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{&ôfuM

MONDES
UNE SUITE DE VUES COSMIQUES

Traduction de
J. GINIOUX

Librairie de Médicis
3, rue de Médicis, Paris Vl.
DONS ce livre, l'expression picturale sefait I'auxi-
Iiaire de Ia parcIe et l",r.r influences conjointes doivent
t'ouvrir les règnes supérieurs d.e l'âme. *

. De prime abord, -toutefois, avant même que Ia parole


n'ait mis ton âme-au diapaso' comme or, .""o.âe une iru.p",
un examen_superficiel de ces tableaux t'inclinera peut-être à
penser qu'{j sont-encore Ie produit d'une < volonté d'e*pres-
sion nouvelle , à la façot d_es tentatives faites à notre époque
dans tous les domaines de I'art ? ,*

Si cela était, j'abonderais volontiers dans ton sens.

Toutefois, mes efforts en vue de dorr.rer forme à ce qui se


t.rouve représenté remontent à une époque où I'on ignorait
tout encore de cette volonté d'expression nouv"lle, ef il me
faut t'avouer que je n'ai jamais éprouvé en moi Ia nécessité
d'un nouveau moyen d'expression tel que de ,rombreux artis-
tes se sentent appelés à Ie reche_rche, parce q,re les moyens
traditionnels ,re le,r" semblent plus assez purs et assez vrais
pour satisfaire leur besoin de s'exprimer.

Je puis certes comprerrd.e les mobiles d'urre telle ten-


dance à se fraye, des voies nouvelles, seulement, en ce qui
me concerne, ce que je voulais exprimer se présentait tou-
jours en moi simultanément duec srs /o"-es, si bien que
je
.t
n-ai jamais éprouvé d'autre impulsion q,t" c"lle d" ."pto-
duire c"s formes telles q.r'elles s'offraient à moi.
*
**

Les tableaux présentés dans ce liv.e n'ont pas pris nais-


sance en moi autrement que toute autre chose qui ait jamais
'tro.rl,-r, en moi, prettd.e forme.

Toutefois, ce qu'il s'agissait en I'occ.rr.ence de repré-


senter était en soi delà formé autrement, si bien que les for-
mes qui apparaissent dans les tableaux devaient forcément
résulter de I'i*p.tlsion de les exprimer. -
s
*t

Comme je vis tout aussi pleinement conscient dans Ie


-orrde intérieur de I'Esprtt substontiel que datts Ie mottde
des se.rs co.po."ls, ces formes me sont tout aussi familières
q.re I"s obiets matériels d., tttonde physique.

Cependant, tandis que les oblets exposés au soleil de


cette terre ont la plupart du temps des contours fixes, la
forme se présente, dans le de I'Esprit, dans une inces-
^ondn
sonte et viuonte troinsformation.

Ta.rdis qu'ici-bas toute forme peut être reproduite telle


qu'elle se présente à Ia vue à partir d'un point unique
Jéterminé, dans Ie *ottde spirituel, en revanche, on contem-
ple les formes comme si I'on était soi-même une sphè"e
creuse dalt*ttan par mille yeux conaetgents .

A cet égard non pl.rs, ie n'ai pas eu à chercher Ie mode


de représentation.

B
Ce que je voyais prenait spontanément I'aspect d'urre
imaqe plgte, et je m'efforçais seulement de Ia reproduire
Iy p-Ius_ ltdalement possible, sons Io moindre odditio'r-, à
I'aide des procédés artisanaux dont je possède Ia maîtrise.

I'es tilres ele ces ti Llearrx s'nt adaptés ir cc qrre la


parole veut en ce livre mettre à portée d'expérience.

Que_l'on veuille bien ,r'y voir que de simples < indica-


tions, de nature à favoriser I'< attitud.e intérieure > néces-
saire pour que le.rr contemplation éveille clans I'â-*
résoturnt'e et rythme.

Les rares êtres hurnairrs eux-mêmes capables de vivre


Iucides et conscients dans Ie morrde spirituel iont témoignent
ces tableaux y retrouveront sans pein i du ,lAia vécu.
Sachent les autres que I'expérience d,, sptrituel
r_eprésenté dans cet ouvrage n'est possible^onde
qu'après avoir
depuis longtemps dépassé Je plan nfArteui cles uisions
occuttes issues des fallacieux domaines de pénombre per-
pétuelle et de so-b.e terreur d'où les médiums,les somnam-
bules et les extatique,s ont coutume de tirer une prétend.re
confirmation des créations de leu, imagination fantasque.

Comme tous les éléments des .r.,es représentées dans ce


livre sont ancrés darr. la tause premi.ère lo plus profoncle
de tout être humain, Ies analogies fondamentales que I'or.,
rencontre dans ces tableaux confèrent à ceux-ci Ie pouvoir
e{'éveiller les /o.ces grâce o.r"q.relles les ( sens t dà I'âme
se concentrent intimement en un sens originel unique qui
est Ia condition préalable d" toute expérience spirituelle
authenttque possible. -

C'est à l'évetl de
"" sens origtnel de I'â-" qtre doivent
ici concourir parole et image . . .

Jusqu'ir quel point chactrn pourra-t-il y parvenir àr I'aicle


cle ce livre, voilr\ qui c{épendra urriqrrenrerrt tltr rlegr(' rl'év,,-
Iution spirituelle déi,\ ,,tt"irrt par Iui.
Mais une attitude intérieure juste peut aussi être très
efficace en ce sens.
.,

Si I'on veut faire sien ce que ce livre est susceptible


d'offrir, il faut d'e-lrle" renoncer à toute interprétattort
intellectunlle des vues représentées I

Seules ...re p.ofonde immersion au tréfonds de soi et Ia


plus intime {ocultî de ressentir provoqueront Ia transfor-
rnation des hiéroglyphes des formes en der mouvements
arûmiques sensoriellement perceptibler. *

Lo 't olottté d'éveiller sa propre sensibilité intérieure est


toujours indispensable pour que Ia contemplation d" ces
images entraîne une expérience uitale de I'â-e.

Ceci vaut d'ailleurs en tout domaine de I'art, mais cette


volonté est ici requise à un degré bien plus éIevé si, partant
d" I'asp" ct extérieu" des formes qui s'offrent au "egard, on
veut pénétrer leur contenu tntérietlr. - *

10
Lorsque I'aptttucle à lcr contemplation se sera réellement
ereillée, celui qui vivra cette expérience pourra. certes,
per_
ce'oir également d'aufres images, -
à sa propre
.ature .ur; "or.".pàr,JJ;
qui est ici représenté, n est qu une ,..it"'d"
"",
tableaux s'enc.haînanr intim"-"";;;';ij.;ir*r,r* paroles
cle ce livre, doivent mettre à portée'a" iteâme un
uniuers
intéri7ur que Ie -o,rde extérieur lui a .",r.io pl"r-e,r.îg"i
([ue (Ie rarson
T

.i, .4.

I)trrrrli ceux qtri sont déjà ltrnriliarisés.\.ec] 1,,


sagesse
pr:errrière 11u'il
ln'tr été clolr'é cl'cxprrinrer. .r,,,,. r)1cs écriir, ;l
s elr trorrvera [)err rltri ne
Jltrisscn[ .saisir sp<lntanérnenl Ie
serrs cle ce lirr.e.

I-'expérience m cl cepelda,rt montré que même


cerrx qui sont restés à I'écart de cet e'seignementchez
singulièrement lorsque de q..elq.." f.çorr-rlr'."rrt
artistes de
tempérament un bref contact intérieur suff*
amorcer en eux des réson ,,nces animiques résultan ;.;;
t à." ,é^i
niscences intuitiues des temps origineis

,F
>i. :ii

s; jc r(! ve'x <l.es.e, urre l>rrrrièr. srrr


je ne puis rri ne dois u expliquer > ici l" rtr vrir: cre, I'ârr,",
,oo,r.l" d". f;;;;;
d": couleurs qui devait t.o,ri", en ces tubl"..'* son expres_
:l prcturale.
sron

Je suis tenu de m'ert remettre au, f orces d'Ame de chaque


contemplateur.

ll
Toute tentotiue d'interprétati.on est ici nuisible et ne
pourrait que dissimuler I'essenttel so..s un uoil.e cle pensées.

Dans les pratiques magiques de tous les temps et de


tous les pe..plet, der tymboles sacrés furent connus des
initiés, mais rares sont les humains aptes à pressentir que ces
s),mboles Jrrovenaient .l'.,t-," c,ontemplation. spi.rituelle,
11u'ils;rvaient été clécouverts jrrc{is clorts Ies royaunres cl"
l'f:sprit agissant. *
I)e tels symbolc. te sorrt présentés ici clans leur règne
éternel où ils trcquièrerrt leurs formes I

Ces svmbol". ,r" te révèleront toutefois leur porruoip q111g


si ttr sais enco.e clesc",rclre iuscltr'au tréfo,rds clc ta ttoture
oristnelle !

Heureux seras-tu si tu sais alots les interpréter sous


I'effet d,e leu, c.ction sur ton âme !

Tu pourras de. Ions, en vérité, te dispenser de toute


>> tluitnt à leur ,n,rleur I
o e-.-lrlicntiotr

Sa,,s lrul doute, tu satrrt,s ,,1.,t. bérrir le jour tltri nrit ee


livre entre tes mains.
Pour ma part, je me réjouirat cle toru bonheu, . .

(&ôfuæâ

t2
CONDUITE
n *.,*Â*U en quête- quelle que soit I'idée que tu te
fais de toi, prerrds La main po,r, t'évader sous ma conduite
-
de Ia geôle à laquelle tu t'es depuis longtemps accoutumé
et qui te retient étroitement captif de tes sens corporels I

Tu traînes tes chaînes depuis trop longtemps dela, si


bien. qu'elles ontpu te devenir aussi q,r',rr," pu*r"
royale I "har".-

Apprends à reconnaître que tu es seul à pouvoir t'enchaî-


ner et seul aussi à détenir les clés de tes fers I ,*

Arme-toi du courclge de renoncer à Ia sécurité de ta


prison et de conquérir par toi-même ta liberté !

Ne me laisse pas ouvrir en vain Ia porte pesante de ta


morne cellule I

*t

Apprête-toi pour un lointain voyage vers un pays dont


tu ignores I'existence ou Ia pressens à peine; mais sach*
que je veux te conduire dans Ta patrie, celle-là même que,
dans un passé immémorial, tu o. irdi. quittée et dont'les

15
étendrres lumirerrses te sembrerrt ti présent
étrangères, pârc€
que ton regard ne connaîr d'.utre h;;;;;";;"
murs de ta prison . . . cerui des

T. à renoncer à rien cre ce qrri est devenrr cher


"'auras
ir torr (.(plrr irrr corrrs cle tir captiviti,.
'l-r, trorrveriis. lorrt pl,,o
trrrrl arr grri rle tn volontri et
pers0rrre si t'. ,'est t,i-rrrêllre rre sirrrriril
te rtrvir <yrroi qrre
ce soit I

Mais lorsque,-au retour de notre envor parmi


tu regagneras ce lieu, ta cellule ex_iguë se sera les étoires,
muée en une
d.e palais ,oyal ..";i"";l:;;; ï"*I.,''ier"
",h.i.bl"
<'e.sf foi qtri sertrs le o porte_r.lé.s. ,
et _
...
-fu
resteras po-ssesseur de tout ce qu_i_t'appartenait
mais tu sauras alors en faire un ici-bas,
et tout.ce qui, jusqu'à ce jour, était^àtll"u,i;;;" en vérité,
courr"rt d-e .""ill;;;,
sera illuminé par ce rayonnement e"lrt."t-que,
patrie' tu ramène.as dar',s les étendues ténéb"",r*. de ta
existence terrestre. a"
- ""ti"
Je t'en prie : h€ t'attarde pas plus longtemps
Iieu de captivité; -ne te d"-u,rde p,,. anxietrsement en ce
capable si trr es
de me suivre I

Toute hésitation ne fait q(re prolonger inrrtilement tcr


servitude.
-
Crois en Ia f orce qui est tienne cle toute
ta propre force peut te permettre de t'élever éternité I Seule
avec moi I
-
Je ne veux être rien d'autre que ton guide,
m'a -andé t\ ta recherche nur"" q,," trr et ta patrie
as u appelé )>

l()
Crois, tant que trr ne perrx comprenclre !
crois, afin de parvenir un jour à Ia connatssance
consciente I

Clrois ct suis rnni I


:i:
++

Enfin, enfin, je sens ta main, indécise encore I


Avec un courage tranquille, saisis plus fermement Ia
mienne afin que je puisse te conduir" urrË" ,ar"ie t

I)ejà, ['u sens que


- trouveras ,'ors éIeuons, rnais bie.tôt
tu te 'ous
transp-orté ù cles hauteurs où tout ce qui
jusqu't\ ce jour te semblaft éIeué restera t.ir,
.r"-;nr*o.r.o .i,
nous.."
.,

,-- I\ous voici


4eia parvenus à des hauteurs où ,ous
échapporis a_ux ténèbres àt a lu .o*b."-ii"riî;i;,,, er
tnn corps échapper à la pesanterrr I
t. sens
-
Le- globe terrestre se situe loin arr-dessorrs cle ,,orrs ervec
toute Ia grisaille de .o détresse.

