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Les LASERS et leurs

applications

LASER = Light Amplification by Stimulated


Emission of Radiation
En français : Amplification de la lumière par
émission stimulée de rayonnement
Cours M2pro – GE
Plan
I . Les principes de base du laser
Les sources de lumières
Les caractéristiques du rayonnement LASER –
Sécurité laser
Principe général de fonctionnement
Les équation heuristiques et la saturation

II . Fonctionnement des lasers


3 ou 4 niveaux
Cavité laser : stabilité, faisceaux gaussiens
Condition sur le gain et les pertes, sur la fréquence
Introduction

A. Les sources de Lumière


1. Sources thermiques
2. Sources « luminescentes »
3. Lasers

B. Les caracteristiques du rayonnement laser

C. Principe général de fonctionnement

D. Equations et saturation
introduction

Qu’est ce que la lumière ?


introduction

Une onde le plus souvent

Lambda=c.T
Phase
Energie E = h.v
Gamma introduction

Radio
Hyperfréquences
X UV Visible Infrarouge
Micro-onde

1 nm 100 nm 100 µm 1 mm 1 cm 10 cm 1 m
10-4 10-3 10-2 10-1 1µm 10 102 103 104 105 106
Longueur d’onde (µm)
ExaHz PetaHz TeraHz GigaHz

1018 1017 1016 1015 1014 1013 1012 1011 1010 109 108
Fréquence (x3 Hz)
Introduction

A. Les sources de Lumière


1. Sources thermiques
2. Sources « luminescentes »
3. Lasers

B. Les caracteristiques du rayonnement laser

C. Principe général de fonctionnement

D. Equations et saturation
Les sources thermiques

Emission consécutive à un chauffage


Emission de type « corps noir »
Soleil
Lampes à incandescence (ampoules)
Halogènes
Le corps noir
Définition : c’est un corps théorique qui
absorbe tous les rayonnements qu’il reçoit.
Toute l’énergie thermique ainsi
emmagasinée est restituée à l’extérieur sous
forme de rayonnement, donc d’ondes
électromagnétiques.

Remarque : le corps noir tel qu’il est décrit dans la définition


est un objet théorique qui n’existe pas. Cependant on peut
s’en approcher (par exemple un morceau d’aluminium peint
en noir mat, ou un trou dans une « boite noire », est un corps
noir acceptable).
Les sources thermiques

La lampe à
incandescence
Les sources thermiques
Ampoules classiques sous vide :
on chauffe un filament de tungstène
(W)sous vide jusqu'à environ 2500 K
max (on ne peut pas chauffer
beaucoup plus car le tungstène
fond).

λmax = 1,14 microns.


durée de vie = 1000 heures environ
Les sources thermiques
Ampoules à atmosphère :
On place le filament de tungstène non plus
sous vide mais dans une atmosphère de
mélange azote – argon qui permet de réduire
la vitesse d’évaporation du tungstène.

Durée de vie de l’ampoule plus longue


OU durée de vie = 1000 h mais à plus haute
Temperature (2830 K) : soit λmax = 1 micron
Les sources thermiques

Caractéristiques
Emission isotrope
Emission incohérente (pas de relation de phase)
Emission polychromatique (grande largeur spectrale)
Introduction

A. Les sources de Lumière


1. Sources thermiques
2. Sources « luminescentes »
3. Lasers

B. Les caracteristiques du rayonnement laser

C. Principe général de fonctionnement

D. Equations et saturation
Les sources luminescentes

Emission « atomique »
Les caractéristiques du rayonnement ne
peuvent être comprises qu’en descendant à
l’échelle de l’atome !
Principe
Modèle de l’atome de Bohr
Énergie

En

E3
E2
E1

E0
Absorption/Émission
Passage entre les niveaux d’énergie
par absorption/émission de lumière :

Temps caractéristique = durée de vie du niveau = τ


Absorption
Ee

hν ∆E

Ef

Etat « fondamental »
Ee
Excitation peut provenir
•de l’absorption de photons (ci contre) ∆E

