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Filière : GE - GM

Matière : Gestion des entreprises


Semestre : 6
Année universitaire : 2013-2014
Enseignant : M. BENDARKAWI Anass
Eléments du cours :

Introduction générale

Chapitre 1: Physionomie de l’entreprise

Chapitre 2: Classification des entreprises

Chapitre 3: l’entreprise et son environnement

Chapitre 4: les structures des entreprises


Chapitre 5: l’organisation interne de l’entreprise
Et le système d’information et de communication
Introduction générale

Ce cours a pour objectif de répondre aux questions essentielles qui permettent de mieux
comprendre, le fonctionnement et l’organisation des entreprises.
Qu’est ce qu’une entreprise ? Par quoi caractérise-t-on la diversité des entreprises ? Quelles
sont les classifications et les typologies possibles ?? Qu’est ce qui caractérise
l’environnement d’une entreprise ? Quelles sont les fonctions fondamentales de
l’entreprise ? Comment définir une structure ? Quels sont les paramètres de
structuration ?...

Répondre à ces questions, c’est découvrir l’environnement dans lequel évolue l’entreprise.
Notamment, à travers l’identification de ses différents partenaires. De saisir aussi, le
caractère divers et varié du « phénomène » Entreprise, à travers l’identification des
typologies.

Répondre à ces questions, c’est aussi comprendre l’importance d’une organisation et


l’importance du choix d’une structure, qui sont des critères stratégiques du développement
économique de l’entreprise et de la réussite de ses projets. Préalablement, il est
fondamental d’identifier les activités et les fonctions essentielles d’une entreprise.
Chapitre 1 : Physionomie de l’entreprise
I. Le concept d’entreprise :
L’entreprise est l’agent économique dont la fonction principale est la production de biens et
services destinés à être vendus sur le marché.

1. l’entreprise unité de création de la valeur:

Inputs outputs
L’entreprise en tant qu’unité de production doit assumer deux fonctions:

 La fonction de production : la combinaison des facteurs de production pour obtenir des


biens et de valeur:

V.A. = Production – Consommation externes

 La fonction d’innovation : le renouvellement de la combinaison productive et des produits.


(éviter l’obsolescence).

2. l’entreprise: unité de production de revenus:

La commercialisation de la production de l’entreprise, génère des recettes et un revenu pour


l’entreprise, ces recettes sont répartis entre divers parties prévenantes: personnel,
l’administration, les banques, les apporteurs de capitaux.

3. l’entreprise une cellule sociale :

Au-delà de la dimension économique, l’entreprise constitue un groupe humain, formé de sous-


groupes au sein des quels et entre les quels de l’information circule et des relations s’établissent.

L’entreprise en tant que cellule sociale doit:

- Constituer un groupe social motivé par un projet qui assure la cohésion du groupe;

- Mettre en place un système d’information entre les membres du groupe dans le but de
satisfaire les besoins de coordination de l’entreprise et de communication des individus.

- Instaurer un réseau de relations assurant l’interaction entre groupes de travail en vue de


leur efficacité et de leurs cohérences.
4. l’entreprise : centre de décision:

Les décisions cherchent à répondre aux variations de l’environnement ou à régir au résultat d’une
action de l’organisation.

La décision peut être définie comme l’intention d’agir. Il existe trois types de décisions principales:

- Décisions de financement;

- Décision d’investissement;

- Décision d’exploitation.

Le pouvoir de décision est différent selon la typologie de l’entreprise. Il peut être entre les mains
d’une seule personne ou d’un groupe de personne.

5. L’entreprise: un système ouvert et finalisé

Pour décider il faut disposer:

- d’un système d’information rapide, fiable et pertinent;

- d’un système de décision dans le quel doivent intervenir tous les organes de l’entreprise.

- Un système est un ensemble d’éléments en interactions orientés vers la réalisation d’un


objectif.

