Vous êtes sur la page 1sur 32

2019/2020

 INTRODUCTION :

L’étude d’un projet en béton armé doit toujours commencer par une bonne
lecture des plans architecturaux et une bonne compréhension de tous les détails pour
pouvoir s’approcher de la conception la plus optimale qui vérifie les différentes
exigences structurales, esthétiques, économiques, acoustiques et thermiques.
Avant d’attaquer la conception structurale, il est nécessaire de donner une idée
générale sur l’architecture du projet et de présenter les différentes variantes structurales
afin d’aboutir à la solution optimale.

I. Etude structurel du bâtiment

1) Conception :

Il a une grande importance dans le dimensionnement d'un bâtiment. Au cours de cette


étape le concepteur doit tenir compte des retombées financières de ses choix et aussi de
la difficulté liée à l'étude technique, à la réalisation. Il faut également noter que la
conception doit dans la mesure du possible, respecter les plans architecturaux.

1. Description du sujet d’étude :


Le sujet est le dimensionnement d’une construction R+4+2sous-sol à usage
habitation et commerciale. Le projet étant constitué de plusieurs éléments que l’on
peut étudié séparément (voir les chapitres après). Il consistera dans un premier
temps à dimensionner les structures en béton armé, poteaux, poutres et dalle …, puis
dessiner les plans de coffrage et le ferraillage. Pour appréhender la globalité d’un tel
projet, il est nécessaire d’en détailler ses parties. Le schéma du projet est donné le
paragraphe du plan de coffrage.

2. Le règlement Béton armé aux états Limites B.A.E.L :


On appelle état limite, un état particulier au-delà duquel l’ouvrage ou un de ses
éléments ne satisfait plus aux conditions pour lesquelles il a été construit.

Page 1
2019/2020

C’est un état qui satisfait strictement aux conditions (stabilité, la résistance,


Déformations non nuisibles) sous l’effet des actions (force, moments, couples) On
distingue :
 Les états limites ultimes (E .L.U) : Ils correspondent à la valeur maximale de la

capacité portante, dont le dépassement équivaut à la ruine de la structure.


 Limite de l’équilibre statique : (pas de renversement, pas de
glissement).
 Limite de la résistance de chacun des matériaux : (pas de rupture
de section critique de la structure).
 Limite de la stabilité de forme : (pas de flambements).

 Les états limites de service (E.L.S) : Ils concernent les conditions de bon
fonctionnement, d’utilisation et de durabilité des ouvrages.
 Limite de compression du béton : (contrainte de compression
bornée par le règlement B.A.E.L).
 Limite de déformation : (limitation des flèches).
 Limite d’ouverture des fissures : (pour éviter la corrosion trop
rapide des aciers).

3. Béton armé :
Le B.A est un élément mélangé par plusieurs matériaux. Il est constitué par la
réunion de deux matériaux que nous supposons simple , c’est le béton et l’acier,
disposés d’une façon à utiliser d’une manière économique la résistance de chacun
d’eux . On appelle aussi béton armé le matériau obtenu en ajoutant au béton des
barres en acier. (Ces barres en acier sont généralement appelées armatures).
Dans l’association béton + acier, le béton résiste aux efforts de résiste aux efforts de
traction et éventuellement aux efforts de compression si le béton ne suffit pas pour
prendre tous les efforts de compression qui existent.

4. Les plans de coffrages :


Ce sont des plans qui précisent les formes et les dimensions des différents éléments
constituants l’ouvrage à réaliser en béton armé (dalles, poutres, poutres, poteaux…).
Ils sont dessinés (par des bureaux d’études techniques spécialisées) à partir des plans
d’architectes qui définissent le grand composant du projet, Ils représentant les
planchers limités par des poutres.

5. La structure porteuse :
Les murs dans ce bâtiment sont supposés non porteurs (murs de remplissage).

Page 2
2019/2020

Les planchers de ce bâtiment sont portés par des poutres qui transmettant leurs
charges aux poteaux. Le cumul des charges supportées par les poteaux constitue la
charge transmis au sol.

6. Les portées des poutres :


Il faut éviter les grandes portées qui créent d'une part des moments fléchissant
importants, donc des grandes sections d'aciers. D’autres parts, les grandes portées
imposent des grandes hauteurs de poutres qui entraînent des nuisances esthétiques.

