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Développement durable

1- Définition :

Le développement durable est une forme de développement économique qui vise


à concilier le progrès économique et social avec la préservation de l'environnement.

Selon la définition de Harlem Brundtland (1987) « Un développement durable doit


répondre à nos besoins présents, sans que cela empêche les générations du futur de
répondre aux leurs ».

2- Les trois piliers du développement durable :

 économique, en assurant une gestion saine et durable, sans préjudice pour


l’environnement et pour l’Homme.

 sociale, en satisfaisant les besoins essentiels de l’humanité (logement, alimentation,


santé et éducation) tout en réduisant les inégalités entre les individus et dans le respect
de leurs cultures.

 environnementale, en préservant les ressources naturelles à long terme, en


maintenant les grands équilibres écologiques et en limitant des impacts
environnementaux.

Schéma du développement durable à la confluence des trois piliers du Développement


durable :

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3- Les causes de l’émergence du Développement durable :

Plusieurs crises écologiques et sociales, à titre d’exemple :


 1929 : la crise financière
 1968 : mouvement social en France et dans le monde
 1973 et 1979 : chocs pétroliers
 1982 : choc de la dette des pays en développement
 1954 : retombées nucléaires de Rongelap
 1986 : catastrophe nucléaire de Tchernobyl
 Mais aussi : le réchauffement climatique, la pollution de l’air, la question de la
couche d’ozone, la disparition de la biodiversité….

4- Le développement durable : Le contexte marocain


a-Référentiels institutionnels :

 Le discours royal du Trône de 2009 et 2010 : Insiste sur la nécessité d’un « modèle de
développement et de démocratie que Nous voulons spécifiquement marocain ».
L’objectif est d’appeler le Gouvernement à élaborer un projet de Charte Nationale de
l’Environnement et du Développement Durable et un plan d’action intégré formalisé
dans une Loi-Cadre qui devra constituer une véritable référence pour les politiques
publiques de notre pays en la matière.
 Constitution 2011.
 Loi cadre 99-12 (2012) qui contraint le gouvernement à se doter d’une stratégie
nationale de développement durable.

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b. Chantiers et enjeux:

Renforcement du cadre économique et de l’orientation libérale : Réduction de la dette


et maintien des équilibres macroéconomiques ; création de multiples zones de libre-échange
(UE, USA, Pays Arabes, Turquie).

Mise en service de grandes infrastructures de transport avec la politique des grands


chantiers (autoroutes, ports, aéroports).

Mise en œuvre de politiques sectorielles volontaristes : Plan Maroc Vert (agriculture),


Plan Émergence I, II et Accélération Industrielle (industrie), Vision 2010 et Vision 2020
(tourisme), Plan Rawaj (commerce), Plan Maroc Numérique (nouvelles technologies de
l’information et de la communication), Plan Halieutis (Pêches maritimes), Stratégie
Logistique 2030, Stratégie Maroc Innovation, Stratégie Énergétique, etc.

Garantie de sa sécurité hydrique et alimentaire : politique des barrages, loi 10-95 sur
l’eau, usages des eaux non conventionnelles, Plan Maroc Vert pour le secteur agricole,
promotion de la recherche agricole, etc.

Mise en œuvre d’une politique de promotion des énergies renouvelables et de


l’efficacité énergétique : Renforcement du cadre réglementaire et institutionnel, incitations
économiques, Plan Solaire, Plan éolien…

Mise en place d’une politique de mise à niveau environnemental : institutionnalisation


du développement durable (Charte Nationale de l’Environnement et du Développement
Durable), renforcement du cadre réglementaire, Programme National d’Assainissement
(PNA), Programme National de Gestion des Déchets Ménagers (PNDM), Création du
Centre Marocain de la Production Propre (CMPP).

