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Automates programmables industriels Chapitre 5 Architecture des API

ARCHITECTURE DES
AUTOMATES PROGRAMMABLES
INDUSTRIELS

Objectifs :
• Connaître l'architecture des API

Eléments de contenu :
• Définition
• Structure de base
• Modules spéciaux
• Critères de choix d'un API

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Automates programmables industriels Chapitre 5 Architecture des API

I- DEFINITION

Un Automate programmable industriel est une machine électronique spécialisée dans la


conduite et la surveillance en temps réel de processus industriels. Il exécute une suite
d'instructions introduites dans sa mémoire sous forme de programme, et s'apparente, par
conséquent aux machines de traitement de l'information, mais trois caractéristiques
fondamentales le distinguent totalement des outils informatiques tels que les ordinateurs
utilisés dans les entreprises.

Il peut être directement connecté aux capteurs et pré-actionneurs grâce à ses entrées - sorties
industrielles

Il est conçu pour fonctionner dans les ambiances industrielles sévères (température, vibration,
micro-coupures de la tension d'alimentation, parasites, etc.)

Enfin, sa programmation à partir de langages spécialement développés pour le traitement de


fonctions d'automatismes fait en sorte que sa mise en œuvre et son exploitation ne nécessitent
aucune connaissance en informatique.

II- STRUCTURE DE BASE

La Structure de base de base d'un automate programmable repose sur trois éléments
fonctionnels principaux : un processeur, une mémoire, des entrées sorties tout ou rien. La
liaison électrique entre ces éléments est réalisée par un bus. Un bloc d'alimentation fournit
les tensions nécessaires pour le fonctionnement de l'ensemble.

Capteurs Processus à Actionneu


commander rs

Automate
Alimentation

Entrée Processeur Sortie


s s
Mémoire

Pupitre Console de Affichage


programmation

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II.1- Le processeur

Le processeur ou unité centrale (UC), a pour rôle principal le traitement des instructions qui
constituent le programme de fonctionnement de l'application. Mais, en dehors de cette tâche
de base, il réalise également d'autres fonctions :

• Gestion des entrées sorties


• Surveillance et diagnostic de l'automate par une série de tests lancés à la mise sous tension
ou cycliquement en cours de fonctionnement
• Dialogue avec le terminal de programmation aussi bien pour l'écriture et la mise au point
du programme ou en cours d'exploitation pour des réglages ou des vérifications des
données.

Un ou plusieurs microprocesseurs exécutent ces fonctions grâce à un micro-logiciel pré-


programmé (FIRMWARE) dans une mémoire système inaccessible à l'utilisateur.

II.2- Mémoire utilisateur

Elle est destinée au stockage des instructions qui constituent le programme de fonctionnement
de l'automatisme ainsi que les données qui peuvent y être :

Des informations susceptibles d'évoluer en cours de fonctionnement de l'application. C'est le


cas par exemple de résultats de traitement effectués par le processeur et rangés dans l'attente
d'une utilisation ultérieure. Ces données sont appelées variables internes.

Des informations qui n'évoluent pas en cours de fonctionnement, mais qui peuvent en cas de
besoins être modifiées par l'utilisateur (textes à afficher, valeur de présélection, etc.). Ce sont
les constantes.

L'élément de base de la mémoire est le bit (abréviation de l'anglais Binary digit : chiffre
binaire) qui peut prendre les deux états logiques 0 et 1. Les bits sont généralement regroupés
en mot de 8 bits (byte ou octet) qui sont identifiés chacun par une adresse.

La taille de la mémoire est évaluée en Kilo mots (1 K mots = 210 mots = 1024 mots) ou en K
octets, ceci pour chacune des deux parties : programme et données.

Deux types de mémoires sont utilisés dans les API

- Les mémoires vives (RAM mémoires à accès aléatoire) : Le contenu de ces mémoires peut
être lu et modifié à volonté, mais il est perdu en cas de manque d’alimentation électrique
(mémoire volatile). Elles nécessitent par conséquent une sauvegarde par batterie.

- Les mémoires vives sont utilisées pour l’écriture et la mise au point des programmes et pour
le stockage des données.