7. Les poteaux :
D’une manière générale, les poteaux sont créés pour réduire les portées des poutres et
transmettre les charges au sol. Mais en plus certains poteaux jouent un double rôle :
architectural et structural.

8. Les balcons :
Sont des éléments non structuraux en béton armé, sous forme d’une dalle plein, en porte
faut, ses dimensions sont donnés dans le plan d’architecte.

 DESCREIPTION ARCHITECTURALE :
Le bâtiment étudié est une résidence d'habitation collective et à usage
commercial. Il comporte cinq niveaux : un RDC et quatres étages. Le bâtiment
s'étale sur environ 452 m2

 Rez de chaussée :

Il comporte des boutiques et un garage à usage commercial.

 1er, 2éme, 3éme et 4éme étage :

Ils comportent des appartements dont un de type S+2, un de type S+1 et les
autres de type S+3.

 Local technique :

C’est une chambre pour tous ce qui est technique, on prend comme exemple
l’entretien de l’ascenseur.

 CONTRAINTES ARCHITECTURALES :
Page 3
2019/2020

Notre présent projet comporte quelques contraintes architecturales :


- L’irrégularité de l’architecture d’un étage à un autre.
- L’existence de grandes surfaces couvertes sans poteaux comme les
salons
- L’existence des surfaces en retrait (les balcons et les terrasses).

 CONCEPTION STRUCTURALE :

 La conception est une tâche extrêmement complexe qui résulte d’un


compromis entre plusieurs facteurs : architecturale, économique,
esthétique, …
 Une bonne conception est celle prenant globalement en compte tous ces
facteurs. Nous allons essayer de présenter les principales règles et critères
d’une bonne conception :
 Eviter les poutres isostatiques sauf dans des cas critiques ou on se trouve
obliger à les faires.
 Eviter d’avoir des poutres traversant les pièces avec des retombées apparentes
ce qui serait esthétiquement inadmissible.
 Eviter d’avoir un sens unique pour toutes les nervures (à déconseiller en
prévention d’éventuelles actions séismiques).
 Se conformer au choix de l’architecte et n’y porter aucune modification.
 Minimiser la portée des poutres et des nervures.
 Minimiser le nombre des poutres et des poteaux vus la charge modérée de
notre structure
 Prendre en considération l’exécution pour faciliter la tache de la main d’œuvre
(coffrage).
 Eviter les poutres en allèges sauf pour les planchers terrasses si non
accessibles.
 Les poteaux sont considérés encastrés dans la fondation et articulés dans le
plancher intermédiaire.

La conception ainsi choisie doit assurer :

 La sécurité des personnes et des biens,


 Le confort et le bien être des usagers,
 La facilité relative de la mise en œuvre,

Page 4
2019/2020

 La conception comporte plusieurs phases :

 Réalisation des poteaux :

Tout en commençant par l étage le plus haut et on fait descendre les poteaux
en tenant compte des plans d architectures pour les différents niveaux ; il y a
plusieurs discussions concernant l’emplacement des poteaux a cause des
exigences architecturales.
 Réalisation des poutres :

Le choix des poutres dépend de l’emplacement des poteaux. Dans le choix


des poutres on évite les grandes portées, surtout dans les locaux de logements, car
de point de vu esthétique on essai toujours d éviter les retombés, par contre pour
les sous sols et les logements des véhicules, l existence des retombés n a pas une
grande importance esthétique.

Retombé (R):

Pour les poutres continues R= l /10

Pour les poutres isostatiques R= l/12

Avec l : longueur entre axes d appui.

 Réalisation des nervures :

D’une façon générale les nervures se trouvent entre les poutres. Les poutres
qui sont parallèles aux nervures s’appellent des raidisseurs, ces derniers ne
portent aucune charges, seulement ceux de la cloison qui est en dessus .La hauteur
de la nervure est l /22.5 .Dans le cas où la hauteur de la nervure est très
importante, il faut ajouter des talons qui sont des poutres perpendiculaires aux
nervures et parallèles aux poutres porteuses, car dans ce cas on diminue la portée
l est par suite on diminue le retombé R.

