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Résumé

Ce Travail se propose d’étudier l’influence de quelques techniques culturales et d’un


régulateur de croissance sur la croissance végétative et sur la fructification de l’olivier cultivé
en hyper-intensif.

Pour cela, des techniques de contrôle de la vigueur  : La taille par pincement, l’arcure
provoquée et un retardateur de croissance ‘Regalis®’ appliqué avec deux doses différentes :
R1 : 10 g / 10 L et R2 : 20 g/ 10 L ont été essayée sur deux variétés : une variété locale
‘Chetoui’ et une variété espagnole ‘Arbequina’.

L’application des différentes techniques de contrôle de la vigueur a abouti à une


réduction plus importante de l’intensité de la croissance végétative chez la variété Chetoui, en
comparaison avec Arbequina. Cependant, l’étude de la fructification a montré un
comportement similaire entre les deux variétés.

Entre las différentes techniques utilisées, l’application de Regalis s’avère la plus efficace
pour la réduction de la croissance végétative. En fait, l’application du Regalis® à une dose
faible ou élevée s’est traduit par une réduction de 38,8 % de la longueur des nouvelles pousses
chez la variété Chetoui.

Le pincement des extrémités des pousses a permis de favoriser la croissance des


pousses latérales et d’inhiber la croissance apicale, ce qui contribue en partie à contrôler le
volume de la frondaison.

1
Abstract

This work aims to study the influence of some cultural techniques and a growth regulator on
the vegetative growth and on the fruiting of the olive tree grown in the high-density planting. .

             For this, vigor control techniques: Pinch pruning, arcing caused and a growth retarder
'Regalis®' applied with two different doses: R1: 10 g / 10 L and R2: 20 g / 10 L Were tested
on two varieties: a local variety 'Chetoui' and a Spanish variety 'Arbequina'.

             The application of the different vigor control techniques resulted in a greater


reduction in the intensity of vegetative growth in the Chetoui variety compared to Arbequina.
However, the study of fruiting showed similar behavior between the two varieties.

         Between the different techniques used, the application of Regalis is the most effective
for the reduction of vegetative growth. In fact, application of Regalis® at a low or high dose
resulted in a 38.8% reduction in the length of new shoots in the Chetoui variety.

Pinching the ends of the shoots helped to promote the growth of lateral shoots and inhibited
apical growth, which in part contributes to controlling the volume of the canopy.

2
‫الملخص‬

‫يهدف هذا العمل إلى دراسة تأثير بعض تقنيات الزراعة ومنظم النمو على النمو الخضري و اإلثمار لدئ أشجار الزيتون‬

‫‪ .‬المزروعة بكثافة عالية‬

‫لتحقيق هذا تم استعمال بعض تقنيات السيطرة على القوة وهي تقليم األطراف انحناء األغصان و مؤخر النمو "ريقاليس"‬
‫بكميتين~ مختلفتين ‪ 10‬غ‪ 10/‬ل و ‪ 20‬غ‪10/‬ل على صنفين من أشجار الزيتون وهما الصنف المحلي 'شتوي' والصنف‬
‫‪'.‬االسباني 'اربيكينا‬

‫و قد مكن تطبيق مختلف تقنيات السيطرة على القوة من تخفيض درجة النمو الخضري لدئ صنف 'شتوي' مقارنة ب‬
‫‪''.‬اربكينا‬

‫أظهرت النتائج أن استعمال 'ريقاليس' كان األكثر فعالية حيث إن تطبيق كمية منخفضة أو عالية قد ساهم في تخفيض‬
‫‪'.‬طول األغصان الجديدة بنسبة ‪ ٪38.8‬وتخفيض عدد العقد بنسبة ‪ ٪15.32‬عند الصنف 'شتوي‬

‫‪.‬أظهرت نتائج ' تقليم األطراف' أن هناك زيادة في عدد األغصان الجانبية في كل من الصنفين بعد تطبيق هذه التقنية‬

‫‪    ‬‬

‫‪3‬‬
Liste des tableaux

Tableau 1 : Répartition des oliveraies en Tunisie…………………………………… 6

Tableau 2 : Ecartement à adopter en fonction de la pluviométrie de la région ……. 10


Tableau 3 : Exportation en Kg/ha en N, P2O5 et K2O………………………………. 13

4
Liste des figures

Figure 1 : Variation du nombre de pousses latérales selon les différentes variétés et doses

de Regalis ………………………………………………………………………………… 25

Figure 2 : Variation du nombre de pousses terminales selon les différentes variétés et

doses de Regalis ………………………………………………………………………. 26

Figure 3 : Variation du nombre total de pousses selon les différentes variétés et doses de

