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Christian Piette

Christian Piette
Lumière sur le
Branhamisme
Christian Piette

William Branham (1909–1965) se présentait


comme un nouvel Élie, un prophète porteur
du message et de la puissance de Dieu pour

Branhamisme
son époque et au-delà. Ses idées séduisent
encore de nombreux adeptes. Lumière sur le
Dieu ne se contredit jamais. Le message de ce
prophète autoproclamé est-il réellement en
harmonie avec ce que Dieu a déjà révélé dans
Branhamisme
la Bible ? Vérifions-le ensemble en examinant
les enseignements de W. Branham à la lumière
de la Bible. Lumière sur le

13,90 €
ISBN 978-2-36249-363-8

9 782362 493638
Lumière sur le
Branhamisme
Christian Piette

Lumière sur le
Branhamisme
Table des matières
Introduction ........................................................................................ 7

Chapitre un
William Branham, vrai ou faux prophète ? ...................... 9
1.1. Branham se proclame prophète ....................................................... 9
1.2. Comment discerner le faux prophétisme ? ..................................... 14
1.3. Les fausses prophéties de William Branham .................................. 15
1.4. Conclusion ................................................................................... 29

Chapitre deux
Quelle place pour la parole de Dieu ? ............................. 31
2.1. Branham est indispensable pour comprendre la Bible.................... 31
2.2. Branham, un apôtre qui complète la révélation biblique................ 33
2.3. Connaître la Bible n’est pas si important pour W. Branham .......... 35

Chapitre trois
Rejet de la Trinité : ....................................................
le baptême au nom de Jésus seul...................................... 37
3.1. Matthieu 28 : 19 n’est pas validé par un autre texte biblique .......... 38
3.2. L’Église primitive baptisait au nom de Jésus seul............................ 38
3.3. La Trinité ...................................................................................... 41
3.4. Versets en faveur de la Trinité ........................................................ 47

Chapitre quatre
Rejet du credo apostolique .................................................... 53
4.1. Le rejet du Symbole des apôtres .................................................... 53
4.2. L’enseignement pseudo-biblique de Branham ................................ 56
4.3. Voudriez-vous du credo des branhamistes ? .................................... 62

Chapitre cinq
Rejet de l’enfer ............................................................................... 63
Chapitre six
Rejet des Églises protestantes et évangéliques....... 69

Chapitre sept
Corruption de la doctrine du Saint-Esprit .................... 75

Chapitre huit
L’occultisme de William Branham ....................................... 85

Chapitre neuf
Déviances idéologiques.......................................................... 103
9.1. Son racisme................................................................................. 103
9.2. Son communisme ....................................................................... 105

Chapitre dix
L’évangile de la terreur............................................................ 109
Dans les brochures de la secte............................................................. 111

Conclusion ....................................................................................... 117


Bibliographie .................................................................................. 119
Introduction
Connaissez-vous William Branham et son mouvement religieux ?
Connaissez-vous, autour de vous et même dans vos Églises, des chré-
tiens qui le suivent comme prophète et serviteur de Dieu ? Quand on
ignore les dessous de ce mouvement, il est facile de tomber dans ses
filets d’apparence évangélique. Il est vital de maintenir la vigilance
et le discernement spirituel.
Ce livre vous propose d’éclairer l’enseignement de William
Marrion Branham (1909–1965, USA). Il se présentait comme le
messager de l’Église de Laodicée, le précurseur du retour du Seigneur
Jésus-Christ.
Nous répondrons aux questions que vous êtes en droit de vous
poser :
William Branham est-il :
• un vrai ou un faux prophète ?
• fidèle ou non aux enseignements fondamentaux
de la Bible ?
• inspiré par le Saint-Esprit ou par une puissance occulte ?
Ce mouvement se développe beaucoup, en Afrique notamment.
Examinons ses écrits à la lumière des Écritures. Que le Saint-Esprit
affermisse notre foi au moment où le combat spirituel devient encore
plus intense !

7
Chapitre un

William Branham,
vrai ou faux prophète ?

1.1. Branham se proclame prophète


Toute ma vie, j’ai eu des visions et je demande à n’importe qui
de se lever et de dire si jamais l’une d’elles a manqué de se
réaliser. Ce n’est pas arrivé. Cela ne peut arriver ! Vous voyez,
c’est impossible. (W. Branham, La Révélation de Jésus-Christ,
n° 6 : « Âge de Thyatire », 1960, p. 37-38)

Dans nos diverses rencontres avec eux, les adeptes de William


Branham ont très souvent assuré que Branham a incontestablement
été un puissant serviteur de Dieu :
Cependant, certains essayent de minimiser son ministère
dans l’intention de détruire l’influence que Dieu lui a accordée
parmi le peuple. Bien qu’ils mettent les gens en garde contre
son enseignement biblique, ils ne peuvent nier qu’il ait été
un puissant prophète. (Ewald Frank, Christ et son Église dans
la prophétie, p. 1)

Branham se déclare le prophète de l’Éternel, celui de la période


de Laodicée (qui aurait débuté en 1906). Voici l’interprétation
historique qu’il fait des sept Églises d’Apocalypse 2 et 3 :

9
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

• Éphèse : Paul († 67) ð Période 53–170 ;


• Smyrne : Irénée († 208) ð Période 170–312 ;
• Pergame : Martin de Tours († 397) ð Période 312–606 ;
• Thyatire : Colomban († 597) ð Période 606–1520 ;
• Sardes : Luther († 1546) ð Période 1520–1750 ;
• Philadelphie : Wesley († 1791) ð Période 1750–1906 ;
• Laodicée : Branham († 1965) ð Période 1906–1977.

Branham certifie que tous les messagers sont venus à la fin de


leur âge (ou période). Difficile à croire. Il suffit de vérifier la date
de leur mort :
Rappelez-vous que Paul est venu à la fin de l’âge. Tous les
messagers viennent à la fin de leur âge. C’est au temps de la
fin que ces choses sont apportées. (W. Branham, Messieurs,
est-ce l’heure ? 1962, p. 29)

William Branham se considérait comme étant le prophète de


l’âge de Laodicée :
Tout au long des années, tout s’est accompli parfaitement.
J’ai maintenant 54 ans et j’ai eu des visions dès l’âge de 18
mois. Aucune n’a jamais menti. Il faut bien que cela vienne de
Dieu. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 3, n° 1 : « Debout
dans la brèche », 1963, p. 11)

Dans ce cas, comment Branham peut-il déclarer ce qui suit :


Les gens m’ont dit : Frère Branham, le Seigneur vous a appelé
pour être son prophète. Je ne me suis jamais considéré moi-
même comme un prophète. (W. Branham, La Parole parlée,
série n° 3, n° 1 : « Debout dans la brèche », 1963, p. 12)

Fernand Fait, branhamiste français demeurant au Québec, faisait


écho à Branham :
Frère Branham ne pouvait dire : « Je suis prophète, suivez-
moi ». S’il l’avait fait, il n’aurait pas été le prophète que j’atten-
dais et que la Bible a promis. Un prophète ne s’authentifie pas
lui-même. (F. Fait, Ma réponse à Étienne Fauvel)

10
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

Branham s’authentifiait cependant comme prophète :


Vous êtes une étrangère pour moi. Croyez-vous que je suis
son prophète ? Vous le croyez. Merci, Dieu honorera cela.
Vous êtes Mme White, vous venez de Fortworth au Texas.
Qu’en est-il de vous, Madame ? Croyez-vous que je suis son
prophète, son serviteur ? […] Vous êtes de l’Ohio et votre nom
est Mme Alice Thompson.
Elle vient de la Louisiane, son nom est Mme Pearson […].
Croyez-vous que je suis le prophète de Dieu ? (Biographie de
William Branham, p. 210-212)
Si vous croyez que je suis un prophète du Seigneur, un servi-
teur de Dieu, alors écoutez-moi. (W. Branham, La Révélation
de Jésus-Christ, n° 6 : « Âge de Thyatire », 1960, p. 21)
Maintenant, comme vous êtes croyants, croyez-vous que je
suis son serviteur et son prophète ? Il doit en être ainsi pour le
savoir. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 4, n° 5 : « Tourner
les regards vers Jésus », 1963, p. 39)
Dans chaque cas, Dieu emploie un prophète pour ramener
cet âge à la Parole. Toujours, il n’y a pas d’exception. Il envoie
toujours un prophète. Pourquoi ? Parce que la Bible déclare
que c’est à un prophète qu’est envoyée la Parole. […] J’espère
que je me suis fait bien comprendre. Je ne désire pas être mal
compris. Je veux être honnête à l’appel. Je veux être cela.
Dieu a toujours employé un prophète, un homme. (W. Bran-
ham, La Parole parlée, série n° 1, n° 4 : « Le messager du temps
de la fin », 1963, p. 9)

***
Ceux qui ont assisté à ses grandes campagnes se souvien-
dront comment frère Branham venait sur la plateforme et
encore dans un esprit des plus humbles, disait aux gens que
Dieu l’avait appelé en tant que prophète pour le peuple de
toutes les Églises et non pour discuter des points de doctrine.
(Gordon Lindsay, Biographie de William Branham, p. 556)

Ce témoignage de Lindsay, repris dans la littérature branhamiste,


confirme de la meilleure façon ce que Kurt Koch écrivait :

11
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Alors que Branham tenait des réunions à Zurich, il appela un


jeune homme et l’invita à monter sur la plate-forme. Ensuite
il lui demanda :
— Est-ce que nous nous connaissons ?
— Non, fut la réponse.
Branham continua :
— Avez-vous une lettre d’une jeune fille dans votre poche ?
— C’est vrai.
— Voulez-vous me montrer la photo ?
Le jeune homme la sortit et Branham la tint pour que l’audi-
toire puisse la voir :
— Ne suis-je pas un prophète de Dieu ? cria-t-il.
Il y eut une réponse enthousiaste des gens avec des cris
de « alléluia » et « gloire à Dieu ». (Kurt koch, Entre Christ et
Satan, p. 131)

Dans la citation ci-dessous, Branham prétend être le septième


ange, le prophète de l’Apocalypse :
Le 7e ange commence à sonner de la trompette, et voilà les
messages qui sont écrits ici, messages que nous avons sous
forme de bandes magnétiques ou de brochures. (W. Branham,
Révélation des 7 sceaux, n° 2 : « La brèche », 1963, p. 7)

Branham se considère aussi nettement comme le nouvel Élie et


s’authentifie lui-même :
Sur le sommet d’une colline se tenait un très vieil homme
avec une longue barbe blanche. Les cheveux lui tombaient
sur le visage et le vent faisait flotter un vêtement blanc qui
l’enveloppait. Il regardait vers l’est… Steffy s’approcha… elle
reconnut l’immortel Élie le prophète qui regardait vers l’est.
Elle courut jusqu’au sommet et elle s’apprêtait à s’adresser
à Élie, quand cet homme lui dit : « Que voulez-vous sœur
Steffy ? ». Et c’était William Branham.
Ce dernier rapportant ce songe en décembre 1962, déclara :
« C’est alors que votre songe s’est accompli. Et c’était moi
qui partais vers l’ouest, mais qui surveillais l’est où est mon
troupeau ». (Ibid., p. 343)

