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Histoire et constitution des musées en France et en

Europe
Institutions muséales et filières professionnelles
Introduction :

A la Renaissance les collections sont réunis dans les cabinets de curiosité et forment une
accumulation qui peuvent monter jusqu’au plafond. Samuel Quicheberg va donner une façon
d’organiser les collections en 1565. En Europe les collections princières sont très connues : celle du
Pape à Rome, les Médicis à Florence, les Valois et les Bourbons en France. François Ier va stocker des
œuvres à Fontainebleau : il va exposer les œuvres dans les couloirs du palais. Les collections
témoignent la valeur culturelle. Le Siècle des Lumières va pointer du doigt la vanité à posséder de
grandes collections. En 1738, Naples crée le Musée national. Et en 1765 Florence fonde la Galerie des
Offices qui rassemble la collection des Médicis.

Le système du musée se développe par la suite notamment à Cassel avec le Fredericianum en 1779
par Louis Simon du Ry qui contient un des premiers bâtiments conçu comme un musée. C’est un
projet de musée encyclopédique. La promotion des musées se fait en dehors de Paris.

En France, en 1750, on voit l’ouverture du Palais du Luxembourg qui contient notamment 2 peintures
de Rubens. C’est le premier musée d’importance après celui de Besançon.

A la fin du XVIIIème siècle, Kersaint effectue les premières réflexions sur ce que sont les musées.
Toute l’Europe ouvre au public les collections royales. Les musées deviennent des enjeux politiques,
culturels et artistiques. L’architecture des musées est faite pour identifier le bâtiment comme un lieu
public.

I/Le siècle des Lumières : une vision utopiste du musée :

Pour les philosophes le musée est l’acceptation de l’encyclopédie : c’est un lieu où on s’applique à la
culture, à la science et aux Beaux-arts.

A) Le projet de transformation du Louvre

Dès 1640, le Louvre contient la collection et l’imprimerie royale. Au XVIIIème siècle le monument
n’est toujours pas achevé. A cette époque il contient le salon de la peinture et l’Ecole des Peintres. En
1746, il y a des plaintes de ne pas pouvoir voir les peintures du roi. En 1765, Diderot dresse un
programme pour un futur musée qu’il rédige dans un article de son encyclopédie. En 1774, le conte
d’Agivillet met un projet pour un musée permanent. En 1777, le Louvre s’ouvre aux différentes
collections. Auparavant, il y avait seulement des interrogations sur l’organisation de l’espace : on
trouve 4 projets différents. En 1779, l’Académie Royale d’Architecture lance le Grand Prix de Rome
pour définir le meilleur projet d’architecture pour le Louvre. Etienne-Louis Boullée propose une
coupole sur le toit. Jean-Nicolas Louis Durand propose un plan carré.

B) Le musée des monuments français

La fin du XVIIIème siècle est marquée par le vandalisme et la vague iconoclaste. Alexandre Lenoir (fils
d’Albert Lenoir) est le premier conservateur du musée qui se trouve face au Louvre (le couvent des
Petits-Augustins) où on retrouve des œuvres de Michel-Ange. Ce musée devient en 1800 le Musée
des monuments français. Alexandre Lenoir fait reconstruire le musée et découpe les salles âr époque
(idée de Winckelmann).

C) En Europe  : Le Palais du Belvédère à Vienne


Il est inauguré en 1780 et a été construit par l’architecte Johann Lukas Von Hildebrandt. C’est
l’archiduchesse Marie-Thérèse qui va autoriser l’accès aux collections aux peintres. La conception
muséographique est marquée par la volonté pédagogique avec un classement chronologique des
œuvres.

II/ L’île des Musées de Berlin, la concrétisation du Musée français.

L’île des Musées a été faite à l’initiative du Roi Frédéric III. L’île est composé de 5 musées tous classés
au patrimoine depuis 1999.

A) L’Altes Museum

Il a été conçu par Karl Friedrich Schinkel vers 1823. L’architecture est en style néo-classique et
rappelle le Panthéon avec la retonde invisible de l’extérieur. Il possède un portique avec une
colonnade ionique.

B) L’Alte National Galerie

Il a été conçu en 1865 par Friedrich August Stüler suite à une donation par un banquier. Le plan a été
dessiné par le roi. Ce musée a l’architecture d’un temple d’art et des sciences avec un plan
rectangulaire. Il possède 2 niveaux d’accès.

C) Neues Museum

Il a été construit entre 1843 et 1855. Il a la même architecture que l’Alte National Galerie. Il ouvre ses
portes en 1859. L’architecture est néoclassique. C’est une architecture très ambitieuse avec une
structure en fer. Il regroupe une collection égyptienne (dont le buste de Néfertiti), une préhistorique
et protohistorique.

D) Bade Museum

Il a été construit entre 1807 et 1904 sur les plans de l’architecte Ernst Eberhard Von Ihne. Il porte le
nom du premier conservateur qui a prévu des salles pour des œuvres destinées seulement aux
chercheurs. Il se trouve à la pointe nord de l’île. La décoration est avec des arcs plein-cintre et des
colonnes. L’entrée est composée d’un escalier monumental dans la coupole qui donne sur 2 ailes
latérales. Dans le hall, se trouve la statue équestre de Frédéric III. Ce musée regroupe une collection
d’art religieux italien.

