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SLANSKY M.

(Paris, 1962) a mené à partir de 1950, des études


stratigraphiques très précises sur le bassin sédimentaire côtier du Dahomey
d’alors et a fait une étude synthétique détaillée de l’ensemble du bassin
sédimentaire côtier du Togo et du Dahomey. Après un nombre élevé de puits
forés, il a abouti à la conclusion dans son rapport intitulé «Contribution à
l’étude géologique du bassin sédimentaire côtier du DAHOMEY et du
TOGO» que le bassin reçoit du quartz et des minéraux argileux où la kaolinite
est très largement dominante. Aussi note-t-on la présence d’attapulgite, illite et
montmorillonite (SLANSKY, 1962).

Le professeur ADJATI Mêtonwanou Albert (Université libre de Bruxelles), a


travaillé en 1986 pour sa thèse d’agrégation, sur l’Etablissement des critères
constructifs de l’argile de la Lama : Contribution à l’étude du gonflement
(ADJATI, 1986).

En 2003, MEGBLETO Cyprien et ONIBON Ebénézer (Collège


Polytechnique Universitaire CPU d’Abomey-Calavi) ont étudié les paramètres c
et φ des vertisols d’Onigbolo prélevés à deux mètres de profondeur (MEGLETO
& ONIGBON, 2003).

Madame Yvette S. T. KIKI (Université de Dakar) quant à elle, pour sa thèse de


doctorat portant sur la «Contribution à la mise au point de Méthodes de
stabilisation des sols Gonflants : application aux sols argileux de la lama
(Onigbolo, Bénin)» a ainsi proposé une méthode de stabilisation des sols
argileux d’Onigbolo par la solution de cosse de néré en agissant sur les
paramètres de gonflement que sont la valeur de bleu, la pression de gonflement,
l’amplitude de gonflement, l’indice de compression et l’indice de gonflement
(KIKI S. Y., 2004).
Kirsten Hendriks, à travers ses travaux de fin d’études en 2008 portant sur
l’«Etude et analyse des sols gonflants au Bénin» a procédé à l’analyse des sols
argileux de Lokossa, Atchanou, Sèhouè, Zogbodomè, Onigbolo et Issaba
(HENDRIKS, 2008)

Christopher M. Geiman a travaillé sur le thème « Stabilisation des sous


couches d’argiles molles à Virginie ; phase I étude de laboratoire » dans le
cadre de sa thèse à la faculté de l’institut polytechnique de Virginie et Université
d’Etat pour le grade de Msc en Genie Civil en 2005. Le but de cette recherche
était de filtrer une série de stabilisants traditionnels et non traditionnels contre
trois sols de Virginie qui ont causé des problèmes pendant la construction ou
entraîné une mauvaise performance en service. Les stabilisants sélectionnés
étaient: la chaux vive, la chaux hydratée, la chaux granulée, le ciment, le
lignosulfonate, le polymère synthétique, le chlorure de magnésium et un
stabilisant cimentaire exclusif. Une procédure de laboratoire a été mise au point
et appliquée à trois sols de Virginie obtenus dans le nord de la Virginie,
Staunton et Lynchburg. Les principales conclusions de la recherche sont que (1)
les stabilisants traditionnels à la chaux et au ciment étaient beaucoup plus
efficaces que les stabilisants liquides (lignosulfonate, polymère synthétique et
chlorure de magnésium) pour augmenter la résistance, (2) les stabilisants
liquides étaient inefficaces sur les sols à forte teneur en humidité , (3) le
stabilisant cimentaire exclusif était plus efficace pour augmenter la résistance
que la chaux dans tous les cas testés, mais il n'était pas aussi efficace que le
ciment, (4) la chaux vive et la chaux hydratée augmentaient l'ouvrabilité des sols
bien qu'elles ne produisent pas de résistance comparable au ciment, (5) la
résistance des sols stabilisés avec du ciment et le stabilisant cimentaire exclusif
peut être estimée sur la base du rapport de modification de l'eau du mélange, et
(6) la résistance des sols stabilisés avec de la chaux peut être estimée sur la base
d'une combinaison de l'indice de plasticité et du rapport de modification de l'eau
du mélange. (Christopher M. Geiman 2005; faculté de l’institut
polytechnique de Virginie et Université d’Etat ).

