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A QUAND LE REVEIL DE

L’AFRIQUE ?

Dr Akimou TCHAGNAOU

INTRODUCTION
Nombreux sont les penseurs qui affirment que l’Afrique est le continent
d’avenir. Ce continent dispose de toutes les potentialités pour être développé.
Selon Thierry TAN affirmait ceci : « Et si l’Afrique acceptait enfin le
développement » dans sa Nouvelle Vision pour le développement de l’Afrique où
il écrit que « Ce qui fait la différence entre l’Afrique et l’Asie, c’est que
l’Afrique a tout mais ne transforme rien. L’Asie n’a rien mais transforme tout ».
En tout, « comment comprendre que l’Afrique soit si riche et les Africains soient
plus pauvres ? » Telle est la question centrale que se pose Thierry TAN. Cette
situation antinomique de l’Afrique doit interpeler les Africains avertis pour une
prise de conscience collective. Sans cette prise de conscience collective,
l’Afrique ne pourra jamais sortir de son impasse, car cette situation arrange
toujours les saprophytes.
1. LES AFRICAINS DOIVENT SAVOIR QUE LA ROUE DE
L’HISTOIRE TOURNE
On dit souvent que l’histoire est linéaire et non statique. Tout passe, dit-on. Le
monde est en perpétuel changement. Les plus forts hier peuvent être les plus
faibles aujourd’hui. Les plus pauvres aujourd’hui pourront être les plus riches
demain. Mais tout dépend des stratégies de tout un chacun de nous. Le monde
est peuplé de stratège. Certains bénéficient des difficultés des autres. Quelle que
soit la situation, il faut toujours chercher à en profiter. « Mon peuple meurt faute
de connaissance » disait la Bible.
Nous devons nous rafraichir les mémoires. Ceux qui font la pluie et le beau
temps de nos jours n’étaient rien il y a de cela 3000 ans. La plus vieille
civilisation au monde, la civilisation mésopotamienne (Irak actuel) a dominé le

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monde. La deuxième civilisation est celle égyptienne. Nous savons tous ce que
l’Egypte a apporté à l’humanité tout entière. Les plus grands antiques qui ont
posé les jalons de l’Europe y ont étudié. Il s’agit des savants comme Socrate,
Thales, Platon, Pythagore, etc. La troisième civilisation est celle grecque qui a
fait aussi ses exploits dans le monde. La démocratie, l’œuvre d’Athènes et
l’armée, celle de Sparte. La quatrième civilisation est celle romaine et nous
savons tous ce que Rome antique a apporté aussi à l’humanité.
Par ailleurs, les pays également se sont succédé dans l’histoire de l’humanité. La
France de Napoléon a dominé le monde à un moment donné de l’histoire. La
Grande Bretagne a fait son temps. En effet, c’est la Première guerre mondiale
qui a affaibli la GB qui était avant la guerre, la 1ère puissance économique du
monde. Les USA lui a succédé après la guerre et ce jusqu’à nos jours. Seule la
Chine est la concurrente potentielle qui lui a ravi cette place à un moment donné
de l’histoire. Sûrement, qu’après la pandémie de COVID-19, les rapports de
force changeront mais au profit de qui ? Au profit bien évidemment de ceux qui
pourront en profiter ou de ceux qui se lèveront tôt. Seul le travail bien fait pourra
sauver l’Afrique. C’est l’homme qui fait l’histoire et non le contraire.
2. LES AFRICAINS DOIVENT SAVOIR PROFITER DES
EVENEMENTS
La guerre n’est pas une bonne chose. Cependant, les USA, le Japon, le Brésil,
l’Argentine, la RSA, etc. ont profité de la 1ère Guerre mondiale. C’est d’ailleurs,
grâce à cette guerre que les USA sont devenus la 1ère puissance économique du
monde. Un homme politique occidental déclara que : « la guerre est un mal
nécessaire ». Donc, l’Afrique étant moins touchée par la pandémie de COVID-
19 doit savoir profiter pour s’imposer sur l’échiquier mondial après
l’effondrement des puissances mondiales.
L’Afrique a tous les atouts pour parvenir à cette fin. La nature africaine dispose
de tout. Nous savons des savoirs endogènes qui peuvent nous permettre de
surmonter cette crise sanitaire. Il suffit de bien s’organiser, de bien planifier et
surtout de bien collaborer. Nous avons les Saintes Ecritures (Bible et Saint
Coran), les Tradipraticiens, la sorcellerie, etc. Tous les spécialistes des domaines
précités doivent collaborer avec ceux de la médecine moderne pour investiguer
et trouver un antidote qui pourra sauver le monde entier. Voilà une piste qui
redonnera à l’Afrique sa place d’antan.
Actuellement, le monde occidental est bouleversé. Même les USA ne sont pas
loin de solliciter l’expertise médicale du CUBA qu’ils détestent tant. Ce monde
occidental pense que les Africains ne sont capables de rien. C’est une occasion
pour que l’Afrique s’affirme. Pour que l’Afrique montre à ses détracteurs qu’elle
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a du potentiel et qu’elle est capable de quelque chose. Nous devons quitter notre
stade de consommateurs passifs pour le stade de producteurs actifs. L’Afrique a
une bonne à ne pas rater. Sans quoi, l’Afrique connaîtra une période sombre de
son histoire après la crise. Car les puissances occidentales affaiblies chercheront
à la manipuler davantage, à la piller pour restaurer leurs économies ruinées par
le COVID-19.

