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I.

INTRODUCTION
Le présent document constitue le dossier projet élaborée par la société
PARADAIS AGRO BIO afin de louer un terrain agricole d’une superficie de 50 Ha.
Parmi les filières concernées par le Plan Maroc Vert figure la tomate
industrielle. Il table sur une production de tomate industrielle de l’ordre de 700.000
tonnes d’ici 2020.
Le projet tente donc de répondre aux attentes du Plan Maroc Vert qui prévoit
le développement de la filière de la tomate industrielle autour de la valorisation de la
production par la mise en place d’un projet de production et de commercialisation
des tomates séchées naturellement au soleil. Lequel contribuera au développement
de la zone, à la dynamisation du marché de l’emploi et au transfert de techniques
modernes de conduite et de gestion dont devraient bénéficier les autres producteurs de
la zone.
II. PROMOTTEUR
Notre entreprise est une société italo-marocaine spécialisée dans la
conservation, valorisation et commercialisation des produits agricoles notamment la
tomate séchée directement au soleil.
Grace à notre expérience, de 32 ans, dans le domaine, nous avons constitué
des relations fortes avec les débouchés potentiels et ceci va faciliter l’écoulement de la
production.

III. OBJECTIF DU PROJET


- Notre objectif est de produire des tomates séchées de première qualité pour le marché
international par la supervision et le contrôle de toutes les étapes de la tomate séchée
au soleil de la récolte à la production.
- Notre entreprise vise aussi de mettre en place des contrats de culture avec les
agriculteurs de la région désirant adhérer au projet. Ces derniers seront nos partenaires
et bénéficieront de notre accompagnement et contrôle depuis la semence jusqu’à la
récolte (Approvisionnement des producteurs en matières premières). Nous mettons
tout en place afin de construire avec nos partenaires des relations fortes et sur le long
terme.
IV. JUSTIFICATION DU PROJET
- Les tomates séchées au soleil sont les plus appréciées et les plus demandées sur les
marchés internationaux. Il existe une demande croissante pour l’exportation des
tomates séchées. L’évolution remarquable de la production et des exportations en
témoigne. Toutefois cette activité va permettre l’évolution positive de la filière de la
tomate et par la suite conquérir de nouveaux marchés à l’exportation où des traditions
de consommation et d’utilisation de la tomate séchée existent.
- Les potentialités de la région offre des opportunités d’investissement importantes en
matière de production des produits dérivés de la tomate dont la demande aujourd’hui
est de plus en plus forte au niveau national et international. Parmi les produits les plus
demandés de cette industrie, on retrouve bel et bien la tomate séchée.
- Par la mise en place d’une unité de séchage direct de la tomate au soleil, notre projet
va certainement parer aux problèmes et lever les contraintes dont souffre la tomate
industrielle au niveau de la région à savoir les pertes liées au transport et à la récolte,
l’excès de fruits mûrs et par la suite le problème de pourriture des fruits à la récolte.
- En outre, le développement de cette activité au Maroc va permettre d’ouvrir de
nouveaux horizons d’écoulement pour la tomate.

V. CHOIX DE LA REGION
Moult atouts sont derrières le choix de la région en l’occurrence:
- La région est connue par la qualité des produits qui y sont cultivés et par son
ensoleillement idéal et favorable pour une telle activité.
- Les conditions climatiques et édaphiques sont favorables pour atteindre des  niveaux
de rendements dépassant les 110 T/Ha avec un maximum de 220 T/Ha réalisé en
2009/2010.
- Le développement de l’irrigation localisée au niveau du périmètre et le grand projet
de reconversion en goutte à goutte permettent à la culture d’atteindre un potentiel
de 1000 Ha sous irrigation localisée dans les prochaines années.
- La culture est caractérisée par un  cycle court allant de  Mars à Août.
- Le séchage de la tomate exige un climat chaud à fort ensoleillement, beaucoup de
main d’œuvre et une production importante de tomate de saison. Ces conditions
existent au Tadla qui pourrait devenir un site privilégié de production de tomate
séchée.

