été au centre de vos préoccupations, votre soutien et vos sages conseils
en sont de belles preuves. Puisse Dieu vous combler d’une santé de fer et vous
donner l’occasion de bénéficier du fruit de mon travail.
À mes frères Sofiane et Zahir, pour notre complicité inaltérable et vitale.
À mes sœurs Sonia et fatima, pour notre complicité et les liens forts qui nous
unissent.
À ma nièce "la petite frimousse" Inès.
À mes grands-parents.
À tous mes amis, je ne citerai personne de peur d’en oublier.
À l’entourage de ma vie d’élève et d’étudiante, pour l’amitié qui a accompagné
ces bonnes années.

Nesrine
Sommaire
SOMMAIRE
Liste des tableaux.

Liste des schémas.

Introduction générale…………………………………………………..………1

CHAPITRE I : Notions générales sur les banques, les crédits et les PME.... 4

1. Notions et concepts relatifs aux banques et les crédits.......................... 4


2. Les risques bancaires et les moyens de prévention..............................19
3. La PME et son financement..................................................................25

CHAPITRE II : le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et


modalité d’octroi d’un crédit d’investissement .............................................. 34

1. Evolution des PME Algériennes...........................................................34


2. les PME algérienne ...............................................................................42

3. modalités et conditions d’octroi d’un crédit d’investissement ............. 55

CHAPITRE III : Etude pratique d’un crédit d’investissement .................. 70

1. Présentation de la BNA.........................................................................70
2. Présentation et étude de la viabilité du projet.......................................78
3. Etude de la rentabilité du projet ...........................................................82

Conclusion générale …………………………………………………………..99

Bibliographie.

Liste des abréviations.

Table des matières.

Annexes.
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale

Les PME font, depuis quelques années, l’objet d’une attention croissante de la part tant des
pouvoirs publics que des économistes. Elles incarnent le tissu productif du pays en véhiculant du
savoir-faire et de l’innovation pour les fins de la création de l’emploi et de soutenir de la croissance.
Cependant comme tout agent économique, elles sont soumises à la contrainte de financement
affectant leurs capacités productives, elles pourraient donc être plus performantes et compétitive si
elles parvenaient à trouver les moyens de financement ainsi qu’un environnement propice à leurs
développements.

Quant à leurs incidence et apports sur la croissance, les PME jouent un rôle fondamental dans
le processus de développement économique, social et régional par leurs caractéristiques
essentielles axées sur la flexibilité de leur structure, leur capacité à s’adapter aux pressions
multiformes de l’environnement économique et leur aptitude à assurer une intégration économique.
La définition suscitée nous suggère que les PME sont et seront de plus en plus au centre des
politiques industrielles et de préoccupations des autorités publiques soucieuses d’assurer la
croissance économique et d’encourager l’emploi.

En Algérie, Les PME constituent des structures économiques, financières et


organisationnelles fragiles laissant suggérer que les efforts de leurs promotions, entrepris par l’Etat
depuis le début des années 90, n’ont pas encore abouti à un changement significatif de ces
entreprises. Inévitablement, la plupart des entreprises, notamment les PME sont confrontées à
d’énormes difficultés telles que le manque de capital pour renforcer et rénover l’équipement, et
améliorer la productivité et la compétitivité.

Parmi les divers obstacles que rencontrent les PME algériennes, la problématique de
financement constitue une préoccupation majeure. En effet, pour passer l’handicape de
l’autofinancement, ces entreprises font appel aux ressources externes, en l’occurrence, les marchés
financiers « la finance direct » et les crédits bancaires dans un cadre de financement intermédiaire. il
est de bon aloi de mettre en exergue l’apport de ce dernier mode de financement relativement au
développement du marché financier algérien.

1
Introduction générale

Or, pour accéder au marché des crédits, les PME doivent respecter les procédures exigées par
les banques qui représentent leur principale source de financement externe. Malgré les mécanismes
d’incitations mis en place par l’État, l’accès des PME au financement bancaire reste difficile.

La problématique de notre travail de recherche se résume dans la question centrale suivante :


« Quelle est la procédure à suivre par les PME pour l’octroi d’un crédit d’investissement par la
banque ? »

Outre cette question centrale, d’autres questions secondaires méritent réflexion à savoir :

• Pourquoi le financement bancaire est-il une clé de la croissance des PME ?


• De quelle manière la relation entre la banque et la PME influence-t-elle l’accès au
crédit ?
• Quelles sont les difficultés et contraintes rencontrées par les PME et les banques pour
les procédures de financement ?

Afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, nous formulons les hypothèses
suivantes qui pourraient nous servir de fils conducteurs :

 H1 : La taille des PME ne leur permet pas un autofinancement. De ce fait, elles sont obligées
souvent, de se tourner vers des sources de financement externes, notamment les banques.

 H2 : Le financement des PME fait apparaitre régulièrement deux difficultés : les PME
manquent de fonds propres et présentent ainsi un risque financier supérieur à celui des
grandes entreprises pour les banques. le financement destiné aux PME pose, surtout dans le
cas des petites entreprises et pour des crédits à moyen et à long terme, un problème de
garantie.

Pour mener à bien notre travail de recherche, nous avons opté pour la démarche
méthodologique suivante : en premier lieu nous avons réalisé une recherche documentaire et
bibliographique relative à ce thème dans de différentes bibliothèques, ensuite en fonction des
données collectées à partir du stage pratique que nous avons mené auprès de la Banque Nationale

2
Introduction générale

d’Algérie (BNA) : agence N°356, nous avons tenté d’expliquer comment se déroule le processus de
financement et l’analyse du traitement des dossiers de crédit. Enfin, nous avons réalisé un entretien
avec le directeur de la banque afin d’avoir plus d’information quant à la perception de cette opération
de financement des PME par les responsables des institutions financières en Algérie.

De ce fait, notre travail sera composé de trois chapitres où le premier comportera des notions
générales sur les banques, les crédits et les PME. Ce chapitre est répartit en trois grands titres à
savoir : le premier titre est relative aux Notions et concepts relatif aux banques et les crédits, le
deuxième titre est la présentation des risques de crédit et les moyens de prévention et le troisième
s’intitule : la PME et son financement.

Le deuxième chapitre inclut le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalité
d’octroi de crédit d’investissement. Ce chapitre est partagé en trois grands titres à savoir : le premier
titre est relative à la PME en Algérie, le deuxième titre traitera le financement de PME algérienne, et
le troisième titre sera consacré aux modalités et les conditions d’octroi un crédit.

Le cas pratique qui est le troisième chapitre c’est l’étude d’un crédit d’investissement : Cas de
la BNA de Bejaia Agence N 356 Ce cas pratique est divisé en trois grands titres à savoir : le premier
titre correspond à la présentation de l’organisme d’accueil, le deuxième titre désigne le montage et
étude d’un dossier de crédit d’investissement et le troisième titre l’analyse de la rentabilité et la mise
en place du crédit d’investissement.

3
CHAPITRE I :
Notions générales sur
les banques, les crédits
et les PME
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

Chapitre I : notions générales sur les banques, les crédits et les PME

Introduction

L’entreprise qui est un ensemble de moyens humains et matériels doit investir, soit dans la
production, soit pour la création de son propre projet, mais cet investissement nécessite des sommes
importantes qui ne peuvent être assurées par son autofinancement, alors elle fait appel à des
ressources externes , pour lui fournir des capitaux et des ressources financières sous forme de crédit
entre la banque et l’entreprise pour mieux sécuriser le capital d’investissement sous forme de
transaction.

À cet effet, nous nous intéresserons dans ce chapitre à aborder de manière générale, quelques
notions sur la banque, le crédit et la PME.

1. Notions et concepts relatifs aux banques et les crédits

Les banques exercent depuis des siècles un rôle important dans l’économie d’un pays, sont
des firmes spécialisées dans la production de liquidité, font profession habituelle de recevoir des
fonds sous forme de chèques, par virements et qu’elles emploient pour leur compte ou pour celui
d’autrui en opération de crédit ou de placement. Ce titre présente les notions de la banque et le
crédit.

1.1. Présentation générale de la banque

La banque constitue une partie importante dans la réalisation de projet par les moyens
financiers.

1.1.1. Définition de la banque

« La banque est une entreprise qui reçoit les fonds du public, sous forme de dépôts ou
d’épargne, elle réemploie l’argent des déposants en distribuant des crédits et en effectuant diverses
opérations financières. Elle gère et met à la disposition de ses clients des moyens de paiement
(chèque, carte bancaire, virement…), sert aussi d’intermédiaire sur les marchés financiers, entre les
émetteurs d’actions et d’obligations (entreprise, État, collectivités locales) et les investisseurs
(épargnants, fonds communs de placement, caisses de retraite, compagnies d’assurances), elle crée

4
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

de la monnaie par les crédits qu’elle octroie, et en achetant ceux que s’accordent entre eux les
agents non financiers (traites, effets de commerce…).»1

 Définition juridique

Dans une définition plus juridique, les banques sont des personnes morales qui effectuent à
titre de progression habituelle et principalement des opérations de banque telles que définies par la
loi et qui sont soumises aux dispositions législatives et réglementaires correspondantes2.

En France, l’article L311-1 code monétaire et financier donne la définition suivante les
opérations de banque comprennent la réception de fond des publics les opérations de crédit, ainsi
que la mise a la disposition de la clientèle ou la gestion de moyens de paiement.

1.1.2. Les différents types de banque

Il existe différents types de banques, on distingue3 :

a. Les banques de dépôt

Appelées encore banques commerciales ou banques de détail, recueillent les ressources


monétaires de leurs clients pour les prêter à d'autres clients (ménages, PME...) qui en ont besoin
pour financer leurs activités économiques (achat de biens de consommation, achat de logement,
paiement des fournisseurs ou des salariés, achat de biens d'équipement...).

b. Une banque d'affaires

Est une banque qui a un rôle d'intermédiaire dans les opérations financières, introduction en
bourse, augmentation de capital, placement d'emprunt, opération de fusion-acquisition..... C’est une
banque qui ne prête quasiment pas. Elle a donc des besoins en capitaux propres plus réduits que les
banques commerciales. Par contre, il peut lui arriver de prendre des participations minoritaires ou
majoritaires dans des affaires industrielles ou commerciales afin de les aider à se développer et à
réaliser à terme une plus-value en recédant cette participation.

1
Dictionnaire de l’économie [Sous la direction de BEZBAKH Pierre et GHERARDI Sophie], larousse2011, pp117-118.
2
Articles 110 à 113 de la loi n° 90-10 du avril 1990 relative à la monnaie et au crédit, disponible sur:
http://lexalgeria.free.fr/monnaie.htm.
3
FREU Jean-François, «le rôle des banques dans l’économie», Synthèse du cours, p1, In :
http://www.sesmassena.sharepoint.com, consulté le 20/02/2017.

5
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

c. La banque de financement et d'investissement

Apporte des services sophistiqués à de grandes entreprises dans une logique d'un sur mesure
partiel ou total. Elle offre entre autres des services liés à l'accès aux marchés actions /
obligataire/taux (émission, transaction, couverture..), aux conseils en fusions et acquisitions, à
l'accès aux financements bancaires plus ou moins complexes...

d. La banque privée

Est une banque qui se spécialise dans la gestion de fortune ou de patrimoine de clients
fortunés à qui des produits et des services spécifiques sont proposés : déclaration d'impôt, accès à
des hedge funds (fonds spéculatifs) ou fonds de Privat equity (fonds d'investissement), conseils
patrimoniaux, conseils pour l'achat d'œuvre d'art, architecture du patrimoine personnel, organisation
des successions, etc. Selon les banques, le minimum d'actifs financiers liquides détenus permettant
d'obtenir des services de banque privée.

e. La banque généraliste

C’est un établissement de crédit qui traite l’ensemble des opérations avec une clientèle
diversifiée. Elle est universelle et présente sur tous les segments du marché, elle dispose d’un réseau
de guichet lui permettant de collecter des ressources d’une façon domestique ou internationale, de la
part des particuliers ou des entreprises, en utilisant tous les types de financement et de prestation de
services.
f. La banque spécialiste

Une banque spécialiste est un établissement de crédit qui se caractérise par sa présence sur
un segment du marché, qui peut être un type de clientèle telle que les PME, particulières
fortunées…, un produit (crédit au logement …) ou une aire géographique (banque locale)et qui
selon le cas, dispose d’un réseau de guichet ou pas.

1.1.3. Le rôle de la banque

Les intermédiaires financiers, et plus particulièrement les banques, remplissent des rôles
irremplaçables dans l’allocation des ressources, elle offre à ses clients la sécurité contre le risque de

6
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

perte ou de vol comme elle joue le rôle d’informateur et de conseille, on peut identifier le rôle de la
banque dans ce qui suit4 :

a. La banque traite de l’information

Les banques et leurs clients, particuliers et entreprise, entretiennent des relations de long
terme ce qui signifie que la relation banque-client est une relation durable. En effet les deux parties
ont tout intérêt la stabilité de cette relation, car autre raison évidente des commodités, crédits
signifie confiance et cette confiance ne peut se manifester qu’à l’issue d’une longue période de
contrats fréquents.

De ce fait, les banques accumulent sur leurs clients, déposants et emprunteurs, des
informations dites prisées, qu’elles sont les seuls à détenir, par exemple, les incidents de paiement,
les besoins de financement, la compétence des dirigeants d’une entreprise.

Les banques ne divulguent pas ces informations, elles les conservent pour elle-même et les
utilisent pour affirmer leur connaissance des clients et pour leur vendre les produits dont ils besoins.
Nous observerons que les clients sont avertis de la non-divulgation des informations les concernant
pour les incite à révéler à leurs banquiers toutes les données utiles à la bonne marche de leurs
relations.

Avant qu’une banque accorde un crédit à un client, l’opération doit être analysée comme
une signalisation à distinction des tiers, banquiers estime que l’emprunteur est «un bon risque», la
réputation de l’emprunteur est confortée.

b. La banque et l’assurance de liquidité

Les contrats de dépôts comme ceux de crédit fournissent aux clients une assurance de
liquidité5.

• Les dépôts bancaires : les ménages font preuve d’une préférence pour la liquidité et d’une
aversion plus ou moins manifeste pour le risque. Le dépôt bancaire est un actif parfaitement
liquide. Divisible en unités de faible montant, il est accepté par tous comme moyen de
paiement d’autant plus que lui sont associés des modes de transfert commodes comme le
chèque, le virement ou le paiement par carte bancaire.des systèmes de compensation

4
COUSSERGUES S, BOURDEAUX G, «gestion de la banque», 7éme édition, Ed. DUNOD, Paris, 2013, pp.6-8.
5
Idem, pp7-8.

7
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

assurent la transférabilité entre banques des dépôts collectés. Enfin, ces actifs présentent un
risque en capital faible ne se manifestant qu’en cas de faillite de l’établissement de crédit.
• Les crédits bancaires : le contrat de crédit garantit à l’emprunteur une fourniture immédiate
de liquidités pour engager sans délai des dépenses.
Ainsi, c’est l’imperfection des marchés qui explique l’existence d’intermédiaires financiers
et la spécificité de l’un d’eux, la banque, qui réduit les couts et l’incertitude en transformant
de l’information et des risques en liquidités.

1.1.4. Les activités de la banque

Les fonctions de la banque dans toutes leurs formes sont relativement les mêmes et se
présentent comme suit6 :

 La collecte de ressource ;
 La distribution de crédit ;
 Les opérations financières ;
 Les opérations de trésorerie ;

a. La collecte de ressource

Elle s’opère généralement grâce :

- Aux dépôts dans les comptes des particuliers et des entreprises sans rémunérations.
- Aux dépôts dans les comptes des particuliers et des entreprises avec rémunérations.
- Aux dépôts à terme des bons de caisse avec rémunérations.
- Aux souscriptions des bons de caisse avec rémunérations.

Sachant que la durée de détention des ressources au niveau de la banque variée, soit à vue,
soit à terme la banque les adapte à des emplois correspondants, pour les dépôts à terme, elle doit les
restituer à terme (en échéance) en plus de leurs rémunérations. Quant aux dépôts à vue, la banque
est tenue de les restituer après avoir assuré la garde des présentations du déposant.

b. La distribution des crédits.

La loi N°86/12 du 19/08/1986, définit le crédit comme «tout acte par lequel un établissement
habilité à ces effets, met ou promet de mettre temporairement et à titre onéreux des fonds à la

6
HANI. L; HADDAD. S ; HAMLAT. M, Mémoire fin d’étude : étude et analyse d’un crédit d’investissement, université
Abderrahmane mira de Bejaia, promotion 2012-2013, pp 5-7.

8
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

disposition d’une personne morale au physique au contracte pour le compte de celle-ci un


engagement par signature»7.

L’opération des crédits par signature se reconnait à la réunion de trois éléments :

‐Une avance en monnaie ;

‐Une rémunération du créditeur ;

‐La restitution du fonds prêté. Et le crédit prend trois formes :

- Crédit d’exploitation ;
- Crédit d’investissement ;
- Crédit par signature.

c. Les opérations financières

La banque intervient souvent pour conclure des opérations financières :

‐Soit pour le compte de ces clients moyennant une rémunération qui est matérialisée par des
commissions sur l’opération elle-même.

‐Soit pour son compte.

En général, il est recensé les opérations financières suivantes :

‐l’émission d’obligations et leurs négociations.

‐L’émission d’actions et leurs négociations.

‐Les opérations de change entre les différentes devises.

‐Les opérations de placements.

‐La gestion et le suivi d’un portefeuille de la valeur pour le compte de sa clientèle et/ou pour son
propre compte.

d. Les opérations de trésorerie.

L’activité de la banque est basée sur la monnaie dont les mouvements sont de différents
sens, C’est pour ces raisons que la notion de trésorerie est fondamentale dans son activité et sa
7
La loi n°86/12 du 19/08/1986 relative au régime des banques et du crédit.

9
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

gestion. Ainsi elle se trouve sollicitée par ces clients pour le recouvrement de valeur au niveau
naturel et international :

Matérialiser par des recettes ou de compensation de recette, lorsqu’il s’agit d’opérations


portant sur des valeurs négociables au niveau de la même banque, de compensation lorsqu’il, s’agit
d’opérations portant sur les valeurs négociables entre différentes banques nationales et
internationales. Afin de prendre les opérations de trésorerie au sens large, il faut inclure les
opérations effectuées par la banque au niveau des marchés monétaires en tant qu’offreurs ou
demandeurs de fonds.

1.2. Présentation générale des crédits

Le crédit joue un rôle considérable, il permet les échanges, stimule la production, amplifie le
développement et enfin crée de la monnaie.

1.2.1. Définition du crédit


« Le crédit est un acte de confiance comportant l’échange de deux prestations dissociées dans
le temps, biens ou moyens de paiement contre promesse ou perspective de paiement ou de
remboursement. »8.

Un crédit est un accord de prêt entre un prêteur individuel et emprunteur individuel.

 Définition juridique du crédit

Le crédit est défini par l’article 68 de l’ordonnance n° 03-11 du 26 août 2003 relative à la
monnaie et au crédit comme étant « … tout acte à titre onéreux par lequel une personne met ou
promet de mettre des fonds à la disposition d’une autre personne ou prend, dans l’intérêt de celle-ci,
un engagement par signature tel qu’un aval, un cautionnement ou une garantie.

Sont assimilés à des opérations de crédits les opérations de location assorties d’options d’achat
notamment le crédit-bail »9.

8
BOUKROUS. DJ, « les circuits de financement des PME en Algérie », mémoire de magistère en science économique,
université d’Oran, 2007, pp152-157.
9
L’article 68 de l’ordonnance n° 03-11 du 26 aout 2003 relative à la monnaie et au crédit.

10
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

1.2.2. Les caractéristiques du crédit


La confiance, la durée, le risque et la rémunération sont des éléments qui caractérisent le
crédit10.

a. La confiance

Le droit du crédit est celui de la confiance. Il a objet les institutions qui permettent au
créancier de faire confiance au débiteur, parce qu’elles lui donnent l’assurance qu’il sera payé à
l’échéance. Cette confiance repose sur une appréciation des besoins. Un besoin légitime,
économiquement justifié, est le facteur primordial qui garantit l’achèvement correct d’une opération.

b. La durée

Il n’ya pas du crédit s’il n’ya pas une certaine durée. On parle de crédit à court terme lorsque
la durée est inférieure à un an, de crédit à moyen terme lorsqu’elle est comprise entre 1 et 7 ans et de
crédit à long terme lorsque la durée est supérieure à 7 ans.

c. Le risque

La confiance n’a pas de sens que dans une situation de risque potentiel. Les risques pour le
banquier sont les suivants : le risque de non-remboursement ; le risque de liquidité ; le risque de taux
d’intérêt et le risque de change.

d. La rémunération et les conditions financières du crédit

Il s’agit des tarifs appliqués par la banque à leur clientèle qui fixent les taux d’intérêt et les
commissions prennent les banques à l’occasion de l’octroi de crédit après on établit les conditions
d’un concurrence interbancaire, les autorités monétaires ont libéré les conditions qui déterminent le
cout du crédit qu’il s’agisse de taux fixes ou de dates de valeurs.

1.2.3. Classifications des crédits

Les crédits peuvent être classés en fonction de certains critères notamment la durée, le degré
de libéralité des banques, l’objet, la forme et d’après l’origine des crédits11.

10
CAUDAMINE Guy, MONTIER Jean « banque et marchés financiers », Edition Economica, Paris 1998, p107.
11
TOE B.A, « gestion des risques bancaires liés aux crédits accordés aux entreprises », mémoire de master professionnel
en comptabilité et gestion financière, centre africain d’études supérieures en gestion, promotion 2011-2013, pp 9-12.

11
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

a. Les types de crédit selon la durée

Selon ce critère, on distingue les crédits à court terme, à moyen terme et à long terme.

 Les crédits à court terme : On désigne sous le terme des crédits à court terme l’ensemble des
techniques de financement spécialisées relatives aux opérations du cycle d’exploitation et
d’autre part des moyens de financement dont la durée est extrêmement courte, de quelques
jours à quelques mois, pour préciser cette définition, il faut examiner la nature des opérations
auxquelles le crédit est attaché. « Ainsi, suivant la durée du cycle de production ou de
commercialisation, le crédit à court terme peut être relativement long et atteindre une période
de l’ordre d’un an, on désigne alors ces crédits sous le nom de court terme prolongé, et on les
distingue des opérations plus courtes qui portent sur une période de trois à six mois » ;

 Les crédits à moyen terme : Selon Pruvost, « le crédit à moyen terme comme son nom
l’indique, est un crédit sur une durée moyenne qui peut aller de 24 à 84 mois c'est-à-dire de 2
ans à 7 ans », les crédits à moyen terme oscillent entre les crédits à court terme et les crédits à
long terme. Certains les appellent des « crédits à long terme » tandis que d’autres les appellent
des « crédits intermédiaires ». Ils servent au financement des activités rentables à moyen
terme (ex. : construction) ;

 Les crédits à long terme : Les crédits à long terme peuvent, en matière commerciale
commencée à 5 ans. Mais du point de vue des finances de l’État, cette durée ne constitue
véritablement pas du long terme, il faut qu’elle soit encore plus longue. C’est ainsi que l’on
définit à partir de 7 ans, les entreprises préfèrent ce genre de crédit lorsqu’elles investissent
dans des projets qui donneront des résultats qu’à long terme (ex. : usine).

b. Les types de crédits selon le degré de libéralité des banques

Selon le degré de libéralité des banques, on distingue les crédits mobilisables et les crédits
non mobilisables. Dans les Etats de la zone UMOA, on parle de crédits mobilisables lorsque la
banque centrale donne un accord de déclassement sur la signature du client, ce qui permet à une
banque de solliciter auprès un crédit et lui donne en même temps son accord sur le refinancement
d’une partie du crédit.

Les signatures qui ne bénéficient pas d’accord de classement de la banque centrale sont des
crédits non mobilisables, car non acceptés au refinancement.

12
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

c. Les types de crédits selon leur objet

Tout banquier a besoin de savoir ce qu’en est de l’utilisation du crédit sollicité par son client.
C’est pourquoi il exige de l’emprunteur d’indiquer ses projets afin que le banquier puisse savoir s’il
vaut la peine de les financer.

Pour l’entreprise, on distingue généralement les crédits d’exploitations et les crédits


d’investissement.

 Les crédits d’exploitation : Ces crédits sont destinés à :

• Faciliter les approvisionnements (c'est-à-dire les biens et les services nécessaires à la


fabrication) ;
• Permettre la transformation des matières et fournitures en produits finis (c'est-à-dire
permettre l’utilisation de ces matières et fournitures et le paiement du personnel de
l’usine) ;
• Faciliter la commercialisation des biens produits ou achetés en finançant les frais de
livraison, d’après-vente, de publicité, etc.
• Nous relevons que ces crédits ont une durée courte, car le cycle d’exploitation d’une
entreprise est généralement inférieur à une année.
 Les crédits d’investissement : Ils sont destinés à l’acquisition soit des investissements
corporels (machines, matériels et outillages, etc.) soit des investissements incorporels
(financement de frais d’établissements, le financement des dépenses de recherche et de
développement, l’achat ou la mise en place du fonds de commerce, etc.).
Selon Desmicht, le crédit investissement ou encore appelé prêt libre aux entreprises fait partie
des crédits qui sont destinés aux entreprises. Ce sont des prêts à moyen et long termes et leurs
caractéristiques financières sont variées aussi bien en taux qu’en échéancier de
remboursement.

d. Les types de crédits selon leur forme

Cette typologie est définie suivant le degré de liberté dans l’utilisation de ces crédits. Ainsi,
on distingue généralement les crédits liés au projet et les crédits non liés.