I.Je te retourne pas en pensée à ce que tu viens à peine


de qu,itter, car,toute pensée oppressante et accablante
entrave
ton libre envol I

si tu laisses plonger ton regar.l a..-derso..s de toi, que


ce soit p,our en éprouver une impulsion ,,ouvelle et accroître
ainsi ta force uscensionnelle.

t7
Que tout ce que ttr as quitté t'apparaisse comme utr rêve
futile ..,q,rel tu às pa. bottheur définitivement échappé I
-fa propre force te porte à Ia rencontre d'urre nouunlln
fo.me d" que tu ne comprendras que si tu sais oublin'
(.e qrre ttr "i",
colrsidériris irnqu'icÎ ('orlltlle tott t'xpériert<'e tle vic
1,. gtlrts élevée , . .

Ti :l:

* Tandis même que je te pa.le, ie crois perc-evoir


.o-bi"n mes paroles te sont un signe suffisant pour libét"t
ta volonté.
I

i
'l'e voici .lejA t'el"r'attt. con)rlre clélesti' I

Tor, .ego.d. trotrble voici pelr ellcore, devient Iimpicle


etbrillant...
Ilra-vonnera bi"r, pl.ls ettcore, au fur et à mesure que
r)ous approche.or,, d" Ia lumière qui est ta patrie originelle.
i l^q.relie ttr t'es toi-même atraché depuis des éons I
No.s flottons encore d.t'ts I'espuce < vide >, puisqtre riert
cl" .,e qtr'il contient rr'est er)core perceptible àr tes sers.

Pourtant, ici aussi Ia vie s'étale autour de toi dans toute


,a plér,itude, et tu prends pour d., u vide > ce qui échappe
.",,Ie*errt à ton .eg.td non encore exercé.

Perçois ici la vérité : - il n'est de < vide > nulle part


dans I", infinis, ,* tout < vide >> apparent est saturé
".po"es
.1" for-es et de vie, et tr, faculté d" pet"erroir cette vie ira

IB
s.lns cresse croissant à la mesure où ta propre vie pourra
se s,rblimer et s'affin", de plus en plus !
-

II nous faut poursuivre bea..coup p!u, hout encore notre


en*'ol à travers tous Ies espaces interstellair". t

,lointains que nous nous élevions bien au-delà des plus


. 1l .fautsoleils,
afin de parvenir d.r,s ces sphères où ron
ce-il tntérieur doi!- pour ton bien ." ,e.r"iiL, î," sommeil
plusieurs fois millénaire I * *

.l)é1,), Ics galaxies, visibles dc la terrc Il.r lcs'trirs


claires, comme de faibles traînées lo*irr".rr"i ,.r, un ciel
.le_ .relo.,rs, sont loin ou-dessous d. ;;;;;;s que notre
rol ascensionnel ait pris fin pour autant. . .

I\ous voici maintenant dans un espace incommens..rable


et, à ta surprise, tu retrouves, nous entourant de toutes parts
Ioin au-d.essus et tout autour cle nous, I".
-c-". "el"tË"*,
stellaires que nous avons laissées loin ou-rln;;;;,, d" ;;;, l
Nous sommes comrne Ëru centre d'.rne sp/rèr,, cl'rrrre
ir''re'sité inconce.rable, clont Ie pourtour csf clélir'ité llar
cles myriades de systèmes solaires . . .

Mais, au milieu de cet espace incommensurable, tu per_


çois à- présent une lumière nouu eIIe, plus éclatante q,r" I*
plys_ brillant éclair, plus étincelant"' q.r"-i"-;i;" ;rd";;
soleil des mers tropicales . .
.

t9
* Entends-je ton premier cri de joie ?

C)ui, ie ne m'ahuse pas ; ton æil intérieur vient de


ouvrir I

{, a!,

Tu étreins p1.,. fermement ma main ?

Se.tiriris:trr rléjt) r1u'à prrise't t'ut cc rlui t-'ritait jrrsrl''ici


familier t'a aba,,d,r,,r,é rt"",'""1r;il*è.",,u.r'"il"
il te faut cl'abord apprenclr "i,tr,r"
c à, ,rai, ?
D" -"r-: q.e Ia lumière qui éclaire Ia lo,.,gue rruit des
.,
sraces porarres du_ qlobe terrestre, cette mer infinie
cle
Iumière dans laq.,elle lous flotto's maintenant
vit clans cles
nrilliers de ,'u. ons fl,r,,rbu'tr'ts crl r.) .lé;l;;";rerrt
<le c''-
reurs rrrerverlleux.

Dans cette lumière vivante, ton æil ne peut rien


discerr-rer
encore parmi les fo"mes existantes.

Po..r q"'11 y parvienne, il faut qu'en rrotre .,rol ,-,ous


.r
élcvions quelque ternps pl.rs htl.,t cncore I * *
nous

:i:
f.1

Vois-ru daja s'approche, Ies prernier-s éclairs clarrs


Ia blanche.r, d" 1",r. Iumière f.tlg.,rurrte ?
-
Oriente ton regard, Ià-hr.rt, vers leur point de départ
I

Reculerais-tu, tremblant d'effroi ? I


20
, Tu sens que depuis- longtemps nous avons cessé de ,rous
éJever par notre proprcfo.""l et q'e SOlEiLbRiGiNÈL
""
d'u'e puissance de rayonr,"-"r,t t;à;;pttlT",
perceptible au centre de I'espace -ur'tenant
sphé"iqr": ;;r; a attirés par
sa force pour nous aspirer au sein même d" ,o
-mqenétiUue
Iumière de feu I

Ï* t" peux pl..s oppose, de résistance; et tandis que,


tout frémissant .r fond-Je ton être, tu crois suspend"e notre
course, te voici deia parvenu avec moi p[,r, p.à. encore
son erlveloppe de lumière ct de fc,-r . . .
r I'- de

rfi,

-' Js comprends ton appréhension, tout e' ne Ia parta-


geant plus depuis Iongtemps.

Mgi j'ai éprouvé ce frémissement jadis, Iorsq.re


'ussi, fois
pour Ia première je fus, so.,s Ia
emmené dans cette région. "o"J"ii"- Jt;- ";i;,
Je ne t'?i pourtant dit que Ia vérité dernière, en te
promettant de te conduire dans ta patrte, bie., q.r" d" ;.;;
ton être tu tressailles à présent dans Ia crainte d'être
trrréanti.

.* Si les gtondeme.ts du torr'erre dont Ie bruit retentiL


parviennent à présent à tes oreilles, ne ,ucco*be pas, d.e ce
lait non plus, à I'inquiétude I
Même à travers ce ,, cercle de terreur >, Ia puissance de
ce soleil originel nous attirera plus vite que tu ne saurais
présumer.

2t
Reste seulement sûr de toi,-même et ferme darrs
ta voro'té
de retrouver ta patrie.

Abandonne toute crainte et renonce à toute coniecture


autant gu au souci de ta propre existence ! *
Il faut que te soit indifférent d'être ou de pas être si
je ne dois pas t'avoir accompagné en vain dansne
les hauteurs
de c" vol I
II faut que tu -sois prêt au sacrifice de tout ce que tu
étais à tes yeux et de -
tout ce que tu avais pu {aire de toi.
f)ans ce feu originel, tu à ceiup sûr ôtre à pr.ése't
tronsf ormd, tu Ie .reuilles'as
ou non; mais .'"rt ,rt"r, O"ï
1,r.*
I orr verra qui tu es .f -
f)ans ce feu. t. seras consumé
-pour ôtre re.voyé crans
les ténèbres en étoile rayonnontr ufi;
;"; d;'ror, ,rror,',*-
ment elles .eçoivent Ia lumière éternell",ï" J;r;
: ta volonté
chancelante causera ta perte et te vaudra des éons
de tour_
ments.eno.rvelés...
Jamlis je ne t'aurais extrait de ta prison ni induit
à
cet envol, si tu ne m avais au p.é_alabl" t;;_*;^" -
"ii"iater-,
mille fois au cours des nuits ''"ltt;;;; ;; ;;';"ptivté
restre.

Désormais, il ne t"est plus possible cle r<rcrtlet !: *


f, ll faut que se révèle à prése't si tu irv;ris daja l" rlroil
cr(appeler> !

Seul celui qu_i de ses cris a prématurément appelé s.


délivrancg peut alle, ici à su ,rir," et J".-gorr. perdre
dans ces feux éternels Ia conscie'ce de -pour
f";_;ê*;. *
,)
I-tri aussi sera tréanrtroins envoyé un jour à nouveau
cornme < étincelle >, dar,s I'espace éternel: mais il n'avait
pas epcore atteint Ia maturité nécessaire pour devenir d'ores
et dé;a une étoile, et Ie fe,, primordial de ce soleil, qui est
ser patrie, ne potrvait Ie faire renaître à sotr état d'être Ie pl.rs
,'.lev.i. '-
* :::

[)éleste ii 1rrésent tes éparrl". de totrte crainte !

lamais encore Ia crainte rlatteigrût un grand but ! * -


Aussi longtemps qtre t'oppresse la crainte, tu ne petlx
trotrver ta derner..e d,.rrs ce |ieu originel, car ttt tr 6s pas
encore dorrs ce cas la uolonté de t'offrir toi-même en sacri-
I'ic,e pour te trouuer toi-même ! *

lgnores-tu Ia parole du Maître, .elon laq,relle tu perdras


torr âme si tu veu* Ia cons eruer et ne pourras le sauuer que
si trr seco.,". I", chaînes qui te lient à toi-même ? * -
*
**

ne puis encore. certes, te donner I'ossu.ance que ttt


.Je
sauras supporter I'ép.e,rrre suprême qui t'at-tend, mais sans
doute ne serais-tu pas velru ici si cela avait dA te faire courir
le risque des crbîmes ' . .

II est peu p.obable q..e tu m'eusses suivi lorsqu'à- ton


( appel , i'ai s..rgi près de toi, car tu te serais attendu r\
,,,rt.e clrose qtl'ilux conseils que je pouvais te donner' *
23
Luiaussi sgla néanmoins envoyé un jour à nouveau
comme étincelle >, dans I'espace àt"rr,"l,'*ui, tt ;;;;;;
<
pas encore atteint la maturité nécessaire pour
devenir
et deya une étoile, et le^ f.,, p.i*o.ar"iaï;; îI"r1, d'ores
sa patrie, ne pouvait Ie faire renaître à son
élevé.
";i;;
étut d?;;; Ë;t,
-

Déleste à présent tes épaul"s de toute crainte !

lamais encore Ia crainte n'atteignit un grand, but !

Aussi lorrgtemps que t'oppresse la crainte. tu ne peux


trouver ta demeure darrs ii",u ori^gine|,
""- d" tbiirir-ia-J'ême t" ;r.';;;
encore dans ce cas Ia volonto "", en sacri_
fice pour te trouuer toi-même ! ,-

Ignores-tu la parole du Maître, selon laquelle


ton âme si tu veux Ia conseraer et ,r" po,rr.. s te
tu perdras
sauver que
si tu secoues Ies chaînes qui te lient à toi_mêm
e?_ *
*
**

Je ne puis en_core, certes, te donner I'cssu rance que


sauras supporter I'ép.e.r.re suprême qui t'atte"a, tu
*uil;;;
ne s,erais,-tu pas venu ici si cela avait dtr te faire
lou.te courir
le rrsque des obîmes . . .

Il est peu probable que tu m'eusses suivi lorsqu'à


ton
u appel > j'ai surgi près 'de toi, car
tu te serais attendu à
autre chose qu'aux cànseils que je pouvais t* Jorrrr"r. *

23
Ceux qui, non forrdés encore à Ie faire, u appelèrent >
néanmoins, se réfugièrent toujou.s dans les coins les plns
,o-br", de le.r, "r"hot Iorsque I',rr, des nôtres vint frapper
JÏ"r. p""t". Se.rls de présomptueux téméraires tendirent
o""i.i, i"", l" guide ...re *aip sac"ilège totrt en se sachant
nolr encore PréParés. - *
Mais toi, tq ne n) as suivi qu avec lrésitnlion, et ce nr'est
raisol de croire que ttt perlx etvoir c,rrtfit,,,.,e ert toi plgs qrre
tu ne voudrais te I'auouer . . .

l{e te fois pas I'.,gent de ton propre tourment et Ïie'tot


à ton étoile !

