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MEMOIRE DE FORMATION

HUMAINE

CONDITIONS DES JEUNES


EN AFRIQUE

Formation Ingénieur Généraliste


[Septembre 2019 – Janvier 2020]

Institut Ucac-Icam
Année universitaire 2019 – 2020

Elève-Ingénieur FA 2020
Alban MAFOUKOU

Directrice de Mémoire
Murielle MOULIOM
Remerciements

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à

qui je voudrais témoigner toute ma reconnaissance.

Tout d’abord, je voudrais adresser toute ma gratitude à la Directrice de ce mémoire,

Madame Murielle, pour sa patience et sa disponibilité, qui ont contribué à la finalisation de

cette réflexion.

Enfin, je tiens à témoigner ma gratitude à tous ceux qui ont participé aux réflexions

indispensables pour ce mémoire.

En espérant que ce mémoire sera un déclic de pensée pour tous les jeunes africains,

Afrique de demain, je vous souhaite bonne lecture.

i
Liste des figures

Figure 1: IPC (Indice de Perception de la Corruption) en 2017 .............................................................. 4


Figure 2: Taux d'alphabétisation des jeunes (15-24 ans) : Femmes ........................................................ 6
Figure 3 : Prix de l'internet en Afrique .................................................................................................... 9
Figure 4 : Pourcentage des personnes considérant que le système éducatif est corrompu .................... 11
Figure 5 : Chiffre d'affaires des entreprises six ans après la création.................................................... 20

ii
Table des matières

Remerciements ......................................................................................................................................... i
Liste des figures........................................................................................................................................ii
Introduction ............................................................................................................................................. 1
Chapitre 1 : La démographie et les problèmes de l’Afrique.................................................................... 2
Section 1-1 : L’impact de la démographie sur le développement ....................................................... 2
Section 1-2 : Les causes de la pauvreté sur le Continent Africain ...................................................... 3
Chapitre 2 : L’éducation des jeunes en Afrique ...................................................................................... 6
Section 2-1 : L’impact de la pauvreté sur l’éducation ......................................................................... 7
Section 2-2 : La corruption, une gangrène pour l’éducation en Afrique ........................................... 10
Section 2-3 : La qualification des jeunes en Afrique......................................................................... 12
Chapitre 3 : Les jeunes et l’emploi en Afrique...................................................................................... 14
Section 3-1 : Le potentiel humain en Afrique ................................................................................... 15
Section 3-2 : Les caractéristiques des jeunes africains ...................................................................... 15
Section 3-3 : L’exode rurale .............................................................................................................. 16
Section 3-4 : L’accueil des jeunes sur le marché de l’emploi ........................................................... 17
Chapitre 4 : La jeunesse africaine face à l’entrepreneuriat ................................................................... 19
Section 4-1 : La réalité de l’entrepreneuriat dans le Monde.............................................................. 19
Section 4-2 : L’Afrique serait-elle une exception ?........................................................................... 21
Section 4-3 : Les voies de l’emploi en Afrique ................................................................................. 22
Conclusion ............................................................................................................................................. 25
Références / Bibliographie .................................................................................................................... 27

iii
Introduction

La tranche d’âge appelée « jeunesse » n’est pas clairement définie ; il sied donc

d’adopter une vision unique de ce terme pour la suite de ce mémoire. Pour la sociologie, le

terme jeunesse fait référence au temps entre l’enfance et l’âge adulte. Cependant, ce temps

s’allonge de plus en plus avec le recul général de l’entrée dans la vie active, cas de l’Europe,

tandis qu’il se raccourcit en Afrique.

Typiquement, la « jeunesse » est une période de la vie qui inclut la fin de l’adolescence

et le début de l’âge adulte, c’est-à-dire 15 à 24 ans environ.

Dix-neuf (19) ans, c’est aujourd’hui l’âge médian de l’Afrique. Cela fait du continent la

région la plus jeune de la planète. En comparaison, l’Amérique latine affiche un âge médian de

30 ans, l’Amérique du Nord de 39 ans et l’Europe de 42 ans. Il est donc aisé de comprendre en

quoi la jeunesse africaine représente la principale source de vitalité pour les prochaines

décennies.

Alors que le reste des continents connaissent un vieillissement de leur population,

l’Afrique voit sa population, entre 15 et 35 ans, croître rapidement si bien qu’elle devrait

doubler pour atteindre près de 850 millions à l’horizon 2050. Ce bouleversement en cours

questionne les sociétés africaines sur l’avenir qu’elles souhaitent pour leur jeunesse, et les

enjeux sont colossaux.

Afin comprendre les enjeux liés à l’accueil de tous ces jeunes, il est judicieux d’avoir

une vision nette de leurs conditions actuelles pour mieux envisager les défis futurs. Seront

également évoquées quelques solutions implémentées par les politiques africaines.

1
Chapitre 1 : La démographie et les problèmes de l’Afrique

L’on se pose fréquemment la question de savoir s’il existe un lien entre le boom

démographique en Afrique et les difficultés de stabilisation financière des économies africaines.