12
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

Jean-Baptiste a été confirmé par Jésus, mais Jésus n’a pas confirmé
Branham.
Je crois que la mission à laquelle Dieu m’a appelé [est de]
dire des choses personnelles aujourd’hui car c’est ce que je
vous ai dit que je ferai, n’est-ce pas, et le dire au monde. Je
crois que ma mission sur la terre est d’être le précurseur de
la Parole qui vient, de la Parole qui vient et qui est le Christ.
(W. B ranham, La Parole parlée est la semence originelle,
1962, p. 15)

W. Branham se déclare nettement comme précurseur de Christ,


comme l’égal de Jean-Baptiste.
Elle [la future épouse de W. B.] dit : « Seigneur, je n’ai jamais
fait cela auparavant, mais donne-moi une parole de l’Écri-
ture qui m’aidera. Si je dois l’oublier, il faut que je l’oublie ».
Elle ouvrit la Bible. Elle alla dans un petit hangar et pria. Et
lorsqu’elle ouvrit la Bible, elle tomba sur Malachie 4 : « Voici je
vous envoie Élie, le prophète ». C’était il y a 20 ans, alors que
nous ne savions rien du ministère d’aujourd’hui. (W. Branham,
La Parole parlée, série n° 4, n° 5 : « Tourner les regards vers
Jésus », 1963, p. 14)

Alors qu’elle n’était pas encore mariée, l’épouse de Branham


demande à Dieu un texte biblique lui attestant que William doit
bien devenir son mari. Elle reçoit, pour le choix de Branham comme
époux, ce fameux texte de Malachie 4.
Nous connaissons la méthode de certains chrétiens peu aguerris
choisissant au hasard les textes bibliques en espérant recevoir une
réponse positive pour eux ! Ce n’est pas très biblique, c’est le moins
que l’on puisse dire. Branham utilise cette référence pour son propre
cas. C’est ainsi qu’il s’authentifie comme étant l’Élie de Malachie.
C’est vraiment « Face, tu perds ; pile, je gagne ». Cela veut dire
qu’il est gagnant à tous les coups. Si ce qu’il dit est avéré, il est vu
comme prophète ; s’il se trompe, il va préciser qu’il n’est pas techni-
quement un prophète. Gagnant à tous les coups !
Nous avons lu qu’il n’a jamais dit qu’il était prophète. Or, il
affirme :

13
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Cela vous quitte maintenant, votre foi vous a sauvée. […]


Croyez-vous que je suis le prophète du Seigneur ? […] Vous
ne recevrez pas d’autre signe. (W. Branham, William Branham,
un prophète méconnu, p. 390)

Nous connaissons cette parole de Jésus :


Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs
de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s’est pas
tenu dans la vérité parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère
le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du
mensonge. (Jean 8 : 44)

Commence à se dessiner en cet homme le caractère, non d’un


prophète de Dieu, mais plutôt d’un menteur et d’un faux prophète.
Voici comment.

1.2. Comment discerner le faux


prophétisme ?
Voici les critères bibliques qui permettent de distinguer un vrai
prophète d’un faux :
Quand ce que dira le prophète n’aura pas lieu et n’arrivera pas, ce sera une
parole que l’Éternel n’aura pas dite. C’est par arrogance que le prophète
l’aura dite. N’aie pas peur de lui. (Deutéronome 18 : 22)
C’est lorsque sa prophétie s’accomplit qu’il est reconnu comme vraiment
envoyé par l’Éternel. (Jérémie 28 : 9)
Leurs visions ne sont que fausseté et leurs prédictions que mensonge. Ils
affirment : « C’est ce que déclare l’Éternel », alors que l’Éternel ne les a pas
envoyés, et ils font espérer que leur parole s’accomplira. (Ézéchiel 13 : 6)

Il est donc impossible de soutenir qu’un authentique pro-


phète puisse avoir de fausses révélations, ce qu’admet d’ailleurs
W. Branham :
La Bible dit : Si parmi vous, quelqu’un prétend être spirituel
ou être un prophète, si ce qu’il dit ne se réalise pas, alors ne
l’écoutez pas. Ne le craignez pas du tout. Ne craignez point
cet homme-là. (W. Branham, Révélation des 7 sceaux, n° 5 :
« Troisième sceau », 1963, p. 47 ; cf. op. cit., « La brèche entre
les sept âges de l’Église et les sept sceaux », p. 9)

14
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

Comment peut-on dire de quelqu’un qu’il est un prophète et


dire ensuite qu’il a eu une fausse révélation ? (W. Branham, La
Révélation de Jésus-Christ, n° 6 : « Âge de Thyatire », 1960, p. 16)

En effet, si ce que dit le prophète ne se réalise pas (avec ou sans


le solennel « Ainsi parle le Seigneur »), on peut alors considérer
l’homme en question comme n’étant pas un prophète de l’Éternel.

***
Ewald Frank, le grand ami de Branham, écrit ce qui suit :
Tout s’est révélé 100 % exact et personne sur cette terre ne
peut apporter la preuve qu’une seule révélation ou prophétie
ait failli. (Ewald Frank, La Parole de Dieu demeure éternelle-
ment, p. 37)

William Branham est pourtant l’auteur de fausses prophéties


remarquables, comme le montrent les exemples cités plus loin.
Il est bien dangereux de fermer les yeux sur de fausses prophéties.
Ewald Frank écrit lui-même que les fausses prophéties sont aussi
graves que la sorcellerie et que ceux qui sont conduits par un faux
prophète sont ensorcelés :
De fausses prophéties ont le même effet que la divination
et la sorcellerie. Sans en être conscients, les gens tombent
sous un ensorcellement. (Ewald Frank, Lettre circulaire, n° 33,
janvier 1987, p. 22)

1.3. Les fausses prophéties de William


Branham

a) Fausse prophétie concernant la date de 1977


Ewald Frank, l’apologiste allemand de Branham écrivait ceci :
En juin 1933, le frère Branham vit en vision les événements de
la fin des temps. En dernier lieu, il vit un calendrier qui, de lui-
même se feuilletait pour s’arrêter finalement à l’année 1977.
Alors que frère Branham fixait ce dernier millésime intensé-
ment, il entendit subitement une explosion extraordinaire.
Ensuite il vit que tout était rasé à même le sol. Il voyait du feu
et de la fumée jusqu’à ce que tout fût en cendres. Frère Bran-

15
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

ham disait depuis ce jour que tout ce qui ne s’était pas encore
réalisé le sera entre les années 1933 à 1977. (Ewald Frank, La
Parole de Dieu demeure éternellement, p. 19-20)

Il est bien précisé que Branham a eu une vision du calendrier qui


s’arrête en 1977. Venait-elle de Dieu ? De plus, on assure que tout
ce qui ne s’est pas encore réalisé en 1933 (les divers signes du retour
du Christ, Harmaguédon, le début du millénium de paix, etc.) se
déroulera entre 1933 et 1977.
Ce texte n’est d’ailleurs pas isolé :
Je dis : Je prédis d’après la façon dont va le temps, que cela
se passera entre les années 1933 et 1977. Et les événements
devront se précipiter pour se produire dans ce laps de temps.
(W. Branham, La Révélation de Jésus-Christ, n° 6 : « Âge de
Thyatire », 1960, p. 39)

Dans le contexte direct de cette citation, voici ce qui devait se


produire :
L’Église catholique devait prendre le pouvoir aux États-Unis.
Et ces derniers devaient voler en éclats et rien ne devait sub-
sister de leur territoire. […] c’est ainsi, dit le Seigneur. (p. 39)

Concernant cette fausse prophétie, le branhamiste québécois


Fernand Fait déforme totalement le sens de la citation de Branham :
Même une fois, il (Branham) l’a dit dans une citation : « Je
doute même fort que cela arrive. Il faudrait que cela se
presse drôlement fort pour qu’on arrive à ce que cela puisse
s’accomplir jusqu’en 1977 ». (F. Fait, Ma réponse à J.-J. Meylan
et R. Carleton, cassette n° 8013)

Les tentatives de réhabiliter leur prophète sont une longue mais


pauvre tentative apologétique :
Jusqu’à présent, nous n’avons pas trouvé qu’il était question
d’un calendrier qui s’effeuillait de lui-même, et se serait arrêté
à l’année 1977. (Ewald Frank, Lettre circulaire, janvier 1974)

Pourtant, il l’a bien dit ! En 1988, le même responsable écrit :


Mais en ce qui concerne la mention de 1977, frère Branham
tira ses informations de certains livres d’histoire de l’Église
dans lesquels 1977 était citée comme étant le soixante-

16
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

dixième jubilé, et il assimila ces informations à l’espoir que


d’ici là tout se serait réalisé […]. Frère Branham avait un si
grand respect de la parole de Dieu qu’il fit confiance aux
exposés de célèbres historiens de l’Église, tout persuadé qu’il
était, que ceux-ci savaient exactement de quoi ils parlaient.
(Ewald Frank, Lettre circulaire, n° 34, janvier 1988, p. 4)

Ce à quoi nous répondons :


• Le calendrier de sa vision, et qui se termine en 1977,
est bien selon Branham lui-même, le fruit d’une vision
venant de la part de Dieu et non de la lecture d’ouvrages
d’historiens !
• Si de simples historiens parviennent à tromper le prophète
Branham, on peut affirmer alors qu’il n’a aucun discerne-
ment ! Branham se fie plus aux historiens qu’à la parole de
Dieu.
• Si son respect de la Bible était tellement grand, il aurait dû
se fier à elle et non aux affirmations des historiens (Romains
3 : 4) !

Quant à André Morin, branhamiste québécois, son explication


est tout aussi confuse :
Beaucoup plus tard, le 6 août 1961, frère Branham fit une
déclaration. Dans un sermon intitulé « Les 70 semaines de
Daniel », il dit : « Je n’ai jamais dit que le Seigneur m’avait
donné cette prédiction ». (André m orin, Le message des
temps de la fin, 1976, p. 19)

Relisons simplement les textes : force est de constater que


Branham répète qu’il voit une vision émanant du Seigneur.

***
Un autre texte est révélateur :
L’âge de Laodicée a commencé vers le début du vingtième
siècle, aux environs de 1906. Combien de temps durera-t-il ?
En tant que serviteur qui a eu une quantité de visions dont
aucune ne m’a jamais trompé, je ne prophétise pas, mais je
prédis que cet âge se terminera aux alentours de 1977.

