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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un peuple –Un but - Une foi

MINISTERE DE LA FORMATIONPROFESSIONNELLE, DE
L’APPRENTISSAGE, ET DE L’ARTISANAT

CENTRE D’ENTREPRENARIAT ET DE
DEVELOPPEMENT TECHNIQUE SENEGAL/ INDE
(C.E.D.T Le G15)
Rocade fann - Bel Air, Colobane Tel : (221) 33-825-90-17
Fax : (221) 33-825-89 -72 E –mail: cedt@orange.sn
Site web: cedtg15.com BP: 12 761DAKAR - COLOBANE

PROJET DE FIN D’ETUDES POUR L’OBTENTION DU BREVET DE


TECHNICIEN SUPERIEUR (BTS) EN GENIE CIVIL

THEME:

CONCEPTION DES FONDATIONS D’UN


BÂTIMENT UNIFIÉ SUR UN SOL GONFLANT :
CAS D’UNE VILLA R+1 À DIAMNIANO

Présenté et soutenu par :


Sous la direction de :
DEDICACES
DEDICACES :
DEDICACES :
RESUME :

Dans le domaine génie civil ; les phénomènes de gonflement et de


retrait sont à l’origine de nombreux dégâts pour les infrastructures
construites en surface.
Malgré ses inconvénients les propriétés particulières des sols
gonflants ; faible perméabilité et de bonne capacité de rétention
notamment en font des matériaux de géotechnique. Les argiles
gonflantes sont donc existantes dans de nombreux contextes. Ce
travail s’inscrit dans le cadre général d’une étude géotechnique et
amélioré la technique de mise en œuvre des fondations sur les sols
gonflants
Sommaire

Sommaire...............................................................................................................................................7
INTRODUCTION GENERAL..............................................................................................................9
I. CHAPITRE I : PRESENTATION DU SITE.......................................................................10
1. Situation géographique..........................................................................................................10
Chapitre II : Etudes de sol (travaux de terrains et les essais laboratoire)..............................................11
II-1) Les travaux de terrain...............................................................................................................11
II-1-1) Le rapport des sondages....................................................................................................11
a) Définition.............................................................................................................................11
b) Principe du carottage par rotation............................................................................................11
c) Les résultats obtenus :......................................................................................................................12
II-2)Les différents types d’essais au laboratoire...................................................................................13
II-2-1) ESSAI GRANULOMETRE.....................................................................................................13
a) Définition et But de l’Essai........................................................................................................13
b) Procédure de l’Essai.......................................................................................................................13
II-2-2)ESSAI Au Bleu De Méthylène..................................................................................................14
a) Définition et But de l’essai........................................................................................................14
b) Mode Opératoire........................................................................................................................14
II-2-3) ESSAI LIMITE D’ATTERBERG............................................................................................14
II-2-4) ESSAI CISAILLEMENT RECTILIGNE...........................................................................................15
a) But de l’essai...............................................................................................................................15
a) Principe de l’essai.......................................................................................................................15
II-5) ESSAI OEDOMETRIE......................................................................................................................15
a. But de l’essai................................................................................................................................15
b. Mode opératoire..........................................................................................................................16
CHAPITRE III : ETUDE GENERALE DE L’ARGILE GONFLANTE................................................................17
III-1 : Caractéristique des sols argileux..........................................................................................17
III-2 : Problématiques typique des mauvais sols.............................................................................18
III-3) Définition de la fondation et choix de la fondation pour l’argile gonflante.................................21
Chapitre IV : Solution pour concevoir correctement les semelles de fondation...............................21
a) Stabilisation mécanique.............................................................................................................21
b) Le drainage.................................................................................................................................22
c) Pré humidification......................................................................................................................22
d) Compactage.................................................................................................................................22
e) Substitution.................................................................................................................................22
INTRODUCTION GENERAL

