Vous êtes sur la page 1sur 71

1

La plomberie couvre trois domaines d’activité du


bâtiment :
v L’alimentation et la distribution de l’eau potable dans les lieux
d’habitation ou plomberie sanitaire, l’installation des appareils
sanitaires, la production d’eau chaude, l’évacuation des eaux
usées vers les égouts ou fosses d’épuration
.
L’installation des appareils sanitaires (robinets, vannes, éviers,
lavabos, w c), la production d’eau chaude, l’évacuation des eaux
usées vers les égouts ou les fosses d’épuration
v Le zingage qui consiste à capter les eaux de pluie et à les évacuer
(captage par le biais des couvertures et des gouttières )
v Le chauffage central qui fait appel à l’énergie du gaz ou du fuel

Le mot plomberie est né de l’art de travailler le plomb dans les temps


gallo-romains car celui- ci est malléable et donc facile à travailler mais il
est de nos temps prohibé car il nuit à la santé en provoquant le
saturnisme.
A / l’eau
A.1. / la distribution de l’eau
I / Généralités
Les systèmes de distribution d’eau doivent véhiculer jusqu’aux points
prévus une eau de bonne qualité, en quantité suffisante et avec le moins
de défaillance possible. L’eau doit pouvoir conserver ses qualités
jusqu’aux points de consommation (habitations, fontaines et bâtiments
publics). L’eau doit être exempte de matières nocives et de microbes
dangereux. En ce qui concerne les objectifs recherchés pour
l’assainissement, c’est que les installations prévus puissent reprendre
les eaux après usage et les eaux polluées par des matières minérales et
organiques ainsi que par de nombreux germes pathogènes et le conduire
jusqu’au lieu de rejet ( exutoire ) sans que cette pollution fasse courir le
moindre risque aux riverains : pour arriver à cela, il est souvent
nécessaire d’éliminer une grande partie de la pollution avant le rejet si
celle- ci est préjudiciable à l’environnement.. les installations peuvent
aussi comprendre l’évacuation des eaux de pluie dont le ruissellement à
la surface pourrait être nuisible à l’agglomération et à ses habitants et
ceci par un système hydraulique indépendant ou non du précèdent.
Les communes ont en général la responsabilité de la distribution de
l’eau mais, la plupart du temps, elles en confient l’exploitation à des
concessionnaires privés ou les gèrent en régie (S D E et SONEES)
L’eau distribuée peut provenir des nappes phréatiques, des eaux de
surface ou des sources ; cette eau doit être traitée avant d’être
distribuée.
I-1 Principaux éléments d’un système d’hydraulique urbaine

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


I-1-1 captage
Il consiste à recueillir soit des eaux souterraines (sources, nappes
phréatiques), soit des eaux de surface (rivières, lacs).

I-1-2 traitement des eaux


Si les eaux captées ne présentent pas en permanence les qualités
requises qui seront explicitées ultérieurement, elles devront faire
l’objet d’un traitement avant ou après le transport.
I-1-3 adduction
C’est le transport de l ‘eau depuis la zone de captage jusqu’à
proximité de la zone d’utilisation (distribution ) ; il peut aussi avoir lieu
avant le traitement et par un écoulement en surface libre ( sans
pression i.e l’air est partout présent dans les canalisations) ou par un
écoulement en charge c’est à dire dans des conduites sous pression.
I-1-4 accumulation
On a souvent besoin de mettre en réserve dans des réservoirs
spéciaux une partie de l’eau, soit pour réguler le débit dans les
ouvrages qui précèdent soit pour assurer une sécurité en cas de
panne
I-1-5 distribution
Elle consiste à fournir à chaque instant aux utilisateurs, à une
pression convenable, le débit dont ils ont besoin ; elle s’effectue par
un réseau de conduites sous pression, dimensionnées pour permettre

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


le passage en chaque point du débit maximal prévisible

I-1-6 pompes
Sur le circuit, on a souvent besoin d’élever le niveau et / ou la
pression de l’eau, au moyen de pompes qui sont mues le plus souvent
par un moteur électrique ou à défaut par un moteur diesel.

