Vous êtes sur la page 1sur 9

Définition : Les NTIC regroupent tous les outils permettant d’utiliser, de transférer ou de partager des

données numériques (textes, images, sons,…) à partir de Cdrom, à travers des réseaux locaux ou le
monde via Internet. Elles permettent une plus grande diffusibilité de l’information, une interactivité,
un asynchronisme et peuvent favoriser aussi bien le travail individuel (autoformation) que le travail
collectif.

Les NTIC ont ouvert les voies à un large éventail de méthodes de communication, permettant à la fois
de rapprocher les distances, réduire les délais et minimiser les coûts. De nouvelles industries liées
aux TIC ont vu le jour, apportant sur le marché de nouveaux appareils et introduisant de nouveaux
comportements dans les sociétés. À tel point qu’il sera peut-être difficile d’en distinguer les
avantages et les inconvénients dans l’immédiat, sans le recul nécessaire. Nous en dégagerons
pourtant quelques-uns ici.

Avantages

 Bon nombre d’anciens emplois routiniers et ennuyeux peuvent maintenant être effectués par un
ordinateur, ce qui laisse aux travailleursl’opportunité de s’adonner à des tâches plus intéressantes et
de mettre à profit leur créativité.

 L’informatisation a amélioré les niveaux de productivité, ce qui signifie que les travailleurs


bénéficient d’une réduction du temps de travail, tout en conservant le même niveau de vie.

 Les entreprises qui utilisent les NTIC sont en mesure de faire face à la concurrence.

 Beaucoup d’objets de la vie courante modernen’existeraient pas sans les NTIC (cartes de
crédit,  télévision numérique,  DVD,  téléphones mobiles, etc.).

 Les NTIC contribuent à la création de nombreux nouveaux emplois, tels que le développement de
logiciels.

 De plus en plus de personnes peuvent travailler à partir de leur chez-soi, via le télétravail, au lieu


de se rendre tous les jours à leur bureau.

Inconvénients

 Les NTIC ont tendance à accélérer le rythme de la vie quotidienne et introduire davantage de
stress.

 L’informatisation de nombreux emplois dans l’industrie (la fabrication, par exemple), ainsi que la
robotisation des usines, conduit à une augmentation notable du chômage.

 Bon nombre des nouveaux emplois dans les NTIC nécessitent des niveaux de compétences et/ou
de qualifications assez élevés, et ne sont pas facilement accessibles aux travailleurs âgés ou à ceux
dont les connaissances en TIC sont limitées.

 Les NTIC ont augmenté la quantité de travail de certaines personnes qui doivent souvent travailler
durant de longues heures.

 Certains emplois en NTIC peuvent être tout aussi ennuyeux que les emplois qu’ils ont
remplacés (par exemple la saisie de données).

 Le stockage des données personnelles sur des systèmes informatiques a rendu vulnérable la vie
privée des gens.
 Les systèmes des NTIC tombent souvent en panne à des moments inopportuns, laissant les
entreprises dans l’incapacité de fonctionner parce qu’elles sont tellement tributaires des TIC.

 Il est rare que les gens travaillant dans les NTIC restent dans le même emploi pendant plus de
quelques années, en raison des changements et des évolutions technologiques qui exigent un
recyclage professionnel régulier.

