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Université Abdelmalek Essaadi

Faculté des sciences juridiques économiques et sociales


Master Droit Economique et du Commerce International

Matière : Droit Administratif

La Décentralisation
Administrative

Réalisé par :

-Youssofi Khaoula
- josé Carlos Camblé

-HOUSNi BEN SAANDI Encadré par: Dr. Ahmed Iraqi


-STITOU AZEDDINE
-CHABHOU NARJIS
-CHOUIAKH MARIAM
Année Universitaire: 2019/2020
Introduction
CHAPITRE I : Les formes de la décentralisation ainsi que ses avantages et ses limites
Section 1 : Les formes de la décentralisation
A- La décentralisation territoriale
B- La décentralisation fonctionnelle ou par service
Section 2 : Les avantages et les limites de la décentralisation
A- Les bienfaits de la décentralisation
B- Les limites de la décentralisation
CHAPITRE II : L’administration locale décentralisée : Collectivités territoriales
Section 1 : L’évolution du statut juridique des collectivités territoriales
A- l’approfondissement progressif du processus de décentralisation communale.
B- la province, collectivité décentralisée à visage déconcentré.
C- De la région économique à la région collectivité décentralisée.
Section 2 : Les aménagements constitutionnels de l’organisation territoriale à travers la
constitution de 2011
A- La place de la décentralisation dans la réforme constitutionnelle de 2011
B- Les principes constitutionnels de l’organisation territoriale
CONCLUSION
Introduction

Longtemps considérée par les Etats unitaires, comme un dynamisme prometteur d'une bonne
gouvernance locale, la décentralisation a toujours été au cœur des préoccupations politiques
des pays.

En effet, en se remontant vers son histoire, la décentralisation administrative notamment au


Maroc a pris son ampleur après l'indépendance afin de permettre et surmonter les carences et
les failles de l'héritage administratif colonial caractérisé par une forte centralisation. Au
Maroc, la question de la décentralisation administrative a été adoptée en tant que "choix
stratégique et irréversible"1 dès l'accession du pays à l'indépendance.
Dès ce moment, elle a fait l'objet d'une attention particulière dans la mesure où elle était
porteuse d'espoir pour un État qui recouvrait l'entière maitrise de son destin.
Ainsi, le processus de décentralisation, fut jalonné des grandes reformes opérées par des
coups législatifs. À cet égard, trois étapes importantes sont à distinguer à savoir
premièrement, la parution en 1960 la charte d'organisation collectivités, précédée par deux
textes réglementant l'élection des conseils communaux, ainsi que la parution de la loi
d'organisation des provinces et des régions. la seconde étape fondée sur le dahir du 30/9/1976,
consistant au texte constitutif du projet de la décentralisation et la déconcentration au niveau
des municipalités et les communes rurales. Egalement aussi, la réforme fondamentale mettant
en place un nouveau cadre juridique dotant les communes par la gestion locale. Et la troisième
et dernière étape, consistant à l'instauration constitutionnelle des unités territoriales élues
(constitution de 1992 et 1996). Suivi par le dahir du 2 avril 1997 fixant l'organisation de la
région dans le sens du renforcement des pratiques démocratiques. Bien évidemment, il y a
lieu aussi de parler de la parution de la loi 96-48 pour la création et l'organisation des régions.
Sans autant oublier la révision de la charte communale de 2002 concernant les collectivités.
C'est dans cette optique que les autorités décidèrent d'établir un système d'administration
décentralisé.

Ainsi, la décentralisation signifie dans son sens large à un transfert de compétences ou


activités (actions, planification, choix et décision, gestion, supervision) vers la périphérie.
Selon VEDEL et DELVOLVE2, définissent cette notion comme étant un concept qui
"consiste pour le pouvoir central à transférer certaines de ses compétences administratives à
des autorités qui ne dépendent pas de lui".
Autrement dit, la décentralisation est un système assez démocratique parce qu’il permet de
faire participer les administrés à la gestion des affaires qui les concernent directement.
Dans le cadre de la décentralisation les collectivités locales disposent d’une existence
juridique, elles possèdent également des organes propres pour la gestion de leurs affaires, ces
organes sont élus par les membres de la collectivité́ elle-même. Les collectivités locales
disposent aussi de l’autonomie financière, elles ont des ressources propres, mais il ne s’agit
pas d’une autonomie absolue ; ainsi des techniques juridiques ont été́ prévues afin de
permettre au pouvoir central d’exercer un contrôle sur les collectivités, c’est ce qu’on appelle
la tutelle, qui constitue une limite à l’autonomie locale, et à la décentralisation elle-même.