E) Le Pergamon Museum

Il a été conçu en 1907 par Alfred Mussel et Ludwig Hoffmain sur une idée de Bode. Sa construction
est faite essentiellement pour contenir le grand autel de Pergame. Il contient également La Porte
d’Ishtar.

F) La Promenade archéologique

C’est un bâtiment plus récent à l’entrée de l’île appelé la James Simon Gallery. Il est prévu pour
accueillir les expositions temporaires. C’est l’architecte David Chipperfield qui en a fait les plans. Sa
composition permet un grand éclairage. Sa construction a débuté en 2009 pour être ouvert en 2012.

III/ Le musée du XIXème siècle : nouveau lieu d’instruction :

De nombreux musées naissent des recherches locales comme par exemple à Caen. En 1845,
l’accumulation des collections nécessitant un local pousse à l’idée du musée. En 1854 le préfet de
Tonnet fait un don aux Antiquaires de Normandie poussant à la construction d’un musée sur 2
niveaux contenant 4 salles (Salle du Pilori, Salle de la Cheminée, Salle du Trépied). Ce musée de Caen
s’appelle le Musée des Antiquaires.
Par la suite les chefs d’Etat vont souvent être les investigateurs, comme Louis XVIII qui inaugure la
Galerie des Batailles dans l’aile Sud du Palais de Versailles. Il reprend les principes des galeries du
Louvre avec des séparations par des arcs, une décoration palatiale : cette galerie est conçue pour
répondre à la Galerie des Glaces. Elle contient 33 tableaux monumentaux de l’épopée militaire
française de la bataille de Tolbiac (496) à celle de Wagram (1809). La galerie est inaugurée le 10 juin
1837. D’autres tableaux y seront ajoutés par la suite.

D’autres musées font apparition par la suite dans des bâtiments déjà construits mais qui nécessitent
une rénovation. Le musée du Moyen-âge se trouve dans l’hôtel de Cluny. Il a été ouvert en 1844.
C’était une propriété de l’Etat depuis 1790. Louis XVIII a demandé à Albert Lenoir d’effectuer la
restauration. Il y a également le musée des Antiquités Nationales à Saint-Germain en Laye conçu à la
demande de Napoléon III en 1862. A la base c’était un château en ruines. Le musée qui contient une
collection préhistorique et une protohistorique a permis la conservation du château avec toutes ses
annexes.

Le 1er avril 1865, la première réunion de la Commission des Musées crée l’institution du Musée.

A) Le Louvre de Napoléon 1er et de Napoléon III

A l’époque de Napoléon 1 er, le Louvre est un musée d’Art qui sert aux études des peintres qui
viennent copier les tableaux des grands maîtres. L’empereur instaure la règle autorisant seulement 3
étudiants à copier en même temps une œuvre (pour ne pas avoir une foule trop nombreuse). Le
Louvre va servir à Napoléon 1er de propagande politique. En 1801 il fait expulser tous les artistes et
charge des architectes de l’urbanisme de la ville et de la restauration du Louvre. Il va également
demander la construction d’un arc de Triomphe dédié aux armées. De 1803 à 1815, les campagnes
victorieuses de Napoléon remplissent les collections et le Louvre devient un microcosme.

Napoléon III décide de l’expansion du Louvre avec l’ajout de la cour Napoléon et d’un pavillon. En
1848 c’est Félix Duban qui est chargé de ces ajouts plus de réparer la voûte d’Apollon. Mais
l’empereur ne l’apprécie pas et le remplace par Visconti. En 1852 Napoléon renforce son pouvoir en
créant le Musée des Souverains. Avec sa restauration le Louvre s’intègre bien dans l’ensemble
urbain.

A Lyon est fondé le palais des Arts vers 1801 dans une ancienne abbaye bénédictine et va accueillir
les tableaux envoyés par l’Etat. Il est ouvert au public en 1803. On trouve des œuvres majeurs
comme celle de Véronèse, Rubens, Tintoret ou encore Delacroix.

D’autres musées d’art vont voir le jour en province. Celui de Nantes fait parti des 5 grands musées de
province. Il bénéficie en 1804 d’une donation de l’Etat qui lui envoie 43 tableaux et fait également
l’achat de la collection des frères Caquot. En 1891, l’architecte Clément-Marie Josso dessine un plan
pour la construction d’un édifice destiné à présenter les œuvres dans de bonnes conditions avec un
plan autour d’une cour centrale, à 2 niveaux, un escalier à double volées et à l’étage un éclairage
zénithal.

Le musée des Arts de Bordeaux est également crée par la consulaire à l’initiative de Pierre Lacourt,
maire de Bordeaux, qui fait venir des tableaux. En 1829 le fils de Lacourt permet l’acquisition d’une
nouvelle collection. En 1870, Charles Burget se voit donner la construction de nouveaux bâtiments.

En dehors de l’Europe on trouve le même type de musée : le Metropolitan Museum de New-York, le


musée des Beaux-arts de Boston, tout comme à Philadelphie et Chicago.