Existe-t-il une relation entre taux de fécondité et sous-développement en Afrique ?

Bien que traitant des « conditions des jeunes en Afrique », un point sur la situation

économique du Continent permet d’identifier le milieu dans lequel évoluent les jeunes.

Section 1-1 : L’impact de la démographie sur le développement

Toujours est-il qu’agiter la question du taux de fécondité comme solution à la lutte

contre la pauvreté, près de deux siècles après l’économiste britannique Thomas Robert

Malthus, traduit un aveu d’échec des stratégies de développement.

En effet, la théorie de cet économiste est critiquable pour plusieurs raisons. Tout

d’abord, parce que l’idée que la progression démographique est le plus rapide que

l’augmentation des ressources, et entraine une paupérisation de la population est discutable.

Malthus n’avait pas les rudiments pour mesurer l’étendue des ressources. Ensuite,

contrairement au 18e siècle, aujourd’hui les ressources ne se limitent plus uniquement aux

aspects matériels et naturels mais relèvent aussi de potentiels en termes d’innovations

industrielles, de productivité agricole et de nouvelles technologies.

Ensuite, il faut souligner qu’aujourd’hui, le potentiel démographique n’est plus une

contrainte mais un atout (consommation et main d’œuvre). De plus, dans les sociétés africaines,

le nombre d’enfants peut représenter une « soupape de sécurité » en termes de retraite et de

sécurité sociale.

2
Il est vrai que l’Afrique avec 1.2 milliards d’habitants doit chercher les remèdes

permettant de relever le défi du développement. Ses partenaires devraient cependant éviter de

lui imposer des solutions antipodes de son vécu sociétal et civilisationnel. Si la Chine avec ses

1.3 milliards d’habitants est devenu un géant économique, elle doit sans doute à son potentiel

démographique. Il sied aussi de souligner que 8 des 10 pays les plus peuplés au monde font

partie des nations qui comptent (Chine, Inde, Etats-Unis, Indonésie, Brésil, Nigéria, Russie et

Japon).

Décidemment, l’instabilité des économies africaines n’est pas fonction de la

démographie, quelles sont donc les causes de la pauvreté que le Continent Africain ?

Section 1-2 : Les causes de la pauvreté sur le Continent Africain

L’Afrique peut-elle se permettre de suivre un Continent Européen dont le processus de

de vieillissement de la population inhibe les capacités à entreprendre et à innover – lesquelles

sont pourtant des moteurs importants de croissance économique ?

La persistance de la pauvreté sur le Continent résulte à mon avis moins d’un taux de

fécondité élevé que de facteurs purement économiques. Les taux de croissance annoncés, par

exemple, sont souvent peu conformes à la réalité du fait de statistiques manipulées parfois pour

des raisons politiques.

Le Continent aurait pu mieux faire, à la faveur de choix de politiques économiques plus

vertueuse, en mettant un terme à l’énorme gaspillage de ressources publiques et en maitrisant

mieux les revenus financiers colossaux transférés hors du Continent licitement sous forme de

dividendes d’investissent ou illicitement (corruption).

L'Indice mondial de Perception de la Corruption (IPC) 2017 dans le secteur public a été

publié par l'ONG Transparency International : 180 pays ont été passés au crible pour évaluer

3
leur degré de corruption "ressenti" sur une échelle de 0 à 100, du plus corrompu au plus

vertueux.

Cette année encore, plus de 2/3 des pays enregistrent une note inferieure à 50 et la

moyenne générale reste bloquée à 43…

Si l’on étudie l’IPC par zone géographique, la région la plus performante reste l'Europe

occidentale avec un score moyen de 66 et les régions les moins performantes sont l'Afrique

subsaharienne (32), l'Europe de l'Est et l'Asie centrale (34)

Figure 1: IPC (Indice de Perception de la Corruption) en 2017


Depuis plusieurs années, l’IPC demeure faible dans les pays africains et engendrent des

conséquences alarmantes.

Par exemple, au Cameroun, les pertes annuelles de ressources liées à la corruption sous

forme de pots-de-vin représentent environ 25% du PIB, ce qui a été chiffré à environ 148

milliards de dollars dans le rapport de U4 « Anti-Corruption Resource Centre » de la Banque

Mondiale publié en 2007.

Par ailleurs, l’État du Cameroun perdrait en moyenne par an 400 milliards de francs

CFA à cause de la corruption et les transporteurs clandestins de Yaoundé verseraient

4
annuellement une somme de 27 millions de FCFA aux forces de l’ordre plutôt que de se mettre

en règle en obtenant les pièces exigibles pour le transport public (GERDDES-Cameroun).

Autres facteurs à prendre en compte dans les causes de pauvreté : absence d’équité dans

les stratégies d’allocation des budgets nationaux, et la prise en compte insuffisante des

politiques de développement économique des secteurs informels qui occupent l’essentiel de la

population active. Ce secteur, entreprenant, innovant et fortement créateur d’emplois génère

plus de la moitié du PIB dans certains pays.

