Vous êtes sur la page 1sur 13

Fonctions usuelles Sommaire

Table des matières

I Fonctions logarithmes et exponentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2


II Fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
III Trigonométrie hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
IV Fonctions circulaires réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
V Fonctions hyperboliques réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 1


Fonctions usuelles Partie I : Fonctions logarithmes et exponentielles

I Fonctions logarithmes et exponentielles


Définition (logarithme népérien)
+∗
On appelle fonction logarithme népérien, et on note x 7→ ln x, la primitive
Z xsur R et qui
1 dt
s’annule en x = 1 de l’application x 7→ . Autrement dit : ∀x > 0, ln x = t .
x 1

Propriétés
– L’application ln est définie sur R+∗ par ∀ x > 0, ln0 x = x1 et ln 1 = 0.
– Cette application est strictement croissante et indéfiniment dérivable sur R+∗ .
– Pour x > 0 et y > 0, on a : ln(xy) = ln x + ln y, ln x1 = − ln x, ln xy = ln x − ln y.
Plus généralement, pour α ∈ R et x > 0, on a : ln xα = α ln x.
x ln x = 0−

 lim ln x = −∞ lim ln x = +∞ lim

 0+ +∞ 0+

ln(1+x)
lim lnxx = 0+ ln x

– Limites usuelles : lim x = 1 lim x−1 =1
 +∞ 0 1
 β
 ∀ α > 0, ∀ β > 0 lim xα |ln x|β= 0 lim ln αx = 0


+ 0 x +∞

– L’application x 7→ ln x réalise une bijection de R+∗ sur R.


On note e l’unique réel strictement positif tel que ln e = 1. On a : e ≈ 2.718281828.
– L’application x 7→ ln x est concave (sa dérivée seconde est − x12 < 0.)
Pour tout x > 0, on a l’inégalité ln x ≤ x − 1 (avec égalité⇔ x = 1.)
– Courbe représentative :

Remarques
– Si x, y sont deux réels non nuls et de même signe, alors ln(xy) = ln |x| + ln |y|.
En particulier, pour tout x 6= 0, on a : ln x2 = 2 ln |x|.
– L’application x 7→ ln |x| est définie sur R∗ et sa dérivée est x 7→ x1 .
– Soit f une application dérivable sur un intervalle I, à valeurs dans R∗ .
f0
On appelle dérivée logarithmique de f la dérivée f de l’application ln |f |.

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 2


Fonctions usuelles Partie I : Fonctions logarithmes et exponentielles

– Soient f1 , f2 , . . . , fn des applications dérivables et strictement positives sur l’intervalle I.


Soient α1 , α2 , . . . , αn des réels, et g = f1α1 f2α2 . . . fnαn .
g0 f0 f0 f0
Alors la dérivée logarithmique de g est = α1 1 + α2 2 + · · · + αn n .
g f1 f2 fn
– La dérivée logarithmique peut donc être un moyen commode de calculer la dérivée d’une
application qui s’exprime essentiellement à l’aide de quotients, de produits, de puissances.
p 1
Soit par exemple f : x 7→ |x(x + 2)| exp , qui est dérivable sur R − {−2, 0}.
x
1 1
Pour tout x de R − {−2, 0}, on a : ln f (x) = ln |x(x + 2)| + .
2 x
f 0 (x) x+1 1 x2 − 2 x2 − 2
En dérivant, on obtient : = − 2 = 2 . Ainsi f 0 = f.
f (x) x(x + 2) x x (x + 2) x(x + 2)
En redérivant sur R − {−2, 0}, on trouve l’expression de f 00 :
x2 − 2 0 −x4 + 6x2 + 8x
f 00 (x) = 2 f (x) + f (x)
x (x + 2) x4 (x + 2)2
(x2 − 2)2 + (−x4 + 6x2 + 8x) 2(x2 + 4x + 2)
= f (x) = f (x)
x4 (x + 2)2 x4 (x + 2)2
On pourra comparer ce calcul de f 00 avec celui obtenu par les méthodes habituelles de
dérivation (où la présence d’une valeur absolue n’arrange rien).