- Un système se caractérise par:

- L’interdépendance de ses éléments (ils forment un tout);

- Sa finalité, qui va orienter le fonctionnement et permettra sa régulation;

- Ses relations avec l’environnement;

- Son fonctionnement et sa régulation (comparaison des résultats avec les objectifs, mise en
œuvre d’actions correctives)

A. l’entreprise constitue un système socioéconomique:

Ce système comporte:

- Une structure constituée d’éléments matériels, incorporels, financiers et humains

- Des relations entre ces éléments sous forme d’interactions qui s’opèrent par la circulation
dans l’entreprise dans l’entreprise de trois sortes de flux:

 Des flux physiques (matières, énergies, travail…..);

 Des flux financiers (budget, recettes……);


 Des flux d’information (objectifs, résultats, directives…..).

B. l’entreprise un système ouvert

L’entreprise est un système ouvert sur son environnement auquel elle est reliée par des variables
d’entrée et de sortie. C’est-à-dire que l’entreprise est influencée par son environnement dans le
même temps, elle exerce une influence sur son environnement.

C. l’entreprise constitue un système finalisé

L’entreprise est un système finalisé car elle a été crée en vie de réaliser une finalité. La finalité est
un idéal abstrait conicités dans des objectifs, alors que l’objectif est un but concret et accessible à
moyen terme.

Généralement les objectifs sont fixés au niveau de la direction générale et négociée au niveau des
différents services. Les premiers sont appelées objectifs Stratégiques et les deuxièmes objectifs
opérationnels (sous-objectifs).

Chapitre 2: Classification des entreprises


Les entreprises peuvent être regroupées en catégories homogènes sur la base d’un ou plusieurs
critères suivant:
- Le statut juridique;
- La taille de l’entreprise
- L’activité économique;
I. Le statut juridique des entreprises :
La structure juridique d’une entreprise est l’adoption d’un statut légal qui détermine d’une part la
répartition des pouvoirs dans l’entreprise et d’autre part les rapports avec les tiers. Selon ce
statut, on peut distinguer entre:
- Les entreprises privées;
- Les entreprises publiques;
- Les coopératives et les mutuelles.
1. les entreprises privées :
On peut distinguer deux types d’entreprise privée:
- les entreprises individuelles:
Se sont des entreprises soumises au pouvoir de direction et de décision d’une seule personne à
laquelle elles appartiennent. Cette personne participe souvent au travail d’exécution. Ex: un
artisan, un petit commerçant.
- Les sociétés commerciales:
La société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes réalisent des apports en vue de
partager les bénéfices ou de profiter de l’économie, en contre partie, les associés s’engagent à
contribuer aux pertes.
Il existe trois catégories de sociétés commerciales:

Les sociétés de personnes: ont deux caractéristiques

- Les associés sont responsables indéfiniment et solidairement des dettes sociales;


- Le capital est divisé en parts sociales, c’est-à-dire des titres non négociables.
Les formes de sociétés de personnes sont:

- La société en nom collectif;

- La société en commandité simple;

Dans les sociétés de personnes, ainsi que dans la S.A.R.L, la gestion est assuré par un ou plusieurs
gérants choisis parmi les associés ou en dehors d’eux.
Les sociétés de capitaux:

Pour réunir des capitaux importants, il est nécessaire de faire un appel à un grand nombre
d’associés (épargne publique).

La société de capital se caractérise par:

- Les associés ne sont responsables de la dette de la société que dans la limite de leurs
apports;

- Le capital est divisé en actions librement négociables c’est-à-dire transmissibles à des tiers.

Les sociétés de capitaux sont:

- La société anonyme (S.A.);

- La société en commandité par actions (S.C.A);

- La société par actions simplifiée (S.A.S)

Les sociétés mixtes:

La S.A.R.L est un type intermédiaire entre les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes.

La SARL se caractérise par:

 La responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports;

 Le capital est divisé en part social qui ne peut être cédées qu’avec le consentement
majoritaire des autres associés.

La SARL est la forme sociétaire la plus adaptée aux petites et moyennes entreprises P.M.E.

2. les entreprises publiques :

On appelle entreprise publique une entreprise dans laquelle tout ou partie du capital et du
pouvoir de décision appartient à l’Etat.

Les entreprises publiques poursuivent des objectifs variés vont du profit, au service fourni à la
nation, au coût de production.