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
I-1-7 réseau d’assainissement
Les eaux usées comme les eaux de pluie sont reprises par un réseau
qui doit pouvoir évacuer à chaque instant le débit qui se présente
(voisin du débit consommé pour les eaux usées) l’écoulement s’y fait
à surface libre sauf cas exceptionnels
I-2 qualités et quantités de l’eau potable
I-2-1 qualités des eaux potables
La qualité d’une eau, est estimée par un certain nombre de
paramètres physiques, chimiques et biologiques. Les critères que ces
paramètres permettent de définir ont, soit un caractère impératif,
toutes les fois que leur non observation est nuisible à la santé du
consommateur, soit un caractère seulement souhaitable, lorsque
cette non observation confère à l’eau des défauts sans toutefois nuire
à la salubrité.
I-2-1-1 critères impératifs
Les critères impératifs sont principalement bactériologiques et
chimiques et sont recherchés par analyse plusieurs fois par an.
I-2-1-1-a critères bactériologiques
Une eau potable ne doit contenir aucun germe pathogène ; ainsi dans
la mesure où les contaminations les plus fréquentes sont d’origine
fécale (humaine ou animale) alors on devra vérifier lors des analyses
l’absence des germes ci-dessous cités :
1. bacille de Coli ou Escherichia Coli
2. entérocoque
3. clostridium sulfitoréducteur
4. bactériophages fécaux
I-2-1-1-b critères chimiques
Les concentrations des corps chimiques ci –dessous ne doivent pas
dépasser les

Limites ci-dessous indiquées


Tableau donnant les concentrations limite dans les eaux potables

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
Les critères souhaitables sont des paramètres qui se traduisent soit
par des valeurs maximales ou minimales au delà ou en deçà
desquelles les eaux présentent des inconvénients :
· température optimale comprise entre 9 et 12 ° C
· turbidité (matières solides fines en suspension) se mesurant
par un nombre de gouttes d’un réactif approprié dans
l’appareil de Dienert et Guillerd. les eaux pour lesquelles le
nombre de gouttes dépassent 25 à 30 sont à éviter
· couleur (due à des colloïdes en suspension) se mesurant de
façon analogue, avec un réactif spécifique et définissant un
indice n . il faudra éviter les eaux pour lesquelles l’indice n la
valeur de n
· résistivité qui est la plus ou moins grande résistance
qu’oppose un échantillon au passage du courant électrique :
elle caractérise la plus ou moins grande en sels dissous ; éviter
les eaux dont la résistivité est inférieur à 1000 ohms / cm
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
· dureté : qui caractérise la teneur en sels métalliques divalents
( Ca et Mg ) et s’évalue en degrés hydrotimétriques. Le titre
hydrotimétrique optimal est de 12 à 15 degrés ( un degré
correspond à 10 mg par l ). Un titre plus élevé que la valeur
optimale nuit à la cuisson des légumes et à la bonne utilisation
des savons ordinaires.

I-2-2 quantités d’eau potable à fournir


La quantité consommée par habitant dépend du mode de fourniture et
on peut se baser sur les données suivantes

Mode de fourniture Consommation


En litre par jour par
hbt
Fontaine publique à – de 200 m de l’habitation 20
Robinet dans la cour de l’habitation 30 à 50

Distribution simple dans la maison ‘ 100


avec chasse d’eau dans les toilettes

Distribution complète dans la maison 200 à 400


Avec salle d’eau
En ce qui concerne les équipements publics et industriels, il est mieux
d’en consulter les responsables pour évaluer leur propre besoin

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


I-3 Schéma d’une station de traitement de l’eau

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
I-4 Caractéristiques requises pour la distribution intérieure
La pression
Les compagnies des eaux fixent la pression du réseau à 3 bars en pied
d’immeuble ; en cas de déficit, il faut installer un sur presseur afin
d’éviter des problèmes d’alimentation pour certains utilisateurs ; en cas
d’excès, il faut installer un réducteur de pression afin d’éviter la
destruction des appareils

o Le débit
Le débit dépend du diamètre des canalisations et exprime les besoins
des utilisateurs : la norme prévoit des débits minima pour chaque
type d’appareils sanitaires :c’est le diamètre du tuyau initial d’arrivée
qui détermine les possibilités maximale de l’installation
Diamètres des canalisations
appareil Débit minimal Diamètre intérieur
Eau froide Eau chaude minimal en mm
en l/ s en l/ s
évier 0.2 0.2 12

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


lavabo .2 .2 10
bidet .2 .2 10
baignoire .33 .33 13
douche .20 .20 12
Robinet de .33 12
puisage1/2
Robinet de .42 12
puisage3/4
W c avec réservoir .12 10
de chasse
Lave-mains .10 10
Lave-linge .20 10
Lave-vaisselle .10 10

o La réglementation

La plomberie est comme le reste des corps d’état du bâtiment, soumise


à une réglementation pilotée par les normes et les D T U des séries 60,
61, 64 et 65 qu’il conviendra d’acquérir. Cette réglementation a pour
objectif de disposer ‘une installation sanitaire performante et sûre afin
de respecter les règles générales pour l’hygiène et le bien-être des
populations et de l’environnement. Ainsi l’alimentation en eau potable et
l’évacuation des eaux usées sont défins par les règlements sanitaires
qu’on peut se procurer auprès de préfectures ou des ministères
techniques.