A cette étoile qui représente ta lorme Ig OIut haute, et


darrs laq..ell" tu r&iendras méta*orphosé lorsque, dans ce
soleil d" f",r, tu te seras afft..tcht de toi-même I *

Auprès d" feu solaire, cesse de vouloir être une entité


""
dis;in;ie, car il englobe tout ce qui est, "t 4ç par sa force te
fe.. ,er,aître pour que tu vives en |ui éternellement I
,|<
rF*

-. du moins en sera-t-il
Je vais à présent te Iaisser seul,
ainsi pour tes fac,rltés de perception Fr car il faut que je
-e tra.rsforme en feu laet en rayonnement dont tu ne pour-
rais encore suPPorter vue I

Je vais maintenant rejoindre ma de-e.rre au sein d" c"


soleil éternel et, Iorsque tu me retrouveras, tu m accompa-
gneras, en tant qu'étifle, toi_oussi, darrs Ie sombre règne de
I-a terre, afin dty apporter Ia lumière à ceux qui en ont
besoin.

2'1
J-u ne seras pas, comme moi,-obrige
fois ce vovage, car nur ;;;-r; de refaire mite
t" ri" .,1' ,à'^n
le mien' cependa."r, j^ l"'-eTà .*ù"ii*é;;;"r" devoir que
,eu solaire qui m a d.";;;à;s mon propre du même
bien lon$temps aya-nt que je n'aie pu rayonnement,
te rencontrer dans moir
frrrlrit d'homme de la- ,1r*'i :"* _

Iintre rnairrterrarit clans la patrie I

Laisse-toi consumer dans Ia lumière


cle feu, _ et reviens_
moi en ftls dn la lumière ! _,-:'_

C'est au cæur même du f",,. de ce


veux attendre ta naissance, soleil originel sue ie
-"-i,r; et Ià, arr milier, d" ."" Â;;;;
tadie,r*, tu verras .lrr. qrri t'a p,,rlé, strns voil" jrrr*
sa forme éterrrelle . . .

Va vers ton accomplissement. afi,r qu'une étoile


naisse à la terre dans sa sombr" nouvelle
détr".." ! :- * H _ É
- -
*
**

25
LE RETOUR
F4
,- Je te retrouve ici en étoile
royonnante née à nouveau de Ia lumière éternelle I

I{ous voici de no,r.reau à I'endroit


-Iaissé même où je t'avais
pour
me métamorphoser en cette forme rayonnante
de lumière où tu me vois à présent, après t'être toi-même
transformé en lumière r.yonrrante.

, Maintenant, tu peux concevoir toi-même pourquoi tu


n aurars pu, auparavant, supporter ma vue darrs Ia fo"me
Iumineuse où me voici. . .

Dès maintenant
-et pour toute éternité, nous
unis consciemment dans
sommes
Ie même feu originel I
Tu sais aussi, désormais, que tout < Maîhe > est forcé-
ment, ici, Ie < disciple u d'un pl,r, .""ompli q.r" Iri
"tq;;
cette échelle hiérarchique est nécessairement ittirritJ", ï;
fait que I'absolu ne connaît pas de fin
"" rri et a"grJ
degré < suprême > voit apparaître J""."t"i"r
que tout
"î lli-
supérieur encore, dans lequel il se transforme ensuite
même après avoir réalisé ses propres virtualités les plus '
élevées.

Nous sommes encore l'un et I'autre les échelons les plus


inférieurs de cette échelle céleste I

29
Ainsi que tu sais, il me fut jadis imposé Ie sermerrt irré-
'*rocable de tr" pas quitter Ie circuit de I'Esprit éternel par
Ieq,rel vit I'hom-e de la terre, avant q,." I" dernier de m"s
frères humains ne soit, comme toi, entré d.ns Ia lumière,
. . . avant qu'il n'ait été réintégré ti I'echelle des étoiles au
rayonnement éternel. *
C'est pourquoi je dois, comme toi, retourner maintenant
dtlr. Ia nuit de Ia terre, et même lorsq.,e ma vêture terrestre
seril trsée jusqu'à Ia lrame. jc rr'atrrai jamais le droit cle
<Jrritler le circrril spiril.,el cl" I'fr.,rr',-" cle Itr terre tant qu<:
ccllc-ci c<lrtlirttrcl',, cl" yrorter cles ôlrcs hrrnrairrs. + d *
()trtrnt i\ toi, Iorsqrr'r,rr jorrr tu r)e seras pl.,s Iié p,r,, 1".
chaînes terrestres. ttr atteindras arrssitôt I'échelon suivant,
auquel tolr æil spirituel me voit. t\ présent, mais fu ne seras
aucunement tenu cle l''\, mai.nterûr... Po.,,, toi, ce clegré
constitrre se..lement I'une des form cle percepti<>n senso-
,ielle et non pas. comme pour moi :"s- un cha-p d'activité
de .no,r propre choix et mien cle toute éternité I

Dès que tu auras atteint ton accomplissement suprême


t\ ce degré, tu apercevra, u..-d"r.,rr de toi Ie degré immédia-
tement supérieur et, aussitôt, ttr t'exhausseras tot-même à
ce degré plus éIevé. IJe même tu te seras un jour mué dans
r)rir fo"-e présente, Iorsq,,", Iibetf cle I'animal terrcstre, trr
lc scras lrorrvé dar,s Iorr accorlrplissenrent le plus hatrt.
Cette nscerrsiort incessturte ne conntrîtrar pas de fin I'étct-
rrité durant et, en vérité, l'...o-plissement Ie plus élevé à
chaque degré particulier apparaissant successivement clu-
dessus de no.rr requiert fois des périodes de temps
"h.q,l"
,Ie plus en plut longues, si bien q.re finalement I'<< éternité >
même, au sens que nous uutres humains donrrons à ce mot,
n'est pl,ts q..'.rne in[i-e f.action du temps nécessaire aux
30
clegrés Ies pl,rs élevi:.s porrr attei'rlre la'r .cconrplissement
srrprêrne.

Ici, toute parole humaine prétendant à te ,errdre saisis-


ruble cet éternel devenir n'est que balbutiement; et ce n'est
donc qu'après avoir acquis Ia faculté intérieure de pénétrer
tout cela, que tu parviendras par ta propre contemplation
à Ia connaissance dernière.
-
L'amou, du soleil originel qui de son sein vient de te
faire naître en étoile éternelle est maintenant vivant en toi
sous Ia forme qui est tienne et c'est de cet amou, se,rl que te
viendra Ia force de perception sensorielle intérieure !
4r

cepend-ant, avant. de redescendre d,.r,s les zones d".


systèmes planétaires extérieurs et de porrrr.ri.r""-pi;; b;;
encore cette plongée jusqu'à retrouver ia terre, .ro.r, ullor*
ptolo.tger un,peu notre_séjour au centre de ce .agr," d.l
devenir causal e' éte'elle activité, et contempl", .J*
veilles I -*r-
t!
**

- A ta stupéfaction, ici même,_oÈ t. ne percevais aupa_


ravant que Ie flamboiement polychro-e d'.r.re 'de
Iumière, tu te vois entouré maini"r'urrt d'.rr, *o'i" -e,
de formes primordiales. * ^r"""""
A présen-t, tu vois qug tout ici est de forces
"*plirecevoir
génératrices de formes qui doive t.,t elles-mamei leur
conformation pour pouvoir ensuite créer successivement
d'autres formes.

31
Tout cela te paraît encore chaotique, et tu ne sais com-
ment l'interpréter I

Mais tu sauras bientôt Ie detneler si tu apprends à présent


à te servir de ton æiI intérieur !

Tu sauras alo.s déchiff.e. bier'r de. chnses qui t'envi-


ronnent ici, semblable. t\ des hieroglyplres, et tu finiras par
y déco,r.rrir aussi Ia ,< cIé > qui delie Ies chaînes que tu étais
oblige de porter sur terre en tant qu'être humain danr rott
incarnation terrestre.,-

Ainsi te sera << ouvert > I'accès à ton êtrele plus proforld I

*t

Entrelacées et enchevêtrées d" mille façons, d'ir'rno*-


brables vues du centre intime de l. vie causale surgissent
ici devant toi.

Ce sont encore pour toi des images > parce que ton
<<

entendement n'est pas encore exercé à Ia perception de Ia


vie causale originelle, et pârce que tu es hubit.té à devoir te
faire une image de toute c,hose avant de 1t.rr.,'*roir Ia com-
prendre.

Ce que tu vois ici n'est en vérité q.re Ie centre d'action


de ces forces d,r de.r"nir, ancréer d.n. Ieur fondement pri-
-o.dial et dont Ies effets constituent tout ce qui jamais
advint. . .
T.. pe.r* donc app.endte à retrouver et reconnaître ici
tout ce qui jamais fut, et tant que tu resteras incapable de
reconnaître ici ce qui peut y être reconntt, tottte ta << connais-

32
sance terrestre ne t'aura fourni que_ des
>>
écrans opaques
trompeurs, ornés par ton imagination de
fo"*ules propres à
te dissimuler bn ignorance. d É

*tx

Au sein de cette activité créatrice aux miile


aspects, re
sens intérieur que viens d'acquérir
-tu et qui riunit tous res
autres sens saura bientôt degager des elà"rri, p..ticulie;;
à travers I'enchevêrremenr _"t[iot" d"J;;;:"'"

La uie créatrice se dévoirera_ à toi dans ses différentes


phase, depuis l'origine a", *""a", i- -s"r ^)Lr

Jusqu'à ses p/us lointaines origines wu'!D


d"..ns Ie
passé te deviendra Ie présent '
temps, re

'l,.out-ce que
des,hommes ont jamais pu concevoir n'est
que l'ombre et Ie reflet d" existe ici I _ _ _
""-q,ri
Il te faut d'abord savoir cela pour que ce rnottde
merveilles aux co.,leurs luxuriantes te de
révèle ses intimes
secrets . . .

Que ton tegard ne retourne pas à ce qui est d.e Ia terre


";";;"";;r.sons
et. ne cherch. pas .ésoudre
I saisissableÉ;.;
est en soi unique, et ce qui
seulement ;;.1;i;; Ë;
lui est propre !
'I'u verras des signes,
des formes et des coureu.s évoquant
parfois des similituâes t"r."J".
pas vouloir co:np:rrer,,sous peine "t -.ierl";i; ru ne dois
à,";b;Z;ù;i"qui est en
soi simple et dont il n'existe pu. d"
;:;ot;;;""i'*-
33
C'est un longage nouveau qu'il s'agit ici d'apprendre à
saisir et c'est seulement lorsqu'il aveilI"era en toi des réso-
nances à I'unissotr des siennes que tu auras progressivement
I'intuition de ce qu'il veut te dire. ,-

D'antiques lirr.es de sagesse t'apportent sur tene Ie


message de ce langrge mais tu t'es par trop éloigné de la
connaissa.tce de ceux qui les transcrivirent, et de I,. sorte,
tu n'as cessé d'ac"o-moder Ie texte des ,ages àr les propres
vues...
Lorsque, plus tard, tu auras appris à reconnaître ce
Iangage, tu souriras, étonné de ta sottise satisfaite à moindre
frais, et tu ne compr"rrd.as pas que ces textes aient pu jadis
rester pour toi des énigmes obrc..r"s, ou que tu aies pu
prétendre fournir une < explication >> en ,r., do*aine où de
plus sages que toi avaient voul., t'apporter lc dernière
clarté.

u La pr.ole d.r Seigneur retentit darrs tous les pays >.


mais il faut d'.bord savoir en perceaoir les résononces avant
de vouloir interpréter Ie sens de ce langage . . .

Si, bien que sou"d, à ce langage, tant d'humains ne


s'étaient acharnés à I'exégèse, il règnerait en vérité moins de
confusion sur terre I
*t*

f)ans les << > cosmiques infinis, il n'est pas de


espaces
force dont Ia nature ne puisse se révéler à toi, à Ia fois par
Ie so.t et par Ie signe.

Ici, toutefois, où tous les sens se fo.rdent en un setl,


son et signe se confondent aussi en une perceptio n unique.

34
Reconnais ici forme et couleur, et aussitôt, Ie toucher,
Ie goût, I'odorat et I'ouie ,""orrt en -toi vivants.
- t1 ,_
Comme tu es, _toi aussi, constitué des fo.ces mêmes que
tu perçois ici, tu dois forcément trouver en toi une réponse
intérieure à tout ce qui se présente à toi.