 Les crédits liés au projet : Les bénéficiaires n’ont pas le plein droit d’en utiliser à leur gré.
Le préteur leur donne après qu’ils aient présenté le projet à financer et les bailleurs de fonds
analysent sa viabilité et sa fiabilité. Son niveau dépend principalement du volume

13
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

d’investissement ainsi que du schéma de financement intérieur et celui attendu de l’extérieur.


Ces genres de crédits sont les plus octroyés aux PVD. Ils bénéficient de ces crédits à des fins
précises et clarifiées par les bailleurs de fonds.
 Les crédits non liés : L’utilisation par le bénéficiaire de la ligne de crédit est libre. Il ne doit
pas présenter de projets spécifiques aux bailleurs c’est le genre le plus rare dans les pays
pauvres.

e. Les types de crédits selon leur origine

Le marché intérieur est constitué par l’Etat et ses démembrements d’une part, la banque
centrale ou alors les particuliers, les entreprises et les organismes financiers implantés dans le pays
d’autre part.

Elle provient également de l’épargne nationale tant oisive que celle qui est prête à être
investi. Elle se présente en définitive comme une simple transaction financière entre l’État et les
agents économiques en activité à l’intérieur du même pays.

Les ressources proviennent aussi de l’extérieur : le crédit extérieur trouve son existence dans
les fonds étrangers qui sont mis à la disposition l’économie nationale.

Les agents économiques s’adressent dans ce cas soit à des pays tiers, soit à des organismes
régionaux et internationaux, ou encore à des sociétés ou institutions bancaires privées. Il s’agit donc
ici d’une transaction entre deux collectivités économiques différentes, d’un transfert de ressources
d’une économie à une autre.

1.3. Évolution du système bancaire algérien

On peut caractériser le système bancaire algérien en deux phases :

La période avant 1990, ou la banque centrale avait pour rôle de financer sans limites
institutionnelles les besoins du trésor et les besoins de l’économie directement, les banques ne
supportaient en fait aucun risque.

La période après 1990, les banques sont devenues des entreprises commerciales et la banque
centrale de par la loi 90-10 a retrouvé son rôle original de banque centrale et les banques ont
commencé à supporter des risques de par la nature nouvelle de leurs activités.

14
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

1.3.1. La période de 1962-1966

En Algérie le réseau bancaire était constitué à la veille de l’indépendance (juillet 1962) par
des succursales et agences de banques françaises principalement. Ne pouvant être agréées par la
banque d’Algérie à exercer leur activité bancaire en tant qu’agences et succursales de banques
étrangères, elles ont accepté de céder leur patrimoine immobilier aux banques algériennes
nouvellement créées en 1966. Ainsi à compter du 1er janvier 1967, le réseau bancaire algérien se
trouva totalement constitué par les banques publiques suivantes :

- La Banque Centrale d’Algérie (B.C.A) institut d’émission et banque de réescompte, a été


instituée le 12 décembre 1962.

- La banque algérienne de Développement (B.A.D) banque d’investissement qui s’est


substitué à la caisse algérienne de développement(C.A.D) créée le 7 mai 1963.
- La Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (C.N.E.P) créée le 10 aout 1964, qui
avait comme rôle, la collecte de l’épargne destinée à la construction du logement. Par la suite,
son activité sera orientée vers le financement des programmes planifiés d’habitat collectif.

1.3.2. La période de 1966-1970

La Banque Centrale d’Algérie été contrainte d’agir directement dans le financement de


l’économie, en attendant la nationalisation des banques étrangères qui étaient peu impliquées dans le
financement du développement, préférant les opérations du commerce extérieur qui procure une
rentabilité immédiate (comportement rentier).

La nationalisation des banques étrangères a donné naissance à trois banques commerciales


dites primaires :

- La Banque Nationale d’Algérie (B.N.A) : elle a été créée par l’ordonnance 66-178 du 13
juin 1966 sous forme de société nationale régie par les statuts de la législation sur les sociétés
anonymes. La BNA avait pour rôle de financer les entreprises industrielles et commerciales
selon des secteurs publics et privés. Elle avait également le monopole du financement de
l’agriculture, qu’elle a détenu jusqu’au 1982, année qui a vu la naissance de la Banque
d’Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R).
- Le Crédit Populaire d’Algérie (C.P.A) : créé le 29 décembre 1966, il avait pour principale
vocation le financement des petites et moyennes entreprises publiques et privées, ainsi que les
secteurs du tourisme, d’hôtellerie, de la pèche et de l’artisanat.

15
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

- La Banque Extérieure d’Algérie (B.E.A) : créée le 01 octobre 1967 par l’ordonnance 67-
204, elle était au départ spécialisée dans le financement du commerce extérieur. Elle
intervient pour toutes les opérations bancaires et notamment là où le secteur public occupe
une place prépondérante. Les opérations de cette banque se sont élargies en 1979 puisqu’elle
disposait des comptes des grandes sociétés.

 La fin de cette période s’est caractérisée en 1970 par une première réforme :

Les autorités politiques algériennes ont décidé de confier à partir de 1970 aux banques la
gestion et le contrôle des opérations financières publiques en vue de créer un système financier en
liaison avec les nouveaux choix politiques de l’Algérie et pour un contrôle des flux monétaires. Cette
vocation attribuée au système bancaire impliquait la réorganisation de toutes les structures
financières du pays. Pour mieux contrôler l’équilibre de la gestion financière des entreprises, il leur
est fait obligation de domicilier toutes leurs opérations bancaires auprès d’une seule banque primaire
BNA, CPA ou BEA.

1.3.3. La période de 1971-1986

En 1971, deux organes consultatifs ont été créés : le conseil de crédit et le comité technique
des institutions bancaires chargés respectivement de formuler des avis et des recommandations sur la
profession bancaire. Au début des années 80, les pouvoirs publics ont entamé des opérations de
restructuration des entreprises publiques, modifiant la structure du système bancaire en place. C’est
ainsi que deux nouvelles banques spécialisées ont été créées :

- Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R) :créée le 13 mars 1982,


elle est spécialisée dans le financement de l’agriculture reprenant ainsi le monopole de la
BNA.
- Banque de Développement Local (BDL) : créée le 30 avril 1985, elle reprenait certaines
opérations prérogatives du CPA spécialisé dans le financement des petites et moyennes
entreprises (unités économiques locales). Elle intervient également dans le financement
d’investissements productifs par les collectivités locales. Elle reprend quelques activités telles
que le financement d’entreprises privées.

 Réforme de 1986 : l’Etat a voulu également donner un rôle plus actif aux banques primaires en
promulguant la loi 86-12 du 19 aout 1986 relative au régime des banques et du crédit qui vient
réformer la structure, mais aussi, la compétence des composants du système bancaire. Le

16
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

principal objectif de cette loi est de redéfinir l’activité des établissements de crédit au moment où
une nouvelle politique de gestion des entreprises est mise en œuvre à savoir l’autonomie des
entreprises.

1.3.4. La période de 1987-1992

Les premiers effets significatifs se sont manifestés par la transformation des banques
publiques, dès 1989, en sociétés par actions, soumises aux règles du code du commerce. Mais c’est la
loi de 1990 sur la monnaie et le crédit qui a constitué le fondement du nouveau système financier
algérien et a annoncé le début d’un processus de déréglementation très profond. Ces transformations
ont été appuyées, dès 1991, par la mise en œuvre d’un programme global d’assainissement et de
restructuration du secteur industriel public, qui s’est traduit par l’assainissement des portefeuilles des
banques. Parallèlement à ce processus, les banques publiques ont fait l’objet d’audits institutionnels
réalisés par des cabinets étrangers de référence. Dès 1993, les banques ont engagé des projets
importants pour refondre leurs systèmes informatiques ou adapter leurs activités aux nouvelles
exigences du marché. Ce programme n’a pas pu être mené à bien dans les délais prévus, notamment
du fait des difficultés rencontrées pour le recours à l’aide de conseils extérieurs.

Quant a l’année 1991, elle a marqué un tournant décisif dans la libéralisation du commerce
extérieur en Algérie. L’ensemble de ces évolutions a été consacré en 1994 par l’institution de la
convertibilité commerciale du dinar, grâce aux effets du rééchelonnement de la dette extérieure
algérienne.

Cette phase est caractérisée par des réformes économiques et politiques qui ont provoqué des
changements importants dans les relations et les activités des entreprises algériennes.

 La réforme de 1988 : Elle vient pour modifier et compléter la loi bancaire du 19 aout 1986.La
loi du 12 janvier 1988 redéfinit le statut des établissements de crédit et de la Banque Centrale
d’Algérie. Selon cette loi, la banque est une personne morale commerciale dotée d’un capital
soumis au principe de l’autonomie financière et de l’équilibre comptable. Elle renforce le rôle de
la Banque Centrale d’Algérie notamment dans la gestion des instruments de la politique
monétaire. Elle fixe les conditions de banque y compris la détermination des plafonds de
réescompte ouverts aux établissements de crédit, mais dans le cade des principes édités par le
Conseil national du crédit. Elle ouvre la possibilité aux institutions financières non bancaires de
prendre des participations sous forme d’actions ou d’obligations sur le territoire national et

17
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

étranger. Elle autorise les établissements de crédit et les autres institutions financières de procéder
à l’émission d’emprunts à terme auprès du public et a mobilisé des concours d’origine externe.
 La loi sur la monnaie et le crédit de 1990 :

Parmi les lois qui ont été promulguées durant la période 1987-1992, la plus importante pour
les banques reste la loi 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et le crédit. Une loi de 216
articles rassemblés en huit livres tente de délimiter le champ d’action des principes généraux et
universels liés à la monnaie avec pour aboutissement la création d’un conseil de la monnaie et du
crédit. Cette loi donne une nouvelle physionomie et une nouvelle impulsion au système financier
algérien en général, et au système bancaire en particulier.

À la lecture de la loi, on est porté à croire que toute approche renferme une certaine recherche
dans la préservation de la stabilité de la monnaie. Parmi les objectifs de cette loi : réhabiliter le rôle
de la Banque Centrale d’Algérie dans la gestion de la monnaie et le crédit, rétablir la valeur du dinar
algérien, encourager l’investissement extérieur utile, organiser le marché des changes et des
mouvements de capitaux et créer un marché financier pour agrandir le champ du financement des
entreprises.

• Les principaux points évoqués dans cette loi :

La Banque Centrale s’appelle désormais banque d’Algérie avec ses nouvelles prérogatives,
elle va jouer pleinement son rôle de banque des banques. En plus de l’émission de la monnaie, des
opérations sur or et devise, du réescompte et concours à l’État, elle a pour mission selon la nouvelle
loi :

- d’assurer les conditions les plus favorables à un développement équilibré de l’économie


nationale en développant la mise à contribution des ressources productives du pays et en
veillant à la stabilité interne et externe de la monnaie.

- D’établir les conditions générales dont lesquelles les banques et les établissements
financiers algériens et étrangers peuvent s’installer en Algérie. Elle fixe les normes qui
doivent être respectées par les banques et les établissements financiers.

• Création du Conseil national de la monnaie et du crédit qui joue trois rôles :

- Il administre la Banque d’Algérie en tant que conseil d’administration ; il est une autorité
monétaire en éditant un certain nombre de règlements des changes, sur le volume du

18
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

crédit, sur les conditions d’installations des banques et des établissements financiers en
Algérie.

- Il autorise également l’ouverture en Algérie de bureaux de représentations de banques


étrangères.

- Possibilité d’installation et de fonctionnement des banques privées et des banques


étrangères en Algérie, selon certaines conditions fixées par la loi.

Avec ces nouvelles données, beaucoup de choses ont changé dans le secteur financier
algérien. L’autonomie des banques et la concurrence qui s’installe avec les nouvelles banques privées
et étrangères vont surement donner une nouvelle impulsion au système déjà mis sur place qui, pour
survivre, doit opérer sa véritable mutation12.

2. Les risques bancaires et les moyens de prévention

L’expérience a maintes fois démontré qu’il n’y a pas de crédit totalement exempt de risques,
quelles que soient les garanties dont il est assorti. Le risque est pratiquement inséparable du crédit. Le
banquier doit donc toujours craindre que son portefeuille ne soit pas mobilisable ou que son débiteur
ne puisse faire face à ses obligations dans les délais prévus. Ce titre est composé les différents risques
bancaires et les moyens de prévention.

2.1. Définition du risque


Le risque du crédit c’est le risque « historique » de la banque dont les métiers de base sont le
prêt et le financement. Une banque qui prête un état risqué ou à une entreprise risquée prend le risque
de ne pas récupérer l’intégralité du principal de son prêt. Ce risque est lié à la qualité de signature de
l’emprunteur13.

2.2. Les différents risques bancaires

Le travail de banque consiste à cerner et à limiter au maximum ces risques. On distingue :

• Le risque de non-remboursement ;
• Le risque de liquidité ;
• Le risque de taux d’intérêt ;
• Le risque de change ;

12
Tahar HADJ SADOK, « les risques de l’entreprise et de la banque », Editions DAHLAB, Algérie, p8.
13
BRUNEL Vivien, ROGER Benoit, « le risque de crédit », 1er édition, Economica, 2014, P 4.

19
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

2.2.1 Le risque de non-remboursement

Le risque de non-remboursement est le principal risque du banquier. Il est lié à la défaillance


de l’entreprise à l’échéance en raison d’une dégradation de la situation financière de l’entreprise
(liquidité et solvabilité) ou bien par mauvaise gérance du client.

Il apparait que se risque lié au risque de l’entreprise elle-même :

• Les risques liés au marché : car nous sommes dans une économie de marché ouverte surtout
aux produits étrangers ce qui peut influer sur les ventes de l’entreprise nationale.
• Les risques qui sont liés aux conjonctures économiques et financières du pays et aux
événements imprévisibles tels que les guerres civiles, les catastrophes naturelles… etc.
• Les risques dirigeants : le mauvais choix des dirigeants peut coûter cher à l’entreprise, car
donner de crédit est basé par un préalable c’est la confiance.

2.2.2. Le risque de liquidité

Il s'agit du risque le plus important pour un établissement bancaire qui se matérialise en


général par une course au guichet des épargnants pour retirer leur épargne suite à une rumeur de non-
solvabilité par exemple14.

2.2.3. Le risque de taux d’intérêt

La hausse de la volatilité des taux d'intérêt survenue à partir des années 70 a permis l'essor de
la gestion actif-passif. Les dépôts collectes (qui sont des engagements à court terme de la banque vis-
à-vis des déposants) sont places à moyen et long termes, faisant courir à la banque un risque de taux
d'intérêt important compte tenu des sommes mises en jeu.
Ce risque se répercute sur la situation de la banque par deux voies :
• La première est la liaison inverse taux d’intérêt-valeur d’un actif financier.
• Le second est le désajustement durable du rendement des emplois et des coûts des ressources
suivent aux variations défavorables des taux d’intérêt15.

14
BRUNEL Vivien, ROGER Benoit, « le risque de crédit », 1er édition, Economica, 2014, P 4.
15
Idem, pp 4,5.

20
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

2.2.4. Le risque de change

Un établissement international a des activités dans différents pays et publie un bilan dans une
seule devise. Son résultat est donc sujet aux fluctuations des taux de change de la monnaie nationale
par apport aux monnaies étrangères dans lequel les prêts sont libellés. Par conséquent une hausse du
cours se traduit par un gain de change, et une baisse du cours se traduit par une perte de change16.

2.3. Les moyens de prévention du risque crédit


« … l’alpiniste qui gravait un sommet sait qu’il prend des risques, mais précisément s’entoure,
dans la réalisation de son ascension, de toutes les précautions utiles pour parer à la survenance de ces
risques… »17.

Afin de prévenir contre ces risques ou au moins les minimisés et de pouvoir les gérer s’ils
surgissent, le banquier s’entoure d’un ensemble de techniques et de mécanismes de prévention.

2.3.1. Application et respect des règles prudentielles

Les règles prudentielles sont des normes de gestion imposées par la banque d’Algérie aux
banques et aux établissements financiers. L’instauration de ces règles vient dans le but de renforcer la
structure financière des établissements de crédit, de surveiller l’évolution des risques des banques et
de protéger les déposants.
Il faut signaler que ces normes s’inspirent de normes universelles, à l’origine établie par les
institutions financières internationales.

Il s’agit de ratio de couverture de risque « ratio de Cook », et le ratio de division des risques.

 Ratio de Cook18

Ratio de Cook

Le ratio Cook mesure le degré de « prise en charge » des risques encourus par les fonds
propres de la banque. Il ne doit en aucun cas dépasser 8%.

16
BRUNEL.V ; ROGER.B, op, cité, p5.
17
MICHEL MATHIEU : « l’exploitation bancaire et le risque crédit » Edition : revue banque éditeur 1995.
18
Ratio élaboré en 1988 et porte le nom du sous-gouverneur de la banque d’Angleterre (Cook).

21
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

Le non-respect de ce ratio entraîne les banques et les établissements financiers à constituer des
réserves obligatoires dans le compte bloqué au niveau de la banque d’Algérie.

 Ratio de division des risques

Afin d’éviter une concentration des risques sur un même client ou un groupe de clients, la
réglementation prudentielle en vigueur a limité l’intervention des banques et établissement financiers
en mettant à leurs charges les obligations suivantes :

- Les risques encourus sur un même bénéficiaire ne doivent excéder 25% des fonds propres de
la banque.
- Le montant total des risques encourus des bénéficiaires ayant dépassé 15% des fonds propres
de la banque ne doit en aucun cas excéder dix fois le montant des dits fonds propres.

2.3.2. La mise en place des procédures internes

Des procédures internes peuvent être mises en application par chaque banque afin de pouvoir
se prémunir contre les risques de crédit. Parmi ces procédures, on peut citer :

- La diversification des mesures selon les entreprises ou le secteur

- La mise en place d’un système propre de contrôle et de suivi des utilisations de crédits

- La création d’un comité de crédit au niveau de chaque structure de la banque, et l’attribution


d’une délégation de crédit.

2.3.3. Le recueil des garanties

Lorsqu’une banque veut diminuer les risques de crédit, elle exige des garanties qui peuvent
être : soit personnelles (cautionnement ou aval), ou bien réelles (nantissement ou hypothèque…etc.).

22
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

a. Les garanties personnelles

Une garantie personnelle est un engagement pris par une personne physique ou morale, sans
référence à un bien précis, de satisfaire aux obligations du débiteur si celui-ci n’y satisfait pas à
échéance.

Les garanties personnelles se réalisent sous la forme juridique du cautionnement et de l’aval, ce


dernier n’étant qu’une forme particulière du cautionnement instituée par la législation des effets de
commerce.

 Le cautionnement

C’est le contrat par lequel une personne appelée « caution » promet à un créancier de satisfaire
à l’obligation d’un débiteur, dans les délais et conditions convenus, si celui-ci ne la remplit pas lui-
même19. On distingue le cautionnement simple (Dans ce cas, la caution peut requérir le bénéfice de
discussion. Le créancier ne peut exécuter sur les biens de la caution qu’après avoir discuté le débiteur
dans ses biens) ; le cautionnement solidaire (Dans ce cas, la caution ne peut pas opposer au créancier
le bénéfice de discussion. Le créancier peut poursuivre indifféremment le débiteur principal ou la
caution).

 L’aval

Conformément à l’article 409 du code de commerce : « l’aval est l’engagement d’une personne
à payer tout ou partie d’une créance, généralement un effet de commerce»20. Le donneur d’aval
s’engage par signature, apposée sur l’effet de commerce (ou sur une allonge) ou sur un acte séparé, à
payer l’effet de commerce à l’échéance si le débiteur principal se trouve défaillant.

b. Les garanties réelles

Une garantie réelle est un élément d’actif, peut-être de l'immobilier. Ces garanties donnent
donc au créancier un droit réel sur le bien, elles revêtent généralement deux formes selon la nature du
bien donné en garantie à savoir :

 L’hypothèque

Le contrat d’hypothèque est défini par l’article 882 du Code Civil comme étant : « …le contrat
par lequel le créancier acquiert sur un immeuble affecté au paiement de sa créance, un droit réel qui

19
Tahar HADJ SADOK, op, cité, p116.
20
L’article 409 du code de commerce.

23
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

lui permet de se faire rembourser, par préférence aux créanciers inférieurs en rang, sur le prix de cet
immeuble en quelque main qu’il passe … »21

L’hypothèque peut être constituée en vertu d’un acte authentique (hypothèque


conventionnelle), d’un jugement (hypothèque judiciaire) ou de la loi (hypothèque légale).

Selon le mode de constitution, il existe trois (03) sortes d’hypothèques :

- L’hypothèque conventionnelle

L’hypothèque est dite conventionnelle lorsqu’elle résulte d’une convention (contrat) établie en
la forme authentique entre la banque et le débiteur pour garantir le paiement de la créance. Le contrat
doit être inscrit à la conservation des hypothèques afin de renseigner les tiers du privilège de la
banque et de donner rang à celui-ci.

- L’hypothèque légale

L’article 179 de la loi 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit stipule : « il est
institué une hypothèque légale sur les biens immobiliers du débiteur au profit des banques et
établissements financiers en garantie de recouvrement de leurs créances et des engagements consentis
envers eux »22

- L’hypothèque judiciaire

Elle découle d’une décision de la, obtenue par la banque ayant entrepris des poursuites contre le
débiteur, afin de pouvoir prendre une inscription d’hypothèque sur l’immeuble.

 le nantissement

Selon l’article 948 du Code Civil : « le nantissement est un contrat, par lequel, une personne
s’oblige pour la garantie de sa dette ou de celle d’un tiers, à remettre au créancier ou à une autre
personne choisie par les parties. Un objet sur lequel elle constitue au profit du créancier un droit réel
en vertu duquel celui-ci peut retenir l’objet jusqu’au paiement de sa créance et peut se faire payer sur

21
L’article 882 du Code Civil.
22
L’article 179 de la loi 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit.

24
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

le prix de cet objet en quelque main qu’il passe par préférence aux créanciers chirographiques et aux
créanciers inférieurs en rang »23.

Le nantissement peut être constitué pour garantir une créance conditionnelle, future,
éventuelle, un crédit ouvert ou l’ouverture d’un compte courant, à condition que le montant de la
créance garantie ou le maximum qu’elle pourrait atteindre soit déterminé par l’acte constitutif.

Le nantissement est, sauf disposition légale contraire, inséparable de la créance qu’il garantit.
Il en dépend quant à sa validité et à son extinction.

3. la PME et son financement

La petite et moyenne entreprise a su trouver sa place et se développer avec succès dans un


contexte économique en pleine évolution. Ce titre présente la PME et son financement.

3.1. Présentation générale de la PME

L’entreprise est l’activité d’une personne ou d’un groupe de personne qui travaillent pour
fournir des biens ou des services à des clients.

3.1.1. Définition de la PME

Une PME est en général une entreprise indépendante non filialisée qui emploie un effectif
limité à un certain plafond qui varie selon le pays24.

Le plafond de salariés le plus fréquent est de 250 salariés, notamment dans l’Union
européenne ou dans des pays comme l’Algérie. Cependant certains pays fixent la limite à 200
salariés, ou même à 500 comme le cas des Etats-Unis. Les petites entreprises (PE) sont généralement
celle qui emploie moins de 50 salariés et la micro entreprise en compte au maximum 10, parfois 5.
S’agissant des actifs financiers, dans l’Union européenne par exemple, les PME sont celles dont le
chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 50 millions d’euros ou dont le total du bilan annuel n’excède
pas 43 millions d’euros.

23
L’article 948 du Code Civil.
24
Perspectives de L’OCDE sur les PME et l’entrepreneuriat 2005, p17.

25
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

Tableau N°01 : seuils de la définition européenne de la PME de mai 2003.

Effectifs Chiffre d’affaires Total du bilan Autonomie

Micro-entreprise [1 ; 9] < 2 millions € < 2 millions €

Petite entreprise [10 ; 49] < 10 millions € < 10 millions € Moins de 25% du
capital ou des
Moyenne entreprise [50 ; 249] < 50 millions € < 43 millions € droits de vote
détenus par une
autre entreprise
Grand entreprise 250 et plus > 50 millions € > 43 millions €
Source : Nadine Levratto : « la PME : définition, rôle économique et politiques publiques » ;Ed. de Boeck. 2009. P22

3.1.2. Les caractéristiques de la PME

La PME fait objet de plusieurs caractéristiques. Ces caractéristiques vont à l’aspect


organisationnel à l’aspect juridique et portent sur différents critères25 :

a. Les caractéristiques organisationnelles

Elles sont comme suit :

- Petite de taille ;
- Centralisation et personnalisation de la gestion autour de propriétaire dirigeant ;
- Faible spécialisation du travail ;
- Intuitive ou peu formalisé ;
- Système d’information externe simple basé sur les contactes directs ;
- La proximité entre patron et employés ;
- Quasi absence de niveaux hiérarchiques ;
- Les PME possèdent une capacité d’adaptation rapide aux évènements et aux balancements de
l’environnement économique, grâce à leurs structures simples et leurs engagements faibles.

25
BRAHIMI.S ;YAKOUBEN.C, « la problématique du financement bancaire des PME en Algérie », Mémoire de master
en science économique, Université Abderrahmane Mira de Bejaia, promotion 2010-2011, pp 7-8.

26
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

b. Les caractéristiques juridiques

La plupart des PME ont le statut juridique d’une société a responsabilité limitée (SARL), ou
bien d’une société anonyme (SA),…etc.

c. Autres caractéristiques

Les PME présentent les caractéristiques communes suivantes :


- La petite entreprise travaille et produit en général pour le marché local.
- La plupart des petites entreprises sont exploitées uniquement par le propriétaire lui-même et
par des membres de sa famille.
- L’épargne personnelle ou l’argent familial constituent la source essentielle des capitaux pour
la création des petites entreprises.
- La plupart des microentreprises et petite entreprises, tient une comptabilité incomplète et
inadéquate.