II. la distribution intérieure de l’eau

Pour pouvoir alimenter son installation, il faut le raccordement au


réseau public et pour cela deux cas de figure peuvent se
présenter : pavillon ou appartement et selon le cas, on doit
déterminer les diamètres minimaux des tuyaux en fonction des
appareils sanitaires que l’on souhaite installer.
1/ maison indépendante ou pavillon
Ø existence d’une arrivée d’eau (rénovation)
la partie avant le compteur et le compteur lui même sont la propriété
de la compagnie des eaux et vous ne pouvez pas intervenir sur cette
partie sans l ’accord de celle ci mais vous serez tenu responsable du
compteur et surtout de son entretien .le branchement sur le réseau
comprend les éléments suivants :
· sur la partie sise dans le domaine public ou bien située à
l’intérieur, en limite de clôture afin de faciliter l’intervention des
agents de la S D E, est placé le regard en briques qui sert d’abri
à la vanne et au compteur général : c’est une propriété de la

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


compagnie des eaux : le réseau de distribution intérieur
commence par le robinet d’arrêt général et comprend :
1. Un compteur lui aussi propriété de la compagnie des
eaux : avant toute intervention sur ces deux éléments,
il faut l’accord du concessionnaire. Le raccordement
de la maison débute à partir de la douille de
raccordement du compteur. Dans le cas où le pas de
vis du compteur serait du 20 / 27 alors utiliser du
cuivre de diamètre 16 /18 ; si le pas de vis est du 15 /
21, utiliser du cuivre 12 / 14 ou 14 / 16
2. un robinet d’arrêt général avant compteur permettant
d’isoler la maison en cas d’intervention sur le
compteur (propriété de la SDE)
3. un compteur dont le but est d’évaluer les quantités
d’eau consommées : il est équipé de deux raccords
filetés qui servent au raccordement du réseau
4. un robinet d’arrêt propriété individuelle
5. selon le niveau de confort des utilisateurs et la qualité
de l’eau fournie par le concessionnaire, on peut
installer un réducteur de pression, un adoucisseur ou
un sur presseur
Ø nouvelle construction : vous ne disposez pas d’une
arrivée d’eau :
On doit adresser dans ce cas une demande au concessionnaire des
eaux ayant pignon sur rue dans la commune afin d’obtenir une réunion
d’information au cours de la quelle on déterminera la possibilité
d’acheminer de l’eau vers la dite maison ainsi que l’emplacement
éventuel du compteur (intérieur ou extérieur de la maison), si le
compteur est placé à l’extérieur, alors il sera placé dans un regard
maçonné(ou en pastique ou dans un coffret pastique) de un mètre cube
de volume environ.
Le compteur est relié à la maison par des canalisations enterrées dans
une tranchée de 60 à 80 cm de profondeur : la canalisation repose sur un
lit de sable de 10 cm d’épaisseur et sera recouverte d’une couche de
sable de 20 cm au-dessus de laquelle on dépose un grillage avertisseur
de couleur bleue

2 / immeuble collectif

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
La distribution se fait dans les appartements à partir d’une colonne
montante et la consommation d’eau de chacun des appartements est
mesurée par de compteurs individuels ou divisionnaire placées sur
chaque branchement particulier après un robinet d’arrêt
dans un immeuble, chaque appartement est équipé de son compteur
individuel piqué sur la colonne d’alimentation générale de l’immeuble.
Dans certaines copropriétés, l’eau fait partie des charges communes
cependant
3 / les divers circuits de l’eau dans une habitation
3.1. Les réseaux de distribution
les tracés des réseaux d’eau chaude et d’eau froide sont établis
spécialement pour chaque habitation et dans les maisons individuelles
comportant une cave, le réseau eau froide , installé en plafond, forme
une ceinture sur laquelle seront raccordés au passage les différents
appareils y compris ceux de la production d’eau chaude ; si la maison
comporte un étage, une dérivation ou colonne montante, d’un diamètre
plus important devra être installée pour distribuer l’eau à l’étage et cette
colonne devra comporter au départ un robinet d’arrêt et un robinet de
purge pour permettre les interventions nécessaires .

3.1.1. Les canalisations


Les canalisations utilisées peuvent être en cuivre et depuis quelques
années en PVC C mais l’acier peut également être utilisé mais il est en
général réservé au chauffage. Pour des raisons d’hygiène et de santé (
saturnismes) le plomb est abandonné de nos jours ; l’eau chaude sera
acheminée aux différents postes d’utilisation (ménagère ou sanitaire à
partir des appareils de production dans des tuyaux de même matériau
que l’eau froide .les appareils de production d’eau chaude peuvent être
de différents types :
q chauffe eau instantané
1. alimenté par une dérivation
et qui chauffe l’eau au fur et à mesure de son écoulement
selon le besoins. Les petits modèles sont placés dans la
cuisine pour l’alimentation de l’évier et les plus gros
modèles sont installés dans les salles de bain et ils
fonctionnent tous au gaz
q chauffe eau à accumulation
2. comportant deux types :
1. à chauffe directe qui chauffe l’eau grâce à une résistance
électrique isolée constituant le corps de chauffe
2. à chauffe indirecte alimenté par une conduite dérivant du
chauffage central

