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ESSAI AU PENETROMETRE DYNAMIQUE: NF P94-114

SOMMAIRE
INTRODUCTION........................................................................................................................................2
I- BUT DE L’ESSAI............................................................................................................................3

II- PRINCIPE DE L’ESSAI..............................................................................................................3

III- APPAREILLAGE ET MODE OPERATOIRE.............................................................................3

1- Mode opératoire de l’essai au pénétromètre dynamique lourd......................................................6

2. Mode opératoire de la tarière manuelle.........................................................................................6

IV- EXPLOITATION DES RESULTATS.........................................................................................7

V- ETUDE DE CAS........................................................................................................................11

1. Compacité des sols.....................................................................................................................11

2. Contrainte admissible.................................................................................................................11

CONCLUSION..........................................................................................................................................13

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ESSAI AU PENETROMETRE DYNAMIQUE: NF P94-114

INTRODUCTION
L’idée de la pénétration dynamique d’une tige munie d’un cône dans le sol est bien ancienne. Cet
essai a été initialement conçu pour apprécier qualitativement la densité des sols pulvérulents dont
il est quasi-impossible d’en extraire des échantillons intacts. D’autres sources indiquent que cet
essai dérive de la technique de mise en œuvre des pilotis en bois pour la construction des cités
aquatiques, depuis l’aube de l’histoire humaine.

La première expérience connue d’essai de pénétration dynamique remonte au 17e siècle en


Allemagne. Depuis, plusieurs générations du pénétromètre dynamique se sont succédées avec une
amélioration sensible apportée à l’appareil de base. Cet essai est le plus simple et le moins
couteux des essais in-situ, ce qui explique qu’il est le plus utilisé. Outre la reconnaissance
géotechnique du terrain, il est un outil de calcul de fondations, bien qu’il connaisse dans ce
domaine moins de succès que d’autres essais tels que le pressiomètre et le pénétromètre statique.

On se propose de présenter dans ce qui suit le but, l’appareillage, le mode opératoire, l’expression
des résultats et une étude de cas de calcul de fondation.

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I- BUT DE L’ESSAI

L’essai de pénétromètre dynamique est un essai géotechnique qui teste le terrain en place et
fournit en tant que telle une caractéristique du sol dénommée résistance dynamique. Il consiste à
mesurer l’enfoncement d’une pointe soumise par l’intermédiaire d’un train de tiges à une énergie
de battage. Ce dernier est réalisé de manière simultané avec la tarière manuelle qui permet
d’apprécier entre autres : la succession de différentes couches de terrains, l’homogénéité d’une
couche ou la présence d’anomalies et la position d’une couche résistance dont l’existence est déjà
connue.

II- PRINCIPE DE L’ESSAI

La réalisation de l’essai au pénétromètre dynamique lourd se fait selon le principe rigoureux. En


effet, il s’agit de faire pénétrer par battage constante, des tiges dans le sol en les fixant les unes à
la suite des autres, dont la première porte une pointe afin de facilité l’expansion de la série de
tiges.

L'essai de pénétration statique consiste à enfoncer dans le sol, à vitesse constante, un train de
tiges terminé par une pointe munie d'un cône et à mesurer de manière continue la résistance à la
pénétration qc de ce cône.
Le pénétromètre statique est constitué d’un tube extérieur (5 à 10 cm de diamètre), à l’intérieur
duquel se trouve un train de tiges terminé par un cône. Il s’enfonce dans le sol à vitesse lente (0.2
à 2 cm /s) et constante à l’aide d’une charge statique (lest ou vérin).
On effectue le battage par la chute libre (75cm) du mouton (64kg) incorporé dans le
pénétromètre. On note le nombre de coups nécessaire pour introduire 20 cm de tige dans le sol en
place.

Quant à la tarière manuelle, elle consiste à réaliser un forage du sol en place, en prélevant au fur
et à mesure un échantillon de chaque couche, à l’aide de cette dernière.

