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L’IVG en France

En France, l’avortement a été autorisé par la loi du 17 janvier 1975, dite « loi Veil », et définitivement
légalisée le 1er janvier 1980.

En France, il existe 2 méthodes d’intervention volontaire de grossesse :


- L’IVG instrumentale, qui se déroule (occurre) en établissement de santé jusqu’à la
14ème semaine aménorrhée (embarazo)
- et l’IVG médicamenteuse, pratiquée en établissement de santé, mais aussi en cabinet (al
medico), centre de santé ou planning familial, jusqu’à la 9 ème semaine aménorrhée.

Depuis 2001, les mineures n’ont plus (ya no tienen que) à demander l’autorisation de leurs parents
pour pratiquer un avortement.

L’intervention est prise en charge à 100 % par la sécurité sociale.

Données clés  : (datos importantes)

1 - Le taux (la tasa, porcentaje) d'IVG reste relativement stable en France


2 - La contraception d'urgence ne cesse de se développer (desarollarse)
3 - Une femme sur trois a recours à l’IVG au moins une fois dans sa vie
4 - Le recours à la méthode médicamenteuse de plus en plus élevé

- En 2018, 224 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont
(de los cuales) 202 900 auprès (a nivel ) de femmes métropolitaines, une légère hausse (3%) par
rapport (comparado a) à 2017 mais le taux (los porcentajes) reste plus ou moins stable.
- Comme chaque année (cada año), on compte (contamos con) une IVG pour environ (más o menos) 3
naissances sur tout (en todo )le territoire Français. Mais les écarts (diferencias) entre régions et
territoires sont toujours importants.

- Le taux est stable en métropole mais on note une augmentation importante dans les
DROM
Ainsi, dans les territoires et départements d’Outre-mer (DROM), 27,8 femmes sur 1000 y ont avorté en
2018 contre 15 pour 1000 en métropole.

- Une femme sur trois a recours à l’IVG au moins une fois dans sa vie
C’est parmi (entre) les femmes de 20 à 24 ans que les IVG restent les plus fréquentes. En
effet, la fertilité est très élevée à cet âge-là, et la vie sexuelle souvent intense mais ces jeunes femmes
n’envisagent pas (no se plantean) une maternité. Elles attendent (esperan) d’avoir terminé leurs
études, de trouver un emploi stable, et d’avoir une vie de couple (de pareja).

- Les taux continuent de décroître chez les moins de 20 ans, atteignant (alcanzando)  6,7 recours
pour 1 000 femmes parmi (entre) les 15-17 ans et 17,8 parmi les 18-19 ans.

- En France métropolitaine, les taux de recours à l’IVG sont particulièrement élevés en Île-de-
France (Paris) et dans le Sud (Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse).

- La contraception d'urgence ne cesse de se développer (desarollarse)


Par ailleurs (por otra parte), la contraception d’urgence ne cesse de se développer. 1 million de
« pilules du lendemain » (el día siguiente) et « du surlendemain » sont vendues chaque année en
France.
 
- Après un premier avortement, la probabilité de recourir de nouveau (de nuevo) à l’IVG est en hausse
depuis (desde hace) 20 ans. Elle atteint (alcanza) 41 % en 2011.

- Le recours à la méthode médicamenteuse de plus en plus élevé (cada vez)


Même si la loi permet de pratiquer un avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse, les femmes
s’alertent de plus en plus tôt. Elles interrompent leur grossesse en moyenne à 6,5 semaines de
grossesse. Ces IVG précoces s’expliquent par la diffusion de la méthode médicamenteuse. Le médecin
de ville est  autorisé à pratiquer des IVG médicamenteuses. Les centres de santé, les centres de
planification ou d’éducation familiale (CPEF) et les sages-femmes sont également habilités à réaliser
des IVG médicamenteuses.

Ainsi, 69% des IVG ont été réalisées de façon médicamenteuse en 2018. Il y a des disparités


(desigualdades) selon les régions, qui sont notamment (en particular) liées (vinculadas) au manque (la
falta)de professionnels de santé et de structures de soins dans certaines régions.