Page 5
2019/2020

Calcul d’une poutre

Les poutres représentent les éléments principaux de la structure, ce sont les


éléments les plus sollicitées en flexion, il y’a toujours des contraintes de
l’esthétique du bâtiment par l’existence ou non de retombée ou de flèche .

Le règlement BAEL 91 nous offre trois méthodes possibles pour le calcul


des sollicitations. On a la méthode forfaitaire, la méthode Caquot et la
méthode Caquot Minorée

 Evaluation des charges (avec poids propre) :

poids propre de la poutre : 0.3 × 0.6 × 𝛾𝑏 =4.5 KN/m

charge d'exploitation de la poutre : 1.5 × 0.45 = 0.45 KN/m

Poids propre du muur de 25 au-dessus de T2= 2.75x(4.5-0.6) = 10.725 KN/m

Travée num G (KN/m) Q(KN/m)


1 1.35 × (6.31 × 2.65 + 6.31 × 1.5 × (1.5 + 0.45) = 2.925
2.7 + 4.5) =51.65
2 1.35 × (2.75 × 3.9 + 4.5 + 6.31 1.5 × 1.5 = 2.25
× 2.7) = 43.55
3 1.35 × (5.75 × 1.55 + 6.31 × 2.7 1.5 × (1.5 + 0.45) = 2.925
+ 4.5) = 41.1
4 1.35 × (5.75 × 1.55 + 4.5) 1.5 × (1.5 + 0.45) = 2.925
= 14.06

Page 6
2019/2020

 Pré dimensionnement de la section :

Le pré dimensionnement de la section est basé sur ces deux conditions :

 limiter la flèche de la section  1 h


 
1
16 l 12

 Eviter les aciers comprimés  h


Mu
0.9  0.22  lu  f bu
2

Avec :
h : hauteur de la section de la poutre ;
Mu : moment en travée de référence;
l : longueur de la travée de la poutre ;
d : hauteur utile de la section de la poutre, d = 0.9h ;

lu : moment réduit limite ; Fe 400 et fc28 =25MPa, soit  lu =0.39

Calcul de Mu :

Pu=1.35*G+1.5*Q

Travée (1) :

Pu= 51.65 + 2.925 = 54.575 KN/m


Travée (2) :
Pu= 43.55+2.25 = 45.8 KN/m
Travée (3) :
Pu= 41.1+2.925= 44.025 KN/m
Travée (4) :
Pu= 14.06+2.925= 16.98 KN/m

𝑃𝑢 𝑙 2 𝐹𝑙
Mou= (+ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑇2 𝑒𝑡 𝑇4)
8 4

Page 7
2019/2020

Travée i 1 2 3 4
Mou 235.06 58.01 100.8 52.2
(KN.m)

Tableau : Moments ultimes maximaux en travées de références

La travée la plus sollicitée est la travée 1 pour Mou1 = 235.06 KN.m

235.06 .10−3
h≥ √ =0.49
0.92 ×0.22×14.167×0.39

h ≥ 0.51

Soit h=0.6 m et b=0.22 m

Choix de la méthode :

q=1.5 KN/m2 et g = 5.9 KN/m2

2. g = 2 × 5.9 = 11.8 KN/m2

q ≤ 5 KN/m2

Page 8
2019/2020

Les portées ne vérifient pas cette condition :

 li
0.8   1.25
 li 1

0.8  li
 1.25

 li 1

On ne peut pas utiliser la méthode forfaitaire

 On applique la méthode de Caquot Minorée.

 Détermination des sollicitations :

LES COMBINAISON DES DIFFERENTS CAS DE CHARGES :

 Combinaison1:

On charge La travée 2,4 et on décharge les travées 1,3. Par un calcul de


structure on peut déduire que :

Mtrav1min
Mtrav2 max
Mtrav3min
Mtrav4max

Page 9
2019/2020

Combinaison2:

On charge les travées 1,3 et on décharge la travée 2,4. Par un calcul de


structure on peut déduire que :
Mtrav1max
Mtrav2min
Mtrav3max
Mtrav4min

 Combinaison 3:

On charge toutes les travées. Par un calcul de structure on peut déduire que :

Les moments maximaux sont au niveau des appuis.