VI. MARCHE DE LA TOMATE SECHEES


1. Situation mondiale :
Il existe très peu d’informations sur la tomate séchée au niveau
international. Généralement les grands pays producteurs de tomate (USA, Italie,
Espagne, Turquie….) produisent de la tomate séchée.
A titre de comparaison, la Turquie qui est le quatrième producteur mondial de
tomate avec 1.5 millions de tonnes/an, a produit 4.000 tonnes de tomates séchées
destinées en grande partie à l’exportation.
L’Italie par ses traditions culinaires est le plus grand consommateur de
tomate séchée dans le monde, c’est aussi un important producteur et importateur de
tomate séchée.
Les pays de l’Amérique latine comme le Chili, le Brésil, le Mexique,
produisent et consomment de la tomate séchée.
Le marché de tomate séchée en Europe est estimé en 2004 à 20.000 tonnes.
L’Italie consomme 10.000 tonnes, la France (2000 tonnes) et le reste est réparti entre
la Grèce, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique (source AMITOM)
Pour faire une comparaison internationale, nous nous sommes basés sur la
filière mondiale de la tomate d’industrie. A l’échelle mondiale, la production
annuelle de tomate en tant que produit frais représente environ 100 millions de tonnes.
Toutefois, sur ces 100 millions de tonnes, plus du quart est destiné à la transformation
industrielle, ce qui place la tomate au premier rang des légumes transformés. Ainsi,
plus de 26 millions de tonnes de tomates sont traités annuellement dans des usines
appartenant aux plus grands enseignes de l’industrie agroalimentaire mondiale.
Les principales régions de production sont situées dans les zones tempérées
proches du 40ème parallèle Nord Sud. L’essentiel de la production est cependant
localisé dans l’hémisphère Nord,qui transforme en moyenne plus de 91 % du total
mondial entre les mois de juillet et décembre, les 9% restant sont traités entre janvier
et juin dans l’hémisphère sud. Le Brésil fait exception,étant le seul pays de
l’hémisphère sud à transformer plus d’un million de tonnes par an et cependant la
saison de production de l’hémisphère Nord.
Malgré la présence d’une filière industrielle de la tomate dans de nombreux
pays, la production est fortement concentrée et les 8 gros pays producteurs
représentent en moyenne 80% de la production annuelle mondiale. La production
moyenne de ces pays entre 1999 et 2004 était de :
Californie (9.42 millions de tonnes)
Italie (4.87 millions de tonnes)
Espagne (1.43 millions de tonnes
Turquie (1.33 millions de tonnes)
Chine (1.2 millions de tonnes)
Brésil (1.16 millions de tonnes)
Grèce (1.08 millions de tonnes)
Portugal (923 000 tonnes)
Tunisie (820 000 tonnes)
En termes commerciaux, les volumes d’échanges et les chiffres d’affaires
placent également la filière mondiale de la tomate d’industrie parmi les acteurs
prépondérants de l’agroalimentairemondial. Le concentré constitue le premier dérivé
de la tomate, tant en production qu’encommercialisation : les exportations annuelles de
concentré générant plus de 510 millions USDsur 630 millions USD que représente ce
marché.
Cette importance incontestable de la tomate d’industrie se fait aussi sur le
développementrégulier de la consommation observé depuis une vingtaine
d’années.Dans certains pays à fort niveau de vie, la consommation de la tomate se
situe, en moyenne parhabitant, entre 20kg par an dans les pays européens et 50 kg par
an en Tunisie. Les chiffresobtenus dans d’autres pays (25 kg/hab. /an Canada 35 kg
/hab. aux USA) confirment l’importance de la place réservée aux produits de la
tomate dans de nombreux régimes alimentaires.
Sur l’ensemble de ces zones géographiques, les taux de croissance de la
consommation, même différents d’un pays à l’autre, sont orientés à la hausse depuis
plusieurs années et motivent probablement l’émergence de nouveaux pays
producteurs. Certains d’entre eux ont lourdement investi ces dernières années dans
cette filière, comme la Chine, et sont devenus capables, en quelques années, de
remettre en cause la prépondérance pourtant bien établie des principaux producteurs
que sont la Californie et l’Italie.