Fin septembre 2019, le ministère de la santé a annoncé des premières mesures (medidas) pour


favoriser l’égalité (igualdad) d’accès à l’IVG partout en France. Des plans d’actions seront
ciblés (enfocados) sur les zones en difficulté et l’attention sera portée (llevada) sur la formation des
professionnels et l’information des femmes.

- En France, en 2020, avorter, c’est simple comme un coup d’aspi…(pasar la aspiradora)

 Vrai parce que depuis 20 ans, tout, dans les textes de loi (ley), est fait pour faciliter l’IVG :
allongement (alargamiento)du délai (plazo) légal, autorisation de pratiquer l’IVG médicamenteuse dans
des cabinets en ville (en el doctor), gratuité de l’acte pour toutes les femmes etc…
 Sauf que (excepto que) , parallèlement, entre la restructuration des hôpitaux, le manque
d’effectif (personal) et la fermeture (cierre) de certaines maternités, 8 % des centres qui pratiquaient
l’IVG ont fermé en 10 ans. Dans ceux qui restent ouverts, c’est un peu la loterie : le médecin (el
medico) peut invoquer sa clause de conscience, appliquer une majoration tarifaire (aumentar las
tarifas) ou refuser de vous avorter au-delà de 12 semaines – même si (aunque) en théorie, vous pouvez
le faire jusqu’à 14 semaines. Résultat, une femme sur quatre doit avorter hors de (fuera de) son
département, et parfois (a veces) à 100 km de chez elle.

- Les Françaises qui avortent sont de sacrées têtes de linottes (sin cabeza) : elles prennent
tous les risques et après, elles viennent pleurnicher (lloriquear). Leur faute (su culpa) ou
pas leur faute ? 

Alors, mis à part le fait (aparte el hecho) que à priori, on est deux à faire un bébé, alors
éventuellement, vous pourriez aussi, chers vous tous (queridos hombres), mettre systématiquement un
préservatif.

Il se trouve que (resultat que) la France a l’un des taux de contraception les plus élevés au
monde. Et que, malgré ça (a pesar de eso) , le nombre d’avortement, lui, reste stable, voire
(incluso) en légère hausse. La faute aux oublis de pilule… D’après (según) une étude de
l’Inspection générale des affaires sociales (asuntos sociales), neuf femmes sur dix l’oublient (la
olvidan) en moyenne deux à dix fois par an. La pilule a été inventée à un moment où les femmes
étaient majoritairement dans des relations stables et de longue durée. À l’heure des aventures
éphémères (que duran poco), le stérilet ou l’implant, contraceptifs permanents, seraient (serían)peut-
être mieux adaptés.

Et la France est très, très en retard sur l’éducation à la sexualité. Il y a une loi (ley)qui prévoit
quelques (algunas) heures d’enseignement dans les collèges et les lycées. Sauf (excepto) qu’elle n’est
pas (ou très peu) appliquée. À l’arrivée (al final), ça nous fait une française sur trois qui avortera au
cours de sa vie.

- Quel est l’âge du plus jeune opposant (el mas joven en contra del) à l’avortement ? 

Sept mois. Il s’appelle Charlie et il vient d’être (acaba de ser) nommé (nombrado) maire (alcalde)
honorifique de la petite ville de Whitehall, au Texas. Ni républicain, ni démocrate, affirment ses parents
adoptifs qui sont, avant tout (ante todo), de fervents chrétiens (cristianos profundos) et luttent (luchan)
contre l’avortement, avec ce slogan : « Make America kind again » / « Rendez l’Amérique plus
gentille ». Et plus gentille (buena), avec les fœtus notamment (en particular). Sa mère biologique ayant
voulu avorter (que quiso abortar)dans un premier temps (al principio), Charlie est devenu (se ha vuelto)
aujourd’hui l’un des symboles de la lutte anti-IVG.