Il faut aussi mentionner les mauvaises politiques d’aménagement du territoire,

concentrant l’essentiel des activités économiques et des populations dans la capitale délaissant

ainsi le secteur primaire, et les défis qui restent à relever en matière d’éducation et de formation

professionnelle.

5
Chapitre 2 : L’éducation des jeunes en Afrique

On ne peut pas parler d’éducation sur le Continent Africain sans faire référence aux

grèves, à l’absence d’infrastructures et à la forte corruption qui s’y sévit.

Les problèmes de l'éducation en Afrique sont alarmant. En effet 40% à 50% des femmes

africaines sont illettrées, la qualité des écoles pour sont pourvu du strict minimum (un tableau

noir, des craies, quelque tables) aucun rapport avec les écoles élémentaires européennes ; bien

souvent les professeurs se retrouvent seuls face à des classes de 70 à 80 écoliers voire plus, et

seul trois petits écoliers africains sur cinq ont la chance d'avoir une école.

Figure 2: Taux d'alphabétisation des jeunes (15-24 ans) : Femmes

6
En ce qui concerne les universités, dans certains pays comme la République du Congo,

il n’en existe qu’un nombre insignifiant compte tenu du nombre des étudiants à accueillir

chaque année. Cela entraîne donc une pullulation des universités privées qui pour la plupart soit

propose une formation médiocre avec des professeurs aux compétences discutables, soit

nécessite des coûts de scolarité exorbitants.

Certaines de ces universités proclament comme objectif intrinsèque à leur formation,

l’aide apporté à l’Afrique mais comme sus-expliqué, comment des écoles peuvent être faites

pour des jeunes africains si ceux-ci n’ont pas du tout les moyens de se payer leurs formations ?

Section 2-1 : L’impact de la pauvreté sur l’éducation

La relation entre pauvreté et éducation n’est pas aisément perceptible. Cependant, il

convient de dire que contrairement à l’Europe, les jeunes enfants contribuent au budget associé

aux besoins essentiels des familles. En fait, pour les familles à revenu moyen, les jeunes peuvent

se contenter d’étudier et de se focaliser sur leurs vies scolaires. Mais ces types de familles sont

de plus en plus rare du fait de la crise ; la nécessité de la participation de tous s’imposent donc.

En effet, les jeunes sont très souvent en alternance entre l’école et d’autres activités

pécuniaires afin de remplir l’assiette des jeunes frères mais aussi pour se payer les frais de

transport et les fournitures nécessaires aux études.

De ce fait, les jeunes s’engouffrent dans une spirale d’alternance jusqu’à épuisement.

Pour les plus persistants, les résultats scolaires sont médiocres du fait du manque d’assiduité.

Ayant aidé certains jeunes de mon quartier en mathématique pour la préparation de leurs

examens, je me permets de vous faire un extrait du témoignage choquant de l’un d’eux dont je

tais le nom pour des questions d’anonymat : « Je fabrique des parpaings afin d’avoir de quoi

me rendre à l’école, d’ailleurs pour les fournitures scolaires seul mes activités m’ont permis de

7
m’en procurer. De plus, je ne peux pas passer ma semaine à l’école car je dois trouver un peu

de sou pour contribuer à la nutrition de mes cadets… ».

Comment voulez-vous que des élèves et étudiants avec de telles responsabilités puissent

étudier paisiblement ? Il est très important de souligner que la majeure partie des populations

africaines vivent dans des quartiers « reculés », c’est-à-dire des banlieues voire des bidonvilles

où des situations similaires sont des normes de la société. Par extension, plusieurs jeunes

écoliers et étudiants sont victimes de cette pauvreté impactant leur éducation.

L’autre problème important est la centralisation des infrastructures scolaires (écoles et

universités). Le cas des universités qui sont localisées dans les grandes villes et capitales et des

lycées qui sont placées dans les quartiers dits « importants ». Laissant croire que c’est au plus

démunis de fournir des efforts pour accéder à l’éducation.

Des solutions sont mises en place en Afrique pour palier à ce fléau notamment des

formations en ligne ; certainement la solution idéale à long terme tenant compte des retards de

nos politiques dans la mise en place des infrastructures publiques de qualité.

Cependant, la qualité de l’internet et les coûts y associée sont des freins considérables à

l’implémentation de cette solution.

L’Afrique est la région la moins développée du monde en terme de connectivité mobile.

Selon des chiffres communiqués en 2016 par la GSMA, seuls 47% de la population utilisent

des services mobiles (soit 565 millions sur 1,2 milliard d’habitants) et uniquement 25% ont

accès à Internet via un téléphone mobile.

Les disparités des tarifs de l’Internet mobile d’un pays africain à un autre demeurent

aussi incroyables. Selon une cartographie des tarifs de l’internet mobile pour dans le monde

(2019), réalisée par Howmuch.net, le Zimbabwe affiche le tarif le plus exorbitant. Dans cette

8
enclave de l’Afrique australe où le revenu mensuel brut moyen est de 74$ (2016, Banque

Mondiale), le coût d’1GB d’internet mobile dépasse les 75$.