3.2. Les besoins et les sources de financement des PME

Les PME font face à des difficultés majores de financement. La première est celle du fonds
de démarrage de leur activité et la seconde celle du fonds de roulement pour l’accroissement de
l’activité et l’exécution des marchés.

3.3.1. Les besoins de financement

Le financement des entreprises revêt une grande importance suite aux besoins de plus en plus
importants qu’elles éprouvent (besoins d’investissement, besoins d’exploitation).

a. Les besoins de financement liés à l’investissement

À sa création l’entreprise doit se procurer un ensemble de biens destinés à rester dans la firme
pour plusieurs années. Tout au long de son existence, l’entreprise devant réaliser des investissements
de nature variée correspondant à des objectifs multiples en vue d’assurer sa survie (par le
renouvellement et l’adaptation de ses matériels) et son développement (par l’accroissement de ses
installations).

27
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

« On appel investissement, l’engagement d’un capital dans une opération de laquelle on attend
des gains futurs, étalés dans le temps »26. Il est également « le nerf » et « le muscle » en matière de
développement et de croissance de l’entreprise.

Quelle que soit sa taille, l’entreprise peut engager quatre types d’actions donnant lieu à des
investissements27 :

- Maintenir les capacités de production existantes en procédant à des investissements de


remplacement (remplacement d’un matériel ancien, amorti, usé ou obsolète par un matériel
neuf). Ces investissements sont très fréquents.
- Améliorer la productivité et pousser à la modernisation et à l’innovation. Ce qu’on appelle les
investissements d’expansion ou de capacité. Ils ont pour but d’accroitre la capacité de
production ou de commercialisation des produits existants et de vendre des produits nouveaux
(l’installation d’une capacité nouvelle ou additionnelle).
- Rationaliser la production : ce sont les investissements de rationalisation ou de productivité
qui visent la compression des couts de fabrication.
- Valoriser le capital humain, il s’agit des investissements humains et sociaux tels que les
dépenses de formation, dépenses pour l’amélioration des conditions de travail.

Donc, dans sa conception générale, l’investissement est considéré comme la transformation


des ressources financières en biens corporels ou incorporels, autrement dit, c’est un sacrifice de
ressources financières aujourd’hui dans l’espoir d’obtenir dans le futur des recettes supérieures aux
dépenses occasionnées par la réalisation de cet investissement28.

b. Les besoins de financement liés à l’exploitation

Toute entreprise quelque soit son efficacité ou quelque soit sa structure financière, peut se
trouver confrontée a un problème de trésorerie de façon conjoncturelle ou structurelle. Ce problème
peut survenir, car, à court terme, l’entreprise doit de manière permanente chercher à assurer le
financement de son actif circulant (stock, crédits accordés aux clients, créances diverses).

À cet égard, l’entreprise recourt à des crédits appelés « crédits de fonctionnement » permettant
l’équilibrage financier dans un court délai.

26
VERRNIMMEN.P, « finance d’entreprise », 7éme édition, paris, Dalloz, 2009, p354.
27
GINGLINGER.E, « gestion financière de l’entreprise », édition Dalloz, 1991, p45.
28
BANCEL.F, « les choix d’investissement, méthodes traditionnelles », édition économica, 1995, p35

28
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

Ces crédits de fonctionnement financent de manière générale les actifs circulants du bilan.
Lorsque ces derniers ne sont pas intégralement financés par des délais de paiement que l’entreprise
obtient de ses fournisseurs et de ses créances diverses et lorsque cette insuffisance n’est pas couverte
par le fond de roulement (FR). Ainsi, on peut résumer des besoins de financement liés à
l’exploitation comme suit29 :

- Les stocks : pour assurer son fonctionnement normal, toute entreprise doit avoir un stock pour
faire face soit à la demande de la clientèle (stock de produits finis), soit pour des fins de
production (matières premières). Mais la détention des stocks implique un cout pour
l’entreprise ce qui rend ainsi nécessaire une gestion efficace et rationnelle de ces stocks afin
de limiter les couts et donc minimiser les besoins de financement.
- Les besoins de trésorerie : l’entreprise doit faire face à des dépenses importantes telles que :
les salaires, entretien de matériels, impôts et taxes, frais divers de gestion…etc.

Le paiement de ces charges peut troubler le fonctionnement normal de l’activité de


l’entreprise. Il s’avère donc de cette activité entraine la naissance des besoins de trésorerie qui
dépendent des délais de paiement de décaissement des charges et d’encaissement des recettes30.
Enfin, sans ressources financières, l’entreprise ne produit pas, ne vend pas et donc ne peut
survivre que si a la réussit à mobiliser les ressources nécessaires au maintien de son cycle
d’exploitation et au financement de ses investissements.

3.3.2 Les sources de financement des PME

Le financement est considéré comme l'ensemble des ressources monétaires nécessaires


permettant de disposer d’un bien ou de mettre enœuvre une activité. Le mode de financement d’une
entreprise dépend de ce qu'il faut financer, les sources de financement de l’entreprise peuvent être
classées selon deux principales catégories : internes (propriétés de l’entreprise) et externe.

29
ROUSSEOT.P ;VERDIE.J-F, « la gestion de la trésorerie », 2éme édition DUNOD, 1999, p 11 et 22.
30
BANCEL.F, op, cité, p47.

29
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

Schéma N°1 : schéma représentant les différents modes de financement.

Financement externe
Financement interne

Autofinancement Financement direct Financement indirect


(marché financier) (établissement de
crédit)

Actions Obligations Sans création Avec création


monétaire monétaire

Financement sur fonds propres Financement par endettement

Source : réalisé par nos soins à partir de :

- BERNET-ROLLANDE L, « principes de technique bancaire », 24éme édition, édition DUNOD, 2002.

- DIEMER, « ECONOMIE GENERALE », synthèse du cours.

a. le financement interne

La première source de financement pour une entreprise est le financement interne, toutes les
PME peuvent recourir à leurs moyens propres et à ceux de leurs associés ou dirigeants pour financer
partiellement ou totalement leurs besoins en équipement ou en fonds de roulement, il s’agit :

 L’autofinancement

On appelle autofinancement l’opération qui consiste pour une entreprise à financer ses
investissements sans faire appel à des capitaux extérieurs. Elle se finance donc avec ses propres
capitaux. L’autofinancement peut être constitué par les amortissements de l’exercice, le bénéfice du
même exercice ou ceux des exercices précédents : les réserves (amortir c’est constater
comptablement la dépréciation d’un outil de production ; l’amortissement étant déductible
fiscalement, l’entreprise constate ainsi une charge sans sortie de fonds ce qui lui permettra de trouver
des moyens supplémentaires pour financer ses investissements).

30
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

L’autofinancement est aux entreprises ce que l’épargne est aux particuliers. Il présente pour
l’entreprise l’avantage de la rendre indépendante des tiers, mais il a pour inconvénient majeur de
limiter bien souvent l’entreprise dans ses possibilités d’investissement31.

En règle générale, l'autofinancement est le fait de financer l'activité et/ou les investissements
d'une entreprise à partir :

- de ses capitaux propres existants ;


- de sa propre rentabilité ;
- de son épargne ;
- et de ses amortissements.

On s'accorde à reconnaître que la grande majorité des PME va privilégier l'autofinancement


pour des raisons diverses :

- L'identification du patrimoine familial à celui de l'entreprise ;


- La flexibilité de ce financement ;
- Une forte volonté d'indépendance, aux coûts d'agence ou à des motifs d'ordre fiscal.

D’un point de vue comptable, les sommes non distribuées sont mises en réserves, ces
dernières lorsqu’elles sont suffisamment importantes, peuvent donner lieu à la distribution gratuite
d’actions.

Autrement dit, l’autofinancement est la part de la capacité d’autofinancement (CAF)


consacrée au financement de l’entreprise. C’est la ressource interne disponible après rémunération
des associés.

Autofinancement = capacité d’autofinancement – dividendes distribués au cours de l’exercice.

b. le financement externe

Les ressources internes aux entreprises sont généralement insuffisance pour couvrir leurs
besoins de financement, dans ce cas, le chef de l’entreprise s’adresse à des agents économiques
externes. Le financement externe de l’entreprise se réalise directement par émissions des titres ou

31
BERNET-ROLLANDE L, « principes de technique bancaire », 24éme édition, édition DUNOD, 2002, p336.

31
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

indirectement par emprunt auprès des banques et des organismes spécialisés dans l’octroi de crédits à
long terme.

 Le financement externe direct (financement par les marchés financiers)

Dans le cas d’un financement externe direct, les entreprises à besoin de financement émettent
des titres qui sont achetés par les agents à capacité de financement (ménages) qui souhaitent placer
leur épargne. Le financement est qualifié de direct, car il met directement en relation agents a besoin
de financement et agents à capacité de financement.

Les titres émis par les entreprises et les administrations sur les marchés financiers sont des
actions et des obligations32.

• Les actions : une action est un titre de propriété qui correspond à une part du capital social
d’une société. Les actions sont émises lors de la constitution des sociétés ou de
l’augmentation de capital. Elles sont la contrepartie d’un apport de fonds propres, et donnent
droit aux actionnaires :

- De participer à la gestion de la société (présence au conseil d’administration où ils ont


droit de vote au prorata de leur apport).

- De percevoir des dividendes lors de la réalisation de bénéfices par la société.

On distingue les actions à bons de souscription d’actions (ASBA) émises à un prix supérieur à
leur cote (permettant d’acheter ultérieurement d’autres titres de la même société) ; les actions
à dividende prioritaire sans droit de vote (ADPSDV) ; les dividendes titres ou actions
accumulant dont les dividendes sont payés en actions et non en monnaies (cette procédure
permet aux sociétés d’augmenter leurs capitaux propres sans puiser dans leur capacité
d’autofinancement).

• Les obligations : ce sont des titres de créance émis par les entreprises publiques ou privées,
l’État ou les établissements de crédit. Pour les souscripteurs, il s’agit de créances sur les
émetteurs, donnant droit à une rémunération en principe fixe, déterminée par le taux d’intérêt
en vigueur au moment de l’emprunt. Sur le marché obligataire de la place de paris, l’Etat est
généralement le principal émetteur d’obligations. On distingue les obligations à taux variable,

32
DIEMER, « ECONOMIE GENERALE », synthèse du cours, pp 478-479, In :
http://www.oeconomia.net/private/cours/economiegenerale/CAPET/14.marchesfinanciers, consulté le 30/03/2017.

32
Chapitre I Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

les obligations indexées, les obligations convertibles en actions et les obligations à bons de
souscription.

 Le financement externe indirect (financement par les banques).

Le financement bancaire est un autre moyen de financement externe permettant d’atténuer les
insuffisances des capitaux propres sur l’équilibre financier des entreprises. Le financement indirect
de l’activité économique implique la présence d’un agent économique qui fait le lien entre les divers
agents économiques. On parle alors d’intermédiation financière.

Cette dernière est le fait des institutions financières (les banques) qui collectent l’épargne
auprès des ménages (elles prêtent aux agents a besoin de financement l’épargne constituée par les
agents à capacité de financement). Ce type de crédit n’engendre à priori pas de création monétaire
puisqu’on prête de l’argent sur la base d’une épargne préalable (on parle de financement non
monétaire), cependant, le financement non monétaire est insuffisant, car l’épargne disponible ne
permet pas de satisfaire tous les besoins de financement. Les banques ont alors recours au crédit
monétaire : elles créent de la monnaie en accordant des crédits (on parle de financement monétaire).

Conclusion

On peut déduire, d’une manière générale, que la banque est un agent économique et financier
qui est chargé des opérations sur la monnaie et un moyen de paiement.

Avant toute chose, le dirigeant doit faire tout d’abord son métier en resituant l’investissement
dans la stratégie et l’organisation d’entreprise. À défaut, il risque de prendre des décisions hâtives
en matière de moyens, mais sans chemin pertinent et/ou dans une facilité trompeuse qui juge inutile
la nécessité de cette réflexion.

Avant d’engager ses ressources propres à l’investissement, l’entreprise doit en effet examiner
toutes les solutions possibles pour financer son besoin de financement : autofinancement, recours à
l’emprunt, leasing, aides publiques, augmentation de capital ou financement par prélèvement sur
fonds propres. Ces sources de financement peuvent être combinées.

Il faut aussi noter que les investissements peuvent aussi être financés par cession d’actifs (dans
l’hypothèse où l’entreprise désinvestit dans le cadre d’une stratégie de réorientation ou de
recentrage de ses activités).

33
CHAPITRE II :
Le financement des
PME en Algérie : Etat
des lieux et modalités
d’octroi un crédit
d’investissement
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités


d’octroi d’un crédit d’investissement

Introduction

Le développement des PME offre nombreuses possibilités d’emplois ce qui peut aider à
baisser le taux de chômage, mais elle ne peut pas le réaliser avec ses propres moyens, donc elles font
appelle aux ressources externe (la banque) pour une demande de crédit, et ce dernier s’appuie
toujours sur divers documents et informations rassemblées par une entreprise pour obtenir le
financement sollicité.

Les crédits d’investissement sont des crédits à moyen et long terme destinés généralement au
financement de projets neufs ,d’extension ,de renouvellement d’équipement de modernisation ou de
valorisation d’un potentiel de production existant .Il s’agit en effet de mettre à la disposition des clients
des montants généralement colossaux ,dont le remboursement sera assuré par le résultat dégagé sur
plusieurs années. Par conséquent le risque inséparable à ce type de crédit est d’autant plus important
que l’échéance du crédit soit lointaine.

1. Evolution des PME Algériennes

La majorité des PME en Algérie sont nées à partir de la fin des années 1980, la PME avant
cette date n’a joué qu’un rôle secondaire. Ce titre présente la place et la population des PME
algériennes.

1.1. La place des PME Algériennes dans le développement économique.

Le déroulement de développement des PME algériens célèbre certains nombre des périodes

1.1.1. La période de 1963-1982

Essentiellement, le secteur de la PME était composé à l’indépendance de petites entreprises qui


ont été confiées à des comités de gestion après le départ de leurs propriétaires étrangers. Par la suite,
ces petites entreprises furent intégrées à partir de 1967 dans le patrimoine des sociétés nationales.

34
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Pour remédier à l’instabilité de l’environnement qui a suivi l’indépendance, les pouvoirs publics
ont procéder a la promulgation du premier code d’investissement en 1963. Malgré les avantages et les
garanties accordées, ce code des investissements, n’a eu qu’un faible impact sur le développement du
secteur privé, notamment, de la PME et cela en terme de mobilisation du capital national et étranger.

Par la suite, une option claire est prise en faveur d’une économie centralement planifier à
prédominance public et d’une industrialisation rapide basée sur des industries de biens d’équipements
et du produits intermédiaires.

Dans le cadre du développement économique, le nouveau code des investissements de 1966


visait à définir un statut à l’investissement privé. En effet, ce code rendait obligatoire l’agrément des
projets privés par une commission nationale des investissements (C.N.I) sur la base de critères sélectifs
et cela pour assurer le monopole de l’Etat sur les secteurs vitaux de l’économie. Toutefois, les
conditions d’agrément était tellement complexes qu’ils ont aboutit à discréditer la C.N.I et ont conduit
par la suite (en 1981) à interrompre ses activités. Malgré que, les dispositions de 1966 avaient dans
leur optique et leur logique un aspect attractif certain pour les investissements réclament un agrément.
été considérée.

De ce fait, la PME à été considérée comme complément au secteur public. Ce dernier, a qui
revenait le rôle moteur dans la politique économique de développement du pays. Durant la période de
1963 à 1982 la politique vis-à-vis du secteur privé, notamment la PME, n’a pas été claire en raison, de
l’idéologie et le discours politique de l’Algérie socialiste hostile à l’égard de l’initiative privée, la
considérant comme exploitante (charte nationale de 1976).

Face à ces situations, le comportement de l’entrepreneur privé algérien a été la prudence et la


tactique, investissant en fonction des conjonctures et des orientations politiques, dans les créneaux
nécessitant peu de maitrise technologique et une main-d’œuvre peu qualifiée. Par conséquent, la
tendance était plutôt favorable aux secteurs du commerce et des services qui ont continué à être
investis par le privé. Dans l’industrie, l’entrepreneur privé algérien a adopté une stratégie de
substitution à l’importance dans les biens de consommations finales tels que : l’agro-alimentaire, le
textile, la chimie simple, la transformation du plastique et les matériaux de construction.

35
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

1.1.2. La période de 1982-1988

Selon les objectifs fixés par le plan, durant cette période une nouvelle volonté est affichée par
les pouvoirs publics pour l’encadrement et l’orientation de la PME en Algérie. Cette situation s’est
traduite par la promulgation d’un nouveau code des investissements (1982), donnant un nouveau cadre
législatif et réglementaire pour tout investissement économique privé national.
La loi du 21-08-1982 de ce présent code, va faire bénéficier les PME de certaines mesures
notamment :

- Le droit de transfert nécessaire pour l’acquisition des équipements et dans certains cas des
matières premières ;
- L’accès, même limité, aux autorisations d’importation (A.G.I) ainsi qu’au système des
importations sans paiement.

Malgré ses mesures, ce nouveau dispositif, continue à renforcer certains obstacles à l’expansion
du secteur de la PME privée, a savoir par :

- La procédure d’agrément rendue obligations pour tout investissement (une régression par
rapport au code des investissements de 1966) ;
- Le financement par les banques est limité à 30% du montant des investissements agrées ;
- Les projets d’investissement ne doivent pas excéder 30 millions de DA pour la création de
S.A.R.L (sociétés à responsabilité limitée) ou par actions, et 10 millions de DA pour la création
d’entreprises individuelle ou en nom collectif ;
- L’interdiction est faite d’être propriétaire de plusieurs affaires.

Dans le cadre de cette nouvelle politique, la création en 1982 de l’Office pour l’Orientation, le
suivi et la Coordination de l’investissement privé (O.S.C.I.P) qui avait pour mission, d’une part,
d’orienter l’investissement privé national vers des activités et régions susceptibles de répondre aux
besoins du développement et d’assurer sa complémentarité avec le secteur public ; et d’autre part,
d’assurer une meilleure intégration de l’investissement privé dans le processus de planification.

36
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

De ce fait, le secteur privé, pour la première fois depuis l’indépendance, s’est vu reconnaitre un
rôle à jouer dans la concrétisation des objectifs de développement nationaux. En revanche, ces
nouvelles dispositions avaient un impact limité sur la création de nouvelles PME privées.
En effet, le plafonnement des investissements a eu pour conséquence l’orientation d’une partie de
l’épargne privée vers des dépenses improductives et spéculatives, cela, en raison d’exigences
d’agrément pour investir, notamment dans le secteur productif. Donc, l’investissement des PME
privées a continué de s’orienter principalement vers des activités classiques de substitution aux
importations de biens de consommation finale.

Par ailleurs, bien qu’elle soit reconnue comme domaine privilégié de la PME, la sous-traitance a
connu un faible développement. Du fait, le cloisonnement des secteurs publics et privés ne leur a pas
permis de développer des relations de partenariat en matière de sous-traitance. Donc, tous les codes
des investissements de la période de 1963 à 1988, avaient pour objectif de limiter l’investissement
privé, et de l’orienter vers des créneaux que les pouvoirs publics changeaient en fonction des plans,
cela, malgré le rôle reconnu pour les PME dans le développement économique.

1.1.3. À partir de 1988

L’Algérie a connu à partir de 1988 une phase de transition vers l’économie de marché, c’est ce
qui l’a conduit à établir des relations avec les institutions internationales tels que le FMI et la Banque
Mondiale pour atténuer la crise de sa dette extérieur d’une part, et à l’application d’un régime de
politique monétaire, financière, économique et commerciale d’une autre part qui lui a dicté la
privatisation de nombreuses entreprises publiques, et a contribué au développement des petites et
moyennes entreprises dans certains activités de l’économie, ces activités concernent la transformation
des métaux ainsi que les petites industries mécaniques et électroniques.

Les changements d’orientation de la politique économique et l’adoption des plans d’ajustement


structurel avaient définitivement scellé le passage de l’économie vers l’organisation marchande. L’Etat
a mis en place un nouveau cadre législatif et plusieurs réformes liées aux programmes de redressement
économique, au système juridique pour le développement de l’investissement et la promotion des
petites et moyennes entreprises telles que le nouveau code d’investissement qui a été promulgué le
05/10/1993 relatif à la promotion de l’investissement.

37
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Ce code a eu pour objectifs, la promotion de l’investissement, l’égalité entre les promoteurs


nationaux privés et étrangers, remplacement de l’agrément obligatoire par une simple déclaration pour
investir auprès des institutions administratives concernées, réduction des délais d’études de dossiers, le
renforcement des garanties…dans les faits, le bilan de la mise enœuvre du code de 1993 a été mitigé
ce qui a porté les autorités à promulguer en 2001 l’ordonnance relative au développement de
l’investissement (ordonnance N° 01/03 du 20/08/2001) et la loi d’orientation sur la promotion de la
PME (loi N°8 du 08/12/2016).

L’ordonnance mise en place en même temps que la loi d’orientation de la PME définissent et
fixent, entre autres, les mesures de facilitation administratives dans la phase de création de
l’entreprise qui pourraient être mises en œuvre. Elles prévoient également la création d’un fonds de
garantie des prêts accordés par les banques en faveur des PME, la création du Conseil National de
l’Investissement (C.N.I) et la suppression de la distinction entre investissement publics et
investissements privés. 1

1.2. La population des PME en Algérie

En Algérie, le développement de la population des PME a connu une expansion importante


depuis 1995, cette évolution est le résultat des mesures d’incitations et d’encadrement.

1.2.1. Distribution des PME Algériennes en 2016

Le nombre des PME en Algérie se présente selon les tableaux suivants :

a. Par taille :

La population globale de la PME en 2016 est composée de 97% de TPE qui demeure
fortement dominante dans de tissu économique, suivie par la PE avec 2.7% de la ME avec 0.3%.

Tableau N˚02 : répartition des PME algériennes par taille.

Type des PME Nombre %

Très petite entreprise 983 653 97

Petite entreprise 27 380 2.7

Moyenne entreprise 3 042 0.3

1
MADOUCHE Yacine : la problématique d’évaluation du risque de crédit des PME par la banque en Algérie, Mémoire
de magister en sciences économiques, université Mouloud MAMMERI de TIZI OUZOU, pp 268-270.

38
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

TOTAL 1 014 075 100


Source : Bulletin d’information statistique N˚29 de ministère de l’Industrie et des Mines.

b. Par secteur d’activité

 PME publique

PME publique : le nombre total des PME publique en 2016 est de 438 , elles exercent dans
tous les secteurs d’activité de l’économie nationale, principalement dans l’agriculture (41%),
l’industrie (44%) et les services (23%).

Tableau N˚03 : répartition des PME publiques par secteur d’activité.

Secteur d’activité Nombre %

Industrie 193 44

Services 101 23

Agriculture 178 41

BTPH 22 5

Mines et carrières 4 1

Total 438 100


Source : Bulletin d’information statistique N˚29 de ministère de l’Industrie et des Mines.

 PME privée

PME privé : le nombre total des PME privé en 2016 est de 1013637 elles sont concentrées au
niveau du secteur des services (transport en particulier), l’artisanat et le BTPH (le bâtiment en
particulier).

39
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Tableau N˚04 : répartition des PME privées par secteur d’activité.

Secteur d’activité Nombre %

Agriculture 7 094 0.70

Hydrocarbures, Energie, Mines et 3 201 0.32


services liés

BTPH 169 124 16.68

Industries manufacturières 99 275 9.79

Services y compris les professions 501 645 49.49


libérales

Artisanat 233 298 23.02

Total 1 013 637 100


Source : Bulletin d’information statistique N˚29 de ministère de l’Industrie et des Mines.

c. Par région

Selon les données les PME sont prédominantes dans le nord et, a un degré moindre, dans les
haut-plateaux.

La région du nord regroupe 401231 PME, soit 69% des PME du pays, suivie par la région des
haut-plateaux avec 126051 PME soit 22%, et les régions du sud et du grand sud accueillent 50104
PME soit 9%du total.

Tableau N˚05 : répartition des PME par région.

Région Nombre %

Nord 401 231 69

Hauts plateaux 126 051 22

Sud 50 104 9

Total 577 386 100

Source : Bulletin d’information statistique N˚29 de ministère de l’Industrie et des Mines.

40
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

1.2.2. Evolution de la population des PME (2010-2016).

L’évolution des PME algériennes durant 2010/2016 peut être présentée par le tableau suivant :

Tableau N˚06 : Evolution de la population des PME durant la période 2010-2016.

PME privées PME publiques Totale


Années
Nombre % Nombre % Nombre %

2010 618 515 99.91 557 0.09 6 19072 100

2011 658 737 99.91 572 0.09 659 309 100

2012 711 275 99.92 557 0.08 711 832 100

2013 747 387 99.93 547 0.07 747 934 100

2014 851 511 99.94 542 0.06 852 053 100

2015 896 279 99.94 532 0.06 896 811 100

2016 1 013 637 99.96 438 0.04 1 014 075 100


Source : tableau construit a partir des données statistiques disponibles sur le site du ministère de l’industrie et des mines.

Figure N˚01 : Evolution de la population des PME 2010-2016.

Source : réaliser par nos même a partir des donnés statistiques disponibles sur le site du ministère de l’industrie et des
mines.

41
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

La population des PME comporte principalement deux composantes : les PME publiques, les
PME privées. A la fin du premier semestre 2016, le nombre totale des PME toutes catégories
comprises s’élève à 1 014 075 entités, alors que leur nombre était de 896 811 entités en 2015, et de 852
053 à la fin de l’année 2014.

 Les PME privées :

Le nombre des PME déclarées s’élevé en fin du premier semestre de 2016 à 1013 637
entreprises. Ces dernières constituent la composante majeure de la population des PME.