III- APPAREILLAGE ET MODE OPERATOIRE

Il existe 2 types de pénétromètres statiques : l’un est à cône fixe (le cône et le tube ne forment
qu’un seul élément) et actionné à l’aide d’un dispositif électrique ou hydraulique, l’autre est à

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cône mobile (une articulation se fait entre le tube et le cône à l’aide d’un manchon) actionné
mécaniquement.

 Pratique de l’essai

La norme impose de respecter un certain nombre de conditions fixe et notamment la vitesse de


pénétration dans le terrain qui doit être de 2cm/s.
Les pénétromètres normalisés diffèrent par les modalités de fonçage de l’appareil et par le mode
de mesure de la résistance de pointe. Tous les types de sondes sont utilisés selon les terrains et
selon les nécessités des études : pointe mécanique, pointe électrique et piézocône.

Figure 1: pénétromètres statiques à cônes mobiles

 Description
Le pénétromètre dynamique se compose d'un dispositif de battage et de guidage, d'un train de
tiges, d'une pointe, d’un matériel d'injection et d'un système de mesure.

 Instruments de mesure

Les appareils de mesure sont adaptés en fonction des informations à recueillir. Ils comportent
au minimum :

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 un compteur de nombre de coups de mouton,


 un repérage de la profondeur à l’aide d'un marquage indélébile par rainurage des
tiges de battage selon un intervalle de 10 cm.
 un système d'enregistrement automatique du nombre de coups et de l’enfoncement
du train de tiges peut être utilise pour autant qu'il permette un control visuel
permanent.

Figure 2 : Pénétromètre dynamique

 Pratique de l’essai

La norme impose de respecter un certain nombre de conditions fixe et notamment la vitesse de


pénétration dans le terrain qui doit être de 2cm/s.

Les pénétromètres normalisés diffèrent par les modalités de fonçage de l’appareil et par le mode
de mesure de la résistance de pointe. Tous les types de sondes sont utilisés selon les terrains et
selon les nécessités des études : pointe mécanique, pointe électrique et piézocône.

 Fonçage dans le terrain

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Il est nécessaire de disposer d’une réaction d’au moins 100 kN, mais il existe des appareils prévus
pour 250 kN. Cette réaction est obtenue généralement à l’aide d’un camion lesté. Le camion
contient un abri de mesure et un ensemble d’appareils pouvant inclure un ordinateur et un traceur
reproduisant en temps réel la courbe de pénétration.

 Mesure de la résistance de pointe

Pointe mécanique : l’effort de pointe mécanique est mesuré par l’intermédiaire d’un train de
tiges centrales au train de tubes et poussant sur le cône. La mesure est discontinue.

Pointe électrique : l’effort de pointe est mesuré par un peson à jauges de contraintes ou à corde
vibrante incorporé à cette pointe. Du point de vue opérationnel, cela implique l’utilisation de
tiges de fonçage creuses, à l’intérieur desquelles on doit faire passer le câble électrique continue
des informations. La mesure est continue.

1- Mode opératoire de l’essai au pénétromètre dynamique lourd

Pour effectuer l’essai au pénétromètre dynamique lourd, nous procédons tout d’abord à la mise en
place du pénétromètre sur le point où nous devons réaliser la pénétration après s’être assuré que
le pénétromètre dynamique est bien en équilibre. S’il s’agit d’une zone recouverte (bitume,
remblai, béton etc…), il faut procéder à un carottage afin d’excaver ces éléments avant de
commencer la pénétration.

On prend la première tige, et on place la pointe à l’une de ses extrémités puis on met à l’autre
extrémité un dispositif permettant l’adaptation avec le système de battage du pénétromètre
dynamique.

On fait des graduations de 20 cm le long de chaque tige, et on commence le battage.