•De chocs avec les électrons Ef


(excitation électrique)
Etat « excité »
Émission
Ee

∆E

Ef

Etat « excité »

L’énergie du photon émis par Ee

luminescence entre les deux niveaux ∆E



d’énergie E1 et E2 est hυ = E2 – E1 = ∆E
•Où ∆E est la valeur du « saut » d'énergie (en joules) Ef

• υ est la fréquence de l'onde émise (en hertz), sa


longueur d'onde vaut alors λ = c / υ Etat « fondamental »
•h est la constante de Planck et vaut 6,64 10 -34 J.s
Émission

Plusieurs fréquences peuvent être émises car il


existe de nombreux niveaux !!!
Applications
Les Lampes à décharge
Excitation électrique
Exemple : le néon (Ne) émet
essentiellement dans le rouge
Applications
Les Lampes à décharge
Excitation électrique
Exemple : le Sodium (Na) émet
essentiellement dans le jaune-orangé

Basse Pression

Haute Pression
Applications
Les Lampes à décharge
Excitation électrique
Exemple : le Mercure (Hg) émet
essentiellement dans le blanc bleuté

À basse
pression : +
d’UV
Médecine, bronzage,
« lumière noire »
Applications
Les lampes à fluorescence
Excitation lumineuse

Le « tube fluorescent »
Applications
Le « tube fluorescent »

Sans poudre
fluorescente
Les sources luminescentes

Caractéristiques
Emission isotrope
Emission incohérente
Emission polychromatique (grande largeur spectrale)
ou quasi – monochromatique (raies)
Introduction

A. Les sources de Lumière


1. Sources thermiques
2. Sources « luminescentes »
3. Lasers

B. Les caracteristiques du rayonnement laser

C. Principe général de fonctionnement

D. Equations et saturation
Les Lasers

Comportements:
Emission directionnelle
Emission cohérente (relation de phase)
Emission quasi – monochromatique
I . Les principes de base du laser

Introduction

A. Les sources de Lumière


1. Sources thermiques
2. Sources « luminescentes »
3. Lasers

B. Les caracteristiques du rayonnement laser

C. Principe général de fonctionnement

D. Equations et saturation
Directivité

Laser = concentré spatial de lumière


Divergence faible (mais non nulle)
Densité de puissance élevée
Possibilité de focaliser sur de très
petites surfaces
→ Conséquence de cette concentration dans l’espace :
Densités de Puissance énormes !
Ordre de grandeur : laser 10 W à λ = 500 nm (vert) :
densité de puissance max (=Puissance/surface) = 10/(0,5.10-6)² = 4
GW/cm2
Monochromaticité

Laser = concentré spectral de lumière


Largeur de raie très faible : autour de 1 MHz

De plus, les ondes émises sont en phase


entre elles : il est possible de faire des
interférences
Puissance

Pas forcement plus qu’une grosse


lampe (10 à 100 W en continu), mais
concentré spatialement et
spectralement
Souvent aussi : concentré
temporellement (impulsions très
courtes, ns à fs)
Résumé

Ampoule Laser
classique
• Polychromatique • Monochromatique

• Isotrope • Directive

• Incohérente • Cohérente
Introduction

A. Les sources de Lumière


1. Sources thermiques
2. Sources « luminescentes »
3. Lasers

B. Les caracteristiques du rayonnement laser

C. Construction et Principe général de


fonctionnement
D. Equations et saturation
Construction pratique du laser
1 - milieu excitable (gaz ou cristal)
2 - énergie de pompage (décharge
électrique)
3 - miroir totalement réfléchissant
4 - miroir semi-réfléchissant
5 - faisceau laser
2
3 4

1
Emission de la lumière

Un atome émet de la lumière (un


photon) quand il passe d‘un niveau
énergétique excité E‘ à un niveau
énergétique inférieur E.
L‘énergie du photon émis :

hν = E‘ – E
Transition entre niveaux

niveau excité instable


2
niveau excité méta-stable

1 3
Photons émis

niveau excité instable


2
niveau fondamental
1 Pompage optique
Normalement, la plupart
des atomes sont dans le
niveau énergétique
fondamental.
Grâce à la décharge
électrique dans le milieu
actif, on excite des
atomes.
On réalise ainsi une inversion de population
(la plupart des atomes sont dans le niveau excité
méta-stable)
2 Émission spontanée

Un électron, dans un
niveau excité, peu revenir
spontanément dans un
état énergétique inférieur.