3. LA REFONDATION DES ETATS AFRICAINS


Les Etats africains restent fragiles jusqu’à preuve de contraire. Il y a trop de
conflits, de guerres civiles, de l’instabilité sociopolitique, des crises
postélectorales, de la méfiance entre les acteurs politiques, etc.
Etant africains, nous sommes condamnés à vivre ensemble. Nous avons
l’obligation morale de bâtir des Etats forts fondés sur des institutions fortes et
des hommes forts.
Pour que cela soit une réalité, nous devons repenser notre façon de faire la
politique. Au lieu de nous unir, la politique nous divise plus. Cette division naît
dans la plupart des cas, des élections que certains jugent de crédibles,
démocratiques, transparentes et inclusives et que d‘autres jugent de non
crédibles, non démocratiques, non transparentes et non inclusives. Dans cette
situation délétère, ce sont les populations qui perdent et le cycle infernal de la
crise postélectorale commence. Tout ce que nous avons mis des années pour
construire, une journée suffit pour que le soulèvement détruise tout.
Ainsi, pour une meilleure refondation des Etats africains, je propose ce qui suit
(Tchagnaou, 2019 : 168-176) :

3.1. ADOPTION DE LA ROTATION DU POUVOIR


EN AFRIQUE
Si la succession au pouvoir par voie électorale est pacifique dans les pays
développés, cependant, dans les pays sous-développés, le vote est l’une des
causes de l’instabilité sociopolitique surtout en Afrique. Pour pallier à cette
situation, nous avons élaboré la théorie de la rotation du pouvoir politique.
Quelles sont donc les raisons qui fondent notre prise de position ?

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3.1.1. FAIRE UNE ECONOMIE EN VIES
HUMAINES
 En 1994 au Rwanda avec plus de 800 000 morts
 En 2005 au Togo, l’élection présidentielle a fait (entre 400 et 500) de
morts selon le rapport de l’ONU.
 En 2010 en Côte d’Ivoire, la crise postélectorale a fait environ plus de
3000 morts,
 En RDC avec plus de 5,4 millions de morts entre 1998 et 2007
 En Centrafrique entre 3 000 et 6 000 morts de 2013 à 2014
 Etc.

3.1.2. FAIRE UNE ECONOMIE D’ARGENT


 En 2010, 300 millions d’Euro (200 milliards de F CFA). En 2010 et 2015,
la campagne de ADO a coûté 10 milliards,
 Au Togo en 2015, 15 milliards de F CFA
 A Madagascar, l’ex Président Hery Rajaonarimampianina avait dépensé
43 millions de dollars en 2013 soit plus de 25 milliards de F CFA
 Ghana en 2016, 188 400 000 millions de dollars
 Kenya en 2017, 480 millions de dollars (281,097 milliards de F CFA)
 Au Cameroun en 2011 (21 milliards FCFA), Législatif et municipal de
2013 (12 milliards), élections de 2018 (50 milliards)
 En 2019, le Nigéria a dépensé plus de 625 millions de dollars US pour
l’élection présidentielle soit plus de 366 milliards de F CFA