2. Situation au Maroc :
Le plan Maroc Vert table sur une production de tomate industrielle de l’ordre
de 700.000 tonnes, soit l’équivalent de 100.000 tonnes de concentré. L’essentiel de la
production industrielle est destinée à la transformation en concentré et dérivés.
Pour le moment, le Marocain consomme ½ kilo par habitant et par an. Un
niveau très en dessous de ceux observés ailleurs: 72 en Grèce, 38 en Espagne et en
Italie et 18 en France.
Au Maroc, les principales régions de production de la tomate industrielle sont
le Gharb et le Loukkos. Quant à la région du Tadla, les
superficies occupées par la culture de la tomate industrielle ont connu des variations
importantes d’une campagne à l’autre depuis l’année 2009 comme le montre le
graphique ci-après.
Les niveaux de réalisations les plus élevés en matière de superficie sont
enregistrés durant les campagnes agricoles 2009/10 et 2010/11 avec respectivement
514,5 Ha  et 892 Ha.

   
 
On note une variation des rendements moyens allant de 77 T/ha à 109 T/ha,
cette variation est due essentiellement aux variétés exploitées et au degré de maitrise
du train technique de cette spéculation nouvelle pour les agriculteurs.
A ce niveau, on note également que La zone de l’ORMVA du Tadla dispose
d’un potentiel important de production de la tomate industrielle. A titre d’exemple, un
rendement de 220 T/ha a été obtenu dans la zone de Béni Amir au titre de la campagne
2009/2010.
- Commercialisation des produits fabriqués :
Les prix moyens de vente de la production sont :
 Tomate industrielle (culture libre) : 1,00 à 1,20 DH/Kg
 Tomate industrielle (sous contrat): 0,60 à 0,80 DH/Kg 
- Rentabilité de la culture :
Recettes  
* Rendement moyen (T/ha) 97
* Prix unitaire (Dh/kg) 0,8
 * Valeur de la production (DH) 77600
Marges  
* Marge brute 40450
 * Marge nette 35650
- Valeur ajoutée 50650

- Infrastructures existantes :
Trois sociétés de transformation opéraient au niveau de la région ; il s’agit des
sociétés : AICHA, DOHA et LUKKUS mais ne disposant pas d’unités de
transformation sur place ce qui provoquent des pertes importantes lors du transport de
la production vers les unités de transformation.
 Au cours des 3 dernières campagnes seule la société Aicha a opéré au niveau
de la région et projette de créer une unité sur place dans le cas où les superficies
réalisées augmentent et justifient l’implantation d’un tel projet.
      -  Une unité à Agadir avec une capacité de 280 T/J (DOHA);
     -  Une à Sidi Allal Tazi avec une capacité de 250 T/J (DOHA);
    -  Une à Larache (CIL) avec une capacité de 600 T/J (Location).
Au Maroc, la consommation de tomate sèche est très faible sinon négligeable.
La production de tomate séchée est plutôt orientée essentiellement vers l’exportation.

