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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DU
DEVELOPPEMENT RURAL

HAUT COMMISSARIAT AU DÉVELOPPEMENT DE LA STEPPE

Commune de : AIN EL IBEL

FICHE D’IDENTIFICATION DES POTENTIALITÉS CULTURALES

Juillet 2007

BUREAU NATIONAL D’ETUDES POUR LE DEVELOPPEMENT


RURAL

Bouchaoui, Cherage ALGER


Tel. (021)39.13.67 A 71 Fax : (021)39.22. 40
Email : bneder@wissal.dz
SOMMAIRE

Préambule
I Eléments d’identification de la commune

1.1 - Situation géographique.

1.2 - Caractéristiques naturelles de la commune

1.2.1 Le climat

Pluviométrie
Étage bioclimatique
Températures
Vents
Gelées
Sirocco

1.2.2 Le relief

Pentes
Altitudes

1.3. Caractéristiques édaphiques

La lithologie
L’érosion
1.4. Les caractéristiques socio-économiques
1.5. Les ressources en eau
1.6. Utilisation actuelle des terres.

II. Les potentialités agricoles de la commune

- Les classes de potentialités

III. Grandes lignes d’orientations en zone steppique

3.1 – Orientations générales


3.2 – Orientations par zone potentielle.

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PREAMBULE

Le présent rapport à pour objectif de présenter une fiche d’identification des zones de potentialités
agricoles pour les communes qui sont intégrées dans la zone steppique.

Pour les besoins du rapport, et afin d’apporter un maximum d’informations pouvant aider les autorités
locales à mieux connaître et apprécier les potentialités de leur territoire et par la même leur offrir un outil
de planification de projets agricoles, nous avons jugé utile, pour une meilleure exploitation du rapport de
le structurer en trois phase bien distinctes les unes des autres mais qui se complètent et cohérentes dans le
fond.

Partie 1 :

La première partie a fait l’objet d’une identification de toutes les données physiques, socio économiques
et celles liée à la ressource en eau et à l’occupation des terres. Celle-ci a constitué la base de données
avec laquelle la deuxième partie du rapport a été élaborée. Ces données sont présentés sous une forme
simple, et pratique donnant de facto une vue d’ensemble sur les conditions actuelles du milieu naturel de
chaque commune.

Partie 2 :

La deuxième partie du rapport est une reconfiguration de l’espace naturel qui tient compte des
paramètres physiques qui conditionnent les potentialités agricoles. Cette partie a abouti à la définition de
zones d’aptitudes culturales et/ou de potentialités agricoles, s’insérant dans l’esprit lié à la préservation
du patrimoine naturel, la gestion plus rationnelle des ressources et enfin la durabilité.
L’élaboration de cette partie à nécessité la superposition de l’ensemble des cartes thématiques tel que
(carte géomorphologiques, agro-pedologique, la lithologie, les pentes, les ressources en eau…)

Partie 3 :

Tenant compte du nouveau zonage, et de la spécificité particulière de chaque unité homogène, des
suggestions d’aménagement et de développement ont été proposées. A posteriori les orientations et
actions de développement devront obéir au triptyque : économiquement viables, socialement acceptables
et environne mentalement durables.

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Liste des abréviations

- Lithologie :

R v : Roche volcanique


R c : Calcaires dolomites durs
R g : Grés
Ri : Granites granidionites
R n : Gheiss
R p : Phyllades

r m : Conglomérats
3 r c : Croûtes calcaires
2 r c : Calcaire friable
R s : Schistes
r f : Flysch

o m : Marnes
o A : Argiles
o a: Alluvions et sables
o s : Sebkhas
o t : Trias- gypse

- Erosion:
TI: très instable, S : moyennement stable, I : instable, S : stable

- Pentes :
1 : 0- 3%,   2 : 3% - 12,5%, 3 : 12.5%- 25%, 4 : + 25%

- Socio- économie :

IDRD: indice de développement rural durable (humain, social, économie, environnement).


IDHS : indice de développement humain et social (santé, emploi, désenclavement, éducation).
IDS : indice de développement de la santé.
ID Ed : indice de développement de l’éducation.
ICV : indice de développement des conditions de vie (habitat, tol, électrification, aep, assainissement).
IDER : indice de développement rural (économie agricole et non agricole).

- Hydraulique :

V i : volume infiltré


V r : volume ruisselé
V p r : volume prélevé

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I Eléments d’identification de la commune :

1. Situation géographique

Selon le découpage en zone homogène effectué pour la wilaya de Djelfa, la commune de Ain El Ibel
est située dans la zone homogène des hautes plaines semi-arides à topologie agro- pastorale. la commune
est située à l’extrême nord- est de la wilaya de Djelfa

1.2 Caractéristiques naturelles de la commune


1.2.1 Climat

Pluviométrie 

Station S O N D J F M A M J Jt At Moy-An
(mm/an)
P (mm) 40.0 27.0 18.6 24.1 46.6 28.3 29.9 32.3 38.5 16.3 5.3 17.9 325.6
Source : ONM (1990-2001)

