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Hémolyse

Les Hémoglobines
•Structure: chromoprotéine porphyrinique, 4 sous-unités identiques 2 à 2
• 1 sous-unité: 1 chaîne protéique de globine + un groupement Hème contenant
un atome de Fe2+
• Structure et synthèse de la globine:
• chaîne a ( a, ou embryonnaire z ) et chaînes non a ( b , d, e, g ) : la
composition de chaque hémoglobine est variable mais toujours 2 chaînes a
et 2 chaînes non a
•Vie fœtale: Hb F (a2 g2)
•Après 6 mois et adulte: Hb A (a2 b2) à 98%, Hb A2 (a2 d2) 2%
Hb F à l’état de traces
• globines:
chaînes a 141 aa, et gènes a situés sur chr 16
chaînes non a 146 aa, et gènes non a situés sur chr 11

Hémolyse pathologique

L’HEMOLYSE PHYSIOLOGIQUE = 1à 2% GR/j


• Durée de vie GR 120 jours

• causes principales de la mort : diminution des activités enzymatiques provoquant


ralentissement de la glycolyse et déficit en ATP, et diminution de la plasticité, incapacité à
lutter contre l’oxydation, et l’hyper-hydratation

1 Hémolyse extravasculaire = 90%


• capture des hématies âgées par Macrophages

• lieux: moelle osseuse, foie, rate

• marqueur hyper-hémolyse: augmentation de la Bilirubine non conjuguée (N < 10 mg/L)

2 Hémolyse intravasculaire = 10%

• marqueur hyper-hémolyse: diminution de l’ Haptoglobine (N= 0,5-2,5 g/L)

• Autre marqueur : diminution de l’Hémopexine (N=0,5-1,15 g/L)

Clinique ,Hémolyse :

Pas de signes hémorragiques

Ictères

Douleurs abdominales, lombaires

Urines porto ou coca-cola

Insuffisance rénale oligoanurique(tubulopathie)

Splénomégalie
LES PATHOLOGIES des GR
ANEMIES REGENERATIVES

Anémies hémolytiques
A-Anémie hémolytiques corpusculaires

B-Anémies hémolytiques non corpusculaires

ANEMIES AREGENERATIVES (voir


cours sur le FER)
Carence en Fer (carence martiale)
• Diagnostic biologique anémie par Taux Hb, puis Orientation par :

-Numération Réticulocytes sanguins:

> 150 000/mm3 , anémie régénérative, (souvent cause périphérique)

< 150 000/mm3 , anémie arégénérative, (souvent cause centrale)

-VGM:Anémie microcytaire ou macrocytaire

-TCMH: Anémie normochrome ou hypochrome

• Examens complémentaires

-frottis sanguins:anomalies morphologiques GR, présence érythroblastes

-dosages concernant Métabolisme du Fer, Vit B12, Folates

-dosages Bilirubine libre, Haptoglobine

-dosages des protéines de l’inflammation: CRP

-Électrophorèse de Hb

-Test de Coombs (recherche Ac anti-érythrocytaires)

-dosages activités enzymatiques G6PDH, PK


-etc…

Les anémies hémolytiquessont :

*soit constitutionnelles (corpusculaires) : Il s’agit alors d’une anomalie génétique d’un des 3
composants du GR (membrane, enzymes érythrocytaires ou hémoglobine),

*soit acquises extra-corpusculaires : exp autoimmunes ou du syndrome hémolytique et urémique


(SHU).

Les anémies hémolytiques ont en commun certaines manifestations : une anémie, un ictère et souvent
une splénomégalie.

A.1- Anomalies de la Membrane :

• Sphérocytose héréditaire : déficits variés en protéine de la membrane (ankyrine,


spectrine, bande 3, protéine 4.2

présence de microsphérocytes

• Elliptocytose héréditaire: anomalie spectrine

• Hémoglobinurie Paroxystique Nocturne (HPN): sensibilité anormale au complément .

Sphérocytose héréditaire ou maladie de Minkowski-Chauffard


Anémie hémolytique constitutionnelle la plus fréquente chez les sujets
blancs d'Europe Centrale et du Nord, et d’Amérique du Nord (rare chez la
race noire)
Déficit ou anomalie qualitative des chaînes d’ankyrine (40% des cas déficit
combiné en ankyrine + spectrine), ou de spectrine (30%) ou de bande 3
(20%). Transmission autosomale dominante (ou récessive pour certaines
formes).
Anémie normocytaire normochrome très régénérative.
Anomalie sur le frottis : microsphérocytose abondante
Hyperbilirubinémie et hypohaptoglobinémie
Myélogramme montrant un hyperplasie érythroblastique
Examens complémentaires de certitude:
Électrophorèse des protéines membranaires de GR
Cytométrie de flux.

