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Master Audit Contrôle de Gestion et Système d'Information

L'audit du cycle des immobilisations

Nom: MAAROUF

Prénom: Sara

CNE: 1513378709

ACGSI F.I
Plan:

Introduction:

Chapitre I : Généralité sur les Immobilisations corporelles


1: Définition des immobilisations.

2: Immobilisations VS Charges .

3: les amortissements.

Chapitre II : Méthodes d'évaluation


1: Valorisation à l'entrée.

2: Valeur actuelle.

3:Valeur de bilan (VNC).

Chapitre III : La démarche de l'audit du cycle immobilisations


1: Finalités.

2: Risques liés aux immobilisations.

3: La démarches de l'audit du cycle immobilisations.


Introduction:

Selon l'ordre des experts comptables, l'audit financier a pour objectif de permettre à l'expert
comptable d'attester de la régularité et la sincérité des comptes annuels et de l'image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'entreprise à la fin de l'exercice.

C'est un examen critique permettant de vérifier les informations données par l'entreprise en se
référant à des normes et des références objectives.

Toute mission d'audit passe principalement de quatre phases directrices, à savoir:

La prise de connaissance: elle permet à l'auditeur de prendre connaissance du contexte général


de la société et d'évaluer les principaux risques. C'est au cours de cette étape que l'auditeur met en
place le dossier permanant et rédige le plan de mission.

L'évaluation du contrôle interne: il s'agit de rechercher les différents risques et en apprécier les
incidences possibles sur la nature et l'étendue des travaux. Pour se faire il faut étudier les
procédures de contrôle interne aboutissant à la production des états financiers.

Cette phase permet à l'auditeur d'une part de se focaliser sur les points risqués et d'éviter le
contrôle exhaustif des comptes et d'autre part d'établir un seuil de signification au-delà du quel une
omission, une erreur ou une inexactitude peut affecter la régularité, la sincérité et l'image fidèle
des comptes annuels. La notion de seuil de signification est purement subjective, il relève du
pouvoir de décision du CAC.

L'examen des comptes financiers: cette étape consiste à analyser les comptes de manière plus
précise afin de détecter les anomalies significatives, pour se faire il est utile de valider les
assertions de l'audit qui s'appliquent à chaque poste du bilan et du CPC.

Les travaux qui résultent de cette phase font l'objet d'un dossier qui permet de justifier le
conclusions tirées.

Opinion et rapport: l'auditeur est amener à rédiger un rapport dans lequel il expose son opinion
et les éléments justifiant cette opinion

Le présent travail expose l'audit du cycle immobilisations vu qu'elles sont parmi les comptes les
plus significatifs et qui représentent une grande partie du patrimoine.
Chapitre I : Généralité sur les Immobilisations.

1: Définition.

Pour porter un bien à l'actif du bilan il faut tout d'abord qu'il répond à la définition d'un actif,
puis aux conditions posées pour la comptabilisation d'une immobilisation.

Définition de la notion d'actif:

En comptabilité générale, l'actif représente l'ensemble du patrimoine d'une entité, cet actif se
représente par ordre de liquidité . L'actif d'une entreprise permet de déterminer la valeur
financière en faisant la différence entre ce qu'elle possède et ce qu'elle doit.

Selon l'IAS 01 l'actif est défini comme une ressource contrôlée par l'entreprise du fait
d'événements passés et dont des avantages économiques futurs sont attendus par l'entreprise;
l'avantage économique futur représentatif d'un actif est le potentiel qu'a cet actif de contribuer,
directement ou indirectement, à des flux de trésorerie ou d'équivalents-trésorerie au bénéfice
de l'entreprise.

Définition de la notion d'immobilisation:

Une immobilisation est un bien d'une certaine valeur, que l'entreprise détient et compte
l'utiliser sur une durée supérieur à un an. c'est un élément du patrimoine qui a une valeur
économique positive et qui est censé créer de la valeur. On distingue 3 grandes catégories des
immobilisations: Les immobilisations incorporelles, les immobilisations corporelles et les
immobilisations financières.ces dépenses ne sont pas déduites immédiatement du résultat de
l'entreprise et font l'objet d'un amortissement en fonction de leur durée d'utilisation.

