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CHAPITRE 2  : FORMULATION VARIATIONNELLE ET APPLICATION

AUX STRUCTURES

1- Système de coordonnées de référence


On distingue trois types de systèmes de coordonnées utilisés dans l’analyse de
ka méthode des Eléments Finis.
- Système de coordonnées globales
- Système de coordonnées locales
- Système de coordonnées naturelles
1.1. Système de coordonnées globales
C’est le système de référence pour la structure entière ; tous les points sont
placés dans l’espace rapporté à un système de coordonnées globales. Il n’y a
qu’un système de coordonnées globales pour une analyse particulière. Les axes
de coordonnées ont des dimensions en longueur.
1.2. Système de coordonnées locales
C’est le système lié à l’élément, même dimension que les axes du système de

coordonnées globales.
1.3. Système de coordonnées naturelles
Il consiste en un système de coordonnées adimensionnelles qui identifie la
position des éléments sans tenir compte de la taille ou de la forme des éléments.

1
Exemple :
Soit un point A de l’élément
de poutre 1-2 de longueur L.
le point A est situé à une
certaine position de la
longueur de la barre à partir
de l’extrémité 1. Une telle
idée fait que la position de
A est indépendante des
unités et de la dimension
physique de la barre. On
appelle cette variable de position la coordonnée naturelle. Ici la membrure
possède deux (02) coordonnées naturelles possibles : une fraction de la longueur
de la barre mesurée à partir du nœud 1 et aussi une fraction mesurée à partir du
nœud 2. Ces coordonnées ne sont pas indépendantes ; cependant, leur somme est
égale à l’unité.
S S
X A  X1  S  X1  L  X 1  ( X 2  X1 )
L L
S S
X 1 (1  )  X 2  1
= L L

X A  L1 X 1  L2 X 2 (2)

L1 et L2 sont les deux coordonnées naturelles de A.


Remarque :
1. L1 et L2 varient de 0 à 1
2. L1 et L2 ne sont pas indépendantes car L1 + L2 = 1
3. Si le point A est au nœud 1, L1 = 1 et L2 = 0
Si le point A est au nœud 2, L1 = 0 et L2 = 1
Exercice 1 :
Déterminer les coordonnées naturelles du point P de la barre de la figure
suivante :

2
Résolution :
La coordonnées naturelle L1 est choisie de sorte que
54 1 3 S S
L1  1   1  X p  (1  ) X 1  X 2
84 4 4 L L
54 1 S S
L2   L1  1  ; L2 
84 4 L L

Notons que L1 est mesurée à partir du nœud 2 et L 2 est mesurée à partir d nœud
1.
Exercice 2 : On considère l’élément triangulaire suivant

Déterminer les coordonnées d‘un point P tel que P soit le centre de gravité de
l’élément triangulaire.
Solution :
Soit A l’aire totale du triangle. La position du point P délimite trois (03)
triangles à l’intérieur. Les coordonnées naturelles cherchées sont définies
comme suit :
A1 A A
L1  L2  2 L3  3
A  ; A  ; A

L1  L2  L3  1

3
Exercice 3 : Déterminer les valeurs des coordonnées naturelles des sommets et
des points médians.

Résolution :
La 1e étape est d’identifier les côtés du triangle. Les nœuds aux sommets et aux
milieux des côtés ont été désignés par des numéros correspondant à la
convention standard. La 2e étape est l’établissement des coordonnées naturelles.
L1 est mesurée à partir du coté 1. Il est égal à 0 en tout point sur la face 1 et est
égal à 1 au nœud 1. De même, L 2 est mesurée à partir du coté 2 et L3 à partir du
coté 3. Donc il vient :
Point L1 L2 L3
1 1 0 0
2 0 1 0
3 0 0 1
4 ½ ½ 0
5 0 ½ ½
6 ½ 0 ½