M. Robert et D. Tessier on fait une publication sur « Minéralogie,


microorganisation et propriétés physiques des minéraux argileux » à
l’occasion du séminaire scientifique de pédologie pour la région de l’Amerique
centrale et des Caraïbes en 1986. Ils retiennent que si l’on veut caractériser les
microstructures des argiles, il est indispensable de contrôler l’état hydrique du
système argile-eau. La minéralogie présentée permet à la fois de fixer la
contrainte, de déterminer les teneurs en eau en fonction des contraintes et
d’observer, sans les modifier, les micro-organisations correspondantes.

Charles Aubeny et Robert Lytton, ont travaillé sur un projet titré « Les
propriétés des argiles à hautes plasticité » dans le cadre du projet de recherche
« Propriétés à long terme des argiles à IP élevé utilisées dans la construction des
remblais » en 2002. Les deux problèmes abordés dans ce rapport sont le taux de
diffusion de l'humidité dans la masse du sol et la limite pratique à laquelle la
résistance à l'aspiration et au cisaillement du sol se dégradent. Ils adoptent une
approche initialement proposée par des chercheurs australiens pour analyser
l'infiltration d'humidité à travers des sols partiellement saturés. Cette approche
utilise une équation de diffusion linéaire pour caractériser l'infiltration
d'humidité et nécessite un seul paramètre matériel : un coefficient α régissant le
taux d'infiltration d'humidité. Les chercheurs de ce projet ont développé un test
de laboratoire simple pour évaluer ce paramètre en mesurant les changements
d'aspiration qui se produisent dans un échantillon de sol non perturbé lorsqu'une
extrémité de l'échantillon est séchée. Les résultats préliminaires sont très
encourageants, bien que des méthodes améliorées de mesure de la succion du sol
pourrait améliorer considérablement le test. Les chercheurs ont également étudié
la limite inférieure d'aspiration qui se produira sur le terrain en raison du
mouillage des sols. Ces études étaient largement basées sur une analyse
rétrospective de la succion apparente du sol à partir des ruptures de pente
documentées. Ils ont montré que la succion matricielle à la rupture se situe
généralement dans la plage pF = 1,6 à 1,8. (Charles Aubeny et Robert Lytton,
Institut de transport du Texas, 2002)

LASLEDJ Abdelmadjid, à travers sa thèse intitulé « Traitement des sols


argileux à la chaux : processus physico-chimique et propriétés
géotechniques » en 2009 dont l’objectif est d’étudier l’efficacité du traitement à
la chaux pour des sols et d’analyser le processus de réaction entre la chaux et
l’argile ; a aboutit au fait que la stabilisation de l’argile à la chaux améliore les
propriétés géotechniques des sols argileux extrêmement plastique et gonflant.
Ses travaux démontrent également que le processus et la cinétique des réactions
chaux–argile dépendent du cation échangeable, de la quantité de chaux
disponible, de la température de maturation et de la structure de l'argile :
smectite, illite ou kaolinite. Il a fait usage des plusieurs essais pour la
détermination des caractéristiques minéralogiques de ses échantillons d’argiles
dont la DRX, l’ATG, MEB et MET. (LASLEDJ Abdelmadjid ; 2009,
Université d’Orléans).

Tatiana Maison, travail sur le sujet « Analyse à échelle microscopique des


phénomènes d’humectation et de dessiccation des argiles » en 2011 à l’Ecole
Centrale de Paris. Ses travaux apportent de nouvelles perspectives dans l’étude
du retrait-gonflement des sols argileux par l’utilisation du microscope
électronique à balayage environnemental qui reconstitue les conditions
environnementales (contrôle de la température et de la pression pour imposer
l’humidité relative désirée), l’application de cycles d’humidification-séchage et
l’étude d’échantillons sans aucune préparation préalable (congélation et/ou
lyophilisation). En effet, les essais menés avec le MEBE présentent un avantage
majeur par rapport aux essais classiques de laboratoire : ils sont rapides (1 à 2
jours pour un travail expérimental non négligeable) et nécessitent également peu
de matériau (quelques dizaines de grammes sous forme de poudre). Un système
de micro pesée permet de mesurer en même temps les variations de la teneur en
eau d’un échantillon en fonction de l’humidité relative au sein du MEBE. Ces
deux essais aboutissent à la mise au point de deux approches dont l’une
analytique et l’autre numérique permettant la transition vers l’échelle
macroscopique pour pouvoir estimer le retrait et le gonflement possibles sur un
site donné. Les essais ont été effectués sur la montmorillonite grecque et l’argile
verte de Romainville. (Tatiana Maison, 2011, Ecole Centrale de Paris).