On peut distinguer 4 groupes principaux:

- Les Régies: sont constituées d’établissements gérés par des fonctionnaires. Ils n’ont ni
personnalité morale ni budget autonome: ex régie de tabac.
- Les établissements publics: se sont des établissements ayant la personnalité morale et
l’autonomie financière. Ce sont donc des sujets de droits distincts de l’Etat. Ils sont
généralement dirigés par un conseil d’administration (C.A) et un directeur général.
Exemple: les offices (OFPPT, ONE, ONCF, ONEP).
- Les sociétés nationales: se sont des sociétés constituées par la nationalisation d’entreprise
privées préexistantes. Ces sociétés ont donc conservé la forme de S.A dont l’Etat est le seul
actionnaire. Ces sociétés sont dirigées par un C.A. groupant des représentants de l’Etat, des
employeurs et des salariés.
- Les sociétés d’économie mixte: se sont des S.A qui regroupent des capitaux publics (Etat et
collectivités locales) et des capitaux privés.
3. les coopératives et les mutuelles :
- les coopératives: Se sont des sociétés dont le capital appartient aux consommateurs
(coopératives de consommation) aux producteurs (coopérative de production).

Elles se reposent sur 3 principes:

- l’objectif de la coopérative est le service rendu aux adhérents;


- Les excédents de la coopérative sont affectés soit aux individuelles de l’entreprise soit aux
ristournes des adhérents soit à des services collectifs.
- Les coopératives ont droit égaux
- Les sociétés de mutuelles: Se sont des sociétés qui collectent auprès de leurs adhérents des
cotisations (ou primes) qui à payer les prestataires (ou indemnités) aux adhérents sinistrés.

L’intérêt de la classification juridique des entreprises est de savoir les phénomènes de création, de
fonctionnement et de développement des entreprises.

II. La taille de l’entreprise :


- L’effectif :
 La micro entreprise de 1 à 10 personnes ;
 La petite entreprise de 10 à 50 salariés ;
 La moyenne entreprise de 50 à 300 salariés ;
 La grande entreprise au-delà de 300.
- Le chiffre d’affaire : C’est un critère très employé. Il permet d’apprécier le poids de
l’entreprise sur le marché mesuré en termes de part de marché ; et aussi sa croissance.
- La valeur ajoutée : c’est la richesse crée par l’entreprise, ce critère mesure la contribution
de l’entreprise au PIB et son dynamisme.
- Le capital : C’est un autre indicateur qui nous donne idée sur la capacité financière de
l’entreprise il peut être utilisé comme critère de classification et de comparaison des
entreprises 
- Le bénéfice : se sont les gains de l’entreprise.
- La part de production exportée.

III. L’activité économique de l’entreprise :


La classification de Colin Clark: Les trois grands secteurs d’activité : “The conditions of
Economic Progress”, 1941.
Clark découpe le système productif en 3 grands secteurs d’activité:
- Le secteur primaire: regroupe les E/ses liées à l’exploitation du milieu naturel, et
aboutissant à la mise à disposition de matières premières (agriculture, pêche,
extraction minière)
- Le secteur secondaire: rassemble les E/ses qui réalisent la transformation des
matières premières en biens de production ou en biens de consommation (industrie,
BTP…)
- Le secteur tertiaire: Inclut les entreprises réalisant la production de services
(commerces, banques, assurances, transport…)

Clark introduit un nouveau concept: “La loi des trois secteurs”. Le développement
économique est lié à l’évolution de la part respective de chacun des 3 secteurs dans l’activité
économique;
- Au départ, c’est le secteur primaire qui est dominant,
- Puis, le secteur secondaire se développe, et finit par dépasser le secteur primaire,
- Enfin, le secteur tertiaire prend de l’importance et devient petit à petit dominant.