Les immobilisations incorporelles sont des investissements de l'entreprise qui n'ont pas de
substance matérielle, elles augmentent l'actif de l'entité même s'elles ne sont pas des biens
palpables.

Selon l'IAS 16, les immobilisations corporelles sont des actifs corporels qui sont détenus par
une entité soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture des biens ou de services,
soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives et dont on s'attend à ce qu'ils
soient utilisés sur plus d'une période.
Les immobilisations financière sont des actifs financiers d'utilisation durable et elles sont
principalement constituées des titres de participation qui ouvrent droit à une prise de contrôle
ou une prise de participation c-à-d le tissage de liens durables avec une entreprise afin d'en
retirer un avantage économique.

2: Immobilisations VS Charges. .

Ii est souvent bien difficile de faire la différence entre une charge et une immobilisation. Un
auditeur doit être conscient de l'importance de la distinction entre ces deux éléments, vu
qu'une mauvaise imputation pourra avoir un impacte important sur le résultat net.

La définition énoncée dans le premier paragraphe permet de tirer les caractéristiques


suivantes:

 les immobilisations sont identifiables


 procurent des avantages économiques futures
 sont utilisées sur plusieurs exercices

Cependant, les charges son des dépenses qui ne constituent pas un investissement durable, et
qui entraînent une diminution de l’actif net de l’entreprise.

Toutefois il existe des dérogations:

Les éléments non significatifs:

Selon le principe de l'importance significative, les éléments non significatifs ne doivent pas
obligatoirement figurer dans des éléments d'actif . Cependant la notion "éléments non
significatifs" n'est pas précisée par des textes.

Les charges d'entretient et de réparation:

Ces dépenses s'enregistrent normalement dans un compte de charge lorsqu'elles ont pour
objectif de maintenir les avantages économiques futures que l'entreprise attend de ces
immobilisations.

Si ces dépenses entrainent une augmentation de la valeur, prolongation de la duré de vie ou


l'amélioration des avantages futures des immobilisations, elles doivent être immobilisées.
3: les amortissements.

L'amortissement correspond au rythme de consommation des avantages prospectifs inhérents


au bien. Il permet la répartition de l'imputation de la valeur de l'immobilisation sur plusieurs
exercices, et pour qu'un investissement puisse rentrer dans le cadre des amortissements, il doit
perdre de la valeur du fait de son usage, à cause de l'évolution technique ou encore compte
tenu des effets du temps.

La durée d'amortissement est donnée par les impôts. Il est d'usage de les respecter pour ne pas
se voir requalifier l'amortissement excédentaire et par conséquence, le résultat et l'imposition.

A ce niveau là il est utile de bien choisir la méthode de calcule de l'amortissement, car elle
permet d'avantager fiscalement l'entreprise. On distingue trois types d'amortissement:

L'amortissement linéaire: qui permet de constater une dépréciation annuelle constante.


L'avantage économique est équitablement réparti durant certaine période.

L'amortissement dégressif: contrairement à l'amortissement linéaire, un montant important


est déduit au départ puis il devient de moins en moins conséquent chaque année.

L'amortissement exceptionnel: c'est un amortissement accéléré qui permet une déduction


très importante durant une très courte période. Cependant il ne concerne que certaines
fournitures spécifiques.

Chapitre II : Méthodes d'évaluation.

les immobilisations représentent une partie importante de actif de l'entreprise et une mauvaise
évaluation de la valeur de ces immobilisations a une incidence directe sur le calcule du
résultat de la période et sur l'estimation que l'on peut faire du patrimoine de l'entité

1: Valorisation à l'entrée.

les méthodes d'évaluations sont présentées selon le mode d'acquisition de l'actif.

a- Les immobilisations corporelles et incorporelles acquises à titre onéreux.

Le coût d'acquisition est composé du prix d'achat net des rabais et remises, majoré des droits
de douane et des impôts et taxes non récupérables et des charges accessoires d'achat y
afférentes tel que les frais de transport, frais de transit, les charges d'installation et les frais
d'assurance. Cependant, sont à exclure du coût d'acquisition les droits de mutation, les
honoraires et les frais d'acte. Ces frais sont à inscrire en charges à répartir sur plusieurs
exercices et à amortir sur cinq exercices maximum.