Younoussa Millogo, pour l’obtention du grade de Docteur de l’Université de


Ouagadougou a travaillé sur le thème « Etude géotechnique, chimique et
minéralogique de matières premières argileuse et latéritique du Burkina
Faso améliorées aux liants hydrauliques : application au Génie Civil
(bâtiment et route) ». Au terme de ses recherches, on retient ce qui suit : Les
études minéralogiques (par DRX, ATD, IR), chimiques et géotechniques
(granulométrie, limites d’Atterberg) effectuées sur une matière première
argileuse de Nadialpou (Burkina Faso) ont montré que celle-ci est constituée de
quartz (65%), de kaolinite (30%) et de faibles quantités (2%) de goethite et de
feldspath potassique ; elle convient donc pour l’élaboration des briques crues
pour les habitats. En vue d’améliorer les propriétés physiques (résistances à la
compression et la flexion, l’absorption d’eau) de ces briques crues, des quantités
croissantes de chaux vive broyée (≤12% en masse) sont ajoutées à la matière
première. Cet ajout de la chaux conduit à la formation de la calcite et du silicate
de calcium hydraté (CSH) faiblement cristallisé. (Younoussa Millogo, 2008,
Université de Ouagadougou).
Mohammed N J Alzaidy, a fait une publication intitulé « Etude expérimental
pour la stabilisation des sols argileux avec la poudre des coquilles d’œufs et
des déchets plastiques » à l’occasion de la 2e conférence internationale sur
l’ingénierie technique durable (ICSET2019). This research investigates an
experimental stud for stabilizing a clayey soil with eggshell powder as a
replacement of commercial lime and plastic wastes strips in order to reduce the
brittleness of soil stabilized by eggshell powder, and its effect in the engineering
properties of the soil. Three various proportions of eggshell powder (2%, 5%
and 8% by weight of dry soil) and plastic wastes strips (0.25%, 0.5% and 1% by
weight of dry soil) have been used to make nine groups of stabilized soil
samples to obtain the optimum percentage of each additive. The analysis was
done by conducting compaction, unconfined compression, swelling potential,
direct shear and California bearing ratio tests. It was observed that eggshell
powder, plastic waste fibre contents and curing duration had significant effect in
the engineering properties of the stabilized soil. The results showed that the
unconfined compression strength, California bearing ratio values and shear
strength parameters had increased with increase in eggshell powder content up
to certain limit, thereafter it will slightly decrease, while an increase in eggshell
powder led to a reduction of swelling potential. On the other hand, an increase in
plastic wastes fibre content led to an increase in the strength properties
mentioned and reduction of swelling potential. Moreover, it is observed that
curing duration had significantly improved the strength properties mentioned of
the stabilized soil samples. (Mohammed N J Alzaidy, 2019, University of
Mosul, Iraq)

