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 Le texte narratif ou le récit, on raconte on narre un

événement isolé ou une série d’événements réels ou


imaginaires formant une histoire. Cette narration est
appelée un récit. Un enfant peut ainsi raconter une
journée marquante. Un écrivain rapporte une légende, un
historien fait le récit d’événements réels. Le récit d’une
vie est appelé une biographie, ou une autobiographie,
quand l’auteur raconte sa propre vie, même si les effets
racontés sont inventés (c'est-à-dire fictifs). Ils sont
présentés comme ayant réellement eu lieu « le récit dit de
fiction présente les mêmes caractéristiques que le récit
d’événements véridiques »


 Il est rare cependant que dans un récit tout soit
fabriqué : le cadre par exemple peut être réel.
 I rechercher les Idées :
 Avant d’écrire le récit on doit fixer le
scénario (c'est-à-dire ; action ou thème de
l’histoire, lieu et moment, personnage) et
établir le schéma narratif ou plan qui détermine
les principales étapes de l’action. On doit aussi
décider dans quel ordre seront présentés les
actions, leurs importances relatives ( ce qui
imprimera au récit un certain rythme)et plus
généralement quelle signification on peut ou on
veut donner à la narration.

 A l’action
 C’est l’ensemble des événements dont on fait
le récit quand l’action devient compliquée,
montre plusieurs personnages manœuvrant pour
faire triompher des intérêts opposés, ils portent
le nom d’origine.
 B les personnages
 Ce sont les êtres imaginaires intervenants dans
le récit, mais le récit peut également se
rapporter à des personnes réels, ces personnages
ou ces personnes cherchent à atteindre certains
objectifs appelés « les enjeux de l’action ».
Ainsi l’enjeu forme une base importante tant à
l’action qu’en personnages.
 Les personnages sont aidés dans leur quête par d’autres
personnages amis ou ennemis, par les circonstances
favorables ou défavorables (par exemple : rencontre
inattendu, découverte d’un objet ….) par certains forces
agissantes éléments non humaines ne dépendant pas de la
volonté des personnages, mais venant influencer au cours
des événements par exemple, le poids des traditions
 Le personnage principale d’un récit est appelé un héro.
Celui qui écrit l’histoire cherche souvent à faire éprouver
au lecteur intérêt et sympathie pour ce héro, on peut aussi
mettre en scène un anti-héro (personnage principale
méchant, laid éternel perdant…)
 Dans les contes, les personnages sont réduits à quelques
types simples, « méchante, reine, pêcheur, pauvre,
princesse triste … ) pour mieux faire apparaitre la
signification du récit.
 C situations dans l’espace et dans le temps
 Tout récit se situe dans un lieu déterminé qui
n’est pas toujours précis géographiquement,
mais constitue au moins un cadre : exemple
village ; lieu ;clos ; pays lointain…. Des
changements de lieu peuvent se produire au
cours du récit. Le récit peut se situer aussi à une
époque donnée dans un certain contexte
historique, parfois l’époque n’est pas définit.
 Le cadre géographique et la situation
historique forment ce qu’on appelle le trame ou
le toile qui font des récits véridiques ou
imaginaires. On pourra renforcer l’encrage du
récit dans une époque, un lieu déterminé par
des descriptions et artifices du langage.
 D : le schéma narratif ou plan
 On peut citer cinq étapes principales :
 1- Au début est exposée la situation initiale :
 Les personnages sont vus dans leurs occupations, leurs états
habituels leurs rapports ordinaires avec les autres, les lieux
familiers ou ils évoluent avant les changements qu’apportera
l’action.
 2-l’action trouve son origine dans une modification, une
perturbation de l’équilibre présentée au départ.
 3 l’action se met alors en marche, donc c’est le début du
développent il est souvent présenté en plusieurs épisodes en
séquences en distance ou l’action évolue à travers le récit.
 Certaines épisodes constituent des rebondissements quand
l’action prend un nouveau départ à la suite d’un événement
imprévu qui bouleverse le tout, à la fin du développement
l’action est toujours nouée, bloquée la question qui se pose est :
comment sortir de cette situation ?
 4 le récit arrive alors au dénouement qu’est la résolution
heureuse on non, prévisible ou non du problème.
 5 le dénouement ou une situation finale,
 Celle ci n’est pas toujours décrite, la perturbation est