2- Définition de la déformation
Considérons ici de petites déformations dans la structure. Les coordonnées u, v,
w du vecteur de déplacement selon les coordonnées x, y et z.
La déformation longitudinale ε a pour composante :
 u
 x  x

 v
 y 
 y
 w
 z 
 z (3)
La déformation tangentielle γ a pour composantes

4
 u v
 xy  y  x

 v w
 yz  
 z y
 w u
 zx  
 x z (4)
Ainsi, le vecteur de déformation peut s‘écrire sous forme matricielle suivante :
  
 x 0 0 
 
 
 x   0 0 
y 
   
 y    
 0 0 u 
 z   z   
   . v 
 xy    
0   w
   y x  
 yz   
  
 zx 
  0
 z y 
 
  0
 
 z
 
x  (5)
3- Relation contrainte-déformation
Nous rappelons ici les relations contraintes déformation pour les conditions
particulières de déformation et de contrainte des matériaux linéairement
élastiques homogènes et isotropes.
3.1. Contrainte uniaxiale

5
Suivant la direction OX, on a :
 x  E. x (6)
Où E est le module d’élasticité dans les directions (OY) et (OZ). La déformation
 y   z   x
n’étant pas nulle dans ces directions : où ν est le coefficient de
Poisson.

3.2. Contraintes planes

Dans ce cas, les composantes normales et tangentielles agissent dans les mêmes
directions. Notons en général que la déformation longitudinale est non nulle
dans toutes les directions et
 z  0   zx   zy
(car contraintes dans le plan XY)
Les relations entre contrainte et déformation sont :
E
x  ( x   y )
1  2
E
y  ( y   x )
1  2
 xy  G. xy
(7)
E
G
2(1  )

6
Ces équations constitutives s’écrivent sous la forme matricielle suivante :
 
 x  1  0   x 
  E    
 y    1 0  .  y 
  1 
2
 1    xy 
 xy  0 0   
 2  (7a)

Ou      
  C . 
(7b)

Où   et   sont les vecteurs contraintes et déformations et   est la matrice


  C
constitutive pour les contraintes planes.
3.3. Déformations planes

On note ici que la déformation dans la direction Z n’est pas nulles, mais la
valeur réelle pour établir que la contrainte linéaire dans la direction z est nulle.
 zx   zy   z  0

Dans ces conditions, les relations contraintes-déformations sont :


 E
 x  (1  )(1  2 )  (1  ) x  y 

 E
 y  (1  )(1  2 )  x  (1  ) y 

  .E
 z   x   y    ( x   y )
 (1  )(1  2 ) 
  G
 xy xy

7
Dans le plan (XY) les relations précédentes s’écrivent sous la forme matricielle
suivante
 
 x  1   0   x 
  E    
 y    1  0  .  y 
  (1  )(1  2 )  1  2   xy 
 xy   0 0   
 2 

Ou      
  C . 

4- Travail et la fonction énergie potentielle


F


J


I

Le travail effectué par une force F subissant une variation de position


R2

W
R1
 F .d R
Ce scalaire dépend en général du chemin de l’intégration et des positions
initiales et finales.
En exprimant ⃗F et d ⃗
R en coordonnées rectangulaires on a :
     
F  Fx I  Fy J d R  dX I  dY J
 ;
 dW  Fx dx  Fy dy

Il est important que dW ne peut pas être traité comme une différentielle exacte.
L’intégration est parfaite le long d’un chemin particulier et le résultat dépend en
général du chemin et des extrémités de l’intégration. Cependant, il est important
de noter qu’il existe des forces qui créent une intégrale qui dépend des points

8
extrêmes mais qui est indépendante du chemin. Cs forces sont appelées forces
conservatrices. Dans ce cas, la différentielle travail dW est une différentielle
exacte et le travail de la force peut être évalué comme différence d’une fonction
scalaire de position entre les deux extrémités du chemin.
Soit une fonction Ø appelée fonction travail. Cette fonction existe si et
seulement si elle est une force conservatrice. Cette fonction dépend des
coordonnées spatiales et ka différence scalaire de la fonction évaluée à deux
positions différentes doit être égale au travail effectué par la force conservatrice.
Donc le travail Wc effectué par une force conservatrice Fc peut être évalué de
deux (02) manières :
1. Le long d’une ligne
2. Comme simple différence de deux scalaire Ø1 et Ø2
R2

W  F .d R  
2  1
R1
(9)
Puisque Ø est une fonction de position, elle est une différentielle exacte et on
peut écrire ce qui suit :
  
d  dx  dy   .d R
x y (10)
  
 I J
Où x y

 
dx  dy  Fcx dx  Fcy dy
En posant dØ = dWc on a : x y

Les différentielles dX et dY étant arbitraires, on a :


 
 x  Fcx
 
  Fcy
 y (11)
 
Donc Fc   (12)
Etant donné les composantes de Fc, l’équation (11) est utilisée pour trouver le
scalaire fonction travail.