Doula Bouteraa et Ahmed Rouilli ont écrit un article intitulé


« Compressibilité de l’argile grasse mélangé avec des agrégats ». ‘Fat’
clayey soils, containing large proportion of fines (more than 50%) and mixture
of aggregates are usually encountered as natural deposits in a high plasticity
state. These soils may be used as row material after chemical or mechanical
stabilization, in many earthworks applications. The clay content, the amount and
size of aggregates, are known to affect the compressibility potential, and thus,
the stiffness of the soil when subjected to vertical loads. In this investigation, a
comprehensive oedometer testing program was conducted on reconstituted
artificial samples, made of various mass proportions of kaolin, sand and gravel.
The moisture content of the samples varied accordingly to the percentage of
kaolin content in each series, but yielding samples of high plasticity, having the
same Atterberg limits. The compressibility was characterized herein by the
coefficient of volume compressibility (mv). The results indicate that, for this
type of soils, the compressibility is much more affected by the coarser matrix
(ratio of the mass percentage of the gravel to the mass percentage of sand G/S)
rather than the percentage of clay content. Based on the observations made, a
chart is proposed for a quick estimation of the compressibility potential of fat
clays
The results indicate that, for this type of soils the compressibility is much more
affected by the coarser matrix (ratio G/S) rather than the percentage of clay
content, for the samples considered it was found that:
1. The highest compressibility (the lowest stiffness) was encountered with
sample classified (USCS) as Sandy clays of high plasticity (Sandy CH), made of
60% of kaolin and having a ratio of G/S=0.33.
2. The lowest compressibility (highest stiffness) was obtained with sample of
CH with gravel, having 70% clay content and a ratio G/S = 2. For fat clay with a
proportion of G/S inferior to 1, the soil exhibit a high compressibility (low
stiffness), however, for fat soil with G/S superior to 1 the soil exhibits a medium
compressibility (medium stiffness).
Thanh Danh Tran (2014), L’étude du phénomène de gonflement pour des sols argileux à
l’état naturel, remaniés ou compactés permet de retrouver à nouveau un résultat bien défini :
en terme de potentiel de gonflement et pression de gonflement qui dépend fortement de l’état
initial du sol (teneur en eau, masse volumique sèche).Des échantillons des argiles plastiques
(AP) et la comparaison avec celle des argiles vertes de Romainville (AVR) et Marnes Bleues
d’Argenteuil (MBA) ont permis de confirmer le rôle de deux familles de facteurs dans les
processus de retrait-gonflement des sols argileux :

- La composition minéralogique : les Smectites et interstratifiés Illite-Smectite


favorisent le gonflement, ce qui n’est pas le cas de la Kaolinite. Le gonflement est
contrarié par la présence de carbonates mais aussi de quartz, la présence de ces
minéraux limitant l’influence des minéraux argileux. A l’état intact, le gonflement
libre dépend du taux et de la répartition de carbonates ou de quartz ;
- La microstructure : pour un pourcentage en carbonates ou en quartz donné, la
sensibilité au gonflement est plus importante pour le sol remanié au laboratoire que
pour le sol intact. En effet, le remaniement détruit, au moins partiellement, des
éléments de microstructures qui contrariaient le gonflement : ponts carbonatés entre
agrégats argileux dans les sols argileux carbonatés, amas de grains de quartz
insensibles au gonflement dans les sols argileux riches en quartz.

Armel B. LAIBI et al (2017), la caractérisation géotechnique du sol de Baka (Parakou) est


un limono-sableux avec un indice de plasticité IP (%) = 14 et le sol de Etigbo (Kétou), un
argilo-limoneux avec un indice de plasticité IP (%) = 38. Ces résultats traduisent que les deux
échantillons sont respectivement des sols de type A2 (limono-sableux) et A3 (argilo-
limoneux). L’étude minéralogique couplée à l’étude chimique ont permis l’identification et la
quantification des minéraux dont 78,18% de kaolinite ; 13,20% d’hématite ; 7,06% de quartz
et 1,58% d’anatase pour le sol d’Etigbo et 33,46% de Kaolinite ; 14,90% d’illite ; 2,11% de
microcline ; 48,78% de quartz et 0,86% d’anatase pour le sol de Baka. Le comportement
thermique entre 25 °C et 1100 °C est principalement marqué par le rôle individuel des
minéraux, de l’eau hygroscopique et de la matière organique présents dans les échantillons.
Cette caractérisation indique que le sol de Baka convient pour la formulation des blocs de
terre compressé (BTC) et le sol de Etigbo, pour la confection des céramiques réfractaires.

Jahouach Wafa (2002), l’étude des caractéristiques chimiques et minéralogiques de


l’échantillon d’argile du Sud Tunisien montre que sa fraction est essentiellement constituée
d’un interstratifié Smectite-Illite à dominance Smectite contenant en plus de la Kaolinite, de
la Calcite, de l’Attapulgite et du Quartz. Ce type de matériaux s’apprête à priori à une
activation acide.