L'importance donnée à la décentralisation a été renforcée par l'édification de la région en


collectivité locale, aux côtés des préfectures, des provinces et des communes. Celle-ci aura un
rôle fondamental, notamment, en matière de développement économique et social, de
planification et d'aménagement du territoire.
1
Extrait de la Thèse du Professeur ABDELHAK BAKHAT
2
Droit administratif, Tome 2, Droit public
Face à cette ordre d'idée, il nous semble évident qu'une série des questions s'enchaine à
savoir:

-Sur quelle base la décentralisation administrative peut-elle contribuer aux collectivités


territoriales?

-Quelles sont ces formes?


-et quelles en sont ces avantages et ses limites?
-comment peut-on étudier le statut juridique des collectivités territoriales?
-En quoi l'aménagement constitutionnel s'est adapté à l'organisation territoriale?
CHAPITRE I : LES FORMES DE LA DÉCENTRALISATION AINSI QUE SES
AVANTAGES ET SES LIMITES
Section 1 : Les formes de la décentralisation

A. Décentralisation territoriale
La décentralisation est dite politique ou territoriale lorsque les dirigeants de l'instance
décentralisée sont élus au suffrage universel indirect et direct, lorsque cette dernière est dotée
de revenus autonomes et qu'elle exerce ses responsabilités sur un territoire déterminé.
Pour cerner de manière étroite les traits généraux de la décentralisation territoriale, une grille
d’analyse à trois niveaux d’appréciation est proposée : niveau politique, niveau institutionnel
et niveau de performance.
1. Sur le plan politique, la décentralisation a un statut privilégié: consacrée par la constitution,
elle façonne la vie démocratique de par elle est façonnée en y devenant un élément essentiel
pour sous-tendre l’amélioration de l’indépendance à l’égard du pouvoir central en terme
d’investiture et dés investiture, supposant in fine que l’entité objet de décentralisation
renferme un réservoir d’élites qui permet l’élargissement du cercle des personnes initiées aux
exigences que pose la gestion de chose publique.
2. Sur le plan institutionnel, une politique territoriale diversifiée est engagée par le Maroc
donnant naissance par touches successives à un édifice à trois étages : niveau communal,
provincial et régional.
3. La question de la performance des collectivités locales est sujet de contraste selon la
collectivité concernée. Il s’agit de la capacité de ces entités à répondre aux besoins individuels
et collectifs des populations dont elles sont en charge dans les limites des compétences légales
et des moyens budgétaires à leur disposition.

B. La décentralisation fonctionnelle
La décentralisation est dite fonctionnelle lorsque le gouvernement dote un organisme d'une
personnalité juridique distincte et lui confère des responsabilités et des fonctions par lois
particulières, tout en maintenant des liens de subordination importants.
L’Etat s’en remet souvent à des établissements publics pour relayer son action. Il s’agit là
d’une autre forme de décentralisation puisque l’Etat transfère à des personnes juridiques
distinctes, des compétences qu’il exerçait. Ces personnes juridiques n’ont pas d’assise
territoriale. On parle alors de décentralisation fonctionnelle.
Cette décentralisation est faite par services à des entités dites établissements publics ; il s’agit
d’institutions administratives à caractère autonome d’un patrimoine distinct, chargées
d’assurer un service public ou un ensemble de services publics.
Deux limites à leur autonomie : le principe de spécialité (leur activité est limitée au service
qui leur est confié) et la tutelle exercée par l’autorité administrative dont ils dépendent.
Section 2 : Les bienfaits et les limites de la décentralisation

A. Les avantages de la décentralisation

La décentralisation permet, dans les limites de la loi, de choisir la personne, de le


récompenser ou de le sanctionner en fonction de son travail et donc de maintenir sa
motivation et son rendement dans des limites raisonnables;

Elle encourage la responsabilité des décideurs en rapprochant ceux-ci de la population;

Elle améliore la qualité de planification en rapprochant la population des structures de


décision et de suivi et en lui permettant de choisir ses propres priorités

Elle améliore l'engagement et la responsabilisation de la population locale dans les projets de


développement et dans leur suivi.

Elle aide à mobiliser les ressources locales, incite la population et le personnel à surveiller
leur usage et à limiter les gaspillages;

Elle permet une meilleure coordination;

Elle maintient la stabilité politique par une plus grande participation de tous les groupes
sociaux avec diminution des tensions entre classes.