Promotion du développement humain et de la solidarité sociale : Initiative Nationale


pour le Développement Humain, Mise en place du RAMED (Régime d’Assistance
Médicale) au profit de la population démunie, mise en place de l’AMO (Assurance Médicale
Obligatoire), amélioration du soin pré et néo-natal, généralisation de la scolarité, réforme de
l’éducation, réforme et autonomisation de l’Université, accès à l’eau potable en milieu rural
(Programme d’Approvisionnement Groupé en Eau Potable des Populations Rurales -
PAGER) et électrification du rural (Programme d’Électrification Rural Global -PERG),
Programme National des Routes Rurales…

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Responsabilité Sociale des entreprises
1- Définition :
 le concept de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) est l’application des
principes de développement durable au monde des organisations.
 En 2001, la Commission européenne a définit la RSE dans son livre vert comme
« l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et
environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties
prenantes ».
 Norme ISO 26000 (RSO) : responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de
ses décisions et de ses activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par
un comportement transparent et éthique
qui :
- contribue au développement durable y compris à la santé et au bien-être de la société
- prend en compte les attentes des parties prenantes
- respecte les lois en vigueur et est compatible avec les normes internationales
Le périmètre de la responsabilité sociétale de l’organisation se dessine autour des
questions centrales suivantes :
- Gouvernance de l’organisation ;
- Droits de l’homme ;
- Relations et conditions de travail ;
- Environnement ;
- Loyauté des pratiques ;
- Questions relatives aux consommateurs ;
- Communautés et le développement local

2- Origine et développement de la RSE :


A l’aube du 19ème siècle (développement industriel): paternalisme industriel des
grandes entreprises, prise de conscience et développement d’une éthique chez les
dirigeants, actions caritatives.

Dès les années 1950 : reprise de ce mouvement par des auteurs américains qui ont forgé
le concept de RSE, selon une inspiration religieuse et paternaliste.

En 1953 : Howard BOWEN, publie «Responsibility of the business man ». Il est le


premier à utiliser le terme « Corporate Social Responsibility », traduit par la suite par
« responsabilité sociale de l’entreprise » :

BOWEN insiste sur la contribution essentielle de l’entreprise au renforcement des


valeurs portées par le rêve américain ; l’entrepreneur se comporte en père de famille ;

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l’entreprise est un acteur social à part entière, investi d’une mission envers la société au
sens large.

En 1970 : l’économiste Milton Friedman écrivait que « La RSE est d’augmenter leurs
profits». Ce point de vue était alors représentatif du scepticisme général régnant à
l’époque.

En 1987 : apparition du concept de développement durable lors de la commission


mondiale sur l’environnement et le développement durable (rapport Brundtland des
Nations Unies « Notre avenir à tous ») : Le développement durable est défini comme
« un développement susceptible de satisfaire les besoins actuels sans mettre en péril
ceux des générations futures

En 1992 : tenue du deuxième sommet de la Terre à Rio de Janeiro et adoption de la


convention de Rio avec la mise en place de l’Agenda 21 (programme d’action pour le
21ème siècle orienté vers le développement durable) : lutter contre la pauvreté et les
exclusions sociales, produire des biens et services durables et protéger l’environnement.

3. Initiatives RSE au Maroc

a. Imanor :

 Accompagnement des entreprises à l’implémentation de la Norme ISO 26000 : Ce projet


mené de 2011 à 2014 dans la région Moyen-Orient - Afrique du Nord (MENA) et
financé par l'Agence suédoise de coopération internationale pour le développement
(Sida).

 Contribuer à la mise en place d’une stratégie de développement durable par l'intégration


efficace des principes et pratiques de la responsabilité sociétale (ISO 26000) dans la
région MENA.

 Au Maroc à la fin du projet, ce sont 15 entreprises qui ont été accompagnées pour
l’implémentation de la norme ISO 26000.

b. Charte RSE de la CGEM :

 Adoption en décembre 2006 par le Conseil National de l’Entreprise ; organe statutaire


et décisionnel de la Confédération.

 Soumission du projet de cette charte à une large consultation de différentes parties


prenantes nationales et internationales : entreprises, ONG, partenaires sociaux,
institutions internationales…

 Révision et actualisation après consultation en janvier 2017 selon les avancées de la


RSE à l’échelle internationale.