D’aucuns aujourd’hui, parlent du secteur quaternaire : il concernerait les prestations


intellectuelles (en général, cette appellation désigne les sociétés de conseil informatique).
Le secteur regroupe des entreprises qui ont la même activité principale.
Une branche regroupe des entreprises qui fabriquent les mêmes produits, et donc une entreprise
qui fabrique plusieurs produits sera classée dans plusieurs branches.
Une filière représente une chaîne d’activités qui se complètent, liées entre elles par des opérations
d’achat et de vent. Elle regroupe toutes les entreprises et toutes les branches qui participent à
l’élaboration d’un produit final. C’est donc l’ensemble des entreprises qui mettent un produit à la
disposition d’une consommation finale grâce à une succession d’opérations réalisées par des
entreprises différentes qui se complètent.
Chapitre 3 : l’environnement de l’entreprise
I. Généralités sur l’environnement de l’entreprise :
1. Définition :
L’entreprise est un système ouvert ; elle entretient des relations constantes avec son
environnement. Celui-ci est constitué de tous les éléments extérieurs à l’entreprise qui ont
une influence sur elle.

L’environnement peut être défini comme l’ensemble des organisations, des acteurs et des
faits dont l’exercice est susceptible d’influencé le comportement et la performance de
l’entreprise.

Traditionnellement, on distingue :

- un Macro-Environnement : c’est un environnement général de l’entreprise qui intègre les


aspects, sociologiques, économiques, juridiques, techniques… tant nationaux
qu’internationaux.

- un Micro-environnement : c’est un environnement spécifique de l’entreprise constitué de


ses clients, ses fournisseurs, ses sous-traitants, ses concurrents…

L’environnement est constitué de l’ensemble des forces extérieures à l’entreprise qui


agissent et réagissent au profit ou à l’encontre de l’entreprise.

Démographie Social Technologie

Clients

Economie Entreprise Culture

Concurrents Four/s
Droit Politique

Sociologie Relations internationales

L’entreprise agit également sur son environnement d’une façon positive (création
d’emplois…) ou négative (pollution).
II. Relations entre l’entreprise et son environnement :

- L’entreprise doit s’adapter à son environnement :

Les différentes composantes de l’environnement des entreprises évoluent : la concurrence


se mondialise, la demande des consommateurs change rapidement, les technologies, les
sciences progressent, les événements politiques et économiques s’enchaînent et la
réglementation se modifie.

Les entreprises se doivent d’adapter leur stratégie en fonction de l’évolution des


composantes de l’environnement. Elles identifient les menaces que les évolutions de
l’environnement font peser sur elles, mais aussi les opportunités qui peuvent en naître. Les
entreprises ne peuvent pas rester passives face à ces évolutions.

E L’ Comportement Analyse en

V E de l’entreprise terme de stratégie

O V
ignorer les modifications de .absence de stratégie
L I l’environnement particulière
U R

T O .faire face aux évolutions défavorables stratégie défensive


I N

O N .Anticiper les évolutions pour ne pas se .stratégie offensive


N E laisser surprendre

M
- L’entreprise a une influence sur l’environnement :

Par sa stratégie, par son activité, par ses produits, l’entreprise modifie son environnement,
de façon positive ou négative.

Par exemple, une entreprise par sa présence dans une zone géographique donnée a des
influences positives sur l’environnement : création d’emplois, formation des salariés,
diffusion de technologies…Lorsqu’elle innove, l’entreprise peut modifier ou créer des
habitudes nouvelles de consommation (téléphonie  mobile, restauration rapide, Internet…).

Toutefois une entreprise peut avoir des influences plus négatives sur son environnement :
pollution, dégradation des paysages (conséquences négatives sur l’environnement
écologique), licenciements massifs (conséquences négatives sur l’environnement
économique et social)…

III. La place de l’environnement dans la démarche stratégique :

L’entreprise doit se situer dans son environnement avant de mettre en place une politique
stratégique pour son avenir.

En d’autres termes elle doit savoir qui elle est pour déterminer ce qu’elle veut devenir.

1. Quel est son métier :

Quelles sont les activités distinctes qui la différencient des concurrents. (Un ensemble
homogène de produits destines à une marche spécifique ayant des concurrents déterminés).

Elle doit identifier l’ensemble de ses compétences.

2. Quelles sont ses activités :

Pour identifier es activités, l’entreprise doit faire une segmentation stratégique (on regroupe
les activités en groupes homogènes : groupes selon le type de clientèle visée, ou par mode
de distribution).