Toutefois les frais financiers spécifiques de préfinancement se rapportant à cette période


peuvent être inclus dans le coût d'acquisition avec mention expresse dans l'ETIC.

b- Les immobilisations acquises à titre gratuit .

La valeur actuelle, estimée en fonction du marché et de son utilité


pour l’entreprise

c- Les immobilisations acquises à titre d’apport.

Le montant stipulé dans l’acte d’apport

d- Les immobilisations corporelles et incorporelles produites par l'entreprise pour elle


même.

Elles sont évaluées au coût de production qui se compose du coût d'acquisition des matières
consommées augmenté des charges directes ( MOD, amortissement hors dérogatoire...) et
d'une fraction des charges indirectes à l'exclusion des frais de recherche et développement, les
charges d'administration générale les charges financières. Néanmoins le coût de production
peut comprendre les charges financières qui concernent la période d'étude et de fabrication
avec mention obligatoire dans l'ETIC.

2- La valeur actuelle.

En référence au marché la valeur actuelle est le prix d'achat actuel ou le coût de production
actuel, augmenté des charges accessoires d'achat et d'installation. Toutefois il faut prendre en
considération l'utilité du bien pour l'entreprise et son utilisation future.

3- La valeur du bilan (VNC).

Pour les immobilisations non amortissables la VNC correspond à leur valeur d'entrée.

Pour les immobilisations amortissables la VNC = La valeur d'entrée - ∑ amortissements.

La valeur du bilan correspond à la valeur actuelle dans le cas où celle-ci est notablement
inférieure à la valeur d'entrée.
Chapitre III : La démarche de l'audit du cycle immobilisations.

1: Finalités.

Afin de mener à bien sa mission, tout auditeur doit vérifier un certain nombre d'assertions
permettant de s'assurer que les informations contenues dans les états financiers, et relatives
aux immobilisations, reflètent bien l'image fidèle. Ces assertions sont les suivantes:

 Exhaustivité : s’assurer que l’ensemble des dépenses liées aux immobilisations ont
été comptabilisées.
 Exactitude : les immobilisations sont enregistrées dans les comptes adéquats, une
mauvaise comptabilisation peut entraîner un mauvais calcul des dotations aux
amortissements.
 Séparation des exercices : les mises en service des immobilisations ont un impact
direct sur les dotations aux amortissements. L’auditeur veille à ce que ces
immobilisations soient enregistrées à la bonne période comptable.
 Valorisation : l’estimation de la valeur de l’immobilisation doit faire l’objet d’un
suivi particulier de l’auditeur. Ce dernier doit s’assurer que l’ensemble des frais
immobilisés sont conformes au PCGM.
 Droits et obligations : la société doit tenir à jour le registre des immobilisations, elle
doit aussi effectuer un inventaire des immobilisations afin de s'assurer de leur état
(dépréciation exceptionnelle).
 présentation : chaque immobilisation devrait être rattachée au poste qui lui est
désigné afin que le lecteur ait une idée claire sur les immobilisations de l'entreprise.
 Existence : les écritures comptables sont fondées sur des flux existants.

2: Les risques liés aux immobilisations.

- Risques liés à la réalité:

Comptabilisation des éléments fictifs.

La non comptabilisation des sorties ou pertes des immobilisations.

- Risques lié à l'exhaustivité:

L'entrée des immobilisations non comptabilisées.


La comptabilisation des immobilisation dans un compte de charge.

Les sorties et pertes fictives comptabilisées

- Risques liés à l'évaluation des immobilisations:

La mauvaise imputation des charges liées à l'immobilisation.

La comptabilisation dans la mauvaise période.

La comptabilisation dans le mauvais compte.

3: La démarches de l'audit du cycle immobilisations.

Les immobilisations occupent une place importante dans l'entreprise, elles constituent un
facteur de productions important qui impacte tous les compte du bilan et du CPC. Toutefois
plusieurs risques entourent cette fonction et empêchent son bon fonctionnement si jamais ils
ne sont pas anticipés et maitrisés, c'est ainsi qu'un audit efficace s'impose.