 Les PME publiques :

En ce qui concerne les PME publiques, a la fin du premier semestre de 2016, leur nombre ne
représente qu’une infime partie du total des PME : 438 entreprises, cette catégorie d’entreprises a
connu une diminution continue à partir de 2013, pour le motif du processus de privatisation des
entreprises publique engagé dans le cadre de restructuration et de réorganisation du secteur public.

2. les PME algériennes

Les PME sont source de compétitivité, leurs développement ainsi que la modification de leurs
statuts juridiques, permet de répondre aux besoins de différents secteurs. Ce titre présente la
définition et l’importance des PME algériennes, les dispositifs et les programmes d’appui à la
promotion des PME en Algérie et les principales caractéristiques et contraintes.

2.1. La PME algérienne : définition et importance

Les PME sont considérées comme l’une des forces principales du développement économique
en raison de leur contribution a la création de la richesse et d’emplois.

2.1.1. Définition de la PME en Algérie

En ce qui concerne l’Algérie, il n’existe pas de définition communément admise par les
organismes et les chercheurs s’intéressent a la PME en tant qu’objet d’étude. Toutefois, étant motivé
par le souci d’ordre général et pour des raisons de champ d’application, nous retiendrons la définition
de la PME suggérée par la loi 01-18 du 12 décembre 2001 portant la loi de la promotion de la petite et
moyenne entreprise, « la petite et moyenne entreprise, PME est définie, quelque soit son statut
juridique, comme étant une entreprise de production de biens et ou services employant 1 a 250

42
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

personnes, dont le chiffre d’affaires n’excède pas 4 milliards de dinars ou dont le total du bilan annuel
n’excède pas 1 milliards de dinars et qui respecte les critères d’indépendance »2. On distingue trois
types d’entreprise :

- La moyenne entreprise : est définie comme étant « une entreprise employant de 50 à 250
personnes et dont le chiffre d’affaire est compris entre 200 millions de dinars et4 milliards de
dinars ou dont le total du bilan annuel et compris entre 100 et 500 millions de dinars ».
- La petite entreprise : à son tour, est définie comme «entreprise employant de 10 à 49
personnes, dont le chiffre d’affaire annuel ne déplace pas 1 milliards de dinars ou dont le total
du bilan annuel n’excède pas 100 millions de dinars».
- La très petite entreprise : dite aussi micro entreprise, elle est définie comme une entreprise
employant de 1 à 9 salariés et réalésant un chiffre d’affaire annuel inférieur à 40 millions de
dinars et dont le total du bilan annuel n’excède pas 20 millions de dinars.

Tableau N°07 : catégories des PME en Algérie.

Effectif Chiffre d’affaires Le total du bilan


Catégorie

1à9 Inférieur à 40 millions DA N’excède pas 20 Millions


Micro-entreprise DA

N’excède pas les 1 Inférieur ou égale 100


Petite entreprise 10 à 49 milliards DA Millions DA

200 Millions à 4 milliards De 100 à 500 Millions


Moyenne 50 à 250 DA DA
entreprise
Source : loi de l’orientation sur la promotion de la PME du décembre 2001.
2.1.2. L’importance et le rôle économique de la PME

Les PME occupent une place importante et jouent un rôle essentiel dans l’économie, car elles
contribuent à la croissance et au développement économique, puisqu’elles sont le vecteur de la
création d’emplois, de la valeur ajoutée et la participation à la distribution des revenus3.

2
La loi du 01-18 du 12 décembre 2001, portant la loi d’orientation sur la promotion de la PME.
3
Samia. Gharbi, « les PME/PMI en Algérie : Etat des lieux », synthèse du cours, université du littoral cote d’opale.
Laboratoire de recherche sur l’industrie et l’innovation, pp8-10, In : www.the banque-pdf.com/fr-pmi-et-pme.html,
consulté le 01/04/2017.

43
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

 La création d’emplois

La tendance observée ces dernières années dans l’évolution du taux de chômage en Algérie
continue de diminuer globalement en raison de la contribution du secteur des PME à la création
d’emplois, plus particulièrement par le secteur privé.

Le dynamisme économique est dû principalement à des investissements dans le domaine de


l’industrie, qui fait face à plusieurs contraintes (manque de ressources financières, couts élevés,
centralisation de l’industrie….etc.). L’Evolution de l’emploi dans le secteur de la PME peut être
présentée par le tableau suivant :

Tableau N˚08 : Evolution des emplois déclarés par type de PME en Algérie.

1er semestre 2015 1er semestre 2016


Evolution
Type de PME Nombre Parts % Nombre Parts% (%)

PME privées

Salaries 1 295 257 57.87 1 438 579 57.82 11.07

employeurs 896 811 40.07 1 013 637 40.74 13.03

total 2 192 068 97.94 2 452 216 98.57 11.87

PME publiques 46 165 2.06 35 698 1.43 -22.67

TOTAL 2 238 233 100 2 487 914 100 11.16


Source : Bulletin d’information statistique N˚29 de ministère de l’Industrie et des Mines.

On remarque que :

L’effectif global des PME, à la fin du 1er semestre 2016, est de 2 487 914 agents, dont
seulement 35 698 relèvent des PME publiques. A noter que l’effectif global des PME a progressé de
11.6% entre le 1er semestre 2015 et le 1er semestre 2016.

 La création de la valeur ajoutée

Pour mener à bien leurs activités, les PME ne sont pas seulement liées aux ménages
auxquelles elles achètent leurs services et vendent leurs produits, mais aussi elles font des échanges
avec d’autres entreprises.

44
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

La valeur ajoutée par une PME se mesure par la différence des biens qu’elle vend et la valeur
ajoutée de ceux qu’elle a du acheter pour produire des ventes.

 La distribution des revenus

La valeur créée par chaque PME/PMI recouvre la rémunération totale des services rendus
pendant le processus de production et le financement des administrations. La valeur ajoutée servira
à:

- Rémunérer les services, force de travail, capital, moyens financiers (il s’agira alors des
salariés, de dividendes ou d’intérêts).

- Contribuer au fonctionnement des administrations en particulier en versant des impôts.

Il est donc clair que l’entreprise quelle que soit sa taille, en créant de la valeur ajoutée et en
redistribuant l’excédent sous diverses formes à d’autres agents, joue un rôle essentiel dans l’activité
d’un pays. Il convient également de souligner que ses fonctions de nature strictement économique ne
sont plus les seules attribuées à cette catégorie d’entreprises et en raison de son importance dans les
sociétés modernes.

2.2. Les dispositifs et les programmes d’appui à la promotion des PME en Algérie

L’Etat a fait beaucoup d’efforts pour aider et protéger les entreprises algériennes, Un ensemble
d’institutions, d’organismes et de programmes est mis en place depuis le début des années 1990.

2.2.1. Ministères de l’Industrie et des Mines

Le ministère chargé des PME à été crée en 1991 en vue de promouvoir les petites et moyennes
entreprises. Il est chargé des fonctions suivantes4 :

- Développement des petites entreprises et de promotion de l’investissement privé ;

- Fournir des mesures d’incitation et de soutien pour le développement des petites et


moyennes entreprises ;

- Contribuer à la recherche de solutions pour les problèmes du secteur des PME ;

4
Les attributions du ministère de la PME/PMI sont fixés par le décret exécutif n˚2000-190 du 9 rabie ethani 1421
correspondant au 11 juillet 2000.

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Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

- La préparation de statistiques nécessaires, et la fourniture des informations nécessaires


pour les investissements de ce secteur ;

- Adopter une politique pour la promotion du secteur et la mise en place du programme de


redressement économique des petites et moyennes entreprises.

Il convient de noter, qu’il a eu création sous l’égide du ministère de la PME de nombreuses


institutions spécialisées dans la promotion du secteur, nous y trouvons entre autre : les pépinières et
incubateurs d’entreprises, les centres d’aide et le conseil national consultatif.

2.2.2. Organismes et institutions spécialisés dans le soutien et la promotion des PME

En outre le ministère des petites et moyennes entreprises, il ya des organismes


gouvernementaux et des institutions spécialisées qui jouent un rôle actif dans le développement des
PME5.

A. L’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes (ANSEJ)

L’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes, institution publique créée en 1996
chargée de l’encouragement, du soutien et de l’accompagnement à la création d’entreprise, le
dispositif ANSEJ est réservé aux jeunes chômeurs (19-35ans) porteurs d’idée de projet de création
d’entreprise, elle est sous l’autorité du premier ministre. Le processus d’accompagnement assuré par
ce dispositif couvre les étapes de création de lancement et d’extension de l’entreprise. Il concerne des
projets de création dont le coût globale ne dépasse pas les 10 millions de dinars.

B. l’Agence Nationale du Développement de l’Investissement (ANDI)

A partir de 2001 l’ANDI va remplacer l’APSI, Agence de Promotion, de Soutien et de Suivi de


l’Investissement qui fut créée en 1993. L’Agence Nationale de Développement de l’Investissement est
une institution gouvernementale qui a pour mission la facilitation, la promotion et l’accompagnement
de l’investissement et de la création d’entreprise à travers des régimes d’incitation qui s’articulent
essentiellement autour de mesures d’exonération et de réduction fiscale. Deux régimes d’avantages
sont prévus :

5
Ministère de l’industrie et des mines, www.mdipi.gov.dz.

46
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

- Le régime général s’applique aux investissements courants réalisés en dehors des zones à
développer ;

- Le régime dérogatoire s’applique aux investissements courants réalisés dans les zones à
développer et à ceux présentant un intérêt particulier pour l’Etat.

L’ANDI est présente dans toutes les wilayas du pays à travers les « guichets uniques
décentralisés » dont les coordonnées sont données en annexes.

Le guichet unique décentralisé est une structure qui regroupe les représentants locaux de
l’ANDI et les organisations et administrations concernées par l’acte d’investissement (Registre de
commerce, impôts, douanes, foncier …). Le guichet unique a pour vocation d’être l’interlocuteur
unique du promoteur dans l’esprit d’alléger et de faciliter les formalités et procédures administratives
relatives au projet d’investissement.

C. La Caisse Nationale d’Allocation Chômage (CNAC)

La caisse nationale d’assurance chômage. Prend en charge le dispositif de soutien à la création


et l’extension d’activités réservé aux chômeurs promoteurs de 30 -50 ans, en offrant plusieurs
avantages, pour un montant d’investissement pouvant atteindre 10 millions de DA. les services assurés
aux promoteurs par le dispositif intègrent, à la fois,

• L’accompagnement personnalisé durant toutes les phases du projet et l’élaboration de


Business Plan.

Aides financières :

• Prêt non rémunéré représentant 28 à 29% du coût global du projet


• Bonification des intérêts bancaires.

Assistance à l’obtention du financement bancaire (70% du coût global du projet) à travers une
procédure simplifiée par la mise en place du comite de sélection et validation et de financement des
projets et la garantie des crédits par le fonds de caution mutuelle Risques/crédits investissements
chômeurs promoteurs 30-50 ans.

47
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Les investissements à réaliser dans ce cadre reposent exclusivement sur un mode de


financement de type triangulaire, qui met en relation le promoteur, la banque et la CNAC à travers le
montage suivant :

• Apport personnel : 1 à 2% du coût global du projet


• Financement CNAC : 28 à 29% du coût global du projet (Non rémunéré)
• Financement bancaire : 70% (intérêts bonifiés).

D. L’Agence Nationale pour la Gestion du Microcrédit (ANGEM)

Est crée en 2004. Agence Nationale de Gestion du Micro Crédit, développe un dispositif (le
micro crédit) visant le développement des capacités individuelles des personnes à s’auto prendre en
charge en créant leur propre activité. Le Micro Crédit est un prêt permettant l’achat d’un petit
équipement et des matières premières de démarrage pour exercer une activité ou un métier.

Ce dispositif est destiné à tout citoyen de plus de 18 ans sans revenus ou disposant de revenus
instables et irréguliers ainsi que les femmes au foyer. Il vise l’intégration économique et sociale à
travers la création d’activités de production de biens et services.

- Le crédit « achat de matière première » :

Le dispositif prévoit un financement à 100% (aucun apport du postulant au micro crédit) du


montant d’achat de la matière première à travers un prêt non rémunéré (PNR), pour un coût global ne
dépassant pas 100 000 DA.

- Le crédit « acquisition de petits matériels et équipements » :

Le coût maximum de l’investissement est fixé à 1 million de dinars.

Le montage financier proposé par le dispositif prévoit la formule suivante :

• Apport personnel : 1% du coût global du projet ;


• ANGEM : 29% du coût global à travers prêt non rémunéré ;
• Banque : 70% du coût global (Intérêts bonifiés).

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Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

A coté de ces quatre organismes on trouve aussi de nombreuses structures et instruments, dont
la finalité est toujours l’instauration d’un climat favorable à la création et au développement des
PME, ont peut citer :

- Le Fonds de Garantie des Crédits aux PME crée en 2004.


- L’Agence Nationale de Développement de la PME, créée en 2005.
- La Caisse de Garantie des crédits à l’investissement des PME, créée en 2004.

2.2.3. Les programmes d’appui à la promotion des PME

L’Algérie a mis à la disposition de ses PME un ensemble de programmes de soutien pour


stimuler leur compétitivité, dont certains ont pris fin6.

A. Programme National pour l’amélioration de la compétitivité industrielle

Le programme est dirigé par le ministère de l’industrie. Il vise à améliorer le potentiel de


l’entreprise industrielle avec plus de 20 employés et à renforcer sa compétitivité, il se compose de
deux phases, la phase diagnostic et la phase plan. Pour la période de janvier 2002 au 31 décembre
2005, ce programme a effectué le bilan suivant :

- La phase Diagnostic : il a reçu 324 demandes, il a traité 317 en retenant 218 et en rejetant 99 ;

- La phase Plan : il a soumis 110 dossiers et traité 96 dont 93 ont bénéficié de la réalisation du
Plan de Mise à Niveau.

B. Programme d’appui au développement des PME (Euro Développement PME)

Le programme EDPME à été lancé en 2002 et s’est terminé à la fin de 2007. C’est le projet de
soutien le plus important en terme de ressources mobilisées, avec un budget de 62.9 millions d’euros.
Le projet est domicilié auprès du ministère de la PME et de l’artisanat, et financé par ce dernier en
collaboration avec la commission européenne. L’objective de ce programme est d’améliorer les
entreprises industrielles privées ainsi que les entreprises liées au secteur de l’industrie de 20 à 205

6
Ait. Sisaid, « les dispositifs de mise a niveau de la PME maghrébine, Tunisie, Maroc et l’Algérie », article, pp8-9, In :
www.ummto.dz/IMG/pdf/ait_sisaid, consulté le 01/05/2017.

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Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

employés, pour atteindre ces objectifs et mettre enœuvre les activités prévues, une équipe d’experts a
été recrutée pour gérer les trois volets du programmes à savoir :

- 1er volet : l’appui direct aux PME, par la réalisation de pré diagnostic de mise à niveau
des entreprises et l’organisation des séminaires de formation ;

- 2éme volet : l’assistance aux institutions financières et aux banques qui interviennent sur
les PME ;

- 3éme volet : le soutien aux structures intermédiaires et aux services d’appui publics et
privés.

C. Programme National de mise à niveau de la PME

Ce programme est géré par l’Agence Nationale de Développement de la PME (ANDPME), il


est complémentaire des programmes de mise à niveau déjà existants, ce programme à été lancé en
février 2007 pour une période de six ans, dans le but d’améliorer les capacités de production de ces
entreprises, une meilleure compétitivité au niveau des prix/qualité et innovation ainsi qu’une
insertion dans le marché mondial. Le financement de ce programme est de l’ordre de 1 milliards DA
annuellement.

2.3. Les principales caractéristiques et les contraintes de développement des PME en Algérie

2.3.1. Les caractéristiques des PME algériennes

Les PME jouent un rôle particulièrement important dans les économies en voie de
développement. Si elles sont appelées à jouer le même rôle que les PME des pays avancés et à faire
face aux mêmes contraintes, ou presque, celles des pays en développement subissent plus que les
autres la déficience de la qualité des capacités humaines et institutionnelles, avec lesquelles elles
évoluent et tardent a en bénéficier des avantages qu’elles sont en légitimité d’attendre des économies
de marché et du commerce mondial.

Selon une étude de l’OCDE (2004) sur les PME, on peut résumer les caractéristiques des PME
des pays en développement et en transition dans les points suivants :

50
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

- La faible capacité des petites entités à faire entendre leur voix au stade de la formulation de
l’action gouvernementale et l’absence de dialogue institutionnalisé entre les secteurs public et
privé.
- L’absence de législation adéquate sur les droits de propriété et des moyens pour la faire
respecter, qui compromet l’accès au crédit en particulier pour les femmes.
- L’existence des préjudices défavorables envers l’initiative privée, d’une prise de distance et
d’une méfiance réciproque entre le secteur privé et public.
- La dominance des entreprises publiques dites nationales dans les secteurs stratégiques et la
prédominance du secteur public dans la promotion des exportations et des investissements.
- Le manque d’informations économiques et des données statistiques pertinentes, actualisées sur
les PME et les institutions de soutien.
- Un nombre élevé des TPE dans le tissu des PME et le poids important du secteur informel dans
l’activité économique.

Aujourd’hui, considérées comme un acteur majeur des performances économiques du pays, les
PME algériennes ont des caractéristiques, qui ne sont pas homogènes et varient d’un secteur d’activité
à un autre, selon la dimension de l’entreprise et la région de son implantation. Grosso modo, on peut
dire que, les PME en Algérie se distinguent, en plus de celles partagées par leurs homologues des pays
en développement, citées précédemment, par les caractéristiques suivants :

- Une structure financière souvent fragile et la prédominance du capital amical (familial).


- Une concentration relative dans les secteurs de la production des biens de consommation et des
services.
- Prépondérance des micros-entreprises (96,15% des PME en Algérie (2009) appartiennent à la
catégorie des TPE avec moins de 10 salaries.
- Compétence et qualification professionnelles des dirigeants des PME sont souvent non
justifiées (faible capacité managériale).
- Manque d’encadrement technique.
- Faiblesse de l’accumulation technologique.
- Quasi-absence de l’innovation et manque d’inventivité.
- Faiblesse de l’activité de sous-traitance.
- Manque d’informations fiables, pertinentes et actualisées.
- Une grande souplesse structurelle et un manque de spécialisation.

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Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Cette nomenclature des caractéristiques est loin d’être exhaustive, plusieurs caractères peuvent
être rencontrés chez ces entreprises. On peut citer entre autre, la prépondérance d’une culture oral dans
le travail et le faible recours à la culture savante (les chefs des PME, ne définissent (par écrit) que
rarement leurs plans de stratégie et d’exécution, encore moins lors qu’il s’agit du futur et du
prévisionnel), c’est la reproduction de la prédominance de l’oralité dans la culture nationale et régional
dans le fonctionnement de l’entreprise. Aussi, les recrutements chez ces PME se font d’abord au sien
de la famille.

2.3.2. Les contraintes de développement des PME en Algérie

Les difficultés inhérentes sont plus pénalisantes aux PME qui confrontent énormément
d’obstacles qui freinent leurs développements, créations et expansions. Les principales difficultés que
rencontres les PME en Algérie sont suivantes :

a. Les contraintes découlant des activités informelles dites souterraines

Le secteur informel est un secteur non structuré, que l’on désigne aussi sous les appellations
d’économie souterraine ou d’économie parallèle, qui renvoient à cette sphère de l’économie ou les
unités de production exercent hors des circuits économiques et financiers formels, dans la
clandestinité, sans remplir les procédures l égales de création (registre de commerce) et /ou de
fonctionnement et d’exploitation (déclaration des impôts).

L’accès à l’information devra répondre aux préoccupations et attente aussi bien des chefs
d’entreprises, des associations professionnelles et autres utilisateurs. De nos jours, l’environnement
socioéconomique de la PME algérienne reste prédominé par le secteur in formel. Ses manifestations
sont diverses et concernent plusieurs domaines, à savoir la non-déclaration ou la sous-déclaration des
ressources humaines, financières et même techniques et/ou technologiques, la fraude fiscale et la
concurrence déloyale des importateurs qui réussissent a contourner les barrières tarifaires.

A défaut, les PME sont négativement affectées, notamment en matière de données relatives aux
banques de données et statistiques sur les entreprises, données sur les marchés, au plan national ou
local et faible utilisation de l’outil internet dans le monde des affaires.

b. Les contraintes relatives au marché de travail :

En Algérie, le marché de travail est encore instable et sujet à tous les dépassements possibles.
Les contraintes qu’il subit sont multiples. Nous pouvons citer les plus importantes :

52
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

• le manque accru des experts en management, des gestionnaires, des techniciens qualifiés… ;
• l’existence de fortes contraintes dans la gestion des ressources humaines (la gestion des
contrats, des procédures et des couts de licenciement…) ;
• l’inexistence d’instituts de formations spécialisées et la faiblesse de la qualité des programmes
assurés ;
• l’inadaptation des formations dispensées par les universités avec les besoins réels des
entreprises et en matière des techniques modernes de management, gestion et de marketing ;
• les difficultés da la pratique des langues étrangères chez la plupart des nouveaux diplômés.

c. Les contraintes liées au foncier industriel

La question du foncier est encore d’actualité dans le climat des affaires en Algérie, et ce malgré
la mise en place des comités d’assistance pour la localisation et la promotion des investissements
(CALPI) en 1994 au niveau des wilayas.

La contrainte liée au foncier industriel est l’une des causes principales du recul de nombreux
projet et des intentions d’investissements (étrangers surtout). Le manque de transparence dans le
traitement des dossiers présente un obstacle sérieux pour la promotion des investissements.

De nombreux opérateurs algériens continuent de déplorer les contraintes liées à la cherté du


foncier industriel qui, selon eux, bride leur développement. La tension sur le foncier industriel s’est
traduite par une augmentation significative des prix. Les investisseurs étrangers se plaignent également
de la cherté du foncier en Algérie. A la rareté s’ajoute alors l’obstacle des prix, et c’est un problème
qui entrave l’essor de l’investissement.

d. Les contraintes d’ordre administratif et judiciaire

L’un des problèmes les plus rencontrés par les PME algériennes au cours de chaque étape du
processus de leur développement (création, expansion..) est bien celui de la complexité des démarches
administratives. La réforme de l’administration, du droit des affaires et de la fiscalité reste lente et
inachevée et la complexité et la lourdeur des formalités administratives retardent ne nombreux
entrepreneurs, qu’ils sont aujourd’hui confrontés aux difficultés bureaucratiques qui découragent
l’investissement.

Aujourd’hui, les pratiques bureaucratiques et la corruption caractérisent encore l’administration


publique. Ses faibles performances sont dues essentiellement au fait qu’elle n’a jamais était l’objet

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Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

d’une mise a niveau, tant de ses moyens que de ses méthodes de travail. Il est impératif pour la réussite
de la promotion de la PME et du secteur privé, de commencer une réelle mise a niveau de l’ensemble
des institutions intervenant dans l’environnement macroéconomique des entreprises, privées ou
publiques, soit elles.

e. Les contraintes d’accès au financement

Les PME, même en économies puissantes estiment que l’accès au financement, notamment à
moyen et à long terme, est l’un des principaux obstacles qui les bloquent pour investir et se
développer. L’accès aux sources de financement est particulièrement difficile pour les PME qui ne
disposent pas de garanties suffisantes, n’ont pas de références établies, ni d’historique de crédit.
L’entreprise algérienne n’échappe pas à cette régularité.

Les difficultés financières rencontrées par les PME algériennes se synthétisent comme suit :

• L’appui des banques est inadéquat aux besoins de financement des PME, les procédures
d’octroi de crédit sont lourdes et non adaptées aux nouvelles donnes économiques (les banques
n’ayant pas encore achevé leurs transformations aux nouvelles exigences du marché libre) ;
• Le coût du crédit est élevé, les garanties exigées par les banquiers sont excessives et les délais
de traitement des demandes de crédit et des opérations sont trop longs ;
• L’inefficacité de la réglementation des changes, elle est inadaptée aux échanges de services ;
• L’absence de la notion de la prise de risque partagée chez les institutions de financement ;
• Un système de fiscalité ordinaire lourd, qui n’a pas une vision stratégique de développement, ni
une parafiscalité qui encourage l’emploi.

Les PME sont souvent évaluées par un manque de fonds propres, qui augmente leur dette, et
elles possèdent des moyens financiers limités qui retardent leur développement. Pour faire face à des
problèmes majeurs que rencontrent les PME, les autorités publiques ont mis en place des dispositifs
d’aide au financement bancaire tels que l’ANSEJ, la CNAC et le FGAR.
Or, en Algérie, les banques publiques et les dispositifs d’aide à la création d’entreprise sont deux
mondes différents et éloignés, qui n’entretiennent des relations que par voie formelle, ce qui leur ôte
tout rôle de partenaires actifs. Les banques retardent la croissance économique et l’investissement des

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Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

PME par leur méfiance sans compter les scandales financiers qui révèlent des problèmes à l’intérieur
même des banques comme la bureaucratie et la lenteur des démarches administratives7.

3. modalités et conditions d’octroi d’un crédit d’investissement

Pour s’ assurer le remboursement du crédit à terme ,le banquier est tenu de mener une étude très
poussée de la demande de crédit d’investissement ,en appréciant les conditions techniques et
économiques de réalisation du projet ,d’une part ,et les gains que va engendrer l’investissement en
question ,d’autre part. En fait il serait irraisonnable de mener une étude de rentabilité pour un projet
qui n’est pas viable. Ce titre présente la constitution, étude et la mise en place d’un dossier de crédit
d’investissement.