Garde-toi de voul o1r attribuer Lrn sens arbitraire à que


tu vois ici, mais attends datts un calme absol,, et encetoute
sérénité q,re Ia réponse te vienne ,I. tot_^i^r- I
, .!orro:e
,hésiter. tu aura s obtnnu Ia répons e, f ais-Ia tie'ne sans
sache toutefois qu'ici chacun
réponse et tu _reçoit sa propre
-que_ te frustrerais d,. mnilleu) si fu -ro,.iri,
attendre celle des crutres pour Ia comp.rer à Ia tienne
!
q_ue- tu es né, seul et sans réplique,
, ?" -:T"
Iumière
de Ia
solaire du feu o_riginel et que tu es d"rr"..,, ,i.rri étoile
rayonnante, tu es seul aussi à pouvoir acquérir
toi-même ta plus haute connaissa.r"". c"p""i""t,
ici pour
de celle-ci reflètent aussi Ia connaissancé de tous
I"r-i";;;,
les autres
êtres humains ayant comme toi appris à connaître.
..
,r
**

sais-tu maintenant pourquoi- je ne dois interpréter


ici pour toi ni les formes ni les ?
"o,_r1",.r, -
Je pourrais seulement te donner du dehors mo' inter-
prétation et te frustrer ainsi de ta ptopre réponse.

O", seule ta propre réponse éveille en toi ces forces dont


tu as besoin pour atteinjre ta forme d'accomplissement Ia
plus haute.
-
35
Nous allon. néanmoins rester aux côtés I'u' de I'autre,
n'attends pas de moi que j'interprète ;;; toi ce
f":r d,;i
taut que tu apprennes à saisir toi-même à ton ptopre baneftce
et à ressentir toi-même pour toi-même I

36
VUES COSMIQUES
, - TgUT en étant u delimite > par des myriades de
soleils et de mondes qui en émanent, jt"rp* intérieur de
Ia < sphère > da's l.q,r"lle nous nottà^. lrrfirri t -,
"it
Ici se détermine Ia chaîne sans fi' des éuénements;
et si jamais tu voulais approfondir toutes les merveilles de
cette actiuité éternelle, toutes les éternités te sembleraient
n'être qu'une brève journée I -,

Sais-tu, peut-être, qu'il y eut jadis sur Ia terre des


< voyants ) qui, par trop sûrs de Ie,' do^ relatif de voyance
poussaient Ia prétention jusqu'à vouloir i", ;"-p;
qui s'écoulent entre Ia naissàrrce d'..r, univers
".1",r1",
et sa dirri-
Iution finale darrs I'< incréé > ?

En vérité, ils étaient inconscients de leur folle chimère


et ne soupçonnaient pas _avoir été précédés par de plus s,,ges
qu'eux dont le langag_e l_eur était devenu i.,intelligrnt". ë",
< voyants > imitaient de Ia sorte I'enfant qri ooulrlt, dit-on,
transvaser I'Océan d..,, une petite cavité |
- -,
ù
**

Le << iour cosmtque > qug ces ho-mes voulaient calculer,


est éternel a., sens propri du mot : sons commencement ni

3q
lin, en même temps qu'est éternelle, aussi, Ia < nuit
cosmique >> I .-
L'étetnelle EMANATION de ce soleil de feu originel
qui t'a fait naître comme étoile lumineuse se fixe éter-
trelleme.tt la limite extrême de sa propre action dans tous
Ies univers qui nous entourent ici sous Ia forme sphérique
de nébuleuses blanchat.es phrs lointaines.

Eternellement, d.e nouveaux systèmes planétaires nais-


sent Ià dans Ie cercle ininterromp,r des univers préexistants
et, éternellement, d'autres univers sont aspirés avec leu"s
innombrables soleils et leurs cortèges de planètes, da.ts
I'., espace > infini. ,- t<

Aucun calcul de ce.veau* humains ne saurait donner It


notion des temps nécessaires à Ia naissance ou à Ia dispa-
rition serait-ce même d'un se.rl d" ces univers I

Jamais Ia Re.relation spirituelle ne s'est abaissée à vouloir


dévoiler à des esprits humains sur terre des choses qui leur
demeurent éternellement insaisissabler.,-

Tout ce qui, de I'Esprit, parvint jamais à I'homme, a


toujours été sagement adapté à ses facultés de compréhen-
sion, et, pa" Ià, de nature à porter ses fruits jusqu'à la
somb.e contrée de I'hu-anité terrestre. .*

t**

Te semble-t-il étrange que des choses se rapportant au


tréfonds de I'Etre originel te soient dévoilées tandis que
leurs manifestations extérieures doivent te, rester insaisis-
sables ?

40
I

EF,TAI\A"fIOINI l

{l
I

l
Voyons,- reviens à toi , n'oublie pas que tu es ici dans
ta potrie originelle qu'une impulsion incoercible t'a fait
.bandonner pour d"s contrées étrangères, voici des éons,
bien que conscient d'être .ppelé à te manifester en ces
contrées extérieures dans les se.rls eÏlets de tes actes, et nor.r
pl.rs dats I'essence originelle de ton être | - -
C'est ta propre gtr.n,l".,r qrri t'a rnr jour entraîrri: à Ia
clrtrte I ._

Même aujourd'hui, tu es encore en état de s,rcco.nber à


nouveau à Ia chute et d'ajourner ainsi une fois de pl.rs pour
des éons ton retour definitif dans Ia lumière. Même des âmes
Iiéer par un væu identique à celui qui pèse, .r en fardeau
Iibrement choisi, È sur mes épaules comme sur Ie. Ie,rrs, ,-
s,r"combèrent à lulne rlouuelle chute dans les ténèbres lo.s-
q..'elles ne se montrèrent pas :\ Ia mesur" de le..r prop.e
grandeur.
-
Si te voici sous ma conduite, c'est donc porrr évit'er qrre
tu ne te laisses entraîner . . .

C'est seulement au centre Ie plrt intime où nous sommes


que s'érigera ton << royaume > afin que tu saches agir à
nouveau da.ts Ie *onde extérieur I
Ici, tu agiras alors un jour d" pa. Ia force même dont
sont issues toutes choses extérieures; mais dans Ie -o.tde
extérieur, tu ne rencontrerais que des forces diuergentes,
trop puissanfes pour toi, en ce do*aine où tu ne peux te
manifester dans ta force lumineuse. ,-
Tout, dans I'., espace incommens.r.able, n'est assuré
>>
d'exercer son pouvoir et d'attester sa force qu au lieu même
qui lui est assigné, et ne peut s'épanouir pleinement en nul
autre lieu. . .

42
Même la lumière originelle ,f a de poulro ir qu'en eIIe-
même bien que Ie grand tout infini jaillisse d" ro., sein I *

PIus Ies forces jaillissant de ce soleil de feu primord.ial


universe-l générateur - s'éloignent de lui, plus elles
-perdent
d" Ieur stmilttude avec son essence, jusqub devenir,
à Ia plus extrême périphérie, d'u.e nature opposée à Ia
Sienne. - - -.
Ce rr'est ryrr'ici, ct, certlre itilirn. cle cette sphèrc i'conr,
,r,en-.,,.able, que llous sommes encore dans Ia vie véritable-
rrrent << cliuine >> I

I)ès (l{re }rous plongeons à ,ouveër* darrs cet rr'ivers


l)orrr y at_teind.e Ie globe terrestre, nous sommes, plrysique-
ment parlant, à I'écart de cette vie u divine > et ,ous ne
pouvons plus Ia conserver qu'au tréfonds de ,rou.-même . . .

IIest vrai que h force spirituelle di.rirre pérùtre e'core


intimement la périphérie extrême; se..lement, Ià n'est pa, le
Iieu de son pouuoir et seuls ceux qui prennent consciencc
d'eux-mêmes er leu, tréfo'ds peuvent encore Ia trouuer
en eux.

Si, srrr terre, la natrrre t'a néanmoins ;rarr^, .e-plie .le


<, mi.racl.es rftrlins >, songe clue In périphérie extrême, eIIn
rrussi, a son origine o.. Ii",, Ie plus interne et qu'en clApu de
son caractère antagoniste, elle révèle encore les ultimes
traces de sa provenance de Ia lumtère originelle !

Mais Ia, dans Ie extérieur, tu auras les mains


^onde
Iiées, car les forces antagonistes étant Ià en leur domaine,
s'y trouvent par suite en leu" pouvoir.

43
C'est donc du tréfond"s Ie plus intime de ton être que
tu es sans cesse oblige d'atteindre cette haute région d.e
Iumière si tu veux maîtriser ces forces antagonistes dcns le
monde extérieur, même dans les moindres choses; encore que
tu ne puisses jamais les soumettre lusqu'au dernier reste ! -
Des faLirs et des adeptes de Ia magie, avides de pouvoir,
se sont efforcés d'y parve nir autrement, en mettant à leur
service, au prix de Iongs efforts, certaines formes de ces
forces antagonistes; mais il ne s'en est jamais trouvé aucrtrt
sur terre qui n'ait dtr fitr.lement se briser piteusement au
milieu de tous ses artifices. É

Les magicien s diuins cl" tous les temps ont toujours


exercé Ieur action exclusivement à partir du lieu où nous
sommes, de par les forces de Ia uie divine qui nous entourent
et si Ia légende en a fait des < faiseurs de miracles u, elle
r q,rand même manqué de reconrraître Ies < miracles > réels
qu'ils accomplirent car ces miracles authentiques échappent
à I'æil humain, tandis que leurs effets, que Ie reg^"d perçoit
vraiment, n'en révèlent jamais Ia couse véritable.

C'est en ce lieu-ci, qu'il faut reche.chet les signes que


doit pouvoir utiliser tout homme appelé à acquérir d".
pouvoirs de magie dirine; mais jamais ces signes ne furent
décelés par des êtres altérés de puissance et avides de
passer pour des faiseuts de miracles. ,-

C'est ici, en ce lieu saint, qrre tu dois apprendre à


ressentir ce que ces signes veulent te dire.

Pour que ta patrie te confie ses trésors, il faut que tu


parviennes à te sentir ici à I'ais e et chez toi !

**
44
IN PRINCIPIO ERAT VERBUM. . . > ,r Au com-
<
mencement était le Verbe ,* te dit un livre sacré, et maint
chercheur a dela tourmenté son pauvre cerveau en se posant
en vain Ia question : pourquoi tant d'importance au
,, Yerbe; r< pourquoi donc Ie sage definit-il par Ia < parole >,
Ia cause première de tout devenir ?
-

Les termes dans lesquels cet enseignement a été for-


mulé témoignent cependant de Ia pl.rs profonde voyance.

L'éternelle émanation primordiale qui jaillit d,, feu


solaire originel de I'amour éternel prolè re elle-même en
une éternelle .rolonté créatrice, "e
- devient elle-même mou-
vement rythmique globulaire, devient Yerbe originel
projetant hors de Iui tout devenir selon Ie nombre et Ia
mesure qui lui sont intrinsèquement propres I

La parole du lar"tgage humain n'est que le plus lointoin


écho de ce u Ve.be > qui est < auprès de Die,, > et qui est
Dieu d'éternité en éternité I
-

Le sage parle d'ur, << commencement > qui a touiours été


et sero éternellement !

45
Ce u commencement >> surgit en ce lie.. devant ton æil
spirituel et Ie ,rYnrbe > se révèle à toi par Ie rythme et Ia
couleur, p." Ir forme et Ie son, comme expression première
d" I'ét"rnelle volonté créatrice.
Faisant appel à ta sensibilite, persiste en ton recueille-
rnent et cherche en toi-même, nu plus profond de ton être,
à éprouver Ia vie Ia plus profonde de Verbe originel
"e
d'où provient tout ce qui iamais fut et d..q,r"l naîtra tout
ce qui jamais sera I

**
6

46
i,\ Ë)ftJhiiJljt{} f :Ët;\ ë'Vf:,i{f,}[_jh,t
:l*
l.
_ E.' tant que u LUX IN TENEBRIS
I-umière dans Ies ténèbres, ce Verbe originel se profère lui-
même dans Ies profondeurs insondables de I'u espace ,
engendrant de lui-même Ia forme primordiale et, dans Ie
-.
frémissement de Ia prise de conscience de lui-même, il
s'édifie dela ;a-même son autel d'adoration. .

Tel un chæu. de prêtres, des formes investies du pouvoir


créateur originel entourent cet autel, emplies de vénération.
Cristallisées dans leur conformation première, elles sont
encore rigidement figées, tout en constituant deia une prière
muette. . .
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**

48
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( I,LjX II\ l-HNIfiIlRIS... >

49
Ici, toutefois, Ies formes constituées ne peuvent rester
fixes en leurs contours et tu vois comment u.te p.of.rsion de
formes laillit aussitôt d" I. forme première en une génération
éternelle, ,* comment des formes sans cesse ,enouvelées
prennent naissance, voguent et s'entremêlent jusqu'à ce que.
de le,-,r plénitude, re dégage Ie joyau de plus en plus lumi-
neux dans leq.."l Ie u Vetbe > se reconnaît et se concrétise
dar'ts Ie tnor-tde iss. de sa parole

Et comme il resplet-tdit dès lors victorieusement au centre


même de son auto-formation, Ie chant d'allégresse de Ia
création première s'élève de toutes parts à Ia fois à travers
toutes les sphè"es spirituelles.