- Les mémoires mortes dont le contenu maintenu (non volatile) en cas de disparition de la
tension d’alimentation, et qui peuvent être lues uniquement. Leur réécriture nécessite un
effacement total préalable par une procédure particulière hors de l’automate, soit par rayons

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ultraviolets (EPROM UVPROM) soit électrique (EEPROM). Elles sont destinées à la


mémorisation du programme après la phase de mise au point. La mémoire programme est
contenue dans une ou plusieurs cartouches qui viennent s’insérer sur le module processeur ou
sur un module d’extension mémoire.

II.3- Entrées Sorties TOR

Les entrées sorties TOR Assurent l’intégration directe de l’automate dans son environnement
industriel en réalisant la liaison entre le processeur et le processus. Elles ont toutes de base
une double fonction :
Une fonction d’interface pour la réception et la mise en forme des signaux provenant de
l’extérieur (capteurs, bouton poussoir, etc.) et pour l’émission des signaux vers l’extérieur
(commande de pré-actionneurs, voyants de signalisation, etc.) La conception de ces interfaces
avec un isolement galvanique ou un découplage optoélectronique assure la protection de
l’automate contre les parasites.
Une fonction de communication pour l’échange des signaux avec l’unité centrale par
l’intermédiaire du bus d’entrée - sortie.

II.4- Le bus

Le bus est un ensemble de conducteurs qui réalisent la liaison entre les différents éléments de
l’automate.

Il est organisé en plusieurs sous-ensembles destinés chacun à véhiculer un type bien défini
d’informations :
• Bus de données pour les signaux d’entrée- sortie
• Bus d’adresse des entrées - sorties
• Bus de commande pour les signaux de service tels que le top de synchronisation, sens des
échanges, contrôle des validités des échanges, etc.
• Bus de distribution des tensions issues du bloc d’alimentation

II.5- Bloc d’alimentation

Le bloc d’alimentation élabore à partir d’un réseau 110 V ou 220 V en courant alternatif ou
d’une source 24 ou 48 V en courant continu, les tensions internes distribuées aux modules de
l’automate.
Afin d’assurer le niveau de sûreté requis, elle comporte des dispositifs de détection de baisse
ou baisse ou de coupure de la tension réseau et de surveillance des tensions internes. En cas
de défaut, ces dispositifs peuvent lancer une procédure prioritaire de sauvegarde.

III- MODULES SPECIAUX

III.1- Modules d’entrée/Sorties analogiques

Les modules d’entrées analogiques permettent l’acquisition de mesures de grazndeurs


continues analogiques variant dans une plage de tension (0 à.10 V) ou de courant (4 à 20 mA)

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Le module assure la conversion analogique – numérique (CAN) et fournit pour la CPU un


nombre code sur 8, 12 ou 16 bits

Les modules de sortie analogique permettent de générer un signal de commande analogique


sous forme d’une tension ou d’un courant. Ils sont muni de convertisseur numériques
analogiques (CNA).

Les entrées/sorties analogiques sont très utilisées dans la commande des processus où
interviennent des grandeurs physiques continues (vitesse, pression, température, …) Ces
modules ne font généralement pas partie des configurations de base des automates
commercialisés, ils constituent des modules d’extension.Ils coûtent beaucoup plus cher que
les modules d’entrées/sorties logiques.

III.2- Les modules de communication

Ce sont des modules spécialisés qui permettent de relier des automates programmables
industriels en un réseau. Il n’y a pas de standard bien défini pour les réseaux d’automates
comme c’est le cas pour les réseaux d’ordinateurs. Chaque constructeur propose un réseau
avec un protocole de communication propre.

III.3- Les modules de fonctions spécialisées

Ces modules permettent d’assurer des tâches spécifiques (positionnement d’axe, comptage
rapide, régulation PID … ). Ils sont généralement équipés de CPU spécialisés. Leur utilisation
simplifie la tâche du développeur et permet de libérer la CPU de l’automate pour d’autres
traitements

IV- CRITERES DE CHOIX D’UN AUTOMATE

Les principaux critères techniques pour le choix d’un API sont :


• Capacité en entrées / sorties logiques
• Capacité d’extension des entrées / sorties en nombre et en type
• Capacité de programme (taille de mémoire de programme code et donnée)
• Temps de cycle et temps de réaction
• Possibilité de communication
• Classe de protection
• Langages de programmation
• Outils de développements d’applications et de diagnostic
• Compatibilité avec d’autres matériels et protocoles

S’ajoutent à ces critères techniques d’autres critères économiques (coût d’achat, d’installation
et de maintenance) et logistiques (disponibilité des pièces de rechange, assistance technique,
compatibilité avec les équipements existants …).

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