Définition (fonction exponentielle)


On sait que l’application x 7→ ln x est une bijection de R+∗ sur R.
La bijection réciproque est appelée fonction exponentielle et est notée x 7→ exp x.

Propriétés
– L’application x 7→ exp x est une bijection de R sur R+∗ , continue et strictement croissante.
n y = exp x 
x = ln y
On a l’équivalence : ⇔
x∈R y>0
– L’application x 7→ exp x est dérivable sur R et : ∀ x ∈ R, exp0 x = exp x.
Plus généralement, x 7→ exp x est indéfiniment dérivable sur R et : ∀ n ∈ N, exp(n) = exp.
– Propriétés fonctionnelles :
1 exp x
Pour tous x, y on a : exp(x + y) = exp x exp y exp(−x) = , exp(x − y) = .
exp x exp y
– L’application x 7→ exp x est convexe sur R (sa dérivé seconde est exp x > 0.)
Pour tout x de R, on a l’inégalité exp(x) ≤ 1 + x (égalité⇔ x = 0.)
exp x
exp x = 0+ lim exp x = +∞

 lim

 −∞ +∞
lim x = +∞
+∞
exp x−1


– Limites usuelles : lim x exp x = 0 lim x =1
−∞ 0

 expβ x
lim |x|α expβ x = 0 lim

 ∀ α, β > 0

= +∞
−∞ +∞ xα
– Notation x 7→ ex :
Pour tout n de N, on a exp(n) = exp(1)n = en .
Cette propriété se généralise aux exposants rationnels.

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 3


Fonctions usuelles Partie I : Fonctions logarithmes et exponentielles

On décide d’étendre encore cette définition en posant : ∀ x ∈ R, ex = exp x.


On définit ainsi les puissances de e avec exposant réel quelconque. Toutes les propriétés de
la fonction exponentielle peuvent alors se réécrire en utilisant cette notation.
– Courbe représentative :

Définition (fonctions exponentielles de base quelconque)


Pour tout réel a > 0, et pour tout réel x, on pose ax = exp(x ln a).
L’application x 7→ ax est appelée fonction exponentielle de base a.

Définition (fonctions puissances)


Soit α un nombre réel quelconque. On appelle fonction puissance d’exposant α l’application
définie sur R+∗ par x 7→ xα = exp(α ln x).

Propriétés des fonctions exponentielles


– Pour a = e, on retrouve l’application x 7→ exp x, déjà notée x 7→ ex .
L’application x 7→ exp x = ex est donc l’application exponentielle de base e.
– La notation ax étend la définition de ar pour tout rationnel r.
– Pour tout réel a > 0, l’application x 7→ ax est définie et continue sur R.
Elle est même indéfiniment dérivable : ∀ x ∈ R, (ax )0 = (ln a)ax .
 strictement croissante si a > 1

x
– L’application x 7→ a est strictement décroissante si 0 < a < 1

constante égale à 1 si a = 1
– Si a 6= 1, l’application x 7→ ax réalise une bijection de R sur R+∗ .
ln x
La bijection réciproque est x 7→ loga x = appelée fonction logarithme de base a.
ln a
ln x
Ainsi la fonction logarithme de base 10 est définie sur R+∗ par log10 x = log x = et elle
ln 10
est la bijection réciproque de l’application x 7→ 10x .
 x
– Pour tout x de R et tout a > 0, on a a1 = a−x . Les courbes représentatives de x 7→ ax et
 x
x 7→ a1 sont donc symétriques l’une de l’autre par rapport à l’axe des ordonnées.