Depuis quelques années la grande région métropolitaine de Dakar connait une forte croissance
de sa population comptant déjà plus de 2 millions d’habitants elle en accueille au-delà de cent
effort pour ériger un nouveau site de production en l’occurrence le pôle urbain moderne de
DIAMNIADIO. Cependant, ce boom démographique et cette migration remarquée nous
poussent à étudier cette zone de la région de Dakar qui est appelée à jouer un rôle de premier
plan sur le plan urbanistique dans la région de Dakar.
En effet sur le site, de DIAMNIADIO, on constante la présence de sol argileux .Ce dernier
change de volume selon son humidité comme le fait une éponge ; il gonfle avec l’humidité et
se resserre avec la sècheresse, entraînant des tassements verticaux et horizontalement des
fissurations du sol. D’où l’assise d’un bâtiment installé sur ce sol est donc instable.

Ainsi notre mémoire a pour objet l’étude géotechnique des fondations d’un bâtiment édifié sur
un sol gonflant.
Notre plan de travail sera subdivisé en quatre parties :
La première partie portera sur la présentation du site à savoir sa situation géographique
La deuxième partie se rapporte à la méthodologie ; notamment les travaux de terrain et les
essais de laboratoire.
La troisième partie présentera les études de fondation. Il sera question de proposer un choix
de fondation et leur profondeur d’ancrage, ainsi que la contrainte de sol.
La quatrième partie annoncera la solution pour concevoir correctement les semelles de
fondation
mille nouveaux chaque années. Cette forte croissance se traduit par une densification, Dakar
qui ne présente que 0.3% du territoire regroupe 22% de la population totale.
Pour résoudre cette problématique, les populations et le gouvernement n’ont ménagéaucun
I. CHAPITRE I : PRESENTATION DU SITE
1. Situation géographique

Diamniadio situé à 35 kilomètres de Dakar (capital régionale) dans le département de


Rufisque était un village de l’ex-communauté de Sébikotane. C’est le 12 février 2002 par
décret présidentiel n° 2002-171 qu’il a été érigé en commune. Elle est composée de dix-neuf
(19) quartiers. Son nouveau statut lui offre de réelles perspectives d’auto développement
dans le contexte actuel de la décentralisation où un accent particulier est mis sur la
valorisation des ressources humaines et des potentialités naturelles locales.

De par sa position de carrefour à l’intersection de RN 1 et de la RN 2, Diamniadio est un


véritable nœud de communication et bénéficie d’atouts certains pour assurer le
développement local. La commune de Diamniadio bénéficie de la proximité d’un marché de
consommation de plus de 2 millions d’habitants, constitués par les régions de Dakar et de
Thiès. Cette configuration spatiale et cette position stratégique offrent à la commune une
multitude d’opportunités relationnelles.

La commune de Diamniadio, qui a une superficie de 15 000 hectares et une population


estimée à 17 000 habitants est limitée :

 Au Nord par la commune de Sébikotane ;


 Au Nord-Est par la communauté rurale de Yène et une partie de la commune de
Sébikotane ;
 Au Nord-Ouest par la commune de Bargny ;
 Au Sud par la communauté rurale de Yène.
Chapitre II : Etudes de sol (travaux de terrains et les essais laboratoire)

II-1)Les travaux de terrain

II-1-1) Le rapport des sondages

a) Définition
Pour déterminer les caractéristiques géotechniques des sols on procède à des sondages
carottés.
Un sondage consiste à forcer un trou dans un sol.
Les prélèvements effectués sur les sondages carottés ont été acheminés au laboratoire pour
déterminer leurs caractéristiques géotechniques. Ces derniers sont déterminés suivant les
normes.
Pour toute l’étude, les normes utilisées pour la réalisation des essais sont toutes des Normes
Françaises (NF) :

