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Université ABDELMALEK ESSÂADI

École Nationale de Commerce et de Gestion

Première année master Logistique et Transport


Module :
Communication et méthodologie

Fiche de lecture 8éme chapitre :


La fracture numérique

Fait par: Encadré par:

 Sayad Abdelwadoud  Mr. Oubaih


 El hanafi Mohamed
Le nouveau visage de la communication interne :
Chapitre 8 : Fracture numérique :
Rupture des relations :
Dans la première partie du chapitre 8 « Rupture de relations », l’auteur
s’intéresse à l’impact qu’a eu l’intranet sur l’entreprise en général et plus
précisément la communication interne de cette dernière, considérant l’effet de
cette impact comme une « rupture de relation » : « Ce que Jean-François
Variot, président du groupe de communication Image Force et
spécialiste du Web, appelle « la rupture de relation »1 entre l’entreprise et
ses « nouveaux collaborateurs ».  »
Dans le même sens Jean-François Variot décrit l’intranet comme étant un libre
espace d’échange, allant à l’encontre du style de management Top-Down, et qui
va plutôt dans une logique de d’échange directpour les employés. De ce fait les
directions avec leur nouvel outil technologique sont considéré comme des
marques qui doivent engager leur publics internes, et les inviter à consommer
ainsi que coproduire la marque (l’entreprise) elle-même.
L’auteur n’oublie de mettre l’accent sur le bouleversement qu’a faite la venue
de l’intranetsurplusieurs niveaux de l’entreprise « Du côté de l’organisation, des
pans entiers de l’entreprise ont été redessinés : processus achats, formalités RH et
obligations sociales, partage des données commerciales, processde la chaîne logistique.
L’organisation du travail est également impactée : travail collaboratif, management
d’équipes, projets virtuels, etc. Sans oublier la naissance d’une multitude de micro
communautés spécifiques qui modifient également les relations dans l’entreprise : les
informaticiens, les communicants, les commerciaux, les personnels des RH. »
Cet effet est une pièce à double face, du côté positive on parle de rapidité,
transparence et autonomie, d’autres on parle de problème techniques…
De plus l’auteur parle des effets qu’ont engendré les NTIC et qui sont
contradictoires à l’usage initiale dont ils ont été créer pour,
-on parle Instruments de communication alors que les utilisateurs sont de plus en
plus isolé,
-on parle aussi d’espace de libre expression, alors que les contributions des
utilisateurs sont minimes,
-des technologies plus sophistiqués dans des bureaux archaïques
Tous ces effets ont enfoncé la « Fracture » numérique, entre :
 Ceux qui y ont accès et les autres ;
 Ceux qui ont la bonne configuration informatique et les autres
 Entre les « surfeurs » éduqués de la toile, déjà acquis aux mondes
numériques, et les exclus du système qui n’y voient qu’un gadget
managérial supplémentaire.
La vielle informations est morte :
L’auteur zoom sur la révolution qu’a fait intranet pour la notion d’information et
ça sur 3 niveau : -Modes de lecture –rapports à l’information -au niveau des
besoins d’expression.
Concernant les modes de lectures, l’auteur décrit le nouveau public de
« zappeur »« cliquant » ça et là, sautant d’un texte à l’autre, d’un bloc
d’informations à un autre, sans logique apparente »qui a un
comportement irrationnel, à l’état sauvage, libre, imprévisible et difficilement «
domesticable », dont les communicants doivent s’adapter pour aboutir
l’information visé. Pour ce, ces derniers ont pour tâche de structurer en
profondeur l’information de l’entreprise, surtout avec la venue de l’hypertexte
qui peut être accablant empêchant ainsi les internautes de recevoir l’info désiré
ce qui peut les laisser déboussolés au sein de l’entreprise.
Le style de traitement de l’informations n’a pas été épargné par la venue de
l’intranet et les media électroniques en général, supprimant ainsi les modes trop
littéraires ou de type narratif inadapté au nouveau media qui privilégient les
textes courts et génèrent de nouveaux modes de traitements comme la vidéo
(YouTube, Dailymotion…etc.), ou des modes de traitements collaboratives
comme Wikipédia…etc.
D’un autre côté internet et intranet ont modifié les rapports des salariés et de
l’encadrement vis-à-vis del’informationgrâce à 2 changement majeure :
-l’accès au media –la publication e réseaux, ce qui offre une personnalisation du
contenu ainsi qu’une nouvelle vision à la relation direction générale – salariés.
Contrairement au média imprimé dont l’accès été données à certaines personnes
qualifiés qui donnait l’informations requises, même si ça prenait beaucoup plus
de temps avec des circuits de relecture plus rigide et complexe ; l’accès à
internet et l’intranet, certes beaucoup plus rapides, souples, avec une variété de
contenu et d’informations, peut donner une incohérence des contenus et ainsi
impactés la clarté du discours et des objectifs de l’entreprise.
Cela dit, cet accès au media pourra créer un shift de pouvoir des mains des
« petit chef », comme l’indique Robert de Backer, rédacteur en chef des
Cahiers de lacommunication interne, souvent bloquants et ignares utilisant la
contrainte et laconfiscation de l’informationpour régner, vers les mains ‘des
pirates d’unnouveau genre, maîtrisant suffisamment les techniques pour
bloquerl’accès aux bases de connaissance à leur profit.’.
Finalement, la venue d’internet et l’intranet avec l’ensemble des espaces ouverts
et libre qu’ils offrent allant de l’E-mail, forums, jusqu’au blogs d’entreprise ont
généré de nouveaux comportement et donc des nouveaux besoins d’expression,
ainsi chaque salarié est devenu un contributeuret chaque contributeur un
communicant. Pour le meilleur, etparfois le pire.
Des fonctions complémentaires attribuées aux médias :