Dès 1820, on trouve des expositions de l’industrie française : c’est ce type d’exposition qui va
entrainer les expositions universelles. La toute première se fera à Londres en 1851. L’invité
d’honneur est la France avec Napoléon III. Le Crystal Palace est construit à cette occasion.

En 1855, Napoléon III veut répondre aux anglais en faisant également une exposition universelle avec
la construction sur le Champs de Mars (en réponse au Crystal Palace) du palais de l’Industrie.
A la suite de ses expositions on voit la création des Musées d’Arts appliqués, le premier à Londres : le
Victoria and Albert Museum, fondé à l’initiative du Prince Consort en 1852. Le bâtiment est d’abord
conçu comme un musée d’art décoratif puis par la suite comme musée de manufactures.

En France il faut attendre 1905 pour voir un tel musée même si un plan avait déjà été dessiné
précédemment à Lyon. Le Musée Guimet à Paris est inauguré en 1889.

B) Le Palais du Trocadéro

C’est une époque où apparaissent également les premiers musées ethnologiques. Le premier a été
fondé en Hollande. En France c’est le palais du Trocadéro qui l’accueille, construit à l’occasion de
l’exposition universelle de 1878. Ce palais marque la volonté de montrer que la France est encore
une grande puissance. L’édifice est divisé en 2 ailes en demi-cercle qui sont reliés par une partie
centrale circulaire de style néo-mauresque et néo-byzantin. A l’issu de l’exposition universelle, une
des ailes va être dédiée au Musée des Monuments français et l’autre partie au Musée de
l’ethnographie.

Histoire des musées d’anthropologie


La question du regard sur l’autre
L’histoire des musées d’ethnographie peut remonter aux cabinets de curiosités qui étaient des
collections d’objets faites par les aristocrates et les savants pendant le XVIème siècle. Le XVIème
siècle est marqué par les grandes découvertes ce qui entraîne la venue d’objets étrangers qui sont
rassemblés et exposés dans les grandes cours d’Europe. Ces objets sont appréhendés comme des
choses merveilleuses, curieuses et vont être associés aux objets antiques et aussi à des plantes, des
roches ou des animaux. Ces cabinets entraînent l’idée que chacun construit avec son trésor un petit
microcosme pour constituer un certain savoir.

En Angleterre, le cabinet de curiosités du jardinier d’Angleterre du XVIIème siècle va devenir


l’Ashmolean Museum d’Oxford. Ce cabinet est décrit par un allemand dans un livre où il fait la liste
de tous les objets hétéroclites du cabinet, que le propriétaire nommait lui-même l’Arche.

Les cabinets de curiosités sont une appropriation coloniale de l’ « autre » et aussi des éléments de la
domination.

On peut y voir aussi une source de réflexion sur les qualités des différentes sociétés. Pour
Montesquieu la contemplation de sa collection va le pousser dans son opposition à l’esclavage.

Dans le courant du XVIIIème siècle, on va voir un passage du cabinet de curiosités aux musées des
domaines scientifiques avec la séparation pour la première fois des objets de la connaissance
scientifique et les objets des beaux-arts (classification des peintures, sculptures et architecture).

Le cabinet du jardinier du roi d’Angleterre va être donné à la fin du XVIIème siècle à l’université
d’Oxford. Au milieu du XVIIIème siècle, le musée reçoit les objets du Capitaine Cook. Au cours du
XIXème siècle, apparaît un engouement pour les sciences naturelles : le musée devient un musée
d’histoires naturelles. A cette période, les scientifiques se focalisent sur la botanique et la zoologie. A
la fin du XIXème siècle, un nouveau musée est inséré dans l’université d’Oxford dédié exclusivement
aux objets ethnographiques avec l’arrivée de la collection donnée par le militaire ethnographe Pitt-
Rivers en 1884.( Le 1er musée d’anthropologie avait été édifié en 1889 à l’université d’Harvard aux E-
U-A.) Pitt-Rivers avait réuni près de 20000 objets et c’est lui qui va demander la mise en place de la
discipline en « anthropologie » en Angleterre. Le musée Pitt-Rivers a très peu changé depuis le
XIXème siècle gardant les mêmes vitrines et la même disposition. Les objets sont exposés en série du
même type : l’idée est de montrer la diversité des formes et leur évolution. Par exemple dans une
même série d’armes, on montre les armes des plus primitives aux plus évoluées.
Cette disposition montre que le musée d’ethnographie est encore lié aux musées d’Histoires
naturelles. La science anthropologie, pour se faire connaître comme science, emprunte les termes
d’histoires naturelles.

Le musée d’ethnographie à Paris est fondé en 1879 au Palais du Trocadéro transformé au XXème
siècle en musée d’ l’Homme. Par la suite la partie ethnographique va être envoyée au musée du Quai
Branly. Le musée du Trocadéro a été fondé après l’exposition universelle de 1878 pour laquelle le
Palais avait été construit. Le musée rassemble les collections ethnographiques de tout Paris. On
pouvait aussi y trouvait des mannequins faits à partir de moulage sur des aborigènes. Le musée du
Trocadéro est organisé comme le musée Pitt-Rivers mai par aires géographiques. Les objets sont un
peu exposés comme des trophées. Des objets européens sont également exposés, exposées aussi
dans les objets primitifs avec la catégorie de folklore car à cette époque on a l’idée que les parties
rurales de l’Europe concentrent des traditions primitives. De 1878 à la fin du XIXème siècle, le musée
du Trocadéro connait un succès auprès du public qui est guidé par la curiosité sur l’autre. Au début
du XXème siècle, le musée est délaissé car il n’y a pas de projets muséographiques et très peu de
fonds. Mais le musée attire malgré tout les savants et aussi les artistes avant-gardistes comme
Picasso qui se passionnent pour l’art primitif où ils trouvent une grande source d’inspiration.