- Analyse granulométrique par tamisage : NF P94-056


- Limites d‘Atterberg : NF P 94-051
- Cisaillement rectiligne direct : NF P 94-071-1
- Compressibilité à l’œdomètre : NF P 94-090-1
- Valeur de bleu de méthylène
- Équivalent Sable : NFP933-8
b) Principe du carottage par rotation
Pour ce type de machine, les sondages sont réalisés par la méthode de la rotation au
moyen d’un train de tige muni à sa base d’un outil perforateur qui tourne dans le trou de
forage. Une boue à base de bentonite injectée dans le circuit permet de refroidir le train de
tige, de blinder la paroi et de nettoyer le trou de forage. Des couronnes à carbure de
tungstène, des carboorites et des couronnes diamantées sont utilisées en fonction des
formations des rencontrées.
Ce types d’investigation est effectué& selon la norme XP P 94-202. Dans cette zone, trois
sondages crottés de 10 m de profondeur a été réalisé par la sondeuse EK 400
c)Les résultats obtenus :

Les points de sondages ont été implantés d’un commun accord avec le client selon le
tableau défini sur la figure ci-après. Ce tableau suivant donne les coordonnés des points de
sondages carottés.
Tableau : Coordonnées des points de sondages carottés sur le site de Diamdianio

Points de sondage Abscisse (m) Ordonnée (m)


SC1 0261798 1628492
SC2 0261771 1628506
SC3 01261777 1628472

SC2
SC1

SC3

L’implantation des sondages in situ figure sur la photo ci-dessus. Les profondeurs des
sondages sont comptées à partir du terrain naturel au moment des investigations.
Des échantillons intacts ont été prélevés et rangés dans des caisses en bois numérotées avec
une inscription des profondeurs de prélèvement. L’observation macroscopique de ces
échantillons et l’analyse des premiers résultats d’essais d’identification ont permis de mettre
en évidence les coupes lithologiques qui se présentent comme suit :
-De 1.3 à 3m : marne argileuse noire et compte avec quelques concrétions de calcaire. 
-De 3m à 4m : marne argileuse.  
-De 4m à 10m : marne calcaire. 
D’après les résultats du sondage carotté ci-dessous, nous pouvons dire que ce sol est :

Très plastique car l’indice de plasticité (IP) est largement supérieur à 40%
De l’argile pure car l’essai de l’équivalent de sable a montré que ES% = 0

Pour le tableau de carotte de l’étude géotechnique voir en annexe

II-2)Les différents types d’essais au laboratoire

II-2-1) ESSAI GRANULOMETRE

a) Définition et But de l’Essai

L’analyse granulométrique permet de détecter et miner la grosseur et les pourcentages


pondéraux respectifs des différentes familles de grains constituant l’échantillon. Elle
s’applique à tous les granulats de dimension nominale inférieure ou égale à 63mm, à
l’exclusion des filets. En d’autre terme son objectif n’est rien d’autre que de savoir la
classification des sols par rapport au pourcentage de refus.

b) Procédure de l’Essai
L’essai consiste à :
 Nettoyer et vanner le matériau
 Emboiter les tamis par ordre d’ouverture de maille décroissante de haut en bas avec le
tamis de 20mm au sommet et le tamis de 0.080mm au fond
 Placer le fond étanche en bas de la série et le couvercle sur le tamis de 0.080mm
 Prendre une prise d’essai de 5000g du matériau étudier et l’introduire dans le tamis de
20mm et placer le couvercle
 Remuer la série (cribler) à l’aide de la tamiseuse électrique pendant environ 10min ou
à la main pendant 15min
 Peser le refus de chaque tamis
 On trace la courbe granulométrique avec en abscisses les diamètres des tamis et en
ordonnées, les pourcentages correspondants

II-2-2)ESSAI Au Bleu De Méthylène

a) Définition et But de l’essai


Cet essai permet de détecter le taux d’argilosité que contient le matériau. En d’autre terme
l’essai permet la détermination de l’activité et de la quantité de la fraction argileuse d’un
échantillon.
b) Mode Opératoire
Prélever 500ml d’eau distillée et 60mg de matériaux broyé et passé au tamis de 2mm
Agiter le mélange pendant 5 minutes à 700trs/min puis diminuer la cadence a
400trs/min. Le dosage s’effectue en ajoutant successivement des quantités de solution
de “bleu” en commençant par 3ml et en contrôlant l’adsorption au fur et à mesure Une
goutte de suspension est prélevée et est déposée sur un filtre. L’essai consiste à
déterminer l’adsorption maximale obtenue lorsque la tâche est entourée d’une auréole
bleu-clair persistante.