Apres avoir faire une segmentation stratégique, l’entreprise doit identifier ses domaines
d’activités stratégiques(DAS).

Les DAS regroupent des produits nécessitent des technologies de production similaires ou
proches, et qui s’adressent à une clientèle identique.

3. Quels sont ses potentiels :


- Identifier les facteurs clés du succès :

C’est ce qu’on appelle « Benchmark ». L’entreprise doit maitriser l’évolution de ses facteurs
clés de à savoir : transformation de son environnement, action sur la concurrence. Ensuite
elle doit analyser ses performances par rapport aux autres entreprises de la concurrence, sur
un facteur clé donné.

Le Benchmark est la recherche d’une base vde comparaison qui permettrait à l’entreprise
d’améliorer ses performances.

- Evaluer ses forces et faiblesses :


 Sa position sur le marché ;
 Sa position en matière de couts ;
 Son image et son implantation commerciale ;
 Ses compétences techniques ;
 Sa rentabilité et sa puissance financière.
IV. Les mécanismes mis en place par l’entreprise :

La veille stratégique recouvre l’ensemble des techniques mises en place par l’entreprise pour
détecter le plutôt possible, les signes précurseurs de changement importants et son
environnement, pouvant déstabiliser son activité et de permettre d’anticiper ainsi les
risques.

On distingue :

- La veille active, elle consiste à hercher des informations très précises (chiffre
d’affaire, part de marché)
- La veille passive, elle consiste à être à l’écoute de toute perturbation sans but
déterminé à priori.

Les priorités de veille ont été évoluées :

- Aux années 1970, la veille commerciale ;


- Aux années 1980, la veille concurrentielle ;
- Aux années 1990, les changements technologiques ;
- Aux années 2000, la cyber-veille.
Chapitre 4 : Les structures d'entreprise

La structure représente l'architecture générale de l'entreprise, la répartition des tâches, des


pouvoirs et des responsabilités.

Un organigramme représente la structure telle qu'elle a été pensé et voulu par les
dirigeants. L'organigramme est une représentation graphique de la structure formelle car il
permet de:
- Comprendre les fonctions exercées dans l'entreprise
- Les liens hiérarchiques
- La place de chacun

La structure est mise en place à un moment pour définir la répartition des tâches, les modes
de coordinations des fonctions et les liens hiérarchique. Le modèle représenté par
l’organigramme est statique. Or la structure évolue avec l’expérience de l’entreprise, et les
personnalités des salariés.

Les structures simples ont été décrites et analysées par les auteurs en organisation comme
Taylor ou Fayol. Aujourd'hui, les grandes organisations ont des structures plus complexes.
I. Les structures simples :
1. La structure fonctionnelle :
L'entreprise est découpée en grandes fonctions: production, vente, finance…
A la tête de chaque fonction, il y a un spécialiste.
Cette structure préconisée par FW TAYLOR (1856-1917) s’appuie sur les principes de
l’Organisation Scientifique de travail(OST). Division du travail et parcellisation des tâches.
Elle repose sur le principe de la division de l'autorité par fonction: un spécialiste a pouvoir de
décision dans son domaine.
Un problème de coordination apparaît lorsque les fonctions (spécialisées) privilégient leurs
objectifs au détriment de ceux (plus généraux) de l’entreprise. Exemple : l’intérêt du service
financier est de réduire le montant de l’encours client ; mais un manque de diplomatie sur le
paiement des créances peut entraîner des pertes de clientèle.
Un salarié peut donc avoir des relations avec plusieurs supérieurs; ce qui peut poser des
problèmes de coordination des activités voire constituer une source de conflits entre les
fonctions. La coordination devrait être assurée par la D.G..

Direction Générale

Fonction Fonction Fonction Fonction

Production commerciale Finance Personnel

Planning Suivi et Entretien


contrôle
Ouvrier 1
Cette structure peut convenir à une PME où la prise de décision émane du dirigeant pour
l’essentiel ou dans le cas d’une entreprise mono productrice.