Exercice 1
 
F
Etant donné la force constante c  10 I . Trouver la fonction travail Ø.

9
Résolution

Fcx   10
x (1)

Fcy  0
y (2)

  10  d  10dx     d  10 dx    10 x  g ( y)
(1) x
  (10 x  g ( y ))
   g ( y )  0  g ( y )  cte  c
(2) y y
  10x  c

Si Ø est arbitrairement égal à 0 à la position initiale X i alors on a :


0  10 X i  c  c  10 X i

Et   10 X  10 X i  10( X  X i )
  10u où u est le déplacement de Fc dans la direction X.

Remarque  : pour la force conservatrice de cet exercice, évaluons l’intégrale du


travail si la force se déplace dans la direction X à partir de la position X 1 = 5 à la
position X2 = 20.
R2 X2 20
20
W  F .d R   F
R1 X1
cx dx   10dx  10
5
5
 10(20  5)

W  150

Pour la même force, la variation de la fonction travail correspondante est :


2  1  (10 X 2  c)  (10 X 1  c)
 10( X 2  X 1 )
 150
W

Ici l’usage des principes d’énergie requiert la détermination d’une fonction


scalaire différente V qui définit le potentiel (la capacité) de la force
conservatrice pour effectuer le travail. Cette nouvelle fonction est appelée
fonction énergie potentielle et on montre que cette fonction énergie potentielle
est la négation de la fonction travail Ø : V = -Ø
Définition
La somme du travail effectué par une force conservatrice et de la variation de
l’énergie potentielle de cette force ⃗F pour effectuer ce travail est nulle.

10
Donc on peut écrire
W  (V2  V1 )  0
(2  1 )  (V2  V1 )  0
d  dV  0

d (  V )  0    V  cte  c

c  0    V ou V  
   
Or Fc  . Fc  .V
donc
V : fonction énergie potentielle
On rappelle que pour que cette fonction énergie potentielle existe, il faut que le
travail de la force soit indépendant du chemin suivi.

Du vecteur identité ..B( X , Y )  0 où B(X,Y) est une fonction scalaire de


position, une condition nécessaire mais non suffisante pour l’existence de la
fonction énergie potentielle V est (puisque Fc   )
Fc  .  0

Exercice : Trouver la fonction énergie potentielle de la force ⃗F =3 ⃗I +7 ⃗J .


Résolution
Calculons .F pour nous assurer de l’existence de la fonction énergie potentielle
V.
i⃗ ⃗j k⃗
∇ .⃗
F=

|
∂x
3

∂y
7
∂z
0
|
∂ ⃗( ) ⃗( ) ⃗( ) ⃗
=i 0 − j 0 + k 0 = 0 D’où V existe.

V est tel que ⃗


⃗ F =−∇ .V


∂V ∂V
=−3 (1) et =−7 (2)
∂x ∂y

 dV  3dX  V  3 dX  3x  g (Y )


(1)
V 
  (  X  g (Y ))  g (Y )  7
(2) Y Y

dg
 7  g (Y )  7  dY  7Y  C
dY

D’où V  3 X  7Y  C

11
Remarque :

En faisant V = 0 ;  C  3 X i  7Yi et V  3( X  X i )  7(Y  Yi ) où ( X  X i ) et (Y  Yi )


représente respectivement les déplacements de la force dans les directions X et
Y comme la structure se déforme.
u  X  Xi
 V  3u  7v
v  Y Y
En posant

Expression de l’énergie potentielle de la force en fonction de son


déplacement
Il convient à cette étape de noter que l’expression de l’énergie potentielle de
toute force ayant son module indépendant du déplacement de cette force est
simplement la négation du produit scalaire de la force et du vecteur
déplacement. V   Fx .u  Fy .v (13)
Exercice : Une charge uniformément distribuée est appliquée à une membrure
déformable le long de l’axe X (voir figure). Déterminer la fonction énergie
potentielle de la charge distribuée