3.1. la constitution du dossier de crédit d’investissement

Le dossier de crédit d’investissement déposé par la clientèle doit comporter tous les documents
que le banquier juge utile. Ces documents peuvent être juridiques, administratifs, comptables,
financiers, techniques et fiscaux et cela lui permettent d’appréhender la situation générale de
l’entreprise et de faire une étude convenable. Le dossier devant être fourni est composé de8 :

3.1.1. Une demande de crédit d’investissement

Elle devra indiquer le montant et la durée du crédit sollicité, la part d’autofinancement et les
garanties proposées par l’entreprise. Cette demande devra être signée par une personne dûment
habilitée par l’entreprise.

3.1.2. Les documents administratifs et juridiques

• Qualification et expérience professionnelle du promoteur dans le domaine investi ;

• Copie du registre du commerce ;

• Copie des statuts pour les personnes morales ;

• PV de l’assemblée générale des actionnaires conférant au directeur général de l’entreprise, les


pouvoirs de contracter des emprunts, si cette disposition n’est pas prévue par les statuts ;

7
GABOUSSA.A ; KOICHI.Y ; SI LEKHAL.K, « les PME en Algérie : Etat des lieux, contraintes et perspectives »,
Article, pp 46-51, In : https://revues.univ-ouargla.dz, consulté le 20/04/2017.
8
Banque de développement local, www.bdl.dz, consulté le 21/04/2017.

55
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

• Copie de la décision d’octroi des avantages délivrés par l’ANDI ;

• Copie du bulletin officiel des annonces légales (BOAL) ;

• Copie du titre de propriété acte administratif ou bail de location du local d’exploitation ;

• Agrément et ou tout autre documents autorisant le client à exercer l’activité projetée.

3.1.3. Les documents comptables et fiscaux

• Etude technico-économique et financière du projet dument signée et cachetée par un bureau


d’études ;

• Attestations fiscale et parafiscale récente de moins de trois (03) mois ;

• Bilans fiscaux et annexes des trois derniers exercices clos, lorsqu’il s’agit d’une demande de
crédit d’extension ;

• Facture pro forma et/ou contrat d’achat d’équipement récente (moins de 06 mois) chaque
rubrique reprise dans la structure d’investissement doit être préalablement justifiée par des
factures et/ou devis ;

• Expertise et/ou documents justificatifs des travaux déjà réalisés et des travaux restant à
réaliser.

3.1.4. Les documents techniques

• Permis de construire en cours de validité ;

• Plan d’architecture ;

• Etude géologique des gisements de matières premières et l’autorisation de concession délivrée


par l’autorité compétente pour les projets de carrière ;

• Planning de réalisation du projet.

3.2. Etude du dossier de crédit d’investissement

Une fois le banquier a rassemblé les différents documents concernant le client et son projet, il
procède à une étude détaillé.

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Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

3.2.1. Etude technico-économique

L’étude technico-économique porte sur l’analyse de la viabilité du projet une fois le banquier a
rassemblé les différents documents concernant le client et son projet, cette étude est la première étape
de l’analyse du dossier de crédit d’investissement. Elle comporte généralement deux parties : une
présentation du promoteur et son activité et une présentation du projet avec ses différents aspects
(marché, commercialisation, données techniques et analyse des couts).Elle est généralement élaborée
par un bureau d’étude spécialisé9.

a. Identification de promoteur et de son activité

Cette étape consiste à présenter l’activité suivant de celle du promoteur, à savoir :

 Présentation de l’activité : il s’agit d’une définition de l’activité principale de promoteur et


éventuellement des activités accessoires envisagées.
 Présentation du promoteur : chaque promoteur doit être représenté par : le nom et prénom,
l’âge, l’expérience professionnelle et/ou diplômes, le patrimoine personnel…etc. ces éléments
identificateurs constituent un aspect fondamental dans l’appréciation du promoteur et de ses
qualités.

b. Identification du projet d’investissement

Elle consiste la présentation du projet suivant le cadre dans lequel il s’inscrit, sa finalité, et ses
principales spécificités. Ces informations sont relatives aux éléments suivants :

 l’objet du projet :

Après la présentation générale du promoteur et de son activité, le banquier doit s’intéresser à


l’objet du crédit et les raisons qui ont motivé le choix de l’investissement, ainsi que les objectifs visés.
S’agit-il d’un projet neuf, d’un renouvellement, d’une expansion…etc. selon leur objectif on distingue
les types d’investissements suivants :

• les investissements de remplacement ou de renouvellement :pour maintenir la capacité


de l’entreprise. De tels investissements apparaissent pendant la période d’exploitation de
l’investissement principal.

9
BOUKROUS. DJ, « les circuits de financement des PME en Algérie », mémoire de magistère en science économique,
université d’Oran, 2007, pp152-157.

57
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

• Les investissements de modernisation : la réduction des couts de production et


l’augmentation du rendement.

• Les investissements d’expansion : pour augmenter le potentiel productif de l’entreprise. Il


s’agit de se doter de moyens supplémentaires.

• Les investissements stratégiques : assurer le devenir de l’entreprise. Celle-ci, après avoir


analysé ses points forts et ses points faibles relativement a ses concurrents, fixe un cap et
s’interroge sur les moyens (c’est-un-dire investissements) à mettre en œuvre pour
l’atteindre. de tels investissements de long terme considérés comme stratégiques sont
offensifs ou défensifs. Par exemple, un investissement de croissance peut être considéré
comme un investissement à la fois stratégique et offensif par rapport a la concurrence.

 Chiffre d’affaire

Le chiffre d’affaire d’une entreprise représente le total des ventes de biens ou de services
facturées sur un exercice.

 Localisation du projet

Il est nécessaire de connaitre la localisation du projet et sa situation géographique pour s’assurer


d’une part, de l’existence d’infrastructures et de moyens indispensables (transport, routes, matières
premières,…) et d’autre part, du compromis entre les fournisseurs et les clients qui détermine le mode
d’acheminement des matières premières et des produits finis, et de ce fait, le cout d’acheminement de
ces éléments.

 Le coût global de l’investissement

Il devra être décomposé par rubrique (étude engineering équipement, terrain, génie civile et
bâtiment, transport et autres…). Les éléments servant de base à la détermination du coût de
l’investissement doivent être indiqués tels que les soumissions, consultations, prix en vigueur du
marché.

 Impact du projet

Le banquier doit connaitre l’impact socio-économique (création d’emplois, substitution a


l’importation, augmentation des exportations, satisfaction de la demande) et l’impact environnemental
(il fait vérifier si le projet n’a pas d’impact négatif sur l’environnement).

58
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

 Garanties proposées

Les garanties offertes par le promoteur ne sont utilisées que comme accessoires des crédits et
non comme des moyens de décision. La décision d’octroi de crédit est toujours prise sur la base du
diagnostic général établi sur la santé financière de l’entreprise et sur la rentabilité financière du projet.

c. L’analyse du marché

Un projet productif a pour objectif de produire un bien ou un service destiné à être écoulé sur le
marché, lieu de confrontation de l’offre et de la demande et le milieu dans lequel l’entreprise devra
s’adopter en permanence. Il est donc indispensable de connaitre le marché auquel la marchandise
envisagée sera destinée. Etudier le marché cela veut dire se poser un certain nombre de questions sur la
place de l’entreprise dans la branche d’activité où elle exerce, sur la place de cette branche d’activité
dans l’ensemble de l’économie, sur la position de l’entreprise sur le marché national et international,
sur le produit que l’entreprise fabrique, sur les éventuels produits de substitution qui peuvent être
créés, sur l’état de la concurrence. L’objectif visé par l’étude de marché est de prévoir l’évolution du
chiffre d’affaire de l’entreprise, donc de sa part de marché en mesurant ses facteurs de force et de
vulnérabilité. L’étude de marché portera sur :

• L’analyse de la demande passée et présente.


• L’appréciation de la demande future.
• L’appréciation de l’offre (passé, présent et future)

3.2.2. Etude de La rentabilité

Sur la base d’un dossier présenté à la banque par l’entreprise et après la vérification de la
viabilité du projet, l’évaluateur procède à une analyse de la rentabilité financière du projet, car un
projet ne peut pas être rentable s’il n’est pas viable.

a. Analyse par le bilan

Le bilan comptable est un tableau qui présente la situation patrimoniale de l’entreprise à un


moment donné, il recense les ressources de la société et les emplois de ces ressources. Il se compose de
deux rubriques, l’actif (ce que l’entreprise possède) et le passif (ce que l’entreprise doit)10.

 L’actif se compose de trois classes sont :

10
HUBERT DE LA BRUSLERIE, « analyse financière », 4éme édition, DUNOD, paris, 2010, pp 47 et 77.

59
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

- Classe2 « Immobilisation » : représente l’ensemble des biens et des valeurs acquises ou


crées par l’entreprise, qui sont des biens durables.

- Classe3 « stocks » : représente l’ensemble des biens acquis ou crées par l’entreprise qui
sont destinés à être consommés par des besoins de fabrication ou d’exploitation.

- Classe4 « créance » : elle contient l’ensemble des droits acquis par l’entreprise.

 Passif se compose de deux classes sont :

- Classe1 « fonds propre » : représente les moyens de lancement apportés à la disposition de


l’entreprise par les propriétaires.

- Classe5 « dettes » : elle contient l’ensemble des obligations contractées par l’entreprise à la
suite de ses relations avec les tiers.

Tableau N˚09 : représentation du bilan comptable.

Actif Passif

Actifs immobilisé (durée de vie >1an) Capitaux propres


- Immobilisations incorporelles (brevets, fonds - Capital
de commerce, frais d’établissement).
- Réserve
- Immobilisations corporelles (terrains,
constructions, matériel, installations, - Résultat de l’exercice (bénéfice ou perte)
outillages).
- Provisions pour risques et charges.
- Immobilisation financières (participation dans
d’autres sociétés, prêt octroyés).

Actifs circulant (durée de vie < 1an) Dettes


- Stocks (matières premières, en cours de - Emprunt (obligataire, auprès des banques)
production, marchandises).
- Dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales.
- Créances (client).
- Disponibilités (caisse et banque)

TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF


Source : SYLVIE de COUSSERGUES, gestion de la banque, 2éme édition DUNOD, paris, 1996, p 53.

60
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

b. Analyse de l’équilibre financier

Elle permet d’apprécier la capacité et l’attitude de l’entreprise à partir du fond de roulement,


besoin de fonds de roulement et la trésorerie.

 Le fond de roulement (FR)

Le FR est un paramètre essentiel dans l’analyse financière de l’entreprise, représente le volume


de trésorerie disponible. On peut le calculer de deux façons :

FR = capitaux permanents – actif immobilisé.


OU
FR = actif circulant – dettes à court terme.

Un fond de roulement excédentaire signifie que les immobilisations sont suffisamment couvertes
par les capitaux permanents, dont une partie reste donc disponible pour couvrir d’autres dépenses.
C’est une réserve d’argent qui apporte une certaine sécurité. Un fond de roulement négatif signifie au
contraire que les immobilisations pompent sur la trésorerie, c’est une situation qui doit trouver une
solution sous peine de grever le fonctionnement. Il faut alors réduire les immobilisations, renforcer les
fonds associatifs ou faire un emprunt à long ou moyen terme.

 Le besoin en fonds de roulement (BFR)

Le BFR représentent le volume de trésorerie nécessaire au fonctionnement quotidien de


l’entreprise : loyers, salaires, factures courantes. On le calcule de la façon suivante11 :

BFR = (Stocks + créances) – dettes à moins d’un an

S’il est négatif, tout va bien, le fonctionnement est couvert par l’ensemble des ressources de
l’entreprise, un BFR positif signifie un besoin de trésorerie.

11
ALAIN.M, « analyse financière », 4émé édition, DUNOD, paris, 2007, p37.

61
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

 La trésorerie nette (TN)

La situation de la trésorerie se calcule par la soustraction suivante :

TN = fonds de roulement – besoin en fond de roulement.

La trésorerie est l’ensemble des sommes d’argents mobilisables à court terme, elle est un
indicateur de santé financière d’une entreprise. Elle est positive lorsque le montant est supérieure à 0,
ce qui signifie que l’entreprise peut couvrir ses propres besoins, elle est donc économiquement saine.
Elle est nulle ce qui revient à dire qu’elle ne dépose pas de la moindre marge de manœuvre, elle est
toutefois à l’équilibre financier. Une trésorerie négative ne dispose pas des ressources pour faire face à
ses besoins, sa situation est déficitaire, ce qui l’oblige à recourir à un découvert bancaire.

c. Analyse et évolution des comptes des résultats

Il permet de dégager le résultat financier en fin d’exercice et les éléments qui suivent.
L’élaboration du tableau des comptes de résultat (TCR) permet de déterminer annuellement l’évolution
du chiffre d’affaire de l’entreprise, celle des consommations des matières premières, et de dégager les
soldes intermédiaires de gestion dont le résultat net et enfin la CAF (capacité d’autofinancement).

62
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Tableau N˚10 : représentation de compte de résultat

Charges Produits

Charges d’exploitation N N-1 Produit d’exploitation N N-1


- Achats de biens et services - Vente de biens ou de services
(ressources propre).
- Services extérieurs
- Subventions d’exploitation.
- Impôt et taxes
- Cotisation et dons.
- Salaires et cotisation sociales
- Autres produits
- Dotation aux amortissements
Produits financiers
- Autres charges
- Intérêts et produits assimilés.
Charges financières
- Produits sur cession de valeurs.
- Intérêts et charges
Produits exceptionnels
- Assimilées
- Charges sur cession de valeurs

Charges exceptionnelles

Résultat (excédent) Résultat (déficit)


Source : SYLVIE de COUSSERGUES, op, cité, p54.

 Solde intermédiaire de gestion

Les soldes intermédiaires de gestion permettent de mieux cerner les causes du résultat (excédent
ou déficit). Il s'agit d'une succession d'opérations simples qui décomposent le résultat afin de
déterminer si, par exemple, l'activité en tant que telle est rentabilisée par les produits qu'elle génère. Ils
permettent aussi de vérifier l'indépendance de l'association par rapport aux subventions et aux aides à
l'emploi.

63
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Tableau N˚11 : représentation du tableau intermédiaire de gestion.

Soldes intermédiaire de gestion (SIG)

+produits d’exploitation bancaire


-charges d’exploitation bancaire
+/-dotation ou reprises nettes aux provisions pour dépréciation des titres
-Intérêts sur créances douteuses
=PRODUIT NET BANCAIRE
+/-plus ou moins-value sur cession d’immobilisation corporelle et incorporelle
+produits accessoires et produits divers
-charges diverses
+/-quote-part dans le résultat des sociétés mises en évidence
+/-dotation ou reprises nettes aux provisions des immobilisations financières
=PRODUIT GLOBALE D’EXPLOITATION
-frais de personnel
-impôts et taxes
-services extérieurs
+/-dotations nettes aux amortissements
=RESULTAT D’EXPLOITATION
+/-dotations ou reprises nettes sur provisions pour dépréciation des créances douteuses
+/-dotations ou reprises nettes sur provisions pour risques et charges
-créances irrécouvrables
-intérêts sur créances douteuses
=RESULTAT COURANT AVANT IMPOT (RCAI)
+produits exceptionnels
-charges exceptionnelles
+/-dotation nettes sur FRBG
-impôt sur les bénéfices
=RESULTAT NET (RN)
Source : SYLVIE de COUSSERGUES, op, cité, p37.

 La capacité d’autofinancement (CAF)

Elle représente ce que l’activité de l’entreprise a généré financièrement et assure son


autofinancement, elle est calculée comme suit :
CAF = résultat net
+ charges calculées
-reprises sur charges calculées
+ valeur comptable des éléments d’actif cédés
-produits de cession d’éléments d’actif
-quote-part des subventions d’investissement
virées au résultat de l’exercice

64
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

d. L’analyse par les ratios

Un ratio est un rapport entre deux quantités variables entre lesquelles existe une relation logique
de nature économique ou financière, il est exprimé sous forme d’un pourcentage. Pour un crédit
d’investissement, il est nécessaire de calculer les ratios et choisir les plus significatifs pour suivre
l’évolution économique et l’état financière de l’entreprise12. Nous pouvons citer les ratios suivants :

 Ratio de financement permanent

Capitaux permanents / actifs immobilisés.

Ce ratio doit être supérieur à 1, ce qui signifie que le fonds de roulement est positif, donc
l’entreprise dispose d’une marge de sécurité13.

 Ratio de financement propre

Capitaux propre / actif fixe

Ce ratio indique dans quelle proportion les actifs sont financés par des capitaux propres14.

 Ratio d’autonomie financière

Capitaux propres / total des dettes.

Ce ratio indique dans quelle mesure l’entreprise utilise ses fonds propres et exprime le degré
d’indépendance vis-à-vis de ses dettes, il doit être supérieur à 1.15

 Ratio de liquidité

Actif circulant / total des dettes à court terme.

12
HUBERT DE LA BRUSLERIE, « analyse financière », 4eme édition, DUNOD, paris, 2010, p190.
13
EGLEM J.Y, PHILIPPS A, RAULET C, “analyse comptable et financière”, 8e édition, DUNOD, paris, 2000, p76.
14
Idem, p76.
15
Idem, p238.

65
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

Il permet d’apprécier l’importance de l’actif circulant, il mesure la couverture des dettes à courte
terme par les actifs circulants. Il doit être supérieur à 116.

 Ratio de solvabilité

Total des actifs / total des dettes.

Ce ratio doit être supérieur à 2 pour une bonne sécurité générale17.

 Ratio de rentabilité financière

Résultat net / capitaux propre.

Ce ratio fait référence, au dénominateur, à des capitaux investis par les bailleurs de fonds de
l’entreprise, actionnaires et prêteurs18.

 Ratio de rentabilité économique

Résultat net / ensemble des actifs.

Ce ratio permet d’apprécier comment la rentabilité se compare par rapport aux investissements de
toute nature nécessaire à l’exploitation de l’entreprise19.

 Ration de rentabilité globale

Résultat net / valeur ajoutée.

Ce ratio dépend relativement de la structure de production de l’entreprise20.

16
EGLEM J.Y, PHILIPPS A, RAULET C, op, cité, p76.
17
HUBERT DE LA BRUSLERIE, op, cité, p197.
18
MANCHON E, « analyse bancaire de l’entreprise », 6e édition, ECONOMICA, paris, 2005, p189.
19
Idem, p189.
20
Idem, p188.

66
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

L’analyse par les méthodes d’actualisation

Cette étude s’effectue à partir des critères suivants21 :

 Le délai de récupération du capital investi (DR)

Le délai de récupération représente le temps qui est nécessaire pour récupérer un investissement,
c'est-à-dire le nombre d’années ou de mois qui égalise le montant investi avec le montant des flux qui
seront générés. Le projet à retenir est celui dont le DR est le faible, c'est-à-dire celui qui permet de
récupérer le plus rapidement son investissement. Ce critère de choix d’investissement présent
l’avantage d’être simple à calculer et de tenir compte de la rapidité à récupérer la mise de fonds
initiale, ce qui est important dans les PME. Mais c’est fondamentalement un mauvais critère car il ne
prend pas en compte les flux qui vont apparaitre au-delà. De plus, il s’intègre pas le prix du temps qui
est associé au projet. Il s’agit avant tout d’un critère de liquidité (rapidité à récupérer de la trésorerie),
et non de rentabilité comme la VAN.

 La valeur actuelle nette (VAN)

La valeur actuelle nette appelé aussi bénéfice actualisé est la différence entre la somme des cash-
flows actualisé et le capital investi. Cette dernière correspond au surplus monétaire dégagé par le projet
après avoir récupérer les parts du capital investis auparavant. Ainsi, il est obligatoire que la VAN soit
positive c'est-à-dire supérieure à zéro pour affirmer la rentabilité du projet.

 L’indice de profitabilité (IP)

C’est un indicateur d’efficacité relatif aux fonds investis. L’indice de profitabilité sera supérieur
à 1 si la VAN est positive et inversement. Il permet de déterminer le rendement de chaque dinar investi
dans le projet. L’indice de profitabilité permet de comparer entre deux projets dont la mise de fond
initiale est différente.

 Le taux de rentabilité interne (TRI)

C’est le taux d’actualisation qui rend nul le flux net de trésorerie actualisé. Dans ce cas, le taux
d’actualisation devient une variable, les flux utilisés étant identiques. Il correspond au taux maximum
auquel il est possible d’emprunter (sous-entendu, sans que l’effet de levier soit négatif). Il indique le
taux d’intérêt effectif (et non pas nominal) d’un placement du même montant que l’investissement.

21
THAUVRON. A, « les choix d’investissement », synthèse du cours, école supérieure des affaires, université paris, 2003,
pp 5-9 et 13, In : bahmedeco.webs.com/documents/le%20choix%20d’investissement.pdf.

67
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

3.3. La mise en place d’un crédit d’investissement

Après avoir étudier et analyser tous les dossiers de demande de crédit, le banquier prend la
décision d’accorder le prêt ou pas après s’être assuré que le dossier qui lui a été transmis est complet.
Dans le cas d’un accord favorable un certain nombre de mesures doit être pris.

3.3.1. La décision finale du banquier

Dans le cas de dossier d’investissement, le chargé d’études décidera des conditions de crédit à
octroyer. Ces dernières sont déterminées sur la base des flux de trésorerie cumulés après financement,
ce sont celles qui donnent la plus petite VAN positive.

La synthèse de l’étude menée par le chargé du dossier est présentée au chef d’agence pour qu’il
donne son avis. Ce dernier va être pris en considération. L’avis du directeur d’agence est transmis pour
une appréciation au niveau du groupe régional d’exploitation.

Dans les limites de ses pouvoirs décisionnels, le comité régional tranche sur le dossier et notifie
sa décision à l’agence d’exploitation.

Dans le cas d’un avis défavorable, le rejet doit être motivé et notifié au client avec lettre
recommandée, et dans le cas où le dossier est retenu, le groupe régional notifie une autorisation de
crédit.

3.3.2. La procédure de la mise en place du crédit

La phase finale du montage d’un dossier de crédit est la mise en place, ce dernier fait suite à la
décision favorable du comité de crédit, le responsable d’agence invite les clients dont les dossiers ont
été acceptés pour la signature de leur contrat de crédit. Il leur donne également de manière verbale les
informations sur le mode et la régularité des remboursements à bonne date. Toutefois, il faut s’assurer
que l’on prête de l’argent aux personnes ayant un historique en matière de crédit, ou qui tiennent une
comptabilité de leurs activités commerciales ou qui ont fournit des garanties.

Conclusion

L’évaluation d’un projet d’investissement est faite sur la base d’un dossier de crédit venant
appuyer la demande formulée par le client. Elle se déroule en deux étapes : une étude technico-
économique et une étude de rentabilité. Elle vise à conforter le banquier et lui assurer que le projet et
techniquement viable et réalisable et financièrement rentable.

68
Chapitre II Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et modalités
d’octroi d’un crédit d’investissement

A travers ces deux études, le banquier doit être en mesure de voir les points forts et les points
faibles du projet. Il pourra ainsi prendre une décision en fonction du risque encouru, il déterminera les
besoins de l’entreprise et mettra en place la structure de financement la plus juste, et ce afin d’assurer
une bonne issue au crédit.

Afin de pouvoir vérifier ces modalité empiriquement nous avons effectué une étude d’un cas
pratique sur l’octroi de crédit aux PME algériennes au niveau de la BNA de Bejaia et ce qui fera
l’objet de 3éme chapitre.

69
CHAPITRE III :
Etude pratique d’un
crédit d’investissement
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Chapitre III : Etude pratique d’un crédit d’investissement

Introduction

Ce chapitre constitue une illustration des techniques d’étude et d’analyse développées dans
les deux chapitres précédents. Pour approfondir nos connaissances en matière d’octroi de
crédit, nous allons essayer de découvrir le service le plus important au sein d’une banque qui
est le service crédit.

Afin de compléter notre étude, et dans le but de présenter une étude satisfaisante, on va
exposer un cas pratique réalisé au niveau de la BNA agence « 356 » Bejaia, concernant le
financement par un crédit d’investissement.

1. Présentation de la BNA

Pour mieux éclairer la présentation de l’organisation d’accueil, nous commençons d’abord


par l’historique de la banque national d’Algérie, ensuite son organigramme et enfin la
présentation générale de l’organisme d’accueil, l’agence BNA« 356 » Bejaia. Ce titre présente
l’historique, la forme juridique, les organisations, et la présentation de la BNA.

1.1. L’historique de la BNA

1.1.1. Période avant réformes économiques (1962-1986)

La banque nationale d’Algérie(BNA) est créé le 13 juin 1966 par l’ordonnance n°66-178
et elle fut la première en Algérie crée après l’indépendance. La BNA exerçait toutes les
activités d’une banque de dépôt aux termes de ses statuts originales. Elle est chargée de
financement des groupements professionnels et des entreprises évoluant dans le secteur
agricole et l’industriel.

La restructuration de la BNA en mars 1982, date à laquelle les pouvoirs publics ont décidé
de mettre en place une institution bancaire spécialisée «BADR» (banque de l’agriculture et du
développement rural) ayant pour vocation principale le financement et la promotion de
l’agriculture, a mis un terme monopole de la BNA ayant au financement de ce secteur.

Cette restructuration avait concerné aussi d’autres aspects portant sur la politique
d’implantation, la réorganisation des structures de réseau d’exploitation.

70
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

1.1.2.Les réformes économiques (1986-à ce jour)

Les mesures de décentralisation qui vont être prises au cours de la deuxième moitié des
années 80, par la loi bancaire de 1986 modifiée en 1988 doivent être considérées comme
mesures d’assouplissement du système du trésor du financement des investissements au profil
des banques et d’une décentralisation des pouvoirs de décisions en matière de l’investissement
des autorités centrales vers les banques et entreprises (la libre domiciliation des entreprises
auprès des banques).