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3.1.3. ÉVITER L’ETERNISATION DES CHEFS
D’ETATS AU POUVOIR
Présidents Durée de
Pays Situation
règne
Yoweri Museveni 34 ans Ouganda En cours
Teodoro Obiang Nguema Guinée
41 ans En cours
Mbasogo Equatoriale
Mouammar Kadhafi 42 ans Libye Assassiné
Omar Bongo Ondimba 41 ans Gabon Décédé
Gnassingbé Eyadema 38 ans Togo Décédé
Robert Mugabe 37 ans Zimbabwe Déchu
Paul Biya 38 ans Cameroun En cours
Blaise Compaoré 27 ans Burkina Faso Déchu
Omar al-Bashir 26 ans Soudan Déchu
Idriss Deby 30 ans Tchad En cours

Mettre fin au suffrage universel revient à rompre avec l’éternisation du pouvoir


par les Chefs d’Etat. Or, la longévité au pouvoir est loin d’être un indicateur de
performance économique. Si c’était le cas, l’Afrique centrale serait la première
puissance économique du monde.

3.1.4. ÉVITER LA DICTATURE D’UNE


MINORITE
Tous les privilèges sont dans les mains de la minorité qui vit dans l’opulence
totale et qui se soucie moins de la majorité qui s’enlise dans la pauvreté.
Dans le même ordre d’idée, la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les
pays africains ne favorise aucunement l’alternance du pouvoir à l’exception de
certains pays comme le Sénégal, le Ghana, le Cap-Vert, l’Île Maurice, la RSA,
le Mali, le Bénin, etc.). C’est donc une démocratie sélective qui favorise le
maintien au pouvoir des mêmes individus qui l’exercent au détriment des

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intérêts de la majorité populaire. Pour mettre fin à cette démocratie sélective et à
la dictature de la majorité selon Alexis de Tocqueville (1880), il faut instaurer le
système de rotation du pouvoir qui favorise l’avènement de la démocratie
inclusive.

3.1.5. BATIR DES NATIONS STABLES ET


PROSPERES
Cette rotation du pouvoir fera que ceux qui seront aux affaires l’exerceront avec
circonspection et retenue dans l’intérêt général. Ce qui peut contribuer à plus de
stabilité et de prospérité.

3.1.6. CREER DE NOMBREUSES POPULATIONS


MOYENNES
C’est le 2è critère de l’émergence selon Philippe HUGON (2010). Dès lors, la
rotation du pouvoir fait qu’il y aura une homogénéité du capital économique
entre les citoyens du moins la majorité d’entre eux.
Cette rotation du pouvoir fera que les revenus des populations seront équilibrés
et aucun citoyen ne se sentira lésé au profit d’autres. Ce niveau de vie moyen et
équilibré des citoyens fera que la proportion de la population moyenne va
augmenter. Ce qui permettra de réduire le nombre de pauvres en évitant en
même temps les enrichissements scandaleux d’une minorité. Ce n’est à cette
condition qu’on créera des sociétés stables et prospères dans lesquelles tous les
citoyens seront épanouis. Ainsi, chacun apportera sans hésiter sa pierre à
l’édifice des États africains.

3.1.7. CREER DES ÉTATS FORTS ET DES


INSTITUTIONS FORTES
L’une des causes du toilettage des Constitutions, est l’éternisation des auteurs au
pouvoir surtout l’instauration des présidences à vie. Ceci rendra les institutions
des pays africains plus stables et plus fortes d’autant plus qu’elles ne seront plus
au service des individus qui pourront les manipuler à leur guise.