Résolution
Soit Fc la force correspondante à la charge distribuée.
Fc  w( X 2  X 1 )  8(10  5)  40 N

12
Puisque la charge est distribuée suivant X on peut écrire
Fc = 40 ⃗I
 V
   X   Fcx  40 (1)
Fc  V  
 V   F  0 (2)
 Y
cy
On sait que
On a (1)  dV  40dX
 V  40  dX  40 X  g (Y )

V 
 0 ( 40 X  g (Y ))  g (Y )  0
(2) Y Y

 g (Y )  cte  C

D’où ; V  40 X  C

En faisant V = 0 on a : C = 40 Xi et on a V  40 X  40 X i


V  40( X  X i ) où ( X  X i ) est la déformation de la force dans la direction

X. en posant u  X  X i on a V  40u
5- Energie de déformation

Considérons une membrure élastique. Une force ⃗F est appliquée à son extrémité
dont l’intensité augmente graduellement de la façon définie par la courbe force
temps. Comme la force F croit lentement la membrane s’allonge et son

13
extrémité atteint le déplacement μmlorsque la force est Fm. Le travail effectué par
la force F (voir figure b) est l’aire
  m  1
W   F .dl   Fm . du  Fm . m
0
m 2
0
 1
W  F .m du   Fm . m
2
De façon réversible, m  m et l’énergie du système
(membrure) retourne à la valeur (habituellement prise = 0) à l’état original non
déformée. Cette énergie réversible emmagasiné dans le corps élastique non
déformé est appelée énergie de déformation.
L’énergie de déformation stockée dans un élément de volume dans une structure
soumise à un état de contrainte uniaxiale est donnée par la relation :
1
dU  . x . x d 
2

Pour un état de contrainte plan on a :


1
dU  ( x . x   y . y )d 
2
1
dU   xy . xy .d 
Et pour le cas d’un cisaillement : 2 . En général, l’énergie de
déformation stockée dans un élément de volume d dans un état de contrainte
3D est :
1
dU  ( x . x   y . y   z . z   xy  xy   yz  yz   zx zx )d 
2

Qui s’écrit sous forme matricielle :


1
dU     .   .d 
2 (13)
 x   x 
   
 y   y
 z   
           z 
 xy   xy 
   
 yz   yz 
 zx   zx 
Avec  ;
Ainsi l’énergie de déformation s’écrit donc

14
1
U     .   .d 
T


2 (15)
Où Ω est la région de l’intégration et en considérant un état plan de contrainte ou
 x   x 
   
     y       y 
   
un état plan de déformation :  z   ;  xy 

D’où en fonction de la déformation seulement, l’énergie de déformation devient


pour un état plan de contrainte ce qui suit :
1
U     . C   .   .d 
T


2 (16)
Dans le cas de contraintes uniaxiales dans la direction X, la substitution de
l’équation
EA 2
U   x dx
2
x (17)
Dans un état plan de déformation on a :
1
U     . C   .   .d 
T


2 (18)
Notons que dans le cas le plus simple d’une section uniforme, l’énergie de
déformation s’écrit
EA 2
2 x
U  x dx

Exercice :
ve 2
v X
La déflexion de l’axe neutre d’une poutre est donnée par l2

15
Déterminer l’énergie de déformation dans la poutre, en supposant un état de
contrainte uniaxiale.
On rappelle que le moment fléchissant à toute section d’une poutre est obtenu à
partir de la dérivée seconde du déplacement de l’axe neutre par la relation :
d 2v d 2 ve 2
M  EI  EI ( X )
dX 2 dX 2 l 2
ve
M  2 EI
l2

Ainsi on obtient que la contrainte dans la poutre à partir du moment fléchissant


est donnée par :
M
X  .y
I

Où I est le moment d’inertie de la surface par rapport à l’axe neutre à tout point
de la section. Les déformations correspondant à la contrainte de flexion
uniaxiale sont :
x M v y 2ve
x   . y  2 EI 2e  2 y
E EI l EI l
2 e
 y  v x  v y
l2

Si la déformation due au cisaillement est considérée intégrable, l’énergie de


déformation pour cette contrainte de flexion uniaxiale est calculée par :
1
U     . C   .   .d 
T