Figure 3 : Prix de l'internet en Afrique

9
Section 2-2 : La corruption, une gangrène pour l’éducation en Afrique

« La corruption dans le secteur de l’éducation compte parmi les obstacles les plus

importants à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et du droit

universel à l’éducation ».

Cette phrase contenue dans l’introduction du rapport mondial de Transparence

International sur la corruption dans le secteur de l’éducation, publié en 2013, ne fait pas que

renseigner sur les dégâts de ce fléau ; mais elle attire aussi l’attention sur son ampleur dans la

société d’aujourd’hui.

Selon ce rapport, on estimait en 2013 à environ 17% la moyenne mondiale des personnes

qui avaient versé un pot-de-vin dans le secteur de l’éducation, aucun pays, ni aucune région du

monde n’étant épargné.

Si le Ghana et le Cameroun battaient le record avec respectivement 38% et 37%, des

pays développés comme la Turquie (27%), les Etats-Unis (12%) et le Royaume-Uni (9%)

étaient aussi concernés, tandis que le Rwanda et la Hongrie (1%) étaient les meilleurs élèves de

la classe.

Mais les pays en développement sont incontestablement les plus concernés. Au

Cameroun, la corruption dans le domaine de l’éducation va de l’achat des places lors du

concours d’entrée dans les grandes écoles au détournement des fonds de solidarité et de

promotion de l’éducation en passant par les tripatouillages des notes et le trafic de faux

diplômes.

10
Figure 4 : Pourcentage des personnes considérant que le système éducatif est corrompu
Nous constatons que, en Afrique, le système éducatif est très corrompu et a un impact

considérable sur la qualification des jeunes qui au lieu de trimer, d’apprendre afin de

s’améliorer préfère soudoyer les professeurs. De plus, certains professeurs se comportent

volontairement de façon négative envers les étudiants afin que ceux-ci ne s’en sortent pas

pendant les évaluations dans le but de les résoudre à payer.

Pour les plus démunis, le passage en classe supérieure relève de l’impossible. Plus

déplorable encore est le cas des filles qui sont amenées à se livrer auprès des professeurs

d’autant plus qu’aucune institution externe n’a la responsabilité de traiter ce genre de cas.

En approfondissant un tant soit peu la réflexion, on se rend compte que cette corruption

est la conséquence des mois d’impayés des professeurs et de la pauvreté persistante.

Prenant l’éducation en Afrique, la corruption et l’insuffisance d’infrastructures, peut-on

en espérer une main d’œuvre qualifiée ?

11
Section 2-3 : La qualification des jeunes en Afrique

La qualité de l’enseignement laisse à désirer surtout depuis la pullulation des centres

privés, une concurrence réduisant inéluctablement les frais scolaires. Cette réduction conduit

les promoteurs de ces centres d’employer des professeurs « bas prix » donc très souvent des

professeurs sans diplômes ou peu qualifiés.

L’éducation des jeunes en Afrique dégage plusieurs problèmes parmi lesquels :

 La langue ;

 Le manque de base solide pour les études ;

 Les limites du système éducatif (machination).

Dans plusieurs pays africains, les jeunes sont confrontés au problème de la langue tandis

que les professeurs dénotent une incompréhension des disciplines enseignés à ces derniers. Des

efforts sont encore à fournir de la part des enseignants et professeurs afin que les élèves (écolier

surtout) comprennent ce qui est « dit ».

Dans certains rare pays d’Afrique (Le Tchad, La RDC), on observe une volonté des

professeurs à faire comprendre ce qui est « dit » d’où l’utilisation des dialectes locaux. Le cycle

primaire étant celui qui inculque aux jeunes écoliers les bases, les rudiments indispensables à

leur apprentissage, il est judicieux que les professeurs prennent le soin d’aborder les dialectes

locaux pour s’assurer de la compréhension de chacun. Cependant, les salles de classe sont

souvent saturées et les conditions ne sont pas réunis pour suivre individuellement les écoliers

laissant place à des lacunes freinant leur progression.

Ainsi, des lacunes sont trimbalées des classes élémentaires vers des sphères plus élevées

entraînant l’absence d’une base solide qui permettraient aux jeunes d’aisément évoluer dans les

études ; les rudiments n’étant pas assimilés.

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De plus, le système éducatif prône la machination des jeunes au lieu de les laisser

pleinement libérer leur potentiel innovateur. Produit de deux systèmes éducatifs, français et

congolais, je puis dire que le système éducatif africain se base sur la restitution des

connaissances acquises et a attrait à un développement des calculs sans en comprendre

l’importance (machination). De l’autre côté le système éducatif français, peut-être pas le

meilleur, est basé sur le questionnement et des mises en situation. En d’autres termes, le système

éducatif africain n’enseigne pas aux jeunes africains à libérer leur potentiel et à compter

pleinement sur ce potentiel.