 9 axes d’engagements : Respecter les droits humains ; Améliorer en continu les


conditions d’emploi et de travail et les relations professionnelles ; Préserver
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l’environnement ; Prévenir la corruption ; Respecter les règles de la saine concurrence ;
Renforcer la transparence du gouvernement d’entreprise ; Respecter les intérêts des
clients et des consommateurs ; Promouvoir la responsabilité sociétale des fournisseurs
et sous-traitants ; Développer l’engagement envers la communauté

c. Charte RSE de la CGEM : Analyse Comparée avec l’ISO 26000 :

 La Charte RSE de la CGEM rapporte les lignes directrices de l’ISO 26000 aux
responsabilités des entreprises opérant dans le contexte marocain à l’égard de leurs
parties prenantes locales et internationales, quelles que soient leur taille, leur activité et
leur chaîne de valeur.

 La charte RSE de la CGEM met en exergue les enjeux prioritaires pour la performance
dans une économie émergente.

d. Label RSE de la CGEM :

 C’est une distinction par laquelle la CGEM reconnait l’engagement des entreprises en
matière de RSE et son intégration dans leur stratégie managériale et leurs opérations
quotidiennes.

 Le référentiel du Label CGEM est la charte de responsabilité sociétale de la CGEM.

 Le dispositif du Label CGEM est multi-parties prenantes faisant appel pour son octroi à
des cabinets externes pour l’évaluation des entreprises candidates et à un comité
d’attribution indépendant pour statuer sur l’attribution du Label.

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Economie verte
1. Définition de l’économie verte :
le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) donne la définition
suivante: “l’économie verte est une économie qui engendre :
une amélioration du bien-être humain et de la justice sociale, tout en réduisant
sensiblement les risques environnementaux et les pénuries écologiques.
Grosso-modo, l'économie verte est liée:
 au respect de la nature
 cherche à maintenir le capital naturel en équilibre.
2. Les secteurs d’activités:

Selon Karl Burkart, l’économie verte est basée sur six secteurs principaux:
 Energies renouvelables: ce secteur est devenu porteur d’avantage et d’augmentation
des bénéfices pour les pays producteurs de technologie.
 Moyens de transport : le basculement vers l’utilisation des énergies renouvelables.
(voitures électriques etc)
 Gestion des déchets
 Gestion de l’eau : l’optimisation de la production et de la distribution d’eau , le
recyclage...
 Construction écologique: qui englobe les constructions bioclimatiques économisant la
consommation de l’énergie pour le chauffage de l’eau et l’accès à l’air conditionné.
 Aménagement du territoire : qui englobe ,l’agriculture écologique, la création ou
gestion de parcs et les forêts urbaines, la protection des sols et des milieux en général. Etc

3. Les causes:

L’intérêt récent pour ce concept a été encouragé par:


 la déception à l’égard du modèle économique dominant, né de la multitude de
crises.(climat, énergie, denrées alimentaires, eau ... )
 L’augmentation galopante des émissions polluantes donne lieu à des conséquences
potentiellement désastreuses pour l’humanité.
 Le choc des prix des combustibles de 2008
 et la flambée des prix des denrées alimentaires et des matières premières.
 Etc
4. Avantages :

 Développement de nouveaux produits et de nouveaux marchés (réduire le coût de


disponibilité des technologies environnementales);

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 Valorisation des écotechnologies;
 Protection et rétablissement des services éco systémiques (eau, sol et biodiversité) ;
 Développement durable en matière de transports, de production industrielle, d’habitat et
bien d’autres domaines ;
 Rationalisation du processus productif entraînant une amélioration de l’efficacité ainsi
qu’une rationalisation des coûts ;
 Développement de nouvelles filières industrielles reliées aux technologies et de nouveaux
services qui vont engendrer de nouveaux modes de vie ;
 Création des nouveaux emplois verts.

5. Economie verte au Maroc :


Le Maroc a signé et ratifié trois conventions cadres, issues du Sommet de Rio :
 La convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique ;
 La convention sur la diversité biologique, vise à protéger l’ensemble de la diversité du
vivant ;
 Et la troisième, signée deux ans après Rio, c’est la convention sur la lutte contre la
désertification.
a. Le Maroc opte pour l’économie verte pour différentes raisons :

Le coût de la dégradation de l’environnement au Maroc est l’équivalent de 4% du PIB,


et le pays continuerait à subir la destruction annuelle de 30.000 hectares de forêt, une
menace de désertification de 92% de son territoire national.