2

16
 
1  0 1
1 2v    E
U   ( 2e y ) 2 . 1  0  .  1 0 .  . 1  2 d 
2 l
  1    0 
0 0 
 2 

2 Eve2 2 2 Eve2
  2
y dAdx  3
. y 2 dA
l A
l l A

 y dA
2

Où A =I
ve2
U  2 EI
D’où l3

Principe de l’énergie potentielle minimale


1- Définition
Le principe de l’énergie potentielle minimal est la base de développement de la
MEF appliqué aux analyses de contrainte. Le principe de l’énergie potentielle
minimale stipule que de toutes les configurations géométriquement possibles, un
corps à l’équilibre stable est identifié à une valeur minimale de l’énergie
potentielle totale. (Energie de déformation et force énergie potentielle) soit :

  U V (19)
La véritable configuration de la structure déformée donne une valeur minimale
de  (énergie potentielle totale). C’est la base du développement des techniques
d’approximation d’un problème d’équilibre élastique.
Application

Considérons une membrure élastique axialement


chargée. Lorsque la force Fm est appliquée à la
membrure, elle augmente en grandeur de 0 à Fm
tandis que l’extrémité de la membrure se déplace
d’une position non déformée de μE. on suppose ici
Fm est connue et que c’est le déplacement à travers
la membrure qui est l’inconnue que l’on doit
déterminer par le principe de l’énergie potentielle
minimale

17
METHODOLOGIE
1e étape
Elle consiste à rechercher la fonction d’essai : la fonction d’essai :la fonction
déplacement continue doit satisfaire les conditions aux limites du problème.
Pour ce problème simple d’élasticité, choisissons que le déplacement est une
fonction linéaire de la position i-e U ( X )  C0  C1 X (C0 et C1 sont des constantes)
Pour satisfaire à la condition de déplacement nul à X = 0 (μ0), la contrainte C0
doit être nulle. En effet, X = 0 ; 0 = C0 + C1(0)  C0  0 et la fonction
  ( x)  C1 x est une famille de fonctions continuent et le problème est centrée sur
la recherche de la valeur concert de C1 qui rend minimale l’énergie potentielle
totale.
2e étape
Elle consiste à calculer l’énergie de déformation. On obtient dans le cas
d’espèce la déformation longitudinale dans la direction X de la membrure en
dU
x   C1
différentiant dX et l’énergie de contrainte pour ce cas de contrainte
uniaxiale est calculée par l’expression :
l
EA 2 EA EA 2
U 
2 X
 x dx  
2 X
C12 dx 
2
C1  dx
0

EA 2
U .C1 .l
2

3e étape
on établit ici l’expression de la force énergie potentielle V. Ici pour notre cas, de
l’équation (13) on obtient :
V   Fx .u   Fm .(  l )   Fm .C1.l

4e étape
Elle consiste à déterminer l’énergie totale 
EA 2
  U V  C1 l  Fm .l
2 (pour le cas étudié)
5e étape  : Calcul de la fonction d’essai de placement

18
d
0
En faisant dC 1

Le cas étudié  EAC1l  Fml  l ( EAC1  Fm )  0


Fm
 EAC 1  Fm  0  C1 
EA
Fm
UX  .X
Donc la fonction d’essai de déplacement est EA

II- INTRODUCTION AU CALCUL DES VARIATIONS ET A LA


FORMULATION VARIATIONNELLE
Etant donné une intégrale indéfinie (dot l’intégrale est fonction d’une simple
variable indépendante X) , d’une fonction u(x) et d’une dérivée u’(x) on a :
x2

  f ( x, u ( x); u '( x))dx


x1
(20)
du
u'
Où dv . Le problème fondamental dans un calcul variationnel est de
déterminer la fonction u(x) qui rend la fonctionnelle  soit maximale, soit
minimale (une valeur force ou stationnaire. La fonction u(x) doit satisfaire
certains la fonction u(x) doit satisfaire certaines conditions aux limites. On
suppose que u(x1) et u(x2) sont initialement prescrits.
Pour visualiser comment  pouvait varier avec des variations de la fonction
u(x) et u’(x) par les fonctions w(x) et w’(x) définie comme suit :
w( x)  u ( x)   ( x)
w( x)  u '( x)   '( x) (21)

19
Où  ( x) est une fonction continument différentiable de x qui pour u(x) définie
aux points extrêmes est nulles aux bornes de l’intégrale. ε est une constante
(paramètre) qui contrôle la grandeur de la différence entre u(x) et w(x) et peut
varier de façon continue.