3.2. le réseau d’évacuation des eaux


3.2.1. eaux de pluie

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


Les formes de couvertures des immeubles ont pour objet principal de
recueillir les eaux de pluie et les diriger vers les collecteurs d’évacuation
et c’est pourquoi on trouve de gouttières à la périphérie des toits et sur
une terrasse on trouve des rigoles caniveaux qui jouent le même rôle que
les gouttières. Les gouttières et les caniveaux ou rigoles sont en légère
pente et leur point bas correspond à la naissance des tuyaux de
descente de formes et de matériaux différents et qui sont en général
apparents ; les réseaux d’évacuation sont la plupart du temps séparatifs
pour des raisons économiques et donc les collecteurs d’eau de pluie ne
recevront aucun autre effluent (eaux vannes ou usées) ; les descentes
sont branchées sur les collecteurs par l’intermédiaire de regards
borgnes
3.2.2. eaux usées
elles sont par convention désignées par le sigle E U et sont constituées
des eaux vannes ( E V ) issues de W C et des eaux ménagères ( E M )
provenant des lavabos, éviers, baignoires, douches bidets et autres ; en
principe les E V et les E M doivent être acheminées par des réseaux
d’évacuation séparés : des canalisations légèrement inclinées
raccordent les appareils à E M à une canalisation verticale appelée et les
W C sont raccordés directement à une canalisation verticale appelée
chute. Les descentes et les chutes sont raccordées au collecteur situé
en bas du bâtiment afin de permettre le vidage correct des appareils et
éviter les nuisances sonores et les mauvaises odeurs
3.2.3. les canalisations

les diamètres normalisés des canalisations sont :


canalisations Diamètre normalisé
Chutes des eaux vannes 90 à 100 mm
Chutes des eaux usées 50 à 80 mm
Ventilation secondaire 40 à 54 mm
Evacuation lavabo, bidet Minimum 30 mm
Evacuation baignoire, douche Minimum 40 mm
Evacuation évier Minimum 40 mm

Ces dimensions sont valables quelque soit le matériau utilisé :


q la fonte qui longtemps était utilisée à cause de sa stabilité, son
inertie et ses qualités acoustiques est employée dans les chutes et
les nombreuses pièces de raccord ( culotte, coude, tés etc. ) voir
cour pour la mise en œuvre
q le grés est encore employé de nos jours mais de plus en plus
rarement
q l’amiante ciment est aujourd’hui prohibé pour des raisons de santé
publique
q le P V C ou chlorure de polyvinyle, de couleur grise est maintenant
le matériau le plus employé pour tous les réseaux d’évacuation(
pluviales, ménagères, vannes
q le polyéthylène permet la réalisation de canalisation semi rigide de
couleur noire et il employé pour l’adduction d’eau, le
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
raccordement à l’évacuation des appareils sanitaires et il est
résistant aux acides et aux fortes températures mais il n’est
assemblé qu’avec des raccords mécaniques moulés non collables

III / les matériaux utilisés en installation sanitaire


un certain nombre de matériau est couramment utilisé en
plomberie aussi bien en ce concerne l’alimentation en eau que
l’évacuation des eaux usées ou les appareils sanitaires :
v matériaux minéraux
les canalisations de gros diamètre utilisés pour l’adduction en
eau potable ou pour les égouts sont en béton armé ou en
ciment armé tandis que les conduites servant pour les chutes
d’aisance ou les descentes d’eau pluviale ou ménagère sont en
amiante-ciment(actuellement interdit car dangereux pour la
santé) ou en grés vernissé ; les appareils sanitaires sont
parfois en céramique(faïence, grés ou porcelaine)
v matériaux en métal
autrefois, c’est le plomb qui était le matériau le plus utilisé pour
les canalisations et les égouts mais depuis 1977, ce matériau
est interdit car le plomb est à l’origine du saturnisme et le
cuivre a pris sa place car 99.9% des canalisations
d’alimentation et d’évacuation de petit diamètre sont en cuivre.
Le cuivre utilisé pour les installations sanitaires se présentent
sous deux configurations dans le commerce :

· le cuivre écroui, rigide et qu’on trouve dans le commerce


sous forme de barres de un à cinq mètres de long
· le cuivre recuit, plutôt souple et qui commercialisé sous
forme de couronnes de cinq à cinquante mètres de long :
c’est un matériau malléable principalement utilisé pour
les éléments encastrés.
L’acier galvanisé est en général utilisé pour les colonnes montantes
d’alimentation en eau des immeubles et pour les installations de
chauffage central bien que son utilisation est de nos jours très réduite
tandis que l’acier inoxydable sert è la fabrication des éviers et des
conduits d’évacuation des gaz brûlés ou des flexibles pour l’eau sous
pression.
La fonte sert à la mise en place des colonnes d’évacuation d’eau usée de
gros diamètres mais elle a tendance à être remplacée par le P V C qui un
coût d’achat et de mise en oeuvre plus bas.
Le laiton sert à la fabrication de la robinetterie et des raccords tandis
que le zinc sert à la mise en place des évacuations pluviales.