B. Les limites de la décentralisation

La décentralisation ne supprime pas les abus de pouvoir et peut même aggraver ceux-ci car
elle donne de nouveaux champs de pouvoir aux petits potentats locaux qui peuvent être très
réticents au changement si celui-ci menace leurs privilèges; la démocratie n'est pas
nécessairement mieux exercée dans des milieux traditionnels analphabètes que dans les
capitales urbaines riches en intellectuels contestataires;

L'éparpillement de l'autorité centrale rend les projets plus vulnérables aux abus des pouvoirs
locaux trop dispersés que pour pouvoir surveillés;

Création de nouvelle élite politiques n'ayant pas la notion de responsabilité politique et


d'expériences et par vision très étroite du pouvoir ;

Pour avoir le même niveau de compétence partout, la décentralisation coûte nettement plus
cher car elle implique une décentralisation des compétences gestionnaires et de la
polyvalence, et donc la multiplication des postes de cadres et des équipements

(Équipements professionnels mais aussi logement, moyens de transport, écoles,...)

La décentralisation des activités et responsabilités sans décentralisation des compétences est


inéquitable car elle revient à abandonner le sort du périphérique dans des mains peu
compétentes tandis que ceux qui vivent dans les grandes villes continuent à concentrer
l'avantage de toutes les compétences.

Chapitre II: l’administration locale décentralisée ’’les collectivités territoriales’’:

Section 1: L’évolution du statut juridique des collectivités territoriales:


Une fois l’indépendance acquise, l’Etat marocain s’est vu confronté à une panoplie de
problème dont la résolution nécessite, au niveau central une réorganisation de l’Etat et
au niveau local, l’aménagement du cadre local et la mise en place des institutions
représentatives nécessaires en la matière.
A- l’approfondissement progressif du processus de décentralisation communale:
Les communes sont « des collectivités territoriales de droit public, dotées de la
personnalité moral et de l’autonomie administrative et financière ». Les communes
sont divisées en communes urbaines et communes rurales.
Ci-dessus les processus de décentralisation communale:
 Le régime communal de 1960 était caractérisé par une autonomie relative des
communes, mais aussi par l’existence au niveau de l’exécution des décisions de
l’assemblée délibérante de 2 organes: l’agent d’autorité et le président du conseil
communal.
 La réforme de 1976 reflète la préoccupation du législateur de démocratiser le pays
au niveau local et de donner un nouveau souffle à la décentralisation communale.
-Le renforcement de la situation du président du conseil communal
 Afin de renforcer l’autonomie locale et consolidation du rôle économique de la
commune que fut adopté réforme de la charte communale de 2002.
-Clarification du statut de l’élu.
-Renforcement des compétences de la commune.
-L’unité de la ville.3

B- La province, collectivité décentralisée à visage déconcentré:

Les préfectures ou provinces sont « des collectivités territoriales de droit public,


dotées de la personnalité moral et de l’autonomie administrative et financière ». La
gestion de leurs affaires repose sur le principe de la libre administration. Il y’a au
Maroc 62 provinces et 13 préfectures.
La division administrative du royaume en province et préfectures trouvait son origine
dans les régions créées par le protectorat.

• 3
Droit Administratif Marocain ,DR: KHADIJA ENNACIRI.
L’implantation de ces collectivités territoriales s’inscrit dans le cadre de la
déconcentration à laquelle la croissance urbaine et la décentralisation communale ont
donné un nouveau souffle.
Leurs créations s'inscrit dans une politique générale visant à associer à l'action de
l'Etat les forces vives de la province. Or cet objectif n'est pas atteint en raison de la
place marginale consacrée aux représentants de la population; c'est toujours l'Etat qui
conserve la responsabilité principale du développement.
Au niveau provincial, les conseils sont élus pour un mandat de 6 ans au suffrage
indirect au scrutin de liste à la proportionnelle par des collèges électoraux constitués
par les conseillers communaux et les représentants des chambres
socioprofessionnelles.

C- De la région économique à la région collectivité décentralisée:

C’est sous l’exigence de pallier aux grands déséquilibres hérités du protectorat que fut
adoptée la première version régionale de 1971, qui fera de la région un simple cadre d’action
économique et de déconcentration administrative, et une institution consultative dont les
attributions et les moyens étaient fortement limités.
 En octobre 1984, le Roi feu Hassan II, lors d’un discours royal prononcé devant les
membres de l’Assemblée Régionale consultative de la région de Centre-Nord, a mis
l’accent sur sa nouvelle option concernant la création des régions tendant au
renforcement de la décentralisation et à l’autonomie des collectivités locales.
 La Constitution de 1992 a donné une consécration constitutionnelle à la région en tant
que collectivité locale dans son article 94 qui dispose que "les collectivités locales du
Royaume sont les régions, les préfectures, les provinces et les communes. Toute autre
collectivité locale est créée par la loi". Cette même disposition est reprise dans
l'article 100 de la constitution de 1996.
 En 1997, le territoire Marocain a été divisé en 16 régions.4