Au milieu du XXème siècle, certains artistes découvrent ces objets et se fondent une sorte de mythe
sur l’origine de l’humanité qui devait porter des forces créatrices qui ont aujourd’hui disparu. Cette
façon d’imaginer un retour aux sources n’est pas une nouveauté. La Renaissance l’avait déjà fait avec
le retour à l’antique tout comme les artistes néo-classiques qui nommaient l’art grec comme primitif.
Dans le courant romantique, on voit un retour au Moyen-âge. Le courant avant-gardiste est en
rupture avec l’évolutionnisme entraînant ainsi une véritable reconnaissance de l’art primitif.

Dans la première exposition d’art africain aux E-U-A en 1914, une dizaine de sculptures exposée
comme des sculptures d’art moderne sur socle et devant un fond blanc les mettant ainsi en valeur
pour elles-mêmes. Le titre de cette exposition est la « Statuaire en bois des sauvages africains : la
racine de l’art moderne ». Cependant dans le catalogue d’exposition le terme « art nègre » est
employé, reprenant ainsi le discours évolutionniste.

Les artistes ne se soucient pas de l’origine des œuvres : il ne s’intéresse qu’à l’esthétique. Ils
s’intéressent aussi à l’art des enfants et celui des fous car ils représentent aussi une altérité.
Apollinaire donne une certaine reconnaissance à l’art primitif comme vrai art mais il fonde un mythe
autour donc ne rompt pas avec l’évolutionnisme.

En parallèle des musées d’ethnographiques, on voit l’apparition des musées d’objets d’art
permettant à ses objets de transmettre quelque chose sans explication.

Au début du XXème siècle, le musée du Trocadéro devient poussiéreux et reçoit beaucoup de


critiques (« Honte nationale »). Dans les années 20 il va connaître une période de rénovation avec
Paul Rivet et Georges-Henri Rivière. Paul Rivet est un anthropologue physique et il a fondé avec
Mauss l’Institut d’Ethnologie à Paris. Il s’engage politiquement contre la montée du fascisme et
s’engage dans le Front Populaire. Entre les 2 guerres, il devient le président du Comité de Vigilance
des Intellectuels antifascistes. Il veut rendre disponible au public les sciences de l’Homme avec une
perspective antiraciste. Mais cette volonté se complique car le musée du Trocadéro est financé par
les administrations coloniales. La muséographie est faite par Rivière qui est un ancien étudiant de
l’Ecole du Louvre qui n’a aucune connaissance en anthropologie. Il veut présenter les objets sous un
jour scientifique et donc moderniser la présentation. Il a un regard très sceptique sur les anciennes
expositions du musée du Trocadéro. Il accorde beaucoup d’importance à l’éclairage des objets. Les
objets sont présentés avec des cartes et des textes qui accompagnent des objets pour les
comprendre. La notion de compréhension devient une notion clé pour la muséographie
anthropologique de l’époque. Le musée contient des objets rapportés d’Afrique par Marcel Griaule
pour alimenter la science anthropologique. En 1935, le Palais du Trocadéro est détruit pour
construire le Palais Chaillot pour l’exposition universelle de 1937. En 1938 un nouveau musée
d’ethnographie s’appelle le Musée de l’Homme avec Paul Rivet comme directeur alors que Rivière
part au musée des Arts et Traditions populaires.

Les expositions universelles et coloniales


A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, les expositions universelles se développent. La toute
première a lieu à Londres en 1851 où on expose les œuvres industrielles de toutes les nations : l’idée
est d’exposer au monde les constructions les plus modernes à cette époque avec des armatures en
fer). Le pays qui reçoit met en avant toutes ses créations et invitent les autres nations à exposer. Ces
expositions ont des buts politiques avec une compétition pour mettre en avant sa puissance
nationale. A cette période, les grandes nations européennes se construisent. Les expositions
universelles sont souvent faites pour marquer des grands changements politiques comme en 1878
avec l’avènement de la IIIème République.

Dans ses grandes expositions universelles on trouve des sections d’exposition coloniale par lesquelles
les nations s’affirment en tant qu’empires coloniaux s’incluant ainsi dans la compétition. Des
expositions uniquement coloniales existant aussi en 1889, 1907 et 1931. Les expositions attirent les
foules comme en 1889 avec environ 30 millions de visiteurs. Dans ces expositions coloniales, des
aborigènes sont placés dans des enclos comme en 1907 avec les Touaregs.

En 1931, dans le Palais de la Porte Dorée le musée des Colonies devient le musée des Arts d’Afrique
et d’Océanie qui vont être transférées au Musée du Quai Branly. Cette même année l’exposition
universelle interdit d’exposer des humains.