De plus, les infrastructures ne répondent pas aux normes de formation, les professeurs

sont souvent face des centaines d’élèves ou d’étudiants et les places ne sont pas assez pour

accueillir. Plusieurs sont obligés de suivre les cours via une fenêtre où à même le sol.

Tous ces facteurs font que les jeunes ne sont pas bien formés donc peu qualifiés pour

mener à bien leurs activités professionnelles. Ainsi, les entreprises de la place sont contraintes

de faire appel à des ressources humaines extérieures afin de palier au problème du manque de

compétence et de qualification.

Heureusement, bien que couteux, certaines écoles de l’Afrique dont l’Institut Ucac-Icam

forment des étudiants basés sur un système éducatif complétement différent afin de répondre

aux besoins des entreprises.

La majorité des jeunes en Afrique sont donc que très peu qualifiés ou pas du tout pour

occuper des postes les entreprises de la place. Considérant les débouchés actuels en de la

mauvaise éducation, il est plus sûr pour la plupart des jeunes d’exercer des métiers plus

physiques (ouvrier) qu’intellectuels.

Quelle est donc la capacité d’employabilité du Continent d’une telle main d’œuvre ?

13
Chapitre 3 : Les jeunes et l’emploi en Afrique

Il n’y a pas de déterminant unique au défi de l’emploi des jeunes dans la région africaine.

Il s’agit plutôt d’une combinaison de facteurs contribuant à aggraver une situation qui est

devenue, de ce fait, une priorité politique pour la région.

En Afrique subsaharienne, les taux de chômage restent relativement faibles car la grande

majorité des jeunes actifs au travail ne peut pas se permettre de ne pas travailler. Cependant,

ces jeunes souffrent régulièrement de sous-emploi et du manque de conditions de travail

descentes. Sur les 31.8% du total de travailleurs pauvres en Afrique subsaharienne, les jeunes

représentent 23.5%.

Les jeunes femmes ont tendance à être plus défavorisées que les jeunes hommes dans

l’accès au travail et font face à des conditions de travail pires que leurs homologues masculins.

L’emploi dans l’économie informelle ou l’emploi informel est la norme.

En Afrique du Nord, les taux de chômage (parmi une population instruite en général

plus instruite) sont très élevés. Le chômage peut sans doute être considéré comme étant à

l’origine des soulèvements du printemps arabe. Dans le même temps, les taux de participation

à la main-d’œuvre pour les femmes sont les deuxièmes plus bas au monde après le Moyen-

Orient. L’informalité est moins marquée que dans l’Afrique subsaharienne, mais toujours

persistante.

14
Section 3-1 : Le potentiel humain en Afrique

L’Afrique compte 200 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans, soit plus de 20 % de la

population. Le continent connaît une croissance rapide de sa population et est entré dans une

phase de lente transition démographique qui va augmenter la pression à laquelle les pays sont

confrontés en termes de création d’emploi.

La grande majorité des jeunes sont des ruraux qui travaillent principalement dans

l’agriculture où ils représentent 65 % de l’emploi total. La jeunesse africaine ne forme toutefois

pas un groupe homogène et ses perspectives d’emploi varient en fonction de plusieurs facteurs

(région, sexe, niveau d’instruction, etc.), ce qui implique des interventions différenciées de la

part des pouvoirs publics. Néanmoins, le jeune africain médian est facilement identifiable :

c’est une jeune personne habitant dans une région rurale, sachant lire et écrire mais ne faisant

pas d’études.

Section 3-2 : Les caractéristiques des jeunes africains

Certains faits stylisés semblent montrer que :

 Les jeunes représentent 37 % de la population en âge de travailler, mais 60 % du

total des chômeurs.

 Le chômage des jeunes est beaucoup plus répandu dans les zones urbaines. • Les

jeunes ruraux ont des journées de travail plus longues et consacrent beaucoup

plus de temps aux tâches domestiques.

 Les jeunes ruraux travaillant dans l’agriculture sont désavantagés par rapport à

ceux qui exercent une activité non agricole.

 Les jeunes citadins ont plus de possibilités de faire des études et ils les

poursuivent plus longtemps.

15
 Les jeunes connaissent davantage le chômage et le sous-emploi que les adultes,

et sont beaucoup plus représentés qu’eux dans le secteur informel.

 Les jeunes ont plus de probabilités d’avoir des journées de travail plus longues

et d’occuper des emplois intermittents ou précaires, caractérisés par une

productivité et une rémunération faibles.

 Parmi les jeunes, les femmes ont des journées de travail plus longues et ont plus

de probabilités de se trouver en sous-emploi ou de ne pas faire partie de la

population active.

 Les jeunes commencent à travailler tôt (un quart des enfants de 5 à 14 ans

travaillent), en particulier en milieu rural.

 Dans la tranche d’âge des jeunes, les femmes et les ruraux sont confrontés à des

difficultés encore plus importantes, particulièrement en raison des maternités

précoces et du manque d’opportunités d’éducation et d’emploi.