Interprétation.

La VBS est une grandeur qui exprime globalement la quantité et l’activité de l’argile contenu
dans
Le matériau étudié

II-2-3) ESSAI LIMITE D’ATTERBERG

a) BUT DE L’ESSAI

Elles servent à déterminer les deux constantes physiques (LL : limites de liquidités ; LP :
limites de plasticité)

Elles servent à classifier les sols fins<80u m de donner la position en eaux in-situ par rapport
aux limites d'atterberg permet de prévoir la consistance du sol

Les limites d’atterberg permettent de prévoir le comportement des sols fins pendant les phases
de terrassement et ou lorsqu'ils sont sollicités mécaniquement

b) Mode d’emploi

L'essai de limite d'atterberg se déroule en 2 phases

-limite de liquidité ici recherche la teneur en eau pour laquelle une rainure pratiquée dans le
sol placer dans une coupole se referme sur 1cm lorsque celle-ci et son contenu sont soumis à
25 chocs répétés.

LIMITES DE PLASTICITE

C'est la recherche de la teneur en eau pour laquelle un rouleau de sol de dimension fixée et
confectionné manuellement se fissure
Nous avons après détermination de divers paramètre on aura

-Indice de plasticité IP IP=WL-WP

-indice de consistance IC IC=WL-W/IP

II-2-4) ESSAI CISAILLEMENT RECTILIGNE

a) But de l’essai

L’essai a pour objet de mesure en laboratoire des caractéristiques de plasticité (rupture) d’un
échantillon de sol fin soumis à un cisaillement direct selon un plan imposé, à une vitesse
suffisamment lente pour que la pression interstitielle u reste nulle tout au long de l’essai en
sont déduites les valeurs de l’angle de frottement effectif et la cohésion effective c’,
paramètre utilisés pour le dimensionnement de fondation, les calculs de vérification des
coefficients de sécurité FS à la rupture de talus et pour et pour la détermination les actions de
poussée.
a) Principe de l’essai

- Prélever 03 éprouvette à l'aide du carottier

- Prendre 02 tares numérotées pour la teneur en eau naturelle(w)

- Faire sortir chaque éprouvette de son carottier à l'aide d'un démouleur ;

- Fermer chaque démouleur avec son couvercle ;

- Mettre la cellule dans l'eau pendant 24h, puis sortir les cellules de l'eau et les placer chacune
à son tour sur l'appareil de cisaillement direct ;

- Placer sur l'appareil des masses et mesurer les contraintes ;

II-5) ESSAI OEDOMETRIE

a. But de l’essai

L’essai oedométrique permet d’étudier la déformation verticale d’un sol lorsqu’on lui
applique une charge. Cette déformation verticale est appelée tassement.

Ce tassement sous l’effet d’une charge, est du a un serrage du squelette solide du sol, qui se
fait par expulsion de l’eau interstitielle et éventuellement par un réarrangement du squelette
solide on dit que le matériau se consolide.

A partir de cet essai, on pourra déterminer les paramètres suivants :

- L’indice du vide
- La pression de consolidation

- Le coefficient de compressibilité
b. Mode opératoire

L’essais’effectue dans le moule œdométrique de section 38.5mm. L’épaisseur dépend de la


nature du matériau présent :

Pour les matériaux argileux, E= 12mm

Pour les matériaux pulvérulents, E = 24mm

L’échantillon prélevé est taille aux dimensions et forme du moule. On effectue la saturation
complète de l’échantillon. On ramène les comparateurs à zéro, puis on libère le piston par
l’enlèvement de la goupille et on charge le piston par paliers successifs et croissants. A
chaque palier de chargement, on procède à la dimension aux lectures des deux comparateurs
aux temps d’essai suivants : 30s, 1h, 2h, 4h, 10h, et 24h

On applique le palier de charge suivant l’odomètre utilisé. A la fin du processus de


chargement, on procède progressivement à la décharge. La réalisation de cet essai permet de
tracer la courbe donnant les variations de l’indice de vide en fonction de la contrainte
effective est la courbe de compressibilité.