Section2: LES aménagements constitutionnels de l’organisation territoriale à travers la


constitution de 2011
A-La place de la décentralisation dans la réforme constitutionnelle de 2011
Devant les évolutions importantes qu'a connues le Maroc en matière de décentralisation, la
volonté de sa Majesté le Roi Mohammed VI vient pour donner un nouvel élan à ce processus
à travers la promulgation de la nouvelle constitution en date du 29 Juillet 2011.
Nouveaux principes et changements en ce qui concerne la décentralisation :
• Le rôle prééminent de la région par rapport aux autres collectivités territoriales dans
les opérations de la préparation et suivi des programmes de développement régional et
les schémas régionaux d'aménagement du territoire;

• 4
Extrait de la Thèse du Professeur ABDELHAK BAKHAT;
• La constitution de 2011
• Le principe de la libre administration de l'affaire locale et les règles de gouvernance,
ainsi que les dispositions du contrôle et de la reddition des comptes ;
• L'encouragement de la coopération et du partenariat et la mise en place de
groupements des communes pour la réalisation des projets de développement,
la mutualisation et la solidarité entre les communes ;
• l'adoption de l'élection des conseils des Régions au suffrage universel direct ;
• L'octroi du droit de l'exécution des délibérations des conseils des collectivités
territoriales aux présidents des conseils élus ;
• La fixation de trois types de compétences des collectivités territoriales, sur la base du
principe de subsidiarité (compétences propres, compétences partagées avec l'Etat et
compétences qui leur sont transférables par ce dernier.)
• La consécration aux collectivités territoriales d'un système de ressources financières
propres et de ressources financières affectées par l'Etat, pour leur permettre d'exercer
leurs compétences.5
B- Les principes de la décentralisation

La constitution marocaine de 2011 a réservé une grande place pour la décentralisation


concrètement dans les 12 articles intitulés « régions et autres collectivités territoriales. En
effet, le législateur marocain a introduit les différents principes de la décentralisation
administrative: le principe de libre administration, le principe de coopération, le principe
de solidarité, le principe de subsidiarité et principe de l’autonomie financière.
• 1-le principe de libre administration

Ce principe est prévu par l’article 136 de la constitution marocaine de 2011 ;


Néanmoins, la libre administration suppose le pouvoir de décider librement la nature
et les procèdes de mise en œuvre des interventions économiques. ll implique que se
soit levée toute forme de soumission et de dépendance étroite de la collectivité
territoriale aux autorités centraux.

• 2-le principe de subsidiarité

En matière de décentralisation, ce principe conduit l’Etat déléguer certains de ses


pouvoirs aux collectivités territoriales lorsqu’il considéré qu’elles sont mieux à même
de les assumer, compte tenu de leur proximité aux citoyens
En fait, l’Etat garde toujours les compétences classiques comme: la souveraineté
nationale et l’unité territoriales laissant la gestion des affaires aux collectivités
territoriales
Ainsi les compétences qui sont attribuées à collectivités territoriales: les compétences
propres, les compétences transférables et compétences partagées.

• La préfecture ou province
Les compétences de propres:

5
www.pncl.gov.ma, Portail National des Collectivités territoriales, Décentralisation et gouvernance
territoriale;
-le transport scolaire en milieu rural, la réalisation et l’entretien des pistes rurales, la
lutte contre la pauvreté et la précarité, le diagnostic en matière de santé, logement,
enseignement, prévention, hygiène, culture et sport
Les compétences partagées:
-la mise à niveau du monde rural en matière de santé, formation, infrastructures et
équipements, la contribution en alimentation en eau et électricité dans le monde rural,
le désenclavement, l’entretien des routes provinciales, la mise à niveau sociale dans
les domaines de l’éducation, de la santé et du sport
Les compétences transférées:
Domaine du développement social, la réalisation de petits et moyens ouvrages
hydrauliques notamment dans le monde rural

Région
Les compétences de propres:
le développement économique et rural, la formation professionnelle, le transport (à
travers un « plan de transport » régional),la culture et la préservation de
l’environnement
Les compétences de partagées avec l’Etat:
L’aménagement du territoire (pensé comme une thématique nécessitant une entente
entre la région et l’Etat), le développement économique et social (attractivité du
territoire, emploi, désenclavement, préservation de l’environnement, culture, sport et
tourisme)
Les compétences de transférables par l’Etat :
Les équipements et infrastructures à dimension régionale, ’industrie, la santé, le
commerce, l’enseignement, la culture, le sport, l’environnement