La procédure de l'audit des immobilisations repose essentiellement sur les testes suivants:

SECTION I : LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES:

NATURE DES TRAVAUX A FAIRE

Les acquisitions :
* rapprocher les acquisitions, des pièces justificatives, en vérifiant, les dates, le prix, l'objet,
l'imputation comptable et droit d'enregistrement, classer au dossier permanent les pièces
justificatives.
* S'assurer que les frais remplissent les conditions requises pour être immobilisés.

Passer en revue les comptes de charges en vue de s'assurer qu'aucun élément, à caractère
d'immobilisation incorporelle, n'a été passé en charges.

Les cessions :
* Rapprocher les cessions des pièces justificatives et vérifier les calculs des plus ou moins
values.
* Vérifier la détermination de la valeur comptable nette et la reprise des amortissements ou
provisions.
* Contrôler le traitement fiscal des plus et moins values de cession.
Amortissements :
* Vérifier par sondage les bases, taux et calculs des amortissements.

* Vérifier la permanence des méthodes comptables, et que les taux appliqués sont voisins des
taux admis.
* Vérifier le respect et la bonne application des règles fiscales.

* Vérifier que les comptes totalement amortis, ne figurent plus au bilan de l'exercice qui suit.

Vérifier que toutes les redevances de brevets, licences ont été comptabilisées en profit sur la
bonne période.

Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.

SECTION II : LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES:

NATURE DES TRAVAUX A FAIRE:

S'assurer par examen du tableau des mouvements qu'aucune variation anormale n'est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en cause
les conclusions.

CONTRÔLE DE L'EXISTENCE:

Si la société procède à un inventaire physique il faut:

 examiner les procédures suivies,


 assister à la prise d'inventaire,
 vérifier que le fichier et les comptes sont mis à jour,
 obtenir des explications pour tout écart important.

Si des immobilisations importantes sont détenues par des tiers, appliquer la procédure de
confirmation directe.

Vérifier l'existence physique des actifs importants.

CONTRÔLE DE LA PROPRIETE:

Vérifier les titres de propriété de la société en ce qui concerne les terrains et les immeubles et
s'assurer s'ils sont ou non hypothéqués, ou s'ils ont subi une autre aliénation.

CONTRÔLE DE LA VALIDITE:

Rapprocher les soldes d'ouverture (valeurs brutes et amortissements) avec les soldes de
comptes de l'exercice précédent.
S'assurer que les soldes au fichier des immobilisations correspondent aux totaux inscrits sur le
compte du grand-livre.

Tester l'exactitude des calculs arithmétiques du fichier des immobilisations.

Vérifier l'exactitude des totaux du tableau des mouvements des valeurs brutes et des
amortissements.

ACQUISITIONS:

Vérifier les principales acquisitions de l'exercice physiquement et avec des contrats, procès
verbaux du Conseil d'Administration, des budgets d'investissements et des justificatifs
(commandes, factures, paiements et BL).

S'assurer à propos des acquisitions, que les frais de transport, droits de douane, frais
d'installation et de montage ainsi que la TVA non récupérable ont été inclus dans le coût
d'acquisition de l'immobilisation.

Vérifier que l'entreprise n'a pas passé en charges des éléments constitutifs du prix de revient
des immobilisations (honoraires d'architectes, coût d'installation et travaux d'aménagement
d'un terrain, taxe d'équipement, ...).

Rechercher les dépenses dont l'importance et la nature leur confèrent le caractère


d'immobilisations (attacher une attention particulière en ce qui concerne les "grosses
réparations" susceptibles d'être rejetées par le fisc des charges de l'exercice) et inversement
s'assurer qu'aucune charge n'a été immobilisée.

Au cas où il y a eu production d'immobilisations par l'entreprise, s'assurer que les coûts


imputés sont corrects.

CESSIONS:

Vérifier les principales cessions de l'exercice avec les documents justificatifs (facture,
autorisation, encaissement du prix, certificat de destruction...).

Vérifier que la valeur brute et les amortissements ont été sortis des comptes et du fichier.

Au cas où il y a eu des cessions d'immobilisations, s'assurer que les plus ou moins values
dégagées sont comptabilisées correctement, vérifier l'application des avantages fiscaux.

AMORTISSEMENTS:

Vérifier si la base d'évaluation et les taux utilisés pour l'amortissement sont appropriés,
compte tenu des durées de vie probables des actifs et de leur mode d'utilisation.