Ces réformes n’ont évidemment pas donné de résultat significatifs car elles ne permettent
ni à l’entreprise d’améliorer sa productivité, ni à la banque d’assurer ses fonctions
d’intermédiaire pour mettre un terme à cette situation, la réforme monétaire et bancaire axée
autour de la loi sur la monnaie et le crédit du 14/4/1990 à désormais autoriser les banques à
effectuer à titre principale (art 114, loi de 14/9/90), l’ensembles des opérations de banque
réception des fonds de public, opération de crédit, la mise à la disposition du public des moyens
de paiement et la gestion de ceux-ci :

 A titre accessoires :

(Art 116. 117. 118.loi du 14/4/90) des de placement, souscriptions, achat, gestion, grade et
vente des valeurs mobilière et de tout produit financier, de développement des entreprises la
collecte des fonds auprès de public destinées à titre placé en participations auprès d’une
entreprise.

Au plan interne, les réformes citées ont donné lieu à une série d’action multiformes, tant
sur plan institutionnel et organisationnel (mise en place des organes et réorganisations de la
banque)de la gestion du crédit (application des règles prudentielles et assainissement du
portefeuille) ; que de la gestion sociale (entrée en régime partenarial consacré par la convention
collective et le règlement intérieur, en sus de l’enrichissement subséquent des instruments de
gestion des ressources humaines).

1.2. La forme juridique de la BNA :

La banque nationale d’Algérie est une société par action par abréviation «BNA» à un
capital de 14.6 milliards de dinar algérien, ayant son siège social à Alger, 08 boulevard Erneste
chéguevara, immatriculée au registre du commerce sous le numéro 84B178. Les actions émises
font l’objet d’une inscription en compte auprès de la banque au profit du trésor public.

71
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

1.3. Les organisations de la BNA :

La BNA est administré par un conseil d’administration «CA» composé de sept membres
nommés par l’assemblé général ordinaire et parmi laquelle le président directeur général est
choisi, les 22 directeurs centrales et les cinq divisions soutiennent et supervisent 17 directions
régionales d’exploitations qui à leur tour le contrôle l’activité des 168 agences commerciales
implantés sur le territoire national.

Est à noter que des organes de gestions et l’aide à la décision a été mis en place pour
assurer une meilleur gestion, il s’agit de déférents comités sous cités :

 Le comité exécutif et le comité élargie : on pour rôle le traitement des questions


portant sur le fonctionnement de la banque.
 Le comité de pilotage : un organe qui supervise la relation de plan stratégique.
 Le comité trésorier : est chargé de l’application de stratégies de banque en matière de
liquidité.
 Le comité de crédit : une instance de décision en matière de sanction des dossiers de
crédit.

72
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Schéma N°2 : Organigramme de la BNA

Secrétariat
Directeur

Directeur adjoint

Chefs services Chefs service caisse

Service Service Pointage et Manipulation Service Service Service


crédit engagement Service caisse guichet portefeuille étranger
comptabilité dinars virement marchandise

Source : document interne de la BNA.

Les différents services :

 Service des relations internationales et du commerce extérieur


 Service crédit engagement
 Service caisse et portefeuille
 Service étranger

1.4. Classification des agences de la BNA

Les agences de l’établissement bancaire que constitue la BNA, sont classées selon le
volume d’activité qui est fonction des conférés, en quatre catégories :

‐ Les agences «principales »

‐ Les agences «catégories A»

‐ Les agences «catégories B »

‐ Les agences «catégories C »

73
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

 Les agences principales : elles ont pour mission :


• L’animation commerciale ;
• Etudes et analyse des risques ;
• Opération de caisse ;
• Opération de commerce extérieur ;
• Caisse principale.
 Agences de catégorie A et B : elles ont la même structure que celle principale mais ne
disposent pas de caisse principale.

 Agences de catégorie C : traite les opérations suivantes :


• Opération de caisse et de commerce extérieur ;
• Opération de crédit et animation commerciale.

1.5. Présentation de l’agence d’accueil (BNA Agence 356)

L’agence principale (AP) est dirigée par un directeur assisté par des directeurs adjoints
nommés par le président directeur générale.

Elle fait partie intégrante de réseau d’exploitation de la banque dont elle assure la
représentation au niveau local. Elle est rattachée hiérarchiquement à une direction de réseau
d’exploitation DRE et entretient des relations avec l’ensemble des structures de la banque.

Selon les attributions qui lui sont conférées. L’AP est structurée en cinq compartiments à
savoir :

• Compartiment commercial et juridique ;

• Compartiment caisse et portefeuille ;

• Compartiment étranger ;

• Compartiment crédits et engagements ;

• Compartiment contrôle comptable, informatique et gestion administrative.

74
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

L’agence est essentiellement un organe d’action commerciale qui se doit d’avoir


l’initiative de la recherche des ressources. Elleœuvre en vue d’une bancarisation optimale de la
population en drainant le maximum de ressource vers ses caisses tout en assurant le
financement de l’économie.

L’agence principale « 356 » de Bejaia a été créée en 1991, son siège se trouve à la cité
TOBBALE. Plusieurs autres agences sont attachées à la (DRE) de Bejaia et sous sa
responsabilité nous pouvons citer :

• Agence El-kseur 585 ;


• Agence Iheddaden 387 ;
• Agence Aokas 589 ;
• Agence Bejaia 588 ;
• Agence Tazmalt 586.

75
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Schéma N°3 : L’organigramme de l’agence principale « 356 » de Bejaia

Directeur

Secrétariat
Direction
Direction
Adjoint

Service Service caisse Service Service


Engagement et Portefeuille Crédit Etranger

Front Back
Office Office
.

Guichet Section
Caisse Virement

Guichet Section
Portefeuille Recette
Source : document interne de la BNA/356

 Service crédit :

Le service crédit est le service concerné par l’étude des dossiers de crédits. Il est animé par
un chargé d’étude principale, entouré par des chargés d’étude dont le nombre varie en fonction
de la dimension de l’agence (nombre de dossier de crédit,..). Ce service est composé de deux
cellules à savoir, la cellule d’étude et analyse et celle d’engagement.

Les activités de ce service se résument à ce qui suit :

76
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

• montage des dossiers de crédit ;


• Formalisation des actions de garanties ;
• Etablissement des états statistiques (mensuel/trimestriel/semestriel) ;
• L’encadrement des stagiaires.

 Crédit d’exploitation :

Il regroupe les engagements par caisse et par signature :

- Crédits par caisse : comme le découvert ; facilité de caisse ; crédit de compagnes


; avances sur factures, titres, délégation…
- crédits par signature : cautions, avales.

 Crédit immobilier :

Sont des prêts conçus pour financer l’acquisition de logements neufs, l’auto-construction,
la rénovation, l’extension ou alors l’acquisition de logements d’occasion.

 Crédit d’investissement :

Les crédits d’investissement peuvent être définis comme étant des crédits destinés à
financer la partie haute du bilan (les immobilisations) et c’est avec ces immobilisations que
l’entreprise réalise sa mission sociale.
Schéma n°4 : Organisation du service crédit

Organisation du service crédit

Secrétariat
Cellule Etudes engagement
et analyse

Source : document interne de la banque.

77
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

 Rôle de la cellule Etudes et analyses

Les chargés d’études ont pour taches de :

• Réceptionner, assister et conseiller la clientèle en matière de financement ;


• S’assurer de la conformité des dossiers ;
• Etudier les demandes de crédit, analyser le risque encouru et émettre un avis motivé ;
• Soumettre les dossiers de crédit étudier à l’appréciation du directeur d’agence ;
• Informer la clientèle des décisions prises au sujet des demandes de crédit ;
• Mettre à jour régulièrement les dossiers de crédit ;
• Suivre, conjointement avec le secrétariat engagement, l’utilisation des crédits
d’exploitation et la réalisation des projets d’investissements.

 Rôle de la cellule secrétariat et engagement

Le secrétariat engagement à pour attribution les éléments suivants :

• Le recueil des garanties relatives aux crédits accordés ;


• L’établissement et la délivrance des actes d’engagement des conventions des crédits,
actes, cautions et avals ;
• Le contrôle permanant des utilisations des crédits octroyés et veiller à leur
remboursements à l’échéance ;
• Veiller à l’application des conditions de banque ;
• Effectuer les opérations relatives au volet juridique et contentieux (saisie, arrêt, ATD,
demandes de transfert de créances…) ;
• Engager les procédures et les démarches nécessaires au recouvrement des créances ;
• Le suivi des impayés et des dossiers litigieux et contentieux ;
• Elaborer les statistiques relatives aux engagements et impayées, destinées aux structures
centrales d’études et à la banque d’Algérie.

2. Présentation et étude de la viabilité du projet

Une fois le banquier a rassemblé les différents documents concernant le client et son projet,
il procède à l’étude financière, de l’étude de la rentabilité et enfin de l’appréciation générale et

78
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

la décision du projet. Ce titre présente le montage d’un dossier d’investissement, et étude


technico-économique,

2.1. Montage d’un dossier d’investissement :

Toute demande d’un crédit d’investissement nécessite au préalable des documents à fournir
par le promoteur ou les dirigeants. Dans notre cas qui porte sur la réalisation d’un projet
d’acquisition d’un semi-remorque décrit sur facture pro format joint à concurrence de 60% du
cout du matériel. Soit un montant global du crédit de 5 993 743.52 DA.

2.1.1. Le dossier de crédit d’investissement :

Un dossier de crédit est un ensemble de documents relatifs à l’activité de l’entreprise. Ces


documents retracent la situation administrative juridique, économique, et financière de la
relation.

2.1.2. Les documents à fournir par le promoteur.

- Demande écrite signée par le client (ou son représentant légal) détaillant les
financements sollicités (nature, montant, durée, destination, modalités de
remboursement et garanties) ;
- Documents de mise à jour du dossier juridique (statuts, pouvoirs, registre de commerce
authentifié par le CNRC, carte fiscale, déclaration d’existence) ;
- CV du (ou des) dirigeant ;
- La copie et l’original (pour vérification) de la pièce d’identité (CIN ou PC) du
promoteur (personne physique) ou du représentant légal de la société (directeur général,
directeur, gérant..) ;
- Attestation fiscale et parafiscale de moins de 03 moins ;
- Etude technico économique + bilans prévisionnels (conformément au nouveau système
SCF) + plan de financement sur la durée de crédit ;
- Facture pro forma des équipements à acquérir.

2.1.3. Les documents établis par le chargé d’étude :

Après vérification de la conformité et de la régularité des documents fournis par le client,


le chargé d’étude remplit le support normalisé de l’étude (page d’identification) qui est ajouté
au dossier.

79
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

2.2. Etude technico-économique :

L’étude technico-économique d’investissement se présente comme un dossier donnant une


vision approfondie des différents aspects permettant d’apprécier la faisabilité du projet
envisagé. Elle est élaborée par des bureaux d’études spécialisées.

2.2.1. Présentation du promoteur :

Le promoteur est une personne physique propriétaire d’une entreprise de transport public
de marchandise (TPM). Elle a été créée récemment en date du 01/07/2014, inscrite au CNRC
de Bejaia.

2.2.2. Présentation du projet d’investissement :

Le projet définit les moyens matériels en matière d’équipements destiné à répondre au


besoin en matériel de transport de marchandises du promoteur, qui veut acquérir un
TRACTEUR PREMIUM LANDER auprès de RENAULT TRUCKS pour un montant de
8.451.111,00 DA et d’une REMORQUEPLATEAU AVEC RIDELLE auprès de la SARL DPR
AXXAM pour un montant de 1.538.461,54 DA.

2.2.3. Objet du projet :

Le client, sollicite la banque pour la mise en place d’un crédit d’investissement d’une
valeur de 5.993.743,52 DA soit 60% de montant total du projet pour acquérir un tracteur
premium et une remorque plateau, afin de créer son entreprise de transport et pour bien
démarrer et mener son activité.

2.2.4. Chiffre d’affaire prévisionnel

CA = ventes de marchandises + production vendue + prestation fournis

Les CA envisagés seront en évolution continue de 4.200.000DA, 4.800.000DA,


5.400.000DA, 6.000.000DA et 6.300.000DA.

2.2.5. Localisation de projet :

Le projet est localisé au niveau de la commune DARGUINA DAIRA DE DARGUINA


(W) DE BEJAIA.

80
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

2.2.6. Le coût global de l’investissement :

Le coût globale de projet d’investissent à un montant estimé à 9 989 572,54 DA et


décompose comme suit :

Tableau N˚12 : présentation du coût global de l’investissement

Désignation Montant Pourcentage


Autofinancement DA (apport 3 995 829,02 DA 40%
personnel)
Emprunt bancaire DA (crédit 5 993 743,52 DA 60%
sollicité)
Total du financement 9 989 572,54 DA 100%
Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA

2.2.7. Impact du projet :

Sur le plan économique, en plus de créer des emplois, le projet permettra de répondre à la
forte demande de cette prestation. Et sur le plan environnemental, aucun impact sur
l’environnement n’est constaté.

2.2.8. Garanties proposées :

- Hypothèque sur terrains et constructions évalués à 4 541 600,00 DA à recueillir (suivant


le rapport d’expertise du 21/09/2014 ;
- Gage sur l’engin à acquérir + DPATR1 à recueillir ;
- Accord CGCI2 à recueillir ;
- Convention de crédit d’Investissement.

2.2.9. Etude de marché

Afin de situer le domaine de transport de marchandises, il parait nécessaire de survoler la


situation et l’importance de cette branche dans le monde qui a connu une croissance
vertigineuse durant ces dernières années particulièrement dans les pays développés ou en voie
de développement ayant opté pour la libération du marché. Cette activité est d’un apport

1
Déclaration police d’assurance tous risques.
2
Caisse de Garanties de Crédit d’Investissement.

81
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

bénéfique à notre économie un créneau générateur d’emploi et aura un impact certain et


conséquent.

L’activité de transport de marchandises est considérée dans notre pays de très stratégique
et nécessite une relance et un développement appréciable, la demande ne cesse d’augmenter.

Les réalisations sont projetées au niveau régional et national. Les principaux clients
immédiats sont :

• Grossistes en matériaux de construction ;


• Fabricants de matériaux et entrepreneurs ;
• Minoteries et semouleries ;
• Fabricants d’aliments de bétail ;
• Autres particuliers.

3. Etude de la rentabilité du projet

Pour que la banque accorde son avis favorable, il est nécessaire d’évaluer la rentabilité du
projet d’investissement qui est le point centrale dans l’étude d’évaluation.

Par ailleurs, dans cette analyse la banque doit évaluer les bilans prévisionnels de
l’entreprise puisque elle est en phase de création. Ensuite, elle déterminera les critères de
rentabilité et les rations. Ce titre présent Analyse financière de projet.

3.1. Analyse financière de projet

Dans cette analyse, le chargé d’étude est amené à analyser les bilans comptables et TCR
sur 5ans, il fait appel au calcul de certains ratios pour évaluer la santé économique de
l’entreprise, afin de déterminer son avis sur le projet.

3.1.1. L’analyse dynamique par le bilan

L’étude des cinq (5) bilan prévisionnel dégage la situation nette de la société. L’analyse
financière du bilan nous renseigne sur l’équilibre financier : la capacité d’autofinancement
(CAF) l’étude de fonds de roulement net (FRN) ; évaluer les besoins financier de la société
(BFR), et dégager la situation de la trésorerie (TN) :

82
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

 Analyse de l’actif :

Tableau N˚13 : Bilan comptable prévisionnel (Actif).

ACTIF (en DA) 1 2 3 4 5


2- IMMOBILISATIONS
Nettes
Equipements de transport 8 299 000 6 609 000 4 919 000 3 228 000 1 538 000
S/Total Classe 2 8 299 000 6 609 000 4 919 000 3 228 000 1 538 000

4- Créances
Autres débiteurs 3 000 3 000 87 000 169 000 218 000
Disponibilités 1 218 000 2 972 000 4 920 000 7 150 000 9 480 000
S/Total Classe 4 1 221 000 2 975 000 5 007 000 7 319 000 9 698 000
Total Général Actif 9 520 000 9 584 000 9 926 000 10 547 000 11 236 000
Source : document interne de la BNA.

Commentaire

Nous constatons d’après ce tableau, que le degré d’immobilisation de l’actif diminue


progressivement, et le total actif évolue grâce à l’augmentation des créances.

 Analyse de passif :

Tableau N˚14 : Bilan comptable prévisionnel (Passif).

PASSIF (en DA) 1 2 3 4 5


1- Fonds propres
Fonds social ou fonds personnel 3 996 000 4 575 000 5 706 000 7 164 000 8 912 000
S/Total classe 1 3 996 000 4 575 000 5 706 000 7 164 000 8 912 000

5- Dettes
Dettes d'investissement 4 794 000 3 596 000 2 397 000 1 198 000 -
(bancaires)
5000 - - - -
Dettes d'exploitation
S/Total classe 5 4 799 000 3 596 000 2 397 000 1 198 000 0
Résultat de l'exercice/ Bénéfice
725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
avant affectation
Total général passif 9 520 000 9 584 000 9 926 000 10 547 000 11 236 000
Source : document interne de la BNA.

83
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Commentaire

Nous remarquons d’après ce tableau, que le passif du bilan indique que l’entreprise peut
respecter ses engagements en vers la banque, le fond propre augmente durant ces cinq années,
et les dettes diminuent progressivement ce qui est favorable pour l’entreprise.

 Du bilan comptable au bilan financier

Le bilan financier se présente de la manière suivante :

Tableau N°15 : présentation du bilan financier

Actif (DA) 1 2 3 4 5
Actifs à plus d’un an : 8 299 000 6 609 000 4 919 000 3 228 000 1 538 000

- Immobilisation 8 299 000 6 609 000 4 919 000 3 228 000 1 538 000

Actif à moins d’un an : 1 221 000 2 975 000 5 007 000 7 319 000 9 698 000

- Stocks
- - - - -

- Créances 3000 3000 87 000 169 000 218 000


- Disponibilités
1 218 000 2 972 000 4 920 000 7 150 000 9 480 000
Total actif 9 520 000 9 584 000 9 926 000 10 547 000 11 236 000
Passif (DA) 1 2 3 4 5
Capitaux propres : 4 721 000 5 988 000 7 529 000 9 349 000 11 236 000

- Fond personnel 3 996 000 4 575 000 5 706 000 7 164 000 8 912 000

- Résultat de l’exercice 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000

Dettes à plus d’un an : 4 794 000 3 596 000 2 397 000 1 198 000 -

Dettes à moins d’un an : 5000 - - - -

Total passif 9 520 000 9 584 000 9 926 000 10 547 000 11 236 000
Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

84
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

3.1.2. Analyse de l’équilibre financier

Pour analyser l’équilibre financier de cette entreprise, on doit calculez les différentes
indicateurs à savoir :

 Le FR : calcul du FR pour la première année

FR= capitaux permanents (capitaux propre + dettes à plus d’un an) – actif à plus d’un an.

FR= (4 721 000 + 4 794 000) - 8 299 000.

FR = 1 216 000.

 Le BFR : calcul du BFR pour la première année.

BFR = (stock + créance) – dettes à moins d’un an

BFR= 3000 – 5000

BFR = -2000

 TN : calcul de la TN pour la première année.

TN = FR – BFR

TN = 1 216 000 – (-2000)

TN = 1 218 000.

Tableau N˚16 : calcule de FR, BFR et Tr

Désignation 1erannée 2emeannée 3emeannée 4emeannée 5emeannée


FR 1 216 000 2 975 000 5 007 000 7 319 000 9 698 000
BFR -2000 3000 87 000 169 000 218 000
TN 1 218 000 2 972 000 4 920 000 7 150 000 9 480 000
Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

Commentaire

D’après les résultats obtenus lors de notre étude de fond de roulement, on constate qu’il est
positif durant les 5 ans, ce qui signifie que les fonds propres arrivent à couvrir la totalité des
immobilisations.

85
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

A partir de la 2éme années l’entreprise dégage un BFR positif et croissant ce qui est une
situation un peu lourde pour l’entreprise.

Dans ce cas les capitaux permanents arrivent à financer les valeurs immobilisées et à
dégager un surplus, le FR qui sert à financer le BFR et à dégager enfin une trésorerie positive.

3.1.3. Analyse et évolution des comptes de résultats

Les tableaux N°17,18 nous permettra de mesurer le TCR et les SIG.

Tableau N˚17 : Présentation du TCR prévisionnel

Produits et charges 1 2 3 4 5

Produits :

Prestation fournis 4 200 000 4 800 000 5 400 000 6 000 000 6 300 000

Total produits 4 200 000 4 800 000 5 400 000 6 000 000 6 300 000

Charges :

matières et fournitures 421 000 481 000 541 000 601 000 631 000
consommées

services 356 000 362 000 369 000 377 000 376 000

frais de personnel 442 000 522 000 696 000 917 000 1 106 000

impôt et taxes 84 000 96 000 108 000 120 000 126 000

frais financiers 482 000 236 000 173 000 110 000 47 000

dotation aux amortissements 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000
et provision

Total charges 3 475 000 3 387 000 3 577 000 3 815 000 3 976 000

Résultat d’exploitation 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
Impôt sur les sociétés - - - - -
Résultat net 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

86
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Commentaire

Nous observons dans ce tableau que l’entreprise dégage un résultat net important et
croissant, il s’améliore d’année en année, passant de 725 000DA à la 1er année à 2324 000DA
au bout de la 5éme année, suite à l’évolution de la Valeur Ajoutée.

87
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Tableau N˚18 : tableau des soldes intermédiaire de gestion

Produits et charges 1 2 3 4 5
Production vendue - - - - -

+production stockée et - - - - -
immobilisée
= production de l’exercice - - - - -
Vente de marchandises - - - - -

–coût des marchandises vendues - - - - -


= Marge commerciale brute - - - - -
(MB)
+production de l’exercice - - - - -

+prestation fournis 4 200 000 4 800 000 5 400 000 6 000 000 6 300 000

–matières et fournitures 421 000 481 000 541 000 601 000 631 000
consommées

–consommation de services 356 000 362 000 369 000 377 000 376 000
= Valeur Ajoutée (VA) 3 423 000 3 957 000 4 490 000 5 022 000 5 293 000
Valeur ajoutée 3 423 000 3 957 000 4 490 000 5 022 000 5 293 000

–frais de personnel 442 000 522 000 696 000 917 000 1 106 000

–impôt et taxes 84 000 96 000 108 000 120 000 126 000
=Excédent brut d’exploitation 2 897 000 3 339 000 3 686 000 3 985 000 4 061 000
(EBE)
Excédent brut d’exploitation 2 897 000 3 339 000 3 686 000 3 985 000 4 061 000

–frais financiers 482 000 236 000 173 000 110 000 47 000

–dotation aux amortissements et 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000
provision

= Résultat d’exploitation 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000

Résultat courant avant impôts - - - - -

+résultat exceptionnel - - - - -

–impôt sur les bénéfices - - - - -


= Résultat net (RN) 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

88
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Commentaire

Les soldes intermédiaire de gestion, ont connu une évolution, en effet, nous constatons en
particulier que le résultat net a augmenté durant ces cinq années.

La Valeur Ajoutée exprime la possibilité de l’entreprise à créer de la richesse dans ses


activités économiques.

Excédent Brut d’Exploitations représente le plus crée par l’exploitation de l’entreprise. Et


le Résultat d’Exploitations mesure l’enrichissement brut de l’entreprise.

 La capacité d’autofinancement CAF

Le calcul de la CAF à partir du résultat :

CAF= Résultat net de l’exercice+ Dotation aux amortissements provisions

Tableau N˚19 : calcule de la CAF

Désignation des comptes 1 2 3 4 5


Résultat net de l'exercice 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
+ dotations aux amortissements provisions 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000
Capacité d'autofinancement 2 415 000 3 103 000 3 513 000 3 875 000 4 014 000
Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

La CAF est positive et permettra aisément le remboursement de l’emprunt bancaire,


sachant que le rapport CAF/ DLMT sera largement supérieur dès la première année.

3.1.4. Analyse et évolution par les ratios

Les tableaux N°20,21 nous résument les différents ratios de structure financière et de rentabilité
financière.

89
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

Tableau N˚20 : calcule des ratios de structure financière

Libellé Désignation 1ere 2eme 3eme 4eme 5eme


année année année année année
Ratio de capitaux permanent 1,15 1,45 2,02 3,27 7,31
1=
Actif immobilisé
financement
permanent
Ratio de capitaux propre 0,57 0,91 1,53 2,90 7,31
2=
Actif immobilisé
financement
propre
Ratio de capitaux propre 0,50 0,62 0,76 0,89 1
3=
∑passifs
financement
total
Ratio capitaux propre 0,98 1,67 3,14 7,80 _
4=
∑ dettes
d’autonomie
financière
Ratio de Actif circulant 244,2 _ _ _ _
5=
D à CT
liquidité
générale
Ratio de ∑ actifs 1,98 2,67 4,14 8,80 _
6=
∑ dettes
solvabilité
générale

Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

Commentaire :

R1 : Le ratio de financement permanant est supérieur à 1 dans les cinq exercices étudiés, cela
signifie que l’entreprise est financièrement équilibrée.

R2 : A partir de 3eme année la totalité des immobilisations de l’entreprise est couverte par ses
propres fonds.

R3 : Le ratio de financement total est supérieur à 1, cela signifie que l’entreprise n’arrive pas à
couvrir l’ensemble de passif par ces capitaux propres.

90
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

R4 : A partir de la deuxième année le ratio d’autonomie financière d’une entreprise est


supérieur à 1, cela signifie que les capitaux propres de l’entreprise sont plus important que les
dettes financières, l’entreprise peut donc couvrir ses emprunts bancaire avec ses capitaux
propres.

R5 : Le ratio de liquidité générale est supérieur à 1, cela signifie que l’entreprise arrive à
couvrir ses dettes à court terme par ses actifs circulants.

