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Investissement direct à l’étranger

1. Fiche de lecture

Flux et origines des IDE au Maroc

 Choix 1

Le flux des investissements directs étrangers (IDE) au Maroc a connu en 2019 une baisse de 46,8 % par rapport
à 2018. Les IDE ont ainsi atteint 18,2 milliards de dirhams (1,92 milliard de dollars) l’an dernier contre 34,2
milliards de dirhams (3,61 milliards de dollars) en 2018. Ce résultat s’explique par la baisse des recettes des IDE
de 29,3 % ou -13 897 MDH (33 529 MDH contre 47 426 MDH), conjuguée à une hausse des dépenses de 2 088
MDH ou +15,8 %. Ce recul serait notamment lié à la vente de la compagnie d’assurance Saham au Sud-Africain
Sanlam en 2018. En effet, cette opération d’environ 10 milliards de dirhams avait joué un rôle important dans
le bond de 36 % enregistré en 2018 par les IDE, par rapport à 2017, Le montant des IDE au Maroc est au niveau
le plus bas depuis 2010, lorsqu’il avait alors atteint 1,57 milliard de dollars. Ces cinq dernières années, il avait
plafonné à 3,6 milliards de dollars en 2014, à 3,3 milliards en 2015, à 2,2 milliards en 2016 et enfin à 2,7
milliards en 2017.

Pour ce qui est de l'origine des investisseurs au Maroc, le trio de tête en 2019 était constitué par L’Irlande
avec 9,7 Mds MAD, La France avec 3,8 Mds MAD et Le Danemark avec 3,2 Mds MAD. Cette répartition par pays
diffère de la tendance structurelle constatée ces 5 dernières années, en partie à cause d’opérations d’ampleur
mais ponctuelles qui permettent à l’Irlande de prendre la première place et le Danemark la troisième. Sur la
période 2014-2018, la France se positionne à la 1ère place des pays investisseurs au Maroc, représentant en
moyenne 21,28% des flux nets d’investissement entrants, devant les Émirats Arabes Unis (13,17%), l’Irlande
(9,33%), les États-Unis (8,4%) et l’Arabie Saoudite (7,26%).

 Choix 2

Jusqu’en 2010, les IDE étaient particulièrement irréguliers et fortement liés aux vagues de
privatisation qui se sont succédées dans des domaines aussi variés que la téléphonie mobile, la
finance, le tabac, la distribution d’eau, l’agro-alimentaire, les matériaux de construction ou encore le
textile. Depuis 2010, leurs montant annules ont connu un essor important. Les statistiques de l’Office
des changes nous le confirment. Passent de 3.
L’attractivité du Territoire Marocain à l’égard des IDE

Principales mesures adoptées pour attirer les IDE au Maroc.

Depuis le début des années 1980, dans le but d’améliorer son climat d’investissement, de développer son
attractivité pour l’IDE et d’assurer sa forte intégration dans l’économie mondiale, le Maroc a introduit des
mesures multiples et variées. De telles mesures peuvent être classées en …. Grandes catégories :…………

Mesures  institutionnel

Afin de pallier les problèmes qui ont trait à la complexité des procédures et aux lourdeurs administratives, les
pouvoirs publics ont opté pour plusieurs mécanismes institutionnels notamment la création :

 des Centres Régionaux Investissements (CRI) en 2002 suite à la Lettre adressée par Sa Majesté au
premier Ministre, relative à la gestion déconcentrée de l'investissement. Ces Centres ont pour
objectifs d'encourager l'investissement au niveau régional et de contribuer à promouvoir le potentiel
des territoires régionaux ;
 le Comité National de Simplification des Procédures liées à l’Investissement en 2006, Sa principale
mission est de proposer des mesures de simplification des procédures administratives. Le CNPI a
élaboré un manuel des procédures liées à l’investissement dont il assure la mise à jour. Le manuel est
disponible en français, en anglais, en allemand et en arabe.
 de l'Agence Marocaine pour le Développement des Investissements (AMDI) en 2008. Sa mission est
d’établir une structure d’accueil et d’orientation pour les investisseurs mais c’est également un
organisme chargé de la coopération et de la coordination des activités de promotion aussi bien au
Maroc qu’à l’étranger.

Mesures législatif

L’assainissement de l’environnement juridique des affaires joue un rôle capital dans la stratégie de promotion
de l’économie nationale et dans l’amélioration de l’image de marque du Maroc. L’action des pouvoirs publics
s’est concrétisée dans ce domaine en particulier à travers :

 l’adoption de la charte des investissements, en remplacement des codes sectoriels par une législation
unique et homogène et donnant lieu à des avantages fiscaux importants en faveur des
investissements.
 L’encouragement de la créativité par l’adoption de textes de loi sur la protection de la propriété
intellectuelle et de la propriété industrielle et sur la création de l'Office Marocain de la Propriété
Industrielle et Commerciale ;
 la promulgation du décret d’application des articles 17 et 19 de la charte de l’investissement. Ce texte
prévoit la prise en charge par l’Etat d’une partie des coûts de la formation, de la mise en place de
l’infrastructure et de l’acquisition des terrains nécessaire à condition que le montant global de
l’investissement soit supérieur ou égal à 200 millions de dirhams, qu’il occasionne la création d’au
moins 250 emplois et qu’il assure un transfert de technologie ou que le projet soit réalisé dans l’une
des régions visées par décret.
 l’institution d’un régime de convertibilité en faveur des investissements étrangers, financés en devises,
permettant aux investisseurs étrangers de réaliser librement des opérations d’investissement au
Maroc, de transférer le revenu issu de ces opérations d’investissement et de re-transférer le produit
de liquidation ou de cession de leurs investissements.

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