On va trouver de 3 types de discours dominants :

- L’évolutionniste où l’exposition de l’autre est présentée à des stades d’évolution primitifs qui
vont évoluer grâce à la présence coloniale
- Le différentialiste où l’exposition vise à montrer la diversité du monde
- Discours de mise en valeur de l’esthétique.

IV/ Le XXème siècle : la modernisation du musée :

Cette période va privilégier l’éclairage et la neutralité des tons et voit également l’apparition des
réserves dans les musées. C’est également le siècle d’une muséographie de la réglementation
international de la muséographie. En 1926 on voit la création de l’Office International des Musées et
en 1934 la Conférence Internationale d’Etude à Madrid. De 1900 à 1940, on réutilise l’architecture
traditionnelle avec la typologie du XIXème siècle.

1) Le Musée des Colonies

Ce musée se situe au Palais de la Porte Dorée. Il est construit pour l’exposition coloniale
internationale de 1931. Il marque l’apothéose de la IIIème République qui veut montrer l’utilité de la
colonisation. Le Palais est réalisé par les architectes Laprade et Jaussely. Laprade propose un plan
rassemblant l’ancien et le moderne. Il veut servir la cause coloniale avec l’emploi du béton armé et
des bois exotiques. Sur la façade principale on trouve un bas-relief avec l’allégorie de la France faite
par Janniot. Dans la salle centrale du musée, qui est d’inspiration hispanique, on trouve une fresque
peinte, qui est une œuvre de Ducos de la Haille représentant La France et les 5 continents qui a pour
but de symboliser les échanges entre la métropole et ses colonies. On trouve également la
représentation de la Justice, de la Science ou encore de la Liberté.

2) Le Palais Chaillot

Il est réalisé en 1937 pour l’exposition universelle des Arts et Techniques par les architectes Carlu,
Azéma et Boileau. Dans les années 30, apparaissent des premières interrogations sur l’architecture.
Le Palais Chaillot possède 2 ailes en courbe rappelant celle du Palais du Trocadéro. Entre les 2 ailes
on trouve le parvis des Droits de l’Homme et derrière un bâtiment comportant des inscriptions de
Paul Valéry. Les ailes possèdent également des statues dont une symbolisant les Oiseaux, Flore, la
Jeunesse ou encore le Matin.

3) Le Palais Tokyo

Il est construit en 1937, pour remplacer le Palais du Luxembourg trop exigu. C’est le Nouveau Musée
National d’Art Moderne réalisé à l’occasion de l’exposition universelle. Il est construit après le Musée
d’Art Moderne de Grenoble (qui possède des tableaux de Picasso ou de Matisse). Pour sa
construction, un Concours d’architecture est lancé et 130 plans vont être proposés. Les lauréats sont
Dondel, Viard, Aubert et Dastuge. Au centre du bâtiment on trouve un patio avec une statue de la
France avec devant un miroir d’eau donnant sur un escalier monumental. La décoration est ici aussi
faite par Alfred Janniot. On trouve également des reliefs en bronze par André Bizette-Lindet. Ce
palais contient aussi la Cinémathèque française et le Centre national de la Photographie.

4) Le Palais Léna ou Musée des Travaux publics

Il est inauguré en 1939 bien qu’il ne soit pas achevé. Il possède une entrée en retonde avec une
coupole en verre donnant un éclairage zénithale.

V/ Après 1975, le Musée entre œuvre d’art, entreprise et réhabilitation  :

Après 1975, le marché de l’art s’emballe et on voit de nombreuses constructions et rénovations. On


mise beaucoup sur l’architecture pour l’intégration du bâtiment dans l’urbanisme. Apparaît alors un
renouveau de l’architecture et de la muséographie et une innovation dans le secteur d’activités. Le
but est d’attirer le maximum de spectateurs. A partir des années 80, les musées sont gérés comme
une entreprise, une industrie culturelle de rentabilité. La construction des musées accompagne le
renouveau des villes.

1) Le Centre Georges Pompidou ou Centre Beaubourg

Il est réalisé par Renzo Piano et Richard Rogers en 1971. Il est né de la volonté de Georges Pompidou.
Il est crée pour enrayer le déclin de Paris sur la scène artistique. Il favorise l’interdisciplinarité. C’est
un grand monument représentatif de cette architecture. Le centre est construit sur un ancien îlot
insalubre. Le bâtiment comporte 8 niveaux qui sont chacun des vastes plateaux. La circulation se fait
dans des escaliers placés en façade. Il a été implanté dans une partie insalubre de Paris pour la
redynamiser. D’autres centres Pompidou vont naître en France.