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


Les plastiques
Les deux matières plastiques les plus utilisés sont le P V C (polychlorure
de vinyle) et le polyéthylène :
· le P V C est plus employé pour les chutes d’aisance et les
descentes d’eau ménagères ou pluviales ; il est de couleur grise
quand il est destin é à l’évacuation et de couleur bleue quand il
sert à l’alimentation en eau
· le polyéthylène est , quand à lui, plus utilisé pour l’adduction en
eau froide et il est de couleur noire avec un filet bleu indiquant qu’il
est destiné à l’eau potable (sans filet bleu , il est destiné à
l’arrosage des jardins ou à l’alimentation des bassins). C’est un
matériau très utilisé, à cause de sa très grande résistance à
l écrasement aux chocs et aux rayonnements U V , sur les parties
de réseaux enterrés.
· Le polyéthylène réticulé, de couleur bleue ou rouge, est également
de plus en plus employé surtout dans les systèmes hydrocâblés ou
pour l’alimentation des appareils sanitaires.
Les matières synthétiques
L’emploi de ces matières est de plus en plus important pour les appareils
sanitaires (éviers, baignoires, bidet e t c …) et cela au détriment de la
céramique ou du grés : les plus courantes sont l’acrylique ou le polyester
stratifié armé ou autres

IV – détermination du diamètre des canalisations


d’alimentation en eau
Pour assurer une distribution correcte, on doit veiller au respect des
diamètres minimaux qui garantissent un débit suffisant à chaque point
d’utilisation/( ce diamètre est fixé par les normes (voir tableau début du
cours) :
IV–1 )La manière la plus simple de déterminer le diamètre intérieur d’une
canalisation alimentant un groupe d’appareils sanitaires est d’avoir
recours aux abaques de DARIES ou à celui ci dessous exposé :
· Se reporter au tableau ci-dessous pour déterminer le coefficient
de chaque appareil sanitaire piqué sur la canalisation

appareil coefficient
WC 0.5
Bidet, lave-linge, lave-vaisselle 1
lavabo 1.5
Douche, robinet de puisage 2
évier 2.5
Baignoire<=150 litres 3
Baignoire> 150 litres 3+0.1 par tranche supplémentaire
de 10 litres

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


· Ensuite se reporter au graphique ci-dessous une fois le coefficient
déterminé

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
Exemple une canalisation de salle de bain doit alimenter une douche,
deux lavabos, et un w c :
Le premier tableau nous permet de voir que les coefficients
correspondant sont respectivement 2, 1.5*2 et .5 soit 5.5 au total ; sur le
graphique l’intersection de la courbe avec la valeur de 5.5 indique que le
diamètre minimal est compris entre 14 mm et 16 mm donc le diamètre à
prendre en compte sera de 16 mm, ce qui correspond dans le commerce
à un tube 16 /18 ou, si c’est du cuivre à du 18-1

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
IV-2 détermination par les abaques de DARIES

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


II-2-1 rappels de quelques éléments d’hydraulique
a) définition d’un liquide : c’est un assemblage de particules matérielles
très mobiles les unes par rapport aux autres d’ou leur défaut de
posséder une forme propre. Cette mobilité est freinée par la résistance
que les particules s’opposent les unes par rapport aux autres et qui est
due à la viscosité de celui-ci (l’eau est visqueuse tandis que l’huile est
très visqueuse)
b) notion de pression d’un liquide
L’étude des fluides se scinde en trois rubriques :
· L’hydrostatique qui étudie les conditions d’équilibre des liquides
· L’hydrodynamique qui s’occupe de l’étude des lois théoriques des
fluides en mouvement

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


· L’hydraulique qui étudie les lois réelles de l’écoulement des fluides
en vue d’une application pratique(étude basée sur les théorie et
l’expérimentation)
b-1) hydrostatique
Un fluide n’ayant pas de forme propre, alors il est maintenu à l’état
stable et au repos par les parois du réservoir qui le contient et exerce
ainsi sur ces parois une action verticale si les parois sont horizontales et
horizontales si les parois sont verticales
considérons une colonne liquide de section unitaire ayant la partie
supérieure en contact avec l’air libre donc soumise à la pression
atmosphérique Patm (environ égale à un bar ou 750 mm de H g 10.2 m de
colonne d’eau) :
l’action de cette veine d’eau sur la paroi inférieure du récipient est égale
à la somme du poids de cette colonne d’eau P1 et Patm . or P1 = µ * h (*
poids spécifique de l’eau et h hauteur de la colonne) mais étant donné
que la pression atmosphérique agit de la même façon sur les faces
intérieure et extérieure alors son effet se compense et s’annule.