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3.1.8. EVITER LA CORRUPTION
Selon Transparency International (2012), « La corruption perpétue la pauvreté
en Afrique ». Selon le FMI (2017), « Concrètement, la corruption affaiblit la
capacité de l’État à faire son travail. Elle rabote les recettes dont il a besoin et
pervertit les décisions budgétaires, car les autorités peuvent être tentées de
favoriser les projets qui rapportent des pots-de-vin au détriment de ceux qui
créent de la valeur économique et sociale… lorsqu’il apparaît que les règles du
jeu ne sont pas les mêmes pour les nantis, la confiance cède le pas au cynisme et
la cohésion sociale se fragmente. Au pire, cela peut déboucher sur des
dissensions et des conflits civils »

3.1.9. EVITER L’INGERENCE DE L’ETRANGER


DANS LES CHOIX POLITIQUES
Les grandes puissances influencent énormément les choix des dirigeants
africains à cause de leurs intérêts. Exemple : la présidentielle de la Côte d’Ivoire
en 2010, l’Egypte en 2012, la RDC en 2018 où la France soutenait la victoire du
candidat Martin Fayulu et les USA celle de Félix Tshisekedi.

3.1.10. RENFORCER LA COHESION ET LE VIVRE


ENSEMBLE ENTRE LES COMMUNAUTES
L’inclusion démocratique permettra donc d’accroître le sentiment du vivre
ensemble entre les Africains. La méfiance, les soupçons, la crise de confiance
n’auront plus droit de cité en Afrique.

3.1.11. FAVORISER L’ALTERNANCE PACIFIQUE


AU POUVOIR
Alfred Babo (2016) s’interroge « Pourquoi organiser une élection dont le
processus est de toute façon remis en cause et ne débouche que rarement sur
l’alternance, mais plutôt sur des violences, et des morts ? ».

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3.1.12. DISPOSER DES ARMEES PLUS
REPUBLICAINES
La Déclaration de Praia (2011) souligne que « l’impartialité des forces de
défense et de sécurité, sous le contrôle démocratique de l’autorité civile,
constitue un préalable à la conduite des élections crédibles ». La plupart des
armées en Afrique ne sont pas neutres et sont à la solde des dirigeants en place
qui les utilisent pour conserver le pouvoir.
La rotation du pouvoir va contribuer à rendre les armées africaines plus
républicaines. Elles joueront leur rôle dans la neutralité.

3.1.13. ÉVITER DES COUPS D’ETAT


NOMBRE DE COUPS D’ETAT PAYS CONCERNES

Nigeria (2 en 1966, 1975, 1976, 1983,


7 coups d’État
1985 et 1993
Burkina Faso, Mauritanie, Ghana,
5 coups d’État
Bénin, Comores, Burundi et Soudan.
Guinée-Bissau, Niger, Centrafrique,
4 coups d’État
et Ouganda.
3 coups d’État Mali (1968, 1991 et 2012)
2 coups D’État Liberia, Guinée Conakry, Tchad,
Égypte, Rwanda, Éthiopie et Lesotho

Côte d’Ivoire, Gambie, Togo, Tunisie,


Algérie, Libye, Guinée-Équatoriale,
1 coup d’État
RD Congo, Congo Brazza, Somalie et
Madagascar.

Un coup d’État est le renversement d’une personne investie d’une autorité, de


façon illégale et souvent brutale. En Afrique, ce phénomène n’est pas une chose
rare. Presque tous les pays africains ont déjà connu cette période sombre dans
leur histoire. On distingue un coup D’État d’une révolution car cette dernière est
populaire. Par ailleurs, il existe trois types de coup d’état à savoir les coups
d’état militaires, constitutionnels et électoraux. Dans le cas de cette étude, nous
sous limitons aux coups d’état militaire.

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3.1.14. FAVORISER L’INCLUSION POLITIQUE
OU LA DEMOCRATIE INCLUSIVE
Les élections renforcent l’exclusion en politique qui a pour conséquence les
révoltes populaires qui débouchent aussi sur des rebellions, des révolutions
populaires, etc.
La rotation éviterait à l’Afrique des rébellions qui, dans la plupart des cas, se
créent dans l’intérêt exclusif de conquérir le pouvoir. Cela rendra aussi nos pays
moins dépendant de l’étranger qui finance les rebellions et les élections dans
certains pays africains.