< -l'E DEUM LAUDAMUS . . . )>, Dieu, norrs te


louo.,s, - c €St I'hymne à Ia forme qui retentit i\ travers Ie
premier -orde créé de I'Esprit, et lorrs les cierrx sont ernplis
cl'u.,e sainte adoration . . .

Ici, Ie ,rYerbe >> est devett.. <<moi > darrs sa propre créa-
tion et, dans I'allégresse et le ravissement, toutes les formes
issues de I'Esp.it reconnaissent en ltri Ie fo.tdement de leur
existence. '-

Le règne d.r p,r" Esprtt est né, gravitant à jamais da,r.


I'orb" de ses propres fo"mes.

Le Verbe originel se po.ochève dans son accomplissement


Ie plus profottd I
ù
.L .t.

50
I
':

(, TE IIELIF4 I,AlJIlAMiilS.". u
Mais, dars cette rphète de lumière où nous sommes,
sa volonté créatrice n'est pas encore au terme de son action.
Ce règne de I'accomplissement intérieur Ie plus proforrd
est resté, Iui aussi, empli de pouvoir créateur et poursutt sa
création dans I'u espace >> éternel incommensurable, .-
errgend.e lui-même ses propresli^ttes et crée I'actionréactive
de I'u espace > éternel, du temps éternel. -,
Ce qui, dat,r Ie monde de I'Esprit Ie plus intérieur, est
Lr,tr, r- devient ici d"ualité, et ton æil spirituel voit surgir unc
sorte de chantier cosmique au sein duquel In fo.ce préexis-
tante de I'Esprit élabore les formes .le ce q'i est con,ditio,t
préala_ble à Ia_formation de ces systèmes planétaires qui,
sous I'aspect d" Iointaines nébuleuses, ,',oru contiennent
dans cette .phèr" de lumiète: È c'est ici q,re I'æuvre créa-
trice enfante ESPACE ET TEMPS des ensernbles de svs-
tèmes planétaires extérieurs I

_ Cet espace ne répond plus à Ia même notion que


I'<< espace >> éternel, mais il en renferme néanmoins les lois . . .

Ce n'est plus I'u espace , d" I'Esprtt incluant en lut


son temps, mais un espace qui, nouvellement créé, doit
engendrer d.e lui-même son temps. *
Alots qu'tci tu t'infiltres à. trauers I',, r,spt,ce > éternel e[
clue tu en es toi-même pénétré, * I'espace çyénérateu.r cltt,
lem.ps t'imposera en tous Iieux des lim,ites I *
Ta.dis qu'ici, datrr I'<, espace >> éternel, ton æil spiritucl
est capable de-voir comme s'il était lu,i-même..ne-sphère
incommensurable embrassant en elle toutes choses, et perçoit
de tous côtés simultanément, tu ne pourras, I4-bas, voir que
cl.e I'intérieur uers I'extérieur, ne percevant jariais I",
qr;'e cl'un point d.éterminé. "hos"s
*
**

s2

1,
t:{1i::jj:
'l !i:1
ii
'
;r: ' . :..i.f.i,.
. .,j
r!,::,: i:, I,r,.:!: r.t:::.i
r,;;.i.--;+,i';r;ii:,?#*i*;,it
Maintenant seulement commerrce Ia deuxième création,
,* eui est en somme Ia résonanceu\térieure d, u Yerbe ,
dont naquit Ia première !

Les vagu". de. ténèbres les plus extérieures s'étendent


.u loin comme une mer incommensurable. ,- Cependant :
< I'Esprit de Dieu plane au-dess,rs des eaux >, et sa lumière
à I'éclaj resplendissant, pleine de force et de pouvoir agis-
sant, plonge sa volonté créatrice dans Ia
en une éternelle GENERATION PREMIERE.
-e, des ténèbres

f)es signes
magiques primordiaux adoptent les for*e,
de -orrdes extérieurs et bientôt ton æil spirituel verra Ies
ténèbres se dissiper.

ô
I\L

54
x{
fâ -È1'1i'
{+{ .:-J :ii::
I -"?J .'J
\'.:+
-.?
tr 6r :,,: '- ;:: .:i.
5i:::: ',. . i:, i '

it"
J,
Tu vois apparaître des GERMES DE MONDES da,.,s
.,n dôme de fo.ces en action.

Sons cesse ces germes vont se pressant vers l'existence,


tandis que Ia ,rre, des ténèbres se mue en un nuage ravon-
nant.
*
*f

56
GNRI\TES MC)NI )I'"S
De ces germes, tu vois dé;à naîtte des MONDES EN
FORMATION I Dans leur puissance originelle, des forces
créatrices sont à I'æuvre et, comme des traînées de vape.rrs,
la lumière cosmique traverse I'esprce errgendré. -
Bientôt, Ia formation de ces mondes sera acco-plie.
ù
**

5B
foIOI\DES EN I.ORMA]'IOTJ
5q
T., vas assister à présent à Ia NAISSANCE DU COS-
MOS, tu verras les -ottdes extérieurs engendrés sortir du
domaine d"s fotc"s plastiques de I'univers . . .

Dans I'éternelle nuit cosmique, .* à des distattces infinies


du soleil de fe.t originel de I'a*o,.r éternel qui te fit naître
en. étoile, F. rrn nombre infini de for-ations astrales glob..-
Iaires sont nées. '- EIIes sont Ia limite extrême que se fi*e
elle-même I'action du Verbe originel ,- elles constituent Ies
galaxies lumineuses qui nous entourent ici de toutes parts,
.,l-d"r.,r, et au-desro,rs de notrs, comme une voûte infini-
ment lointaine.

:l€ *

60
hiÂlSSAi,*{1tr cû5\,iûs
A, présent, ton æil intérieur va pouvoir percevoir l'ac-
co-plissement des événements ..r, I'rn d" mondes qui
vivent désormais le,-,r propre vie I "".

t'ai dit, souviens-toi, -" qu'il n'est rien, parmi les formes
Je
engendré"s darrs Ie passé, ni parmi celles qui Ie seront darrs
Ie futur, qui, dans ce règne de lumière d.. plus intime deve-
nir, ne puisse être perçu en des visions déco,rl.ttt des origin.es
c.usales I ,-

Ici, tu suivras les che-ins de I'homme esprit dé"h,r, ,*


<< déchu >) pour s'être dg"obg à sa patrie originelle afin
d'épro,rver Ia vie a Ia lim;te externe de sa création, oblige das
lors de parcourir ce, morrdes extérieurs afin d'échapper un
jour à cette erreur insensée dans I'orientation de sa volonté,
et de se retrouver ainsi capable de uouloir faire retour darrs
Ia Iumière de sa patrie éternelle. ,*

+4\

II ne découvre tout d'aborcl sur ces morrdes qu'un


LABYRINTHE aux somptueuses co,rlerrrs, mais étroit et
figé, qui sans cesse Iui promet une issue vers une lumière
no,rvelle, et sans cesse Ie déçoit à nouvearr. ,<

- Epuisé, il finit pâr s âccorder une pause, car il est oblige


de cons-tater que sa forme spirituelle ne peut trouver Ià
aucune liberté.

'{< *

62
i .ÂflYltthi'ft-il,.
C'est ainsi qu'il se sent animé d'un impérieux DESIR
D'INCARNATION; et lui, jadis hbre au-delà d" toute
notion possible, rejoint à présent Ie cortège des millions
d'êtres qui aspirent à recevoir sur ces -ondes leur forme
extérieure.
*
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64
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F
1,i .
Parvenu linalement dans Ia bête à une forme d.t -ottd"
extérieur, il croit voir Ià un nouvel ittdice de Ia pertinence
il;;i'q..'il a pris, alors qu'il_ cho]!_s_igpJement datts Ia
rrhil hor.ibl" ei t"rrifitnte de Ia LUMIERE ASTRALE
qui entoure chac,rn de ces -ottdes extérieurs' '-

Elle est trompeuse, cette lumière, mais ses fotces ne


lâchent pas p.isË sur celui qui s'est aventuré d.tts son
d;;;;";,-r'"rrforr"" allant à tâtons de tromperie en qystifi-
;;;.;, "àl,ri-"i,
fir,alemerrt dans Ia laute, manifestant
.lors, sa démence fourvoyée, son dédain envers toute
"r,
Itrmière.

66
I.,a bête 11.*n.l alors plcine possession
d" sa nat.ure spiri-
tuelle pour lui ménager son SODOME en des orgics
effrénées conçues par sa spiritualité besttaltsée . . "

6B
SODOME
69
ll ltri setnbl" alors cltre tout espoir soit pour lui perd,,
jtrsqrr'au dernier et, da,-rs.l"r ténèbres ef[ro1,ables, il erre
t\ lravers un INJTERNO, É un er,fer c1u'il s'est ltri-même
créé, * torttrré cle terrerrr-s consécrrlives ;) son erctc clémentiel.
rlrri Ic lr,rrrrch,,sscrrt conrnre clc. [rrriers.

Nulle évirsiorr ,,c ,cnrble pl.,s ici possiblc. -


Rietr ne lui est épargné des afftes d" I'épo,.vante jusqu't)
ce que Ie désespoir I'trmène à Ia réminisce,',." de .u gro,"rd"..,
passée et au souvenir de ror-, <trigine cltutne.
-,
:i<
,t+

70
INFERNO
Alors seulement, il éprouve pour la première fois cet
appel nostalgique d'un retour qui doit Ie cottd,tire un jour
vers le. hauteurs de sa patrie qui pour I'heure lui semble
évanouie dattr un Iointain infini.

C'est avec hésitation et appréhensiorr qrre *'nc",rrrrJrlit


lc lrrernier pas sur la voie d., retorrr . ..

Lcpressentimerrt érttrr ,l',,,, sirlut possilrle arrinre sor)


aspiratiorr r',ot,.relle.
.t/
tdr

,7o
Après d'intermittables efforts torturants, il aperçoit
q,r.^J même dans Ia nuit opaque une l.teut datts
"rrfin
Iaq..elle il reconnaît la lumière de s. patrie.

Avec une énergie redoublée, tâtonnant dans I'obscurité,


il dlrige ses pas vers cette lumière.

Enfin, il s'en apptoche.

Au centre même d" sor, il clécorrv.e al.,ts rln sAnc-


",tfer,
trraire caclté.

DAia, il serait tenté d" se croire sauvé, mais des ye..*


terrifiants fixent sur lui le,rs ."g.tds spectraux, '-
"lo.s
de, cerbères effr.yants montent une gttde menaçante . . .

II doit faire usage de ses dernières forces pour ne pâs


être terrassé par une terreur mortelle.

Mille fois il tente d'app"oche, les hautes *atches pour


franchir le settil.

Mais à chaque fois il est retentr par Ia ftayeur que lui


inspirent I"r gotdietr..

II reçoit pourtant lirtalement Ie prix d" to persévérance.

Du haut des ténèbres, Iui parvient une voix qtri ltri


insuffle une force ttouvelle.

Soudain, il se sent comme pris par Ia main, eb c'est d'ttt


."grrd assuré qu'il affronte les monstres menaçants pour
f"at chi" alors Ie seuil er-t hé,tot victorietrx.
73
Il se trouve dès lors âr I'i.ntérieu. d., sn'rcttraire cies Mvs-
tères et il a aussitôtl'impressio'que la < bête > s'est det."Ëe"
rle lui.

II se ressent à nouveau comme un être sptrituel et, da's


la ferve.rr ia pius profonde dont il est empreint, yaillit de
ses lèvres Ia parole < DE PROFUNDIS...)), -. de Io
' ô Maître, déli.rte mon âme I
profondeur des abîmes,

Il-se prosterne en prière devant I'image divine qu'il aper-


q:oii dans les profondeurs c{e I'espace baigné de lumière.

Sa prière lui apparaît ici cûmrne la première clé1iru.,.,r,,"


cl',rrr tourrnent insupportable . . .

74
DE PROF'UNDIS
75
Or, comme il lèrr" ertfin les yeux, il obs"tto" derrtère
I'image dirrirre une rro..v"ll" clarté rayonn_ante et se sent
entraîné par une main invisible à pénétre, dans ce foy"t de
Iumière.

D'un pied mal assuré, il prend sur lui de suivre à pas


comptés.