Convention de Budapest
 Depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 la communauté
internationale a réalisé des progrès importants dans la lutte contre le racisme, la discrimination
raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée. Des règles ont été adoptées aux niveaux
national et international et un certain nombre d’instruments internationaux de protection des droits
de l’homme a été mis en place, notamment la Convention internationale de New York de 1965 sur
l’élimination de toute forme de discrimination raciale (CERD) qui a été élaborée dans le cadre des
Nations Unies. En dépit de ces progrès, le rêve d’un monde sans haine ni discrimination raciale ne
s’est que partiellement concrétisé. Alors que les développements technologiques, économiques et
commerciaux rapprochent les peuples du monde entier, la discrimination raciale, la xénophobie et
d’autres formes d’intolérance continuent d’exister dans nos sociétés. La mondialisation présente des
risques pouvant conduire à l’exclusion et à l’accroissement des inégalités, très souvent sur une base
raciale et ethnique. En particulier, l’apparition de réseaux de communication globale comme Internet
offre à certaines personnes des moyens modernes et puissants pour soutenir le racisme et la
xénophobie et pour diffuser facilement et largement des contenus exprimant de telles idées. Pour
pouvoir mener des enquêtes et poursuivre ces personnes, la coopération internationale est
essentielle. La Convention sur la cybercriminalité (STE 185), appelée ci-après «la Convention», a été
élaborée pour permettre une entraide concernant les crimes informatiques au sens large du terme,
conçue de manière souple et moderne. Ce Protocole poursuit deux objectifs : premièrement,
harmoniser le droit pénal matériel dans la lutte contre le racisme et la xénophobie sur l’Internet et
deuxièmement, améliorer la coopération internationale dans ce domaine. Une harmonisation de ce
type facilite la lutte contre cette criminalité aux niveaux national et international. Prévoir des
infractions correspondantes dans le droit interne peut prévenir l’abus des systèmes informatiques à
des fins racistes dans des Parties qui n’ont pas une législation très bien définies dans ce domaine. La
coopération internationale (en particulier l’extradition et l’entraide judiciaire) se trouve facilitée, par
exemple en ce qui concerne la règle de la double incrimination.

La Convention sur la cybercriminalité, aussi connue comme la Convention de Budapest sur la


cybercriminalité ou Convention de Budapest, est le premier traité international qui tente d'aborder
les crimes informatiques et les crimes dans Internet y compris la pornographie infantile, l'atteinte au
droit d'auteur et la discours de haine en harmonisant certaines lois nationales, en améliorant les
techniques d'enquêtes et en augmentant la coopération entre les nations et la protection adéquate
des droits de l'homme et des libertés en application de la Convention de sauvegarde des droits de
l'homme et des libertés, Pacte international relatif aux droits civils et politiques ou d'autre
instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, et qui doit intégrer le principe de
proportionnalité1. Il a été rédigé par le Conseil de l'Europe avec la participation active d'observateurs
délégués du Canada, du Japon et de la Chine. À la fin d'août 2011, plusieurs pays européens avaient
signé le traité. Et aujourd'hui, en novembre 2018, 61 pays, y compris Afrique du Sud, Canada, Japon,
Philippines et États-Unis ont ratifié la convention.
La loi no 2005-493 du 19 mai 2005 autorisant l'approbation de la convention sur la cybercriminalité
et du protocole additionnel à cette convention relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et
xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques a été publiée au Journal Officiel le 20 mai
2005. En juillet 2017, 29 pays avaient ratifié le protocole y compris la France et l'Allemagne.

Utilité:  Texte pionnier de caractère universel, parfois novateur dans un secteur où la liberté
absolue d'expression était la règle initiale;

 Permet la mise en place d'un régime rapide et efficace de coopération internationale.

Maroc: a signé le 29-06-2018; entré en vigueur le 01-10-2018.

Convention arabe pour la lutte contre la


cybercriminalité

Etablie en langue arabe au Caire, en Egypte, le 15 Moharram 1432 de l’hégire correspondant au 21


décembre 2010. Le Maroc l’a ratifié par le Dahir n °1.13.44 du 13 mars 2013 portant application de la
loi 76-12 approuvant ladite convention. B.O. 6140 du 4 avril 2013. p.3022 

Objectifs:

Renforcer la coopération entre les pays arabes pour lutter contre la cybercriminalité et préserver
leur sécurité, intérêts et l’intégrité de leurs sociétés.

Mener une politique pénale commune contre la cybercriminalité en prenant en compte les principes
religieux et moraux suprêmes de la société arabe.

Se conformer aux traités et chartes arabes et internationaux relatifs aux droits de l’homme et veiller
à leur respect et à leur protection.

Domaine d’application:

o Interdire de la cybercriminalité, d’y enquêter et de poursuivre ses auteurs Lorsqu’elle a été


commise: .

- Dans plus d’un Etat;

- Dans un Etat et a été préparé, planifiée, dirigée ou supervisée dans un autre ou dans d’autres Etats;
- Dans un Etat et qu’un groupe criminel organisé exerçant des activités dans plus d’un Etat a été
impliqué dans sa commission

- Dans un Etat et qu’elle a eu des conséquences graves dans un autre ou dans d’autres Etats.