Ce phénomène est
aléatoire et imprévisible

La transition 2 engendre
un photon infrarouge
(invisible).
3 Émission stimulée

La désexcitation stimulée de
l‘atome est
déclenchée par un photon
incident d‘énergie
h. = E‘ – E, µ
le photon émis est identique
au photon incident (même
fréquence n et direction),
les deux photons
représentent des ondes qui
vibrent en phase la
lumière laser est cohérente.
Amplification
un photon passe plusieurs fois par le
milieu actif du résonateur
il engendre une avalanche de photons
identiques
Principe de fonctionnement
Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation

Concentré de Physique Fondamentale (Mécanique


Quantique) et de Physique Appliquée (Ingenierie)

3 principaux éléments de base


A. Un milieu Amplificateur
B. Une source externe d’énergie : le pompage
C. Une cavité résonante
Les Grands noms du laser
(les têtes brulées – ireo loha may)

B
A Source d’energie Synthèse
C
Cavité résonante Milieu Réalisation
amplificateur
Pompage
Emission
Optique
Cavité Stimulée 1960
Fabry 1917 1949
Perot
1898

Maiman
Einstein A. Kastler
Schawlow
Townes
Basov
Prokhorov
A. Le milieu amplificateur
Absorption

Emission spontanée (temps τ)


M écanismes
Mécanismes
““classiques”
classiques”
L’émission stimulée
Emission stimulée Amplification

•Même direction de propagation


•2 ondes en phase
•Même état de polarisation
Conditions :
• Energie du photon incident (hν ) = Energie du niveau haut
– énergie du niveau bas (∆E)
• Natomes excités > Natomes dans le niveau fondamental

“Inversion de population” indispensable


L’inversion de population
Etat stable : populations régies par la statistique de Boltzmann
Energie

Ni=A.e-Ei/kT
Niveau excité n


Niveau excité
1 fondamental
Niveau

Population

Il faut FORCER l’inversion de Population en POMPANT le milieu


L’inversion de population

Energie

Niveau excité n N2
Entre ces deux niveaux :
N1 Inversion de population
Niveau excité
1 fondamental
Niveau

Population
B. Le pompage
Le pompage peut être optique (absorption
de photons) ou électrique (états excités créés suite à
des collisions dans une décharge électrique par ex)

Excitation extérieure apporte l’énergie nécessaire au


transfert d’une majorité d’atomes dans l’état excité

POMPAGE

Emission STIMULEE possible


Le milieu est alors AMPLIFICATEUR
C. La cavité

Milieu amplificateur

Problème : amplification infinie ???


Résumé
POMPAGE

EMISSION
STIMULEE

CAVITE
Atomes dans le niveau Pompage (ici par flash)
Emission
fondamental Atomes portés en majorité dans le
niveau excité spontanée/stimulée

Effet “cascade” dû à la cavité Emission à travers un des miroirs


Types de lasers
laser à rubis (milieu actif = cristal de
rubis)
laser helium – néon
(milieu actif = mélange de He + Ne gazeux)
Introduction

A. Les sources de Lumière


1. Sources thermiques
2. Sources « luminescentes »
3. Lasers

B. Les caracteristiques du rayonnement laser

C. Principe général de fonctionnement

D. Equations et saturation
Un laser à 2 niveaux ?
Résultat de physique atomique (Einstein
(2) 1917):
« Pour une transition donnée la
probabilité d’émission stimulée (pour 1
atome dans l’état excité éclairé par 1
photon) est égale à la probabilité
Émission Émission
POMPE

d’absorption (pour 1 atome dans l’état


stimulée spontanée fondamental éclairé par un photon) »

