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II.

Cas pratique : demande de mandat


La police d’État vous écrit pour obtenir un mandat de consultation des transactions
bancaires contre Monsieur Pat Hibulaire.
La demande de mandat de consultation des opérations bancaires s'appuie sur le fait que
des preuves solides (vidéo claire où on voit nettement le mis en cause commettre un meurtre,
la comparaison de la photographie à celle de son casier judiciaire confirmant sans l'ombre
d'un doute son identité). Il est donc raisonnable, selon la police, de le soupçonner de meurtre.

On établira d’abord la compétence de la Cour :


Article 20 CPP : « La Cour Supérieure de l’Etat de San Andreas est la juridiction de première
instance qui connaît des affaires pénales et des demandes de mandat, sauf sur les mandats portant
sur des affaires dont la compétence relève de la Cour suprême ou sur des affaires actuellement
en considération devant la Cour suprême ».

On précisera le champ de compétence de la Cour en matière de mandat :


Article 23 CPP : « Tout juge peut, à la demande du Procureur ou à la demande de
l’accusateur dans le cas d’une requête en accusation subsidiaire, ou à la demande de la police qui
en informe le Procureur avant ou peu après la demande, ou, si la nécessité ou la loi l’imposent,
produire des mandats, ordonnant aux polices, (…) d’autres mesures coercitives (mandat
d’injonction) ou violant la vie privée d'une personne, notamment la mise sur écoute ou la
géolocalisation, justifiées par les circonstances et à la lumière d’une suspicion raisonnable
pour toutes les personnes n'étant que suspectes ou accusées ».

Ainsi, il semble justifié pour la police de se tourner vers la Cour pour demander un mandat
d’injonction dans le cadre de son enquête.

On bornera les conditions de production de certains types de mandats :


Des mesures coercitives ou violant la privée d’une personne peuvent être prises,
conformément à l’article 23 du CPP.
En l’espèce, la consultation d’opérations bancaires constitue de telles mesures. Si elles ne
sauraient constituer des mesures explicitement prévues par le CPP, elles s’en rapprochent
fortement et peuvent être assimilées à celles-ci.

On étudiera les conditions légales de la production d’un mandat d’injonction :


La recherche des circonstances ainsi que la suspension raisonnable sont deux conditions
juridiques à mettre en avant dans cette affaire.
En l’espèce, la solidité du dossier semble favoriser l’établissement d’une suspicion
raisonnable et peut justifier la consultation de ces opérations bancaires qui permettraient de
rechercher de nouvelles preuves matérielles.
III. Cas pratique : libération sous caution
Une personne s'est vue proposer une libération sous caution, a ainsi été relachée et a
bien payé sa caution. Mais quinze minutes après sa libération (et après le paiement), un gradé
du LSPD fait une remontrance à l'officier qui a libéré le suspect : il n'aurait pas du le libérer,
le suspect avait en tout non pas 95 grammes de stupéfiants mais 105 (une erreur de
communication est à l'origine de ce cafouillage). Or à partir de 100 grammes l'infraction de
possession de stupéfiants est aggravée : la caution n'est plus de droit.
L'officier retrouve donc le mis en cause qui n'était pas parti bien loin et le remet en
cellule.
Ce mis en cause plaide l'arrestation illégale, la police elle dit qu'il n'aurait jamais du
être libéré et que sa libération était donc nulle. Qui a raison ou tort et pourquoi ?

Tout d’abord, l’article 1-3 de la Loi relative au régime simplifié de libération sous
caution précise que « dès lors qu'une infraction est aggravée, la caution qui y est attachée doit
être augmentée de 50% ». Il n’est donc pas question que la caution ne soit plus de droit dans le
cas présence de possession aggravée de stupéfiants.

Ensuite, l’article 5-2 du même texte précise que « le suspect qui, au cours de sa
libération sous caution, est ensuite mis en accusation pour les faits pour lesquels il fut libéré
sous caution, demeurera astreint au même régime, sauf si le Bureau du Procureur démontre,
dans sa demande de mandat d'arrêt, que l'officier en charge de la libération sous caution a
commis une erreur grossière et manifeste de qualification des faits suspectés et que le suspect
n'était en fait pas éligible, auquel cas l'accusé sera placé en état d'arrestation en vertu dudit
mandat ».
Cet article nous permet ainsi qu’il faudra rechercher une erreur grossière et manifeste
de qualification des faits suspectés par l’officier chargé de la libération sous caution de
l’individu. La pesée erronée à dix grammes près ne paraît que difficilement pouvoir constituer
une telle erreur pour que le suspect puisse de nouveau être placé en état d’arrestation en vertu
d’un mandat d’arrêt.
Autrement, il aurait fallu avant une requalification des faits par le Bureau du Procureur.
IV. Cas pratique : responsabilité civile
La société Umbrella Corp. poursuit la ville au civil car elle a refusé d'immatriculer la
société fille qu'elle a voulu immatriculer. En effet, Umbrella Corp. a voulu déclarer une société
qu'elle créait elle même, baptisée Undercover Corp et il se trouve que la mairie a refusé
d'immatriculer Undercover Corp au motif que la société Umbrella Corp est la seule personne
indiquée dans le nom des « fondateurs » de la société Undercover Corp. Or la mairie exige de
connaître le nom des personnes physiques qui sont derrière Umbrella Corp.
La société Umbrella plaide le fait que le nom des personnes physique n'a pas à être
donné : la personnalité morale d'Umbrella lui donne le droit d'accomplir des actes juridiques
et donc de déclarer elle même une nouvelle société.
La mairie rétorque que le code des affaires et des inspections prévoit que les fondateurs
doivent donner leur identité et qu'en l'espèce les personnes physiques derrière Umbrella Corp
n'ayant pas mentionné leur identité, « les fondateurs » ne se sont pas faits connaître.
Qui a raison ou tort et pourquoi ?

Conformément à l’article 211-5 du Code civil, « sans préjudice de l'équité, le patrimoine


d'une personne morale est présumé être continu du patrimoine des personnes possédant ou
dirigeant ladite personne morale. Cette présomption de continuité peut être renversée par des
preuves factuelles démontrant la division des deux patrimoines, notamment dans les actions en
responsabilité civile ». Ainsi, la personne morale est en principe continue des personnes
physiques possédant ou dirigeant la personne morale.

Afin de démontrer qu’il y a dissociation entre les personnes physiques constituant la


société et la société - ce qui permettrait pour la municipalité d’exiger que les individus se fassent
connaître en immatriculant en leur nom propre – la mairie de Los Santos devra renverser la
présomption de continuité en constituant un dossier contenant des preuves factuelles
démontrant la division des deux patrimoines. Les règles concernant la preuve réfragable sont
contenues aux articles 61-2 et suivants du Code des affaires et des inspections.

(( Pardon, je bâcle un peu car suis à sec… Curieux que l’on m’éclaire. ))