ATCD évocateurs d’ictère néonatal prolongé :Triade caractéristique : anémie, splénomégalie, et


ictère

• apparaît en général durant l’enfance.


Anémie hypersidérémique, et Ferritine élevée
Anémie hémolytique et Bilirubine augmentée
Myélogramme montrant une hyperplasie érythroblastique considérable.
Coloration de Perls montrant des sidéroblastes et des macrophages très
chargés en fer.
Examens complémentaire de certitude: Electrophorèse de Hémoglobine
Présence HbF 50 à 95%, HbA absente, ou HbA 5 à 45% si b +-Thalassémie,
HbA2 légèrement augmentée 2 à 7%.
Signes cliniques : Pâleur cutanéo-muqueuse, subictère, aspect mongoloïde
du faciès, retard staturo-pondéral, hépato-splénomégalie.
Pronostic vital menacé (espérance de vie sans traitement 20-30 ans),
complications liées à l'hypoxie et à la surcharge en fer.
Mécanisme physiopathologique : accumulation des chaînes a favorise
apoptose des érythroblastes, entraînant une hémolyse intra-médullaire, et
l'hémolyse prématurée de hématies dans la circulation.

b-Thalassémie hétérozygote

Forme mineure : Anémie modérée microcytaire et hypochrome, peu régénérative. Hb A2 > 3%, et
HbF 1 à 5%. Forme clinique très atténuée de la maladie de Cooley.

Porteur inapparent de la maladie, cliniquement asymptomatique, diagnostic au hasard à un âge avancé,


parfois au cours d'une enquête familiale après dépistage d'un enfant atteint de la maladie de Cooley
A.2.2-Anomalies qualitatives constitutionnelles de la structure de la globine
appelées aussi Hémoglobinoses, il existe plus de 400 types d'Hb
mutées, toutes n'ayant pas une signification clinique.

La Drépanocytose (HbS)


Maladie constitutionnelle de l'Hb caractérisée par une anomalie de structure
de la chaîne b de globine aboutissant à la production d'une hémoglobine
anormale l'HbS. C'est la plus fréquente des Hémoglobinopathies.
Population: sujets noirs de l'Afrique centrale et occidentale (40% dans
certaines ethnies), Amérique du Nord et du Sud, Antilles. Plus rare chez les
sujets blancs du pourtour méditerranéen (Sicile, Grèce, Turquie) et au Moyen
Orient, Inde.
Mécanismes génétiques: l'HbS, tétramère a 2b2, chaînes b de globine
anormales par remplacement de l'acide glutamique nƒ6 par une valine, résultat
d'une mutation d'un codon GAG en GTG.
Transmission de mode autosomique récessif.
Métabolisme du Glucose érythrocytaire

90% Glycolyse anaérobie: Formation ATP, NADH,


10% voie des pentoses: formation NADPH
Diagnostic : détermination de l’activité de l’enzyme qui est effondrée
2/ Déficit en Glucose 6 Phosphate DésHydrogénase (G6PDH)
Maladie constitutionnelle récessive liée au sexe.

Hommes atteints, Femmes porteuses, parfois atteintes si homozygotes.

Polymorphisme génétique avec plus de 400 variants moléculaires de l'enzyme, donc déficit plutôt
qualitatif avec polymorphisme des signes cliniques.
B-Anémies hémolytiques non corpusculaires: maladies
acquises, hémolyse induite par agression externe
1-Anémies hémolytiques d’origine immunologique
-post-transfusionnelles, MHNN, par incompatibilité FM
-AHAI: Auto-Ac (« chauds ou froids ») anti-Ag de gps sanguins
apparaissant ds infections virales,MAI,médicaments, tumeurs…
-AH immuno-allergiques origine médicamenteuse
2-Anémies hémolytiques d’origine toxique: médicaments, venins,
champignons, dérivés benzéniques, arsenic, PLOMB , cuivre
Saturnisme: Pb conduit à inhibition ALA synthétase et Héme synthétase, accumulation
ALA ds sang et urines. Diminution capacité fixation du fer, troubles de maturation des
réticulocytes
3-Anémies hémolytiques d’origine infectieuse: C.perfringens, Plasmodium
4-Anémies hémolytiques d’origine mécanique: destruction intra-vasculaire,
présence de schizocytes, cas des prothèses valvulaires cardiaques, ou
microangiopathies (vaisseaux altérés) de HTA, cancers, purpura thrombotique
et thrombocytopénique, et Syndrome hémolytique et urémique de l’enfant

Anémies hémolytiques immuno allergique


medicamenteuse

Exemple de médicaments causant des AHAI : les


analogues des purines comme la fludarabine (pour traiter les LLC)
Les oligoéléments
Introduction :
Le corps humain contient tous les minéraux et les oligo-éléments existant dans la nature.