17
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Si vous voulez bien ici me permettre une note personnelle,


je vous dirai que je fonde cette prédiction sur 7 visions de
première importance qui se sont succédé devant moi un
dimanche matin en juin 1933. Le Seigneur me parla disant que
la venue du Seigneur était proche, mais qu’avant son retour
sept événements de première importance devraient avoir
lieu. Je les écrivis tous et ce matin-là, je racontai la révélation
du Seigneur… me basant sur les 7 visions, ainsi que sur les
changements rapides qui ont balayé le monde depuis 50
ans, je prédis (je ne prophétise pas) que toutes ces visions
devront se réaliser d’ici 1977. Et bien que beaucoup auront
l’impression que cette affirmation est faite à la légère, vu
que le Christ a dit que nul ne connaît ni le jour ni l’heure, je
continue à maintenir cette prédiction trente ans après, parce
que Jésus n’a pas dit que personne ne pourrait connaître
l’année, le mois ou la semaine qui verrait sa venue. Ainsi, je le
répète, je le crois sincèrement et je le maintiens selon ce que
j’ai étudié dans la Parole ainsi que par divine inspiration, que
l’année 1977 pourrait bien marquer le point final des systèmes
du monde et nous introduire dans le millénium. (W. Branham,
Exposé des 7 âges de l’Église, p. 382-383)

Selon W. Branham, cette vision de l’année 1977 est bien d’ins-


piration divine (cf. W. Branham, cité par Daniel CHIRON, Un grand
trésor dans un vase de terre, p. 403). Les termes de ces citations sont
explicites : « Le Seigneur me parla », « vision », « révélation », « prédic-
tion », « avec inspiration divine ». Les branhamistes ont beau insister
sur le fait que, dans ce cas, Branham déclare qu’il ne prophétise pas,
mais qu’il prédit, leurs explications ne sont pas convaincantes.
Branham tente aussi de se ménager une porte de sortie :
Mais je prédis simplement d’après une vision qu’Il m’a donnée
et en considérant les temps et la manière dont les choses
évoluent, que cela se passera à un certain moment entre 1933
et 1977. En tous cas, cette grande nation se lancera dans une
guerre qui la réduira en cendres. Tout cela est très proche,
terriblement proche. Mais je puis me tromper, parce que je ne
fais que prédire. (W. Branham, La Révélation de Jésus-Christ,
n° 10 : « Âge de Laodicée », 1960, p. 9-10)

18
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

Prédiction ou prophétie, quelle différence ?


Selon lui, W. Branham ne fait « que » prédire. La parole de Dieu
réfute cette échappatoire peu crédible :
Je confirme la parole de mon serviteur et je mets à exécution les décisions
annoncées [ou : prédites] par mes messagers. (Ésaïe 44 : 26)
Afin que vous vous rappeliez les paroles [ou : prédictions] prononcées
autrefois par les saints prophètes ainsi que le commandement du Seigneur
et Sauveur enseigné par vos apôtres. (2 Pierre 3 : 2)

À la lumière biblique, nous devons admettre que les termes


« prédiction » et « prophétie » sont synonymes :
Qui a, comme moi, fait des prédictions – Qu’il le déclare et me le prouve ! –
Depuis que j’ai fondé le peuple ancien ? Qu’ils annoncent l’avenir et ce qui
doit arriver ! (Ésaïe 44 : 7 – NEG)
Et l’Éternel me dit : « C’est le mensonge que prophétisent en mon nom les
prophètes ; je ne les ai point envoyés, je ne leur ai point donné d’ordre, je
ne leur ai point parlé ; ce sont des visions mensongères, de vaines pré-
dictions, des tromperies de leur cœur, qu’ils vous prophétisent ». (Jérémie
14 : 14 – NEG)

Ewald Frank précise même que l’on reconnaît un vrai prophète


au fait que ses prédictions se réalisent toujours :
Qu’est-ce qu’un prophète de l’Éternel selon les Écritures ?
Lisons Deutéronome 13 : 2-4 et 18 : 21-22. Nous y trouvons
deux signes caractérisant le prophète : ses prédictions doivent
se réaliser […]. Ses prédictions se sont révélées véridiques.
(Ewald Frank, La Parole de Dieu demeure éternellement, p. 16)

Ce qui ne l’empêche pas de se contredire en 1989 :


Toute prédiction qu’il a faite n’était pas une prophétie,
comme beaucoup le pensent. (Ewald Frank, Lettre circulaire,
n° 35, janvier 1989, p. 8)

***
Défendre Branham oblige ses adeptes à nager dans la plus totale
confusion. Branham ne se condamne-t-il pas lui-même dans le texte
suivant ?

19
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

J’aime la vérité parfaite. Peu importe combien elle se met en


travers de notre chemin : si c’est la vérité, Dieu finira toujours
par montrer que c’est la vérité. Et s’Il ne le fait pas l’un de ces
jours, alors c’est que ma vision n’était pas juste. Vous voyez
où cela me mènerait. (W. Branham, Révélation des 7 sceaux,
n° 9 : « Septième sceau », 1963, p. 45)

Et que penser du propos suivant ?


Jésus n’a pas dit que personne ne pourrait connaître l’année,
le mois ou la semaine qui verrait son retour. (W. Branham,
Exposé des 7 âges de l’Église, p. 383)

Comment peut-il commettre une telle erreur ? En relation


avec Matthieu 24 : 36, Branham laisse entendre que l’on ne peut
connaître ni le jour ni l’heure, mais que l’interdiction ne s’étend
pas à l’année, au mois, ou à la semaine. La Bible enseigne pourtant
bien que personne ne connaît les temps ni les moments du retour
du Seigneur. Ceci comprend l’année, le mois, la semaine, le jour,
l’heure ou la seconde !
Il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les
moments que le Père a fixés de sa propre autorité ». (Actes 1 : 7)

Qui croire : Branham ou le Saint-Esprit ? Pire, dans une autre


brochure, Branham déclare :
Il dit : « Personne ne doit connaître la date de ma venue
– je vais venir, c’est tout ! ». Ce n’est pas mon affaire de
connaître le jour, je dois simplement être prêt, vous compre-
nez. (W. Branham, Révélation des 7 sceaux, n° 3 : « Premier
sceau », 1963, p. 27)

Si cette vision ne vient pas de Dieu – et elle ne provient pas


de lui –, elle ne peut émaner que du père du mensonge. William
Branham a induit bien des gens en erreur concernant 1977 ! Il se
condamne lui-même :
Seigneur, je suis conscient de ce qui m’arrivera au jour du
jugement si j’induis ces gens en erreur. (W. Branham,
La Parole parlée, série n° 1, n° 9 : « J’accuse cette génération »,
1963, p. 48)

20
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

Il précisera que si une seule de ses révélations n’est pas juste,


même partiellement, on peut alors l’écarter comme prophète de
Dieu :
Si une personne seulement dans le monde entier peut prou-
ver qu’une révélation ne soit pas juste, même partiellement,
je suis d’accord qu’on me prenne pour toujours comme faux
prophète. (Ewald Frank, La Parole de Dieu demeure éternel-
lement, p. 19)

Ewald Frank précisera concernant 1977 :


Ici, je dois souligner que frère Branham n’a jamais dit que
l’enlèvement aura lieu à cette époque. Personne ne sait
quand le Seigneur revient, mais si la terre et ses œuvres seront
brûlées entièrement selon 2 Pierre 3 : 10 jusqu’en 1977 alors,
nous savons que l’enlèvement est absolument imminent car
avant que les jugements de Dieu n’atteignent cette terre, il
faut que l’Église soit enlevée. (Ewald Frank, La Parole de Dieu
demeure éternellement, p. 20)

Mais si Ewald Frank admet que l’enlèvement doit précéder les


jugements et que ceux-ci doivent se terminer en 1977, que devons-
nous logiquement en déduire ? Il ajoute :
Nous en pouvons déduire que ce siècle ne sera pas complète-
ment écoulé avant le retour de Jésus-Christ. Cela correspond
à ce que frère Branham vit en 1933. (Ewald Frank, La Parole
de Dieu demeure éternellement, p. 21)
L’année 1977 sera la 70e année, le jubilé. Dieu se sera occupé
aussi longtemps des Juifs que des non-Juifs. Ce [la réalisation
du 7e tableau prophétique ?] sera le jubilé de l’élévation de
l’épouse et le retour de Christ aux Juifs. […] Nous ne savons
pas quand cela se produira. J’ai eu cette vision en 1933 et j’ai
prédit qu’une grande tragédie se produirait aux États-Unis
avant ou vers 1977. J’ai prédit que tout cela se produirait
entre 1933 et 1977. (D. chiron, William Branham, un grand
trésor dans un vase de terre, p. 403)

Branham est confus : il se déclare prophète, puis affirme ne pas


prophétiser, mais prédire seulement, tout en contredisant la Bible sur
cette nuance impossible à faire. Cette confusion théologique est dan-
gereuse pour ses adeptes : « Un aveugle peut-il conduire un aveugle ?
Ne tomberont-ils pas tous deux dans un fossé ? » (Luc 6 : 39).

21
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

b) La disparition des États-Unis d’Amérique


En 1964, William Branham prédisait la disparition de cette
nation dans les onze années suivant cette date :
Savez-vous qu’hier, le 4 juillet, était l’anniversaire du jour où
Thomas Jefferson signa la Déclaration d’indépendance ? Lui
et le comité qui était avec lui, la cloche de la liberté retentit
et nous fûmes déclarés indépendants en tant que nation.
Selon l’histoire, il n’y a jamais eu une démocratie qui a duré
plus de 200 ans. C’était le 4 juillet 1776. Et il reste 11 ans. Les
atteindra-t-elle ? Non, ce n’est pas possible ! Si elle dépasse
ces 11 ans, il y a rupture dans toute l’histoire. (W. Branham,
Le Chef-d’œuvre, 1964, p. 18)

Remarquez que cela devait nous amener au plus tard en 1975 !


La nation américaine ne devait pas dépasser onze années d’existence
à partir de 1964.

c) Départ d’Élie et jugements des méchants


Branham (messager du temps de la fin) déclare, en parlant de ce
messager, qu’aussitôt après son départ, le monde est brûlé et les justes
entrent dans le millénium en marchant sur les cendres des méchants :
Notez que dans Malachie 4, aussitôt que le messager s’en
va, le monde est complètement brûlé et les justes entrent
dans le millénium, en marchant sur les cendres des méchants.
(W. Branham, Révélation des 7 sceaux, n° 3 : « Premier sceau »,
1963, p. 32)

D’autres textes mettent en évidence la fausseté de cette prédiction :


Vous voyez, immédiatement après la venue de cet Élie, la terre
sera purifiée par le feu et les méchants réduits en cendres.
(W. Branham, Exposé des 7 âges de l’Église, p. 389)
Parce que lorsque cet Élie viendra, le monde devra être
consumé immédiatement et les justes devront marcher sur
les cendres des méchants. (W. Branham, La Parole parlée,
série n° 1, n° 8 : « Les douleurs de l’enfantement », 1965, p. 10)

Or, le messager du temps de la fin, ce William Branham, est mort


en effet en… 1965 ! Voici plus de 50 ans qu’il est décédé ! Remarquez
également les deux adverbes « aussitôt » et « immédiatement » !

22
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

d) L’ange et le ministère de Branham


Un ange aurait annoncé à William Branham qu’il irait prêcher
l’Évangile aux grands hommes politiques de ce monde :
Lorsque je fus sauvé et que je dis à mon pasteur baptiste que
j’avais reçu le Saint-Esprit et que l’ange de l’Éternel m’avait
dit ce que je devais faire, mon pasteur répliqua : « Vous avez
dû avoir un cauchemar, Billy ». Je répondis : « Pasteur, j’ai vu
un ange ». Il me dit : « Oh, quelle folie ! C’est du diable ». Oh,
cela m’a blessé ! Il ajouta : « Allez-vous partir prêcher aux rois,
aux papes et à d’autres encore ? ». Je répondis : « C’est ce que
l’ange m’a dit ». (W. Branham, La Parole parlée, série n° 1, n° 4 :
« Le messager du temps de la fin », p. 32)

William Branham n’est jamais allé prêcher aux grands de ce


monde, ses contemporains. Nous pensons à Mao (le Chinois),
Kennedy (l’Américain), Khroutchev (le Soviétique), Mac Millan
(le Britannique), De Gaulle (le Français), Adenauer (l’Allemand)
ou encore Pie XII et Jean XXIII, les deux papes contemporains de
Branham !
L’ « ange » a trompé Branham et le pasteur baptiste avait vu juste !

e) Fausse prédiction concernant 1993


La citation suivante prouvera que, pour Branham, le retour de
Christ est très proche, puisqu’il reviendra en 1993 :
Je vous demanderai de bien faire attention pendant quelques
minutes car je vais vous surprendre. Je crois que Jésus va
revenir dans moins de trois minutes – selon sa mesure du
temps. Vous savez combien cela représente de temps ?
Environ 35 ans. Nous sommes à moins de trois minutes de sa
venue (cela fait pour nous 30 ans). (W. Branham, Révélation
des 7 sceaux, n° 5 : « Troisième sceau », 1963, p. 2)

Christ devait revenir, selon les calculs de Branham, dans les


trente années à partir de 1963 soit en 1993 au plus tard ! Branham
se trompe. Il continue de jouer avec les dates :
Écoutez, si le calendrier romain est juste, il nous reste 36 ans.
Tous les 2 000 ans le monde va à sa fin. Au bout des deux
premiers mille ans, il fut détruit par l’eau ; 2 000 ans plus tard,
Christ est venu. Nous arrivons en 1964 : il reste donc 36 ans.