Le chargement progressif de l’échantillon fait apparaitre une courbe composée de deux parties
sensiblement rectilignes dont les prolongements se rencontrent en un point.

NB Pour les résultats et les courbes voir annexes


CHAPITRE III : ETUDE GENERALE DE L’ARGILE GONFLANTE

III-1 : Caractéristique des sols argileux

La genèse des sols gonflants est liée au climat et notamment lorsqu’ il est à saison contrastées.

Pour le premier aspect, les climats chauds et humides favorisent l’altération des roches et par
conséquent la formation d’argile. En outre leur faible leur faible perméabilité permet aux
éléments mis en solution de faiblement se disperser dans l’environnement et de stationner
dans le milieu.

Techniquement et Historiquement, en géologie et science du sol, le terme argile correspond à


l’ensemble des minéraux présentant une taille inférieure à 2 µm dans une roche. Cette
coupure granulométrique est héritée des études pétrographiques effectuées par microscopie
optique à la fin du XIXe siècle. Les cristaux présentant alors une taille inférieure à 2 µm
n'étaient pas reconnaissables et classés sous l’appellation argile. Aujourd'hui, l’appellation
argile diffère en fonction des domaines d'étude. Ainsi, en géotechnique, où l’on s’intéresse
avant tout au comportement mécanique des sols, on désigne par argile les matériaux de
granulométrie inférieure à 4 µm (entre 4 et 50 µm, on parle de limon). En science des argiles,
l'argile ne correspond pas à une coupure granulométrique, mais à des minéraux. Le terme est
alors utilisé pour décrire les phyllo silicates et plus particulièrement les minéraux argileux.

Ces derniers sont classés en trois grandes familles selon l'épaisseur des feuillets (0,7 ; 1,0 ou
1,4 nm), qui correspondent à un nombre de couches d'oxydes tétraédriques (Si) et
octaédriques (Al, Ni, Mg, Fe2+, Fe3+, Mn, Na, K, etc.). L'interstice entre feuillets peut
contenir de l’eau ainsi que des ions. Il en résulte des variations de la distance entre feuillets, et
donc des variations dimensionnelles macroscopiques de l'argile quand elle s'hydrate
(dilatation) ou s'assèche (contraction) pouvant provoquer des fissures. Un matériau sec qui
contient beaucoup de minéraux argileux « happe à la langue » (absorbe de l'eau en formant
une pâte plastique).

argilite est une roche sédimentaire composée pour une large part de minéraux argileux, en
général des silicates d’aluminium plus ou moins hydratés présentant une structure feuilletée
(phyllo silicates) expliquant leur plasticité, ou fibreuse (sépiolite) expliquant leurs qualités
d'absorption.

Les sols argileux comprennent les limons (ou silts) et les argiles, qui sont par définition des
sols à grains fins dont plus de 50 % du poids sec est constitué de particules de grosseur
inférieure à 0,075 mm Leur consistance peut varier de très molle à dure.

Ces sols sont caractérisés par des teneurs en eau habituellement élevées, ce qui les rend
généralement compressibles, indépendamment de leur consistance. Ils sont également
sensibles et peuvent subir des variations de volume lors de modifications climatiques comme
en période de sécheresse.
III-2 : Problématiques typique des mauvais sols

Les problématiques des mauvais sols tels que l’argile gonflante sont :
 Faible capacité de portance (résistance) :

Les sols argileux sont connus pour leur faible portance c’est-à-dire leur incapacité à garder la
stabilité d’un ouvrage.
 Tassement excessif (compressibilité) :