Moments fléchissant :

Puisque les travées ont la même section, donc on aura :

Pw  l '3w  Pe l '3e
Mi  
8.5(l ' w l 'e )

On a : li'  li : Pour les travées de rives sans porte à faux.

li'  0.8.li : Pour les travées intermédiaires.

 Moments en APPUIS

Appui 2 :

Page
10
2019/2020

ELU :

Combinaison 1 :

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 = 51.65 KN/m

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 45.8 KN/m

𝑙𝑤 = 5.87 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 2.93 𝑚 ; 𝑙𝑤

= 5.87 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 2.34 𝑚 .

1
𝑀2𝑢 = −158.11𝐾𝑁. 𝑚

Combinaison 2

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 54.575KN/m

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 = 43.55 KN/m

𝑙𝑤 = 5.87 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 2.93 𝑚 ; 𝑙𝑤

= 5.87 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 2.34 𝑚 .

Page
11
2019/2020

2
𝑀2𝑢 = −166.17𝑘𝑁. 𝑚

Combinaison 3 :

2
𝑃𝑤 = 1.35 × × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 54.575KN/m
3
2
𝑃𝑒 = 1.35 × × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 45.8KN/m
3

𝑙𝑤 = 5.87 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 2.93 𝑚 ; 𝑙𝑤

= 5.87 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 2.34 𝑚 .
3
𝑀2𝑢 = −166.58 𝑘𝑁. 𝑚

Appui 3 :

ELU :

Combinaison 1 :

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 = 43.55 KN/m

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 44.025KN/m

𝑙𝑤 = 2.93 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 4.28𝑚 ; 𝑙𝑤

= 2.34 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 3.42 𝑚 .

Page
12
2019/2020

1
𝑀3𝑢 = −47.36 𝐾𝑁. 𝑚

Combinaison 2 :

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 45.8KN/m

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 = 41.1 KN/m

𝑙𝑤 = 2.93 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 4.28𝑚 ; 𝑙𝑤

= 2.34 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 3.42 𝑚 .
2
𝑀3𝑢 = −45.56𝐾𝑁. 𝑚

Combinaison 3 :

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 45.8KN/m

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 44.025KN/m

𝑙𝑤 = 2.93 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 4.28𝑚 ; 𝑙𝑤

= 2.34 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 3.42 𝑚 .
3
𝑀3𝑢 = −47.95𝑘𝑁. 𝑚

Appui 4 :

ELU :

Combinaison 1 :

Page
13
2019/2020

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 = 41.1 KN/m

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 16.985KN/m

𝑙𝑤 = 4.28 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 4.82𝑚 ; 𝑙𝑤

= 3.42 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 4.82 𝑚 .

1
𝑀4𝑢 = −50.62 𝐾𝑁. 𝑚

Combinaison 2 :

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 44.025KN/m

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 = 14.06KN/m

𝑙𝑤 = 4.28 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 4.82𝑚 ; 𝑙𝑤

= 3.42 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 4.82 𝑚 .
2
𝑀4𝑢 = 47.62 𝐾𝑁. 𝑚

Combinaison 3 :

𝑃𝑤 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 44.025KN/m


Page
14
2019/2020

𝑃𝑒 = 1.35 × 𝑔 + 1.5 × 𝑞 = 16.985KN/m

𝑙𝑤 = 4.28 𝑚 ; 𝑙𝑒 = 4.82𝑚 ; 𝑙𝑤

= 3.42 𝑚 ; 𝑙𝑒′ = 4.82 𝑚 .
3
𝑀4𝑢 = −52.3 𝑘𝑁. 𝑚

 Moments en travées :

ELU :

Avec :
M(x): Le moment fléchissant dans une travée,
 x  : Le moment fléchissant dans la travée isostatique équivalente,
l : La portée de la travée,
P : la charge répartie,

Pour le Travée (1) :

Pu= 1.35 × 24.92 + 1.5 × 6.33 = 54.57 KN/m

On a 𝑀trav1 est maximal dans le cas 2 :

𝑀ω = 0 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝑀e = -166.58 𝑘𝑁. 𝑚 ;

Page
15
2019/2020

𝑀1max = 54.28 𝑘𝑁. 𝑚

Effort tranchant :

V(x)= -160.25 x +131.9

V (0) = 131.9 KN

V (5.87) =-80.8 KN

Page
16
2019/2020

Pour le Travée (2) :