Le Traité de l'OMPI sur le droit d'auteur (WCT) Le Traité de l'OMPI sur le droit d'auteur (WCT) est un
arrangement particulier au sens de la Convention de Berne qui porte sur la protection des œuvres et
des droits des auteurs sur leurs œuvres dans l'environnement numérique. Toute partie contractante
(même si elle n'est pas liée par la Convention de Berne) doit se conformer aux dispositions de fond
de l'Acte de Paris (1971) de la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et
artistiques (1886). En outre, en ce qui concerne l'objet de la protection, le WCT porte sur
deux catégories d'objets du droit d'auteur: i) les programmes d'ordinateur, quel qu'en soit le mode
ou la forme d'expression, et ii) les compilations de données ou d'autres éléments ("bases de
données"), sous quelque forme que ce soit, qui, par le choix ou la disposition des matières,
constituent des créations intellectuelles. (Une base de données qui ne constitue pas une création de
cette nature n'entre pas dans le champ d'application du traité.)

En ce qui concerne les droits reconnus à l'auteur, outre les droits reconnus par la Convention de
Berne, le traité confère également: i) le droit de distribution, ii) le droit de location et iii) un droit
plus large de communication au public.

 Le droit de distribution est le droit d'autoriser la mise à la disposition du public de l'original


et d'exemplaires d'une œuvre par la vente ou tout autre transfert de propriété.

 Le droit de location est le droit d'autoriser la location commerciale au public de l'original ou


d'exemplaires d'œuvres des trois catégories suivantes: i) programmes d'ordinateur (sauf
lorsque le programme lui-même n'est pas l'objet essentiel de la location), ii) œuvres
cinématographiques (mais seulement dans les cas où la location a mené à la réalisation
largement répandue d'exemplaires des œuvres en question, qui compromet de manière
substantielle le droit exclusif de reproduction) et iii) œuvres incorporées dans des
phonogrammes telles que définies dans la législation nationale des parties contractantes
(sauf en ce qui concerne les pays qui, depuis le 15 avril 1994 au moins, appliquent un
système de rémunération équitable des auteurs pour la location de ces œuvres).

 Le droit de communication au public est le droit d'autoriser toute communication au public,


par fil ou sans fil, y compris "la mise à la disposition du public [d']œuvres de manière que
chacun puisse y avoir accès de l'endroit et au moment qu'il choisit de manière
individualisée". Le membre de phrase cité couvre en particulier la communication
interactive, à la demande, par le réseau Internet.

En ce qui concerne les limitations et exceptions, l'article 10 du WCT incorpore le "triple critère"


prévu au paragraphe 2 de l'article 9 de la Convention de Berne pour déterminer les limitations et
exceptions, étendant son application à tous les droits. La déclaration commune accompagnant le
WCT prévoit que les limitations et exceptions telles qu'elles sont établies dans la législation nationale
conformément à la Convention de Berne peuvent être étendues à l'environnement numérique. Les
États contractants peuvent concevoir de nouvelles exceptions et limitations appropriées dans
l'environnement numérique. L'extension du champ d'application des limitations et exceptions
existantes ou la création de nouvelles limitations et exceptions ne sont admissibles que si les
conditions du "triple critère" sont satisfaites.

Quant à la durée de la protection, celle-ci ne doit pas être inférieure à 50 ans pour tout type
d'œuvre.

La jouissance et l'exercice des droits prévus dans le traité ne sont subordonnés à aucune formalité.

Le traité fait obligation aux parties contractantes de prévoir des sanctions juridiques contre la
neutralisation des mesures techniques (cryptage, par exemple) qui sont mises en œuvre par les
auteurs dans le cadre de l'exercice de leurs droits et contre la suppression ou la modification
d'informations, comme certains éléments permettant d'identifier l'œuvre ou son auteur, qui sont
nécessaires pour la gestion (concession de licences, perception et répartition des redevances) des
droits des auteurs ("information sur le régime des droits").

Les parties contractantes s'engagent à adopter, en conformité avec leur système juridique, les
mesures nécessaires pour assurer l'application du traité. En particulier, elles doivent faire en sorte
que leur législation comporte des procédures permettant une action efficace contre tout acte
portant atteinte aux droits visés par le traité, y compris des mesures propres à prévenir rapidement
toute atteinte et des mesures propres à éviter toute atteinte ultérieure.