R6 : Le ratio de solvabilité générale est supérieur à 1, ce qui veut dire que l’entreprise peut
faire face à ses créanciers à long et à court terme par la vente de son actif.

Tableau N˚21 : calcul des ratios de rentabilité financière

Libellé Désignation 1ere 2eme 3eme 4eme 5eme


année année année année année
Ratio de rentabilité Resultat net 0,15 0,24 0,24 0,23 0,21
1=
Capitaux propre
financière

Ratio de rentabilité Resultat net 0,08 0,15 0,18 0,21 0,21


2=
∑ Actifs
économique

Ratio de rentabilité Resultat net 0,21 0,36 0,41 0,44 0,44


3=
Valeur ajoutée
globale

Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

Commentaire :

R1 : D’après le calcule de ratio de rentabilité financière on remarque que l’entreprise à bien


utilisé les fonds apportés par le propriétaire.

R2 et R3 : D’après le calcule de ratio de rentabilité économique et globale on constate que le


projet est rentable.

91
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

3.1.5. Analyse par la méthode d’actualisation :

Evaluer un projet d’investissement conduit à comparer le capital investi I à l’ensemble


des Cash-flows : C1, C2,….Cn . Cette comparaison implique l’évaluation du capital investi et des
Cash-flows à une même date, en général, on choisit la date 0.

Il existe quatre critères principaux d’évaluation : la valeur actuelle nette, l’indice de


profitabilité, le taux de rentabilité interne et le délai de récupération du capital.

 Calcul des flux de trésorerie (Cash-flows)

Cash-flows = recettes – dépenses

Le taux d’actualisation que nous retiendrons ici c’est le taux relatif au cout de
financement bancaire qui est de l’ordre de 05.25%.
La formule du coefficient d’actualisation est la suivante :

Le coefficient d’actualisation= (1+t)-n

Tableau N°22 : le calcul des Cash-flows

1 2 3 4 5
Recette 7 209 000 6 698 000 5 909 000 5 072 000 3 796 000

– dépenses 1 199 000 1 199 000 1 199 000 1 199 000 1 199 000
Cash-flows 6 010 000 5 499 000 4 710 000 3 873 000 2 597 000
Coefficient
d’actualisation 0.9501188 0.902726 0.857697 0.814914 0.774265
Cash-flows
actualisés 5 710 213,988 4 964.090,274 4 039 752,87 3 156 161,922 2 010 766,205
Cash-flows
actualisés
cumulés 5 710 213,988 10 674 304,262 14 714 057,132 17 870 219,054 19 880 985,26
Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

92
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

A. La valeur actuelle nette (VAN) :

La VAN est la différence entre les Cash-flows actualisés à la date 0 et le capital investi I :

VAN = ∑ Cp(1 + t)-1 – I .

VAN = 19 880 985,26 – 9 989 572,54 .

VAN = 9 891 412,72.

La VAN est positive, ce qui signifie que le projet de l’entreprise est rentable et permet de
rembourser le capital investi et de dégager un surplus pour l’entreprise.

B. L’indice de profitabilité (IP) :

L’indice de profitabilité est le quotient de la somme des cash-flows actualisés par le


montant du capital investi.

IP = ∑ cash-flows actualisés / investissement engagés

IP = 19 880 985,26 / 9 989 572,54 =1,99.

L’indice de profitabilité est égal à 1,99. Il est supérieur à 1, cela signifie que le projet est
rentable. Chaque dinar investi procure 0,99 dinar de bénéfice.

C. Le taux de rentabilité interne (TRI) :

C’est le taux d’actualisation qui rend la VAN nulle. Autrement dit c’est le taux au quel le
cumule des cash-flows actualisés est exactement égale au coût de l’investissement, soit :

VANn = CF1 (1+i )-¹+ CF2 ( 1+i )-² +…….CFn( 1+i )-ⁿ - Iₒ

Tableau N˚23 : détermination du taux de rentabilité

Taux 25% 30% 35% 36% 37%


VAN 1 775 661,904 825 343,409 4 256,079 -146 307,0304 -293 095,0338

Source : tableau réalisé à partir des données de la BNA.

93
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

A partir du tableau, Nous constatons que la VAN s’annule entre les taux 35% et 36%.

(TX2-TX1)*VAN1
TRI = TX1+
VAN2 + VAN1
(36% − 35%) ∗ 4 256,079
TRI = 35% +
|−146 307,0304| + 4 256,079

TRI = 35,03%

Le TRI est supérieur au taux d’actualisation qui est de 05.25%. Ce projet reste acceptable
tant que le taux d’actualisation retenu est inférieur à 35,03%.

D. Le délai de récupération du capital (DR) :

Le délai de récupération du capital investi est le temps au bout duquel le montant cumulé
des cash-flows actualisés est égal au capital investi.

Investissement – cumul inf


DR = +année du cumul inf
cumul sup – cumul inf

À partir du tableau N°23, nous constatons que le capital investi (I) 9 989 572,54 se situe
entre 5 710 213,988 et 10 674 304,262.

9 989 572,54 − 5 710 213,988


= +1
10 674 304,262 − 5 710 213,988

DR = 1,862

DR= 1 an, 10 mois et 10 jours.

Nous constatons que la récupération de cet investissement se fera au bout de 1 an, 10 mois
et 10 jours. Cela signifie que le projet est rentable puisqu’il peut récupérer le capital investi à
une durée inférieur à la durée de projet.

94
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

3.2. Mise en place du crédit


De ce qui précède et compte tenu de la rentabilité du projet et pour permettre à l’entreprise
de réaliser son extension, le banquier est favorable pour la mise en place d’un CMT de
5.900.000,00 DA, soit 60% du montant du projet, avec un taux intérêt bonifié de 3.25%
remboursable sur une durée de 5 années dont 3 ans de différé.

4. la perception de financement bancaire des PME par les dirigeants de la BNA

Dans le cadre de notre recherche, nous avons réalisé un entretien avec le directeur adjoint
de la BNA agence « 356 », dans le but de mieux comprendre la relation banque - PME et
d’enrichir notre travail. Nous avons ainsi résumé l’essentiel des informations recueillies dans ce
qui suit :

a. Quelle est la relation que vous entretenez avec les PME ?

Notre relation avec les PME, est très bonne, basé sur la confiance et le partenariat.

b. Est ce que vous considérez les PME comme un élément stratégique de vos activités ?

Oui, on considère les PME comme un élément stratégique de nos activités, puisque la banque
peut proposer une panoplie de produit bancaire.

c. Ya t-il un département ou une cellule au sein de votre banque réservée uniquement


aux PME ?

Oui, la Direction des Petites et Moyenne Entreprises (DPME) à Alger

d. Avec quels types d’entreprises réalisez-vous des fortes rentabilités ?

On réalise des fortes rentabilités avec les PME que les grandes entreprises, particulièrement
avec les entreprises industrielles.

e. Quels sont les types de crédit fréquemment sollicités par les PME ?

Les crédits les plus sollicités par les PME sont les crédits de fonctionnement de la trésorerie,
soit crédit par caisse (ex : découvert), ou crédit par signature (ex : cautionnement, aval, crédit
documentaire), et les crédits d’investissement (crédit à court et moyen terme).

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Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement
f. Sur quels critères êtes-vous basé pour octroyer un crédit aux PME ?
Pour octroyer un crédit aux PME, on se base sur la connaissance approfondie de l’entreprise et
de ses dirigeants, ainsi son environnement économique, sa situation financière, la rentabilité de
projet et le niveau d’activité.

g. Quel est le secteur d’activité au niveau des PME qui a le plus bénéficié de financement
de votre banque au cours de votre dernier exercice ?

Le secteur le plus bénéficié de financement au cours de notre dernier exercice, est le secteur de
la promotion immobilière et du bâtiment.

h. Quelle est la proportion moyenne de dossiers de demande de crédit sollicitée par les
PME, qui ont bénéficié de votre part d’un financement au cours de votre dernier
exercice ? Et quelle est la proportion moyenne de refus de demande de crédits ?

Au cour de notre dernier exercice, le pourcentage de validation des demandes est presque plus
de 50%, et le pourcentage de refus des demandes est presque moins de 20%.

i. Quels sont les motifs de refus d’une demande de crédit bancaire ?

Une banque refuse une demande de crédit lorsque le projet n’est pas rentable, l’entreprise
représente un risque liquidatif, structure financière insuffisante, et secteur d’activité saturé.

j. Quels est le processus d’analyse d’un dossier de demande de crédit par votre banque ?

Le processus d’analyse d’un dossier de demande de crédit est :

- Etude du marché (offre et demande), prix, produit, place et promotion.

- Analyse de la rentabilité avant et après financement (DR, DRA, IP, VAN, TRI).

k. Est- ce que vous obligez les entreprises clientes à constituer un dossier pour chaque
nouvelle demande de crédit ?

Oui, l’entreprise est obligée de refaire le dossier pour chaque demande de crédit, de constituer
des nouvelles informations relatives à la situation financière du client et la situation fiscale et
parafiscale.

96
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement
l. Quelle est la durée moyenne de traitement d’un dossier de demande de crédit ?
Le traitement d’un dossier de demande de crédit dure 15 jours.

m. Combien de temps met une entreprise pour encaisser le montant du crédit que vous
lui accordez en général ?

L’entreprise en général prend 1 mois pour encaisser le montant du crédit accordé, mais cela
dépend de la durée qu’elle prend à lever les réserves liées à la mise en place du crédit (garanties
et autres).

n. Quelles sont les informations (en termes de ratio) que vous recherchez au cours de
l’analyse financière des documents collectés ?

Les informations en termes de ratios recherchées au cours de l’analyse financière des


documents collectés sont :

- Ratios de structure ;

- Ratios d’activité et de rentabilité ;

- Ratios de solvabilité.

o. Quels sont les taux d’intérêt appliqués aux crédits accordés aux PME ?

Les taux d’intérêts appliqués pour :

- crédit d’investissement : 5.25%.

- crédit d’exploitation : 8%.

p. L’octroi du crédit comporte-t-il des risques pour la banque ?

Oui, l’octroi du crédit comporte des risques pour la banque, comme le risque d’immobilisation,
risque de non remboursement des sommes empruntés ainsi que les intérêts, risque de liquidité
et risque d’insolvabilité du débiteur.

q. Quelles sont les garanties que vous exigez pour les PME ?

Les garanties exigées pour les PME sont :

- hypothèque sur terrain et construction ;

- Nantissement fonds de commerce élargie en matériel ;

97
Chapitre III Etude pratique d’un crédit d’investissement

- Nantissement matériel et équipement ;

- Nantissement marché ;

- Nantissement bon de caisse ;

- Gage sur matériel roulant ;

- Cautions solidaires et indivisible ;

- Lettre de cession de créance.


r. Quelles sont vos propositions pour améliorer votre relation avec les PME ?

Pour améliorer notre relation avec la PME on propose de :

- Diversification de la gamme des produits et services bancaires adéquat aux besoins et


aux attentes de la clientèle ;

- Disposer de bases de données afin d’évaluer exhaustivement l’entreprise ;

- Diminuer les exigences liées à la prise de garantie vue les lenteurs administratives que
recèle notre pays à ce sujet.

Conclusion :

A travers ce chapitre nous avons essayé de cerner la procédure suivie par le banquier pour
l’aider dans sa prise de décision et de savoir si le projet peut être financé sans contraintes. En
effet l’étude menée par le chargé d’étude porte sur une analyse financière de l’entreprise basée
sur les bilans et TCR prévisionnels fournis par cette dernière.

On constate que le FR et la trésorerie sont positifs, ce qui veut dire que l’entreprise est
équilibrée financièrement et en bonne santé financière.

En comparent les résultats obtenus lors de notre étude du projet, on constate que la VAN
est positive, ce qui signifie que le projet est rentable. Ainsi, les autres critères à savoir : l’IP, le
TRI et le DR sont favorable pour l’octroi de crédit.

98
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale

Avant d’exposer les résultats obtenues, nous rappelons que l’objet de notre recherche
était d’étudier le financement bancaire, auquel peuvent recourir les PME en Algérie à partir
d’un stage pratique au niveau de la BNA agence « 356 » Bejaia. Cette réflexion s’est appuyée
sur une illustration développée tout au long du dernier chapitre. En effet, ce cas de terrain
nous a permis de toucher l’aspect pratique de processus d’octroi de crédit d’investissement et
de compléter les notions théoriques acquises durant notre recherche.

Les PME jouent un rôle fondamental dans le processus de développement économique


et social d’un pays. Ses caractéristiques notamment, la flexibilité et l'adaptation font d'elles un
vecteur principal de développement et de dynamisme économique à travers la création de
l'emploi, la contribution à la croissance, à la fiscalité et la création de la richesse.

Malgré la place importante qu’occupent les PME algériennes et leur contribution au


développement et à la croissance, elles souffrent d’un mal majeur qui est celui du manque du
financement par leurs propres ressources, pour cela elles font appel aux crédits bancaires. En
effet, la banque propose aux entreprises et notamment aux PME une panoplie de crédits qui
répondent parfaitement aux différents besoin de financement qu’elles rencontrent.

Chaque type de crédit bancaire renferme ses propres caractéristiques, toute demande de
crédit et quel que soit sa nature devrait faire l’objet d’une analyse préalable et rigoureuse de la
situation financière du demandeur de crédit. Cette analyse permettra au banquier d’effectuer
une étude du projet qui passe, d’abord, par son identification puis une évaluation de sa
rentabilité financière et sa viabilité économique.

Après, le banquier est confronté à la prise de décision de financer ou pas le projet.


Pour ce faire, il s’appuie sur des critères objectifs et mesurables établis lors de l’évaluation. A
titre d’exemple, pour l’évaluation financière, la VAN doit être positive, l’indice de
profitabilité doit être supérieur à 1, le délai de récupération doit se situer avant l’échéance du
crédit et le TRI doit avoir un bon écart avec le taux d’actualisation des cash-flows. Ces
conditions sont parfaitement réalisées dans le cas étudié et ce qui a permis à l’entreprise ayant
sollicité le financement d’avoir l’accord de la banque pour l’octroi de crédit.

99
Bibliographie
Bibliographie

 LES OUVRAGES:

1. ALAIN M., « analyse financière », 4émé édition, DUNOD, paris, 2007.


2. BANCEL F, « les choix d’investissement, méthodes traditionnelles », édition économica,
1995.
3. BERNET-ROLLANDE L., « principes de technique bancaire », 24éme édition, édition
DUNOD, 2002.
4. BRUNEL Vivien, ROGER Benoit, « le risque de crédit », 1er édition, Economica, 2014.
5. CAUDAMINE Guy, MONTIER Jean « banque et marchés financiers », Edition
Economica, Paris 1998.
6. COUSSERGUES S, BOURDEAUX G, «gestion de la banque», 7éme édition, Ed.
DUNOD, Paris, 2013.
7. EGLEM J.Y, PHILIPPS A, RAULET C, “analyse comptable et financière”, 8e édition,
DUNOD, paris, 2000.
8. GINGLINGER E, « gestion financière de l’entreprise », édition Dalloz, 1991.
9. HUBERT DE LA BRUSLERIE, « analyse financière », 4éme édition, DUNOD, paris,
2010.
10. KRAGMAN Paul, WELLS Robin, « macro économie », 2éme Edition, Américaine.
11. MANCHON E, « analyse bancaire de l’entreprise », 6e édition, ECONOMICA, paris,
2005.
12. MICHEL MATHIEU : « l’exploitation bancaire et le risque crédit » Edition : revue
banque éditeur 1995.
13. ROUSSEOT P., VERDIE.J-F, « la gestion de la trésorerie », 2éme édition DUNOD, 1999.
14. Tahar HADJ SADOK, « les risques de l’entreprise et de la banque », Editions DAHLAB,
Algérie.
15. VERRNIMMEN P., « finance d’entreprise », 7éme édition, paris, Dalloz, 2009.

 THESE ET MEMOIRE :

1. BOUKROUS. DJ, « les circuits de financement des PME en Algérie », mémoire de


magistère en science économique, université d’Oran, 2007.
2. BRAHIMI.S ;YAKOUBEN.C, « la problématique du financement bancaire des PME en
Algérie », Mémoire de master en science économique, Université Abderrahmane Mira de
Bejaia, 2010-2011.
3. HANI L., HADDAD S., HAMLA. M., « étude et analyse d’un crédit d’investissement »,
Mémoire de master en science économique, université Abderrahmane mira de Bejaia, 2012-
2013.
4. MADOUCHE Yacine : « la problématique d’évaluation du risque de crédit des PME par
la banque en Algérie », Mémoire de magister en sciences économiques,université Mouloud
MAMMERI de TIZI OUZOU.
5. TOE B.A, « gestion des risques bancaires liés aux crédits accordés aux entreprises »,
mémoire de master professionnel en comptabilité et gestion financière,centre africain
d’études supérieures en gestion, 2011-2013.

 ARTICLES:

1. AIT. SISAID, « les dispositifs de mise a niveau de la PME maghrébine, Tunisie, Maroc et
l’Algérie », In : www.ummto.dz/IMG/pdf/ait_sisaid.
2. DIEMER, « ECONOMIE GENERALE », In :
http://www.oeconomia.net/private/cours/economiegenerale/CAPET/14.marchesfinanciers
3. FREU Jean-François, «le rôle des banques dans l’économie»,
In : http://www.sesmassena.sharepoint.com.
4. GABOUSSA.A ; KOICHI.Y ; SI LEKHAL.K, « les PME en Algérie : Etat des lieux,
contraintes et perspectives », In : https://revues.univ-ouargla.dz.
5. Samia. Gharbi, « les PME/PMI en Algérie : Etat des lieux », In : www.the banque-
pdf.com/fr-pmi-et-pme.html.
6. THAUVRON. A, « les choix d’investissement », In :
bahmedeco.webs.com/documents/le%20choix%20 d’investissement.

 LOIS ET REGLEMENTATION :

1. La loi du 01-18 du 12 décembre 2001, portant la loi d’orientation sur la promotion de la


PME.

2. La loi n°86/12 du 19/08/1986 relative au régime des banques et du crédit.

3. L’article 68 de l’ordonnance n° 03-11 du 26 aout 2003 relative à la monnaie et au crédit.

4. Les articles 110 à 113 de la loi n° 90-10 du avril 1990 relative à la monnaie et au crédit.

5. L’article 179 de la loi 90-10 du 14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit.

6. L’article 409 du code de commerce.

7. L’article 882 du Code Civil.

8. L’article 948 du Code Civil.


 DICTIONNAIRE

1. Dictionnaire de l’économie [Sous la direction de BEZBAKH Pierre et GHERARDI


Sophie], larousse2011.

 SITES INTERNET:

1. Banque de développement local, www.bdl.dz .


2. Ministère de l’industrie et des mines, www.mdipi.gov.dz.
Liste des abréviations
La liste des abréviations

A.D.P.S.D.V : les Actions à Dividende Prioritaire Sans Droit de Vote ;

AC : Actifs Courant ;

AGI : Autorisations globales d’importations ;

ANSEJ : Agence Nationale de Soutien et l’Emploi des Jeunes ;

ANGEM : Agence Nationale de gestion du microcrédit ;

ANDI : Agence Nationale du Développement des Investissements ;

ANDPME : Agence nationale de développement de la petite et moyenne entreprise ;

APSI : Agence de Promotion de soutien et de suivi de l’investissement ;

AP : l’Agence Principal ;

ASBA : les Actions à bons de Souscription d’Actions ;

ATD : Avis à Tiers détenteur ;

B.A.D : Banque Algérienne de Développement ;

B.A.D.R : Banque d’Agriculture et du Développement Rural ;

B.C.A : Banque Centrale d’Algérie ;

B.D.L : Banque de Développement Local ;

B.E.A : Banque Extérieure d’Algérie ;

BFR : Besoin de Fond de Roulement ;

B.N.A : Banque Nationale d’Algérie ;

B.O.A.L : Bulletin Officiel des Annonces Légales ;

B.T.P.H : Bâtiment des travaux public ;

CA : Conseil d’Administration ;

CA : Chiffres d’Affaires ;

CALPI : Comité d’Assistance pour la Localisation et la Promotion des Investissements ;


CAF : Capacité d’autofinancement ;

CGCI : Caisse de Garanties de Crédit d’Investissement ;

CIN : Carte d’Identité Nationale ;

CLMT : crédit à long et moyen terme ;

CMT : Coût moyen total ;

CNAC : Caisse nationale d’allocation chômage ;

CNEP : Caisse Nationale d’épargne et de prévoyance ;

COOK : Ratio de couverture des risques ;

CNRC : Centre National de Registre de Commerce ;

CNI : Commission Nationale des Investissements ;

CPA : Crédit Populaire d’Algérie ;

CV : Curriculum Vitale ;

DA : Dinars Algérien ;

DCT : Dettes à Court Terme ;

DF : Dettes Financières ;

DLMT : Dettes à Long et Moyen Termes ;

DPATR : déclaration police d’assurance tous risques ;

DRE : Direction de Réseau d’Exploitation ;

DR : Délai de Récupération ;

EBE : Excédent Brut d’Exploitation ;

EDPME : Euro Développement Petite Moyenne Entreprise ;

FMI : Fond Monétaire International ;

FRN : Fond de Roulement Net ;

FR : Fond de Roulement ;
FGAR : Fonds de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises ;

FRBG : Fonds pour Risques Bancaire Générant ;

IP : Indice de Profitabilité ;

OCDE : Organisation de coopération pour le développement économique ;

O.S.C.I.P : l’Orientation le Suivi et la Coordination de l’Investissement Privé ;

PC : Permis de conduire ;

PE : La Petite Entreprise ;

PME : Petite et Moyenne Entreprise ;

PMI : Petite Moyenne Industrie ;

PNR : Prêt Non Rémunère ;

PV : Procès Verbale ;

PVD : Pays en Voie de Développement ;

R : Ratio ;

RCAI : Résultat Courant Avant Impôt ;

RN : Résultat Net ;

SARL : Société à Responsabilité Limitée ;

SA : La Société anonyme ;

SCF : Système comptable financier ;

SIG : Soldes Intermédiaire de Gestion ;

TCR : Tableau des comptes des Résultats ;

TN : Trésorerie Nette ;

TPM : Transport Public de Marchandise ;

TRI : Taux de Rentabilité Interne ;

UMOA : Union Monétaire Ouest Africaine ;


VAN : La Valeur Actuelle Nette.
Liste des tableaux et
figure
La liste des tableaux

Tableau N°01 : Seuils de la définition européenne de la PME de mai 2003............................. 26

Tableau N°02 : Répartition des PME algériennes par taille........................................................ 38

Tableau N°03 : Répartition des PME publiques par secteur d’activité...................................... 39

Tableau N°04 : Répartition des PME privé par secteur d’activité.............................................. 40

Tableau N°05 : Répartition des PME par région .......................................................................... 40

Tableau N°06 : Evolution de la population des PME durant la période 2010-2016................ 41

Tableau N°07 : Catégories des PME en Algérie........................................................................... 43

Tableau N°08 : Evolution des emplois déclarés par type de PME en Algérie.......................... 44

Tableau N°09 : Représentation du bilan comptable..................................................................... 60

Tableau N°10 : Représentation de compte de résultat ................................................................. 63

Tableau N°11 : Représentation du tableau intermédiaire de gestion......................................... 64

Tableau N˚12 : présentation du coût global de l’investissement. ............................................... 81

Tableau N°13 : Bilan comptable prévisionnel (Actif) ................................................................. 83

Tableau N°14 : Bilan comptable prévisionnel (Passif) ............................................................... 83

Tableau N°15 : présentation du bilan financier ............................................................................ 84

Tableau N°16 : Calcule de FR, BFR et TR.................................................................................... 85

Tableau N°17 : Présentation du TCR prévisionnel....................................................................... 86

Tableau N°18 : Tableau des soldes intermédiaire de gestion...................................................... 88

Tableau N°19 : Calcule de la CAF ................................................................................................. 89

Tableau N°20 : Calcule des ratios de structure financière........................................................... 90

Tableau N°21 : Calcule des ratios de rentabilités financière ...................................................... 91

Tableau N°22 : le calcul des Cash-flows ....................................................................................... 92


Tableau N˚23 : détermination du taux de rentabilité.................................................................... 93
La liste des schémas

Schéma N°1 : Schéma représentant les différentes modes de financement............................... 30


Schéma N°2 : L’organigramme de la BNA .................................................................................. 73
Schéma N°3 : L’organigramme de l’agence principale « 356 » de Bejaia................................ 76
Schéma N°4 : Organisation du service crédit ................................................................................ 77

La liste des figures

Figure N˚01 : Evolution de la population des PME 2010-2016................................................ 41


Table des matières
TABLE DES MATIERES

Liste des tableaux.

Liste des schémas.