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 4


Fonctions usuelles Partie I : Fonctions logarithmes et exponentielles

– Courbes représentatives :

Propriétés des fonctions puissances


– Quant l’exposant α est entier ou rationnel, cette définition de l’application x 7→ xα est
compatible avec celle qu’on connaissait déjà (sur un domaine parfois plus large que R+∗ ).
– La dérivée de x 7→ xα est x 7→ αxα−1 .

 strictement croissante si α > 0
+∗ α
Sur son domaine R , l’application x 7→ x est strictement décroissante si α < 0
constante en 1 si α = 0

– Si α 6= 0, l’application x 7→ xα est une bijection de R+∗ sur lui-même, dont la bijection


réciproque est l’application x 7→ x1/α
– Si α > 0, x 7→ xα est prolongeable par continuité à l’origine en lui donnant la valeur 0.
En (0, 0), la courbe présente alors une tangente horizontale si α > 1 et verticale si 0 < α < 1.
Toutes les courbes représentatives des applications x 7→ xα passent par le point (1, 1).
– Le placement des différentes courbes(est le suivant :
2
Si 0 < x < 1 alors xα > xβ
∀ x > 0, ∀ (α, β) ∈ R , avec α < β :
Si x > 1 alors xα < xβ
– Courbes représentatives :

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 5


Fonctions usuelles Partie II : Fonctions hyperboliques

Propriétés fonctionnelles et limites usuelles


– Propriétés fonctionnelles : 1 ax

 ax+y = ax ay a−x = x
 ax−y = y
Pour tous x, y de R, pour tout a, b de R+∗ , on a : a  aax
x
x y
 (a ) = a xy x x x a
a b = (ab) =

bx b
– Limites usuelles :
 
0 si a > 1 +∞ si a > 1

x x

 lim a = lim a =
x→−∞ +∞ si 0 < a < 1 x→+∞ 0 si 0 < a < 1



ax


∀ α > 0, ∀ a > 1 lim |x|α ax = 0 lim α = +∞
 x→−∞ x→+∞ x
 x
 a
lim xα ax = 0

 ∀ α > 0, ∀ a ∈]0, 1[ lim α = +∞


x→−∞ |x| x→+∞

II Fonctions hyperboliques

Définition (applications x 7→ sh x et x 7→ ch x)
ex + e−x
Pour tout x de R, on pose ch x = (fonction “cosinus hyperbolique”)
2
ex − e−x
Pour tout x de R, on pose sh x = (fonction “sinus hyperbolique”)
2

Propriétés
– Les applications x 7→ ch x et x 7→ sh x sont indéfiniment dérivables sur R.
Pour tout x de R, on a sh 0 x = ch x et ch 0 x = sh x.
Les deux applications x 7→ y = ch x et x 7→ y = sh x sont donc solutions de y 00 = y.
L’application x 7→ ch x est paire, et l’application x 7→ sh x est impaire.
– Courbes représentatives :

ch x + sh x = ex
 
ch x ≥ 1
– ∀ x ∈ R, ,
ch x − sh x = e−x ch 2 x − sh 2 x = 1

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 6


Fonctions usuelles Partie III : Trigonométrie hyperbolique

∃t ∈ R

2 2
– ∀ x ≥ 0, ∀ y ∈ R, x − y = 1 ⇔
ch t = x, sh t = y
x2 − y 2 = 1

L’application t 7→ (ch t, sh t) est un paramétrage de l’arc d’hyperbole
x≥0
– Au voisinage de l’origine, on a : sh x ∼ x (la droite y = x est tangente d’inflexion).
2
Toujours au voisinage de 0, on a : ch x − 1 ∼ x2 .
x x
– Au voisinage de +∞, on a : ch x ∼ e2 et sh x ∼ e2 .
x x
Les deux courbes y = ch x et y = sh x sont asymptotes à y = e2 (avec sh x < e2 < ch x.)
−x −x
– Au voisinage de −∞, on a : ch x ∼ e 2 et sh x ∼ − e 2 .