VII. PRESENTATION DU PROJET


1. Schéma du projet :
Nous envisageons mettre en place un projet de production, de valorisation et
de commercialisation de tomate séchées directement au soleil au niveau du périmètre
du Tadla dont les principales composantes sont :
a. En amont :
Afin de doter l’unité de séchage et de conservation en produit de qualité et
pour assurer un approvisionnement continu et régulier nous tablons sur :
- L’unité de production de la tomate industrielle : il s’agit d’un terrain agricole d’une
superficie de 50 ha à louer pour cultiver et produire de la tomate fraiche destinée au
conserve par séchage direct au soleil ;
- La réalisation de la tomate sous contrat avec les agriculteurs de la région : 50 ha
est prévu comme objectif.
b. En aval :
Aussi, nous projetons mettre en place une unité de séchage directe au soleil de
la tomate d’une capacité de traitement de 10000 tonnes de tomate fraiche soit une
capacité maximale de production de 1000 tonnes de tomates sèches.
En outre, nous comptons offrir plus d’avantages à nos partenaires en
l’occurrence l’approvisionnement en matière de production et l’accompagnement
technique.
L’organisation conçue ainsi pour le présent projet est schématisée comme
suit :

VIII. CONDUITE TECHNIQUE ET NORMES DE PRODUCTION


1. Production des tomates fraiches
1.1. Semis, plantation et travail de sol :
La dose de semis est de 1-3 kg/ha pour un semis direct et 80-100 g/ha pour un
semis en pépinière. Le stade de repiquage en place définitive est 6-7 feuilles.
Il est conseillé d'utiliser les plateaux alvéolés (35 cm x 60 cm) pour confectionner
le semis (7 x 11 = 77 mottes/plateau et 300 plateaux/ha). Le sol est d'abord couvert par
un paillage plastique, en préférence noir ou vert afin d'éviter les mauvaises herbes et la
contamination des racines des plantules par le sol. Après remplissage des alvéoles par
de la tourbe, le semis est effectué avec précision à raison d'une graine par alvéole; il
est recommandé de couvrir les plateaux, initialement disposés en bandes jumelées,
avec un film plastique transparent fin (20 microns). Ce plastique sera enlevé après la
germination des semences. Durant la période de germination-levée, les soins donnés
aux plantes sont les suivants: arrosages à l'eau claire, pulvérisation d'engrais foliaires
et traitements contre les ennemis de la culture (fongicide et insecticide). Une
surveillance particulière des rongeurs (souris et rats) doit être effectuée depuis le semis
à la levée; la dose de semis doit être majorée en cas de présence des rongeurs.
Pour la plantation, dès l'installation de la pépinière, il faut commencer à préparer
le terrain pour recevoir les plantules. Le terrain doit être labouré et nivelé. La période
de plantation est allongée de mi Mars à mi Juin. La densité de plantation est de 30 à
33000 plants/ha. L'arrangement des plantes sur le terrain est de 1,2 m x 0,25 m en
lignes simples et en irrigation gravitaire; il est de 2,4 m x 0,25 m en lignes jumelées en
irrigation localisée.

1.2. Irrigation, soins culturaux et lutte phytosanitaire


L'irrigation doit être continue durant le cycle cultural. Il faut éviter les à-coups
d'apports d'eau afin de sauvegarder la vigueur des plantes et la qualité des fruits formés
(lutte contre la pourriture apicale). Les besoins en eau de la culture peuvent être
couverts par des apports de 25% des besoins globaux durant la phase végétative, 50%
durant le pic des cueillettes et 25% à la dernière phase des cueillettes. Le sol doit être
toujours porté à sa capacité au champ. Une erreur dans la conduite de l'irrigation
provoque l'éclatement des fruits et leur exposition à la nécrose apicale.
Avec un équipement supplémentaire (pompe doseuse et bacs), il est facile
d'introduire la fertigation dans l'exploitation. Les apports d'eau et des éléments
minéraux seront assurés avec une cadence permettant à la culture de se développer
convenablement; les pertes de fertilisant par lessivage seront également portées à leur
minima.
Les soins donnés à la culture sont le remplacement des manquants après
plantation, le désherbage, le buttage et le binage. Il faut surveiller les pucerons,
l'héliothis, les acariens en temps chaud et les maladies cryptogamiques. Les
traitements phytosanitaires doivent être appliqués d'une manière préventive afin
d'éviter l'attaque de tout agent pathogène. Il faut, cependant éviter l'excès afin de
sauvegarder l'environnement et d'économiser les charges. Les produits phytosanitaires
doivent être choisis de différentes matières actives afin d'éviter le phénomène
d'accoutumance aux ennemis de culture.