3.2. LES AFRICAINS DOIVENT SAVOIR QUE NOUS


SOMMES CONDAMNES A VIVRE ENSEMBLE
Les Africains doivent prendre conscience et savoir que ce n’est par hasard que
nous nous retrouvons dans les mêmes espaces géographiques. Personne n’a
demandé à naître dans pays X ou dans un pays Y. Dieu, l’Omniscient et
l’Omnipotent sait pourquoi Il l’a fait. Les Responsables politiques surtout les
Gouvernants doivent revoir leurs politiques. On ne dirige pas dans la division,
dans la répression, dans le mensonge, dans la corruption, dans la gabegie, dans
l’improvisation, etc.
Quand j’analyse ce qui se passe dans les Etats africains, je fais ce constat amer.
On dirait que les dirigeants travaillent beaucoup plus pour leurs militants que
pour tous les citoyens. Ceci se remarque dans les recrutements, les promotions,
les nominations, les missions, etc. Ce qui crée des frustrations, des
mécontentements, etc. Or, le simple fait de considérer la méritocratie, pouvait
aider les pays africains à décoller. Ceux qui occupent les postes par la faveur du
pouvoir, en abusent, ne respectent rien, sont oisifs et parfois sont hostiles au
travail bien fait. Dès fois, ces médiocres font tout pour anéantir les talentueux,
les bons, les compétents, etc. Ceci, parce qu’ils n’ont pas obligation de résultats.
Ils comptent seulement sur leur militantisme, leur fidélité à leurs mentors et non
sur leurs compétences, leur savoir-faire ou leur matière grise, etc.
Les Africains doivent aller à l’école de la Suisse. Après élection, le gagnant et
les perdants doivent gouverner ensemble. La justice doit jouer pleinement son
rôle d’arbitrage. Elle doit être plus impartiale. Elle ne doit plus lancer son
dévolu sur les pauvres et les opposants. Pour preuve, les opposants peuplent les
prisons en Afrique sans ignorer les pauvres. Les médias à problèmes sont ceux
proches des oppositions. La justice épargne ceux qui sont au pouvoir ou proches
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du pouvoir. Pour illustrer cette partialité judiciaire, je prends deux exemples. La
même justice qui applaudissait les mérites de Yahya Jammeh, c’est la même
justice qui poursuivit cet ex Président gambien et ses compagnons. La même
situation se présente au Soudan, en Algérie et dans la plupart des pays africains
surtout francophones.
Nombreux sont les opposants africains qui vivent en exil. Ce qui n’est pas le cas
en Occident. Beaucoup d’opposants sont dans des prisons. Ce qui est loin d’être
la situation en Occident. Pourquoi la politique nous divise-t-elle ?
Il est temps que les Africains fassent un front commun pour combattre leurs
ennemis communs : la pauvreté, le COVID-19, la corruption, l’impérialisme, la
gabegie, la faim, le sous-développement, etc.

CONCLUSION
Somme toute, l’Afrique est un continent de paradoxes. C’est le continent le plus
riche en ressources naturelles et le plus pauvre économiquement. C’est le
continent où la plupart des citoyens vivent sous le seuil de la pauvreté et où les
dirigeants sont des milliardaires. C’est le continent qui dispose de grandes
superficies cultivables et où les populations meurent de faim, de la malnutrition
et de la sous-alimentation. C’est un continent de paix mais avec des crises
sociopolitiques perpétuelles. C’est un continent qui est pauvre et où on a des
gouvernements de dizaines de ministres. C’est un continent avec un conteneur
de diplômés et où on manque de la matière grise pour la relance économique,
etc.
Il urge de revoir nos systèmes éducatifs. Car d’après Tchagnaou, « une
éducation bien planifiée s’avère être la panacée au sous-développement ». Il faut
une prise de conscience collective des Africains depuis les Chefs d’Etats
jusqu’aux techniciens de surface. Bref, une prise de conscience de toutes les
couches sociales africaines sans exception. « QUAND
L’AFRIQUE VA
SE REVEILLER, L’OCCIDENT TREMBLERA »

Dr Akimou TCHAGNAOU
Formateur des Formateurs, Spécialiste en Sciences de l’Éducation et
de la Formation, Vacataire à l’INSE/UL, Président de l’ACPET/DD
E-mail : akimou.tchagnaou@gmail.com
Blog : www.tchagnaou.wordpress.com
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