P1 est une action verticale ; soit P2 la pression horizontale qui s’exerce


sur les parois verticales :
Comme en mécanique des sols pour le calcul de la poussée des terres, la
poussée d’un liquide sur une paroi verticale a un diagramme de forme
triangulaire avec un angle au sommet supérieur égale à 45 degré car le
frottement intra particulaire est nul :
Selon le principe de Pascal, la pression dans une masse liquide se
transmet intégralement dans toutes les directions et est égale ,ici, au
poids de la masse d’eau de section triangulaire et de largeur unité soit P2
= µ* h2 / 2

b-2 hydrodynamique :
1 - notion de perte de charge
considérons un réservoir rempli d’eau et que l’on envisage de vider par
simple gravité par l’intermédiaire d’un tube de longueur L et largement
coudé

Dans un premier temps, le niveau atteint par le jet d’eau est inférieur au
niveau de départ de l’eau dans le réservoir ; si on double la longueur du
tube : le niveau atteint sera inférieur à celui précédent ; si on maintient la
même longueur que lors de la première expérience mais en en coudant
plusieurs fois le tube : le restera très inférieur au niveau atteint lors des
précédentes ;
En conclusion si l’on se référait aux lois de l’hydrostatique (vase
communicant) le jet devait atteindre le même niveau lors de l’ensemble
des expériences mais la longueur et les singularités ( coude ou ouverture
de passage) sont à l’origines de cette différence de niveau appelée perte
de charge et notée J ;

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


L’expérience a montré que la perte de charge est fonction :
· De la longueur du tube
· De la fréquence des coudes, de leur forme
· Du diamètre intérieur des tubes
· De la rugosité des parois mouillées et de la vitesse de l’eau
· De la viscosité de l’eau
2-Relation entre débit perte de charge
Par définition, le débit représente la quantité de fluide qui passe à
travers une section de conduite par unité de temps et elle s’exprime en
m3 / s et se note par le symbole Q. elle est fonction de la vitesse du fluide
et de la section de la conduite ; pour une distribution urbaine, la vitesse
requise de l’eau est comprise entre 1.2 m / s et 1.5 m / s pour éviter les
dépôts et les coups de béliers.
Q = V * S.
Darcy a établi la relation entre la perte de charge d’une conduite de
longueur L, la vitesse d’écoulement de l’eau et la géométrie de la
conduite :
· J = P / S * b1 * V2 * L (formules valables pour des diamètres
intérieurs allant jusqu’à 0.50 m et ou P est le périmètre mouillé de
la conduite, S la section mouillée, V la vitesse d’écoulement de
l’eau et b1est un coefficient égal à 0.000507+ (0.000013 / d) mais
dans la pratique on prend b1 = 0.0006
J est la perte de charge totale exprimée en mètre et j = J / L est la
perte de charge unitaire en m / m

Exemple d’une canalisation circulaire pleine de diamètre d :


S = п * d2 / 4
P=п*d
R (rayon hydraulique) = S / P =d / 4 ; or Q =V * S = V * п * d2 / 4 donc V = 4
Q / п * d2 ce qui implique V2 = 16 Q2 / п2 d4 d’où j = b1 64 Q2 / п2 d5 et
comme b1 = 0.0006 alors j = 0.0384 Q2 / п2 d5
Utilisation de l’abaque de DARIES
Si pour un réseau de distribution d’eau, on connaît les besoins, la
vitesse de l’eau dans les conduites (1.2 à 2 m / s) ; en utilisant le
graphique ci joint on peut avoir le diamètre de la conduite et les pertes
de charge correspondantes.
Comment détermine t on les besoins pour un aménagement sanitaire
donné?
Un logement requiert, selon la réglementation actuelle l’installation d’un
certain nombre d’appareils sanitaires : un évier, une douche, un
lavabo(ou deux), un W C, un point d’eau et un générateur d’eau chaude.
On recense dans un tableau les appareils et comme on sait que tous les
appareils ne fonctionneront jamais simultanément, alors on calcule la
probabilité de fonctionnement simultané comme suit :

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


Désignation Nombre Débit Débit Total cumulé
de l’appareil d’appareils minimum minimum
d’eau froide d’eau chaude
évier 1 0.20 .2 0.40
baignoire 2 .035 .35 1.40
lavabo 2 0.10 0.10 0.40
bidet 1 0.10 0.1 0.20
Machine à 1 0.35 0.35 0.70
laver
W c avec 2 0.10 0.20
réservoir de
chasse
Point d’eau 1 0.17 0.17
total 10 3.47