Donc : il
est impossible en pompant
une seule transition atomique
(1)
d’obtenir une inversion de
population N2 > N1
Au maximum (fort pompage) : N1 = N2
Système à 3 niveaux
Inversion de Population difficile !
(3)
Non radiatif (sans émission de photon) rapide (ns)
(2)

On veut N2-N1 le plus grand possible :


POMPE

Effet laser Il faut peupler (2) OK


Il faut vider (1) + dur !! (niveau fondamental)

(1)
Fonctionnement en continu difficile à
atteindre (le niveau (1) se repeuple dès
que le laser marche !)
Il existe un seuil de transparence (il faut
pomper pour atteindre ∆N = 0)
Les Bases
Les équations correspondantes
(3) Système à 3 niveaux
γ32
(2)

Ecrivons les équations d’évolution des populations


POMPE

Wp K W de chaque niveau :

dN1
POMPE

(1) = K.N2 + W.(N2 − N1) + Wp (N3 − N1)


dt
γij (s-1) = proba de désexcitation non
radiative de (i) vers (j) dN2
Wp (s-1) = proba d’absorption de la = γ 32 .N3 − K.N2 − W.(N2 − N1)
pompe dt
K (s-1) = proba d’emission spontanée
dN3
W (s-1) = proba d’absorption ou
d’émission stimulée
= −γ 32 .N3 − Wp (N3 − N1 )
dt
Ni (cm-3)= densité d’atomes dans le
niveau I
N = N1+N2+N3
(3)
Système à 3 niveaux
γ32
(2)
En régime stationnaire
POMPE

K W
Wp
dN1
= K.N2 + W.(N2 − N1) + Wp (N3 − N1)
POMPE

(1) dt
∆N =0
γij (s-1) = proba de désexcitation
dN2
= γ 32 .N3 − K.N2 − W.(N2 − N1) = 0
non radiative de (i) vers (j)
Wp (s-1) = proba d’absorption de
la pompe
dt
K (s-1) = proba d’emission
dN3
spontanée
= −γ 32 .N3 − Wp (N3 − N1 ) = 0
W (s-1) = proba d’absorption ou dt
d’émission stimulée
Ni (cm-3)= densité d’atomes dans
le niveau I
N = N1+N2+N3
(3)
Système à 3 niveaux
γ32
(2)
Après un petit calcul :
POMPE

K W
∆N ( γ 32 − K ) .Wp − K.γ 32
Wp
=
POMPE

(1) N ( 3W + 2K + γ 32 ) .Wp + (K + 2W ) .γ 32
γij (s-1) = proba de désexcitation Inversion de population (∆N>0) ?
non radiative de (i) vers (j)
a) γ32 >K Condition classiquement remplie
Wp (s-1)
= proba d’absorption de ∆N Wp − K
la pompe b) si γ32 >>K : =
N Wp + K + 2W
K (s-1) = proba d’emission
spontanée Condition 2 : Wp > K
W (s-1) = proba d’absorption ou
d’émission stimulée Transparence (∆N>0) obtenue pour Wp=K
Ni (cm-3)= densité d’atomes dans
le niveau I
Il faut un pompage efficace pour réaliser cette
N = N1+N2+N3
condition
Système à 4 niveaux
Inversion de Population facile !
(3) Il faut peupler (2) OK
Non radiatif rapide
Il faut vider (1) OK (vite dépeuplé vers (0)
(2)
POMPE
POMPE

Rq : Dès que le pompage est actif (N2 ≠ 0)


Effet laser l’inversion de population est atteinte (N1 = 0)

(1)

Non radiatif rapide

(0)

Fonctionnement en continu possible


Pas de seuil de transparence
Exemple de système à 4 niveaux

Lasers solides à base de Néodyme

La plupart des lasers fonctionnent


sur des schémas 4 niveaux

•Grande variété de longueurs d’ondes


•Valeurs fixées très précisement par la transition, non accordable
Les équations correspondantes
(3)
γ32
Système à 4 niveaux

(2)
Approx. γ32 >> K (désexcitation 3-2 très rapide)
Niveau 3 = intermédiaire de pompage (en regime permanent, N3 << N)
POMPE

