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I-La restructuration financière :

1. Définition :

La restructuration financière est une procédure économique qui concerne aussi bien les
particuliers que les professionnels. Elle consiste à renforcer les emprunts et les dettes
contractées auprès de tous les créanciers. Les dirigeants d’entreprise ont recours à
la restructuration financière dans le but de réviser la gestion des créances et d’optimiser les
règlements. Ce processus financier a pour but principal d’éviter les situations handicapantes
de surendettement.  Dans ce cadre, il serait judicieux de connaître le mode de financement de
ces restructurations et les conditions requises pour y avoir accès.

2. Objectifs :

Les objectifs de la Restructuration financière sont :

L’assainissement des entreprises financièrement déséquilibrées par la résorption des


déficits cumulés au cours de la période précédente ;
Le traitement de l’endettement bancaire, ainsi que des créances et des engagements
entre les entreprises issues de la réforme organique ;
La réduction du degré de dépendance financière de l’entreprise vis à vis des acteurs
externes (les banques , les fournisseurs ..) Par la concrétisation de son autonomie
financière ;
Identifier les problèmes au niveau des opérations non rentable et les résoudre
(Exemple: Abandon d’un produit, campagne publicitaire, diminuer les frais fixes, etc.)
Restructurer la structure de capital et des sources de financement si le Problème relié
au financement: étouffée par le fardeau de la dette ou par un financement non adapté
(long terme et court terme).

3. Les volets de la restructuration financière :

a) L’optimisation de la gestion financière intra-groupe :

Pendant de la réorganisation stratégique, on vise l’optimisation des flux financiers intragroupe


(gestion de trésorerie et de financement).

L’optimisation peut être trouvée par les mécaniques de prix de transfert et des véhicules
internationaux dédiés.

Globalement, l’ingénierie financière vise aussi la couverture des risques financiers, se


rapprochant de l’ingénierie financière de marché, pour protéger un actif des différents risques
auxquels il est exposé.

b) La restructuration du financement :

Cette restructuration peut se faire par :


Renfort d’Enquit par apport de capital avec utilisation d’actions de préférence
ou l’ouverture du capital.
Allégement d’Enquit par rachat d’actions, dividendes exceptionnels, réduction
du capital
Réduction de la dette : remboursement anticipé des crédits les plus
contraignants, renégociation des conditions ou rééchelonnement,
Endettement par recours à la dette classique ou hybride pour en réduire les
inconvénients
Solution mixte

c) Ingénierie de redressement :

L’objectif est la réduction des difficultés et de la détresse financière (traitement des


causes) et le maintien du financement pour éviter la rupture de trésorerie fatale (traitement des
conséquences) conciliation ou de sauvegarde.

Selon l’issue de la crise, le recours aux procédures judiciaires peut s’imposer. L’ingénierie
a alors deux buts :

 « Choisir et bénéficier » de procédures de faillite la plus adaptée aux objectifs


des bénéficiaires parmi toutes les procédures existant,

Réussir à défendre les intérêts des bénéficiaires dans le cadre de la procédure qui voit
le juge et des mandataires judiciaires prendre le contrôle et la conduite des actifs.

d) Les opérations de restructuration de bilan :

Titrisation :

Technique financière courante avant la crise financière, la titrisation permet d’alléger et


liquéfier le portefeuille d’actifs. Un cèdent (corporate ou institution financière) vend des
créances à un véhicules ad hoc (de titrisation) qui paye un prix convenu, c’est une cession
réelle.

Défaisance :

Les opérations de défaisance correspondent à l’origine à une restructuration du passif. Une


structure endettée transféré à un tiers une dette et des éléments d’actifs afin d’en assurer le
service à partir des flux de trésorerie générés par ces actifs (flux d’exploitation ou de cession).

II- La restructuration du passif de l’entreprise :


On distingue généralement deux volets de restructuration du passif : La restructuration
des capitaux propres et la consolidation des dettes.

Section 1 : La restructuration des capitaux de l’entreprise :

1. Apports partiels d’actifs, scissions, spin off, split off :

1.1 Apports partiels d’actif :

Les aspects juridiques :

Trois types d’apports partiels :


-Apport sans option scission.
-L’apport ne formant pas un ensemble, mais avec option scission (donc soumis à toute la
procédure des scissions, mais qui n’entrainerait pas les conséquences d’une transmission
universelle partielle du patrimoine).
-L’apport partiel scission d’un ensemble, soumis à la procédure des scissions avec toutes les
conséquences que cela implique.