On définit u(x) comme étant la fonction qui minimise la fonctionnelle  . On


considère maintenant
x2

  f ( x, u( x); v '( x))dx


x1
(22)
On considère maintenant la variation de la fonction  en fonction de la variation
du paramètre  et évaluer  (  ), une courbe de  (  ) en fonction de  atteindra
par la définition de u(x) une valeur extrême lorsque w(x) = u(x) ou en d’autres
termes lorsque  = 0.
x2 x2
d  ( ) d d
d

d  F ( x, w( ), w( ))dx   d 
F ( x, w( ), w( ))dx
x1 x1
(23)

20
dF F w F w
 ( ) ( )
Or d  w  w 
F F
 .  .
w w
F f F f F f f
   .  . 
Pour  = 0 on a : w  0 u  ; w  0 u  ;   0 u u (24)
(24) dans (23) donne la valeur stationnaire de la fonctionnelle  définie comme
suit :
x2
d  f f 
 0    .  . ' dx
d  0 x1  u u ' 

En intégrant par partie le second membre, on a :


x2 x
 f d  f    f 
2

0     .dx   . '
x1  u dx  u '    u '  x1
(25)

Pour la condition   x1   0    x2  on a :


x2
 f d  f  
  u  dx  u ' .dx  0
x1
(26)

Pour   x  arbitraire, l’intégrale définie de la fonctionnelle  atteint une


valeur extrême si et seulement si l’intégrale définie satisfasse l’équation
différentielle définie ci-après :
f d  f 
  0
u dx  u ' 
(27)
L’équation (27) est appelée équation d’Euler de la formulation variationnelle.
Autre variante :
Une extension de ce problème est obtenue si on retourne à l’équation (25) et si
on pose que u  x  n’est pas définie à l’extrémité (2). Ceci requiert   0 .
Seulement à la valeur frontière forcée à l’extrémité 1. Le terme frontière (limite)
f

des équations (25) doit être nul à   x  arbitraire si et seulement si


u ' x  x2
(28)
f
0
Par conséquent (27) devient u

21
En plus de la satisfaction de l’équation d’Euler, la fonction intégrale f doit aussi
satisfaire la condition définie par l’équation (28).

Exercice
La longueur d’une ligne entre feux points A et B est définie par :

 dy 2 
S   dx  dy ds  
2 2
1   2 dx   1  y '2 dx
S S  dx  S

Trouver la fonction y  x  qui minimise la longueur de la ligne entre les deux


points A et B.
Résolution :

Soit f  x, y, y ' l’intégrande de la fonctionnelle S soit 1  y ' . Pour que


2

l’intégrande atteigne sa valeur minimale, cette fonction intégrande doit satisfaire


l’équation d’Euler (27)
f y'
f 
0 y ' 1  y '2
u et . Ainsi (27) devient

d  y' 
  0
dx  1  y '2 
 . La résolution de cette équation donne
y'
 cte  y '  cte  y  C1 x  C2
1  y '2
 : Équation d’une droite.
Retournant à l’équation (20), définissons une variation de l’intégrale définie
par :

22
x2

     f  x, u  x  , u '  x   dx
x1
(29)

De l’équation (21), w  x   u  x     x  , la variation  u de u  x


est
w  x   u  x     x    u
(30)

Aussi on montre que   du   d   u  (31)