2) Le Musée d’Orsay

A la fin du XXème siècle, on voit la volonté de rénover d’anciens bâtiments. Le 1 er cas est en
Angleterre. En France le premier cas est la rénovation de la Gare d’Orléans (en face du Louvre)
construit pour l’exposition universelle de 1900. Puis nous avons le musée d’Orsay qui était aussi une
gare. Les 2 bâtiments possèdent une grande verrière avec une structure métallique cachée par un
ornement en pierre. La modernité est dans l’emploi du fer forgé. Les musées gardent la nef centrale.
Les musées de province vont aussi être établis grâce à la réhabilitation d’un ancien bâtiment. Par
exemple à Bordeaux, en 1973 le Centre des Arts Plastiques Contemporains qui est institué dans
l’entrepôt Lainé, qui était un ancien entrepôt utilisé pour stocker les denrées coloniales, inscrit à
l’inventaire des monuments historique. La campagne de construction est menée par Denis Valode et
Jean Pistre. La première vague de travaux amène des salles d’exposition et une salle de création pour
les enfants. La deuxième vague entraîne l’apparition d’une réserve, d’une bibliothèque et d’un
restaurant. Et la dernière vague, en 1990, fait venir les œuvres d’artistes contemporains.

La réhabilitation d’un ancien bâtiment peut se faire avec l’association de l’ancien et du nouveau. La
Pyramide du Louvre en est un très bon exemple. Cette pyramide a été conçue par l’architecte sino-
américain Leoh Ming Pei au milieu de la cour Napoléon. De nos jours la Cour Visconti fait l’objet d’un
projet réalisé par l’architecte Ricciotti avec un voile doré recouvrant ainsi le département des Arts de
l’Islam. Cette idée de couverture se retrouve aussi au British Museum dans le hall du musée par
Norman Foster (entre 1994 et 2000) : le hall devient ainsi un espace d’exposition.

3) Le Musée Guggenheim de Bilbao

Ce musée a été construit dans le Pays Basque dans les années 1980. Ce grand projet d’architecture a
été mis en route suite au déclin industriel et touristique. Ce musée est le début de la restructuration
urbaine de Bilbao : toute la ville est repensée. Norman Foster notamment fait le dessin d’une bouche
de métro inaugurée en 1995 qui peut être comparée à un long serpent de verre et d’acier. Le musée
Guggenheim est réalisé par Frank O’Gehry et il se trouve au centre d’un triangle culturel (université,
opéra et musée). Le musée est un objet architectural insolite avec une impression du mouvement. Le
musée se divise en 2 styles de décoration différents avec une distinction côté ville et côté fleuve.
L’entrée du musée s’ouvre sur un atrium de 55m de haut encadré par un ascenseur sous forme
d’écailles de verre. Le musée a 19 galeries sur 3 niveaux placés autour de l’atrium. Ce musée fait parti
du syndrome de l’archistructure qui est une architecture qui éclipse les œuvres d’art.

4) Le musée juif de Berlin

Le musée a été réalisé par Daniel Libeskind et a été inauguré en 2001. L’origine de ce musée vient
d’un concours architectural lancé en 1988. La construction s’est faite entre 1993 et 1998. Ce musée
est sur 3000m² qui retrace l’histoire juive en Allemagne sur 2000 ans. L’architecture incorpore
histoire et mémoire. Le musée est en 2 édifices, un édifice ancien et le nouvel édifice qui présente les
thèmes de l’aléatoire. Ce musée a été construit avec pour but de préserver les arbres du site et le
geste artistique est renforcé par l’emploi de l’inox. Le plan éclaté du musée forme l’étoile de David.
L’éclair, Blitz, rappelle la violence subit par les juifs et les fenêtres représentent des cicatrices. Les 2
bâtiments n’ont pas de lien apparent mais l’entrée se fait seulement par l’ancien musée. L’accès au
deuxième musée se fait par un souterrain, qui fait comprendre que l’histoire allemande et l’histoire
juive sont liées et que c’est marqué dans le sol. Ce passage souterrain met mal à l’aise les visiteurs les
mettant à la place des Juifs. L’architecture bouscule le visiteur dans son quotidien. A tous les étages,
on trouve des puits de béton qui incarne l’absence de l’histoire juive. Par le biais du Jardin de l’Exil, le
visiteur vit un retour à la lumière. Au contraire la tour de l’Holocauste, qui est un puits de béton avec
une fine lumière oblige le visiteur a une introspection personnelle sur la Shoah.

L’expansion des musées attestent la place de la culture dans notre société avec des enjeux
économiques. Partout dans le monde, on voit l’apparition de musées contemporains (exemple  :
projet du Louvre à Abu Dhabi). L’architecture des musées permet l’innovation de l’architecture
contemporaine. Cette architecture est en perpétuel redéfinition.

Pourquoi étudier l’art historique ?


Le symbole est un objet, une image, un mot écrit, un son ou une marque particulière qui représente
quelque chose d’autre par association, ressemblance ou convention. Plusieurs théories proposent
une origine à la pensée symbolique :

1) « Human Revolution » : l’homme serait devenu moderne en 37000 BP en Europe à l’époque


de l’Aurignacien. Ce modernisme est en accord avec les découverts de grottes.
2) « Out of Africa » : les dernières analyses génétiques montre une plus grande diversité
génétique en Afrique et que ses hommes sont anatomiquement moderne (le plus ancien
daterait de 154 000 BP) : l’innovation moderne en Afrique est plus ancienne qu’en Europe.
- Grotte de Blombos (v. 70000 BP, culture des Still Bay, Afrique du Sud) possède le plus
ancien kit de peinture et une plaquette de gravure.
- Klasies Rivers (v.55000 BP)
3) « Multi species » ou « Leopard skin model » : les deux premières théories excluent le
Neandertal. Cette théorie suppose que l’évolution n’est pas continue mais qu’il existe une
alternance entre essais et disparitions (comparaisons avec les tâches de léopard). Pour
arguments les théoriciens utilisent les sépultures des néanderthaliens, les traces de pigments
chez les Moustériens (Europe) et au Middle Stone Age (Afrique). Cette théorie pense que
d’autres êtres que l’homme anatomiquement moderne ont pu avoir une pensée
symbolique).