Définition (application x 7→ th x)
sh x
Pour tout x de R, on pose th x = (fonction “tangente hyperbolique”)
ch x
Propriétés
– L’application x 7→ th x est impaire. lim th x = 1.
x→+∞
Au voisinage de 0, on a : th x ∼ x (la droite y = x est tangente d’inflexion.)
1
– L’application x 7→ th x est indéfiniment dérivable : ∀ x ∈ R, th 0 x = 1 − th 2 x = .
ch 2 x
ex − e−x e2x − 1 1 − e−2x
– Pour tout x de R, on a : th x = = = .
ex + e−x e2x + 1 1 + e−2x
Pour tout x de R, on a |th x| ≤ 1.
– Courbe représentative :

III Trigonométrie hyperbolique


– ch , sh et th d’une somme ou d’une différence :


 ch (x + y) = ch xch y + sh xsh y

 ch (x − y) = ch xch y − sh xsh y 
ch 2x = 2ch 2 x − 1 = 1 + 2sh 2 x

 sh (x + y) = sh xch y + ch xsh y sh 2x = 2sh xch x

sh (x − y) = sh xch y − ch xsh y

th x + th y th x − th y 2th x
th (x + y) = , th (x − y) = , th 2x =
1 + th xth y 1 − th xth y 1 + th 2 x

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 7


Fonctions usuelles Partie IV : Fonctions circulaires réciproques

– Transformations de produits en sommes et de sommes en produits.


1

 ch xch y = 2 (ch (x + y) + ch (x − y)) p+q p−q

ch p + ch q = 2ch 2 ch 2

 
sh xsh y = 21 (ch (x + y) − ch (x − y))

 

 
 ch p − ch q = 2sh p+q sh p−q

 


1 2 2
sh xch y = 2 (sh (x + y) + sh (x − y)) p+q p−q

 2 1

 sh p + sh q = 2sh 2 ch 2
ch x = (1 + ch 2x)

 


 2 
 p−q p+q
sh p − sh q = 2sh 2 ch 2
 
 2 1
sh x = 2 (ch 2x − 1)

1 + t2 2t 2t
– Changement de variable t = th x2 : ch x = , sh x = , th x =
1 − t2 1 − t2 1 + t2
u2 + 1 u2 − 1 u2 − 1
– Changement de variable u = ex : ch x = , sh x = , th x =
2u 2u u2 + 1
– Linéarisation.
 ex + e−x n  ex − e−x n
On écrit ch n x = et sh n x = .
2 2
On développe (formule du binôme), on groupe les termes équidistants des extrémités, et on
réutilise les définitions pour retrouver des ch (px) et/ou des sh (px). Par exemple :
 ex − e−x 4 1 4x 1
sh 4 x = = (e − 4e2x + 6 − 4e−2x + e−4x ) = (ch 4x − 4ch 2x + 3)
2 16 8
 ex − e−x 5 1 1 5x
sh 5 x = = (e − 5e3x + 10ex − 10e−x + 5e−3x − e−5x )
2 16 2
1
= (sh 5x − 5sh 3x + 10sh x)
16
– Opération inverse de la linéarisation.
∀ x ∈ R, ∀ n ∈ N, (ch x + sh x)n = (ex )n = enx = ch nx + sh nx
On peut ainsi exprimer ch (nx), sh (nx) en fonction de puissances de ch x et/ou de sh x.
Pour cela on développe (ch x + sh x)n par la formule du binôme.
La partie paire (resp. impaire) du résultat est alors égale à ch (nx) (resp. sh (nx)).
(ch x + sh x)4 = ch 4 x + 4ch 3 xsh x + 6ch 2 xsh 2 x + 4ch xsh 3 x + sh 4 x

ch 4x = ch 4 x + 6ch 2 xsh 2 x + sh 4 x

sh 4x = 4ch 3 xsh x + 4ch xsh 3 x
ch 4x = ch 4 x + 6ch 2 x(ch 2 x − 1) + (ch 2 x − 1)2 ch 4x = 8ch 4 x − 8ch 2 x + 1
 