Le traité institue une assemblée des parties contractantes ayant principalement pour mandat de
traiter des questions concernant le maintien et le développement du traité; le Secrétariat de l'OMPI
est chargé des tâches administratives concernant celui-ci.

Le traité a été conclu en 1996 et il est entré en vigueur en 2002.

Le traité est ouvert aux États membres de l'OMPI et à la Communauté européenne. L'assemblée
instituée par le traité peut décider d'autoriser d'autres organisations intergouvernementales à
devenir parties au traité. Les instruments de ratification ou d'adhésion doivent être déposés auprès
du Directeur général de l'OMPI.

adopté à Genève le 6-3-2002 et entré en vigueur le 20-12-1996. Le Maroc est partie depuis le 20
juillet 2011.

Le Traité de l'OMPI sur les interprétations et exécutions et les phonogrammes (WPPT) Le Traité de
l'OMPI sur les interprétations et exécutions et les phonogrammes (WPPT) vise à assurer la protection
des droits de propriété intellectuelle de deux catégories de bénéficiaires, notamment dans
l'environnement numérique: i) les artistes interprètes ou exécutants (acteurs, chanteurs, musiciens,
etc.), et ii) les producteurs de phonogrammes (personnes physiques ou morales qui prennent
l'initiative de la fixation des sons et en assument la responsabilité). Ces droits sont protégés par le
même instrument parce que la plupart des droits reconnus par le traité aux artistes interprètes ou
exécutants ont trait à leurs interprétations ou exécutions fixées, purement sonores (qui constituent
les phonogrammes).
Le traité accorde aux artistes interprètes ou exécutants des droits patrimoniaux sur leurs
interprétations ou exécutions fixées sur phonogrammes (mais non sur une fixation audiovisuelle
telle qu'une œuvre cinématographique): i) le droit de reproduction; ii) le droit de distribution; iii) le
droit de location; et iv) le droit de mise à disposition.
 On entend par "droit de reproduction" le droit d'autoriser la reproduction directe ou
indirecte du phonogramme de quelque manière ou sous quelque forme que ce soit.
 On entend par "droit de distribution" le droit d'autoriser la mise à la disposition du public de
l'original et de copies du phonogramme par la vente ou tout autre transfert de propriété.
 On entend par "droit de location" le droit d'autoriser la location commerciale au public de
l'original et de copies du phonogramme, selon la définition de la législation nationale des parties
contractantes (sauf pour les pays qui depuis le 15 avril 1994 appliquent un  système de
rémunération équitable pour une telle location).
 On entend par "droit de mise à disposition" le droit d'autoriser la mise à la disposition du
public, par fil ou sans fil, de leurs interprétations ou exécutions fixées sur un phonogramme, de
manière que chacun puisse y avoir accès de l'endroit et au moment qu'il choisit individuellement.
Ce droit couvre en particulier la mise à disposition interactive, sur demande, par l'intermédiaire de
l'Internet.
En ce qui concerne les interprétations ou exécutions non fixées (vivantes), le traité confère aux
artistes interprètes ou exécutants : i) le droit de radiodiffusion (sauf s'il s'agit d'une réémission); ii) le
droit de communication au public (sauf lorsque l'interprétation ou exécution est une interprétation
ou exécution radiodiffusée); et iii) le droit de fixation.
Le traité accorde également à l'artiste interprète ou exécutant le droit moral d'exiger d'être
mentionné comme tel et celui de s'opposer à toute déformation, mutilation ou autre modification de
ses interprétations ou exécutions, préjudiciables à sa réputation.
En ce qui concerne les producteurs de phonogrammes, le traité leur accorde des droits
patrimoniaux sur leurs phonogrammes: i) le droit de reproduction; ii) le droit de distribution; iii) le
droit de location; et iv) le droit de mise à disposition.
 On entend par "droit de reproduction" le droit d'autoriser la reproduction directe ou
indirecte du phonogramme, de quelque manière ou sous quelque forme que ce soit.
 On entend par "droit de distribution" le droit d'autoriser la mise à la disposition du public de
l'original et d'exemplaires du phonogramme par la vente ou tout autre transfert de propriété.
 On entend par "droit de location" le droit d'autoriser la location commerciale au public de
l'original et d'exemplaires du phonogramme, selon la définition de la législation nationale des
parties contractantes (sauf pour les pays qui depuis le 15 avril 1994 appliquent un système de
rémunération équitable pour une telle location).
 On entend par "droit de mise à disposition" le droit d'autoriser la mise à la disposition du
public, par fil ou sans fil, d'un phonogramme de manière que chacun puisse y avoir accès de
l'endroit et au moment qu'il choisit individuellement. Ce droit couvre en particulier la mise à
disposition interactive, sur demande, par l'intermédiaire de l'Internet.
Les artistes interprètes ou exécutants et les producteurs de phonogrammes ont droit à une
rémunération équitable et unique lorsque des phonogrammes publiés à des fins lucratives sont
utilisés directement ou indirectement pour la radiodiffusion ou pour une communication au public.
Cependant, toute partie contractante peut restreindre ce droit ou – à condition d'émettre des
réserves au traité – refuser de l'accorder. Si une réserve est émise par une partie contractante, les
autres parties contractantes sont autorisées, dans la même mesure, à refuser le traitement national
à la partie contractante qui a émis la réserve ("réciprocité").