résorbée, un nouvel équilibre s’est crée, c’est la
conclusion, le moment ou l’auteur fait éventuellement le
bilan, tire une morale de l’histoire
 Remarque :
 Une fois arrivé à son terme, le récit est parfois encore
prolongé par un épilogue (dénouement ; conclusion d’une
œuvre littéraire) il s’agit d’une courte narration présentée
sous forme d’un développement séparé qui vient finir
définitivement le récit en racontant ce que sont devenus
les héros depuis le dénouement de leurs aventures.
 II -l’ordre des événements
 Le récit peut faire apparaitre les événements
dans un ordre strictement chronologique
(c’est-à-dire conforme à leur succession dans le
temps) mais ce n’est pas toujours le cas. Il s’agit
donc d’obtenir un effet particulier sur le lecteur.
 Le récit peut revenir en arrière dans un roman
policier, les faits ne sont constitués par le
détective qu’à la fin de l’enquête qu’ils ont
déclenché et au procédé à une anticipation,
mentionner un événement qui ne s’est pas
encore produit à ce moment de l’histoire.
 III- L’unité et le rythme de récit
 Tous les personnages mentionnés en principe peuvent constituer
des outils de l’action surtout dans un récit court. On doit donc
opérer une seule sélection : ex dans une nouvelle policière, il est
inutile de mentionner la visite d’un personnage elle n’entraine
aucune conséquence par la suite mais on le fera si le visiteur est
à cette occasion amènera à concevoir des soupçons dont il fera
part au détective chargé de l’enquête. De même deux éléments
sont sous entendus, leur reconstitution et laisser au soin du
lecteur, en particulier quand ils sont prévisibles (à ce moment
leur narration ne présenterait pas d’intérêt)
 L’unité du récit est également donnée par son rythme. C'est-à-
dire la cadence à laquelle se succèdent les événements afin de
maintenir l’intérêt du lecteur jusqu’au bout. On doit par
exemple éviter de concentrer au début tous les temps forts ou
bien les moments intenses, ou d’annoncer très tôt certains
événements ce qui détruit tout effet de surprise ultérieur.
 Le point de vue narratif:
 Déterminer le point de vue narratif c’est
déterminer l’angle selon lequel le narrateur
raconte ou donne à voir :le narrateur peut
adopter un point de vue:
 Omniscient: le narrateur connaît des
personnages et la situation du passé et de
l’avenir: Il donne de nombreuses informations
au lecteur qui en sait plus que le personnage
 Interne: le narrateur limite l’information et la
vision au point d’un seul personnage. Le lecteur
ne connaît que ce que le personnage sait, voit
ou comprend.
 Externe:le narrateur limite l’information à
ce que pourrait voir un témoin extérieur, il
fait semblant d’ignorer ce que pensent les
personnes . Le lecteur en sait moins que les
personnages.
 Les différents types de narrateurs.
 Il existe aussi différents types de narrateurs, qui sont à
différencier des points de vue. Chez Genette, on parle de
diégèse pour parler du récit, de l'histoire racontée. On
peut trouver plusieurs types de narrateurs dans un même
récit. On distingue deux grands cas de narration :
 Si le narrateur est présent ou non :
 Le narrateur extradiégétique : il est extérieur à la diégèse
et s'adresse directement au lecteur. Il peut s'agir du point
de vue omniscient. Ex : Homère narrateur (pas auteur !)
qui raconte les aventures d'Ulysse est extradiégétique.
 Le narrateur intradiégétique : il est personnage de la
diégèse et s'adresse à l'un des personnages du récit. Ex :
Shéhérazade racontant ses histoires au Sultan des 1001
Nuits est une narratrice intradiégétique.
 S'il y a un personnage-narrateur :
 Le narrateur hétérodiégétique : Il fait partie de la diégèse, mais n'est pas
personnage de son propre récit. Ex : Shéhérazade n'apparait pas dans les
récits qu'elle raconte.
 Le narrateur homodiégétique : il est personnage fait partie de la diégèse
et de son propre récit. Lorsque le narrateur est aussi personnage
principal et héros de l'histoire qu'il raconte, on parle de
narrateur autodiégétique. Ex : Ulysse est le héros des récits qu'il narre
dans l'Odyssée.
 NB : Le niveau hétéro/homodiégétique fait partie de la métadiégèse car
la diégèse en contient elle-même une autre.
 Un narrateur peut être extradiégétique et homodiégétique s'il n'est pas
personnage mais s'il apostrophe le lecteur.
 Dans l'autobiographie, le narrateur est autodiégétique et
homodiégétique.