Le tassement du sol est sa déformation verticale due à l'application des contraintes extérieures
telles que les remblais, les fondations ou son propre poids. Les tassements peuvent être
uniformes ou différents d’un point à l’autre selon la nature du sol en place
 faible perméabilité (conductivité hydraulique) :

Les sols argileux sont caractérisés par une conductivité hydraulique encore appelée
perméabilité très faible. La perméabilité d'un matériau correspond à son aptitude à se laisser
traverser par un fluide de référence sous l'effet d'un gradient de pression. Ils peuvent donc être
considérés comme des sols imperméables car le temps que met le fluide (l’eau) est très faible :
soit 0,05 cm/h

 
Figure 1 : phénomène d’imperméabilité (source : internet)
 Gonflement et retrait (Changement de volume) :

Le matériau argileux présente la particularité de voir sa consistance se modifier en fonction de


sa teneur en eau. Dur et cassant lorsqu’il est asséché, un certain degré d’humidité le fait se
transformer en un matériau plastique et malléable. Ces modifications de consistances peuvent
s’accompagner, en fonction de la structure particulière de certains minéraux argileux, de
variation de volume plus ou moins conséquente fortes augmentations de volume (phénomène
de gonflement) lorsque la teneur en eau augmente, et inversement, rétraction (phénomène de
retrait) en période de déficit pluviométrique marqué.
Figure 2 : Phénoméne de Retrait-Gonflement (Source :site internet)

Tous les sols argileux gonflants, aussi largement dimensionnés soient-ils, se trouvent un jour
insuffisants pour faire face à un événement d’une ampleur exceptionnelle.
Dès lors, les sols deviennent dommageables pour les aménagements humains (ponts, routes,
habitations, etc.).

S’il est probable que les gonflements des argiles soient partiellement causés par l’abondance
des précipitations et l’utilisation croissante des zones inondables (urbanisation anarchique). Ils
sont aussi causes par les changements climatiques, la diminution de la capacité naturelle
d’infiltration des bassins versants, la mal gouvernance de nos communes. Aussi les actions
anthropiques incontrôlées, non maitrisées, non règlementées et informelles telles que les
remblaiements constituent des facteurs d’aggravation du phénomène. Les solutions proposées
jusqu’ici n’ont jamais apporté les réponses attendues et commencent même à devenir très
dangereuses. En tant qu’élève professeur de l’enseignement technique, je montrerais à mes
élèves la technique de mise en œuvre; ce dont un maître d’ouvrage aura besoin pour
connaître le comportement de la structure. Et aussi de cela pour optimiser le dimensionnement
et réaliser des ouvrages plus résistants et plus durables. Ce dont les concepteurs peuvent avoir
besoin en termes de connaissance pour lutter contre le processus de gonflement et ses
interactions environnementales et structurelles.
L’étude porte sur la zone suivante :
 DIAMNIADIO
Figure 3:Photo du site (Source : SG)
 Objectif visé

On ne prétend pas dans ce projet de mémoire faire une étude exhaustive et proposer une
solution définitive à ce fléau. En effet pour cela il nous faudrait rédiger un plus important
traité et atteindre un certain niveau d’étude poussé. Il ne peut aussi être question ici que
d’aborder les grandes lignes du sujet, d’essayer de poser le problème, de passer sur ces
différents aspects et de suggérer les solutions fondamentales pour faire face à ce fléau. Nous
tenterons de mettre le bâtie hors porté en alliant l’aspect esthétique, le confort et la résistance
à un moindre cout. Ensuite envisager un dispositif de prévention face aux éléments
pathogènes qui peuvent ruiner la construction.