L’utilisation de l’objet de parure est aujourd’hui universelle avec une symbolique. Au-delà de 135000
BP, il n’existe aucun objet de parure. Les premiers apparaissent au Proche-Orient entre 135000 et
100000 BP sur le site de Skhul. Sur ce site ont été découverts des objets perforés. Mais peut-on les
considérer comme objets de parure ? En effet les poissons, des gastéropodes ou des oiseaux auraient
pu provoquer des perforations.

Le coquillage perforé provient d’une parure si :

- Il y a une action humaine dans la sélection, le transport et l’accumulation


- La trace de fabrication et/ou d’usure
- L’absence de contamination d’autres couches
- L’absence d’interprétations alternatives

Pour prouver cela il y a plusieurs types de méthode comme faire une collection de référence pour
trouver les trous faits par les prédateurs sur une espèce et faire une comparaison avec les
découvertes sur le site (soit l’homme a sélectionné les coquillages soit il a fait les trous lui-même).

Entre 115000 et 82000 BP, sur le site de Quafzeh ont été découverts des Glycymeris sp. La plupart
ont des trous au même endroit et un seul a des traces de pigments. Pour les bivalves il est plus
difficile de savoir si les trous sont naturels ou non.

Entre 91000 et 73000 BP, dans la Grotte des Pigeons, ont été trouvés des Nassarius gibbosulus sur
lesquels on trouve des traces d’un outil lithique (avec un trait à traces à l’intérieur). Cette découverte
est la première preuve réelle de l’objet de parure.

Entre 90000 et 60000 BP, on trouve le même coquillage sur les sites du Maroc et en Algérie. Alors
pourquoi ce même coquillage sur un espace aussi large ?

Vers 75000 BP, les coquillages perforés apparaissent à Blombos Cave en Afrique du Sud (découverte
par Christopher Henshilwood). Des instruments osseux y ont aussi été découverts tout cela sur des
couches du Later Stone Age mais aussi du Middle Stone Age. Les coquillages trouvés se développent
dans l’herbe et l’apparition sur le site aurait pu être expliquée par le transport de l’herbe mais on ne
trouve pas la présence de jeunes coquillages. Pour beaucoup les trous viennent des crabes ou de la
décalcification. Seulement pour les tailles 6 et 8, on sait qu’elles ne sont pas fréquentes
naturellement mais sur le site si. Les trous ont surement été faits avec une pointe en os créant des
micros-écaillements à l’extérieur. Depuis la première analyse du premier lot du Middle Stone Age, 24
autres coquillages ont été ajoutés. De nouvelles questions apparaissent : comment sont-ils attachés ?
la modification de la couleur est elle naturelle ? Est-ce que la taille est importante ?

Les scientifiques ont remarqués que les usures sont différentes entre les couches. Ils procèdent alors
à des tests d’enfilement et ont fait bouger les colliers pour trouver l’usure. L’usure est en fait réalisée
par l’élément physique et un élément chimique. La Méthode « c » correspond aux couches
supérieures avec les coquillages associés par pair et la Méthode « f » correspond aux couches
inférieurs avec les coquillages enfilés en continu.

La couleur noire des coquillages n’est pas naturelle car il n’y a pas de pyritisation. Les coquillages
auraient été chauffés avec des feuilles mais les preuves ne sont pas encore exactes.

La taille dépend de facteurs encore incompris.


Pour conclure on peut dire qu’il existe des différences entre les couches et que le temps voit un
changement de normes. Le changement brutal des normes peut être provoqué par l’envie de se
distinguer, par le changement de celui qu’il faut imiter et un effet de mode.

Après Blombos, il y a un grand vide dans l’évolution entre 70000 BP et 55000 BP  : du par un grand
froid probablement.

Qu'est-ce que l'Art préhistorique :

Art : non définissable


Préhistoire : période avant l'invention de l'écriture (-3005,
Mésopotamie) et le début de l'humanité.

La préhistoire est une discipline très jeune car ce n'est qu'au


cours de la 2eme moitié du XIXe siècle que l'on découvre des
indices de l'existence des hommes préhistoriques et que la
préhistoire commence à être étudié.

Chronologie :

La chronologie est très importante pour les préhistoriens.


Depuis le XIXe siècle il y a eu plusieurs chronologies.

Le danois Christian Jürgensen Thomsen fut le premier à


proposer une chronologie en 1836. Elle était décomposée en
âge de la pierre, âge du bronze et âge du fer.

La méthode de la stratigraphie était utilisée comme méthode


de datation.