23
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Or, d’après le calendrier égyptien, il y a un écart de 17 ans.


Nous sommes donc 17 ans plus tard que 1964. Ainsi cela nous
laisserait 19 ans. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 4, n° 4 :
« Il y a ici un homme qui peut allumer la lumière », 1963, p. 34)

Selon lui, Christ devait revenir en 1982 ! Branham n’est pas un


homme de lumière ni de confiance.
Il a aussi une fâcheuse tendance à se contredire :
Si quelqu’un vous dit qu’il sait quand il viendra, vous pouvez
être sûr qu’il est dans l’erreur. (W. Branham, Révélation des 7
sceaux, n° 5 : « Troisième sceau », 1963, p. 2)

Branham n’est-il pas dans l’erreur ? Si oui, il attire tous ceux qui
croient en lui vers la perdition.

f ) L’effondrement de la Californie
Personne n’ignore que la Californie se situe dans une région
propice aux séismes ; les scientifiques prévoient qu’un jour ou l’autre
elle s’effondrera dans l’Océan Pacifique. Branham se servant de ce
tremplin va de nouveau donner dans le prophétisme discutable :
Le même Dieu qui a englouti Capernaüm dans la mer à cause
de ses péchés, ce même Dieu engloutira Los Angeles dans
la mer. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 2, n° 10 : « Les
œuvres sont l’expression de la foi », 1965, p. 10)

Capernaüm n’a pas été engloutie dans le lac de Tibériade ou


Mer de Galilée !
Le même Dieu qui m’a dit que Florence allait mourir, m’a dit
de te dire en ce moment (il se peut que je ne sois plus ici),
que tu ne seras pas un vieil homme avant que les requins ne
nagent où tu te trouves aujourd’hui. (W. Branham, Biographie
de William Branham, p. 462-463)

Le fils de William est né en 1935, il a donc 80 ans (en 2015).


Peut-on dire que Billy Paul, le fils de Branham, est jeune ? Comment
les branhamistes peuvent-ils placer leur foi et leur éternité dans les
mains de ce prophète ?

24
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

g) La statue de Daniel
Concernant la statue de Daniel : selon Branham, les deux pieds
seraient Nikita Khroutchev, l’Ukrainien soviétique, et Dwight
Eisenhower, l’Américain :
Ce sont les deux grands chefs les deux pieds. Khroutchev
en russe signifie « argile », Eisenhower signifie « fer ». Nous
sommes au temps de la fin. (W. Branham, La Révélation de
Jésus-Christ, n° 6 : « Âge de Thyatire », 1960, p. 27)

Rien ne va dans le sens de Branham. Il est clair que Nikita


Khroutchev et Dwight Eisenhower ne sont pas apparus à la fin des
temps !

h) Une femme succède à John F. Kennedy


La venue en son temps de John Kennedy aurait été annoncée par
la Bible selon Branham et ce président devait introduire la femme
qui dominerait l’Amérique, l’Église romaine :
Il finira par arriver ce que j’ai prédit : qu’une femme domi-
nerait l’Amérique. Souvenez-vous que je l’ai dit il y a 30 ans.
L’homme qui va la présenter est déjà en place. C’est vous qui
l’avez élu par votre politique. (W. Branham, Révélation des
7 sceaux, n° 4 : « Deuxième sceau », 1963, p. 40)

Les États-Unis, en 2016, ne sont pas encore conduits ni par une


femme ni par l’Église catholique ! Obama est président et toujours pas
de femme à la Maison Blanche en tant que Présidente ! L’homme qui
devait présenter la femme en question ne l’a certainement pas fait.

i) La fin du monde en 1999


Branham prédit une nouvelle fois la fin dans les 36 années à
partir de 1963 :
Je sais que dans les derniers jours il y aura un enlèvement
et que notre travail sera interrompu. Père, c’est ce que dit
notre calendrier. Encore 36 ans et l’œuvre sera terminée et
tu dois venir à un certain moment dans cette période, sinon
aucune chair ne sera sauvée. Les chronologistes et les gens
qui sondent ces choses nous disent absolument que nous
sommes en avance de bien des années. Ils nous disent par

25
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

les calendriers que nous sommes plus loin que cela et qu’il ne
nous reste peut-être que 15 ou 20 ans. (W. Branham, la Parole
parlée, série n° 4, n° 1, « Trois sortes de croyants », 1963, p. 37)

36 années à partir de 1963 et nous arrivons en 2016… il y a plus


de cinquante années. Ils prennent des risques ceux qui prédisent une
date pour la fin du monde.

j) W. Branham incite ses adeptes à jurer


Le Seigneur Jésus ainsi que l’apôtre Jacques nous demandent de
ne pas jurer :
Mais moi je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, parce que c’est
le trône de Dieu, ni par la terre, parce que c’est son marchepied, ni par
Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi. Ne jure pas non plus par
ta tête, car tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre
parole soit « oui » pour oui, « non » pour non ; ce qu’on y ajoute vient du
mal. (Matthieu 5 : 34-37)
Avant tout, mes frères et sœurs, ne jurez pas, que ce soit par le ciel, par
la terre ou par une autre forme de serment. Mais que votre oui soit oui, et
que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.
(Jacques 5 : 12)

Que penseriez-vous d’un prédicateur, d’un prophète, d’un


pasteur encourageant les chrétiens à jurer ? Votre réponse étant
formulée, lisez ce qui suit :
Vous vous souvenez, frère Sothmann, à peu près au moment
où nous disions quelques mots, je vous fis jurer, à vous
et à frère Norman, de ne rien dire de ce qui s’était passé.
(W. B ranham, Révélation des 7 sceaux, n° 10 : « Septième
sceau », p. 45-46)

Comme vous pouvez le constater, Branham n’hésite pas à faire


jurer ses amis témoins de Jéhovah alors que dans une autre occasion
il déclare qu’il ne jure jamais :
Je ne jure jamais. Si vous n’acceptez pas ma parole, tant pis.
Si je ne jure pas, c’est parce que la Bible dit : Ne jurez pas
par le ciel, c’est le trône de Dieu, ni par la terre, c’est son
marchepied. Que votre oui soit oui et que votre soit non.
(W. Branham, La Parole parlée, Série n° 4, n° 4 : « Il y a ici un
homme qui peut allumer la lumière », 1963, p. 37)

26
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

Branham ne jure jamais, mais il fait jurer les autres.

k) W. Branham se prend pour Élie


Les branhamistes font grand cas de Malachie 4 (annonçant la
venue d’Élie le prophète). Selon eux, Branham serait le second Élie
révélé dans les derniers temps.
Le Dictionnaire biblique donne des explications concernant
l’Élie à venir :
Les deux derniers versets de l’Ancien Testament annoncent
que Dieu enverra Élie avant la venue du grand et terrible jour
de l’Éternel (Malachie 4 : 5-6). Dans le Nouveau Testament,
Jean-Baptiste est venu avec l’esprit et la puissance d’Élie,
humble et zélé comme le thischbite (Matthieu 3 : 4 ; Marc 1 : 6),
et chargé d’un ministère semblable au sien (Matthieu 11 : 1-14 ;
17 : 10-12 ; Luc 1 : 17).
Notez cependant ceci : a) Jean-Baptiste lui-même déclare
qu’il n’est pas l’Élie. b) Jésus, s’il dit qu’Élie est venu d’une
certaine manière sous les traits de Jean-Baptiste, ajoute aus-
sitôt qu’Élie viendra premièrement et rétablira toutes choses
(Marc 9 : 11-13) !
Il semble donc bien qu’il y ait, comme c’est souvent le
cas, deux accomplissements successifs de la prophétie de
Malachie 4 : 5-6, l’un partiel à la première venue de Christ,
l’autre total à sa seconde venue. Le rétablissement de toutes
choses, c’est l’instauration du règne glorieux du Messie
(Actes 3 : 20-21). Quant au grand et terrible jour de l’Éter-
nel, il est encore évidemment futur, c’est le redoutable et
dernier règlement de comptes. De nombreux commenta-
teurs pensent qu’Élie pourrait être (avec Hénoc) l’un des
deux témoins d’Apocalypse 11 : 3-21. (Nouveau dictionnaire
biblique, Saint-Légier : Emmaüs, p. 223)

Comment reconnaître Élie dans le ministère de William


Branham ? Remarquons également que selon Branham, Élie
(Branham lui-même) devra se rendre en Israël afin d’apporter le
message, ce qu’il n’a manifestement jamais fait :
Mais un de ces jours, le message ira à Israël ! Dieu leur enverra
Moïse et Élie selon Apocalypse 11 et ils accompliront des
signes, des prodiges et le signe de Jéhovah. (W. Branham, La
Révélation de Jésus-Christ, n° 9 : « Les dix vierges », 1960, p. 26)

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L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Branham enseigne qu’Élie et l’autre prophète (Apocalypse 11)


doivent prophétiser pendant trois ans et demi. En ce temps-là,
l’Église aura été enlevée :
Cela laisse aux deux prophètes de l’Apocalypse, chap. 11, le
temps de prophétiser pendant trois ans et demi. En ce temps-
là, l’Église aura été enlevée. (W. Branham, la Parole parlée,
série n° 4, n° 4, « Le messager du temps de la fin », 1963, p. 14)

Il est alors impossible d’assurer qu’Élie est Branham ! Pourquoi


ce dernier est-il venu ? Fernand Fait répond :
Ce n’est pas pour cela que Dieu nous a envoyé un prophète,
c’est pour révéler Jésus-Christ, le même aujourd’hui. (F. Fait,
Ma réponse à Étienne Fauvel, cassette n° 8014)

Ce genre de ministère est totalement contraire à la parole de


Dieu :
Après avoir autrefois, à de nombreuses reprises et de bien des manières,
parlé à nos ancêtres par les prophètes, Dieu, dans ces jours qui sont les
derniers, nous a parlé par le Fils. (Hébreux 1 : 1-2)

Révéler Jésus-Christ, c’est le ministère des Écritures, ce qui rend


caduque celui de W. Branham :
Vous étudiez les Écritures parce que vous pensez avoir par elles la vie
éternelle. Ce sont elles qui rendent témoignage à mon sujet. (Jean 5 : 39)

De plus, Branham se contredit en écrivant ceci (de son vivant) :


Moïse et Élie sont-ils sur terre en ce moment ? Sont-ils en
Amérique ? Non ! Ils ne sont pas encore venus. Ils viendront
sur terre à Jérusalem, lorsque l’épouse sera enlevée. Combien
parmi vous connaissent-ils cela ? (Questions et réponses, n° 3,
30 août 1961, p. 25)

Ainsi, en 1961, Élie n’était pas sur terre alors que Branham y
était ! Branham ne peut donc pas être Élie.