Regalis ………………………………………………………………………………… 26

Figure 4 : Variation de la longueur des pousses selon les différentes variétés et doses de

Regalis………………………………………………………………………………….. 27

Figure 5 : Variation du nombre de nœuds selon les différentes variétés et doses de

Regalis………………………………………………………………………………….. 28

Figure  6 : Variation du nombre d’inflorescences par nœuds selon les différentes variétés

et doses de Regalis……………………………………………………………………… 29

Figure  7 : Variation du nombre total des pousses fructifères pour les différentes variétés

et doses de Regalis………………………………………………………………............ 29

Figure 8 : Variation du nombre des pousses végétatives latérales selon la variété et le

Traitement « pincement des extrémités des rameaux …………………………………... 30

Figure 9 : Variation du nombre des pousses végétatives terminales selon la variété et le

traitement « pincement des extrémités des rameaux »………………………………….. 31

Figure 10: Variation du nombre total des nouvelles pousses selon la variété et le traitement

« pincement des extrémités des rameaux »……………………………………………… 32

Figure 11: Variation de la longueur des pousses végétatives selon la variété et le traitement

5
« pincement des extrémités des rameaux »………………………………………………. 32

Figure 12: Variation du nombre des nœuds des nouvelles pousses selon la variété et le

traitement « pincement des extrémités des rameaux »………………………………………. 33

Figure 13: Variation du nombre total des pousses fructifères selon la variété et le traitement

« pincement des extrémités des rameaux »…………………………………………………. 34

Figure 14: Variation du nombre d’inflorescences par nœud selon la variété et le traitement

« pincement»……………………………………………………………………………….. 34

Figure 15: Variation du nombre de nouvelles pousses latérales selon la variété et le


Traitement « Arcure»……………………………………………………………………… 35

Figure 16: Variation du nombre de pousses terminales selon la variété et le traitement

« Arcure » ………………………………………………………………………………… 36

Figure 17: Variation du nombre total de pousses selon la variété et le traitement


« Arcure »…………………………………………………………………………………. 36

Figure 18: Variation de la longueur des nouvelles pousses végétatives selon la variété et

le traitement « Arcure »………………………………………………………………….. 36

Figure 19: Variation du nombre d’inflorescences par nœuds selon la variété et le traitement

« Arcure »………………………………………………………………………………… 37

Figure 20: Variation du nombre total des pousses fructifères selon le traitement
« Arcure »………………………………………………………………………………….. 38

6
Liste des photos
Photo 1 : Répartition géographiques de l’olivier dans le monde……………………. 4
Photo 2 : Cycle de développement de l’olivier sur deux années consécutives ……. 7
Photo 3 : Les étapes de croissance du fruit………………………………………….. 9
Photo 4: Le système de maintien du tuteur en hyper-intensif……………………….. 14
Photo 5 : Arcure d’une branche pour l’orienter à la fructification………………….. 16
Photo 6 : Le plan d’aménagement de la parcelle d’olivier ………………………….. 20
Photo 7: Pesée du produit ’Regalis ………………………………………………….. 21
Photo 8 : Traitements de Regalis…………………………………………………….. 21
Photo 9 : Mesure de la longueur des nouvelles pousses végétatives………………… 22

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Liste des abréviations

ChetT: Les arbres de la variété ‘chetoui’ laissés comme témoins.

ChetR1 : Les arbres de la variété ‘chetoui’ traitées par la dose R1 du Regalis.

ChetR2 : Les arbres de la variété ‘chetoui’ traitées par la dose R1 du Regalis.

ArbT : Les arbres de la variété ‘Arbequina’ laissées comme témoins.

ArbR1 : Les arbres de la variété ‘Arbequina’ traitées par la dose R1 du Regalis.

ArbR2: Les arbres de la variété ‘Arbequina’ traitées par la dose R2 du Regalis.

ChetP : Les unités de la variété ‘chetoui’ sur lesquelles on a pratiqué le pincement des
rameaux.

ChetNP : Les unités de la variété ‘Chetoui’ sur lesquelles on n’a pas pratiqué le pincement
des rameaux.

ArbP : Les unités de la variété ‘Arbequina ’ sur lesquelles on a pratiqué le pincement des
rameaux.

ArbNP : Les unités de la variété ‘Arbequina’ sur lesquelles on n’a pas pratiqué le pincement
des rameaux.