Pu= 1.35 × 24.92 + 1.5 × 6.33 = 45.8 KN/m

On a 𝑀trav2 est maximal dans le cas 1 :

𝑀ω = -47.95 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝑀e = -52.3 𝑘𝑁. 𝑚 ;

𝑥 𝑥
M2( x )=-31.9 x 2+60.87 x -47.95(1- )+52.3( )
2.34 2.34
M2( x )=-31.9 x 2+85.1 x -8.21

𝑀2max = 75.77 𝑘𝑁. 𝑚

Effort tranchant :

V (0) =85.1 05 KN

V (2.34) = -77.45KN

Pour le Travée (3) :

Pu= 41.1 KN/m

On a 𝑀trav3 est maximal dans le cas 2 :

𝑀ω = 52.3 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝑀e = 41.6 𝑘𝑁. 𝑚


Page
17
2019/2020

𝑀3max = 94.91 𝑘𝑁. 𝑚

Effort tranchant :

V (0) = 92.478 KN

V (4.82) = -73.534KN

Pour le Travée (4) :

Pu =32.397 KN/m

On a 𝑀trav4 est maximal dans le cas 1 :

𝑀ω = 54.54 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝑀e = -26.35 𝑘𝑁. 𝑚 ;

x x
M4( x )=-16.19* x 2+118.41* x -54.54(1- )-26.35( )
7.31 7.31
M4( x )=-16.19 x 2+122.26 x -54.54

𝑀4max = 176.27 𝑘𝑁. 𝑚

Page
18
2019/2020

Le Poteau étudié c’est le poteau P11

 EVALUATION DES CHARGES :

 Surface d’influence : S= (3.655+1.925)*(1.875+1.075)=16.46 m²


 Charges permanentes :
-Poids de la poutre 1 : g1= (1.075*0.22*0.21*25)+(1.875*0.22*0.21*25)
=3.4 KN
-Poids de la poutre 2: g2= (1.925*0.22*0.24*25)+(3.655*0.22*0.45*25)
=11.58 KN
-Plancher intermédiaire : g3=S*5.9=97.114 kN
-Poids du poteau : g4=3*0.22*0.22*25=3.63 kN
 Charge d’exploitation :
Q=1.5 kN/m2
q=S*1.5=24.69 kN
 Charge à la tête du poteau : g= g1+ g2+ g3 =3.4+11.58+97.114=112.094
kN
q=24.69 kN
 Charge au pied du poteau : g’=g+g4=112.094+3.63=115.72 KN

Q1=24.69 kN

 Pré-dimensionnement du coffrage du poteau :

-Le pré-dimensionnement se fait en supposant que l’élancement « λ » soit inférieur à 35


pour faire participer toutes les armatures longitudinales à la résistance.

Asc
-On fixe  1 0 0 pour éviter un ferraillage dense.
Br

Page
19
2019/2020

-Soit la moitié de charges est appliqué avant 90 jours  k  1.1

- f e  400MPa

- f c 28  21MPa

-ELU : Nu  1.35 112.094  1.5  24.69  188.36 KN

-ELS : Ns  G  Q  136.78 KN

Longueur de flambement:

Lf = k × l 0 avec : k=0.7

l0 : la longueur libre du poteau = 3 m

 Lf = 2,1 m.

Elancement de la section:

-Soit a  22cm
0.85
0    50   ( )   0.708
 2
1  0.2 ( )
35
     f c 28 Asc f e 
Nu  Nu  Br     
k  0.9 b Br  s 

k  Nu
 Br   a  2    b  2    97.84 cm 2  b  6.892cm
 f c 28 f 
      e 
 0.9 b 100 s 

Soit donc le poteau  22  22 

 Armatures longitudinales :
 Dimensionnement à l’ELU :

 Elancement de la section:

12 12 0,85
  Lf  2.1  33.066 ; λ ≤ 50  ( )   0.721
 
2
a 0.22
1  0.2   
 35 

Page
20
2019/2020

s  Nu Br  fc28 
A   
fe   ( ) 0.9  b 

1.15  188.36 103 0.04  21 


 A    10  10.37cm
4 2

400  0.721 0.9 1.5 

A<0 Donc un acier minimal est suffisant.