28
W i l l i a m B r a n h a m, v r a i o u f a u x prophète ?

1.4. Conclusion
Dans La Révélation de Jésus-Christ, n° 10 : « Âge de Laodicée »
(11 décembre, p. 10), Branham déclare qu’en 1933, le Seigneur lui
aurait donné une vision :
• Roosevelt aurait contribué au déclenchement de la guerre. C’est
faux. Ce sont les Japonais qui ont attaqué Pearl Harbour.
• Le roi du nord (la Russie) rassemblerait tous les « -ismes »
(fascisme, communisme et nazisme) : en réalité, la Russie a
perdu de sa superbe. Elle a perdu 14 anciennes républiques
soviétiques.
• Les Américains seraient battus par les Allemands sur la ligne
Siegfried ! Faux : ils ont gagné la bataille de Bastogne et rejeté
les nazis en Allemagne.
• Les voitures prendraient la forme d’un œuf ! À part, éventuel-
lement, la fameuse Volkswagen (dite « la coccinelle »), les
autres voitures n’avaient pas cette forme.
• L’Église catholique prendrait le pouvoir aux États-Unis. En
réalité, elle décline de plus en plus dans cette nation.

Fernand Fait ira jusqu’à dire :


Nous disons que nous croyons que William Branham est un
prophète de Dieu et nous croyons que tout ce qu’il dit vient
de Dieu, parce que tout ce qu’il a dit, nous pouvons le prouver
par les Saintes Écritures. (Francis Fait, Ma réponse à Étienne
Fauvel, cassette n° 8015)

Comment Monsieur Fait va-t-il prouver par les Saintes Écritures


toutes les déclarations insolites de Branham ?

***
Les textes suivants nous montrent que ces enseignements ne
sont pas crédibles :
Toute ma vie, j’ai eu des visions et je demande à n’importe qui
de se lever et de dire si jamais l’une d’elles a manqué de se
réaliser. Ce n’est pas arrivé. Cela ne peut arriver ! Vous voyez,

29
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

c’est impossible. (W. Branham, La Révélation de Jésus-Christ,


n° 6 : « Âge de Thyatire », 1960, p. 37-38)
Seul ce que Dieu a dit lui-même est « Ainsi dit le Seigneur ».
Tout le reste, même s’il règne à cet égard un parfait accord,
n’est que pieuse tromperie. (Ewald Frank, Il est écrit, 1987, p. 7)
Si le prophète vient et vous dit ceci ou cela et que Dieu ne
le confirme pas, alors ne vous en occupez pas car Dieu doit
confirmer chaque déclaration. (W. Branham, Révélation des
7 sceaux, n° 2 : « La brèche », 1963, p. 9)

Paraphrasons : si Branham vient et nous dit que tout sera terminé


en 1977 ou que les États-Unis seront détruits en 1964 et que Dieu
ne le confirme pas, alors ne vous en occupez pas (écartez-le), car
Dieu doit confirmer chaque déclaration. Nous devons admettre que
Dieu n’a pas confirmé les déclarations de Branham !
Notre conclusion : niant l’évidence, les adeptes de ce mouvement
sont devenus les victimes d’une organisation dans laquelle tout esprit
de saine critique et toute recherche sérieuse sont étouffés au profit
d’une foi aveugle en un faux prophète.
Nous avons constaté que Branham a annoncé de fausses révéla-
tions. Selon les critères bibliques (critères qu’il admet lui-même), il
est rejeté par Dieu.
Merci Seigneur pour la clarté de ta Parole (Deutéronome 18) !

30
Chapitre deux

Quelle place pour


la parole de Dieu ?

2.1. Branham est indispensable pour


comprendre la Bible
Selon Branham, sans lui, on ne pourrait pas comprendre la
parole de Dieu :
Jamais aucun théologien n’a eu l’interprétation de la parole
de Dieu. L’interprétation est donnée uniquement à un pro-
phète et le seul moyen de pouvoir sortir de toutes ces confu-
sions est que Dieu nous envoie ce prophète. (W. Branham,
La Parole parlée, série n° 1, n° 7 : « Événements modernes
rendus clairs par la prophétie », 1965, p. 9-10)
Ce message […] n’est rien d’autre que la Bible rendue acces-
sible sur bien des points. (Sage Royal, e-mail, 14 décembre
2003)

Dans la citation ci-dessous, W. Branham affirme que la vraie


Bible, ce sont ses prédications enregistrées (et donc, pas la Bible
telle que nous la lisons) :

31
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Il viendra une grande faim de la vraie parole de Dieu. La nour-


riture dont vous devez vous inquiéter ce sont les bandes d’en-
registrement sur lesquelles la Parole est inscrite. (W. Branham,
cité dans La Parole de Dieu demeure éternellement, p. 14)

D’autres citations viennent confirmer cette étrange affirmation :


Emmagasinez des provisions, emmagasinez-la sur vos bandes
magnétiques ! Peut-être que je vais rester loin de vous pen-
dant longtemps ! Mais quand je serai absent, rappelez-vous
que tout ce que je vous ai dit est la vérité. (W. Branham,
La Parole parlée, série n° 2, n° 8a : « La plus grande bataille
jamais livrée », 1962, p. 49)

Gérald, un ancien adepte qui a quitté cette secte, a reçu une


lettre anonyme :
Gérald, reviens à la vérité ou Dieu te détruira. Tu es devenu
l’antéchrist. Si tu admets William Branham comme le pro-
phète tu seras sauvé, sinon c’est la mort dans le feu. Reviens
au message. La vraie Bible, c’est le message. Prends garde
et tu échapperas à Satan et au feu divin. (Lettre envoyée par
un branhamiste bruxellois à Gérald Albrecht de Schaerbeek)

Les messages inspirés de Branham sont ainsi indispensables pour


une saine compréhension de la Bible.
Branham déclare qu’on ne peut servir l’Éternel qu’en passant par
le biais de sa propre interprétation de la Parole :
Vous ne pouvez servir Dieu sur cette terre que lorsque les
serviteurs de Dieu envoyés sur la terre par l’inspiration divine
interprètent la Parole pour vous. (W. Branham, La Parole par-
lée est la semence originelle, 1962, p. 92-93)

Nous voici encore devant cette affirmation étrange : W. Branham


doit interpréter la Parole pour nous ! Cette obligation d’un corps
spécial pour interpréter la Bible fait penser au magistère de l’Église
selon le catholicisme.

32
Que l l e p l a c e p o u r l a p a ro l e de D ieu ?

Branham utilise des arguments qui se retournent


contre lui :
Les théologiens disent : « Attendez un instant ! Je vais voir si
un tel… si le Pasteur Moody a dit telle chose ». Quel rapport
cela a-t-il de nos jours avec le pasteur Moody ? Le pasteur
Moody a vécu en son temps, mais pas aujourd’hui. (W. Bran-
ham, La Parole parlée, série n° 1, n° 11 : « Christ est la révélation
du mystère de Dieu », 1963, p. 31)

Pourquoi alors lire les sermons de Branham puisqu’il est mort ?


De quoi vous nourrissez-vous ? De la parole de Dieu ou de
quelque vieille viande pourrie qui a été utilisée il y a des
années ? (W. Branham, La Semence n’héritera pas la balle,
1965, p. 19)

Les brochures de Branham seraient donc aussi une « vieille viande


pourrie », puisqu’il est décédé en 1965 ?
Dieu n’a besoin de personne pour interpréter sa Parole. Il est
son propre interprète. (W. Branham, La Parole parlée, série
n° 2, n° 12 : « Le dieu de cet âge mauvais », 1965, p. 8)

Il est manifeste que le Dieu de la Parole, le Dieu de vérité, le


Seigneur de l’Église, le Saint-Esprit, ne conduisent absolument pas
William Marrion Branham !

2.2. Branham, un apôtre qui complète


la révélation biblique
À la lecture du texte suivant, il apparaît que les paroles de
W. Branham sont des révélations divines qui viennent en toute
logique dans l’esprit de beaucoup s’ajouter au canon des Écritures.
J’espère qu’il a été enregistré afin que les gens sachent que
ce message était un message particulier ne faisant pas par-
tie de mon ministère ordinaire mais qu’il était un message
semblable aux 7 sceaux, « Une parole venant directement de
Dieu », je crois que celui-ci était nécessaire pour faire suite
aux sept sceaux. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 2, n° 2 :
« Poussés à bout », 1963, p. 7)

33
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Fernand Fait dit des choses pour le moins assez curieuses :


Dans votre Église, on ne parle que de Branham. Oh, ça peut arriver
que je fasse référence à frère Branham autant que les Églises évan-
géliques font appel à l’autorité de Paul. (Fernand Fait,
Ma réponse à Étienne Fauvel, 3, n° 8016)

Choisirez-vous l’apôtre Paul ou Branham ?


Fernand Fait ajoute :
Lorsque W. M. Branham parle, le « Ainsi dit le Seigneur »
dans sa bouche ne diffère absolument pas du « Ainsi dit le
Seigneur » dans la bouche de Moïse et de Paul. C’est bien
clair, si c’est le même esprit, ça ne peut être différent si
c’est la même inspiration. (F. Fait, Ma réponse au pasteur
C. Le Cossec, n° 8011)

Il est clair, à la lecture de ce texte, que les paroles de Branham


seraient des révélations divines qui s’ajoutent au canon des Écritures !
La Bible nous explique qu’ajouter ou enlever quelque chose aux
Écritures est un acte grave :
Je le déclare à toute personne qui écoute les paroles de prophétie de
ce livre : si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera les fléaux
décrits dans ce livre ; et si quelqu’un enlève quelque chose aux paroles du
livre de cette prophétie, Dieu enlèvera sa part de l’arbre de la vie et de la
ville sainte décrits dans ce livre. (Apocalypse 22 : 18-19)

Il se condamne lui-même
Puis il prend Satan avec tous les menteurs et tous ceux qui
corrompent la Parole, tous ceux qui agissent de cette manière
et les détruit dans l’étang de feu. (W. Branham, Révélation des
7 sceaux, n° 2 : « La brèche », 1963, p. 7)
La révélation, quant à sa situation, est placée à la fin, avec la
bénédiction pour celui qui lit et qui entend, et une malédic-
tion pour celui qui ajoute ou qui retranche. C’est le canon
complet de l’Écriture : rien ne peut y être ajouté. Si quelqu’un
ajoute, c’est de la fausse prophétie. (W. Branham, La Révéla-
tion de Jésus-Christ, n° 1 : « La révélation », 1960, p. 16)

34
Que l l e p l a c e p o u r l a p a ro l e de D ieu ?

Corrompre la parole de Dieu, se substituer à elle, c’est une


action terrifiante (2 Pierre 3 : 16). W. Branham et ses adeptes se sont
engagés sur un chemin bien périlleux !