Eduouard Lartet en 1861 avec l'usage de la stratigraphie

L'anglais Sir John Lubbock a inventé d'autre termes, le


paléolithique (age de la pierre ancienne/taillée) et le
néolithique (age de la pierre nouvelle/polie

Noms de sites

Gabriel de Mortillet à utilisé des noms de sites pour identifier


des cultures : Acheuléen, Moustérien, Solutréen, Magdalénien,

L'Abbé Henri Breuil en 1912 a identifié une autre culture : les


aurignaciens, premiers hommes anatomiquement modernes.

Dans les années 1960 François Bordes et son épouse à


effectué la typologie de tous les outils, en fonction de ces
outils on peut associer une sorte d'outil à une certaine période.

Néolithique
Mésolithique/Epipaléolithique
Paléolithique supérieur (Magdalénien, Solutréen, Gravettien,
Aurignacien, Châtelperronien)
Paléolithique moyen (Moustérien)
Paléolithique inférieur (Acheuléen)

1949 : datation directe par carbone 14 (14 C)

Paléomagnétisme – Ar/Ar et K/Ar

Chronologie :

En France :
– Paléolithique inférieur (1 000 000 à 300 000 BP)
– Paléolithique moyen (300 000 à 38 000 BP)
– Paléolithique supérieur (38 000 à 10 000 BP)
– Mésolithique/Epipaléolithique (10 000 à 6500 BP)
– Néolithique (6 500 à 3500 BP)

En Afrique :
– Paléolithique inférieur (2 500 000 à 200 000 BP)
– Middel Stone Age (200 000 à 35 000 BP)
– Later Stone Age (35 000 à 200 BP)

Environnement :

Climat : période glacière et période inter-glacière. A une


certaines périodes les glaciers ont pu se propager jusqu'aux
Pays-Bas.

Les animaux ont changé selon les périodes froides ou chaudes.


Nous connaissons les données météorologiques grâce aux
carottes de glace. Depuis le Paléolithique supérieur nous
sommes dans une période glacière. Pendant les périodes
glacières les glaces du pole nord ont bloqué le « Gulf
stream ». Ces cycles sont dus à un système naturel : les
cycles du soleil, par rapport à la position de la Terre sur son
orbite.
La paléoclimatologie.
L'Art préhistorique

Reconnaissance :
• Découverte de l'abri sous roche de La Madeleine
(Dordogne) où Edouard Lartet ( DATE?) a découvert un morceau
de défense de mammouth avec un mammouth gravé dessus.
• Découverte de la Grotte d'Altamira (Espagne) en 1880 par
Marcelino Sanz de Sautuola.

Formes :
• Art mobilier : objets transportables
• Art pariétal : dans les grottes et les abris sur les parois
• La parure : petits objets utilisés comme des bijoux
• Les outils décorés : fonction utilitaire avec une valeur
rajoutée en gravant ou en sculptant de l'art dessus
• Les formes éphémères : instruments de musique et
pigments

Répartition spatiale de l'Art paléolithique :


Surtout dans le sud-ouest de la France et le nord de l'Espagne.

• Grotte Chauvet (Ardèche) 32 000 - 30 000 BP →


Aurignacien
• Grotte d'Altamira (Espagne) 15 000 - 13 000 BP →
Magdalénien (grotte bichrome)
• Grotte de Lascaux (Dordogne) 18 000 - 17 000 BP →
Magdalénien
• Grotte de Font-de-Gaume (Dordogne) 17 000 – 10 000 BP →
Magdalénien (grotte bichrome)
• Grotte de Rouffignac (Dordogne)
• Grotte d'Arcy-sur-Cure (Bourgogne) 33 000-28 000 BP
→ Aurignacien/Gravettien
• Grotte de Cussac (Dordogne) 22 000 BP → Gravettien
• Abri de Cap Blanc (Dordogne) 15 000 BP → Magdalénien

Art mobilier :

• Geissenklösterle (Allemagne, Jura Souabe) : 35 000-30


000 BP → Aurignacien
• Vogelherd (Allemagne, Jura Souabe)
• Dame de brassempouy (Landes) 29 000 - 22 000 BP →
Gravettien
• Höhe Fels (Allemagne, Jura Souabe) 35 000 BP →
Aurignacien
• Willendorf (Autriche) 23 000 BP → Gravettien
• La Marche (Poitou-Charentes) 14 000 BP → Magdalénien
moyen
• Le Mas d'Azil 17 000 – 12000 BP → Magdalénien
• Geissenklösterle (Allemagne, Jura Souabe) 35 000 – 30
000 BP → Aurignacien

Parure :

• Grotte du Renne, Arcy-sur-Cure 39 000 - 36 000 BP →


Châtelperronien

Pourquoi étudier l'Art préhistorique ?


Général : pour caractériser les groupes humains de cette
période... suivre l'évolution de ces caractéristiques au cours du
temps... chercher des régularités/logiques/mécanismes qui
expliquent les données archéologiques.

Particulier : questions spécifiques à chacune des formes d'art


préhistorique... Exemples (seules limites : votre imagination et
l’intérêt de vos citoyens).

Comment étudier l'Art préhistorique ?


Méthodes spécifiques en fonction des formes d'art
préhistoriques étudiées et des questions posées.

Que nous apprends l'Art préhistorique sur l'être humain ?


(Résultats)
• Beaucoup !
• Exemples d'études