SOURCE /Read more at http://acceslitteraire.e-
monsite.com/pages/genres-et-formes-litteraires/prose/focalisation-et-
point-de-vue.html#OuHGqIAghpAyt6Jm.99
 I- SOURCES DU TEXTES NARRATIFS
 Un texte appartient à tel ou tel type selon que l’auteur
veut que son lecteur connaisse ou réalise.
 L’épopée ;
 L’épopée est le genre littéraire le plus ancien, elle était
consignée par l’écriture. Elle a été illustrée en genre au
VIIIe avant J.C par le premier poète connu HOMERE (Iliade
et L’odyssée).
 l’épopée prend sa source dans le mythe et le prolonge
dans l’histoire, elle chante les origines et les
commencements, elle montre comment les dieux
communiquent à la destinée des hommes, l’impulsion et le
mouvement, pour saisir l’aventure humaine à sa racine
divine. Elle se place à la charnière entre le divin
préhistorique (domaine du mythe) et l’humain historique ,
c’est pourquoi il met en scène le plus souvent des êtres
qui ne sont ni hommes ni dieux mais des héros c'est-à-dire
des demi dieux.
 Le héros est souvent décrit à grands traits et
pour lui donner plus de valeur l'épopée fait appel
au merveilleux soit avec l'intervention des
divinités soit avec l'action des forces de la
nature. Le style de l'épopée est descriptif
épopée veut dire épos en Grec (la parole).
 L'Iliade et l'Odyssée d'Homère font partie des
épopées les plus fameuses.
La Pharsale de Lucain est également une
épopée. Les chanson de geste du Moyen Âge sont
des épopées. Les auteurs romantiques ont créé
des épopées : Jocelyn (Lamartine), Moïse (Vigny)
ou La légende des siècles (Victor Hugo) .
 La Chanson de Geste :
 Le mot geste vient du latin gesta et signifie ce qui était fait, les
exploits action d’éclat accomplie. Nul ne sait qui est le dénommé
TURLOT qui vers 1100 inscrit son nom au dernier vers de la
chanson de geste.
 La chanson de Roland : composée pour encourager les soldats
normands
 Elle raconte les conquêtes de Charlemagne et notamment la
conquête de Saragosse, en Espagne.
 Le chanteur inspiré qui déclare les exploits des chevaliers de
Charlemagnes, ce premier monument littéraire d’où vient
pourtant le model d’un genre très actif durant plusieurs siècles.
 La chanson de geste : Vibrant témoignage des combats héroïques
menés par les rois et les princes .
 Événements militaires pour en faire un récit idéalisé, une
épopée ou le héros démontre une puissance physique démesurée,
exalte la fraternité d’armes, défend l’idéal Chrétien.
 Les fabliaux :
 Sont des récits plaisantes dont la longueur varie habituellement entre
300 et 400 vers. Ils sont constitués d’épisodes en général bien liées,.
Pour la plupart, ils datent du XIII siècle, un très petit nombre appartient
à la seconde moitié du XII siècle, N.B : dans leur grande majorité, les
fabliaux sont anonymes.
 Le fabliau repose sur le comique et une peinture réaliste de la vie
bourgeoise (à l'époque les citadins) et paysanne (du moins les paysans
libres comme les vilains) de l'époque. Il propose une satire, sans grande
dureté, des mœurs. Le but recherché est de faire rire et non pas de
mettre en cause les fondements de la société. Cependant la plupart des
fabliaux se concluent sur une idée morale.
 Il y a des personnages caractéristiques de ce genre de récit : le paysan ou
le bourgeois naïf, la femme malicieuse et rusée qui se venge de son mari
qui lui mène la vie dure, l'ecclésiastique paresseux, gourmand voire