Les ressources hydriques se caractérisent par une demande en forte croissance alors que
les ressources sont menacées de pénurie et une dépendance énergétique croissante de 97%.

«…la nécessité d’impulser le processus de développement durable, dans lequel la question


écologique occupe une place centrale. Elle se situe à la base de la croissance verte et
innovante, potentiellement génératrices d’emplois. Aussi, engageons-nous le
gouvernement à donner corps aux grandes orientations issues du dialogue élargi visant
l’élaboration d’une charte nationale pour la protection de l’environnement et le
développement durable, dans un plan d’action intégré ayant des objectifs précis et
réalisables dans tous les secteurs d’activité. Parallèlement, nous exhortons le
gouvernement à formaliser ce plans dans un projet de loi-cadre, dont nous voulons qu’il
constitue une véritable référence pour les politiques de notre pays en la matière » (Discours
royal, 2010).

b. Référentiels institutionnels :

 Article 31 de la Constitution : l’Etat, les établissements publics et les collectivités


territoriales doivent œuvrer à la mobilisation de tous les moyens disponibles pour faciliter
l’égal accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir du droit
à un environnement sain.

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 Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable (CNDD), adopté en
décembre 2012 par le conseil de gouvernement, avait déjà ancré le pays dans l’esprit de
préservation de son environnement et le développement durable.

 Mise en place de plusieurs plans et programmes structurants : Plan Maroc vert, Stratégie
énergétique, Plan Halieutis, Plan Emergence.

 Volet juridique a connu une véritable avancée depuis les années 1990 : promulgation des
textes de lois adoptés qui couvrent presque tous les aspects relatifs au droit de
l’environnement, il s’agit de:

- La loi cadre n°99-12 portant la charte nationale de l’environnement et du


développement durable, la loi 36-15 relative à l’eau, la loi 12-03 sur les études
d’impact, la loi 13-03 sur la lutte contre la pollution de l’air, la loi 28-00 relative à la
gestion des déchets et à leur élimination, et la loi n°15-58 relative aux énergies
renouvelable modifiant la loi 13-09.

c. Opportunités de l’économie verte

Le Maroc estime que les investissements projetés dans les secteurs des énergies
renouvelables, de l’efficacité énergétique, de l’assainissement, de l’épuration des rejets
liquides et de la gestion des déchets solides sont estimés à 20 milliards d’euros avec un
potentiel identifié de création d’emplois de plus de 130 000 postes à l’horizon 2030.

Le Maroc a annoncé son intention de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations


d’Hydrocarbures.

Le pays a fixé l’objectif ambitieux d’augmenter la partie d’énergies renouvelables


autoproduites à 42 % d’ici 2020.

Grâce à la mise en œuvre de mesures favorisant l’efficacité énergétique, il œuvre également


à réduire de 15 % la demande d’énergie projetée à cette échéance.

Pour consolider ce programme d’économie d’énergie et de lutte contre la pollution, le


Maroc a récemment commencé à reconsidérer son système coûteux de subventions
énergétiques en procédant à une baisse de ses subventions pour le diesel, l’essence et le
fuel industriel.

Selon le Conseil Economique et Social, le contexte national peut être considéré comme
favorable à la mise en place d’une économie verte en bonne et due forme, au regard de
l’importance des initiatives lancées dans les différents secteurs économiques et en
particulier dans la stratégie de mobilisation des ressources hydriques, la préservation de
l’environnement et des forêts, le développement des Energies renouvelables et de
l’efficacité énergétique, le renforcement de l’assainissement et l’épuration des rejets
liquides, l’amélioration de la gestion des déchets solides et le tourisme durable.

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Finance participative
1-Définition :
La finance participative est définie comme étant un ensemble de dispositions
permettant d’exercer une activité bancaire exclue de l’usure. Elle est construite sur la
base de la Sharia.

Elle vise une distribution égale des ressources et répartition équitable des risques.