La commune est située dans l’étage bioclimatique aride. La moyenne pluviométrique annuelle est
de 325.1 mm. Les pluies se concentrent surtout en hivers et marque une régression en été (juillet).
Au delà des moyennes enregistrées, leur distribution annuelle à travers les saisons sont assez
irrégulières,  entraînant ainsi un impact défavorable sur le développement et la croissance des cultures

Températures 

Station S O N D J F M A M J JT A Moyenne
Annuelle
M 27.5 21.7 15.4 10.8 9.8 12.1 15.1 17.0 23.0 25.8 33.9 33.3 8.46
m 14.1 9.0 4.7 1.4 4.6 6.1 9.2 11.5 17.0 23.0 25.8 25.8 21
M+m/2 25.8 20.8 15.5 9.2 5.7 4.6 6.1 9.2 11.5 17.0 23.0 25.8 14
Source : ONM (1990-2001)

La température minimale est enregistrée durant le mois de février avec 4.6 °C. La température
maximale pointe au mois de juillet avec une moyenne de 33.9°C caractéristique d’un climat continental.
La moyenne annuelle est de14 °C

Autres paramètres climatiques 

Station S O N D J F M A M J JT A Moyenne
Annuelle
Vents (m/s) 3.1 3.3 3.6 3.8 3.8 3.6 3.8 4.2 3.9 3.3 3.2 2.8 2.4
Gelées 0.0 0.6 0.5 1.8 11.9 9.6 2.9 0.9 0.0 0.0 0.0 0.0 40.6
(Jours)
Source : ONM (1990-2001)

Les vents dominants sont de secteur Nord, ils sont importants. Leur vitesse moyenne est de 2.4
m/s.

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Les gelées sont fréquentes au niveau de la commune .On dénombre 40.6 jours en moyenne
annuelle. Elles se manifestent surtout en hiver.

1.2.2 Le relief :

Les pentes :

Pentes 0-3% 3 -12% 12.5 – 25% > 25% Total (ha)


Superficie 32325,31 27777,93 115,449 322,1096 60540,8
% 53,39 45,88 0,19 0,53 100
Source : HCDS-BNEDER-2004

La commune présente une topographie plane, ce qui ne constitue pas une contrainte pour l’érosion. En
effet 53 % se trouvent dans la classe des pentes comprises entre 0% – 3%.

L’altitude :

Deux classes modérées d’altitude se distinguent au niveau de la commune. Celle inférieure à 600m qui
représente des terres et celles comprises entre 600 et 800 m qui constituent 50.95% des terres.

1.3 Les caractéristiques édaphiques :


La lithologie :

1Rc 1810,295
2rc 33208,22
rC+Rg 24460,93
Rg+Rc 1061,365
Total 60540,81
Source : HCDS-BNEDER-2004

L’érosion :

I 194,34
S 60346,47
Total 60540,81
Source : HCDS-BNEDER-2004

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1.4 Les caractéristiques socio-économiques :

Classement selon les indices de développement

IDRD Class IDHSo Class  IDSté Clas IDEd Class  ICV Clas IDER Class
Commun IDR IDHS s IDEd s IDER
e D IDS ICV
Ain El Ibel 0.514 511 0.539 512 0.500 343 0.389 531 0.747 461 0.316 396
Source : le renouveau rural, ministère de l’agriculture et du développement rural 2006

L’évaluation du niveau de développement des communes à travers des indices de développement


prédéfinis et établie par le ministère de l’agriculture et du développement rural a mis en évidence le
classement suivant de la commune par rapport à l’échelon national :

- 511 e position par rapport au développement rural durable

- 512 e .position par rapport au développement humain et social

- 343 e .position par rapport développement de la santé

- 531 e position par rapport à l’éducation

- 461 e position par rapport aux conditions de vie


e
- et enfin la 396 position par rapport au développement rural.

1.5 Les ressources en eaux  


Les potentialités hydriques :

Les eaux mobilisées 


Volume Volume Volume Volume (Vr+Vi)-Vpr
Commune précipité Ruisselé Infiltré Vr+Vi (Hm3) Prélevé
Vp (Hm3) Vr (Hm3) Vi (Hm3) Vpr(Hm3) (Hm3)
Ain El Ibel 182 3,64 5,46 9,1 2,8 6,3
Source : DHW 2002

Le volume d’eau potentiel issu des volumes ruisselés et ceux infiltrés représentent 9.1 millions de mètre
cubes alors que les volumes mobilisés de surface et souterraine ne représente que 2.8 millions de mètre
cubes.

2. Utilisation actuelle des terres :

Les données sur la répartition des terres ont été recueillies auprès des sources de l’agriculture et le HCDS
actualisés par des sorties sur terrains. Le tableau suivant met en évidence les principales formations :
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Occupation Superficie (ha) Taux (%)
Matorral 3631,58 6,00
Noaea mucronata et Atractylis serratuloides 547,18 0,90
Reboisement 27,52 0,05
Cultures en sec 1090,56 1,80
Defrichement 1918,67 3,17
D‫ل‬pression 215,59 0,36
Lygeum spartum 1898,00 3,14
de d‫ل‬gradation 29187,79 48,21
Stipa tenacissima 22022,04 36,38
Autres 1,89 0,00
total 60540,81 100,00
Source : HCDS-BNEDER-2006

- 6.00 % des terres sont occupés par les matorrals ;

- 36.14 % des terres sont occupés par les parcours steppiques à base de stipa tenacissima et d’armoise ;

- 1.71 % des terres sont consacrées aux cultures extensives en sec et à base de céréales ;

- Les défrichements s’offrent une part importante représentant 3.02 % des terres. 