1.3. Fertilisation
Les doses de l'apport de fond doivent être déterminées en fonction de la richesse
du sol (connue par analyses chimiques); généralement on n'apporte rien; toute la
fumure est fournie en couverture. Certaines conditions obligent les agriculteurs à
effectuer un apport de fond; c'est en cas de pluie prolongée rendant le terrain
impénétrable sur une longue période après plantation (près d'un mois). Le démarrage
de la croissance de la plante est meilleur lorsqu'elle trouve des matières nutritives dans
la rhizosphère.
Dans la région de Belksiri, les agriculteurs apportent 300 kg/ha du (18-46-0) ou 3
à 4 q/ha de l'ASP (19-38-0); le sol étant très riche en potasse. Au cours de la culture, la
fumure de couverture est constituée de 120 à 150 kg/ha de P2O5 sous forme de MAP
en cas de fertigation ou d'ASP ou du (18-46-0) en cas du gravitaire. Cette dose est
fournie pendant le premier mois de la culture avec de faibles doses de N (50 à 60 kg/ha
sous forme d'ammonitrate). A partir du stade 30 JAP, 3 à 5 q/ha d'ammonitrate doivent
être fournis selon la richesse du sol en matière organique. De même, des pulvérisations
d'engrais foliaires doivent être appliquées régulièrement tous les mois ou en cas de
nécessité (Calcium contre la nécrose apicale en phase de grossissement des fruits).
Lorsque la fertigation est utilisée, les mêmes doses peuvent être apportées en les
divisant par un certain nombre de jours afin de les adapter aux apports quotidiens.
--La tomate est une plante vorace. Comme fumure de fond, on apporte 30-40 T/ha de
fumier + 50 kg/ha de N + 120 kg/ha de P2O5 + 120 kg/ha de K2O. En couverture, on
apporte 40 kg/ha de N + 60 kg/ha de P2O5 + 30 kg/ha de K2O à la mi-croissance et 30
kg/ha de N + 40 kg/ha de K2O à l'apparition du premier bouquet et à sa maturité. –

1.4. Récolte, manipulation du produit et conditions d'une bonne conservation


La récolte peut faire l'objet de 3 à 4 cueillettes échelonnées sur 1 à 2 mois. Les
fruits cueillis doivent être manipulés avec soin afin d'éviter leur blessure. Le
rendement varie de 40 à 120 T/ha, selon la qualité de l'entretien consacré à la culture et
selon les conditions climatiques (le chergui hâte la maturation, la groupe et réduit
fortement la fermeté des fruits, ce qui diminue énormément les chances de la réussite
de la récolte; lorsque le chergui est fort et prolongé, aucun fruit ne peut être cueilli; le
rendement est alors nul, malgré la charge de la plante en fruits). Au moment de la
récolte, le transport à l'usine pose souvent problème. En effet, le camion doit être
disponible afin d'éviter des pertes éventuelles suite au caractère périssable des fruits de
la tomate. Presque tous les agriculteurs produisent en même temps, ce qui augmente la
chance de rencontrer des problèmes de transport.
--  La récolte a lieu lorsque les fruits deviennent mûrs (rouges). En général, au Maroc,
on fait 3-4 passages, espacés de 4-7 jours entre eux. La période de cueillettes dure
alors près d'un mois. Il faut donc choisir des variétés à maturité groupée. Dans d'autres
pays, la récolte est unique; elle est effectuée par une machine récolteuse détruisant les
plantes. Il n'y a ni triage, ni conditionnement. Le produit est rapidement acheminé à
l'usine de transformation (conserveries pour mise en boites, jus...). Des unités de
séchage utilisent le produit pour le transformer en poudre sèche ressemblant à la
paprika. Il est alors traité par de grands séchoirs avant de l'emballer et l'expédier à
l'étranger. --
1.5. Moyens matériels : (engins agricoles, moyens de transport….)