 0 .2  B 
Amin  max  4U ; 
 100 

 4cm 2 par métre de perimétre 


  3.52 cm 2

Amin  max  2 B   max   3.52 cm 2

2
  0.968cm
1000 

 Amin =3.52cm2

Choix des armatures: Soit 4HA12: (A =4.52 cm²).

 Ecartement des barres longitudinales :


40 cm
Ecartement des armatures : d  min   32 cm soit d = 16 cm
 a  10
 Vérification à l’ELS :

Il faut vérifier que :  bc   bc  0,6 fc 28 ;

Ns 136.78 103
 bc    2.47 MPa  bc =12.6 MPa  ok 
B  15 Asc 0.0484  15  4.52 104

Armature transversale At :

 Diamètre de At = t

Les armatures transversales sont disposées afin d’empêcher l’écartement des armatures

longitudinales extérieures : l  t  12 mm.  soit t  6 mm


3

 Espacement de At

Page
21
2019/2020

o En zone courante

St  min 40cm ; a  10cm ; 15lmax   18cm

Soit St= 15cm

o Zone de recouvrement
La longueur de recouvrement pour les Barres HA Fe E 400 est donnée par la formule
suivante :

 max fe
lr  0.6  ls  0.6  .  43.0038cm
4 0.6  (1.5)². ft 28

Avec : lr : Longueur de recouvrement.


ls : Longueur de scellement.

lr  10cm
Sr   16.5cm St  18cm
2

=> 3 cadres d’At sur lr suffisent

CALCUL D’UNE SEMELLE

 Méthode de calcul :

Le dimensionnement sera mené selon la méthode des bielles qui suppose que sous
l'action des charges appliquées sur la semelle, ou peut considérer cette dernière comme
une succession des bielles de béton travaillant en compression, inclinées et transmettant
aux aciers inférieurs des efforts de traction.
Page
22
2019/2020

Le poteau a une section a x b, la semelle est un rectangle A x B, avec a b et AB ; dans le cas

général, on choisit les dimensions de la semelle de telle sorte qu’elle soit homothétique du

poteau :

.1 Hypothèse de calcul (calcul avec gros béton)

- contrainte admissible du sol  s  2.5 bars .

- Contrainte de compression du gros béton  gb  6 bars

- Dimension du gros béton : A’ : largeur, B’ : longueur et H’ : la hauteur du gros béton.


Dimension de la semelle : A : largeur, B : longueur et H : la hauteur de la semelle.
- Dimension du poteau : a et b les dimensions du poteau.
- Gros béton :  b =0.6 MPa,  b =2.5 tonnes/m3 =0.025 MN/m3
Les semelles sont soumises à un effort normal Nu résultant des réactions des poteaux
et des longrines.

Page
23
2019/2020

Les sollicitations transmises par le poteau dont la section (22×22) cm 2 sont les
suivantes :

NG = 115.72 kN ; NQ = 24.69 KN

L’effort normal au niveau supérieur de la semelle :

à l’ELS : 𝑁𝑠𝑒𝑟 = 𝐺 + 𝑄 = 140.41 𝑘𝑁


à l’ELU : 𝑁𝑢 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄 = 193.257 𝑘𝑁

I.1.1
 Dimensions de la semelle :
Dans le cas général, on suppose que la semelle (A×B) soit homothétique avec le poteau
a A
(axb), c'est-à-dire:  .
b B
D’où :

3 N SER b N ser 3 0.14041 3


AB  B   0.59m
2  GB a  GB 2 0, 6 2
 soit B=0.7m donc A=0.7m

Les hauteurs utiles doivent respecter:

B b
  d a et db   A  a  0,12m   d a et db   0.48 m
4
soit d a  db  0,15 m

La hauteur de la semelle est : h=d+5=20 cm.

D’où le poids propre de la semelle vaut : Ppropre= 0,7×0,7×0,2 × 25 = 0,00245 MN.

Nser = 0,14+ 0,00245 = 0,14245MN alors B  3 0,14245  0.59m (vérifiée).