/cù aussi, il lui faut encore travers"t d"t dattgets mena-


çants, mais toute crainte I'u. désor*ais abandonné'

Firr.le-ent,Ies derniers voiles s'écartent devant Iui dans


,rn grondement de tonnerre et il déco...rr" face à lui Ie lumi-
,,",r* joyau de Ia REVELATION . ' '
Des souvenirs depuis longtemps effacés se raniment en
I,ri il ,e se.rt ,.-"rré o., Ii".t spirituel où, Iui aus i, jadis'
avait"t perçu en un ,, Te Deum )>, son propre chant d'tllég.ess"
à I'unissott du chæ.tt des Esprits . . ' ' '
+

76
REVELATION
Ivre de joie intérieure, il avance vers le joyau qui se
trarrsforme à ses yelrx en un sr;letl devant leq..el se dissipent
jusqu'aux derniers voiles, vaincus par Ia lumière.

C'est nruinterrant seulenrerrt qu'il grarvient à I'lLLuMl-


NATIOF.J totale et son être tout entier resplendit dans Ia
p,.r" I..-ière de I'Esprit. ,-

7B
ILLUMINATION
79
Ainsi prr."he., é lui,-mêmn en le plus pur rayonnement,
il embrasr" olo6 du regard so., che-in et il assiste à I'acti-
,riré d", fo.À", d" fo.ces plastiques issues des
"re.tri""
Oroforrd"..r, originelles édifiant un T"-ple auguste d.tts
i"q,r"l I", voil", du Saint des Saints s'écartent Ientement
devarrt Iui pour révéler un joyau bien pl'j rayonnant encore
f pl.r. précieux que celui qui lui avait arpporté Ia
"i """"",rpde
réuél.ation I'i-tge di.tit-te.

ICi, iI tTOUVC C"fiN I,ACCOMPLISSEMENT dC SCS

aspiratior',s les pl,.t ho,,tes . . .

{- -1,

Mais i[ éprouve à présent Ie déri" de retour^er à la terre


.*té.i",rr", ,uch.,lt désormais qu'il ne pourra trouver le salut
Jr". ,a for-" teruestre qu'à Ia conditiop de se faire, d.ont Io
chair, I' expressi.on rln I'EsPrit.

Ainsi qu'il Ie sent à présent , incarner I'Esprtt, c'est -la


clé qui deii""r défir-ritirrement ses chaînes terrestres et lui
p"rrrr"ttr" d" fo,rle,^ Ie sol de Ia terre en homme ltb'n,'- en
fttt dn la lumière, ,' e' ho-- e sauvé d"e pa' ses propres
(prrvres, et sauveu, dn sns lrères humains,,- en auxiliaire de
ceux qui, à son insu, se tenaient à ses côtés s.." la voie de
son salut.
-f

BO
A{'{'{ )N,'ilrt,l Ss tiN{Hh:j'l'
E-pli d',..rr" volonté aussi ttoble et pure, il se trouve
presqu'aussitôt s.r" de hautes cimes, Fa et des ge.bes de
i,r-ière semblent jaillir des arrfractuosités ,oche.rses et du
fo.rd d". 'torllé"t.

Tout ce que sa vue embrasse brille datt* une lumière


d'or dont chaqrre râyon lui annonc" Ia VICTOIRE I

B2
i,'$*t*-..r=,

'*â Ær
;to=-

VICTOIRE
B3
Mais à vainqueur pas de repos s'il veut récolter les
fruits de I. victoire. ,*
Bien ...-dess.rs d.. Iie,, où il se trouve, son regard décon-
vre maintenant une montagne b"..rco1rp plus éIevée, cou-
verte de neige éternelle d'tne blattche..r éclatante'
La deme..r" de l'Eterne| sur cette terre s'est révélée à
son <ril spirituel . . .
II a Ie sentiment q,re le sommet lointain dont l. blat.tche.tt
immaculée ," déta"h" Ia-hrut sur Ie ciel embrasé d'or est :
., I'< HIMAVAT
cette terre que Ia lumière primordiale a elle-mêm'e consacrés
rois-prêtres, à ses propres fitts I
C'est 1à q.re se situe I'archétype d.. Temple et de so-pha-
Iange d" g.odf"ns, Ê Ià se trouve d.rs sa réalité inaltérée
ce âo1t ùulait témoigner, sous une forme humainement
.""".ribl", Ia pieus" Ie!"nd" qui vint iadis p.tlet aux ho--
mes du < Saint-Gttal tt
)i<
'ii 4!

C'est vers ce but que le co'duit dorénavant son chernin.


I

ii

Srrrs doute se voit-il encore menacé sur cette voie par


i1

maints obstacles; se..lement, il sait aussi qu'il est, Ii\-hatrt,


attendu,,- et que là se tient prêt à I'accueillir, le guide qui
doit I'acco-p.grre, à travers Ia vie terrestre et, Ie temps
accompli, I..i o,..rrir Ia porte afin que, comme toi, il retrouvc
sa patrie.
Les gl,rantes masses verdâtres de I'ind.olence apathtque
qu'il ,encontre au preryiel plan cherchent à entraver sa
,rrur"h", mais il Iui r.,ffit d'.m regard vers son but lointain
pour les surmonter I

B4
ir
i-

1':

. j: :i:.1:è

I @q-+;'r
*',, .'t4tËlr+ti' ".

:j;
Le b.rtage rigide des roches acérées du doute se dr"sse
devant lui, fort de son inviolabilité, pour p^t.lyse. son cou-
rage, mais .trlle puissance de I. terre ne I'arrête désormais,
et il vaincra aussi cet ultime obstacl", dût-il saigner de mille
blessures I

Ayant enfi,r atteint Ie but après de long,res et pénibles


diffic.rltes, il ne pensera certes pl,rs a,.x dangers du chemin
parcouru.

II serer accueilli comme ,,n l.,ottr-e clui s'est trouvé lui-


même et I'on ceindra son front .1.r, diodè-e de Ia connais-
sance.

C)tt l" vêtira d" toile hlotrche sacrée afit", que tt..ll"
souillure dont il a pu ôtre maculé s.,r son ch"-in ne subsiste
sur lui.

II sera ainsi consacré à I'Eternel et initié à I'Arf Royal


suprême, I'art d'in"arner par I'a-o..r, sous une forme
humaine terrestre, Ia force de I'Esprit pur et substantiel. -

Ce qui auparavant n'était q,re sombre animalité s,rbira


alors en Iui une trons formatioi telle que tout son être ter-
restre ne sera plus que forme cI'n*prntsi.on cle I'Esprit.

On lui enseignera que, d,,r-ts I'Esprit éternel, s"ttl


I'ho*mn courageux peut conserver définitivement Ia cou-
ronne d" son règne spirituel et que seule la lacheté ou une
oberration inspirée par Ia crainte peut vouloir fuir Ie monde
extérieur des serrs terrestres auxquels sa propre volonté I'a
un jour enchaîné . . .

B6
Cependant, j'anticipe deia sur rrn enseignement
que tu dois maintenant recevoir de moi, toi qui est né dans
I'Esprit en étoile cle I'éternité !
Tout ce que tu as vu jusqu'ici, grâce à I'éveil de ton æil
intérieur, n'est rien d'autre que ton propre chemin parcouru
clepuis Ie point d" dépurt de ta vie éternelle jusqu'à ton
retorrr qtri te voit i\ présent devant moi transformé en étoile. *
[Jni àr rnoi, É
e]) communication avec moi, ton guide,
da,rs Ie monde spirituel Ie pl.,r intérieur de Ia vision sub-
stantielle, tu feras à I'avenir bien souvent defiler devant
ton regard ler merveiller de ce royaume, tu percevrus det
< images > sans cesse différ.entes qui te seront révélées pa. I.
cause première de tout devenir.
Sa"h" toutefois que ces ( vues > l)e montrent toujours
q..e des acti,vités substantielles,.- et que ces << images >> sont
de véritables ar"hétypes de tous les événements manifestés
dont tu ne vois jamais sur Ia terre, en cette région Ia plts
périphériqre d,, domaine de I'être, qu'un reflet.
ù
**

Nous allons maintenant retourrrer srlr Ia terre qui ir


besoin de ton rayonnemerrt triomphant.
Ne laisse pas h tristesse voiler ta lumière intérieur€, *
n'ac"otde en toi nulle place à Ia douleur à cet instant où tu
vas quitter avec moi Ie règne de Ia lumière, ni lorsque, de
retour sur Ia terr:e, tu verras les ténèbres spirit,relles t'en-
tourer I
Celui qui retourne a\ son existence terrestre dor"rs Ies
rnêmes conditions clue loi ,'t'r pl,rs à redouter Ia nuit, car
il est en lut-môme porteur de sa lumière : * Ia lumière cle
I'éternité ! * n *

87
Q,r" ton unique souci soit dorénavant dedetransfigurer
toi et, en
nu. È:or;;;" i;*ière tout ce qui s'apirroche,.a
i"r,*'o;iarti; "é"'J" f"r-t"t.ir" origir,"l d" I'.-our éternel,
cI'é"Iairer to,r, q.rl d"-"urent à"or" dtrrs les ténèbres'
""-.r"
Ne conuoife plus rien pour toi-même et tout ce dont tu
*
as besoin ser,- fieT in po' |a fo'ce de ta propre lurnrère ! '-
'T., ,te peux réPandre- un .e,,1 ravon de ta ltrmière en
d'autres sans qu'il te [.,sse ànonn, .1". cû-rl rs [)ar
milliers I
"ol,,r,

Pour rayonner, tu n-auras aucltn ellort à faire; '- ttt


5"ru-,,orl"-"r,t oblige de t'efforce, de ne jamai s obscurcir
sur terre, Ia lumière
;;;; i'.,rtr"., pu, tu-conduite e-xtérieure
i" I'et"rrrité qui veut rayonner hott de toi I '- '*
Si se..le*ent tu te lies tot-même à ta lumière, ton corps
te'estre même sera imprégné d',rrre telle clarté qu'il qui ne

nîiï*" pi.rr-o,r"unn o^bin sur d'autres êtres humains


;;;'b;:;;ï" tu l'mière, d''.'' la nuit d" Ia terre I -
:lr

Ouant à moi, tu m€ trouveras en tout temps dès-que tu


orrJîr"i""a"" *"t, nos corps terrestres ftrssent-il' ttlnt'
séptrrés pnt de* mers immertses'

ce n'est p.s durrs rna forme teffestre extérieure que tu


doi, -" ca, da"s le extérieur' je ne pourrais
"h"rÀ"r, "tottde
;^-.i, m'unir à toi ainsi qt'e désormais nous sommes unis
a., tréf.,nd. .{e rtotts-mêmes I ,*
88
, Pou. que je puisse te devenir à nouveau perceptible, tu
detras te rendre toi-même au plus profond. j" t". fr".rité.
sensitives, et ce n'est aussi que dc:ns Ie tréfonds de ton être
gue tu contempleras touiours à norrvea{r ce règne ,Ie Ic,
/unrière substanti eIIe !

Bq
ItHSONANCiT F'lNAt-fi
()1, être airuto,ttt, qui veux trouver err ce livre lumièrc
et illumination, sache que ,ruI ,'re parvint jamais à Ia Iumière
,I
et à I'illumination par Ia lecture ni par Ia penSeê !-

L'enseignement que j'ai à t'offrir est uie, voie et uérilé,


mais tu ne peux I'assimiler que si tu Ie laisses devenir en
toi-même vie, voie et vérité.

Afin de te montrer ce que tu es en droit d'attendre si tu


veux agir de Ia sorte, j'ai à dessein anticipé par Ia pensée
sur ton état présenf, m'efforçant d'éveiller en toi dès aujour-
d'hui et par avance des serrsations que tu ne pourras connaî-
tre uérttablement et rée\Iement que si tu veux entreprendre
et parcourir vaillamment Ie chemin dont je m'efforce en mes
écrits d'écl.iter tous les aspects sans méprise possible. De
ce chemin, je ne peux dorrrre, ici que des indications, et
chacun est obligé de viure Ie sien tel qu'il se présente à lui,
pour atteindre Ia maturité d'âme q..e, dès Ie début de -.
<< conduite >>, j'ai admise dans ce li.rre comme étant déià
acquise. ,-
Mais j'ai cle bonttes raisons de croire et pouvoir dire que,
s,rt I. voie de I'Esprit, tout Iien étroit à I'excès est un mal,
serait-il même Ia co.de du guide.

Tout esprit humain sur cette terue porte erl lui ses

93
propres possibilités de manifestation et, même sous Ia
conduite du guide,, - chacun parcourra son - propre
chemin
le plus sttrement selon sa propre manière.

Tu serais donc d.r,s I'e..e.., en croyant qu'il te soit


indispensable de connaître préalablement mes autres écrits
pour q,ue ge livre puisse susciter en toi I'impulsion à chercher
au tréfonds de toi-même Ia voie vers Ia libàrte éternelle.