Les aspects comptables :

Comptabilisation des titres reçus, pour la valeur des apports au compte : 251 « Titres de
Participations ».

1.2 Les scissions :


Les aspects juridiques :

Une société peut transmettre, par voie de scission, son patrimoine à plusieurs sociétés
existantes ou à plusieurs sociétés nouvellesèdisparition d’une société ancienne et transmission
universelle de son patrimoine à plusieurs sociétés existantes ou nouvelles avec échange de
droits sociaux.

Les aspects comptables :


-pas d’application du régime fiscaleè cessation d’entreprise pour la société scindée
et apport en nature pour les sociétés bénéficiaires des apports.
-application du régime fiscaleè on observe les règles prévues pour les fusions, en
particulier pour le respect des obligations fiscales, en les adaptant le cas échéant.
1.3 Les spin-off, les split-off:

-Le Spin-off : permet aux sociétés mères de proposer à leurs actionnaires de recevoir des
titres de telles ou telles filiales à titre de dividende plutôt que de « cash ».
-Le Split-off : permet aux sociétés mères de proposer à leurs actionnaires d’apporter leurs
titres de holding et de recevoir en échange des titres de telles ou telles filiales.

2. L’introduction en Bourse :
2.1. La cotation directe ou première cotation :
Trouver un prix d’équilibre (le premier cours coté) en introduisant progressivement sur le
marché les titres destinés à être mise à la disposition du public.

o La vente va se faire progressivement en fonction des demandes.

o En pratique, un cours d’équilibre est atteint en cinq Bourses.

2.2. L’offre à prix minimal (OPM) ou mise en vente :

Le prix de vente va être établi à partir des demandes formulées par les éventuels acheteurs et
un prix d’offre minimal préalablement annoncé.

Les acheteurs éventuels proposent un prix supérieur à celui indiqué et font une proposition de
quantité.

o . Le cours officiellement coté correspond à la limite inferieur du dernier ordre servi qui
représente un cours réaliste selon les autorités du marché.

2.3. L’offre de prix ferme (OPF) ou offre publique de vente :

Dans le cadre d’une offre publique de vente à prix ferme, les titres sont mis à la disposition du
public à un pris déterminé à l’avance qui correspond au premier cours coté.

Trois méthodes peuvent être utilisées :

-L’offre simple.

-L’offre différencié.

-L’offre normative.

o En fonction du succès de l’introduction, une réduction des demandes peut être décidée.

2.4. Le préplacement :

Un achat pour leur propre compte, réalisé par les établissements financiers avant
l’introduction.

Dans tous les cas et dans le souci de préserver l’actionnariat, une offre fractionnée a prix
ferme est proposéeèpermettre aux particuliers de recevoir un minimum de titres offerts.

2.5. L’offre à prix ouvert (OPO) :

Permets à l’ensemble des investisseurs de présenter des ordres d’achat à des prix limités dans
une fourchette publiée avant le premier jour de cotationè, les ordres retenus sont seulement
ceux dont le prix de souscription est compris dans une fourchette.

2.6. Le problème des opérations sur le capital précédant une introduction en


Bourse :
La notion d’avantage indûment privilégié a été en précisant que ne tombaient pas sous cette
qualification :

-Les émissions réalisées pendant la période d’examen du prospectus (deux mois) à un prix
inférieur jusqu’à 20% du prix d’émission, si la décote est motivée et s’il y a engagement de
conservation des titres.

-Les émissions réalisées dans les dix mois précédant la période d’examen du prospectus à un
prix représentant une décote supérieure à 30% par rapport au prix d’introduction, s’il y a
engagement de conservation des titres.

L’engagement de conservation repose sur le principe de l’étalement des cessions des titres :
-blocage de la totalité des titres pendant au moins six mois.
-blocage des deux tiers pendants au moins neuf mois.
-blocage du tiers pendant au moins un an.