ChetA : Les rameaux de la variété ‘Chetoui’ sur lesquels on a pratiqué l’arcure.

ChetNA : Les rameaux de la variété ‘Chetoui’ sur lesquels on a pratiqué l’arcure.

ArbA : Les rameaux de la variété ‘Arbequina ’ sur lesquels on a pratiqué l’arcure.

ArbNA : Les rameaux de la variété ‘Arbequina’ sur lesquels on n’a pas pratiqué l’arcure.

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Table de matières

9
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Introduction

L’olivier ou encore appelé ‘l’arbre sacré’, a connu une grande importance à travers
des siècles. Actuellement, l’olivier est l’arbre symbole de la méditerranée. Il marque ses
paysages, trace ses frontières, nourrit son économie et sa civilisation.
La culture de l’olivier à travers le monde a connu une évolution très importante au niveau
du choix des densités de plantation, des variétés cultivées et des techniques culturales
utilisées. Cette évolution a été imposée par l’augmentation des coûts des opérations culturales
et le recours à la mécanisation de la cueillette et de la taille vu la rareté et le coût élevé de la
main d’œuvre. En 1994, on a assisté à l’apparition du système hyper-intensif de l’olivier en
Espagne qui se base sur l’emploi des densités de plantations très élevée qui peuvent atteindre
jusqu’à 2500 pieds/ha. Ce système a connu une extension très importante aussi bien en
Espagne qu’ailleurs dans le monde. En Tunisie, le système a été introduit en 1999 sur une
intention des promoteurs privés et a connu par suite une extension très importante au cours
des dernières années (Larbi et al., 2011) ou il couvre actuellement 3500 ha (DGPA. 2010  ;
Msallem et al., 2012). Ce nouveau mode de culture vise à augmenter le rendement par unité
de surface, permettant ainsi une entrée en production précoce, une mécanisation de la
cueillette et une récupération assez rapide du capital investi (Msallem et al., 2004).
En outre malgré la grande extension de ce mode de culture dans le monde, les études
scientifiques sont restées limitées et axées particulièrement sur le comportement des variétés
cultivées. Les techniques de contrôle de la vigueur de ces variétés restent cependant une voie
privilégiée pour la recherche-développement.
Le présent travail consiste à étudier l’effet de quelques techniques de contrôle de la
vigueur afin d’améliorer la fructification et de ralentir la croissance végétative des arbres
arbres pour deux variétés, avec différents niveaux de vigueur afin d’améliorer la
fructification et la productivité de ces variétés et d’augmenter la vie utile du verger.

11
Chapitre 1 :

Bibliographie

12
1.1. Description botanique, Origine et distribution de L’olivier dans le monde
1.1.1. Description botanique

L’olivier est un arbre cultivé pour son fruit ’olive’ qui donne une huile recherchée
‘huile d’olive’. Ces derniers sont des éléments importants de la diète méditerranéenne et sont
consommés en grande quantité dans le monde entier. La classification botanique de l’arbre de
l’olivier selon Cronquist(1981) est comme suit :
 Règne : Plantae
 Sous-règne : Tracheobionta
 Division : Magnoliophyta
 Classe : Magnoliopsida
 Sous-classe : Asteridae
 Ordre : Scrophulariales
 Famille : Oleaceae
 Genre : Olea
 Espèce : Europaea
 Sous-éspèce : Europaea

1.1.2. Origine de l’olivier


Une fascinante histoire de 6000 ans, documentée par des légendes, des traditions, des
textes et des vestiges archéologique, situent l’origine de l’olivier dans les territoires du Moyen
Orient et en décrit l’implantation dans tous les environnements riverains du bassin
Méditerranéen et dans des autres nombreuses zones adaptées à sa culture.
Pendant différentes époques, son expansion a atteint l’aire du ‘Crissant fertile’, la Turquie, la
basse Egypte, la Grèce, l’Italie, L’Espagne, Le Portugal... .Ensuite, soutenue par la
reconnaissance de sa production et par les conditions environnementales favorables du climat
méditerranéen, sa culture s’est diffusée au Maroc, Algérie, Tunisie et dans les oasis de Lybie.
Après la Découverte de l’Amérique, l’olivier a été diffusé dans le Sud : au Pérou, Argentine,
Chili et Uruguay et dans le Nord dans les zones côtières de la Mexique et des Etats Unies
(COI, 2008).