Certains tempéraments ne s engagent dans un chemin


qu'après avoir acquis sur carte une image claire de ses moin-
dres méand.es et dénivellations; * il .,rffit à d'autres natures
d'avoir le but bien en vue pour se mettre spontanément en
route, insoucieuse. d,-, genre de chemin à pÀrcourir.

De ce fait, mes autres écrits seront pour Ies premiers


une sorte d" u carte routière ,, .lorc que, pour Ies ,""orrdr,
ils deviendront un guide en cours de toute seulement.

La nature de Ia - tâche qui m'incombe d.rm les temps


présents exige cependa't que tout ce que j'ai à offrir à I'aije
des moyens d'e*pression qui me .orri irrhérents, fo"*"
"r,
soi un tout unitaire, si bien que ce livre, Iui aussi, est insé-
parable de mes apports antérieurs et de ce que j'aurai encore
à exprimer à I'avenir.
,f_

Le chemin de I'Esprit a été enseveli sous les éboulis


de,Ia pensée de tant de f.çorrs qu'il paraît souvent introu-
,rable aux che"cheu.s les pl,rs sincères I"r plus courageux;
* et nombre d'entre eux estiment mêm" "t q.." tout ce qui
jamais a pu être dit à ce sujet au cours d" I'histoire de
I'humanité n'est que déplorable illusion.
-
94
De même qu au pied des ha'tes cimes des Alpes Ie voya-
geur étranger se voit entouré d'une pléthore de guides
dàr,t
chacun lu.i promet de Ie mener r,. *o-*"t, Ie-
I, . r, à-s'engaget
dar,s Ia voie vers I'Esprit est de "h";"h;;;
.
décidé nos 1o,rr.
assailli de tous côtés pa. des .ppels qrri'to,r, I.ri
oro.r,"ttent
sur Ia foi du Ciel de Ie condui." bït.
""
l)e trop _'ombrer,x chercheurs accordent leur confiance
.t rrrr guide lui-même rtt>n instn-rit du chemin, Loi, ie n'ai
ianrais rercorrtré un snul d'e'tre eux qui soit de la sorte
pan-enu au but. *
comment s'étonne, dès lors q.re Ie chemin vers I'Esprit
soit considere comme introuvabl", q.r..rd les rares h";;;;
qui I'ont découve"t sous ..rre sûre .orri ili*r, souvent
I'oblet d'ut, sourire ironique,"orrduite
comme .'il" u.rul"rrt ..r""orrrbe
à une pieuse illusion I .-

Ilest g.a^d temps de montrer au monde qu'il


existe malgré tout vers I'Esprit_une voie réelle-oderr-,e
trq.îii"
le pèlerin peut fort bien attàindre n^,
b..i.-
"on
sans doute doit-il être c.,p.,ble de discernement et ne
s engager dans cette voie, néanmoin,
iotonnA; i;";";n;;
menaçq?ts, q-ue lorsqu'il sent pouvoir accorder à Ia
"."JIit"
qui s'offre à lui cet nssentiment d.u cæur q"i,te""tll;;" i;;;
esprit humain en_ présence d'une ,.rtori.Ee, ,* [
moins qu'il n'ait depuis longtemps "orrd,rit"
perdu I'h"til;J"-à" ore-
ter I'oreille à cette confirmation intérieure. É

.lr
,.r ,t

95
Bien des h.-,mains appréhendent aussi de s'errgager sur
ce chemin en raison d,-. ca,rchemar que des doctrines oË."r-.r".
font peser depuis des millenaires sur I'humanité en présen-
tant Ie chemin uers I'Esprit comme *ne voie de renoncement
au monde et de morttfica.tton.

Ces doctrines ont répandu sur llhumanité des maux


effroyables, des illusions et des sacrilèges dont les ravages
ne sont pas à leur terme . . .

Les intentions, nobles et bonnes, au nom desq..elles or-,


a permis à cette semence de malhe,rr de se développer su" Ia
terre, ont été en vérité bien trop cher payées par I'huma-
nité I

On était sans doute de bonne foi, ,< comme on I'est


encore de nos jours, * en croyant que le chemin vers I'Esprit
ne peut être parcouru qu'au prix d., << rentement ,Iu
monder...

, Mais q U..elque mesure q,le I'on ait même jamais prôné


laprétendue nécessité de fuir Ie monde po.,. parvenir :\
I'Esprit, on s'est bien vite trouvé contraint, da.s ces doctri-
nes, d'accorder à contrecæur une large part à la uie, -, eui
est émanation de_I'E,sprit, -, et qui sait en vérité triompher
de tout système dogmatiqrle. Fr

J,

Q,." I'on n'aille pas croire, non plus, que de telles doc-
trines ne transmettent vraiment que Ia sagesse pure, inal-
térée, de grands instructe.rrs de I'humanité T

96
Le seul d'entre eux qu'il soit ici permis de citer est ce
prince hindor, qui crut ,,à po.r.roir guérir son
époq,r" ie"r-
dente autrement q,r-"r, prc"ir.r,t l";;;:;";;;";
comme seul
moyen de s'affranchi. J", -.r* d" ;; ;;";;.
Or, même dan, ce ccLS particulier, et pour de sérieuses
raisons, cet enseignement laisse subsister Ia questi,on
savoir si ce n'est pas aprè_s avoir été exploité par
i;
une moine-
rie- acquérant à travers lui une reno--e"
qu'il a pris Io lorme dans laquelle rt
ï" << sainteté >>

" eiJï.iJ*i. - ?

Mais partout où, en cl'autres doctrines, I'on a c,rrtivé Ie


,bacille
pestifère
émasculant du quiétisme et de Ia fuite illu-
soire du monde, or1 peqt être cert'ain J;
-p.écept".. .""à",*r qu une
fausse interprétatto de ..g". ""
g
*'k

Des Ie deuxième siècle de notre ère, dé_1à, on déprore que


Ies textes relatant Ia vie I'"r,r"igrr"^"rrt Jîi'""s, ste Maître
"t
.Nazareth ne puissent pl,r, g,rare être considérés comme
cle
authentiques !

Et qun d.e substance n a-t-on pas encore ultérieurement


ajoutée ou retranchée en toute naïveté I
--
. Malgré tout, il subsiste encore en ces textes quelques
éléments qui ont résisté à I'épreuve du temps et révèlent en
vérité tout autre qu'un Maître préconisant Ia fuite
d.u mond.e. "hose

C'est peine perd.te que de vouloir s appuyer sur les


<< EcritureS ),
- ces mêmes < Ecritures > auxq,r"il". Ie Maî_
97
tre reprochait de le faire passer pour un << goinfre et un sac à
vin >, pârce qu'il mangeait et buvait en compâgnie de ceux
qui I'invitaient, É ces mêmes << Ecritures > qui Iui attribuent,
pour premier de ses miracles, d'avoir changé I'eau en uin à
l'o""urion de noces, alo.s que de I'avis d,., traiteur' Ies
convives avaient dela u bien assez In

ll
est i\ peu près impossible de venir en aide à trn hornnre
qui, ayant des yeux pour lire, ne s'aperçoit pas à ch,.q,l" page
des récits jusqu'à
-
nous ptrverr,rs, de Ia lutte menée pqr
Ies fanatiques de Io fuile du *onde contre Ie uéritable
enseignemànt du Maître, ,- et cela dès avat t Ia rédaction du
texte que nous connaissons à présent I

ll
s'agit Ià d'.rrle confusion diaboliq,re des f ocultés sensi-
tives humoLines qui, émanant de q,-.elq.te foyer initial perni-
cieux, s'est propagée depuis des milliers d'années de généra-
tion en génération à travers de t ombte.tx pays. Cette
confusion empêtre I'ho*-e datts I'illusion d'.ttte voie spiri-
fuelle dont I'accès pourrait être en q.telq.te sorte négocié, *
comme si quelqu'un exigeait Ià un tribut prélevé ..r. [s rrie
matérielle, ne laissant s engager sur cette voie ttul être
humain qui ne soit prêt à renoncer à Ia vie de propos delibete.

*tt

Mais, aussi longtemps que des esprits humains ayant


un jour volontairement choisi de quitter le,tt ., p.ttdi. ,
devront s'unir ici-bas a [a bête humaine pour retrouver ainsi
Ie chemin de I'Esptit, Ieur haute mission sera touiours : . . .
<< Dominez la teme et l'assuiettissez ! > ,* Car ce n'est qu'en

seigneurs et maî.tres de Ieur existence terrestre qu'il pourront,

9B
par des actes conscients, galvaniser en eux ces forces dont
ils ont besoin pour s engager darrs Ia voie de I'Esprit sous
Ia co.tduite du guide. -

_ Celui qui fuit Ia vie terrestre a,, Iie,, d'apprendre


-- à Ia
dominer n'a certes pas vainc,l u Ie -orrde > I I

ù{.

Tu surestimerais d" façon risible les joies que nous offre


I'existence datts Ie corps de Ia bête, si tu leur attribuais un
si grand prix qu'elles puissent constituer une ..ale,r,
d'échange contre ton illumination spirituelle. -.

Tu fais de Ia sorte de ton Dieu, un << sauvage >> consen-


tant à troquer son or véritable contre de Ia verroterie I. * *
Certes, Ia domination d" [a terre est aussi : être maître
de ses joies; mais être maître ne signifie jamais : rertorlcer !
-
.F

_De même qu un ho--e, voué corps et âme à une grande


tâche, n'entend pl,rs q,re ses propres démarches intérieures,
fût-ce au milieu d',rrr" foule tumultueuse, tu ne dois pas
vouloir < réd.uire au silence > Ie vacarme de tes instincts
terrestres, mais savoir, même au milieu de leur tumulte,
t'entendre toi-même uniquement !

Tes instincts terrestres cèlent des forces proforrdes et tu


t'en aperçois bien assez souvent en succombant à leurs appels
plus fréquemment que tu ,re Ie voudrais I

Or, ces instincts veulent trouver en toi le:urr m,aître, et

99
si, incapable de Ies dominer, tu Ies tues .t. Iieu de ler maî-
triser, tu ne fais que supprimer à ton détriment tes meilleurs
serviteurs . . .
.l-t,
n es maître d" tes instincts que lorsclue tu l)eux
consciemment te fi.er à eux sarts devoir redouter qu'ils ne
t'entraînent plus loin que tu ne aeux.lle. I ,*

Si t,, parviens à celo, tu auras alors acquis Ia plus grande


source cI'énergie que puisse t'offrir ta vie terrestre pour ton
dé.reloppement spirituel . .

T,r .te peux faire retour à ton être spiri.tuel, éternel et


substantiel, q,r'en sachant constamment utiliser ici-6as tou-
tes les forces dont tu disposes pour agir dans tn -ode d'exis-
tence, d.t fait de ton incarnation dans Ie corps de Io
bcte I

Tout Ie reste n'est que .hi*ère sans tt.tl t.pport avec Ia


réalité vraie I
't*

Beaucoup ont ainsi rêué c7'un u *o^de intérieur >> souvent


revêtu de toute Ia beauté d'une ærlare poétique véritable,
sans rerrfermer toutefois r-t,rlle autre uérité q.re c"ll" qui est
propre à Ia poésie.

D'autres ont cherche a s'.pprocher d" Ieur être éternel


dans I'extase, et se sont imaginé de surcroît I'avoir ainsi
trouvé.

IIs ne soupçonnaient pas qu 'ils étaient simplement les


dupes d" fantasmagories issues de forces cachées de Inu,

100
corps que, sans en être maîtres, ils avaient eux-mêmes
déchaînées et Iibérées par leurs efforts à rebours. ,-

Si, patlant d'un domaine que je connais jusque darrs


res .rlti-es profondeurs, il m'est permis de te
"orrr"ill"r,
déto,rne-toi de toutes les doctrines ne se réclamant que de
-
rêveries mystiques o,r d',rne prétendue << connaissance > d..e
à Ia uoyottce, -1mais tiens-toi d.avantage encore à I'écart de
toutes celles qui veulent te mener à I'extase, t'induire à
I'abandon de ta pleine conscience !

L'Esprit de I'éternité, dont ton être Ie plus intime est


issu et au sein duq..el il veut retrouver sa patrie, est ce qu'il
y a de plus réel parmi tout ce que I'on peut qualifier de
<réel>1,-
llne se révèIe jamais ù des rêveurs ni ù des aisionnaires ! ,-
II faut que tu Ie recherches er, toi avec toute la luctdtté et
toute I'ardtu, dont s'imprègne Ie chercheu, à Ia découverte
de forces dont il soupçonne I'existence dans Ia nature exté-
rieure !