Vérifier que les taux utilisés sont les mêmes que ceux de l'exercice précédent. Sinon évaluer
l'impact du changement des taux sur le résultat.
Vérifier que la charge d'amortissement de l'exercice a été correctement calculée et enregistrée.
Vérifier notamment :

 l'application du prorata temporis sur les acquisitions et cessions de l'exercice.


 la dotation sur les immobilisations antérieures.
 la concordance entre le montant passé en charge et les amortissements portés au bilan.

S'assurer du respect de la limitation des amortissements des véhicules de tourisme (60000 DH


par an).

LES SOLDES DE FIN D'EXERCICE:

S'assurer que le compte "immobilisations en cours" ne contient pas des actifs déjà en service.
Comparer les coûts (y compris pour les en-cours terminés pendant l'exercice) avec les
budgets. Expliquer les écarts importants.

Rapprocher les montants immobilisés aux ceux portés sur la déclaration de la patente.

AUTRES PRODUITS ET CHARGES:

Si des immobilisations sont données en location, vérifier, avec les contrats, que tous les loyers
de l'exercice ont été enregistrés.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN:

Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.

Vérifier que les informations qui figurent dans l'ETIC sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

SECTIONIII : LES IMMOBILISATIONS FINANCIERES

NATURE DES TRAVAUX A FAIRE

LES TITRES DE PARTICIPATION:

Obtenir le tableau des mouvements de titres (en nombre, valeur brute et valeur nette) pour
chacune des catégories.

Prendre en considération l'étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures de
contrôle interne pour déterminer l'étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle ils
devront l'être.
S'assurer par l'examen du tableau des mouvements qu'aucune variation anormale n'est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en cause les
conclusions.

CONTRÔLE DE L'EXISTENCE ET DE LA PROPRIETE:

a) Vérifier l'existence physique des titres, ou procéder à une demande de confirmation directe,
si des titres importants sont détenus par des tiers.

Pour les participations qui ne sont pas matérialisées par des titres, prendre connaissance des
documents sociaux et obtenir les extraits certifiés par les dirigeants.

b) En faisant ce contrôle s'assurer que les titres sont au nom de la société et ne portent aucune
mention d'aliénation.

ACQUISITIONS:

Pour les achats, vérifier le paiement et les écritures comptables d'acquisition des titres.

CONTRÔLE DE LA VALIDITE:

a) Général:

Rapprocher les soldes d'ouverture (nombre de titres, valeur brute, provision pour dépréciation)
avec les comptes de clôture de l'exercice précédent.

Rapprocher les soldes de fin d'exercice avec le grand-livre (titres et comptes courants).

Vérifier l'exactitude des totaux du tableau des mouvements de titres, et des analyses de solde
des comptes courants.

b) Comptes courants:

Obtenir le détail des opérations passées en comptes courants par nature et :

a) Analyser les mouvements enregistrés et obtenir les justificatifs appropriés.

b) Comparer les marges facturées avec celles relatives à des opérations similaires effectuées
auprès des tiers.

S'assurer que tous les rapprochements de comptes ont été effectués et que les écritures de
rapprochement ont été correctement comptabilisées.

Vérifier en particulier :

- Les opérations diverses de fin d'exercice,

- Les transferts de fonds entre l'entreprise et ses sociétés apparentées à la fin de l'exercice et au
début de l'exercice suivant.
Analyser les soldes de façon à s'assurer qu'ils sont bien fondés et correctement classés.

Obtenir des confirmations directes de tous les soldes débiteurs et créditeurs.

Porter une attention particulière aux relations commerciales entre société mère étrangère et
filiale marocaine notamment en matière fiscale (imputation du déficit fiscal inter groupe).

CONTRÔLE DE L'EVALUATION:

Vérifier la valeur d'origine d'achat ou d'apport des titres par l'examen des pièces justificatives,

s'assurer que les frais accessoires ne sont pas compris dans cette valeur.

Se renseigner sur les critères retenus pour l'évaluation des titres à la clôture de l'exercice,
examiner les bilan certifiés et les documents présentés aux dernières assemblées et estimer la
valeur mathématique des titres.