En ce qui concerne les limitations et exceptions, l'article 16 du WPPT incorpore le "triple critère"


prévu au paragraphe 2 de l'article 9 de la Convention de Berne pour déterminer les limitations et
exceptions, étendant son application à tous les droits. La déclaration commune accompagnant le
WCT prévoit que les limitations et exceptions telles qu'elles sont établies dans la législation nationale
conformément à la Convention de Berne peuvent être étendues à l'environnement numérique. Les
États contractants peuvent concevoir de nouvelles exceptions et limitations appropriées dans
l'environnement numérique. L'extension du champ d'application des limitations et exceptions
existantes ou la création de nouvelles limitations et exceptions ne sont admissibles que si les
conditions du "triple critère" sont satisfaites.
La durée de la protection ne doit pas être inférieure à 50 ans.

La jouissance et l'exercice des droits prévus dans le présent traité ne sont subordonnés à aucune
formalité.

Les parties contractantes doivent prévoir des sanctions juridiques contre la neutralisation des
mesures techniques (telles que le cryptage) mises en œuvre par les artistes interprètes ou exécutants
ou les producteurs de phonogrammes dans le cadre de l'exercice de leurs droits et qui visent à
empêcher la suppression ou la modification d'informations, telles que certaines données permettant
d'identifier l'artiste interprète ou exécutant, l'interprétation ou exécution, le producteur du
phonogramme et le phonogramme proprement dit, nécessaires à la gestion de ces droits (par
exemple, la concession de licences, la collecte et la répartition des redevances) ("information sur le
régime des droits").

Chaque partie contractante doit adopter, en conformité avec son système juridique, les mesures
nécessaires pour assurer l'application du traité. En particulier, chaque partie contractante doit faire
en sorte que sa législation comporte des procédures destinées à faire respecter les droits prévus par
le traité, de manière à permettre une action efficace contre tout acte qui porterait atteinte à ces
droits, y compris des mesures propres à prévenir rapidement toute atteinte et des mesures propres à
éviter toute atteinte ultérieure.
Le traité institue une assemblée des parties contractantes dont la tâche principale consiste à traiter
de questions concernant le maintien et le développement du traité, le Secrétariat de l'OMPI étant
chargé de s'acquitter des tâches administratives concernant le traité.

Le traité a été conclu en 1966 et il est entré en vigueur en 2002.

Le traité est ouvert aux États membres de l'OMPI et à la Communauté européenne. L'assemblée
instituée par le traité peut décider d'autoriser d'autres organisations intergouvernementales à
devenir parties au traité. Les instruments de ratification ou d'adhésion doivent être déposés auprès
du Directeur général de l'OMPI.

Au niveau national
Atteintes au fonctionnement d’un STAD et Atteintes aux données d’un STAD :

Les atteintes au fonctionnement : L'article 607-5 du Code pénal, inséré par la loi n° 07-03, dispose
que « le fait d'entraver ou de fausser intentionnellement le fonctionnement d'un système de
traitement automatisé de données est puni d'un an à trois ans d'emprisonnement et de 10.000 à
200.000 dirhams d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement ».