AVANTAGES INCONVENIENTS
 L’appel a des spécialistes permet de  Centralisation forte de la DG qui se
résoudre les problèmes ; fortes retrouve accaparée par des pbs routiniers
compétences  Peu de temps de réflexion pour les pbs
 Le DG suit toutes les opérations stratégiques
 Développement de compétences  Difficiles de coordonner des activités entre
spécialisées à tous les niveaux du managt plusieurs fonctions
 Economie d’échelle possible dans chaque  Faible capacité à s’adapter à des
fonction changements
 Division extrême du travail démotivante
 Pluralité de commandement = source de
conflit
2. La structure hiérarchique :
Cette structure a été proposée par FAYOL, en réaction au modèle taylorien.
Elle repose sur le principe de l'unité de commandement: chaque salarié ne dépend que d'un
seul chef, comme dans l'armée.
Le pouvoir y est exercé de haut en bas.

Direction

Générale

Direction des ventes Direction Financière

Direction régionale Direction régionale


SUD
EST

Chef de Chef de
secteur 1 secteur 2

Commercial Commercial Commercial

Cette structure est simple car les responsabilités sont bien définies; mais elle est
extrêmement rigide et décourage les initiatives. La circulation de l'information est longue.
AVANTAGES INCONVENIENTS
Fonctionnement simple, en appliquant l’unité Structure très cloisonnée, information peu
de commandement partagée

Responsabilités claires et définies Coordination complexe entre les lignes


hiérarchiques

Initiatives bridées, risque de bureaucratie

3. La structure hiérarchico - fonctionnelle


Elle a été mise au point dans les années 70 aux USA et s'appelle le plus souvent "staff and
line". Elle combine les avantages des deux modèles précédents:

Il y a d'une part des cadres opérationnels qui commandent la ligne hiérarchique (unité de
commandement) et d'autre part,
des chefs fonctionnels, qui sont des spécialistes en position de conseil. Ils proposent des
solutions aux chefs hiérarchiques ; ils n’ont pas le pouvoir d’imposer leur solution.
Structure Staff (réflexion) and line (action)

Dir.

Générale R&D

Etudes

Dir Vente et Direction Autres Directions

Administration Production
commerciales

……conseil
La création de l'état-major de spécialistes augmente les frais de fonctionnement de la
structure; il peut y avoir également des conflits entre les opérationnels et les fonctionnels.
AVANTAGES INCONVENIENTS
Des spécialistes et des chefs hiérarchiques. Difficile de faire coopérer des opérationnels et
des conseillers.( homme de terrain et homme
de bureau)

4. La structure divisionnelle :
L'entreprise découpe son activité soir par zones géographiques autonomes soit par activité
de production. Les divisions sont indépendantes les unes des autres; la D.G. se charge de la
coordination d'ensemble. Personnel

Direction Générale

Informatique

Division A Division B

Prod. Ccial Fin. Prod. Ccial Fin.

Pour adopter cette structure, il faut que l'activité de l'entreprise se prêt au découpage par
division. Comme chaque division est indépendante, l'ajout ou la suppression d'une division
n'affecte pas le fonctionnement de l'ensemble.

AVANTAGES INCONVENIENTS
 Structure décentralisée qui facilite la  Dispersion des ressources
mesure des performances de chaque  Coûteuse en raison de la multiplication
unité des services
 Structure facilement adaptable (en cas de  Concurrence possible entre les divisions,
cession, ou création d’une activité) qui ne doit pas être nuisible.
 Division à taille humaine
II. Les structures complexes :
1. La structure matricielle :
C’est une combinaison des structures fonctionnelles et divisionnelle. Chaque salarié dépend
à la fois d'un chef de projet (ou chef de produit) à et d'un responsable fonctionnel.
Comme il n'y a plus d'unité de commandement, les conflits et tensions doivent être évités
par l'importance des communications et la motivation du personnel.
C'est une fonction très évolutive; particulièrement adaptée aux entreprises qui peuvent
fonctionner par projet.
Pour le personnel, les difficultés de coordination ou le flou autours des responsabilités
peuvent être gênantes.