Lahmar Sarra (2018), l’argile naturelle utilisée est extraite du gisement de M’Zila
(Mostaganem) en Algérie. Elle est purifiée par sédimentation ensuite homoionisée par le
sodium. Elle est caractérisée par diffraction des rayons X, des études cristallographiques et
physico-chimiques. Les résultats obtenus ont montré que la fraction fine de l’argile brute est
une smectite renfermant l’illite et la kaolinite en faible quantité et sa capacité d’échange
cationique est de l’ordre de 70 meq/100g. Cette étude va constituer une source importante
d’informations sur l’argile de M’Zila et son application dans le domaine d’élimination de
polluants organiques.

Yvette S. TANKPINOU KIKI (2016), ses résultats sur la caractérisation minéralogique,


thermique et microscopique de sols fins en technique routière, montrent que les sols traité se
distinguent par les performances mécaniques acquises et peuvent être utilisés à différents
niveaux de la chaussée selon leur teneur en liant.
Les différentes méthodes utilisées ont révélé des facettes particulières de l’étude de traitement
des sols fins. Principalement, ces recherches ont noté que les informations apportées par les
observations au Microscope Electronique à Balaye, les analyses thermiques et ceux de
Diffraction aux Rayon X ont permis de compléter l’analyse des résultats géotechniques. En
somme, les méthodes de caractérisation géotechnique permettent d’avoir une idée générale du
potentiel de gonflement, mais pour les études d’envergure, la réalisation d’études
microscopiques est primordiale.
Philippe Codjo FANGNON (2017), dans son étude sur la formulation optimale de blocs
d’argile cuite avec ajout de verres broyés comme dégraissant, il en ressort selon la
classificationNF P 11-300 que l’argile étudiée est une argile très plastique de type A4.
L’analyse des résultats obtenus montre que l’ajout des verres broyés en tant que dégraissants
permet de réduire le retrait des blocs d’argile cuite ; ce qui se traduit par la limitation des
fissures en leur sein. L’ajout des verres broyés rend nos blocs plus résistants, et le meilleur
comportement est noté :
- au niveau du mélange de 20 % pour la compression, soit 16,48 Mpa. Ce qui donne un
taux d’accroissement de 31,42 % par rapport aux blocs témoins (0 % de verres
broyés).
- au niveau du mélange de 45 % pour la flexion, soit 3,69 Mpa pour un accrossement
de 74,88 %.

MONTEIRO, Auriole Fanny A. (2017), dans les effets dégraissants des cendres de bois sur
le retrait et la cuisson des blocs d’argile cuite. Au vu des résultats mécaniques obtenus, on
retient que l’ajout à 5% et 10% de cendres a un effet positif sur les blocs, puisque les
propriétés mécaniques des blocs ont connus une nette amélioration suite à l’incorporation des
cendres.