Commune
Les compétences de propres:
Les services et équipements publics de proximité (l’eau et l’électricité),
l’assainissement et nettoiement de la voie publique, le transport et l’éclairage publics,
les marchés locaux, le transport des blessés et l’inhumation
Les compétences de partagées avec l’Etat:
Les actions dans les domaines du développement socio-économique, réalisations des
équipements locaux (les crèches, les écoles primaires et les routes communales.
Les compétences de transférables par l’Etat:
La protection des monuments historiques, la préservation des sites naturels et la prise
en charge des ouvrages hydrauliques « de petit et moyenne taille».

3- le principe de l’autonomie financière


Mais la notion de l’autonomie financière renvoie à 2 indices: d’abord, l’existence d’un
pouvoir de décision en matière financière pour agir sur les recettes et les dépenses
d’une part et l’autre, l’existence d’une quantité suffisante de ressources propres pour
éviter la subordination de la collectivité à l’Etat. ; Chaque collectivité territoriale
dispose d’un pouvoir budgétaire et notamment au travers l’adoption de son budget à
l’assemble général de son conseil
4- le principe de coopération et de solidarité
En premier lieu, le principe coopération qui constitue une nouveauté dans la
constitution marocaine de 2011 prévu par l’article 136. Dans le cadre de l’exercice
leurs compétences, les collectivités territoriales sont autorisées à s’entretenir entre
elles ou avec d’autres personnes morales de droit public ou de droit privé afin
d’assurer aux habitants de ces collectivités territoriales leur plein développement
global.
En deuxième lieu, le principe de solidarité traduit l’idée d’égalité entre les collectivités
territoriales. Le but de ce principe est de donner plus à celles qui ont le moins et offrir
ainsi à toutes les collectivités locales la chance de contribuer au développement du
pays, ainsi éviter inégalités liées à la concertation de la richesse, à inégal
développement des territoriales et aux disparités géographiques et
démographiquement entre les collectivités locales.
Conclusion

En somme, il est important de rappeler que, la décentralisation est un choix sociétal et


politique de haute importance qui, par sa nature intrinsèque même, excède le périmètre du
champ purement administratif. Cependant, il ne suffit pas pour une nation de s'engager dans
un processus de décentralisation pour gagner le pari de la modernisation de son système de
gestion publique. Le cas du Maroc illustre bien les relations complexes qui sont établies entre
ces deux politiques publiques que l'Etat s'efforce de mener de pair.

En effet, bien qu'un système de gouvernance locale moderne, dynamique, diversifié et


globalement autonome s'est progressivement mis en place dans ce pays, il est néanmoins
paradoxal de constater que ce processus n'a pas pour autant atténuer la tendance
centralisatrice de l'administration marocaine, il n'a pas non plus aidé ni à l'adaptation des
structures administratives centrales ni à l'adoption de méthodes modernes non bureaucratiques
pour s'occuper des demandes sociales et répondre aux attentes des citoyens.

Ainsi, des nouvelles réformes ont été adoptées notamment la nouvelle charte de
décentralisation visant à donner plus de pouvoirs aux régions. Le relais entre l'Etat central et
les régions sera assuré par les walis, véritables pivots de cette nouvelle organisation
administrative.
De plus, le projet du décret n 2. 17. 618 portantes chartes nationales de la décentralisation
créée des services régionaux pour les divers ministères et autres administrations publiques
dans le but de rapprocher le citoyen de l'administration6. Dorénavant, on ne peut pas clore ce
modeste travail sans pour autant se demander réellement; Quelle est l'avenir de la
décentralisation administrative dans le développement économique au Maroc?

6
http://www.marokino.info/
Références Bibliographiques et webographiques

• www.pncl.gov.ma, Portail National des Collectivités territoriales, Décentralisation et


gouvernance territoriale;
• www.telquel.ma, ce que prévoit la nouvelle charte de décentralisation;
• https://www.libe.ma/Nouveau-modele-de-developpement-au-Maroc_a113778.html
• Extrait de la Thèse du Professeur ABDELHAK BAKHAT;
• Droit Administratif Marocain ,DR: KHADIJA ENNACIRI.
• La constitution de 2011
• La responsabilité des élus dans le cadre de la régionalisation avancée, ouvrage de
l’association Tafra,
• Les apports de la nouvelle constitution en matière de décentralisation territoriales, Mr
KARIM CHEGGARI, l’université mohammed V- soussi, Faculté des sciences
juridiques, économiques et sociales-sociales.

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