13
1.1.3. Distribution géographique de l’olivier dans le monde
Dans les pays méditerranéens, l’olivier trouve une place de choix, il s’adapte presque à
toutes les étages bioclimatiques, de l’humide, subhumide, au semi aride et même l’aride,
zone caractérisée par des faibles précipitations et de forte évapotranspiration.
Le comportement physiologique et morphologique de l’olivier montre une grande capacité
d’adaptation à des milieux totalement différents, ceci est du aux particularités morphologiques
de ses feuilles, ainsi que son système radiculaire et à son système de régénération
morphogénétique (Lavee, 1997 ; Allalout et Zarrouk, 2013). 

Photo 1. Répartition géographiques de l’olivier dans le monde (COI, 2008).

1.2. L’oléiculture à l’échelle mondiale


D’après les statistiques du COI (2016), la production mondiale annuelle moyenne sur
la période (2010-2016) est estimée à 2 944 500 tonnes d’huile d’olive pendant la campagne
2015/2016.
1.2.1. Principaux pays producteurs
Le verger oléicole méditerranéen se trouve en majeure partie dans les pays de l’Union
Européenne (Espagne, Italie, Grèce, Portugal, France, Croatie, Chypre, Slovénie.) qui

14
produisent une moyenne de 2 060 800 tonnes d’huile d’olives assurant 69,6 % de la
production mondiale d’huile d’olives durant les six dernières années.
L’Espagne et L’Italie sont jusqu’à présent les deux plus grands pays producteurs, mais
cette situation a changé depuis que les pays du Maghreb ont commencé à installer
d’importantes plantations d’olivier (Olint, 2007). La Tunisie produit une moyenne de
178.700 tonnes d’huile d’olive durant les six dernières années assurant 6,1% de la production
mondiale. Aussi d’autre pays, hors l’Union Européenne comme, La Turquie, la Syrie et le
Maroc (COI, 2016).
1.2.2. Principaux pays consommateurs
Les principaux pays consommateurs sont également les pays producteurs. L’ensemble
des pays de l’Union Européenne représentent 56,6% de la consommation mondiale d’huile
d’olive avec une consommation moyenne de 1.705.300 tonnes d’olive. La Tunisie consomme
une moyenne de 34.500 tonnes d’huile d’olives durant les six dernières années. Les autres
pays consommateurs sont les Etats-Unis, Canada, La Turquie et le Japon (COI, 2016).
1.2.3. Principaux pays exportateurs
Les pays exportateurs sont principalement les pays de l’Union Européenne qui
exportent en moyenne 541.000 Tonnes d’huile d’olive, la Tunisie qui exporte en moyenne
144.900 tonnes, et la Turquie qui exporte 34.800 tonnes d’huile d’olive pendant les six
dernières années. Les autres pays sont la Chili et la Syrie.
1.2.4. Les principaux pays importateurs
Les pays importateurs sont les Etats Unis qui importent 295.700 tonnes d’huile d’olive
en moyenne, les pays de l’Union Européenne qui importent en moyenne 121.300 tonnes
d’huile d’olive et le Brésil qui importe 65.300 tonnes en moyenne, les autres pays
importateurs sont l’Australie, le Japon et la Russie (COI, 2016).
1.3. La situation de l’oléiculture en Tunisie
1.3.1. Le patrimoine
L’oléiculture tunisienne compte 82.425 millions de pieds s’étendant sur 1,8 million
d’hectares représentant prés de 79% de la superficie arboricole totale et 34% des terres
labourables. La Tunisie se classe au premier rang mondial du point de vue de la part des terres
labourables consacrée à l'olivier (1/3 des terres labourables).
La pyramide des âges de l’oliveraie tunisienne fait ressortir trois catégories distinctes :
 3l % d'oliviers jeunes (1 à 5 ans),
 54 % en production (20 à 70 ans)

15
 15 % de vieux oliviers (plus de 70 ans) (ONH, 2016).
1.3.2. Répartition géographique de l’olivier en Tunisie
En Tunisie, l’olivier est cultivé dans tout le territoire avec une variabilité au niveau des
surfaces cultivées et la densité de plantation entre les différentes régions.
Ces différences sont illustrées dans le tableau ci-dessous.

Tableau 1. Répartition des oliveraies en Tunisie (ONH, 2016).