On note le nombre de coups qu’il a fallu pour enfoncer chaque 20 cm. Et lorsqu’une tige est
enfoncée, on fixe une tige à sa suite. On réitère l’opération jusqu’à atteindre la profondeur
demandée par le client ou jusqu’à ce que la pénétration devienne très lente ou impossible.

2. Mode opératoire de la tarière manuelle

Pour la réalisation de la tarière manuelle, on procède de la manière suivante :

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On effectue la rotation de la tarière tout en appuyant de sorte à permettre son expansion dans le
sol en place. A chaque fois que le bout de la tarière est plein de matériau (sol), on retire la tarière
afin de prélever dans un sachet le matériau emprisonné dans ce bout de tarière, et noter
l’épaisseur et le nom de chaque couche.

Figure 3 : Comparateur

Plus la tarière s’enfonce dans le sol, il faut fixer des tiges successivement les unes à la suite des
autres afin d’aller jusqu’à la moitié de la profondeur atteinte lors de l’opération au pénétromètre
dynamique.

IV- EXPLOITATION DES RESULTATS


 Effort total de pénétration Qt
C’est la force totale nécessaire pour enfoncer dans le sol, sans choc, ni vibration, ni rotation le
train de tiges avec à sa base une pointe terminée par un cône. Elle est exprimée en kN. L’effort
total est donné pour la profondeur atteinte à la base du cône.

 Effort apparent sur le cône Qc et résistance apparente à la pénétration du cône qc


L’effort apparent sur le cône Qc est la force nécessaire pour enfoncer dans le sol pour enfoncer
dans le sol, sans choc, ni vibration, ni rotation, le cône seul de la pointe pénétrométrique.

La résistance apparente à la pénétration du cône qc est obtenue en divisant l’effort total apparent
Qc sur le cône par la surface Ac de la base du cône :
Qc
q c= (MPa)
Ac

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 Effort total de pénétration Qst


C’est la force obtenue par différence entre l’effort total de pénétration du train de tige Q t et
l’effort total apparent Qc sur le seul cône :

Qst =Qt −Qc

C’est valeurs sont affectées à la profondeur atteinte par la base du cône.


 Effort de frottement latéral local Qs et latéral unitaire local fs :
Le frottement latéral unitaire local fs est obtenue conventionnellement en divisant la force Qs
nécessaire à l’enfoncement du manchon de frottement par sa surface latérale As .

Qs
f s= ( MPa ) ou kPa
As

Cette valeur attribuée à la profondeur correspond au milieu du manchon de frottement. Le


diamètre de manchon (ds) est supérieur ou égal au diamètre de la partie cylindrique de cône (dc).

 Rapport de frottement Rf :


Le rapport de frottement est le quotient du frottement latéral unitaire local fs par la résistance
apparente à la pénétration du cône qc mesurée à la même profondeur (et non au même instant).

fs
Rf= ( %)
qc

 Indice de frottement If :


If  est le quotient de la résistance apparente à la pénétration du cône q c par le frottement latéral
unitaire local fs mesuré à la même profondeur (et non au même instant).

qc
If = (% )
fs

 Résistance en pointe (Rd)

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L’essai au pénétromètre dynamique se fait à l’aide d’un dispositif dont les caractéristiques sont
les suivantes :
Masse du mouton : 64 kg ;
Hauteur de chute du mouton : 75 cm ;
Diamètre des tiges : 32 mm ;
Diamètre de la pointe : 50,5 mm ;
Section de la pointe : 20 cm².

Pour calculer la résistance en pointe (Rd) obtenue au pénétromètre dynamique lourd, on utilise la
formule des « Hollandais », qui est :

M ²× H
Rd¿ S × e ×(M + P)
Avec :
Rd : Résistance en pointe (bars) ;
M : Masse du mouton (kg) ;
H : Hauteur de chute du mouton (cm) ;
S : Section de la pointe (cm²) ;
E : Enfoncement de la pointe (cm) ;
P : Masse morte (enclume + porte pointe) ;
On procède comme suit : Rd = K’N
K M²×H
Avec K’= M + P et K= S × E

N étant le Nombre de coups.