Le coefficient de simultanéité a pour valeur :


Y = 1 / (X – 1)1/2 avec X nombre total d’appareils installés dans le
logement.
Dans l’exemple ci-dessus, on a Y= 1 / (10-1)1/2 = 1 / 3 =0.33 et les besoins
instantanés du logement sont Q.t = 3.47 * 0.33 =1.16l / s
Sachant que les besoins sont fonction du mode de vie des habitants,
alors, dans un immeuble à plusieurs étages, il y’a deux méthodes de
détermination des besoins :
Ø On applique le coefficient de simultanéité à chaque niveau en
commençant par le niveau le plus élevé et en descendant mais on
considérera comme s’il comportait son aménagement plus celui
d’étages supérieurs
· Par exemple prenons un immeuble à 3 étages ou les
logements sont aménagés comme précédemment indiqués
3éme étage qt = 3.47 l /s et y = 1/3 = 0.33 alors qt * y = 0.33 *
3.47 l/s

2éme étage qt = 3.47 * 2 et y = 1 / (19)1/2 alors


qt * y = 3.47 * 2 *1 / (19)1/2
1éme étage qt = 3.47 * 3 et y = 1 / (29)1/2 alors qt * y =
1/2
3.47 * 3 *1 / (29) ce qui correspond aux besoins totaux
Ø On calcule normalement le débit instantané du niveau le plus élevé
et on conserve cette valeur pour tous les niveaux mais on
appliquera aux différentes sommes de débit instantané un
coefficient de simultanéité ou la variable aléatoire est le nombre
d’appartements

3éme étage qt = 3.47 l /s et y = 1/3 = 0.33 alors


qt * y = 0.33 * 3.47 l/s

2éme étage qt = 3.47 * 0.33 * 2 et y = 1 / (2 –1 )1/2

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


1éme étage qt = 3.47 * 0.33 * 3 et y =1 / (3-1)1/2 et le débit
qt * y = 3.47 *3 * 1 / (3-1)1/2 va correspondre aux besoins totaux de
l’immeuble : en comparant les valeurs trouvées dans les deux méthodes,
on choisira celle qui sera la plus fiable à vos yeux et ce en général la plus
importante

V l’évacuation des eaux usées


V-1 généralités

L’eau distribuée est consommée et devient de l’eau usée qu’on doit


rejeter dans de bonnes conditions c’est à dire sans nuire à
l’environnement en le polluant : d’ailleurs la réglementation fixent les
régles qui permettent de préserver les usagers des nuisances des
systémes d’évacuation et éviter ainsi tout risque de pollution ou de
contamination .
La premiére régle concerne les orifices de vidange des appareils
sanitaires :
q Tout orifice doit être pourvue d’un sytéme d’occlusion hydraulique
appelé siphon conforme aux normes en vigueur et assurant une
garde d’eau permanente de 50 mm
q Si l’agglomération dans laquelle se situe le logement posséde un
réseau collectif d’assainissement ou un tout à l’égout, alors le
raccordement souterrain de toutes les canalisations évacuant les
eaux usées est impératif
q Il est interdit d’évacuer des eaux usées dans des ouvrages
d’évacation des eaux pluviales et réciproquement
q Afin d’éviter les effets de pompes consécutifs à l’ecoulement d’une
grande quantité d’eau et qui risque d’aspirer la garde d’eau des
siphons, les descentes et les chutes d’eau usée doivent être
prolongés jusqu’aaux combles et au dessus desarties les plus
elevées de la constructionpar un évent d’une section intérieure
égale au moins à celle de la descente et qui sert égalementpour la
ventilation des égouts

V- 2 les différents systémes d’ évacuation


il existe deux types d’égouts :
v Les égouts unitaires qui collectent les eaux de pluie, les
eaux vanne et les eaux usées(les eaux vannes proviennet
des w c et elles sont évacuées par des chutes d’aisance
tandis que les ménagéres sont celles provenant de
l’écoulement des des éviers, douches, lavabos, et autres
appareils ménagers et sont véhiculées par des descentes)
v Les égouts séparatifs qui collectent séparemment les eaux
de pluie et les eaux usées (vannes et ménagères)
v Le systéme d’assainnissement individuel dans le quel on doit
pas admetre les eaux de pluie

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


réseau unitaire

Réseau séparatif

Réseau d’assainissement individuel

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


VI les équipements sanitaires

Le choix des appareils devant équiper une maison dépend de plusieurs


critères tels l’utilisation, le niveau de confort souhaité, le prix et le goût
personnel.
Les fabricants proposent une gamme très variée tant en qualité que du
point de apparence de produits mais pour l’utilisateur les critères qui
doivent guider son choix seront la qualité, la sécurité et le confort et cela
est garanti par la norme française N F