Céline ANDRIEUX, Marie CHRETIEN et Richard FABRE (2010), suivant la


problématique de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux, cette étude a pour objectif
d’établir une corrélation entre l’évolution de la fissuration des maisons sinistrées et
l’amplitude des tassements observés dans les sols argileux de Gironde. Les déformations du
sous-sol provenant d’un site expérimental situé sur la commune de Pessac (33) seront
comparées aux déformations mesurées sur les fissuromètres des maisons sinistrées, en
fonction des caractéristiques géotechniques des sols argileux. Ce travail de recherche a permis
de quantifier en vraie grandeur le comportement d’un sol argileux typique de la région
bordelaise et responsable de nombreux sinistres sur un quartier de la commune de Pessac. Il
montre que l’amplitude des tassements obtenues à partir des essais en laboratoire (1 à 5 cm,
Tableau II) est surestimée par rapport à celle mesurée sur le site expérimental (2 à 6 mm,
Figure 6a). A contrario les valeurs obtenues en laboratoire sur le gonflement du sol argileux
s’approchent plus de celles mesurées en grandeur réelle sur le site. Ces écarts peuvent
s’expliquer par l’effet d’échelle (représentativité de l’échantillon), mais surtout par la forte
variabilité lithologique de la formation argileuse étudiée où de nombreuses passées sableuses
ne sont pas prises en compte à l’échelle de l’échantillon (cellule œdométrique). Par ailleurs,
l’amplitude des déplacements mesurée sur le site expérimental est comparable à celle des
fissures horizontales apparues sur les murs des habitations. Nous avons pu ainsi observer que
les périodes de retrait du sol argileux étaient surtout associées à une amplitude équivalente du
mouvement des fissures horizontales (2-2,5 mm), mais que des tassements plus importants
étaient possibles (15 mm) lorsque le sol argileux devenait plus riche en smectite à la limite
d’une zone d’hétérogénéité lithologique. Dans ce cas, toutes les conditions sont réunies pour
obtenir un tassement différentiel, principale cause des sinistres du quartier étudié. La
poursuite des travaux de recherche devrait permettre de prendre en compte les hétérogénéités
du sous-sol (facteur aléatoire) dans les calculs de tassements en affectant aux paramètres
géotechniques le bon « facteur pondérateur d’hétérogénéité
Tableau II : Calcul théorique du potentiel de retrait des sols argileux de la « Formation de Brach » à
partir des paramètres de retrait (RI) et de gonflement libre (ε s) (Chrétien et al., 2009).

Joachim Amandine (2018), dans son étude minéralogique et géotechnique des argiles
alluviales de Koutaba vise à caractériser minéralogiquement et granulométriquement les
argiles alluviales de Koutaba. Suite à une campagne d’échantillonnage à Koutaba, des
analyses granulométriques (tamisage et granulométrie laser) et minéralogiques (DRX et
ATG/ATD) ont permis de caractériser les argiles présentes et d’estimer la réserve disponible.
Les échantillons ont montré une granulométrie principalement silteuse, une composition riche
en kaolinite au Nord et riche en smectite au Sud. La kaolinite et la smectite sont typiques de
l’hydrolyse du sol et elles sont communes sous les latitudes tropicales. Les minéraux oxydés
tels que la goethite et l’anatase sont liés à la latérisation des sols. Les teneurs en kaolinite ont
tendance à diminuer vers le Sud/Sud-Est de la plaine alors que la smectite et les minéraux
oxydés suivent la tendance inverse. Ce comportement antagoniste est expliqué par le
changement d’environnement de la plaine. Elle est marécageuse au Nord/Nord-Est et
caractérisée par un sol hydromorphe alors qu’au Sud/Sud-Ouest elle est drainée et caractérisée
par un sol ferrallitique. Des études supplémentaires devraient être menées sur la granulométrie
pour comparer les résultats de granulométrie laser obtenus. L’épaisseur moyenne du gisement
est de 2,5 m et un volume total de 9 millions de m³ a été calculé.

Armel Babatoundé LAIBI (2017), sur son thème comportement hygro-thermo-mécanique


de matériaux structuraux pour la construction associant des fibres de kénaf à des terres
argileuses, les résultats les plus élevés sont obtenus pour une teneur de 0,5% de fibres de
longueur 30 mm. L’ajout de ciment seul au sol fibré (taux de 3, 5 et 7%) ou de ciment associé
au laitier de haut fourneau (taux de 3-5% et 5-10%, respectivement) permet ensuite
d’améliorer de façon importante la résistance à la prise d’eau. Les meilleurs résultats sont
obtenus avec 5% de ciment et 10% de laitier de haut fourneau. Les mesures réalisées en
chambre biclimatique ont permis de caractériser les matériaux comme paroi séparatrice, en
étudiant les transferts de chaleur et de vapeur d’eau. Les résultats mettent en évidence l’effet
significatif de l’ajout d’un liant au BTC : L’ajout d’un liant diminue le déphasage et augmente
l’atténuation du matériau. Les meilleurs résultats de comportement hygrothermique sont
obtenus pour le sol fibré. Cette étude démontre qu’il est possible de produire au Bénin, à
partir de matières premières locales et avec des équipements peu onéreux, des éco-matériaux
aux propriétés mécaniques et hygrothermiques satisfaisantes pour la construction d’habitat de
type R+1.