Section 3-3 : L’exode rurale

Beaucoup de jeunes quittent la campagne pour la ville dans l’espoir d’y trouver des

emplois et de meilleures conditions de travail. Mais parce que la plupart des pays ne se sont pas

encore engagés sur la voie de l’industrialisation, les centres urbains ne sont pas en mesure de

créer une grande masse d’emplois. Par conséquent, à court terme, seules les activités rurales,

agricoles ou non, peuvent effectivement créer des emplois pour la plupart des nouveaux

arrivants sur le marché du travail.

Depuis soixante ans, la part de la population rurale africaine a progressivement baissé.

Toutefois, en valeur brute, le nombre de ruraux continue d’augmenter sur l’ensemble du

continent. En ce qui concerne l’exode rurale, les situations sont très différentes d’un pays à un

16
autre, par exemple au Burundi 88% de la population est rurale pour à peine 15% de la population

au Gabon.

Section 3-4 : L’accueil des jeunes sur le marché de l’emploi

Compte tenu des difficultés que rencontrent les jeunes sur les marchés de l’emploi, seul

un ensemble d’actions concertées sur le long terme, couvrant un large éventail de politiques et

de programmes, permettra de leur assurer un emploi.

Des interventions fragmentées et isolées ne peuvent en aucun cas déboucher sur un

succès durable. Une stratégie intégrée de développement rural, de croissance et de création

d’emplois représente non seulement une nécessité mais constitue de fait le fil directeur

primordial qui doit guider l’action des pouvoirs publics. Cette stratégie devra couvrir les deux

aspects de l’offre et de la demande du marché du travail, et tenir compte de la mobilité des

jeunes vers les zones urbaines. Elle devra aussi être associée à des interventions ciblées aidant

les jeunes à surmonter les handicaps qu’ils rencontrent pour entrer sur le marché du travail et

s’y maintenir.

L’agriculture moderne offre un potentiel très important de création d’emplois et de

richesse, et peut absorber un grand nombre de jeunes candidats à la migration ou de jeunes qui

font actuellement ployer les villes sous le sous-emploi.

Un choix judicieux d’investissements à forte intensité de main-d’œuvre dans

l’agriculture et d’autres activités rurales non agricoles peut créer des opportunités immédiates

d’emplois à court terme, plus accessibles aux jeunes. Combinée à des stratégies de

développement économique appropriées au niveau local, cette approche peut permettre de créer

des emplois plus nombreux et plus durables. Il faut pour cela élaborer des stratégies qui rendent

l’option agricole suffisamment attractive pour que les jeunes s’y engagent ; il faut en particulier

17
réduire l’importance de l’agriculture de subsistance et promouvoir la commercialisation et les

gains de productivité par l’innovation technologique et l’appui des infrastructures.

En créant des emplois et en élargissant leur offre éducative, les régions rurales peuvent

devenir plus attrayantes pour les jeunes travailleurs, ce qui à la longue freinera l’exode rural.

Cette migration représente un problème extrêmement important et les gouvernants doivent

s’efforcer de la ralentir afin d’empêcher la progression du chômage et du sous-emploi des

jeunes dans les centres urbains et d’éviter que les conditions de vie ne se dégradent davantage

dans les villes africaines déjà surpeuplées.

Investir dans l’éducation rurale créera également des opportunités permettant aux ruraux

de migrer dans de meilleures conditions et de contribuer à la croissance économique des villes.

En dehors de développer les emplois ruraux, il est nécessaire d’améliorer le cadre de

l’investissement et l’environnement macroéconomique, d’encourager et soutenir l’esprit

d’entreprise et le secteur informel, d’améliorer l’accès à l’éducation et à la formation, de prêter

attention aux problèmes démographiques, notamment à la maternité précoce, de s’attaquer au

problème des jeunes aux prises avec la violence et les conflits, et d’améliorer la situation des

marchés de l’emploi. Telles sont les mesures les plus urgentes que les pouvoirs publics doivent

prendre pour remédier durablement aux problèmes de l’emploi des jeunes en Afrique.

18
Chapitre 4 : La jeunesse africaine face à l’entrepreneuriat

Dans l’Afrique, où 60% des chômeurs ont moins de 25 ans, l’entrepreneuriat est devenu

la panacée, la solution miracle privilégiée par les décideurs politiques et par les jeunes eux-

mêmes principaux victimes du chômage.

Cet engouement pour l’entrepreneuriat se manifeste à travers les innombrables

programmes gouvernementaux en soutien à l’entrepreneuriat des jeunes, et aussi à travers le

désir des jeunes chômeurs ou potentiels chômeurs de créer leurs propres entreprises.

Cet engouement correspond-t-il à la réalité de l’entrepreneuriat ? Existe-t-il des voies

alternatives à l’emploi des jeunes en Afrique ?

Section 4-1 : La réalité de l’entrepreneuriat dans le Monde

Parler des limites de l’entrepreneuriat en Afrique fait tout de suite référence aux

problématiques d’accès au financement. Il serait donc plus pertinent de commencer par

examiner les performances des entrepreneurs dans d’autres régions du Monde où l’accès au

financement et la bureaucratie sont plus favorables.