⇒ ⇒
sh 4x = 4ch x((1 + sh 2 x)sh x + sh 3 x) sh 4x = 4ch x(2sh 3 x + sh x)
– Liens entre la trigonométrie hyperbolique et la trigonométrie circulaire.
Les formules de la trigonométrie hyperbolique peuvent être retrouvées à partir de celles de
la trigonométrie circulaire, avec : cos(ix) = ch x, sin(ix) = ish x, tan(ix) = ith x.
Par exemple :
sin3 x = 41 (− sin 3x + 3 sin x) ⇒ sin3 (ix) = 14 (− sin(3ix) + 3 sin(ix))
⇒ −ish 3 x = 41 (−ish (3x) + 3ish x) ⇒ sh 3 x = 14 (sh (3x) − 3sh x)

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 8


Fonctions usuelles Partie IV : Fonctions circulaires réciproques

IV Fonctions circulaires réciproques

Définition (fonction arcsin)


La restriction à I = [− π2 , π2 ] de x 7→ sin x est une bijection de I sur J = [−1, 1].
La bijection réciproque est notée x 7→ arcsin x (fonction “arc sinus”).

Propriétés
– L’application x 7→ arcsin x est une bijection de [−1, 1] sur [− π2 , π2 ].
Elle est continue, strictement croissante, et impaire.
– Pour tout x de [−1, 1], arcsin x est l’angle compris entre − π2 et π2 dont le sinus est égal à x :

y = arcsin x x = sin y
 

x ∈ [−1, 1] y ∈ [− π2 , π2 ]

√ √
1 2 3
x 0 2 2 2 1
– Quelques valeurs particulières
π π π π
arcsin x 0 6 4 3 2
– Pour tout x de [−1, 1], sin(arcsin x) = x.
Pour tout x de [− π2 , π2 ], arcsin(sin x) = x (attention au domaine !)

Pour tout x de [−1, 1], cos(arcsin x) = 1 − x2 .
x
Pour tout x de ] − 1, 1[, tan(arcsin x) = √ .
1 − x2
1
– Dérivée : pour tout x de ] − 1, 1[, arcsin0 x = √ .
1 − x2
– Courbe représentative :

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 9


Fonctions usuelles Partie IV : Fonctions circulaires réciproques

Définition (fonction arccos)


La restriction à I = [0, π] de x 7→ cos x est une bijection de I sur J = [−1, 1].
La bijection réciproque est notée x 7→ arccos x (fonction “arc cosinus”).

Propriétés
– L’application x 7→ arccos x est une bijection de [−1, 1] sur [0, π].
Elle est continue et strictement décroissante.
– Pour tout x de [−1, 1], arccos x est l’angle compris entre 0 et π dont le cosinus est égal à x :
y = arccos x x = cos y
 

x ∈ [−1, 1] y ∈ [0, π]

√ √
1 2 3
x 0 2 2 2 1
– Quelques valeurs particulières
π π π π
arccos x 2 3 4 6 0

– Pour tout x de [−1, 1], cos(arccos x) = x.


Pour tout x de [0, π], arccos(cos x) = x (attention au domaine !)

Pour tout x de [−1, 1], sin(arccos x) = 1 − x2 .

1 − x2
Pour tout x de [−1, 0 [ ∪ ] 0, 1], tan(arccos x) = .
x
– Pour tout x de [−1, 1], arccos(−x) + arccos x = π.
Pour tout x de [−1, 1], arcsin x + arccos x = π2 .
1
– Dérivée : pour tout x de ] − 1, 1[, arccos0 x = − √ .
1 − x2
– Courbe représentative :

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 10


Fonctions usuelles Partie IV : Fonctions circulaires réciproques

Définition (fonction arctan)


La restriction à I = ] − π2 , π2 [ de x 7→ tan x est une bijection de I sur R.
La bijection réciproque est notée x 7→ arctan x (fonction “arc tangente”).

Propriétés
– L’application x 7→ arctan x est une bijection de R sur ] − π2 , π2 [.
Elle est continue, strictement croissante, et impaire.
– Pour tout x réel, arctan x est l’angle de ] − π2 , π2 [ dont la tangente est égale à x :

x = tan y
 
y = arctan x

x∈R y ∈] − π2 , π2 [

√ √
3
x 0 3 1 3
– Quelques valeurs particulières
π π π
arctan x 0 6 4 3

– Pour tout x de R, tan(arctan x) = x.