2.3. Connaître la Bible n’est pas si


important pour W. Branham
Branham l’admet : pour lui, la Bible n’est pas si nécessaire, car
c’est Christ que nous devons connaître :
Mon idée était contraire à la sienne, et il a tourné les yeux
vers moi. Il a dit :
— Vous ne connaissez vraiment pas votre Bible !
Vous savez comment frère Booth peut le dire. J’ai dit :
— C’est vrai, frère Booth, mais je connais bien l’auteur ! Alors
je, je veux… vous savez, ce n’est pas de connaître sa Parole
qui est la Vie, mais le connaître lui, c’est la vie. (W. Branham,
La Divinité expliquée, 1961, p. 1)

Or, méconnaître sa Parole, c’est en fait méconnaître Dieu !


Vous étudiez les Écritures parce que vous pensez avoir par elles la vie
éternelle. Ce sont elles qui rendent témoignage à mon sujet. (Jean 5 : 39)

W. Branham l’avait pourtant bien dit...


Prenez simplement la Parole, ce qu’elle dit, et dites : c’est
vrai ! Tout ce qui est en contradiction avec elle est faux.
(W. Branham, La foi parfaite, 1963, p. 4-5)

Il n’a malheureusement pas appliqué ce bon principe dans son


enseignement.

35
Chapitre trois

Rejet de la Trinité :
le baptême au nom
de Jésus seul
Selon William Branham et ses adeptes, seul le baptême au nom
du Seigneur Jésus-Christ serait valable. Il rejette tous les baptêmes
à formule trinitaire. Cette idée du baptême est liée à la fausse
conception modaliste :
Seul le baptême au nom du Seigneur Jésus-Christ est valable.
Quiconque a été baptisé différemment n’a pas reçu le bap-
tême biblique ! (Ewald Frank, Le Conseil de Dieu, p. 13)
Nulle part dans les Écritures, il n’est parlé de quelqu’un qui ait
jamais été baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
(W. Branham, La Parole parlée, série n° 1, n° 11 : « Christ est la
révélation du mystère de Dieu », 1963, p. 25)

Cet enseignement est un rejet de la Trinité.


Dans leur apologétique, les disciples de Branham insistent sur
les quatre points que voici :
1. La formule de Matthieu 28 : 19 n’est appuyée par aucun
autre texte biblique ; faute de confirmation elle doit donc
être minimisée.

37
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

2. La pratique de l’Église primitive depuis la Pentecôte était


de baptiser dans le nom de Jésus uniquement !
3. « Jésus » est le nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, car
ces termes ne sont pas des noms mais des titres. Il ne s’agit
pas de trois personnes mais d’une seule personne ayant
trois titres différents.
4. Tous ceux qui ont été baptisés dans le nom du Père, du Fils
et du Saint-Esprit doivent être obligatoirement rebaptisés
correctement !
Reprenons ces quatre points :

3.1. Matthieu 28 : 19 n’est pas validé par


un autre texte biblique
Pour établir ce point, on cite Matthieu 18 : 16 et parfois
Deutéronome 19 : 15. Cette théorie stipule que, sur la déposition
de trois témoins, telle ou telle chose sera établie. Elle s’applique
en effet dans le règlement de disputes humaines, dans le domaine
juridique, mais certainement pas en relation avec des déclarations
divines (Proverbes 30 : 5 ; Tite 1 : 2 ; 2 Timothée 3 : 16). Les paroles
de Christ en Matthieu 28 sont-elles inapplicables sous le prétexte
qu’ils ne les auraient prononcées qu’une seule fois ? Certainement
pas ! Il existe en effet quantité de faits relatés une seule fois dans les
Écritures et qui pourtant sont acceptés par beaucoup, branhamistes
y compris (cf. l’enlèvement en 1 Thessaloniciens 4 : 17 ; le millénium
en Apocalypse 20 ; le voile pour les femmes en 1 Corinthiens 11 : 10 ;
etc.).

3.2. L’Église primitive baptisait au nom


de Jésus seul

L’histoire le prouve
Je mets au défi quiconque voudrait le faire, de m’apporter un
seul passage des Écritures ou un seul témoignage historique
montrant que le baptême fût accompli autrement qu’au nom

38
Rej et d e l a Tr i n i t é : l e b a p t ê m e a u n om de Jésus seul

de Jésus-Christ, avant l’avènement de l’Église catholique


romaine. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 2, n° 7 : « Res-
titution de l’arbre de l’épouse », 1962, p. 3)

W. Branham lance un défi très risqué :


Si vous pouvez me montrer un passage de l’Écriture ou
m’apporter un récit, un récit authentique, qui me montrerait
que des gens auraient été baptisés dans la Bible au nom du
« Père, du Fils et du Saint-Esprit » ou si vous m’apportez un
livre d’histoire, une page, une citation d’histoire où quelqu’un
ait jamais été baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-
Esprit avant le Concile de Nicée de l’Église catholique, venez
me l’apporter, et j’épinglerai une pancarte sur mon dos et
traverserai Jeffersonville, avec vous derrière, soufflant dans
une trompette et j’écrirai dessus : voici un faux prophète qui
égare le peuple. (W. Branham, La Révélation de Jésus-Christ,
n° 1 : « La révélation », 1960, p. 37)

Nous acceptons le défi ! De fait, des sources historiques authen-


tiques certifient que les baptêmes à formule trinitaire s’opéraient
bien avant 325 de notre ère (date du Concile de Nicée) :
En ce qui concerne le baptême, baptisez ainsi : après avoir
enseigné tout ce qui précède, baptisez au nom du Père, du
Fils et du Saint-Esprit par immersion dans l’eau vive. Si tu n’as
pas d’eau vive, baptise dans une autre eau, si tu ne peux le
faire dans l’eau froide, baptise dans l’eau chaude, si tu n’as ni
l’un ni l’autre, verse sur la tête trois fois de l’eau au nom du
Père, du Fils et du Saint-Esprit. (Didachê des apôtres, VII.1-3,
in Alexandre Westphal, Dictionnaire de la Bible, p. 800)

La Didachê est un document historique datant du début du


IIe siècle.
On les amène [les chrétiens] dans un lieu où il y a de l’eau et
ils reçoivent de nous le baptême au nom du Père, Seigneur de
l’univers et de notre Sauveur Jésus-Christ et du Saint-Esprit !
(Justin Martyr [100-163], Les Pères apostoliques, 1re apologie,
61.3, Paris : Seuil, 1980).
Nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés au
nom de Dieu le Père et au nom de Jésus-Christ, le fils incarné
mort et ressuscité et dans l’Esprit saint de Dieu. (Irénée
[177], Démonstration de la prédication apostolique, 3, p. 32 ;

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L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

cf. J. Kelly, Initiation à la doctrine des pères de l’Église, Paris :


Cerf, 1968, p. 99-100)
Après la chute de l’un d’eux, Il ordonna aux onze autres, au
moment de retourner chez son Père, après la résurrection,
d’aller et d’enseigner les nations et de les baptiser dans le
Père, le Fils et l’Esprit saint. (Tertullien [160-220], Des pres-
criptions contre les hérétiques, 20.1-9)

Puisque l’histoire prouve que l’on baptisait au nom du Père, du


Fils et du Saint-Esprit avant le Concile de Nicée, W. Branham s’est
qualifié lui-même de faux prophète.
Willy Rordorf, professeur à la Faculté de théologie du Canton
de Neuchâtel en Suisse, précise :
Mais nous pouvons même aller plus loin et dire que, dès le
passage de la mission judéo-chrétienne à la mission pagano-
chrétienne, la formule baptismale tripartite devait s’imposer.
À la différence des Juifs qui, se convertissant à Jésus, rece-
vaient son Esprit avec le baptême, les païens devaient d’abord
confesser le Dieu unique, Père de Jésus-Christ, pour pouvoir
être baptisés. Cette situation est déjà donnée à l’époque de
la mission paulienne (cf., 1 Thessaloniciens 1 : 9-10), elle se
retrouve dans la Didachê qui s’adresse à des païens conver-
tis. (Willy rordorF, Liturgie, foi et vie des premiers chrétiens,
Paris : Beauchesnes, 1982, p. 181)

Le Fils et le Père ont un nom distinct


Conclure que « Jésus » est le seul nom du Père, du Fils et du
Saint-Esprit, c’est enseigner que le Père, le Fils et l’Esprit sont une
seule et même personne. Mais Christ n’a-t-il pas déclaré que le Père
possédait son propre nom ?
Je suis venu au nom du Père. (Jean 5 : 43)
Maintenant, Père […] je t’ai fait connaître aux hommes que tu m’as donnés
du milieu du monde. (Jean 17 : 5-6)

Il ressort clairement que le Père et le Fils sont deux personnes


bien distinctes, sinon ces paroles n’auraient aucun sens. Christ assure
qu’il a manifesté le nom du Père, ceci implique que « Père » est un
nom ! Jésus n’est qu’un nom terrestre du Fils de Dieu. Il signifie :
« Yahvé est Sauveur ». Dans ce sens, « il n’y a sous le ciel aucun autre

40
Rej et d e l a Tr i n i t é : l e b a p t ê m e a u n om de Jésus seul

nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions
être sauvés » (Actes 4 : 12). Ce texte et celui de Matthieu 1 : 21
prouvent que Jésus est un nom terrestre pour révéler qu’il est le seul
Sauveur ici-bas. C’est pourquoi, il fut appelé « Jésus de Nazareth ».
Il est aussi évident que d’après la Bible, il a reçu un nom nouveau,
un nom plus excellent, un nom au-dessus de tout nom dans le ciel
parce que « Jésus », le nom terrestre, fut pour le ministère, bien qu’il
soit connu sous ce nom, même après son ascension (Apocalypse
3 : 12 ; Hébreux 1 : 4 ; Philippiens 2 : 9).
En conséquence, le nom « Jésus » ne fut jamais attribué à Christ
avant sa naissance physique. Comment dès lors, « Jésus » pourrait-il
être le nom du Père et du Saint-Esprit ? Nous ne trouvons jamais
dans la Bible la moindre allusion qui affirme que « Jésus » fut un nom
incluant les trois personnes ! Les apôtres ont parlé d’elles séparément
et ont bien pris soin de n’appliquer le nom de Jésus qu’à Christ seul,
le Fils (1 Corinthiens 1 : 3 ; Galates 1 : 1 ; 2 Pierre 1 : 2).
Il n’existe aucun cas néotestamentaire qui fasse état d’un rebaptême
à cause d’un changement de paroles dans la formule. Il existe un
rebaptême en Actes 19 : 1-7, suite à la non validité du baptême de Jean
dans la perspective chrétienne après la Pentecôte ! Paul n’était certes
pas intéressé par une formule quelconque, mais par le but et la signi-
fication du baptême chrétien. Il est attendu du chrétien qu’il confesse
de sa bouche le Seigneur Jésus-Christ et qu’il croit en son cœur que
Dieu l’a ressuscité des morts afin d’être sauvé (Romains 10 : 9).
Quand un chrétien est baptisé au nom du « Père, du Fils et du
Saint-Esprit », il est conscient que le nom du Fils dans cette for-
mulation se rapporte à Jésus, mais pas aux deux autres. Les apôtres
insistaient surtout sur l’enseignement qui faisait du baptême chré-
tien une bénédiction pour les croyants, mais certainement pas une
formule. Ceci apparaît nettement dans le livre des Actes.