Ainsi l’équation (29) devient :
x2

     f  x, u  x  , u '  x   dx
x1

Le développement en série de Taylor donne, en retenant les termes d’ordre


élevé, et en supposant x comme constant :
f f
f  u  . u '
u u ' (32)
Donc on a :
x2 x
 f f   f f d
  u  dx
2

     u  . u ' dx     u 
x1  u u '  x1  u u ' dx 

En intégrant par partie le second terme, on a :


x2 x2
 f d  f    f 
       udx    u 
x1  u dx  u '    u '  x
1
(33)
Les équations (25) et (33) sont proportionnelles avec la variation arbitraire
 u  x
relative à  x  . En outre, on peut dire l’annulation de la variation
fonctionnelle :
0 (34)
Est une condition nécessaire d’existence de la valeur extrême de la
fonctionnelle.
RESUME  :
Etant donnée la fonctionnelle ou la formulation variationnelle d’un
problème, la formulation de l’équation différentielle correspondante du
problème peut être obtenue directement par l’application de l’équation d’Euler,

23
ou peut être obtenue indirectement par la procédure de variation de la
fonctionnelle.
Dans la plupart des cas, on s’intéresse généralement à la procédure inverse.
Pour des problèmes physiques, il est facile de déterminer l’équation
différentielle. La formulation variationnelle correspondante ou de la
fonctionnelle n’est pas littéralement apparente ou facilement déterminée. Pour
beaucoup de problèmes, la tentative de détermination de la fonctionnelle échoue.
Très simplement, l’idée de base guidant la détermination de la fonctionnelle est
la suivante :
En rappelant les équations (33) et (34), on devrait apprécier que l’équation
d’Euler dans la forme variationnelle de (33) donne l’équation différentielle du
problème. Une fois obtenue cette équation différentielle, on la substitue dans
l’équation (33) à la place de l’équation d’Euler et on détermine l’intégrande qui
fait apparaitre l’opérateur variationnel à l’extérieur du signe de l’intégrale. Pour
le cas où les conditions aux extrémités sont fixées et une équation différentielle
représentée par
L.u  x   p  x 
où L est un opérateur différentiel, le point de départ pour la
détermination de la fonctionnelle devrait être :
x2

   0    L.u  x   p  x  . udu


x1
(35)
La fonctionnelle  pour ce problème est déterminée lorsque l’opérateur
variationnel est tiré de l’intégrale dans l’équation (35). Dans la plupart des cas,
ce n’est pas facile.

FORMULATION VARIATIONNELLE D’ELASTICITE (D’EQUILIBRE)   :


ENERGIE DE DEFORMATION ET ENERGIE POTENTIELLE
Il s’agit d’appliquer la procédure de la formulation variationnelle vue
précédemment aux problèmes d’élasticité (d’équilibre).
Le principe de travail virtuel est utilisé suivant la base de la construction
de la fonctionnelle  pour les problèmes d’élasticité.
Le travail virtuel est défini comme étant le travail fait par une force
subissant un déplacement virtuel qui est un déplacement artificiel dû seulement
aux conditions aux limites du problème.

24
Le résultat de l’application du principe du travail virtuel est que la
variation de l’énergie de déformation est égale au travail virtuel, soit :
U   W (36)
Si l’énergie potentielle V des charges appliquées est nulle, à une condition
de non déformation d’un corps, on peut poser W  V et l’équation (36) devient
 U V   0
(37)
Or (34)     0    U  V
Donc la fonctionnelle d’un problème d’élasticité est la somme de l’énergie
de déformation et des énergies potentielles des charges appliquées.

SOLUTIONS APPROCHEES  ; LA METHODE DE RAYLEIGH-RITZ


Si la forme variationnelle d’un problème existe (c’est-à-dire si la fonctionnelle
 du problème est connue), une solution approchée pour la variable dépendante
peut être obtenue en trouvant une fonction solution qui minimise la
fonctionnelle. La recherche de la fonction solution qui :
1- Satisfait aux conditions aux limites
2- Contient des constants arbitraires qui peuvent être "ajustées"
Par l’exemple, en supposant une force solution d’essai
n
û  x    Cii  x 
i 1

Et en la substituant dans l’équation (20), on a :


x2
 n n

a   f  x,  Cii  x  ,  Cii '  x  dx
x1  i 1 i 1 

Où  a est la valeur approchée de la fonctionnelle  , qui dépend ici de n


constantes arbitraires Ci. Ces constantes sont déterminées par la recherche des
extremas de la fonctionnelle par rapport à chacune des constantes, soit
  
0 0 0
C1  ; C 2  ; . . . . . . . . Ci (38)

La solution résultante û  x  est par définition la solution approchée. Tandis que


la minimisation exacte de la fonctionnelle donne une solution qui satisfait

25
l’équation différentielle du problème sur la région d’étude, cette solution
approchée satisfait approximativement et seulement les équations.
Exercice :
Soit une membrure uniaxialement chargée, de section uniforme d’aire A, de
longueur L, de module d’élasticité E avec des forces égales en module à F au
milieu et à l’extrémité tel qu’indiqué à la figure suivante :

Trouver la fonction de déplacement u  x  en utilisant l’approximation de


Rayleigh-Ritz.