III-3) Définition de la fondation et choix de la fondation pour l’argile


gonflante
Une fondation se définit comme la partie d’un bâtiment ou d’un ouvrage de travaux public qui
assure la transmission et la répartition des charges dans le sol (poids propre du bâtiment,
forces climatiques et surcharges liées à son utilisation).
Les fondations d’un bâtiment représentent un enjeu essentiel de son architecture, car elles
forment la partie structurelle qui assure sa portance et permettent de contrôler les tassements
dus aux charges qu’ils appliquent aux sols et les infiltrations dues à la présence éventuelle
d’eau dans le terrain
La descente de charges effectuées en bureau d’étude permet de connaitre les actions de la
structure sur les fondations. Il existe trois :
Fondation superficielle : la
profondeur de ce type fondation est inférieure ou égale à 3cm
Fondation semi-profond : avec une hauteur fouille compris
entre 3cm et 8 cm
. Fondation profonde : c’est un type de fondation ou la profondeur peut atteindre des
dizaines de mètre. Pour notre projet,
nous choisissons comme type de fondation : Fondations superficielles avec semelles isolées.
Pour notre projet, nous choisissons comme type de fondation : Fondations Superficielles avec
semelles isolées.
La fondation superficielle, aussi appelée fondation directe, transmet directement les efforts sur
les couches proches de la surface. Elle est utilisée sur un terrain de bonne qualité, ce qui
signifie que le sol doit posséder une bonne capacité portante. C’est le type de fondation le plus
courant pour les habitations.
On appelle semelle isolée une semelle de fondation placée sous un poteau, transmettant une
charge ponctuelle. Ce type de fondation est de faible profondeur, et est utilisé pour les
constructions légères. Il est très avantageux car sa mise en œuvre est simple et il n’est pas
coûteux.

Chapitre IV : Solution pour concevoir correctement les semelles de


fondation

a) Stabilisation mécanique

La stabilisation mécanique d’un sol gonflant a pour but de procéder de modification des
caractéristiques physique du sol de façon à réduire le comportement expansif de celui-ci.
Parmi les techniques de traitement mécanique il existe la technique de drainage, pré
humidification, le compactage et la substituions

b) Le drainage

C’est la technique la plus classique qui est mise en œuvre. Plusieurs procédés sont utilisés
comme les tranchés drainants ; drain de carton, drain de sables verticaux, tapis de la cote de la
nappe (livet)
c) Pré humidification

La technique de pré humidification du sol est une ancienne technique de stabilisation basé sur
le principe disent que l’augmentation de la teneur en eau provoque un gonflement. Ce dernier
est comptabilisé comme étant diminuer du soulèvement global disponible

d) Compactage

Le compactage est une étape importante de la stabilisation. Un simple compactage permet de


réduire la porosité du sol en expulsant l’air emprisonné. Les caractéristiques du compactage
du sol sont déterminées par l’essai Proctor normal. Les caractéristiques mesuré c’est-à-dire la
teneur optimale en eau (Wopn) permettant l’obtention de la densité sèche du sol la plus élevée
sont utilisés lors des études de la stabilisation et aussi lors du chantier.

e) Substitution

C’est la suppression de la couche du sol gonflant est remplacé par un sol non expansif.

C’est la solution la plus évidente. Si la couche a une grande épaisseur, la suppression totale n
peut être envisagée. Elle consiste à excaver jusqu’à une certaine profondeur puis remblayé
avec du sable ou un autre sol non gonflant. La technique de réalisation, les moins mis en
œuvre, la réduction du potentiel de gonflement, la profondeur de substitution sont des facteurs
à discuter selon le cas.

L’expérience montre que si la structure est fondée sur un remblais granulaire d’au moins
1 ,5m celle-ci ne sera pas affecté par le gonflement du sol sous-jacent. Si l’eau descendante à
partir de la surface n’atteigne guère le sol gonflant. Dans le cas limite si un gonflement est
occasionné, il est consommé dans les pores du sol remblais. Ce dernier devrait donc être
suffisamment fin pour éviter les infiltrations descendantes et suffisamment graveleux
encaisser les éventuels gonflements. Une alternative possible à égard à cette situation et de
réaliser le remblai en couche de plus en plus granulaire dans le sens descendant.
Généralement, les couches de sols expansifs sont entièrement à enlever. Dans le cas échéant,
la couche à substituer est déterminé selon les critères technico-économique du projet.