3.3. La Trinité
En dehors des Églises chrétiennes, nous remarquons le nombre
de mouvements sectaires qui ont tous une aversion profonde à
l’encontre des trinitaires : unitariens, témoins de Jéhovah, « amis
de l’homme », science chrétienne, rose-croix, scientologie, Moon,

41
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

enfants de Dieu, Bahaï, mormons, Jim Jones, spiritisme, The way,


Islam, Nouvel-Âge, etc.
W. Branham essaye de pourfendre cette doctrine cardinale :
Et ils appellent cela « la Sainte Trinité » ! La Trinité ? Que celui
qui trouvera ce mot de Trinité dans la Bible, vienne le montrer !
Essayez de trouver ce mot de Trinité dans la Bible ! Il ne s’y
trouve même pas ! Cela n’existe pas. (W. Branham, La Révéla-
tion de Jésus-Christ, n° 7 : « Âge de Sardes », 1960, p. 24)

Alors on peut déclarer que la Bible n’existe pas puisque le mot


« Bible » ne se trouve pas dans la Bible ! Cet argument ne tient pas.
Le trinitarisme est du diable ! Je le dis comme ainsi dit le
Seigneur ! Regardez d’où c’est venu. Du concile de Nicée
quand l’Église catholique a commencé à dominer. Le mot
« Trinité » n’est mentionné dans aucun livre de la Bible.
(W. B ranham , La Révélation de Jésus-Christ, n° 13 : « Le
Trône », 1961, p. 24-25).

Découvrons maintenant le peu de crédit de sa théologie :


C’est Dieu. Dieu est un dans la Trinité et sans Trinité, il n’est
pas Dieu. Il ne peut être manifesté d’une autre manière.
(W. Branham, La Parole parlée, série n° 5, n° 7 : « Et vous ne le
savez pas ! » 1965, p. 10)

Il a écrit ce texte remarquable en 1965, l’année de sa mort. En


1957, il déclarait :
Tout comme une Trinité du ciel. Comme Père, Fils et Saint-
Esprit, la Trinité faite une, rendue parfaite. (W. Branham,
La Parole parlée, n° 32 : « Questions et réponses sur les
Hébreux », 2e partie, 1957, p. 19)

William Branham enseigne d’un côté que la Trinité n’existe pas


et de l’autre, il enseigne qu’elle existe ! Comment le croire ?
Nous savons qu’il est modaliste, c’est-à-dire que pour lui les
termes « Père », « Fils » et « Saint-Esprit » ne désignent pas des
personnes différentes, mais de simples titres ou rôles ou encore
des modes d’existence, d’où le terme « modalisme ». W. Branham
n’appartient pas au courant arien (pour lequel Christ et Dieu sont
distincts mais pas de même nature).

42
Rej et d e l a Tr i n i t é : l e b a p t ê m e a u n om de Jésus seul

Calvin lui-même en fit autant, car il exigea l’arrestation de


Servet, lequel avait compris et enseigné l’unité de la divinité.
L’État fit passer ce frère en jugement, et l’envoya au bûcher
à la consternation de Calvin. (W. Branham, Exposé des 7 âges
de l’Église, p. 299)

Selon Branham, son frère Servet avait compris l’unité de la divinité.


Il est aisé de découvrir que Servet l’espagnol était plutôt arien :
Nous confessons un Dieu unique, un seul inengendré, un
seul éternel, un seul sans principe, un seul vrai, un seul
possédant l’immortalité, un seul sage, un seul bon, un seul
puissant. (Arius, Lettre à Alexandre, cité par Athanase dans
De synodis, 16)

Un autre texte d’Arius :


Dieu n’était pas toujours Père, mais il y eut un moment où
Dieu était seul et n’était pas encore Père, c’est plus tard qu’il
est devenu Père. Le Fils n’était pas dès toujours, car puisque
tout est devenu à partir du néant, le Fils de Dieu lui aussi est
du néant. Et puisque tout est créatures et œuvres devenues,
lui aussi est créature et œuvre.
Et puisque tout n’était pas encore auparavant, mais est
survenu, pour le Verbe de Dieu lui aussi, il y eût un moment
où il n’était pas, et il n’était pas avant qu’il devienne : il a un
commencement d’être. (Cité par Athanase, Traité contre les
ariens, 1.5, PG 26, 21a)

Branham avait-il bien compris ces vérités ? Tout nous laisse


douter. Selon Branham, Arius (qui donnera son nom à l’arianisme
et aux ariens) ne croyait absolument pas que Christ était éternel.
Découvrons ensemble les textes historiques suivants :
Le concile de Nicée est convoqué par Constantin en raison
des troubles que pourraient engendrer les divisions au
sein de l’Église d’Orient. Celle-ci est en effet déchirée, en
Égypte surtout, à cause de l’arianisme, doctrine propagée
par un prêtre d’Alexandrie, Arius. Celui-ci résout la difficile
question de l’unicité de Dieu et de sa compatibilité avec le
Fils en proclamant que le Père est de nature supérieure au
Fils, parce que le Père n’est pas engendré alors que le Fils,
selon Arius, est créé. Le Père et le Fils ne sont pas de la même
substance d’après cette théorie. Jésus n’est donc pas Dieu

43
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

puisque, toujours selon Arius, seul le Père est de nature ou


de substance divine. […]
Enfin, Arius suivant assez logiquement son schéma de pen-
sée, n’hésita pas à affirmer que si on appelle le Verbe « Fils
de Dieu », il ne peut s’agir que d’une filiation adoptive et non
pas naturelle. Le Verbe est donc, toujours selon Arius, une
créature tirée du néant, ce qui ne l’empêche pas d’avoir été
exceptionnel par sa sainteté. Mais en définitive, on ne peut
adorer le Christ puisqu’il n’est pas Dieu. (Concile de Nicée,
du 20 mai au 25 juillet 325)

Comment les disciples de Branham peuvent-ils mettre leur


confiance dans ce faux docteur ? La parole de Dieu en effet établit
une nette distinction entre les trois personnes !
Christ prie le Père afin que celui-ci envoie un autre consolateur :
le Saint-Esprit.
Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur afin
qu’il reste éternellement avec vous. (Jean 14 : 16)
C’est un autre qui témoigne en ma faveur, et je sais que le témoignage
qu’il me rend est vrai. […] Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même
témoignage à mon sujet. (Jean 5 : 32, 37)

Le Symbole d’Athanase s’impose ici :


Du Père, du Fils et du Saint-Esprit, une est la divinité, égale en
gloire, coéternelle la majesté. Semblablement, Tout-Puissant
le Père, Tout-Puissant le Fils, Tout-Puissant le Saint-Esprit. Dieu
est le Père, Dieu est le Fils, Dieu est le Saint-Esprit et il n’y a
pas trois dieux, mais un seul Dieu. Et dans la Trinité, rien n’est
premier ou dernier, rien n’est plus grand ou plus petit mais
toutes les trois personnes sont co-éternelles et co-égales.

Branham est modaliste. Il reprend une vieille hérésie du troisième


siècle. À l’instar des témoins de Jéhovah, ses grands amis, Branham
aime insister sur le fait que le terme « Trinité » n’est pas dans la Bible !
Une fois encore, il parle de la vraie Trinité :
La Trinité de Satan, qui est mort, avait maintenu l’homme dans
la captivité pendant de nombreuses années, mais maintenant
la vraie Trinité du Dieu qui est un, s’est manifestée en Christ
qui la vie, et alors la Trinité de Dieu a été révélée. (W. Branham,
La Parole parlée, série n° 1, n° 10 : « Le lever du soleil », 1965)

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Rej et d e l a Tr i n i t é : l e b a p t ê m e a u n om de Jésus seul

Il suffit de découvrir les textes de Branham pour remarquer tout


de suite qu’il n’est pas chrétien :
Lorsque Dieu l’Esprit fut créé sous la forme d’un homme,
c’était Dieu qui était créé. Dieu le Créateur devenant lui-
même une création. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 5,
n° 7 : « Et vous ne le savez pas ! », 1965, p. 17)
En d’autres termes, Adam fut le premier dans les créations
terrestres de Dieu. La première création fut Dieu lui-même,
puis de Dieu sortit le logos. (W. Branham, La Parole parlée,
« Questions et réponses sur la Genèse », 1953, p. 5)

En fait, Branham va plus loin que l’hérésie d’Arius.

***
Le Professeur Leenhardt qui enseignait à la Faculté Protestante
de Genève écrivait :
La formule epi to honomati [en son nom], rapprochée de Luc
24 : 47 ; Actes 4 : 17 ; 5 : 28-40 pourrait signifier un baptême
conféré avec ou par l’autorité de Jésus. (Franz J. Leenhardt,
Le Baptême chrétien, Neuchâtel : Delachaux & Niestlé, 1946,
p. 35)

Ewald Frank assure que jamais le Père ne s’est adressé au Fils dans
l’Ancien Testament :
Durant les 4 000 ans environ de l’Ancien Testament, pas une
fois une conversation nous est relatée entre le Père et le Fils.
(Ewald Frank, L’Antichrist, 1986, p. 39)

Pourtant, cela existe, notamment dans les Psaumes 45 : 7-8 ;


102 : 26-28 ; 110 :1 et le Psaume 2 : 7.
L’autre personne qui rend témoignage au Fils est le Père ; et Christ
a soin de préciser que le Père est autre que lui, ce que Branham
dément :
Alors, le Père lui-même devint l’un de nous. C’est cela le
vrai Agneau. (W. Branham, La Parole parlée, série n° 2, n° 1 :
« Le signe », 1963, p. 17)
Les quatre Évangiles décrivent la vie de Christ, son ministère,
ses souffrances, sa mort, son ensevelissement, sa glorieuse
résurrection et son ascension bénie. Il acquit les siens sur le

45
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

calvaire en répandant son sang. Le jour de Pentecôte, Il revint


sous la forme du Saint-Esprit et établit sa demeure en ceux
qu’il avait rachetés. (Ewald Frank, Christ et son Église dans la
prophétie, s.d., p. 7)

C’est impossible. Selon la théorie de Branham, à savoir que le


Saint-Esprit est Jésus, ce dernier serait déjà revenu à la Pentecôte !
Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la
Parole était Dieu. (Jean 1 : 1)
Si Christ est Dieu, il est malgré tout différent de Dieu le Père !
Mais il dit au Fils : « Ton trône, ô Dieu, est éternel ». (Hébreux 1 : 8)
Comparons des textes bibliques avec la thèse branhamiste :
Vérité biblique Perspective modaliste
Quand sera venu le défenseur que Quand sera venu le défenseur que moi,
je vous enverrai de la part du Père, Jésus, je vous enverrai de la part du
l’Esprit de la vérité qui vient du Père, Père Jésus, alors, Jésus l’Esprit de la
il rendra témoignage de moi. (Jean vérité qui vient du Père Jésus, rendra
15 : 26) témoignage de moi, Jésus.
Cependant, je vous dis la vérité : il Cependant, moi, Jésus, je vous dis la
vaut mieux pour vous que je m’en vérité : il vaut mieux pour vous que je
aille. En effet, si je ne m’en vais pas, m’en aille. En effet, si je ne m’en vais
le défenseur ne viendra pas vers vous. pas, le défenseur Jésus ne viendra pas
(Jean 16 : 7) vers vous.
Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de Dès qu’il fut baptisé, le Dieu Jésus
l’eau. Alors le ciel s’ouvrit et il vit sortit de l’eau. Alors le ciel s’ouvrit et le
l’Esprit de Dieu descendre comme Dieu Jésus vit l’Esprit Jésus descendre
une colombe et venir sur lui. comme une colombe et venir sur lui, le
Au même instant, une voix fit Dieu Jésus.
entendre du ciel ces paroles : Au même instant, une voix fit entendre
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, du ciel ces paroles : « Celui-ci est mon
qui a toute mon approbation ». Fils Jésus bien-aimé de moi, Jésus, et
(Matthieu 3 : 16-17) qui a toute mon approbation ».
Puis il avança de quelques pas, Puis Jésus le Fils avança de quelques
se jeta le visage contre terre et fit pas, se jeta le visage contre terre et fit
cette prière : « Mon Père, si cela est cette prière : « Mon Père Jésus, si cela
possible, que cette coupe s’éloigne est possible, que cette coupe s’éloigne
de moi ! Toutefois, non pas ce de moi ! Toutefois, non pas ce que moi
que je veux, mais ce que tu veux ». Jésus, je veux, mais ce que, toi Jésus, tu
(Matthieu 26 : 39) veux ».