3. Le capital investissement :

Le Capital Investissement joue un rôle majeur dans l’économie. Il représente un soutien


fondamental de l’entreprise non cotée tout au long de son existence. Il contribue directement à
la création d’entreprises, à la promotion de l’innovation et de nouvelles technologies, à la
croissance, à l’emploi et au renouvellement du tissu économique.
• Le métier du Capital Investissement consiste à prendre des participations
majoritaires ou minoritaires dans le capital de petites et moyennes entreprises
généralement non cotées.
• Cette prise de participation permet de financer leur démarrage, leur croissance, leur
transmission, parfois leur redressement et leur survie.
• Le métier s’exerce sur quatre segments : le Capital Risque, le Capital
Développement, le Capital Transmission / LBO et le Capital Retournement.
Le Capital Investissement soutient l'entreprise dans différents domaines :
• il apporte le financement et les capitaux nécessaires à son développement,
• il accompagne son management lors des décisions stratégiques
• il lui permet d’améliorer son potentiel de création de valeur au profit de ses clients, de
ses actionnaires et de tous ses collaborateurs, dirigeants et salariés.
Pour exercer l’ensemble des métiers, l’offre de capital investissement, caractérisée par son
extrême diversité, est constituée d’un grand nombre d’organismes aux statuts différents.
Organism Caractéristiques
e

Les sociétés de  Contribuer au renforcement et au développement de l


développement ´espace socio-économique de leur ressort
régional (SDR)
 Promouvoir le développement socio-économique par l
´étude et l´exécution de la politique économique régionale

Les sociétés  renforcer les fonds propres des entreprises innovatrices


financières
d’innovation (SFI)  participation directe au capital sous forme de souscription
d’obligations convertibles, quand les financements
traditionnels insuffisants

Les fonds  une copropriété de valeurs mobilières qui émet des parts
communs de
placement (FCP)  chaque porteur de part dispose d'un droit de copropriété sur
les actifs du fonds

Les sociétés de  société par actions dont les actionnaires sont des


capital risque investisseurs  en capital
(SCR)
 objet : gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières non
cotées en bourse pour au moins 50 % de son actif net

4. La politique de dividendes :

Plusieurs extrêmes : entreprises qui ne paient quasiment aucun dividende et d’autres qui
distribuent un montant supérieur à leurs bénéfices nets.
Précisions terminologiques
On parle de « politique » car l’entreprise décide par le biais des dividendes de rémunérer les
apporteurs de capitaux. (De plus la partie non-distribuée peut être réinvestie). Le terme
« dividendes » renvoie à un versement de liquidités. Par extension cela vise tout paiement de
la société à ses actionnaires.

Effets des dividendes :

Politique de dividendes = décision de financement

Réinvestissement des fonds auto-générés ou versement de dividendes aux actionnaires?


Si versement de dividendes: devra éventuellement emprunter ou émettre de nouvelles actions

Pénalise t’on l’actionnaire si on ne lui verse aucun dividende ?

Non à condition que:

• L’entreprise génère avec les flux monétaires réinvestis un rendement qui


correspond à celui désiré par l’actionnaire

• On parle alors de croissance du futur BPA ce qui entrainera une augmentation du


prix de l’action (et éventuellement la réalisation d’un gain en capital à
la revente de l’action)

• Rendement action = Dividende par action par an / Cours de l'action

Principe général :

• Si possibilité de VAN extraordinaires => réinvestissement des FM,

• Si perspective de VAN normales (=0) => seuil d’indifférence entre versement de


dividendes ou réinvestissement des FM,

• Si projets de VAN sont négatives => distribution des FM en dividendes et


éventuellement cessation des activités de l’entreprise

Section 2 : La consolidation des dettes :

A retenir :

La titrisation consiste à vendre un ensemble de créances à une entité créée pour la


circonstance, qui finance cet achat par l’émission de titres représentatifs de ce portefeuille.
Les sommes dues aux porteurs de parts sont couvertes par celles provenant du recouvrement
des créances.
La titrisation permet de transformer des actifs en titres émis sur le marché.
La titrisation s’intégre dans le cadre des financement structurés, dont elle constitue une
part importante.
Les financements structurés se différencient des financements classiques par la
recherche d’une optimisation de leurs aspects financiers, juridiques, fiscaux et comptables. Ils
permettent d’ajuster les structures de fianncements aux contraites propres à chaque besion
exprimé.
Les financments structurés reposent sur une analyse de business plan et sur
l’estimation de la valeur de marché future des biens finacés.
La défaisance technique permet à une entreprise d’atteindre un résultat équivalent à
l’éxtinction d’une dette figurant au passif de son bilan, par le transfert de titres à une entité
distincte qui sera chargée du service de la dette, cette opération n’ayant pas pour effet de
libérer juridiquement l’entreprise de son obligation initiale.
La défaisance est ainsi le transfert simultané au profit d’un tiers d’une dette obligataire
et d’un portefeuille de valeurs mobilières qui permet d’en assurer le service. Cette technique
peut être assimilée à un remboursement anticipé d’emprunt.