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Les managers français sont à bout

de souffle
Etre manager ne fait plus rêver ! Et cʼest une tendance mondiale. Dans les
pays occidentaux, seul 1 employé sur 10 aspire désormais à devenir
manager et 37% des managers souhaitent le rester dans les prochaines
années.

Cʼest ce que révèle une étude inédite Boston Consulting Group (BCG) x
IPSOS menée auprès de 5 000 employés et managers dans cinq pays : la
Chine, la France, lʼAllemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Le désarroi est global mais touche tout particulièrement les managers


français : 85% dʼentre eux trouvent leur métier plus compliqué
quʼauparavant (vs. 81% pour la moyenne occidentale). Ils se sentent aussi
plus débordés (78% vs. 71%), plus stressés (74% vs. 69%) et plus
démotivés (59% vs. 52%). Ils sont enfin très pessimistes sur lʼavenir de
leur fonction : 38 % pensent quʼelle aura disparu dʼici 5 à 10 ans.

Cette étude révèle un modèle à bout de souffle. Salariés et managers


aspirent à de nouveaux rôles et à de nouveaux modes de
fonctionnement. Ils attendent plus dʼautonomie, de coopération et de
responsabilisation.

Parmi tous les pays interrogés, seule la Chine semble échapper à cette
tendance de fond.

La méthode agile est lʼune alternative prometteuse pour les entreprises


afin de répondre à cette crise.

Le 18 septembre 2019, à Paris

Etre manager, une fonction qui ne fait plus rêver

Si les managers expriment un malaise quasi-unanime au sein de


lʼensemble des pays occidentaux de lʼenquête, cette réalité est encore
plus significative en France. Seuls 32% des managers français interrogés
estiment que leur fonction comporte plus dʼavantages que
dʼinconvénients (vs 41% en moyenne). Pour les managés français, ils sont
85% à penser quʼil est plus compliqué de manager aujourdʼhui.

Devenir manager nʼest plus considéré comme le « graal », la fonction a


perdu de son sens et ne fait plus rêver.

« Le modèle actuel est à bout de souffle. Alors quʼils sont essentiels pour
le succès de lʼentreprise, les managers ne savent plus aujourdʼhui ce que
lʼon attend dʼeux et ont lʼimpression dʼêtre à la croisée de toutes les
contraintes. Il est temps de repenser leur rôle.

Cʼest justement ce que nous observons dans les entreprises qui passent
à lʼagile. » indique Vinciane Beauchene, directrice associée au BCG et
auteur de lʼétude.

Des managers en demande de changement

Les managers ont eux-même conscience de la fin dʼun modèle : 71% des
managers français (vs 66% en moyenne) sʼattendent à des changements
majeurs de leur fonction dans les années à venir et 38% pensent même
que leur poste aura disparu dʼici 5 à 10 ans.

Néanmoins, ils restent optimistes face aux transformations de lʼentreprise


aujourdʼhui. Par exemple, 57% perçoivent positivement la montée des
enjeux liés au digital et aux nouvelles technologies. Ce quʼils attendent :
une clarification de leur rôle et de leur mission (60% pour les managers
français) et un meilleur accompagnement (67%).

Une nouvelle perception du « bon manager »

En France, managers et managés ont globalement la même perception


de ce quʼest un bon manager : il motive, donne du sens et élimine les
obstacles.

Cette perception du « manager idéal » est différente en Chine et en


Allemagne : 59% des allemands attendent de leur manager quʼil prenne
des décisions (vs 40% en France).

Lʼagile, une réponse possible ?

Face à ce désarroi, plusieurs réponses émergent. Lʼagile est lʼune dʼentre


elles. Créée dans les entreprises du web et les start-ups dans les années
2000, la méthode agile est aujourdʼhui mise en place avec succès dans
plusieurs entreprises traditionnelles comme des grandes banques ou
dans lʼindustrie automobile.

Avec lʼagile, les équipes sont pluridisciplinaires et plus autonomes. Le


rapport au manager évolue vers une relation de confiance. Le manager
est avant tout garant de lʼalignement et de lʼautonomie.

Ces nouveaux rôles peuvent apporter une réponse à la crise managériale


actuelle. Une définition du manager proche de celle esquissée par les
répondants de lʼenquête.

« Lʼagile est une révolution profonde des modes de travail. Les équipes
pluridisciplinaires autonomes et responsabilisées viennent mettre à mal
les silos traditionnels. A la clé, plus de sens et dʼefficacité pour les
salariés, les managers et lʼentreprise. Lʼagile peut être un remède à la
crise managériale actuellemais nécessite une refonte profonde des
parcours de carrières et de développement des compétences.Un sujet
qui doit être pris en main par les directions générales.» précise Vinciane
Beauchene.

MÉTHODOLOGIE

Etude réalisée par IPSOS pour le BCG entre le 14 juin et le 15 juillet 2019

5000 personnes interrogées (1500 managers et 3500 managés) dans 5


pays : Chine, France, Etats-Unis, Royaume-Uni et Allemagne dans des
entreprises de plus de 200 salariés.

Les managers interrogés encadrent des équipes dʼau moins 5 personnes,


ne sont pas membre du comité exécutif ni sous la responsabilité dʼun
membre du comité exécutif.

Contact Presse

Audrey Marzouk
06 16 75 81 37