1.6. Moyens humains :


La culture de tomate requiert des soins constants effectués manuellement
étalés tout au long de l’année, en l’occurrence : l’entretien du sol, la pratique d’engrais,
les traitements phytosanitaires et notamment la récolte. Ce qui nécessite de faire appel
à une main d’œuvre occasionnelle durant chaque campagne agricole.

2. Séchage directe de la tomate au soleil


2.1. Procédé de séchage au soleil :
Le séchage au soleil et à l’air libre des denrées alimentaires est une pratique de
conservation très ancienne, simple et naturelle, pour les consommer ultérieurement. Il
demande une superficie importante de 5000 à 10000 m² de terrain nu.
Les tomates, après réception, sont lavées pour en garantir l’hygiène, puis triées
manuellement pour éliminer celles de mauvaise qualité. Après, les tomates sont
coupées en deux (manuellement ou par une machine automatique) puis saupoudrées de
sel et mises à sécher au soleil.
Pour le séchage, on utilise des filets à mailles fines, placés sur des treillis à un
mètre du sol afin de permettre la circulation de l’air et d’empêcher la formation
d’humidité due à l’évaporation de l’eau contenue dans les tomates. Une fois séchées,
elles sont de nouveau lavées et triées afin d’éliminer toute impureté déposée lors de
l’exposition à l’air libre. Par la suite les tomates sont séchées dans un séchoir à air
chaud afin d’éliminer l’eau de lavage et de les rendre uniformes. Ensuite elles sont
ramassées, mises dans des caisses en carton puis placées dans des chambres
frigorifiques à une température de 4 à 5° C pour être conservées avant leur expédition.
Un contrôle de qualité est effectué sur place pour s’assurer de l’absence de
micro-organismes et de corps étrangers.
2.2. Principaux équipements :
Les principaux équipements nécessaires pour l’exploitation d’une unité de
séchage de tomate au soleil sont :
- une laveuse de tomate ;
- une chaîne de triage de tomate pour éliminer les tomates de mauvaises qualités
(cette opération se fait manuellement) ;
- une machine pour couper longitudinalement les tomates en deux (cette opération
peut se faire manuellement) ;
- des caisses de ramassage en plastique ;
- des treillis et des filets à nœuds finis pour l’exposition des tomates au soleil ;
- Pont bascule (10Tonnes) ;
- Une chambre frigorifique ;
- un bâtiment de 400 m² couverts ;

2.3. Capacité de l’unité de séchage :


Compte tenu des objectifs attendus en matière de superficie et rendement et en
partant des hypothèses suivantes :
Production
Superficie Production tomate
  RDT (T/Ha) tomate séchée
(Ha) fraiche (tonne)
(Tonne)
Tomate Cultivée par la société 50 100 5000 500
Tomate Réalisée sous contrat 50 100 5000 500
Total 100 100 10000 1000

La production maximale de tomate fraîche à sécher (en période de croisière)


est de 10000 tonnes. L’activité de séchage s’étalera sur une période de trois mois (90
jours). Donc, on optera pour une capacité maximale de séchage de 111 tonnes/jour.

2.4. Capacité de production du projet :


La capacité de séchage de l’unité est fixée à 10000 tonnes de tomates fraiches
par saison, soit 1000 tonnes de tomates séchées. Sachant que le rendement est 1/10,
c’est-à-dire pour produire 1kg de tomate séchée il faut 10 kg de tomates fraiches.
On considère que l’adhésion sous contrat des agriculteurs sera progressive et
on prévoit le calendrier de fonctionnement suivant:

  1ere année 2eme année 3eme année 4eme année 5eme année
Taux d'utilisation de la capacité 15% 25% 35% 45% 55%
Matière première nécessaire en Tonne 1500 2500 3500 4500 5500
Production tomate séchée (Tonne) 150 250 350 450 550