Aux termes donc de l'article précité, les atteintes au fonctionnement consistent dans le fait
d'entraver ou de fausser le système, L'entrave est définie par certains auteurs comme étant l'acte
visant à « empêcher le fonctionnement logiciel ou matériel du système en provoquant une paralysie
partielle ou totale, progressive ou instantanée, temporaire ou définitive, ponctuelle ou permanente
et enfin simple ou récurrente de celui-ci ».

Les atteintes aux données : L'article 607-6 du Code pénal dispose que « le fait d'introduire
frauduleusement des données dans un système de traitement automatisé des données ou de
détériorer ou de supprimer ou de modifier frauduleusement les données qu'il contient, leur mode
de traitement ou de transmission, est puni d'un an à trois ans d'emprisonnement et de 10.000 à
200.000 dirhams d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement ».

S'agissant de l'élément matériel des infractions visées à l'article 607-6, il est quant à lui constitué de
manière alternative des actions suivantes : ▪ L'introduction de données. ▪ La détérioration, la
suppression ou la modification de données: ▪ La détérioration, la suppression ou la modification du
mode de transmission des données. ▪ La détérioration, la suppression ou la modification du mode de
traitement des données. Les principales atteintes (et également les plus dangereuses et ravageuses)
étant celles commises par le biais d'infections informatiques, plus spécialement de virus, vers,
chevaux de Troie et bombes logiques.

Droit de la cryptologie et du commerce électronique : a loi 53-05 relative à l’échange


électronique de données juridiques.

Objectifs:

- Fixer le régime applicable aux données juridiques échangées par voie électronique, à l’équivalence
des documents établis sur papier et sur support électronique et à la signature électronique.
-Déterminer le cadre juridique applicable aux opérations effectuées par les prestataires de service de
certification électronique, ainsi que les règles à respecter par ces derniers et les titulaires des
certificats électroniques.

- Favoriser le commerce électronique.

Droits d’auteurs : la loi 02-00 relative aux droits d’auteurs et droits voisins.
Objectif : Protéger les créations intellectuelles originales dans le domaine littéraire et artistique dès
la création même si elles ne sont pas fixées sur support matériel. (ex: programmes d’ordinateurs).

Droits protégés :

- Droits moraux : paternité de l’œuvre, anonymat, s’opposer à toute atteinte ;

- Droits patrimoniaux : réédition, reproduction, traduction, distribution…;

Durée protection :

- Droits moraux : illimité dans le temps ;

- Droits patrimoniaux : 70 ans après sa mort ; 50 ans dans d’autres cas.

Protection des données personnels : loi n° 09-08 relative à la protection des


personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel

Objectif: L’informatique et au service du citoyen et évolue dans le cadre de la coopération


internationale. Elle ne doit pas porter atteinte à l’identité, aux droits et aux libertés collectives ou
individuelles de l’Homme. Elle ne doit pas constituer un moyen de divulguer des secrets de la vie
privée des citoyens. (art 1 loi 09-08)

Champs d’application: Traitement des données à caractère personnel, automatisé en tout ou en


partie, ainsi qu’au traitement non automatisé de données à caractère personnel contenues ou
appelées à figurer dans des fichiers manuels

CNDP (Commission Nationale de contrôle de la protection des Données à caractère


Personnel) : - Veiller au respect des dispositions de la loi 09-08 et des textes pris pour son
application;
- Donner son avis au gouvernement ou au parlement sur les projets et les propositions de

loi ainsi que sur les règlements relatifs à la protection des données personnels;

- Recevoir notification de l’identité du représentant installé au Maroc qui se substitue au

responsable du traitement résidant à l’étranger;

- Autoriser la conservation des données au-delà d’une période prévue;

- Délivrer les autorisations;

- Faire procéder aux rectifications justifiées s’il y a un refus du responsable du traitement;

- Assurer la tenue d’un registre national de la protection des données;


- Recevoir les plaintes;

- Procéder à des expertises;

- Coopérer avec les Organes des Etas étrangers