2 0.6

 A=0,7m;B=0.7m 
 
On aura :
 d b =0,15m 
 
 h=0,20m 

Page
24
2019/2020

 Vérification de la condition de non poinçonnement :


Il s’agit de vérifier que la hauteur de la semelle est suffisante pour empêcher le
phénomène de poinçonnement de se produire ; on doit alors vérifier l’expression
'
suivante : P  0,045 .u c .h .f
u c28

'
Avec : u c  2(a  b)  4h : aire du feuillet moyen sur lequel agit la charge poinçonnant P
u
donnée réglementairement comme suit: P'  1 (a  2h)(b  2h)   N
u  AB  u

u c = 1,68 m ; Nu = 0,193257 + 1.35  0,00245= 0, 19656MN ;


Pu' = -0.3MN
0.045c .h. f c 28 = 0.045  1.68× 0,2 × 21 = 0,31752MN > Pu' =-0.3MN  vérifiée.

 Calcul des armatures :


La répartition des contraintes est bitriangulaire

 Le calcul des armatures s’effectue comme dans le cas du diagramme rectangulaire


en multipliant les efforts appliqués sur la semelle par (4/3)

(4 / 3).N u  B  b  (4/3).0,1965.  0, 7  0, 22 
Ab    3.01cm 2
8.db . f su 8  0,15  347.826

La fissuration est préjudiciable  Il faut majorer la section d’armature de 10% :

A b =3.311cm 2

Soit 3HA12= 3.39cm2

1
da =h – enrobage– (HA12) = 20 – 2.5 – 0,6 = 16.9 cm
2

(4 / 3).N u  A  a  (4/3).0,1965.  0, 7  0, 22 
Aa    2.67cm 2
8.d a . f su 8  0.169  348

Il faut majorer la section d’armature de 10% :

A a =2.937cm 2

Soit 4HA10 = 3.14 cm2

Page
25
2019/2020

I.1.2

I.1.3
 Dimensionnement du gros béton (A’×B’×H) :
Pour que les dimensions du gros béton soient homothétiques à celles de la semelle, on
A' A
doit vérifier : 
B' B

N ser  Psemelle B.( N ser  Psemelle )


A ' B '   B' =0.75m avec σSOL =0,25 MPa
 SOL A. SOL
 Soit B'=0,8 m.
 Soit A'=0.8 m
 B'  B 
H '  tg (  ).  Avec 45°    55
 2 
 soit H ' = 0,10m.

 Poids propre du gros béton :


'
'
A ×B×H'
 GB  0,8  0,8  0,10  25  0,0016MN

 Vérification du taux de travail du sol :


N ser  PSEMELLE  PGROS BETON 0,1465
   0, 22 MPa     SOL  0, 25MPa (vérifiée).
A ' B ' 0,8  0,8
 Arrêt des barres :
Pour déterminer la longueur des barres et leurs modes d’ancrage, on calcule la longueur
 b fe
ls   avec  s  1.728 MPa
de scellement 4 s
B
 ls  69.444 cm ; comme  17.5cm  ls
4

Donc un ancrage courbe est nécessaire

a fe A
ls   avec  s  1.728 MPa  ls  69.444 cm ; comme  17.5 cm  ls
4 s 4

Donc un ancrage courbe est nécessaire

Page
26
2019/2020

ETUDE D’UN ESCALIER

définition :
Les escaliers constituent un ouvrage de circulation verticale composé d'une série de marches de
même hauteur permettant de monter ou de descendre d'un niveau de plancher à un autre.

Notre projet contient un seul type d'escalier

Figure 1 : Schémas de l’escalier.

 DIMENSIONS :
Les dimensions de bases de l’escalier sont:

- H : hauteur de la volée, elle est égale à la hauteur libre sous plafond + l’épaisseur du
plancher fini. (H=330cm)
- L : longueur projetée de la volée.
- e : épaisseur de dalle (se calcule en fonction des charges).

- g : largeur de la marche, variant de 0.26 à 0.36m, pour notre cas g = 30 cm.


- h : hauteur de la contre-marche, variant de 0.13 à 0.17m.
- α: Inclinaison de la volée.

 Calcul de la hauteur du contre marche (g) :

Page
27
2019/2020

H
La hauteur de la contre-marche est définie par h  ; avec H = 330 cm et n = 20→ h = 16.5
n
cm  17 cm

Pour qu’un escalier puisse être monté facilement, il faut vérifier la relation de Blondel :

2 h + g  60 cm à 64 cm. Or 2 h + g = 64 cm (vérifié).