Région Surface cultivée surface cultivée Effectif (1000 pourcentage (%)
(ha) (%) pieds)
Nord 277.000 15 30.272 36
Sahel 297.000 16 13.152 16
Centre-Ouest 528.000 29 19.919 24
Sfax 351.000 19 7.567 9
Sud 382.000 21 13.515 15
Total 1.835.000 100 82.425 100

1.4. Importance du secteur oléicole en Tunisie


1.4.1. Importance socio-économique :
En Tunisie, l’oléiculture joue un rôle assez important dans la vie sociale et
économique dans le pays. Au niveau économique, la Tunisie est le troisième exportateur
mondial de l’huile d’olive après l’Italie et l’Espagne, avec en moyenne 20% des exportations
internationales, assurant plus de 60% des importations de l’Italie, le plus grand exportateur
mondial (ONAGRI, 2016).
Les exportations d’huile d’olives viennent en tête des exportations agricoles et
représentent 40 % de l’ensemble. Le secteur oléicole procure entre 30 et 40 millions de
journées de travail par an et joue un rôle important dans le développement régional et les
équilibres sociaux et constitue donc un facteur de stabilité des populations dans les zones
rurales et une source des revenus (ONH, 2016).
1.4.2. La production
La production moyenne d’huile d’olives Tunisienne s’élève sur les 10 dernières
années (2006-2016) à 176 000 tonnes avec un minimum de 70 000 tonnes et un maximum de
340.000 tonnes enregistrés respectivement pendant la campagnes 2014/15. Ainsi ce niveau de
production préserve à la Tunisie le 2ème rang mondial après l’UE (ONH, 2017).
1.4.3. L’exportation
La Tunisie a connu une amélioration des exportations d’olive en volume et en prix ce
qui a permis de se positionner favorablement sur les marchés extérieurs avec un volume

16
exporté probable de 144.6 milles tonnes en moyenne sur les 6 dernières années avec un
maximum de 304.000 tonnes enregistré pendant la campagne 2014/2015. Ce volume exporté
préserve à la Tunisie le 2ème rang mondial après l’UE (COI, 2016).

1.5. Le cycle de développement de l’olivier 


Le cycle de développement de l’olivier est bisannuel, se compose d’une séquence
végétative et d’une séquence fructifère se succédant dans le temps.
1.5.1. Le développement végétatif
Pour une année n, au cours du printemps, la différenciation florale et la floraison du
cycle n-1 ont lieu en même temps que la phase de croissance végétative de l’année n.
Au début d’été, la nouaison et la croissance des jeunes fruits de l’année n-1 se produit en
même temps que l’induction florale de l’année n. À l’automne et en hiver, la fin de la
croissance et de la maturation des fruits du cycle n-1 coïncide avec la deuxième vague de
croissance végétative et l’initiation florale de l’année n (Bervillé et Breton, 2012). Les
différentes phases du cycle de l’olivier sont représentées dans la figure ci-dessous.

Photo2. Cycle de développement de l’olivier sur deux années consécutives


(Bervillé et Breton, 2012).

1.5.2. Le développement fructifère 


1.5.2.1. L’induction florale 

17
L’accumulation des températures basses induit à la transformation des bourgeons
végétatifs formés pendant le printemps de l’année précédente en bourgeon floral.
Selon Rallo et martin (1991), cette induction se produit au début Juillet et elle dépend de l’état
du bourgeon et de son degré de développement. Elle est aussi conditionnée par l’évolution des
pousses printanières de l’année précédente puisque ce sont elles qui porteront la fructification
de cette année.

1.5.2.2. L’initiation et la différenciation florale


Elle est traduite par un élargissement du point végétatif puis d’une élongation de l’axe
d’inflorescence accompagné de la formation des primordias de sépales, pétales, étamines et
pistils (Loussert et Brousse, 1978).
1.5.2.3. La floraison
Selon Pansiot et Rebour (1960), cité par Loussert et Brousse en 1978, les bourgeons
continuent leur évolution et donnent naissance à des fleurs complètes regroupés en grappes
formées chacune par 8 à 25 fleurs. Ces fleurs, réunies en inflorescences, s’épanouissent en
mai - juin. Une à cinq fleurs sur 100 donnent des fruits par fécondation normale. Une fleur
d’olivier est formée par 4 sépales, 4 pétales, 2 étamines, un ovaire avec 2 carpelles contenant
2 ovules alternant avec les étamines.
Pour l’olivier, la floraison compète est enregistrée dan les régions méditerranéennes du
10 avril jusqu’a la fin de mai (Galan et al, 2001). Les fleurs de l’olivier se distinguent par
deux types : les fleurs hermaphrodites (parfaites), qui ont les organes masculins et féminins.
Les fleurs imparfaites ont seulement des étamines et un pistil rudimentaire et ne mettent pas
des fruits (Therios, 2009).
1.5.2.4. La pollinisation

18

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