D. Générale

F. Prod. F. CCe F. GRH

Chef projet A

Chef projet B

Chef projet
C

AVANTAGES INCONVENIENTS
 Chaque salarié profite des compétences  Dualité de commandement, qui exige
de 2 responsables beaucoup de concertation
 Favorise le dév de nouveaux projets  Risque d’une certaine lenteur dans la prise
 Communication transversale forte, info de décision
partagée
2. L'approche de MINTZBERG :

En 1990, H. MINTZBERG propose une représentation des structures d'entreprises à partir de


5 éléments:
- Le sommet stratégique: composés des dirigeants qui ont pour fonction de fixer les
stratégies et objectifs et de veiller au bon fonctionnement de l'entreprise.
- La ligne hiérarchique: qui est composée des personnes qui assurent les liaisons et
détiennent une autorité. Le centre opérationnel: les personnes qui assurent le travail
de production, qui fabriquent les biens ou les services.
- La techno- structure: Il s’agit de spécialistes qui, dans leur domaine de compétences,
ont l’autorité et le pouvoir de décision. Exemple : des analystes, préparateurs,
bureau d'études… dont la mission est de réfléchir aux procédures en vue d'améliorer
l'efficacité des autres membres de l'entreprise.
- Les fonctions de support logistique: ceux sont des services divers internes à
l’organisation comme le R&D, la finance, la GRH service juridique, … qui ont des
missions d'aide et de conseil.

Sommet Strat.

Ligne

Hiérar

Centre opérationnel
III. L'évolution des structures :
De nombreux auteurs ont analysé l'évolution des structures des entreprises pour essayer
d'en identifier les raisons.
Les facteurs sont nombreux, internes ou externes à l'entreprise; on les appelle les facteurs
de contingence.
Identifier les principaux facteurs d’évolution
1. La stratégie :
Chaque changement de stratégie s'est accompagné de changement de structure.
Il est possible de dire qu'un changement de structure va induire ou favoriser un changement
de stratégie.
2. La taille de l'entreprise :
Lorsqu’une entreprise est de petite taille, elle est très souple. Plus le nombre de salariés est
augmente, plus la structure devient complexe, formalisée avec une composante
administrative développée. Parfois, on peut même parler de bureaucratisation de la
structure qui freine la réactivité de l’entreprise.
3. L'environnement
La structure de l'entreprise varie en fonction du degré d'incertitude et de d'instabilité de son
environnement.
Plus l'environnement est stable et plus la structure peut être formalisée;
plus l'environnement est instable et plus la structure doit être souple et réactive.

IV. L'émergence de nouvelles structures d'organisation


Pour faire face à l'instabilité de l'environnement et rester concurrentielle, les entreprises
optent pour des structures souples, légères quitte à externaliser certains services.
De nouveaux types de structure apparaissent.
1. La structure par projet :
Une équipe de spécialistes se forme temporairement autours d'un chef de projet pour
mener à bien une mission. L'équipe disparaît lorsque la mission est accomplie, que le projet
a abouti.
On réuni pour la circonstance des personnes choisie en fonction de leurs qualités
professionnelles, indépendamment de leur place dans l’organigramme.
C'est une structure très flexible et évolutive qui convient bien aux activités de recherche ou
de conseil.
Renault a testé le travail par projet pour l'élaboration de la CLIO. L'équipe avait vécu de
façon totalement indépendante du reste de l'entreprise. La TWINGO également.
2. Les structures horizontales :
Le principe de base est le raccourcissement de la ligne hiérarchique et la multiplication des
liaisons transversales. Les relations de coopération entre les individus l'emportent sur les
relations verticales hiérarchiques.
3. Organisation selon le process :
L’organisation selon le process est une démarche plus qu’une structure.
L'entreprise se structure en fonction de son processus opérationnel et non plus en fonction
des services existants. La structure est entièrement repensée pour que l’entreprise
fonctionne de manière satisfaisante pour le client.
Au niveau des postes, une opération de reconfiguration se traduit à terme par une
polyvalence accrue des salariés et une délégation renforcée.
4. Les structures en réseau :
Les firmes se recentrent toutes sur leur métier de base et confient les fonctions et services
périphériques à des entreprises extérieures. La tendance semble être de construire des
relations durables avec ces partenaires et de travailler en réseau avec elles.
Les réseaux peuvent être structurés de différentes manières :
- soit le client entre en contact avec un seul des partenaires, qui va concevoir la
réponse en faisant appel aux expertises des membres du réseau.
- Soit, le client entre en contact avec un seul membre du réseau qui diagnostique le
besoin et oriente son client vers les experts du réseau. Analogie : le généraliste qui
vous oriente vers les médecins spécialistes.
- Soit le client entre en contact avez n’importe lequel des membres du réseau qui
proposera l’ensemble des prestations de ses partenaires.
Chapitre 5: l’organisation interne de l’entreprise et le système
d’information et de communication
Afin d’atteindre les objectifs fixés, d’assurer sa survie, et sa croissance, de s’adopter à
l’environnement et aux changements qui peuvent l’affecter, le système entreprise doit
agencer, disposer et coordonner les éléments dont il dispose de la manière la plus
rationnelle possible.
Les grandes fonctions dans l’entreprise:
Fayol s’est intéressé le premier vers 1910 à un regroupement des activités
essentielles en fonctions:

 la fonction technique (production, transformation…),


 la fonction commerciale (achats, vente…),
 la fonction financière (recherche gestion des capitaux),
 la fonction sécurité (protection des biens et des personnes),
 la fonction comptable (établissement des documents comptables, calcul des coûts…),
 la fonction administrative (direction, prévision, coordination et contrôle).

On ne retrouve pas forcément toutes ces fonctions dans chaque entreprise.


Par ailleurs, cette typologie s’inscrit dans le contexte industriel du début du siècle et les
entreprises actuelles présentent des découpages faisant apparaître de nouvelles fonctions
telles que :
 la fonction recherche et développement qui s’occupe des études et de la
recherche…,
 la fonction qualité s’assure que les produits livrés sont conformes à des règles de
fabrication…,
 la fonction ressources humaines qui s’occupe des rémunérations, du recrutement,
de la formation….
I. l’exercice du pouvoir au sein de l’entreprise :
1. les principales décisions à prendre:
Avoir le pouvoir, c’est disposer de l’autorité pour donner des ordres, décider et contraindre
afin d’atteindre les objectifs fixés.
Les décisions à prendre se traduisent par l’exercice de pouvoir et peuvent ainsi être de
différentes natures
II. le système d’information et de communication :
L’organisation administrative, et la prise de décision efficace et rationnelle, se basent sur le
système d’information et communication mis en place dans l’entreprise.
1. Le système d’information :
Le système d’information est l’ensemble d’éléments (matériels, personnels et logiciels) qui
permettent d’acquérir, traiter, mémoriser et de communiquer les informations.
Objectifs :
- C’est la mémoire collective de l’organisation ;
- C’est l’un des outils d’aide à la décision ;
- Ses fonctions sont la saisie, la collecte et la mémorisation ;
- C’est un moyen de coordination des activités.
Modes de traitement :
- Le traitement immédiat ;
- Le traitement par lot.
Contrôle de la qualité du système d’information :
- Présentation claire des données ;
- Il faut que l’information soit pertinente ;
- Confidentialité des informations avec un système sécurisé ;
- La sécurité du système d’information.
2. Le système de communication :
La communication peut être :
- Formelle ou informelle ;
- Ecrite ou orale ;
- Interne ou externe ;
- Descendante, ascendante ou transversale.
Bibliographie :

Ouvrages :

 Combemale, P. Comprendre l'entreprise, Armand Colin, 2005.

 Darbelet, M. Economie d’entreprise, Foucher, Hellriegel, 2000.

 Edighoffer, Jean-René. Gestion d'entreprise, Ed. Nathan, 2005.

 Soparnot, R. Organisation et gestion des entreprises, Dunod, 2006.

Supports de cours :

Professeur : A.DIANI , cours d’organisations des entreprises, Année Universitaire : 2011-2012

Professeur : Benhida, cours d’organisation des entreprises

Mme PUJOL, cours structures de l’entreprise

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