 Calcul de l’inclinaison de la volée α :

 
  arctg h g = 29.538°.

 ETUDE DE L’ESCALIER :

Page
28
2019/2020

Figure 2 : Coupes sur les volées de l’escalier étudier

 Etude du Volée B-B :

Détermination des charges :

matériaux Poids volumique (KN/m3)


Béton banché 22
Béton armé 25
Enduit de ciment 22
Mortier de pose 20
marbre 28

Tableau 1 : Poids volumique des matériaux constituant l’escalier.

 Charge sur paillasse :

Les charges à appliquer lors des calculs sont:

1. Les charges d'exploitation : 2,5 kN/m² pour les habitations


2. Les charges permanentes: le poids du béton armé et du revêtement de sol éventuel

-Revêtement en marbre des marches (e=3cm,   28KN / m ) :----------------0.84KN/m


3

Page
29
2019/2020

-Mortier de pose des marches (e=1.5cm,   20KN / m ) :---------------------- 0.3 KN/m


3

h
-Béton banché pour marches    22KN / m  :   2 ---------------------- 1.87 KN/m
3

(0.17  0.03) * 0.015


 28 
-Revêtement en marbre des contres-marches : 0.3 0.196KN/m

-Mortier de pose des contres-marches (e=1.5cm,   20KN / m ) :---------- 0.14KN/m


3

0.015 1 22
 0.38
-Enduit (e=1.5cm) :--------------------------------------------------- cos KN/m

La somme des charges est : g1 = 3.73 KN/m

Toutes les volées (droites ou inclinées) sont calculées comme des poutres inclinées de
largeur 1m. Les paillasses doivent avoir une épaisseur e suffisante pour que les escaliers
n'aient pas une flèche excessive.

L’épaisseur de la paillasse doit vérifier : e  0.018  L  3 béton  e  q

Avec L : longueur projeté de la volée ; L=2.7m et q : charges autre que le poids propre

q=3.726+2.5=6.226 KN/m

L L
Par itérations successives on trouve e=10cm ; e : vérifiée
30 25

25  0.1
Ainsi la charge de la dalle de béton armé =  1  2.87 KN/m
cos
Page
30
2019/2020

→ La somme des charges permanentes est G1=6.596 KN/m

 Charge d’exploitation : Q=2.5 KN/m.

 Charge sur le palier :


-Revêtement : marbre (e=3cm,   28KN / m ) :--------------------------------- 0.84 KN/m
3

-Mortier de pose des marbres (e=1.5cm,   20KN / m ) : ----------------------0.3 KN/m


3

-Chape de béton (e=12cm,   25KN / m ) :-------------------------------------- 3 KN/m


3

-Enduit (e=1.5cm) : -------------------------------------------------------------- 0.33 KN/m

 La charge permanente sur palier est : G2 =4.47 KN/m

 Calcul des sollicitations :

Modèle de calcul :

Sollicitations :

Moment (KN.m/ml) Effort tranchant (KN/ml)


ELU 43.96 31.4
ELS 31.47 22.48

Tableau 3 : sollicitations prises par la volée B-B

 Ferraillage :
 Calcul des armatures principales :
Page
31
2019/2020

Le calcul des sections des armatures est réalisé pour une section rectangulaire travaillant en
flexion simple, de largeur 1 m et de hauteur e=10cm.

Mu

ELU
=0.36< μl=0.39  ASC =0
b0  d ²  f bu

 
  1.25 1  1  2 =0.58 ; yU    d =0.058 ; Z  d  0.4 yU =0.0768 m

Mu
AStELU  =16.44cm²/m  choix : 11HA14/m (16.93cm²/m).
Z  fsu

f t 28
 Condition de non fragilité : Amin  0.23  b0  d  =1.06cm²/m<Ast : vérifiée
fe

 Calcul des armatures de répartition : Ar=Ast/4=4.23cm²/m ; soit 4 HA12/m


 Calcul des armatures sur appui : Aa=0.15Ast=2.53cm²/m ; soit 6 HA8/m

Vu 0.07 f c 28
Vérification du béton :  u   0.314MPa   0.98MPa
b0 d 1 .5

Page
32