Introduction générale.......................................................................................... 1
Chapitre I : Notions générales sur les banques, les crédits et les PME

1. Notions et concepts relatifs aux banques et les crédits


1.1. Présentation générale de la banque ........................................................... 4
1.1.1. Définition de la banque..................................................................... 4
1.1.2. Les différents types de la banque...................................................... 5
1.1.3. Le rôle de la banque ......................................................................... 6
1.1.4. Les activités de la banque ................................................................. 8
1.2. Présentation générale des crédits ........................................................... 10

1.2.1. Définition du crédit ......................................................................... 10


1.2.2. Les caractéristiques du crédit.......................................................... 11
1.2.3. Classifications des crédits ............................................................... 11
1.3. Évolution du système bancaire algérien................................................... 14

1.3.1. La période de 1962-1966 ................................................................ 15


1.3.2. La période de 1966-1970 ................................................................ 15
1.3.3. La période de 1971-1986 ................................................................ 16
1.3.4. La période de 1987-1992................................................................. 17

2. Les risques bancaires et les moyens de prévention

2.1. Définition du risque ................................................................................... 19

2.2. Les différents risques bancaires ............................................................... 19

2.2.1. Le risque de non remboursement.................................................... 20


2.2.2. Le risque de liquidité ...................................................................... 20
2.2.3. Le risque de taux d’intérêt .............................................................. 20
2.2.4. Le risque de change ........................................................................ 21

2.3. Les moyens de prévention du risque crédit ............................................ 21

2.3.1. Application et respect des règles prudentielles ..............................21


2.3.2. La mise en place des procédures internes ......................................22
2.3.3. Le recueil des garanties ..................................................................22

3. La PME et son financement

3.1. Présentation générale de la PME.............................................................. 25

3.1.1. Définition de la PME......................................................................25


3.1.2. Les caractéristiques de la PME.......................................................26

3.2. Les besoins et les sources de financement ................................................ 27

3.2.1. Les besoins de financement............................................................27


3.2.2. Les sources de financement des PME.............................................29

CHAPITRE II : Le financement des PME en Algérie : Etat des lieux et


modalités d’octroi d’un crédit d’investissement

1. Evolution des PME Algériennes

1.1. La place des PME Algériens dans le développement économique ....... 34

1.1.1. La période de 1963-1982................................................................34


1.1.2. La période de 1982-1988................................................................36
1.1.3. A partir de 1988 ..............................................................................37

1.2. La population des PME en Algérie........................................................... 38

1.2.1. Distribution des PME Algérienne en 2016.....................................38


1.2.2. Evolution de la population des PME (2010-2016).........................41

2. Les PME algérienne Etat des lieux

2.1. La PME Algérienne.................................................................................... 42

2.1.1. Définition de la PME en Algérie....................................................42


2.1.2. L’importance et le rôle économique de la PME.............................43

2.2. Les dispositifs et les programmes d’appui à la promotion des PME en


Algérie ................................................................................................................ 45

2.2.1. Ministère de l’industrie et des mines..............................................45


2.2.2.Organismes et institutions spécialisés dans le soutien et la promotion
des PME ....................................................................................................46
2.2.3. Les programmes d’appui à la promotion des PME ....................... 49

2.3. Les principales caractéristiques et contraintes de développement des


PME en Algérie.................................................................................................. 50

2.3.1. Les caractéristiques des PME Algériennes.....................................50


2.3.2. Les contraintes de développement des PME en Algérie................ 52

3. Modalités et conditions d’octroi d’un crédit d’investissement

3.1. La constitution du dossier de crédit d’investissement ............................ 55

3.1.1. Une demande de crédit d’investissement........................................55


3.1.2. Les documents administratifs et juridiques ...................................55
3.1.3. Les documents comptables et fiscaux.............................................56
3.1.4. Les documents techniques..............................................................56

3.2. Etude du dossier de crédit d’investissement ........................................... 56

3.2.1. Etude technico-économique............................................................57


3.2.2. Etude de la rentabilité.....................................................................59

3.3. La mise en place d’un crédit d’investissement ........................................ 68

3.3.1. La décision finale du banquier........................................................68


3.3.2. La procédure de la mise en place du crédit.....................................68

CHAPITRE III : le financement d’investissement à la BNA

1. Présentation de La BNA
1.1. L’historique de la BNA .............................................................................. 70
1.1.1. Période avant réformes économiques (1962-1986) .......................70
1.1.2. Les réformes économiques (1986-à ce jour) .................................71
1.2. La forme juridique de la BNA ................................................................. 71

1.3. Les organisations de la BNA ..................................................................... 72

1.4. Classification des agences de la BNA ....................................................... 73

1.5. Présentation de l’agence d’accueil (BNA Agence 356) .......................... 74

2. Présentation et étude de la viabilité du projet

2.1. Montage d’un dossier d’investissement ................................................... 79

2.1.1. Le dossier de crédit d’investissement.............................................79


2.1.2. Les documents à fournir par le promoteur......................................79
2.1.3. Les documents établis par le chargé d’étude..................................79
2.2. Etude technico-économique...................................................................... 80

2.2.1. Présentation du promoteur............................................................. 80


2.2.2. Présentation du projet d’investissement......................................... 80
2.2.3. Objet du projet................................................................................ 80
2.2.4. Chiffre d’affaire prévisionnel.........................................................80
2.2.5. Localisation de projet..................................................................... 80
2.2.6. Le coût globale de l’investissement............................................... 81
2.2.7. Impact du projet..............................................................................81
2.2.8. Garanties proposées........................................................................81
2.2.9. Etude de marché ............................................................................ 81
3. Etude de la rentabilité du projet

3.1. Analyse financière de projet......................................................................82

3.1.1. L’analyse dynamique par le bilan...................................................82


3.1.2. Analyse de l’équilibre financier......................................................85
3.1.3. Analyse et évolution des comptes de résultats................................86
3.1.4. Analyse et évolution par ratios........................................................89
3.1.5. Analyse par la méthode d’actualisation..........................................92
3.2. Mise en place du crédit .............................................................................. 95
4. la perception de financement bancaire des PME par les dirigeants de la
BNA..................................................................................................................... 95
Conclusion générale ......................................................................................... 99

Bibliographie.

Liste des abréviations.

Table des matières.

Annexes.
Annexes
Le compte de résultat de l’entreprise
PROJECTION
COMPTE DE
RESULTAT DE I II III IV V
L'ENTREPRISE
(en DA)
70 Ventes de marchandises 0 0 0 0 0
60 Marchandises consommées 0 0 0 0 0
80 Marge brute 0 0 0 0 0
71 Production vendue
72 Production stockée
73 Prestations fournies 4 200 000 4 800 000 5 400 000 6 000 000 6 300 000
Production de l'entreprise pour
74 elle-même
Transferts de charges de
75 production
Matières et fournitures
61 consommées 421 000 481 000 541 000 601 000 631 000
62 Services 356 000 362 000 369 000 377 000 376 000
81 Valeur ajoutée 3 423 000 3 957 000 4 490 000 5 022 000 5 293 000
77 Produits divers
78 Transfert de charges d'exploitation
63 Frais du personnel 442 000 522 000 696 000 917 000 1 106 000
64 Impôt et taxes 84 000 96 000 108 000 120 000 126 000
65 Frais Financiers 482 000 236 000 173 000 110 000 47 000
66 Frais divers
Dotations aux amortissements et
68 provisions 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000
83 Résultat d'exploitation 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
79 Produits hors exploitation 0 0 0 0 0
69 Charges hors exploitation 0 0 0 0 0
RESULTAT HORS
84 EXPLOITATION 0 0 0 0 0
83 Résultat d'exploitation 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
84 Résultat hors exploitation 0 0 0 0 0
880 RESULTAT Brut de l'exercice 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
889 Impôts sur les sociétés 0 0 0 0 0
88 Résultat Net de l'exercice 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
Bilan comptable prévisionnel (actif)

CP ACTIF ( en DA) I II III IV V

2- IMMOBILISATIONS Nettes 0 0 0 0 0

20 Frais Préliminaires 0 0 0 0 0

21 Valeurs incorporelles 0 0 0 0 0

22 Terrains 0 0 0 0 0

24 Equipements production 8 299 000 6 609 000 4 919 000 3 228 000 1 538 000

25 Equipements Sociaux 0 0 0 0

28 Investissement en cours 0 0 0 0 0

S/Total Classe 2 8 299 000 6 609 000 4 919 000 3 228 000 1 538 000

3-Stocks

30 Marchandises 0 0 0 0 0

31 Matières et fournitures 0 0 0 0 0

33 Produits semi-ouvrés 0 0 0 0 0

34 Produits / travaux en cours 0 0 0 0 0

35 Produits finis 0 0 0 0 0

36 Déchets et rebuts 0 0 0 0 0

37 Stock à l'extérieur 0 0 0 0 0

S/ Total classe 3 0 0 0 0 0

4- Clréances

42 Créances d'investissement 0 0 0 0 0

43 Créances de stocks 0 0 0 0 0
Créances sur associés et sociétés
44 apparentées 0 0 0 0 0

45 Avance pour comptes

46 Avances d'exploitation

47 Créances sur Clients 0 0 0 0 0

Autres débiteurs 3 000 3 000 87 000 169 000 218 000

48 Disponibilités 1 218 000 2 972 000 4 920 000 7 150 000 9 480 000

40 Comptes Débiteurs du passif

S/Total Classe 4 1 221 000 2 975 000 5 007 000 7 319 000 9 698 000

88 Résultat de l'exercice/ Pertes

Total Général Actif 9 520 000 9 584 000 9 926 000 10 547 000 11 236 000
Bilan comptable prévisionnel (passif)
N° CP PASSIF ( en DA) I II III IV V

1- Fonds propres

1 Fonds social ou fonds personnel 3 996 000 4 575 000 5 706 000 7 164 000 8 912 000

12 Primes d'apports

13 réserves

15 Ecart de réévaluation

18 Résultat en instance d'affectation 0 0 0 0 0

19 Provisions pour perte et charges

S/Total classe 1 3 996 000 4 575 000 5 706 000 7 164 000 8 912 000

5- Dettes 4 799 000 3 596 000 2 397 000 1 198 000 0

52 Dettes d'investissement (bancaires) 4 794 000 3 596 000 2 397 000 1 198 000

53 Dettes de stocks

51 Détention pour compte


Dettes envers les associés ou
55 sociétés apparentées

56 Dettes d'exploitation 5

57 Avance commerciales

58 Dettes financières

50 Comptes créditeurs de l'actif

S/Total classe 5 4 799 000 3 596 000 2 397 000 1 198 000 0

Résultat de l'exercice/ Bénéfice


88 avant affectation 725 000 1 413 000 1 822 000 2 185 000 2 324 000

TOTAL DU PASSIF 9 520 000 9 584 000 9 926 000 10 547 000 11 236 000
Soldes intermédiaire de gestion
Désignation des comptes I II III IV V
Ventes de
70 marchandises 0 0 0 0 0

71 Production vendue 0 0 0 0 0

74 Prestations fournies 4 200 000 4 800 000 5 400 000 6 000 000 6 300 000

Chiffre d'affaires 421 000 481 000 541 000 601 000 631 000

81 Valeur ajoutée 3 423 000 3 957 000 4 490 000 5 022 000 5 293 000

EBE 2 897 000 3 339 000 3 686 000 3 985 000 4 061 000

Résultat
83 d'exploitation 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000

Résultat hors
d'exploitation 0 0 0 0 0

Résultat brut de
880 l'exercice 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000

Impôt sur les


bénéfices 0 0 0 0 0

88 Résultat
net de
l'exercice 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000
Evolution prévisionnelle de la CAF

Désignation des comptes I II III IV V

Résultat net de l'exercice 725 000 1 413 000 1 823 000 2 185 000 2 324 000

+ dotations aux amortissements provisions 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000 1 690 000

- Reprises sur amortissement et provisions

+ Valeurs comptables des investissements cédés

- Produits des cessions d'éléments d'actif

- Subvention d'investissement

Capacité d'autofinancement 2 415 000 3 103 000 3 513 000 3 875 000 4 014 000

Calcule de FR,BFR et TR

Fonds de roulement net global en fin de période 1 216 000 2 975 000 5 007 000 7 319 000 9 698 000

Besoin en fonds de roulement en fin de période -2 000 3 000 87 000 169 000 218 000

Trésorerie en fin de période 1 218 000 2 972 000 4 920 000 7 150 000 9 480 000
Projection des Bilans retraités:

Années
Emplois I II III IV V
Actif immobilisé net 8 299 000 6 609 000 4 919 000 3 228 000 1 538 000

Actif circulant d'exploitation 3 000 3 000 87 000 169 000 218 000

Actif circulant hors exploitation

Trésorerie Active 1 218 000 2 972 000 4 920 000 7 150 000 9 480 000
Totaux 9 520 000 9 584 000 9 926 0000 10 547 000 11 236 000

Années
Ressources I II III IV V
Capitaux permanents 9515 000 9584 000 9925 000 10547 000 11236 000
Ressources propres: 4721 5988 000 7528 000 9349 000 11236 000
(-) Actifs sans valeurs 0 0 0 0 0
(+) Dettes financières à
LMT 4794 000 3596 000 2397 000 1198 000 0
Dettes à CT d'exploitation 5 000 0 0 0 0
Dettes hors exploitation

Trésorerie passive 0 0 0 0 0
Totaux 9 520 000 9 584 000 9 926 000 10 547 000 11 236 000
Calcul de l'Augmentation des BFR liés au développement du CA après investissement

BFR de n BFR prévisionnel de l'exerccie n+1

Stocks CA prévisionnel HT* Durée de stockage (En jours)/360 -

Clts - CA prévisionnel TTC* Durée des créances clients (En jours)/360 -

CA Prév TTC * Durée des crédits Frs (En jours) /360 * Achats TTC/CA de n
Frs - TTC -

Divers - Divers * (1+ Croissance du CA HT) -

BFR de N - BFR Prévisionnel en fin d'exerccie N+1 -

CA Prév HT 4 200,00
Durée de stockage -
CA Prév TTC 4 914,00
Durée des Créances Clients -
CA Prév TTC 4 914,00 Achats TTC/CA de n TTC 0,09
Durée rota Frs -
Divers -
Croissance CA HT
CA HT N+1 4 200,00
CA HT N+2 4 800,00 0,14
CAISSE DE GARANTIE DES CREDITS D'INVESTISSEMENTS – PME
CGCI – PME spa au capital de 20 000 000 000 DA
Siège social : 34, Avenue Med Belkacemi Les Annassers Alger
BP 677 EL MADANIA 16075 AlGER Tél. : 021 47 66 27/021 77 24 13 Fax : 021 47 66 28

DEMANDE DE GARANTIE MODIFICATIVE


1- Établissement de crédit : BANQUE NATIONALE D’ALGERIE – BNA -

Désignation succursale : DIRECTION DU RESEAU D’EXPLOITATION DE BEJAIA

Désignation agence : AGENCE PRINCIPALE DE BEJAIA – 356 -

Conformément à la convention de partenariat signée en date du : 15/06/2010, entre


La BNA…………………………………………………………………………………………………… & CGCI-PME, spa, nous avons l’honneur
de vous transmettre ci-joint, le dossier de crédit revêtu de notre accord en vue d’une souscription à une
garantie pour le crédit d’investissement ci-après désigné.

2- Identification de l’entreprise:

Raison sociale Forme juridique Capital social


BEKTACHE RABAH Entreprise individuelle /
Date de création : 01/07/2014

Activité Principale : - transport publiques de marchandises sur toutes distances.

Siège Social : Ait Attik, Cne Darguina Wilaya de BEJAIA.

Tel fax :

3- Identification du crédit:

Nature de l’investissement : Création X Développement

Coût total du projet Montant du crédit Apport Entreprise Durée du crédit

9.989.572,54 DA 5.900.000,00 DA 4.089.572,54 DA 05 Ans + 03ans de différé

4- Objet du financement : Acquisition d’un Tracteur Premium et d’une semi-remorque plateau de transport de
marchandises sur toutes distances.

5- Date de la décision d’octroi du crédit: 22/02/2015.


L’établissement de crédit reconnaît avoir pris connaissance et approuvé les conditions générales de la garantie CGCI-PME, spa
et certifie, que les déclarations qui ont servi de base à ’létablissement de la présente demande de garantie sont sincères. En
conséquence, elle fera partie intégrante de la notification de garantie en cas d’accord.

BEJAIA, le 12/04/2015 Cachet et signature

La demande de garantie dûment signée par une personne habilitée de ’lEtablissement de Crédit, doit être transmise à la Caisse accompagnée des pièces suivantes :
1- La copie de l'autorisation de crédit
2- Les bilans des trois (03) derniers exercices (actif, passif, TCR) pour le cas de développement ou d’extension d’activité.
3- Le bilan d'ouverture et les comptes de résultat prévisionnels de 03 exercices (cas de création, développement ou d’extension d’activité)
4- La note descriptive de l’entreprise et du projet.
Plan de financement: emplois, ressourcess
LIBELLE I II III IV V
A- Emplois
1- Investissement prévus dans le programme 9989,000
Frais préliminaires 0,000
Valeurs incorporelles 0,000
Teraain 0,000
Bâtiments 0,000
Matériel et outillage
Matériel de transport 9989,000
Equipement de bureau
Agencement, installation et aménagement
Equipements sociaux
2- Augmentation du BFR due à l'investissement
3- Rattrapage du déséquilibre FR / Bilan Financier
4- Remboursement emprunt anciens
5- Remboursement emprunts nouveaux 1199,000 1199,000 1199,000 1199,000 1199,000
6- Paiement dividendes
Total Emplois 9989,000 1199,000 1199,000 1199,000 1199,000 1199,000
B- Ressources
1- Capacité d'autofinancement 2415,000 3103,000 3513,000 3875,000 4014,000
2- Excédent FR et BFR / Bilan financier 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000
3- Augmentation de capital 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000
4- Apport des associé 3996,000 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000
5- Emprunt bancaires 5993,000 4794,000 3595,000 2396,000 1197,000 0,000

6- Valeur résiduelle investissements en fin de période / VRI 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000
7- récupération du BFR en fin période 0,000 0,000 0,000 0,000 -218,000
Total Ressources 9989,000 7209,000 6698,000 5909,000 5072,000 3796,000
Solde flux de trésorerie Excédentaire (B-A) 0,000 6010,000 5499,000 4710,000 3873,000 2597,000
Solde flux de trésorerie Déficitaire (B-A) 0,000 6010,000 5499,000 4710,000 3873,000 2597,000
Solde flux Cumulé 0,000 6010,000 11509,000 16219,000 20092,000 22689,000
Résumé

L’ouverture de l’économie algérienne a donné naissance à plusieurs PME qui ont


contribué au développement économique et social du pays. Or, ce développement peut être
ralenti, entre autre parce que les PME font face à des problèmes d’accès au financement. Ce
dernier est souvent essentiel pour la réalisation de leurs projets. La banque est un organe dont la
fonction est l’intermédiation financière et joue un rôle capital dans la promotion et le
développement de toute activité en exerçant son double rôle de collectrice de ressources et de
distributrice de crédit notamment au profit des entreprises en besoin de financement.
L’octroi de crédit par les banques passe par plusieurs procédures telle que l’étude de
l’utilité du projet et sa rentabilité afin de s’assurer de la solvabilité de l’entreprise ayant sollicité
le financement et ce qui donne des garanties pour la banque. Cela a été l’objet de ce travail de
recherche qui s’est appuyé par une étude empirique au niveau de la BNA agence de Bejaia afin
de donner un cas réel sur les modalités d’octroi de crédit par les banques algériennes.
Notre étude nous a permis de conclure que les banques algériennes accordent une
importance particulière à l’évaluation de la rentabilité des projets financés en se basant sur des
critères tels que la VAN, le TRI, le DR et l’IP. Dans le cas étudié, ces critères sont parfaitement
favorables et ce qui a abouti à la décision de financer l’investissement envisagé.
Mots clés : PME, banque, investissement, financement, développement économique.

Summary
The opening Algerian economy built a lot of SME who contributed to the country's
economic and social devlopment And this devlopment can be slowed down with the others
because the SME face problems of access to the finance Who is often essential for the realization
of their projects.
The Bank is a body whose function is financial intermdiation and plays a crucial role in
the promotion and devlopment of all activities ,Through it's dual role as a resource collector and
credit distributor ,notably to the profile of companies in need financing.
The granting of credit by banks requires sevral procedurs such as the study of the utility
of the project and it's profitability in order to ensure the crediwothiness of the company that
solicited the financing who gives guarantees for a Bank ,This was the object of this research work
which was based on an empirical study at the level of the BNA agency of Bejaia in order to give
a real case on the terms of granting credit by the Algerian Banks ,Our study allowed us to
conclude that the Algerian Banks attach particular importance to the evalution of the profitability
of the projects financed on the basis of criteria such as the ANV, the IRR, the RT and the PI , In
the cas studied these criteria are perfectly favorable and what led to the decision to finance the
planned invert.
keywords: SME, bank , investment , financing , economic development.
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫اﻧﻔﺘﺎح اﻻﻗﺘﺼﺎد اﻟﺠﺰاﺋﺮي أدى اﻟﻰ ظﮭﻮر ﻋﺪد ﻣﻦ اﻟﺸﺮﻛﺎت اﻟﺼﻐﯿﺮة واﻟﻤﺘﻮﺳﻄﺔ اﻟﺘﻲ ﺳﺎھﻤﺖ ﻓﻲ اﻟﺘﻨﻤﯿﺔ اﻻﻗﺘﺼﺎدﯾﺔ‬
‫واﻻﺟﺘﻤﺎﻋﯿﺔ ﻟﻠﺒﻠﺪ‪ .‬ﻟﻜﻦ ھﺬا اﻟﺘﻄﻮر ﯾﻤﻜﻦ أن ﯾﺒﻂء‪ ،‬ﻣﻦ ﺑﯿﻦ اﻟﻌﻮاﻣﻞ اﻻﺧﺮ ﮭﻲ ان اﻟﺸﺮﻛﺎت اﻟﺼﻐﯿﺮة واﻟﻤﺘﻮﺳﻄﺔ ﺗﻮاﺟﮫ ﻣﺸﺎﻛﻞ‬
‫ﻓﻲ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻤﻮﯾﻞ‪ .‬وھﺬا اﻷﺧﯿﺮﻏﺎﻟﺒﺎ ﻣﺎ ﯾﻜﻮن ﺿﺮورﯾﺎ ﻟﺘﺤﻘﯿﻖ ﻣﺸﺎرﯾﻌﮭﺎ‪ .‬اﻟﺒﻨﻚ ھﻮ ھﯿﺌﺔ وظﯿﻔﺘﮭﺎ اﻟﻮﺳﺎطﺔ اﻟﻤﺎﻟﯿﺔ‬
‫‪،‬وﯾﻠﻌﺐ دورا رﺋﯿﺴﯿﺎ ﻓﻲ ﺗﻌﺰﯾﺰ وﺗﻄﻮﯾﺮ أي ﻧﺸﺎط ﻣﻦ ﺧﻼل ﻣﻤﺎرﺳﺔ دوره اﻟﻤﺰدوج ﻟﺠﻤﻊ اﻟﻤﻮارد وﺗﻮزﯾﻊ اﻻﺋﺘﻤﺎن ﺧﺎﺻﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﺤﺘﺎج إﻟﻰ اﻟﺘﻤﻮﯾﻞ‪.‬‬
‫ﻣﻨﺢ اﻻﺋﺘﻤﺎن ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﺒﻨﻮك ﯾﺘﻢ ﻣﻦ ﺧﻼل ﻋﺪة إﺟﺮاءات ﻣﺜﻞ دراﺳﺔ ﺟﺪوى اﻟﻤﺸﺮوع ورﺑﺤﯿﺘﮫ ﻟﻀﻤﺎن اﻟﻤﻼءة اﻟﻤﺎﻟﯿﺔ‬
‫ﻟﻠﺸﺮﻛﺔ اﻟﺘﻲ طﻠﺒﺖ اﻟﺘﻤﻮﯾﻞ و إﻋﻄﺎء اﻟﻀﻤﺎﻧﻠﻠﺒﻨﻚ‪ .‬وﻛﺎن ھﺬا ھﻮ ﻣﻮﺿﻮع ھﺬا اﻟﺒﺤﺚ‪ ،‬اﻟﺬي ﺗﺪﻋﻤﮫ دراﺳﺔ ﻣﯿﺪاﻧﯿﺔ ﻓﻲ وﻛﺎﻟﺔ ﺑﻨﺎ‬
‫ﺑﺒﺠﺎﯾﺔ ﻹﻋﻄﺎء ﺣﺎﻻت ﺣﻘﯿﻘﯿﺔ ﻋﻠﻰ إﺟﺮاءات ﻣﻨﺢ اﻻﺋﺘﻤﺎن ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﺒﻨﻮك اﻟﺠﺰاﺋﺮﯾﺔ‬

‫ﺳﻤﺤﺖ دراﺳﺘﻨﺎ ﻟﻨﺎ أن ﻧﺴﺘﻨﺘﺞ أن اﻟﺒﻨﻮك اﻟﺠﺰاﺋﺮﯾﺔ ﺗﻌﻠﻖ أھﻤﯿﺔ ﺧﺎﺻﺔ ﻟﺘﻘﯿﯿﻢ رﺑﺤﯿﺔ اﻟﻤﺸﺎرﯾﻊ اﻟﻤﻤﻮﻟﺔ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ﻣﻌﺎﯾﯿﺮ ﻣﺜﻞ‬
‫ع ‪ ,‬م ر م‪ ,‬ص ق ح ﻓﻲ اﻟﺤﺎﻟﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺖ دراﺳﺘﮭﺎ‪ ،‬ھﺬه اﻟﻤﻌﺎﯾﯿﺮ ودﯾﺔ ﺗﻤﺎﻣﺎ‪ ،‬واﻟﺘﻲ أدت إﻟﻰ ﻣﻨﺢ ﻗﺮار ﻟﺘﻤﻮﯾﻞ اﻻﺳﺘﺜﻤﺎر اﻟﻤﻘﺘﺮح‪.‬‬
‫م س‪,‬د‬

‫ﻛﻠﻤﺎت اﻟﺒﺤﺚ‪ :‬اﻟﺸﺮﻛﺎت اﻟﺼﻐﯿﺮة واﻟﻤﺘﻮﺳﻄﺔ‪ ،‬واﻷﻋﻤﺎل اﻟﻤﺼﺮﻓﯿﺔ واﻻﺳﺘﺜﻤﺎر واﻟﺘﻤﻮﯾﻞ واﻟﺘﻨﻤﯿﺔ اﻻﻗﺘﺼﺎدﯾﺔ‬

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