cupide. Bien souvent les voleurs, les trompeurs sont présentés comme
des personnages sympathiques (comme cela est déjà le cas dans
le Roman de Renart).
 Très souvent l'intrigue du fabliau repose sur une méprise, voire sur
plusieurs. Le comique peut venir des situations dans lesquelles se
trouvent les personnages (bastonnades), sur des jeux de mots, sur
des quiproquos, sur la grossièreté du vocabulaire ou des situations.
 Le conte :
 Est un récit imaginaire qui repose sur le
merveilleux, un conte se termine bien et obéi à la
structure de récit. Les plus connus sont les contes de
fée. Sous le nom de conte, se rencontrent des textes
très divers. Tous en général assez bref et font entrer
le lecteur dans un univers déroutant, différent du
monde réel. Les contes des fées que Perrault avait
sélectionnées pour en faire un recueil en XVII siècle,
ont acquis leur lettre de noblesse en littérature au
début du XIX siècle. parmi les caractéristiques des
contes de fées : cadre merveilleux, lieu et époque
indéterminés, les personnages ont une fonction
précise, fin heureuse.
 Les différents types de contes
 Le conte merveilleux
 Le conte oriental (Les Mille et une nuits), le conte de
fées (Cendrillon) appartiennent à cette catégorie.
Ces contes, anonymes, étalent transmis oralement.
Ils ont été rassemblés à la fin du XVII e siècle par
Charles Perrault, au début du XIXe siècle par les
frères Grimm puis par Andersen. Ces contes
présentent un univers Irréel où les animaux parlent
et les objets se métamorphosent ; des puissances
magiques interviennent et les personnages sont dotés
de qualités ou de défauts hors du commun. Ils
peuvent être cruels mais la plupart ont une fin
heureuse, compensation aux dures réalités de la vie
féodale où ils sont nés.
 Le conte philosophique
 Au XVIIe siècle, le conte devient une arme de contestation pour
les philosophes. Voltaire avec Zadig, et Candide, donne les
modèles du genre. Le nom de « contes philosophiques « traduit
clairement la double nature de ces récits. Au conte, ils
empruntent leur forme brève, les péripéties, l’univers
merveilleux (l'Eldorado dans Candide). Mais l’esprit philosophique
y est constamment à l’œuvre : les traditions sont remises en
cause, le pouvoir est contesté, les injustices et les abus sont
dénoncés (la cupidité des juges dans Zadig). C’est en utilisant les
caractères des contes, mais en les détournant par divers
procédés de décalage comme l’Ironie ou l’exagération, que les
philosophes combattent en faveur des Idées nouvelles. Par
exemple, dans Zadig, le thème traditionnel du héros doué de
pouvoirs magiques et quelque peu sorcier se transforme en éloge
de l’esprit rationnel et scientifique.

 Le conte fantastique
 Au XIXe siècle, le conte connaît un regain
d’intérêt sous la forme du conte fantastique. Le
nom de « conte » s’explique par le fait que les
histoires sont souvent racontées par un
narrateur-conteur qui rapporte oralement une
de ses expériences. C’est le cas dans Apparition
de Maupassant. La forme brève du conte sert à
resserrer l’Intrigue autour d’un événement
déterminant et à créer un effet de
concentration. Le schéma est celui d’une tension
: la situation progresse, culmine au cours d’une
crise et s’achève rapidement. Le merveilleux des
contes traditionnels est également présent.

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