A cet effet, les Etats-Unis d’Amérique seraient le bon cadre d’analyse puisque c’est dans

cette fédération que l’on retrouve les startups qui ont eu le plus de succès au cours des 20

dernières années (Google, Amazon, Facebook, Apple). Or c’est justement dans cette région du

Monde que les statistiques les plus récentes montrent un taux d’échec allant jusqu’à 50% des

nouveaux startups.

19
Selon le graphique ci-dessous, seuls 50% des nouvelles startups ont pu réaliser un chiffre

d’affaire six années après leur création. Celles qui ont réussi ne réalisent pas non plus des

chiffres d’affaires importants.

Figure 5 : Chiffre d'affaires des entreprises six ans après la création


Ainsi, elles sont moins de 1% à pouvoir réaliser plus de 5 millions de dollars US de

chiffre d’affaires six années après leur création. Cette distribution des chances de succès d’une

startup est similaire à celle de la loterie : très peu de gagnants à l’exception de quelques

chanceux. Tout se passe comme si seulement 1% des startups auront la chance de devenir de

grandes entreprises, et cela dans un environnement où il existe très peu d’obstacles à

l’entrepreneuriat.

20
Section 4-2 : L’Afrique serait-elle une exception ?

L’une des spécificités de l’Afrique est que la marge extensive de l’entrepreneuriat, celle

qui englobe les activités économiques traditionnelles, est encore tout aussi importante que la

marge intensive, c’est-à-dire celle qui regroupe les innovations.

Cette importance de la marge extensive est liée à l’émergence graduelle d’une classe

moyenne en Afrique avec des besoins nouveaux biens et services de grande consommation. Or,

les technologies nécessaires à la production de ces biens et services ont déjà été développées

dans les pays industrialisés et représentent l’activité de grands groupes industriels, que ce soit

dans les domaines de l’agroalimentaire, des télécommunications, des transports, des services

financiers etc. Dès lors, il y a peu de chance pour un jeune entrepreneur local de réussir dans

ces secteurs émergents en dehors de tout protectionnisme étatique.

C’est d’ailleurs ce que l’on observe dans la plupart des économies africaines, où les

grandes surfaces ne sont pas l’émanation d’une fusion entre les boutiquiers du quartier, mais

plutôt l’affaire des grands enseignes multinationales. Il en est de même dans les secteurs

d’activités traditionnelles telles que les transports, l’énergie et le numérique. Certes, les

multinationales qui investiront dans les secteurs d’activités traditionnelles vont participer à la

création d’emplois. Toutefois, les nouveaux emplois ne suffiront pas pour combler les emplois

détruits pour la simple raison que ces multinationales disposent de technologies de production

très efficaces qui requièrent moins de main d’œuvre pour les mêmes niveaux de production.

Ce n’est d’ailleurs pas dans les secteurs traditionnels que l’on retrouve les jeunes

entrepreneurs. Plutôt, ils s’investissent dans la marge intensive de l’entrepreneuriat. C’est ainsi

que la plupart se retrouve avec des projets sur le numérique et les énergies renouvelables. Or,

c’est justement à cette marge que s’applique les conclusions issues des études présentées ci-

dessus sur les performances de l’entrepreneuriat dans les pays développés. Cette marge fait

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appel à de l’innovation, qui est par nature incertaine. Les services numériques ou d’accès à

l’énergie apportés sur le marché ne vont pas nécessairement trouver de débouchés. C’est ce qui

explique les taux d’échecs aussi élevés constatés aux Etats-Unis. Avant que Facebook

n’émerge, il y a eu de nombreux réseaux sociaux similaires qui ont tenté en vain la même

aventure. Il en est de même pour tous les autres services innovants dont les stars font

aujourd’hui l’actualité dans les médias.

En Afrique, nous ne disposons pas encore de recul pour évaluer l’impact des nombreux

incubateurs qui hébergent tous ces entrepreneurs qui veulent aussi tenter leur chance à cette

loterie.

Il n’y a cependant pas de raisons pour que l’Afrique offre des conditions de réussite plus

favorables que celles qui existent déjà dans les pays développés ; bien au contraire les difficultés

d’accès au financement et la bureaucratie restent encore des obstacles persistants sur le chemin

du jeune entrepreneur Africain.

Face à cette impasse, existe-t-il d’autres voies vers l’emploi des jeunes en Afrique ?

Section 4-3 : Les voies de l’emploi en Afrique

D’emblée, il n’existe pas de solution miracle. On peut néanmoins s’inspirer des

exemples des pays actuellement développés comme la France ou les Etats-Unis pour mieux

identifier, s’ils existent, les leviers sur lesquels les Etats Africains peuvent agir pour promouvoir

l’emploi des jeunes.

D’abord, il faut commencer par imaginer ce que serait les employés des groupes français

Renault ou Peugeot si ces entreprises de production automobile n’avaient pas été créées en

France. Ensuite, il faut faire le même exercice pour chacun des grands groupes industriels

français, que ce soit les chantiers navals, Airbus, la SNCF, etc. Typiquement, un seul contrat

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de construction d’un navire mobilise des milliers de salariés pendant dix ans, sans compter tous

les sous-traitants. Il suffit d’en avoir 4 pour garantir un emploi à vie à ces milliers de salariés.