Les besoins peuvent être de l’ordre du gramme, du milligramme (minéraux), ou de l’ordre du


microgramme (oligo-éléments)

Les oligo-éléments sont pour la plupart des métaux.

selon l’OMS 14 d’entre eux sont indispensables à la vie : fer ,cuivre ,iode , zinc ,fluor , cobalt
,Manganèse ,molybdène,selenium,chrome,vanadium ,etain ,nickel et silicium
Cuivre : Introduction

 Oligo-élément indispensable

• En cas de carences Supplémentation nécessaire

 Mais un métal toxique

• Bioaccumulation : toxicité chronique et aiguë

• Ion acide, oxydant

 Sources : Huîtres, foie, crustacés, cacao, chocolat, fruits oléagineux, céréales complètes, le
fructose favorise son assimilation

 Fonctions : Facilite l'absorption du fer des aliments, nécessaire à la construction des tissus
conjonctifs et à la croissance osseuse, métabolisme des lipides, action immunitaire, lutte
contre les radicaux libres ( cofacteur de la SOD) a concentration élevée il reflétera la présence
d’un stress oxydant (augmentation du cuivre lors du vieillissement)

 Besoins journaliers : 2 mg

PATHOLOGIE DU CUIVRE

Wilson, Samuel
1878-1937

Décrite en Maladie décrite en 1912


Maladie de Wilson : Définition
Maladie rare héréditaire, autosomique récessive, s’exprimant avant 40 ans et résultant d’une perte de
fonction d’une (ATP7B )

Dont le gène a été cloné par Tanzi et al, 1993).

Mutation sur le chromosome 13q14.3-q21.1, qui entraîne une diminution ou une absence du transport
du Cu dans la bile et son accumulation dans les organes (foie, cerveau).

Une accumulation de Cu au niveau des hépatocytes entraîne la nécrose, l’inflammation, voire la


fibrose .

Les dommages neurologiques ont lieu au niveau du putamen et du globus pallidum (noyau lenticulaire
d’où le nom de dégénérescence lenticulaire) 

Le pronostic dépend de la précocité du traitement.

Cette protéine est un transporteur de cations de type ATP-ase Défaut =excrétion biliaire déficiente du
cuivre qui conduit à une accumulation

d’abord dans le foie puis dans d’autres Organes

Présentation de la maladie:

50% hépatique 50% neurologique ou psychiatrique

• Pré-symptomatiques= famille d’un patient Atteinte hépatique: Hépatite et Cirrhose

Atteinte neurologique et psychiatrique : Patients plus âgés présence d’un anneau de Keyser-Fleischer
et Syndrome extrapyramidal

Diagnostic
Clinique:

Chez l’enfant : une hépatopathie 60%, rarement fulminante avec et accompagnée d’une hémolyse.

Des dyskinésies ou des troubles psychiques.

Chez l’adulte : l’hépatopathie est inaugurale dans 50 % des cas, puis dysarthries, parkinsonisme à
début précoce, tremor atypique,ou d’autres dyskinésies, des troubles de l’équilibre ou de la marche
avec une ataxie ainsi que des troubles de la personnalité, du caractère ou des performances, un état
dépressif ou une psychose, signes pyramidaux, atteinte neuromusculaire récidivante ou des des crises
d’épilepsie
apparaît ++ lors d’atteinte du SN

Diagnostic biologique Méthodes de dosage (bilan cuprique)


Cuivre sanguin et urinaire : (colorimétrie)en présence d’hydroquinone( réducteur ) le cuivre est
détaché ( de la ceruleoplasmine) et transformé en sa forme réduite ( cu+) âpres desalbumination il est
dosé par photométrie a laide d’un réactif spécifique ( bathocuproine sulfoneé ) a 480nm

éviter toute hémolyse

PAA : technique de référence a 324,7

Ceruleoplasmine : methode enzymat colorim basee sur les proprietes oxydasiques mise en evidence
par la formation au depend de la paraphenylene diamine d’un colorant quinonique brun , cette activité
peut être bloquée par l’azide de sodium

Techniques immunologiques ( IDR, immunoturbidimetrie … )

Perturbation du métabolisme du Cu
 La céruléoplasmine est abaissée

 Diminution du Cu dans le sang (cuprémie)

Dosage par SAA

 Augmentation de la cuprurie des 24 H

 Augmentation du Cu hépatique prélevé par PBH nécessaire au diagnostic (>250


µg/g de tissu sec).

Traitement
Instauration précoce +++, à vie.

D-pénicillamine. : ( trolovol)

Traitement de référence.

Agit en augmentant les taux de métallothienéine hépatique, formant des complexes stables avec le
cuivre, qui sont sécrétés dans l’urine.

un régime pauvre en cuivre: sans fruits de mer, chocolat , foie, cervelle, noix..