 Interprétation

Le résultat des mesures permet d’établir un diagramme de l’effort total et/ou de la résistance de
pointe en fonction de la profondeur. Les résultats sont présentés sous forme de graphiques, avec
au moins la courbe de résistance à la pénétration du cône qc en fonction de la profondeur. La

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figure suivante donne la variation de qc et de Rf , (FR: friction ratio chez les Anglo-saxons), en
fonction de la profondeur.

A partir du graphique on peut en déduire la nature du sol et déterminer les différentes couches :

Figure 4: Exemple d'essai de pénétration statique

Certains auteurs ont proposé des abaques de classification des sols développés à partir des
mesures effectuées au pénétromètre statique, qc et Rf . Cette approche nécessite une bonne
connaissance de la géologie du site ou l’exécution préalable d’un sondage carotté proche des
essais de pénétration statique (figure suivante).

Figure 5 : Abaque d’identification des sols d’après Robertson Campanella

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Le tableau suivant (fasc. 62 titre V : Règles techniques de conception et de calcul des fondations
des ouvrages de génie civil) donne un classement des sols en fonction de qc en vue du
dimensionnement des fondations d’ouvrages de génie civil.

Tableau 1: Classification des sols d’après qc

V- ETUDE DE CAS
1. Compacité des sols

En vue de déterminer la compacité de chaque couche de sol, nous nous basons sur la valeur de Rd
à partir des plages suivantes :

Résistance en pointe Rd (Mpa) Compacité des sols


Rd < 0,7 Sol lâche
0,7 ≤ Rd < 1,5 Sol peu compact
1,5 ≤ Rd < 5 Sol moyennement compact
5 ≤ Rd < 10 Sol compact
10 ≤ Rd Sol très compact

2. Contrainte admissible

Ru Ru
On a : Qa= 3 (Etat Limite de Service) ou Qa= 2 (Etat Limite ultime)

Avec Ru : la contrainte ultime. A l’Etat Limite de Service (ELS).


Rd Rd
Ru = 5 (Pour les sols grenus) et Ru= 7 (Pour les sols fin, argileux, moux).

On parvient à la formule suivante :

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Rd Rd Rd
Qa= 15 ou Qa= 21 ≈ 20  ; A l’Etat Limite de Service.
Pour une fondation superficielle (semelle) de dimension B (largeur)× Longueur = 2m×2m, la zone
d’influence s’obtient par l’opération : 1,5×B = 1,5×2m = 3m.

On suppose que la zone d’influence pour les semelles de B (largeur) = 1m et Base = 2m est aussi de
3m.

On se met dans le cas d’une semelle de dimension 2m×2m, donc une zone d’influence de 3m. On
prend la valeur minimale de Rd pour chaque profondeur d’encrage et sa zone d’influence
correspondante, afin de calculer Qa .

Tableau 2 :Les résistances en fonction des profondeurs


Essais PDT1
Profondeur d’ancrage par
rapport au terrain en place Rd(Mpa) Qa(Mpa)
(m)
1 0,8 0,04
1,50 0,8 0,04
2,00 0,8 0,04

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CONCLUSION

En définitive, retenons que la reconnaissance géologique et géotechnique doit fournir à


l’ingénieur toutes les informations intéressant le site nécessaire pour l’implantation, le
dimensionnement et la prévision des conditions d’exécution des ouvrages tels que les fondations.
Et cela passe par une maitrise exhaustive des essais géotechniques tout comme l’essai au
pressiomètre dynamique.

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ANNEXES

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ANNEXE 1 : RESULTAT D’ESSAI DE PENETROMETRE DYNAMIQUE

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ANNEXE 2 : RESULTAT DE PENETROMETRE DYNAMIQUE ET TARRIERE


MANUELLE

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