VI-1 salle de bain


VI-1-1 baignoire

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


Le choix d’une baignoire dépend de la place disponible dans la salle
d’eau : on doit prévoir une évacuation d’eau de diamètre suffisant (38
mm ) et le carrelage des parois entourant la baignoire.
Les baignoires les plus utilisées sont en acrylique mais on en trouve en
fonte bien qu’elles soient de moins en moins employées à cause de leur
masse très élevée et de leur prix d’achat élevé. On en trouve également
en acier émaillé bon marché mais qui sont fragiles à cause de leur émail
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
VI-1-2 douche

La douche consomme peu d’eau comparée à la baignoire et elle est plus


simple et plus pratique que celle-ci, ce qui rend intéressant de prévoir
une douche même si on a une salle de bain bien équipée surtout pour les
chambres d’enfants ou de parents afin d’éviter les encombrements.
Les bacs à douches appelés receveurs de douches sont en général en
céramique ou en acrylique avec des formes très variées mai le carrelage
est obligatoire pour les parois entourant le receveur. Les plus petits
receveurs ont des dimensions de 70 x 70 cm mais les plus courantes sont
80 x 80 cm ou 90 x 90 cm. Il y’a deux types de receveurs :
v Les receveurs à poser qui sont scellés directement sur le sol de la
pièce d’eau et qui ont des côtés émaillés ce permet de les laisser
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
apparents mais ils nécessitent une évacuation par le bas, dans
l’épaisseur du sol ou dans la pièce en dessous. En cas
d’évacuation latérale, il y’a des receveurs surélevés à poser
permettant la pose du siphon et le passage de l’évacuation sous
le receveur.
v Les receveurs à encastrer sont encastrés dans le sol, dans un
podium ou sur un support de briques ou de parpaing : c’est dans le
sol que le receveur présente le meilleur effet esthétique en
s’intégrant parfaitement dans le décor surtout si le sol est carrelé.
La profondeur du receveur à encastrer est comprise entre13 et 16
cm et l’encastrement nécessite une évacuation par le bas ou
encastrée ; sur podium ou sur support, l’évacuation peut se faire
latéralement

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
VI. L’assainissement autonome
L’épuration des eaux usées est effectuée sur la parcelle et le choix de la
filière est fait en fonction de l’indice SERP qui caractérise l’aptitude du
sol à l’assainissement
Les eaux pluviales sont évacuées séparément et sans traitement tandis
que les eaux vannes et les ménagères sont dirigées vers la filière
adaptée au terrain
Le DTU 64.1 recommande de décomposer l’assainissement autonome en
trois phases :
1. Le prétraitement
Il est assuré par une fosse toutes eaux qui permet essentiellement :
· La rétention des matières solides et des déchets flottants
· La liquéfaction partielle des matières polluantes contenues
dans les eaux usées par fermentation anaérobique ; la fosse doit
être installée le plus prés de la construction, à faible profondeur, à
l’écart de la circulation des véhicules ; le tampon doit être
accessible afin de permettre sa vidange tous les 4 ans (elle
remplie d’eau avant sa mise en service et à chaque vidange)

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


2. Le traitement
C’est une épuration et une filtration des effluents de la FTE par voie
aérobie et il est assuré par la filière adaptée au sol en place ou
reconstitué
3. L’évacuation
C’est l’évacuation des effluents traités par infiltration, rejet en
exutoire superficiel ou puits d’infiltration
Si le terrain en place ne convient pas(perméabilité insuffisante ou
trop grande, argile ou roche, nappe phréatique proche, pente du
terrain), on choisit d’autres filières adaptées au cas mis en oeuvre
4. Récapitulatif des principales filières de traitement

4.1. Filière avec tranchée d’infiltration (ou d’épandage) en sol


naturel
Elle est mis en œuvre sur les sols favorables sans contraintes
particulières, K compris entre 15 et 500 mm /h, pente ≤10%, nappe
non proche (≥15 m) . Dans ce cas, la dispersion est naturelle et sans
dispositif spécifique
4.2. Filière avec lit filtrant à sable non drainé
Il est mis en œuvre en effectuant une fouille en pleine masse d’une
surface de 25 m2 au minimum (plus 5 m 2 par pièce principale au-delà
de 5) et 1,2 m de profondeur lorsque le sol en place n’est pas
satisfaisant i.e. K≥500 mm / h

4.3. Filière avec lit filtrant à sable vertical drainé


Il est mis en place dans le cas des sols imperméables (K≤≠15mm/h) ;
il ne peut ni épurer ni évacuer les effluents

SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE


SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE
SIDY DIOP INGENIEUR HYDRAULIQUE

Vous aimerez peut-être aussi