K W
N = N0+N1+N2+N3 ≈ N0+N1+N2
Wp
dN0
POMPE

γ10 (1)
= γ10.N1 − WpN0
(0) dt
γij (s-1) = proba de désexcitation
non radiative de (i) vers (j)
dN1
Wp (s-1)
= proba d’absorption de = K.N2 + W.(N2 − N1) − γ10.N1
la pompe dt
K (s-1) = proba d’emission
spontanée
dN2
W (s-1)= proba d’absorption ou = Wp .N0 − K.N2 − W.(N2 − N1)
d’émission stimulée dt
Ni (cm-3)= densité d’atomes dans
le niveau I
N = N0+N1+N2+N3
(3)
γ32
(2)
Système à 4 niveaux
POMPE

K W En régime stationnaire
(1)
POMPE

Wp γ10
dN0
(0)
= γ10.N1 − WpN0 =0
γij (s-1) = proba de désexcitation dt
non radiative de (i) vers (j)
Wp (s-1) = proba d’absorption de dN1
la pompe = K.N2 + W.(N2 − N1) − γ10.N1 = 0
K (s-1) = proba d’emission
dt
∆N
spontanée
W (s-1) = proba d’absorption ou dN2
d’émission stimulée = Wp .N0 − K.N2 − W.(N2 − N1) = 0
Ni (cm-3)= densité d’atomes dans
dt
le niveau I
N = N0+N1+N2+N3
(3)
γ32 Système à 4 niveaux
(2)
POMPE

K W Après un petit calcul

∆N ( γ10 − K ) .Wp
POMPE

γ10
(1)
=
( 2W + K + γ10 ) .Wp + (K + W ) .γ10
Wp
(0)
N
γij (s-1) = proba de désexcitation Condition d’inversion de population
non radiative de (i) vers (j)
γ10 > K
Wp (s-1)
= proba d’absorption de
la pompe Cette condition est en général largement verifiée (γ10 >> K)
K (s-1) = proba d’emission
∆N
On a alors :
Wp

spontanée
W (s-1) = proba d’absorption ou N Wp + W + K
d’émission stimulée
Ni (cm-3)= densité d’atomes dans Transparence (∆N>0) obtenue pour Wp= 0
le niveau I
N ≈ N0+N1+N2 Pas de condition sur le pompage pour un laser 4
niveaux !
3 niveaux / 4 niveaux
∆N/N ∆N/N
3 niveaux 4 niveaux
1 1

∆Nseuil/N Oscillation laser Oscillation laser


Inversion Saturation Saturation
∆Nseuil/N
0 0
1 Seuil Seuil
Wp/K Wp/K

-1
Puissance

Pente 4
Pente 3

Pompe (Wp)
Seuil 4 Seuil 3
La Cavité
Permet de recycler les photons et d’obtenir un effet en
cascade
Longueur multiple de λ : Ondes stationnaires
La plus simple : 2 miroirs dont un partiellement
réflechissant pour extraire les photons utiles

Milieu
Amplificateur
Photons utiles

2L = n. λ ν = n. c/2L

Condition de “Rebouclage en phase” sur un aller-retour


Le résonateur
Cavité classique a
Faces métalliques réflechissantes
b
d
“Modes” de résonance de la cavité = ondes stationnaires

c  m   n   q   m, n, q entiers
2 2 2 2
υmnq =   +   +   
2  a   b   d   c = vitesse de la lumière

Nombre de modes N dans la cavité (volume V et un intervalle spectral ∆ν)


N = 8πν².V. ∆ν / c3
Pour λ = 10 cm (µondes), N ~ 1 : MASER
Pour λ = 1 µm (optique), N ~ 109 : beaucoup trop !
Le résonateur ouvert
Solution : diminuer le nombre de mode
en “ouvrant” la cavité

Peu d’Aller-Retour avant de quitter la cavité : pas d’amplification


Beaucoup d’AR avant de quitter la cavité : Amplification possible

Résonateur type “Fabry-Perot”

Les Bases
Types de cavité
On a parlé que de cavités linéaires type : Milieu Amplificateur

Mais toute cavité “bouclée” peut marcher !