Par conséquent, la solution à l’emploi des jeunes se déduit naturellement : elle s’appelle

l’industrialisation.

Il s’agit là d’une solution qui se passe de démonstration. Mais c’est dans la manière dont

on s’industrialise que se trouve l’originalité de l’approche proposée. En effet, l’une des

propositions phares pour l’industrialisation de l’Afrique est l’insertion dans les chaînes de

valeurs mondiales. Si les chaînes de valeurs mondiales peuvent être une solution, encore

faudrait-il les identifier et pouvoir s’y insérer. L’imperfection de cette solution se trouve dans

les difficultés de coordination entre des agents extérieurs au continent africain et ceux qui y

sont présents.

Pour cela, l’insertion dans les chaînes de valeurs mondiales ne se décrète pas, mais elle

s’accomplit d’elle même lorsqu’une économie nationale présente des avantages comparatifs

dans la production de certains biens et services intermédiaires ; ce qui n’est pas encore le cas

dans la plupart des économies africaines.

Les voies de l’emploi en Afrique se trouvent donc dans le développement d’un marché

local mettant en concurrence des industries locales. Un exemple concret d’une telle stratégie

consiste à attribuer les marchés publics à des entreprises locales mise en concurrence effective,

car c’est cette dernière qui garantit que chaque entreprise fasse de son mieux pour s’approprier

les dernières technologies afin d’être plus compétitive. C’est ce qui se fait partout ailleurs,

notamment aux Etats-Unis, en Chine, et dans une certaine mesure en Europe.

Une autre solution consisterait à inciter à la fusion entre des entreprises du secteur

informel en contrepartie d’un accès subventionné aux financements privés. Ce qui peut

permettre à ce dernier bastion des jeunes chômeurs africains de se mettre à l’abri de la vague

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de multinationales qui se déferlera sur le continent, attirée par l’émergence des classes

moyennes et à la recherche de nouvelles sources de croissance. Ces solutions ne suffiront pas à

elles seules à donner de l'emploi aux millions de jeunes chômeurs africains mais elles auront le

mérite d'aller dans le bon sens de la lutte contre une situation qui menace la paix sociale dans

les nations africaines.

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Conclusion

L’Afrique compte 200 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans, soit plus de 20 % de la

population. Le continent connaît une croissance rapide de sa population et est entré dans une

phase de lente transition démographique qui va augmenter la pression à laquelle les pays sont

confrontés en termes de création d’emploi.

De premier abord, cette croissance démographique est bénéfique pour le Continent en

terme de consommation et de main d’œuvre. Cependant, ces jeunes font face de nombreux

problèmes entre autres une mauvaise éducation, le chômage entrainant une pauvreté accrue et

une instabilité politique (printemps arabe).

Abandonnés et ne sachant quoi faire, ces jeunes se lancent dans l’entrepreneuriat ; une

« loterie pour les grandes puissances ». L’entrepreneuriat sans volonté politique des états peut-

t-il à lui seul stopper cette évolution exponentielle du taux de chômage et cette dégradation

alarmantes des conditions de vies des jeunes en Afrique ?

Face à des firmes multinationales étrangères, qui ont fait de l’Afrique leur marché,

l’entrepreneuriat en Afrique sans politiques n’est certainement pas la solution à un

développement durable. Des mesures doivent être prises pour permettre le développement du

marché local tout en réduisant l’apport des marchés extérieurs notamment dans la fabrication

des machines et des produits de première nécessité.

Sans quoi, les conditions des jeunes en Afrique comme développées demeureront

alarmantes et conduiront à une catastrophe plus qu’imminente. Quelles sont donc les solutions

fonctionnelles à implémenter pour améliorer les conditions des jeunes en Afrique afin de

pleinement profiter de ce potentiel humain ?

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Le développement de l’Afrique, passe par la participation des jeunes dans l’économie

et par une meilleure gestion des ressources financières. La jeunesse est le poumon de l’Afrique,

mais noyée elle accentue le sous-développement du Continent.

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Références / Bibliographie

1. jeuneafrique – les problèmes de l’Afrique ne sont pas d’ordre démographique.

2. Chiffres 2009 du BIT cité dans les perspectives économiques en Afrique 2012 :

http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/thematique/youth_employment/

3. Résultats d’enquête auprès des experts pays des perspectives économiques en Afrique

(2012).

4. Données issues des sondages Gallup World Poll (2010).

5. Données du Bureau des Statistiques du Danemark portant sur l’ensemble de la

population danoise.

6. Le rapport sur les perspectives économiques en Afrique de 2014 discutait déjà de ce

sujet comme le moyen par lequel l’Afrique peut s’industrialiser.

7. Gelb et al. 2013. « Does poor means cheap? A comparative look at Africa’s industrial

labor costs » Working Paper N° 325, Center of Global Development.

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