II Les potentialités agricoles de la commune :

L’élaboration de la carte des potentialités agricoles a été réalise sur la base de croisement
des cartes thématiques qui conditionnent les aptitudes agricoles des sols.

Les cartes thématiques utilisées

Niveau 1:
• carte géomorphologique croisement « overlay »
• carte pedologique
• carte des pentes climat mesures anti érosives
• carte de l’érosion
Niveau 2
• les ressources en eau
• carte climatique zones aptes

Définitions des classes de possibilités :

 Potentiel agricole très bon: potentialités en sol très favorables, permettant une mise en
valeur hautement productive sans aménagement au préalable, les sols sont plats ou
presque, profonds, bien drainés et possèdent un bon niveau de fertilité naturelle ainsi
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qu’une bonne capacité de rétention des éléments nutritifs et de l’eau, aptitude à l’irrigation
très élevée. Conviennent à la production d’une large gamme de culture.

 Potentiel agricole bon : potentialités en sol favorables, permettant d’obtenir une


production satisfaisante malgré la présence de certaines contraintes mineures, les sols
sont relativement plats avoisinant la limite tolérée de 12.5%, qui exigent l’application de
pratiques de conservation des sols. Ce sont des sols profonds dont aptitude à l’irrigation est
élevée. Conviennent à la production d’une large gamme de culture.

 Potentiel agricole moyen : potentialités en sol de qualité moyenne, correspondant à des


ressources édaphiques présentant certaines contraintes, avec possibilité d’améliorations
moyennant la pratique de travaux d’aménagement (sous solage, défoncement, drainage). la
pente peut atteindre 12.5%. étant en zones dont le substrat est sensible à l’érosion, et une
pluviométrie inférieure à 300mm/an, il est recommande de leurs assurer une occupation
pérenne (plantations fourragères et/ou parcours pour lutter contre la désertification.

 Potentiel agricole passable : potentialités en sol marginales correspondant à des terres


présentant de graves limitations qui restreignent la gamme cultures ou qui exigent des
pratiques de conservation spéciales. La gamme des cultures qui peuvent y être pratiquées
est restreinte, avec une productivité très faible, mais cette productivité peut être meilleure
avec une culture spécialement adaptée (parcours).

 Terres inaptes : Sols inaptes à la culture et au pâturage permanent. Cette classe


regroupe les sebkhas, les terrains rocheux, reliefs accentués …….

III. Grandes lignes d’orientations – en zone steppique :

3.1. Orientations générales :

Caractéristiques Orientations
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III.1. Orientations par zone de potentialités :

(En fonction des potentialités et ou contraintes de chaque catégorie de potentialité) :


Caractéristiques Superficie suggestions
(ha)
Dayas, terrasses alluviales,
zones d’épandage de crues -Intensifier les assolements.
Potentialités très (si c’est aride froid, plutôt préconiser un semi
bonnes (sols fertiles, pente précoce et des variétés tardives pour les
comprise entre 0- 3%, sols plantations fruitières.)
très stables, possibilité de
mobilisation des eaux
Terrasses alluviales, sols
alluviaux, ou calcaires - Intensification des assolements ;
humifères..
- Mobilisation des eaux superficielles ;
Potentialités - Viabilisation des aires d’irrigation ;
bonnes Sols de bonne fertilité, pente - Mesures de conservation des sols- cultures
pouvant atteindre 12.5%,
sols stables à instables, en bandes alternées, en bourrelets..).
possibilités de mobilisation si c’est aride froid, plutôt préconiser un semi
des eaux précoce et des variétés tardives pour les
plantations fruitières.)
Sols de type calcaire,
calciques, en croûte.. - Mesures de traitements anti-érosives
Sols pauvres en é éléments impératives.
fertilisants, sensibles à - Pour l’agriculture, nécessité de mettre en
l’érosion, pente pouvant valeur les terre (sous/solage, défoncements,
atteindre 12.5%
Potentialités amendements..)
moyennes - Préconiser les espèces à noyaux pour
l’arboriculture fruitières. si la pluviométrie et
inférieure à 300 mm/an et sans la possibilité
de mobiliser l’eau, affecter ces terres aux
parcours)
si c’est aride froid, plutôt préconiser un semi
précoce et des variétés tardives pour les
plantations fruitières.)

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Sols de mauvaises qualité -Elaboration de plans d’aménagements des
solentchek, solotentz,
insaturé.. parcours ;
Potentialités Pente comprise entre 0- - Mise en défens et rotation des parcours ;
passables 3% terres très instables, -Actions d’amélioration pastorale
pluviométrie inférieure à 300
mm/an (ensemencement, plantations
spécifiques…..

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