Autres Variations pathologiques du bilan cuprique

Syndrome inflammatoire : cuivre sérique et ceruleplasmine augmentes

Grossesse et progestatifs :cu sérique et cp augmentes

Maladie de Menkes :cu sérique diminué ceruleoplasmine Normale ou diminuée

Syndrome néphrotique: ceruleoplasmine diminuée


Le Sélénium
Caractéristiques
Le sélénium est un micro nutriment et un oligo-élément. Il a des
propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes.
Il intervient dans la synthèse de l'ADN, des hormones
thyroïdiennes et des phospholipides membranaires,
indispensable au maintien de l'intégrité des membranes
cellulaires
Rôles
Rôle immuno-modulateur.
Le sélénium est normalement présent en quantités importantes
dans les tissus à vocation immunitaire comme le foie, la rate et
les ganglions lymphatiques. Une carence en sélénium
favoriserait la progression de certaines infections virales.
Rôle anti-oxydant.
Il agit contre les effets néfastes des radicaux libres. Cette action
serait responsable de la réputation anti-cancer et anti-
vieillissement du Sélénium.

Besoins : Ces besoins sont d'environ 55 micro-grammes par jour. De nombreuses études proposent de
monter à une supplémentation de 100 a 200 micro-grammes par jour.

Sources : aliments d'origine animale, la viande (foie et rognons), les poissons de mer (hareng, thon, ...)
et les crustacés (huitres,...) et les œufs. aussi dans les céréales complètes, les germes de blé, la levure
de bière, les noix et certains légumes (ail, brocoli, carotte, champignon).

Toxicité : Le Sélénium peut être absorbé par inhalation, par ingestion ou par la peau. Ce dernier mode
de pénétration a fait l'objet d'une mise en garde concernant l'utilisation de shampooing au Sélénium, en
particulier chez les enfants. Ces shampooings étaient utilisés pour leurs propriétés de régulation de la
sécrétion de séborrhée au niveau du crâne.
La toxicité du Sélénium est réduite en présence de vitamine E.

Les signes de l'intoxication chronique sont :


- irritation de la peau, des bronches et des voies respiratoires supérieures,
- odeur alliacée des sécrétions,

- perturbation des enzymes hépatiques,


- atteintes cérébrales (convulsion, paralysie, spasmes cloniques
Le Zinc
Caractéristiques
Il existe dans l’organisme 2 à 3 g de zinc.
Plus de la moitié se situe dans les muscles et un tiers dans les
os.
Certains tissus comme le foie, les reins, la prostate, les cheveux,
les yeux ont une teneur élevée en zinc.
Rôles
Le zinc est le composant de plusieurs enzymes (exemple,
l’anhydrase carbonique).
Le zinc intervient dans de nombreux métabolismes : glucides,
protéines, acides nucléiques. Il est indispensable à la synthèses
des acides nucléiques.
Il est indispensable dans tout ce qui implique une duplication
des cellules : fertilité, croissance, immunité, cicatrisation…
Le zinc apparaît comme un protecteur anti-oxydant et lutte
contre les métaux toxiques (cadmium).

Synthèse des
fertilité
Cofacteur
protéines - cicatrisation
de -
immunité
l’anhydrase
respiration
carbonique cellulaire
Huîtr
immunité e
Foie
Coqui
Viand
SOD - Antioxydant
Cofacteur
Insuline 5 αHormonal
réductase - llages
e
Oeuf
somatomédine - rouge
Besoins : L’apport journalier recommandé est de 15 mg.

Sources : On trouve le zinc surtout dans les viandes, les poissons, les fruits de mer, les légumineuses,
les noix, le germe de blé et les levures.

La source la plus riche est l’huître (70mg pour 100g).

Carences Signes cliniques

Ongles cassants, dédoublés, tâchés

Augmentation de la vulnérabilité aux infections

Ralentissement de la croissance chez l’enfant

Baisse de la fertilité chez l’homme

Complication de la grossesse chez la femme enceinte

Groupes à risques pouvant faire l'objet d'une supplémentation


Le Zinc
Groupes à risques pouvant faire l'objet d'une supplémentation
Femmes enceintes et allaitantes : une carence en zinc pendant la
grossesse implique un faible poids de naissance, une augmentation des
malformation du tube nerveux et un moins bon développement
psychomoteur de l’enfant
Les végétariens,Les personnes âgées,Les enfants en croissance
Les opérés, les traumatisés,Les diabétiques,Les alcooliques chroniques
Les sujets qui prennent du fer ou de l’aspirine : sont de puissants
inhibiteur de l’absorption du zinc
Excès
Le surdosage en zinc se traduit par :
- des difficultés à marcher
- des troubles de l’élocution
- des tremblements
- une diminution de l’immunité associée à une carence en cuivre pour
des doses supérieures à 150 mg

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