  6eme année 7eme année 8ème année 9ème année 10ème année
Taux d'utilisation de la capacité 65% 75% 85% 95% 100%
Matière première nécessaire en Tonne 6500 7500 8500 9500 10000
Production tomate séchée (Tonne) 650 750 850 950 1000

2.5. Ressources humaines


Ce genre de projet nécessite une main d’œuvre saisonnière importante compte
tenu de la nature de l’activité. On estime le nombre de main d’œuvre occasionnelle
nécessaire :
- Pour produire de la tomate fraiche industrielle au champ :
Main d'œuvre Unité de production tomate fraîche/ha :
Opérations Nbre d'ouvrier/ha Nbre de jours Total
Plantation 15 1 15
Traitement Insecticide 1 4 4
Traitement Fongicide 1 3 3
Traitement acaricide
Binage 10 1 10
Récolte 15 4 60
Total1 42 13 92

à cela s’ajoute une personne qui va s’occuper de l’irrigation tout au long du cycle de la
tomate :
Opérations Nbre d'ouvrier/ha Nbre de jours Total
Irrigation 1 120 120

- Pour sécher 111 tonnes de tomates fraiches par jour et durant 03 mois d’activité   :
Main d'œuvre Unité de séchage :
Spécialité Nombre Durée en jours Total
Chauffeur 1 90 90
Lavage 3 90 270
Triage 3 90 270
Coupe 10 90 900
Ramassage champs 2 90 180
Exposition au soleil 6 90 540
Total 25 90 2250

S’ajoute à cela 01 personne permanente qui va s’occuper du gardiennage.


A noter que le personnel sera formé sur place sur les techniques de
préparation, de manutention, de séchage et d’hygiène.
IX. ANALYSE FINANCIERE
1. Investissements physiques
Le programme d’investissement physique est présenté comme suit :
Désignation Coût (dh)
Aménagements hydrauliques (50 Ha) 1500000
Equipements de l'unité de séchage  510000
Bâtiments et génie civil 320000
Moyen transport 130000
Engins agricoles 255000
Total 2715000

Le besoin en fond de roulement est évalué à 2 283 600 Dh. Il est composé
essentiellement par les charges opérationnelles inhérentes à la production de la tomate
fraîche ainsi que celles liées à l’accompagnement des agriculteurs contractuels.
Tenant compte des charges de fonctionnement du projet durant sa première
année (fond de roulement), le coût d’investissement sera de l’ordre de 4 998 600 Dh :
Investissement physique (Dh) 2 715 000
Fond de roulement (Dh) 2 283 600
Total (Dh) 4 998 600

2. Financement du projet
Désignation Valeur (dh) Taux
Investissement 4 998 600 100%
Autofinancement 4 998 600 100%

3. Données d’exploitation prévisionnelles


3.1. Chiffre d’affaire :
En tenant compte, d’un prix moyen à l’exportation de 30dh/kg de tomate
séchée et en se référant au calendrier du fonctionnement préétabli au départ,
l’évolution du chiffre d’affaires prévisionnel durant les 10 premières années est donné
comme suit :
  1ere année 2eme année 3eme année 4eme année 5eme année
Production tomate sèche (Tonne) 150 250 350 450 550
Pix de vente (Dh/T) 30000 30000 30000 30000 30000
Chiffre d'affaire (Dh) 4500000 7500000 10500000 13500000 16500000
  6eme année 7eme année 8ème année 9ème année 10ème année
Production tomate sèche (Tonne) 650 750 850 950 1000
Pix de vente (Dh/T) 30000 30000 30000 30000 30000
Chiffre d'affaire (Dh) 19500000 22500000 25500000 28500000 30000000