Mais surtout, garde-toi de cherch er loin de toi I

II s'agit en effet de découvrir ton être le plus tntérteur. ,-


La plupart de ceux qui affirment avoir cherché en uatn
ont erré au loin, croyant devoir trouver quelque chose qui
Ie..t fût totalement étranger. Eux-mêmes Jé"obèr"nt ainsi à
Ieur regard ce qui était et reste Ie plus proche d'eu*, Ieu,
bi"n Ie plus intimement leur. -
101
C'est seulement en toi-même, au tré{onds de ton être
Ie plus intim-e- que commence Ie chemin qui te conduit à ta
patrie éternelle I

Pour Ie trouver, tu devras, certes, consacrer chaque jour


quelques instants au recueillement intérteur sans tout"foi.
petdre de .r.re qu'il ne te sera profitable que s'il exalte tes
autres activités au lieu de Ies paralyser I

Celui qui, au cours de sa ,echerche de [a réalité Ia plus


profonde, ne sent pas croître enlui cle iour en jour r", /o"rn,
au seruice de ses ocfes et cl.e ses æur/rn., est u.r, d"
fauxchemins... ""l.ri-là
+

I,a voie ',rers I'Esprit substantiel est au foncl si simple


que tu feras bien de te laire toi-même ptus simple en to..te
ta façon de pense" et de sentir I

Tel est Ie serrs de lo,parole de I'auguste Maître lorsqtr'il


errseigne , << Si vous ne d.evenezpas comme les petits enfi..,rts,
vous n'entrerez pas dans Ie royaume des cieux >. ,-

La plupart des cerveaux sont devenus trop compltqués


pour être encore capables de saisir Ie mystère de I'hom*". tl
Ieur faut d'abord transposer_consciemment leur attitude, pour
parvenir ainsi à réagir rtec I. plus grande simplicité.

. Ttr disposes, certes, de toutes sortes de moyerls pour


t'éaeiller à nouveau à Ia uie spirituelle, mais, purro".r,, ,,, 6.rt
de tes efforts, tu seras toujours oblige de te d"*.rrd", o.,r*"
étonnement p,ourquoi tu n'as pas reconnu plus tôt ce qui
t'apparaîtra alors comme allant d"e soi et simple à I'éutdenle.

Même à. présent tu n'es pas séparé de Ia uie spirituelle,


102
mais, e," r-" simplicité,Ie pouuoir de connoissanee qui pour_
rait te Ia d.éuotler, sommeiJl" e_n toi et, par ta croyance
erronée "n"ore Ia
possibilité d'ateindre
,"" l" ,e"iiiirpirir""ii" o",
la pensée, tu négliges cl'éveiller en tai cette iorrn uni.que
gui, si elle était en toi éueillée, ,aponJrott ; toutes tes
qrrestiorrs . . .

*
++

Je te donne dans ce livre des moye ns cl'éueiller er-r toi


cette force.

- II est nécessaire que tu << accordes >, ta faculté intérieure


de sentir (< comme ..r," hrrp; ;d"
",
er toi dans sa pureté, l'o""oid l"ndo*nriil o,l" iïrsse résonner
sorrstreiire cette force r'r sûrl sornrneil.
;;Ë;;îl;1i;
Même si elle n ose d'abord se manifester en toi que
timid.e et discrète, tu ne pourra, qrr.r,d *â;;
i;^;, ;1";1;
perdre une fois que tu en auras pris cons cience.

I\e crois pas, cependant, pouvoir force, son réveil i


Tu ne peux -que créer chaque jour et sâns cesse les
conditions préalables et attendre patiemment que tôt otr
tarcl
cette force s'éaeille en toi spontanément.

- La co'ditio' préalable Ia plus importante est cl'ass.rme,


clans toutes tes pensées et en toutes tes aspiratio^s
une trtti-
tude d'extrême stimpltcrté dans tu f;ç;;" i;;;;;. _
<< Heureux les pduures en esprit, ca. Ie royaume des cieux
leur appartient I >
u Tu continues ai traî^er Ie monstrueux fatras d'urre
surabondance de pensées tout juste b;;;;'t" r."rt*, J.
103
l'attitude libre et clégagée dattt laquelle tu dois te main-
tenir si tu veux troruter en toi-mê^nle ( royaume d"t cieux > I
C'est seulement en ce sens que tu dois << échapper à toi'
même >, - que tu dois << te perdre toi-rnême ,, afitt de pouvoir
te trouver toi-mêm" da.rs la réalité consciente, car depuis
Iongtemps tes pensées se substituent à toi-m ême et tu ne sais
pas encore que tu es toi-même, en vérité, autre chose que
I'abotdattce stffocante de tes pensé es. -
Tu dois cep"r,dant être maître de tes pensées, al.rts q,,e
trr en es aujottrd'hui encore I'esclaue imptrissant I

Ce que j'ai dit pl..s h.rrt de tes irrstincts, il faut que je


Ie répète ici à propos de tes pensées :

Etre moî tre ne signifie pas renoncer atlx services de sott


serviteur I
Mais tes sorrritcrurs ne <loivelrt jarniris cleverrir t('s
maîtres. - .ir
ùt

Imprègne-toi d'u,te confrance tranquille, car celui qui


veut atteindre un but doit avant tout auoir [oi en lui-même
et dans sor, pouuoir de I'atteindre I ,-
Ne commence pas par te poser mille questions dont tu
,','obti"ndras Ia réponse que lorsque tu aiuros selott mon
enseignement I
On te de-.t de ici d'adopter un comportement pratique
qui te fera aboutir à une no,lrr"lle manière d'êtrn, et non pas
à des opi.nions et croyances nouvelles I
Laisse se déca.tter en repos, sans plus t'en soucier, ce
que tu as pu croire et penser iusqu'à ce iour I

104
Si tu transposes du.ns tes ncfes et dans ta uie ce que je
t apporte.__tu _pourrâs- un jottr toi-méme cliscerrler lo p,.rt
i.,
{aux et celle duurai dans i". actuelles.
""oy.nces
Les
, pas questions auxquelles tu ne peux toi-mênre répondre
dauontage."ç,. I",rr répor",." Jerr^rtr"" si c'est rl'urt
^'ont que Ia
autre réponse te paruient. . .
c'est en toi-même^q,.e ton être entier et toutes tes pensées
doivent trouver I".r. fo,.,dement I" ;i;;-n*i;;.1."*
{,
{-.L

Garde en toute circonstance une calme sérénité et, si


tu n'en es pas encore capable, ad"q"n-iot-d.i'-oirrs en ce
sens I

Tu me diras que ton travail quotidie' s accornpagre


toujours d'évérre-ents
saurait accepter _que rnême i" pt.* Â;;J;;;;";;;
avec calme et sérénité.
Je t'accorde volontiers que tel est bien aujourd.'hui
encore
ton sentiment,
I't
Tg appt-errd.as néanmoi's à en juger chffAremmenf si t.
sais t'entendre à te changer toi-même.
Les choses et les événements de I. vie terrestre ne sont
jamais pour nous que ce gue nous les
/aison, dur,. ;*
imagination.
-
Je n'attends certes-pas de toi. que tu saches rester << gai >
en face d'un sort pénilrle et doulo,r"",.*.

Pourtant' les événements importanfs de Ia vie te pri-


vent presque jamais de ton calme; on peut même'eavancer

105
q.re des peines accablantes ont dela aide pl.r. d'.r.t humain
à accéder... c.l*e que je te recommattde.
Ce sont toujours les incidents quoticliens mineurs qui te
font départir de ton calme, - des faits et choses qui à très
bref delai perdent toute importance,
Comrne trr ne dois pas luir le tro.rtl", ttt seras olrligi'
cle t'efforcer r\ rnaintettir en t<>i rtn étart cl'âtt',e propre ir te
faire accepter les faits de chaque iour en toute sérénité.
II est dats cette existenceextérieure biett d"s
"hoses
auxquelles tu ne peux rien changer lors même q..e des ch.tt-
gemànts .elorr tes væux seraient propices au bien de tous.

Ce n'est qt'en t<>i-même que tu détiett* uru poLluoir pres-


qLLe illimité et cl'autant plus se révèlera-t-il à toi que ttr
parviendras mieux à l'exercer en toi. '-

Jamais prince ne fut assez fo,, pou. vouloir trouver en


terre étrangère I'obéits.ttce à laquelle il n'était en droit de
s'attendre qu en son propre pays.
Dorénavant, tu ne dois pas, toi non plus, attendre d"
I'extérieur ce que tu ne peux o.dorrne. au gré de tes désirs et
de ta volorrté, qrl en tor-même, d.tls ton d.omaine intérieur.

Certains événements pourront toujours, a(r premier choc,


susciter de prime abotd en toi une certaine agitation, mais ttr
devras dès l'instant suiuont avoir recouvré ton pouuoir de
contraindre au toutes les forces en toi, si toutefois elles
"olme
n'ont pas voul., obtempérer à ton premier tppel.
'lu
t'épargneras de Ia sorte biet des soufhances et c'est
alors .e.,le-e.,t que tu deviendtas pout toi source de ioie ! *
{.
{-+

106
Tout mon enseignement vise à te permettre de devenir
pleinement une source de ioie pour toi-même !

Je veux éveiller en toi I'<< artiste > capable de faire de toi


une image divine éternelle. *

Tu es ici toi-même à.Ia lois l'<< arttste >> et son æuvre !

Trgn- Iongtemps déjà, I'< artiste >) en toi a neglige de


te mod.eler -, tu as même o,rblié depuis longtemps que tu es
Ie setrl à pouvoir te conférer ta forme éternelle.

'l'u as toujoursc<lnsidéré coûrnle une rrécessi.fé inéluc-


table Ia forme que tu as au hasard héritée du dehors.

Je veux te voir aflronchi d'ur.e telle croyance I

Le lot de chance et de *alchance qui t'échut d., dehors


au gré des influences astrales n'est pàs une << latalité >> à
Iaq.telle tu ne puisses échapper elle doit bien plutôt t'in-
cite-r,à I'effort Ie plus intens -en vue de plie, chance et
-alchance au mieux de ton but suprême ! ,-
L'<< artiste ), en toi, utilise ses matériaux tels qu'ils se
présentent et son talent consiste précisément à mettre au
meilleur _proftt de son æuure aussi bie' Ies qualités que les
déf auts de ses matériaux.
-
Il faut seulemerrt que tu apprennes à sentir en toi
l'<< artiste
u de cette ærrvre, même si tu t'estimais jusqu'ici
oblige d'être_ un froid calculateur pour
exigences de Ia vie I "éporrjre aux

*
*{.

t07
T.,
as èt gagner infiniment si tu consens à sulvre mes
conseils et trr peux te dire en toute certitude que tu n'as
ett tout ..,s absolument rien r\ perclre.

utilire ce li.rte oirusi. c1u'tl ueut ôIre rrris r) prrsfit, et il


pourra t'être de grand service I

Cependant, n'attends pur d'.rn e lecture superficielle Ie


profit que tu n'obtiendras gue si ta < Iecture > devient en
tor expérience uiuante ! *
-
Mais olors, je crois que ce lirrre deviendra pour toi un
ami dont tu ne .ro..drm plus jamais te priver et qui sancti-
fiera ta propre demeure pour en faire un Temple . . .

\!
,ii 4!

PI,.s tu apprendras sous -a corrd,rite à ressentir.,, fond


de toi les i,mages que je te présente ici, plus tu saisiras aussi
Ie sens dernier de -es paroles, tout comme, réciproquement,
Ies poroles se proposent de t'amener à revivre ces formes et
couleurs et à les assimiler en ton âme.

Putssent ces deux influences conjuguées devenir pour


toi une bénédiction I

Puisses-tu te ,enclre toi-même ,opable de répondre à


I,'appel qun Ins prêtres fi.rent grauer iaclts su, Ie fronton cl'un
temple sacré cle I'antiqrtité :

u CONNAIS-TOI I'OI-NIEME !>

r0B
TEXTES

Référe'ce. 4 Le retour 2()


Avant-propos I Vues cosmiques ......... 39
La conduite 15 Résonance finale 93

OI{LIRE IIF.S'li\llllrAllx

Ilmanation .... 41 Desir d' incarnat'iolr 65


r.
u ln principio erat ver- I-umière astrale 67
b..m , 47
Sodo-" 69
u L..x irr tenebris... )> ..
. 49
Lr [er,,<r 7l
u Te deum lauda-,rs... ,, 5t
Espace et temps 53
o De profuttdis... )) ,.. 75

Génération première ... 55 Révélation 77


Germes de *or',d"t 57 Illumination 79
Mondes en formation. 59 Accomplissement 8'l
Naissance d., Cosmos. 6T Victoire 83
Labyrinthe .... 63 Himavat B5

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