Se basant sur une 1ére étude menée par le cabinet Gestion & Motivation les
utilisateurs attribuait des missions spécifiques à chacun des médias de
l’entreprise tout en étant capables de faire la différence entre lecture plaisir et
lecture utile.
Alors pour l’intranet, les salariés attendaient des lectures utiles, des
informations ‘chaudes’ tel le CA, bilan social…etc., ainsi qu’un lieu de
découverte. Tandis que pour les médias papiers, on s’attendait à une lecture
plaisir et de la proximité, dans la logique où il y a une complémentarité des
médias, à savoir rapidité, exhaustivité, interactivitésur intranet, maturité,
réflexion et approfondissement des connaissances sur le papier.
Dans une étude différente réalisée auprès d’une centaine de salariés d’un
groupeinternational dans six pays (France, Italie, Grande-Bretagne,
Espagne,États-Unis, Japon), la relations des salariés avec l’intranet est perçu
comme celle d’un consommateur, il est donc exigeant, impatient, et parfois
intolérant, puisque c’est à ce dernier de rechercher l’info et d’initier la
démarche. Par contre ces salariés percevait le journal interne de l’entreprise
comme lecture plaisir, symbolisant plutôt l’appartenance à une communauté,
une reconnaissance voire un rituel initiatique pour les nouveaux embauchés.
En gros 4 catégories de lecture sont offertes par l’intranet :
 Le zapping
 Le rendez-vous :la notion de rendez-vous renvoie à des types
deconsultations récurrentes.
 La référence documentaire : L’intranet permetd’offrir une référence
en matière documentaire et debases de données vue le faible coût de
stockage de media.
 Le service exclusif : les technologies de l’Internet permettent de
délivrer des services à valeur ajoutée ex : annuaires interactifs,
réservation de voyages en ligne…etc.
Une vraie fracture numérique :
L’enquête UJJEF-Ipsos de 2003 intitulée« Intranet et salariés : les clefs pour un
outil efficace », a démontré que l’intranet à part la génération de nouveaux
comportement, était source de fracture ;
Une fracture physique, du fait que l’intranet était inaccessible pour la majorité
des salariés travaillant dans des entreprises équipés d’intranet, faute de
problèmes techniques ou logistiques (vétusté ou manque de matériels…etc.).
Une fracture culturelle, dû à la fréquence d’utilisations d’internet, vue qu’il y a
une véritable corrélation entre l’utilisation du web et l’utilisation d’intranet.
En gros, l’accès à l’intranet procure du pouvoir à l’intra-naute puisqu’il devient
acteur aussi créateur que créatifs ce qui nécessite « soigner plus que jamais
lalisibilité et l’attractivité del’information, penser stimulation et motivation, et
repenser le système éditorial de l’entreprise ».