Solution :
Pour la déformation uniaxiale, l’énergie de déformation dans la membrure est
2
E. A 2 E. A 1  du 
2 X 2 0  dx 
U  X dx    dx

L’énergie potentielle des charges appliquées est :


L
V   F .u    F .u  L 
2 .
La fonctionnelle pour ce problème est :
L 2
E. A  du  L
 U V     dx  F .u    F .u  L 
2 0  dx  2

On doit maintenant choisir une fonction d’essai pour u  x  .


Puisque l’exemple est simple, posons la fonction :
û  x   C0  C1 x  C2 x 2

Pour qui comprend la physique dans ce problème, il est apparent qu’il existe une
L
discontinuité dans la déformation à 2 . Le problème ne peut donc pas être bien
modélisé avec cette fonction, mais on le fera pour voir ce qui arriverait.

26
La condition limite doit être satisfaite :
u  0   0  C0  0
. Donc la fonction approchée devient :
û  x   C1.x  C2 .x 2
.
De même, la dérivée devient :
û '  x   C1  2C2 x
 ; la fonctionnelle devient :
E. A
L
 L L2 
.  C1  2C2 x  dx  F  C1.  C2   F  C1.L  C2 L2 
2

2 0  2 4

   9F
 C  0 C1 
 1  4 EA
 
    0 C  3F
 C2 
2
4 EAL

9F 3F 2
û  x  x x
Et la fonction solution est 4 EA 4 EAL

La fonction correspondante pour la déformation est


dû 9 F 6F
x    x
dx 4 EA 4 EAL

27
La déformation n’est pas en accord avec la solution théorique. Pour obtenir un
meilleur modèle de la déformation à travers le corps avec une fonction, on doit
avoir plus de termes dans l’expression de la fonction d’essai polynomiale. C’est
là une des difficultés en tentant une fonction solution approchée sur la région
entière.

Exercice :
Une barre effilée a une section de surface définie par :
Lx
A  A0 .
L

La barre est chargée en tension par une force à son extrémité (x=L). En
supposant que le déplacement dans la direction x peut être approximée par la
fonction (qui satisfait les contraintes limites fixées).
u  C1 x  C2 x 2

Déterminer une expression de la déflexion u de l’extrémité de la barre en


fonction de la force appliquée, des constantes du matériau et de la géomètre.
Solution :

28
1. Détermination de l’énergie de déformation dans la barre.
Dans le cas d’une contrainte uniaxiale, on utilisera l’expression :
E EL 2
2 V 0 L 2 0
U  2
X d    X Adx

EA0 L L  x
  C1  2C2 .x  dx
2
U
2 0 L
EA0

12 L
 3C12 .L2  4C1..L3  2C22 .L4 

2. Détermination de l’énergie potentielle de la force appliquée


V   F .u  L    F  C1.L  C2 .L2 
3. Détermination de la fonctionnelle
EA0
 U V 
12 L
 3C12 L2  4C1.C2 L2  2C22 .L4   FC1L  FC2 L2
4. Minimisation de l’énergie par rapport aux constantes arbitraires C1 et C2
 EA
 0  0  6C1.L2  4C2 L3   F .L
C1 12 L
 EA
 0  0  4C1.L3  4C2 L4   F .L2
C2 12 L
5. Résolution des équations C1 et C2
3F 3FX 2
C2  ua 
C1  0 EA0 .L Et la solution approchée devient : EA0 L
 ;
La solution théorique de ce problème est obtenue à partir de
d  du 
 A.E   0
dx  dx  Avec comme conditions aux limites
 du 
 AE dx   F
  xL Dont la résolution donne
F .L L
u .ln
A0 .E L  X

29

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