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Rej et d e l a Tr i n i t é : l e b a p t ê m e a u n om de Jésus seul

3.4. Versets en faveur de la Trinité


Mettons-nous à l’écoute de la parole de Dieu :
Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la
Parole était Dieu. (Jean 1 : 1)

Si Christ est Dieu, ce que nous n’avons jamais nié, il est distinct
malgré tout de la personne de Dieu le Père.
Mais il dit au Fils : « Ton trône, ô Dieu, est éternel ». (Hébreux 1 : 8)

Le Père parle au Fils comme étant une personne bien distincte.


Est-ce concevable dans le camp modaliste ? Je ne le crois pas.
Le défenseur, l’Esprit saint que le Père enverra en mon nom [Jésus], vous
enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
(Jean 14 : 26)
Quand sera venu le défenseur que je vous enverrai de la part du Père,
l’Esprit de la vérité qui vient du Père, il rendra témoignage de moi. (Jean
15 : 26)

Dans ces versets, Jésus présente clairement les trois personnes


comme étant distinctes, cela saute aux yeux.
Cependant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille.
En effet, si je ne m’en vais pas, le défenseur ne viendra pas vers vous.
(Jean 16 : 7)

Si, selon la conception modaliste, Jésus est aussi le Saint-Esprit,


qu’advient-il alors de la portée de ce verset ? Est-il raisonnable de
croire qu’il est avantageux que Christ s’en aille pour que Christ
revienne ?
Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l’eau. Alors le ciel s’ouvrit et il vit l’Esprit
de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Au même instant,
une voix fit entendre du ciel ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
qui a toute mon approbation ». (Matthieu 3 : 16-17)

Ce sont bien trois personnes différentes qui apparaissent au


même instant : le Père s’exprime des cieux, il présente son Fils comme
une personne bien distincte alors que le Saint-Esprit se présente sous
la forme d’une colombe.

47
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Une voix se fit entendre du ciel : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute


mon approbation ». (Marc 1 : 11)

Jésus (le Père selon les modalistes) va-t-il s’interpeller lui-même ?


Puis il avança de quelques pas, se jeta le visage contre terre et fit cette
prière : « Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s’éloigne de moi !
Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ». (Matthieu 26 : 39)

Si le Père et le Fils sont la même personne, comment leurs


volontés pourraient-elles être différentes ?
[…] le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ. (Éphésiens 1 : 17)

Le Père est donc bien une personne distincte du Fils !


Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu
et Père, après avoir anéanti toute domination, toute autorité et toute puis-
sance. (1 Corinthiens 15 : 24)

Dieu le Fils remettra un jour le royaume à celui qui est Dieu le


Père. Le Père et le Fils sont donc deux personnes distinctes !
« Père, révèle la gloire de ton nom ! ». Une voix vint alors du ciel : « J’ai révélé
sa gloire et je la révélerai encore ». (Jean 12 : 28)

À l’encontre de ce qu’enseignent les disciples de Branham, nous


constatons que « Père » est bien un nom. Ici également, la distinction
entre le Père et le Fils est bien établie !
Quant au jour et à l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges
dans le ciel ni le Fils : le Père seul les connaît. (Marc 13 : 32).

Si Christ est le Père, comment se fait-il que, dans son incarnation,


Jésus ignorait le moment de son avènement ?
Vers trois heures de l’après-midi, Jésus s’écria d’une voix forte : « Eli, Eli,
lama sabachthani ? » – c’est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-
tu abandonné ? ». (Matthieu 27 : 46)

Jésus le fils souffre sur la croix s’implorant lui-même dans le ciel


afin de demander pourquoi il s’est abandonné ?
Mon Père est plus grand que moi. (Jean 14 : 28)

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Rej et d e l a Tr i n i t é : l e b a p t ê m e a u n om de Jésus seul

Dans l’incarnation, Jésus le Père serait-il plus grand que Jésus le


Fils ? Théologie bien étrange !

***
Nulle part, la Bible n’enseigne que Dieu est la Parole mais elle
affirme l’inverse en Jean 1 : 1 (la Parole était Dieu), ce qui n’enlève
absolument rien à la totale divinité du Père qui est dans les cieux.
La Bible enseigne que personne n’a vu Dieu (Genèse 32 : 30 ; Exode
33 : 20 ; Jean 1 : 18 ; 1 Timothée 6 : 16). Si Christ, alors qu’il était
sur terre, était le seul unique Dieu, alors la Bible devient un tissu
de contradictions car des milliers de personnes ont vu Jésus ici-bas.
Personne n’a jamais vu le glorieux Dieu trinitaire dans toute sa
manifestation. Voilà l’explication.
Oui, la grâce, la compassion et la paix seront avec nous dans la vérité et
l’amour. Elles viennent de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ, le Fils
du Père. (2 Jean 3)

Ce texte démontre clairement que le Seigneur Jésus est le Fils du


Père : il est donc impossible de ne point faire de distinction entre
les personnes. La doctrine de la Trinité se manifeste partout dans la
révélation. En effet, les germes de cette doctrine apparaissent dans
les textes hébreux décrivant l’unité de Dieu mais en mettant en relief
une unité composée :
Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. (Deutéronome 6 : 4)
En hébreu, ce texte est rendu de la manière suivante : « Écoute
Israël, Yahvé, nos Dieux, Yahvé Un ». D’autres références enseignent
cette vérité : Genèse 33 : 20 ; Exode 20 : 5 ; Josué 22 : 22 ; Exode 3 : 6.
L’épisode d’Agar dans le désert est significatif. Elle va rencontrer
et parler avec l’Ange de l’Éternel (Genèse 16 : 7-13) et bien que
l’Ange soit distinct de l’Éternel qui l’envoie, le texte biblique précise
qu’Agar a parlé avec Dieu.
Lorsqu’Abraham va rencontrer les trois anges (Genèse 18 à 21),
deux des anges partent pour aller détruire les villes de Sodome et
Gomorrhe, mais il est dit du troisième qu’Abraham se tint dans la
présence de l’Éternel (Genèse 18 : 22).

49
L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

Certains passages de l’Ancien Testament sont typiquement


trinitaires :
Approchez-vous de moi et écoutez cela ! Depuis le début, je n’ai pas parlé
en secret ; au moment où cela se produira, je serai là. Et maintenant le
Seigneur, l’Éternel, m’a envoyé avec son Esprit. (Ésaïe 48 : 16)
Dans toutes leurs détresses, il a souffert avec eux, et l’ange qui est devant
lui les a sauvés. […] Cependant, ils se sont révoltés, ils ont attristé son
Esprit saint. (Ésaïe 63 : 9-10)

L’Ange de l’Éternel (Jésus) se tient devant la face de Dieu (le


Père), et l’Esprit est attristé !
Certains jalons peuvent être posés :
• La Bible est exclusivement monothéiste : Ésaïe 45 : 5, 18 ;
Jean 17 : 3.
• La Bible enseigne que le Père est Dieu : 1 Corinthiens
15 : 24.
• La Bible enseigne que le Fils est Dieu : Jean 1 : 1 ; 20 : 28.
• La Bible enseigne que l’Esprit est Dieu : Actes 5 : 3-4 ;
2 Corinthiens 3 : 16-17.

Or, la parole de Dieu, nous l’avons vu, établit une nette distinc-
tion entre ces trois personnes. Comment pouvons-nous résoudre un
problème qui, à première vue, semble une contradiction ? Un seul
Dieu et trois personnes appelées « Dieu » ?
L’acceptation de la doctrine trinitaire apporte la solution.
Ces trois personnes étaient présentes lors de la création :
Le Père ð Genèse 1 : 1
Le Fils ð Jean 1 : 3
L’Esprit ð Genèse 1 : 2

Les trois personnes étaient présentes lors du baptême de Jésus :


Le Père ð Matthieu 3 : 17
Le Fils ð Matthieu 3 : 16
L’Esprit ð Matthieu 3 : 16

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Rej et d e l a Tr i n i t é : l e b a p t ê m e a u n om de Jésus seul

Les trois personnes étaient présentes à la résurrection de Jésus :


Le Père ð Actes 2 : 24
Le Fils ð Jean 2 : 19
L’Esprit ð Romains 8 : 11

Les trois personnes demeurent dans le croyant véritable :


Le Père ð Jean 14 : 23
Le Fils ð Jean 14 : 18
L’Esprit ð Jean 14 : 17

Les trois personnes communiquent la vie :


Le Père ð Éphésiens 3 : 19
Le Fils ð Éphésiens 3 : 17
L’Esprit ð Éphésiens 3 : 16

Le baptême d’eau est conféré au nom du Dieu unique en trois


personnes :
Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom
du Père, du Fils et du Saint-Esprit. (Matthieu 28 : 19)

La bénédiction apostolique est donnée en relation avec les trois


personnes :
Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion
du Saint-Esprit soient avec vous tous ! (2 Corinthiens 13 : 13)

La distribution des dons spirituels se fait également par les trois


personnes :
Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de services, mais le
même Seigneur ; diversité d’actes, mais le même Dieu qui accomplit tout
en tous. (1 Corinthiens 12 : 4-6)

La résurrection du croyant sera effectuée par chacune des trois


personnes de la divinité :
Le Père ð Jean 5 : 21
Le Fils ð Jean 6 : 40
L’Esprit ð Romains 8 : 11

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L u m i è re s u r l e B r a n h a m i s me

L’apôtre Pierre met également la Trinité en évidence :


[Élus] conformément à la prescience de Dieu le Père et conduits à la sain-
teté par l’Esprit afin de devenir obéissants et d’être purifiés par le sang de
Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées ! (1 Pierre 1 : 2)

Paul souligne aussi cette vérité :


Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que vous avez été appelés à
une seule espérance par votre vocation. Il y a un seul Seigneur, une seule
foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous. (Éphésiens 4 :4-6).

On ne peut en toute honnêteté s’affirmer « disciple du Christ »


si on rejette la doctrine de la Trinité. Tout lien avec les disciples de
Branham est impossible à cause de leur refus de cet enseignement
capital.
Wesley explique la Trinité par la comparaison suivante :
Nous pouvons avoir trois bougies dans une chambre, mais
nous n’aurons qu’une lumière. Lorsque nous lisons un livre
à la lumière de trois bougies, ce ne sont pas trois lumières
qui éclairent notre lecture, mais une seule. Comment cela se
passe-t-il, nous n’en savons rien. Si quelqu’un peut m’expli-
quer ce mystère, moi je lui expliquerai le mystère de la Trinité.

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