De l’information au partage des savoirs :

L’intranet rentre dans une nouvelle ère, celle du ‘Knowledge Mangement’,


mutant vers un système de mutualisation desconnaissances et d’aide à la
décision.
L’auteur donne l’exemple de la maison Audi France ainsi que d’autres
exemples, utilisant un réseaux extranet partagé entre le réseau de
concessionnaires et le siège, comme outil d’information et de veille sur la
concurrence, une aide en ligne à la vente de véhicules, un gestionnaire de
procédures (immatriculations, législations, etc.), et un outil de communication
commerciale.
Ces exemple illustre, la migration des techniques d’internet vers l’intranet,
mettant la lumière ainsi sur l’importance de la gestion des connaissances
devenant de plus en plus accessibles.

Soigner la complémentarité des médias :

La complémentarité entre ce qu’on appelle désormais le « print » et le « web »


est donc une nécessité, tant pour des questions de sens que pour satisfaire les
attentes, légitimes, des salariés. Retrouver, en ligne, des compléments
d’informations publiées dans un journal interne ou, à l’inverse, approfondir, via
un magazine, l’analyse d’une décision stratégique, est devenu une évidence,
voire une banalité.

Migration d’un magazine papier sur le net : trois partis pris


1. Quelques principes de base :
 Ne pas reproduire à l’identique les deux supports
 Soigner la valeur ajoutée éditoriale de l’édition en ligne
 Intégrer le magazine dans l’univers intranet en profitant des sources
d’information
 L’adéquation éditoriale
 La hiérarchisation de compléments d’information des sujets en
fonction de la structure tridimensionnelle du Web
 La valeur ajoutée éditoriale
2. Une nécessité : soigner la lisibilité :
Quelques règles sont à suivre :
 La « page écran » est l’unité de calcul et remplace le feuillet
 La largeur maximale des colonnes ne doit pas dépasser 300 pixels
en résolution 600 × 800, ou 2/3 de la page utile.
 Le corps 12 est un minimum.
 Écrire en minuscule et éviter l’italique
 Limiter la taille des phrases

Blogs, Vlogs, Mlogs ?


 L’avenir de l’intranet passe (nécessairement ?) par les nouvelles
technologies dites « collaboratives » et « participatives » : du blog au
Vlog (vidéo mise en ligne par des contributeurs), en passant par les Mlogs
(blogs via le téléphone mobile), les Wikis ou les podcasts audio-
numériques.
 Les premiers médias collaboratifs internes ont fait leur apparition dans
certaines entreprises : blogs, vidéos mise en ligne à l’issue d’un congrès
ou d’une convention, les techniques dites « 2.0 » sont déjà là (Microsoft,
Dassault Systèmes…)
 Le principal frein est de trouver le bon équilibre entre la liberté d’usage
du média et les contraintes du com’ interne ; entre l’expression
décentralisée et la nécessaire recherche d’un sens commun ; entre les «
fausses » informations et la « vraie » langue de bois.
 Il est donc indispensable de fixer des grands principes qui éviteront les
éventuels débordements. Ce type de charte peut définir les thématiques
jugées confidentielles, les sujets proscrits, des règles de bonne conduite
ou encore des règles de publication, La difficulté étant de trouver un
équilibre entre liberté du métier et contrainte de la collectivité.

L’encyclopédie vivante de l’entreprise


Pour Pierre Lombard, trois grands types de fonctions semblent déjà se dessiner,
notamment aux États-Unis : premièrement, le blog « peut être utilisé comme un
tableau de bord sophistiqué de l’entreprise, notamment par des usages d’outil de
gestion du climat social »
Deuxièmement, le blog est un « facilitateur d’échanges pour des salariés
travaillant sur un projet commun ».