3.2. Achat de la matière première :


La principale matière première est la tomate fraiche de saison, bien mûre, de
couleur rouge foncé et adaptée au séchage. Ceci concerne, l’approvisionnement en
tomate auprès d’agriculteurs contractuels.
Le prix moyen d’achat de la tomate fraîche réalisée sous contrat : 0,8 dh/kg :
  1ere année 2eme année 3eme année 4eme année 5eme année
Tomate fraiche sous contrat (T) 500 1000 1500 2000 2500
Prix (dh/T) 800 800 800 800 800
Coût total (Dh) 400000 800000 1200000 1600000 2000000

  6eme année 7eme année 8ème année 9ème année 10ème année
Tomate fraiche sous contrat (T) 3000 3500 4000 4500 5000
Prix (dh/T) 800 800 800 800 800
Coût total (Dh) 2400000 2800000 3200000 3600000 4000000

3.2. Facteurs de production :


Les charges imputées aux facteurs de production végétales en Dh sont estimés
comme suit :
  1ere année 2eme année 3eme année 4eme année 5eme année
Coût production Tomate fraîche (Dh) 1010500 1515750 2021000 2526250 3031500

  6eme année 7eme année 8ème année 9ème année 10ème année
Coût production Tomate fraîche (Dh) 3536750 4042000 4547250 5052500 5052500

3.2. Charge du personnel :


Le récapitulatif des frais du personnel est présenté comme suit :
  1ere année 2eme année 3eme année 4eme année 5eme année
Frais du personnel (Dh) 175600 244100 312600 381100 449600

  6eme année 7eme année 8ème année 9ème année 10ème année
Frais du personnel (Dh) 518100 586600 655100 723600 733600
3.2. Charge externes :
3.3. Amortissement du matériel et des constructions :
3.4. Autres charges :
4. Compte des produits et charges (CPC) :
- Nombre d’unité de transformation de la tomate industrielle,
- La production nationale,
- Part de la production de la tomate séchée surtout naturellement au soleil par
rapport à la production totale de la tomate industrielle,
- Place de l’activité de séchage de la tomate au niveau de l’industrie de
transformation de la tomate,
- Place du Maroc au niveau mondial (production tomate, industrie tomate, tomate
sèche…)
- Consommation de la tomate sèche au niveau mondial et au niveau du Maroc…
Pour l’année ….., les exportations ont atteint …. tonnes pour une production totale
de ….. tonnes totalisant un taux d’exportation de …%, ce qui confirme
l’importance de l’exportation pour cette spéculation.
La campagne de production de tomate de saison démarre ………..et se termine
……... Le pic de la production se situe au mois de……..
Le séchage de tomate est une activité saisonnière, pour rentabiliser davantage les
investissements, il est conseillé de traiter d’autres produits tels que les ……..
- Principales entreprises
L’activité de séchage de tomate compte actuellement ….. unités industrielles
implantées
L’activité compte environ 1200 emplois en grande majorité saisonnière. La
plupart des unités ne
travaillent que durant la saison de tomate, puis ferment après la saison.
- Exportations :
Les exportations de tomate séchée sont en pleine expansion, elles sont passées de
…… tonnes
en…..à…… tonnes en …….
L’évolution des exportations de tomates séchées durant la période …..-…… est
indiqué dans le tableau suivant. (voirpdf).
En ce qui concerne les destinations, on constate que 3 pays ont représenté la quasi-
totalité (
96%) des exportations des conserves alimentaires. Il s’agit de la Libye, la France et
l’Italie
Pour les tomates séchées, la principale destination est l’Italie.
Répartition des Exportations des conserves alimentaires par destination
( années 2004)
Destination Tonnage exporté ( tonnes) Pourcentage

Libye 15055 74%


France 3227 16%
Italie 1288 6%
Belgique 205 1%
Allemagne 163 1%
Autres pays 377 2%
Total 20.315 100%
Source GICA
Les exportations de conserves alimentaires vers l’Italie concernent essentiellement
( 85%) des
tomates séchées.

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