Apprécier la justification des provisions pour dépréciation constituées :

si la provision a été constituée par rapport à la valeur mathématique des titres, s'assurer que
cette valeur a été corrigée - s'il y a lieu - pour tenir compte des sur ou sous-évaluations des
actifs ou passifs de la société émettrice des titres.

Si la valeur mathématique de fin d'exercice fait apparaître une diminution de la valeur par
rapport à la valeur d'origine, et si une provision pour constater cette diminution n'est pas
constituée en raison d'une valeur estimée (valeur de négociation éventuelle ou valeur d'usage),

s'assurer qu'une explication est donnée dans les notes aux états financiers.

S'assurer que les plus-values basées sur la valeur probable de négociation n'ont pas été
constatées au bilan.

Vérifier que les montants à payer ou à recevoir en monnaies étrangères ont été convertis aux
taux appropriés.

Si des titres ont été vendus après la clôture de l'exercice, comparer le prix de cession à la
valeur nette dans les livres à la clôture.

CONTRÔLE DES REVENUS ET DES GAINS OU PERTES SUR LES


TRANSACTIONS:

S'assurer que les revenus inscrits aux états financiers se rattachent à l'exercice : rapprocher ces
revenus des dividendes déclarés par les sociétés émettrices des titres.

Vérifier l'encaissement des revenus.

Pour les cessions, vérifier l'encaissement du prix de vente, les calculs des plus ou moins
values, la réintégration des provisions antérieurement constituées, ainsi que les écritures
comptables de sortie.
Rapprocher les montants figurant au compte de résultat avec :

a) le grand-livre,

b) les montants figurant sur le tableau des mouvements de titres.

Rapprocher les dotations et reprises de provisions pour dépréciation des comptes courants avec
les mouvements au bilan.

Relever les participations nouvelles dont il doit être fait mention dans les rapports du conseil
d'administration.

Vérifier le tableau des renseignements concernant les filiales et les participations.

Vérifier si les participations ont dépassé au cours de l'exercice 10 % du capital d'une société et
si un avis a été donné à la société en cause.

S'assurer qu'il n'y a pas de participations croisées directes ou indirectes (réciproques,


triangulaires, ...).

PRETS:

Obtenir les contrats des principaux prêts nouveaux.

Examiner les procès-verbaux du conseil d'administration (décision, autorisations).

Etablir un tableau de variation des prêts durant l'exercice.

S'assurer que les écritures sont conformes aux tableaux d'amortissements des prêts.

Vérifier les mouvements de trésorerie (encaissements ou paiements).

Examiner l'évolution des produits financiers sur plusieurs exercices .

Valider le rapport existant entre les produits financiers et les prêts figurant au bilan.

Procéder aux confirmations directes des prêts auprès des principaux intéressés.

Se faire communiquer les contrats de prêts pour s'assurer de leur concordance avec les soldes
des comptes.

Vérifier que ces prêts sont enregistrés uniquement pour le principal.


Calculer théoriquement à partir des conditions de chaque prêt :

- les intérêts courus au début de l'exercice (et non encaissés).

- les intérêts reçus durant l'exercice.

- le montant des intérêts courus à la fin de l'exercice.

Comparer les montants obtenus à ceux de la comptabilité et justifier les écarts.

Si certains prêts ne sont pas remboursés aux échéances prévues, vérifier s'il y a nécessité de les
provisionner.

Vérifier que les prêts en monnaies étrangères ont bien été comptabilisés pour leur valeur au
cours du jour (avis de crédit bancaire).

S'assurer que les ajustements nécessaires pour tenir compte des cours de clôture ont été faits et
que les pertes latentes ont été provisionnées.

Calculer les intérêts sur les comptes courants tels qu'ils résultent des conventions et les
comparer avec les chiffres portés en comptabilité.

Contrôler la régularité des comptes courants des associés et des administrateurs.

III - DEPÔTS ET CAUTIONNEMENTS

Vérifier le solde du compte avec les pièces de base.

Se faire justifier les cautionnements fournis et s'assurer qu'ils sont conformes à l'objet social.

Pour les loyers payés d'avance, se référer aux stipulations des baux.

Contrôler que tous les dépôts et cautionnements sont réels et justifiables (et que notamment
il n'aurait pas été procédé à une demande de remboursement de certains dépôts ou
cautionnements relatifs à des opérations qui auraient été depuis lors abandonnées).