Pour tout x de ] − π2 , π2 [, arctan(tan x) = x (attention au domaine !).
1
Pour tout x de R, cos(arctan x) = √ .
1 + x2
x
Pour tout x de R, sin(arctan x) = √ .
1 + x2

∗ 1 π −1 si x < 0
– Pour tout x de R , arctan x + arctan x = ε 2 , avec ε =
1 si x > 0
1
– Dérivée : pour tout x de R, arctan0 x = .
1 + x2
– Courbe représentative :

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 11


Fonctions usuelles Partie V : Fonctions hyperboliques réciproques

V Fonctions hyperboliques réciproques

Définition (fonction argsh)


L’application x 7→ sh x est une bijection de R sur R.
La bijection réciproque est notée x 7→ argsh x (fonction “argument sh”).

Propriétés
– L’application x 7→ argsh x est une bijection de R sur R.
Elle est continue, strictement croissante, et impaire.
– Pour tous x, y réels : y = sh x ⇔ x = argsh y.

– Pour tout x de R, sh (argsh x) = x, argsh (sh x) = x, ch (argsh x) = 1 + x2 .
1
– Dérivée : pour tout x de R, argsh 0 x = √ .
1 + x2

– Expression en fonction du logarithme : pour tout x de R, argsh x = ln(x + 1 + x2 ).
√ √

sh y = x
En effet y = argsh x ⇒ √ ⇒ e y
= x + 1 + x 2 ⇒ y = ln(x + 1 + x2 ).
ch y = 1 + x2

Définition (fonction argch)


L’application x 7→ ch x est une bijection de R+ sur [1, +∞[.
La bijection réciproque est notée x 7→ argch x (fonction “argument sh”).

Propriétés
– L’application x 7→ argch x est une bijection de [1, +∞[ sur R+ .
Elle est continue et strictement croissante.
– On a l’équivalence (y = ch x, x ≥ 0) ⇔ (x = argch y, y ≥ 1).
– Pour tout x ≥ 0, argch (ch x) = x. Pour tout x de R, argch (ch x) = |x|.

Pour tout x ≥ 1, ch (argch x) = x et sh (argch x) = x2 − 1.
1
– Dérivée : pour tout x > 1, argch 0 x = √ .
x2 − 1

– Expression en fonction du logarithme : pour tout x ≥ 1, argch x = ln(x + x2 − 1).
√ √

ch y = x
En effet y = argch x ⇒ √ ⇒ e y
= x + x 2 − 1 ⇒ y = ln(x + x2 − 1).
sh y = x2 − 1
Définition (fonction argth)
L’application x 7→ th x est une bijection de R sur ]−1, 1[.
La bijection réciproque est notée x 7→ argth x (fonction “argument th”).
Propriétés
– L’application x 7→ argth x est une bijection de ]−1, 1[ sur R.
Elle est continue, strictement croissante, et impaire.
– On a l’équivalence (y = th x, x ∈ R) ⇔ (x = argth y, 1 < y < 1).

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 12


Fonctions usuelles Partie V : Fonctions hyperboliques réciproques

– Pour tout x de R, argth (th x) = x. Pour tout x de ]−1, 1[, th (argth x) = x.


1 x
Pour tout x de ]−1, 1[, ch (argth x) = √ et sh (argth x) = √ .
1−x 2 1 − x2
1
– Dérivée : pour tout x de ]−1, 1[, argth 0 x = .
1 − x2
1 1+x
– Expression en fonction du logarithme : pour tout x de ]−1, 1[, argth x = ln .
2 1−x
e2y − 1 1+x 1 1+x
En effet y = argth x ⇒ x = th y = 2y ⇒ e2y = ⇒ y = ln .
e +1 1−x 2 1−x
– Courbes représentatives :

Jean-Michel Ferrard www.mathprepa.com Page 13