Ex : Cavité en anneau (“d” remplace les “2L” des expressions précédentes)

Rq : Onde progressive : pas de brûlage de trous donc fonctionnement


monomode plus facile
Les modes d’une cavité
Modes
propres Condition de
“Rebouclage
2L = n. λ en phase” sur
un aller-retour
νn = n. c/2L

Au bout de quelques
AR tout mode non
résonnant a une
intensité nulle
L
Dans l’espace des fréquences :

ν
C/2L
Stabilité d’une cavité
Condition sur les miroirs pour qu’un rayon paraxial reste dans la cavité après un
nombre infini d’aller-retours

2 miroirs R1, R2, cavité de longueur L


Sécurité Laser

Crucial en raison des spécificités du laser


Sécurité Laser
Sécurité Laser

La norme appliquée en Europe est la norme européenne NF EN 60825-1/A2 «


sécurité des appareils à laser, classification des matériels, prescription et
guide de l'utilisateur ». Cette norme est à la base des programmes de mise en
application de la sécurité laser en industrie, médecine et en recherche.

La norme NF EN 60825-1/A2 pour la sécurité des appareils à laser fournit des


informations sur le classement des lasers pour la sécurité, les calculs de
sécurité laser, les mesures de contrôle des risques, des recommandations pour
les responsables sécurité laser et pour les comités d'hygiène et sécurité des
entreprises. Tous les produits laser vendus en Europe doivent répondre à cette
norme et comporter le marquage CE.
Sécurité Laser

Les EMP représentent le niveau maximal de rayonnement laser auquel les


personnes peuvent être exposées sans subir de dommage immédiat ou à
long terme. Cette exposition maximale permise est établie à partir des
valeurs limites de densité d'énergie ou de puissance surfacique à admettre
au niveau de la cornée et de la peau. Ces valeurs ont été obtenues en
extrapolant à l'homme, les résultats d'EMP obtenus sur des animaux.
Ainsi, les niveaux d'EMP ont été calculés en fonction de la longueur d'onde
du rayonnement, de la durée d'impulsion ou du temps d'exposition du tissu
soumis au rayonnement (peau ou oeil) et de la dimension de l'image de
l'objet sur la rétine. Dans le tableau, quelques niveaux EMP sont résumés.
Pour l’oeil
Pour la peau
Les classes de laser
ESSENTIEL
Lorsque l'on travaille sur un laser de classe supérieure à 1, il faut obligatoirement :
Avoir la maitrise du faisceau laser, de la source au détecteur. C'est à dire :

•Que tout objet réfléchissant et partiellement réfléchissant doit être solidement fixé

•De connaître parfaitement son expérience et ainsi localiser parfaitement le trajet du faisceau
laser lors de sa propagation. Cette connaissance permet en même temps de repérer les
réflexions parasites et de les bloquer (En utilisant des bloqueurs absorbants et non
réfléchissants).

•De bloquer le faisceau, il faut au maximum éviter les réflexions diffuses en utilisant par
exemple un morceau de carton pour bloquer le faisceau laser puissant.

Que l'expérimentateur prennent ses précautions. C'est à dire :


•Qu'il doit régler son expérience à faible puissance
•Qu'il ne doit jamais mettre ses yeux dans l'axe de propagation des faisceaux laser
•De toujours travailler nu de tout objet réflechissant tel qu'une montre, un bracelet, une
alliance...
•De toujours travailler dans une pièce minimalement éclairée pour ne jamais avoir sa pupille
totalement ouverte.
•Et bien sur de toujours porter ses lunettes de protection adaptées dès que le risque existe.
Les locaux
Les locaux
Exemple

Laser CW Argon (lambda = 514 nm) de


puissance 1W et de diamètre 1 mm
Classe du laser ?
EMP pour l’œil ? Pour la peau ?
Est on en danger en regardant directement le
faisceau ? Et pour un impact sur la peau ?
On dispose de lunettes de densités optiques
(DO) à 514 nm valant 3, 4 et 6. Lesquelles
permettent de proteger les yeux ?
(definition : T = 10-DO)

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