La finance participative est fondée sur les principes suivants:


• Interdiction de verser ou de percevoir un intérêt : la Sharia prohibe l’échange de la
monnaie contre une monnaie future sans la prise du risque (le Riba).
• Interdiction de financement des activités illicites (exemple de la commercialisation
de l’alcool … )
• Interdiction du risque excessif (Gharar ) et de la spéculation (Maysir) : Le Gharar est
toute transaction risquée dont les caractéristiques de l’objet mis en vente sont
inconnues ou douteuses
• Adossement à des actifs réels : les transactions financières des banques islamiques
portent sur des actifs tangibles et identifiables .
2-Mode de financement :
a-Instruments de partage de profits et de pertes :
Cette première méthode se réfère aux instruments financiers participatifs
impliquant un partenariat d’investissement entre la banque et son client où les
parties impliquées, dans une transaction financière, doivent partager les risques et
les bénéfices issus de cette transaction, en proportion des parts individuelles
fournies soit en capital ou en effort.

Deux formes de contrats caractérisent ce type d’opérations : la Moudaraba et la


Moucharaka.

 Moudaraba: c’est une association du capital et du travail, en vue de partager les


bénéfices réalisés. Le partage des bénéfices est convenu entre les parties, et les
pertes sont supportées par le fournisseur des fonds.
 Moucharaka : c’est une association entre deux parties (ou plus) dans le capital
d’une entreprise, projet ou opération moyennant une répartition des résultats
(pertes ou profits) dans des proportions convenues.

b- instruments de financement de dette à revenu fixe :

 Mourabaha : elle est définie comme étant tout contrat par lequel un établissement
de crédit achète, sur ordre d’un client, un bien meuble ou immeuble (matières
premières, fournitures et équipements) en vue de le lui revendre moyennant une
marge bénéficiaire convenue d’avance, avec échelonnement.

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 Idjar ou Leasing : Le leasing est un contrat de location de biens assorti d’une
promesse de vente au profit du locataire.
Il s’agit d’une technique de financement relativement récente qui fait intervenir
trois acteurs principaux :
- Le fournisseur (fabricant ou vendeur ) du bien.
- Le bailleur ( en l’occurrence la banque qui achète le bien pour le louer à son
client).
- Le locataire qui loue le bien en se réservant l’option de l’acquérir
définitivement au terme du contrat de location .
 Salam : C’est le financement du fonds de roulement par achat anticipé par la
banque de la production à venir de biens fongibles, à un prix dont est déduite la
marge commerciale de la banque, puis revente dès livraison au prix du marché
par la banque ou par le client pour le compte de la banque.
 Istisna’a : Cette opération consiste en la réalisation par la banque et pour le
compte du client auprès d’un constructeur d’un ouvrage immobilier ou de génie
civil ou d’un équipement préidentifié, puis revente à tempérament au profit de ce
dernier pour une durée déterminée, moyennant une marge de réalisation
préalablement convenue.

c- Les instruments des institutions non bancaires :

 Sukuk :c’est un produit financier adossé à un actif tangible et à échéance fixe qui
confère un droit de créance à son propriétaire. Celui-ci reçoit une part du profit
attaché au rendement de l’actif sous-jacent et non un taux d’intérêt.

On distingue 2 types d’émissions de « Sukuks »:


- Souverain : Emis par un Etat.
- Corporate : Emis par une société, banque.
Le Sukuk est ainsi un produit financier, qui s’apparente aux obligations, ayant
une échéance fixée d'avance et est adossé à un actif permettant de rémunérer le
placement. Les Sukuk sont structurés de telle sorte que leurs détenteurs courent
un risque de crédit et reçoivent une part de profit et non un intérêt fixe.

Les produits sous-jacents des Sukuk peuvent être représentés par des contrats tels
« l’Ijara », la « Musharaka » ou la « Mudharaba »

 L’assurance « Takaful » : il offre une couverture contre les risques prévus aussi
bien dans un contrat d’assurance que dans un contrat d’investissement (épargne
participative).
Cette couverture est offerte par un fonds d’assurance Takaful géré, moyennant
une rémunération de gestion, par une entreprise d’assurance agréée pour
pratiquer les opérations d’assurance Takaful.

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À noter, toutefois, que les opérations d’assurances Takaful et l’activité de gestion
du fonds ne peuvent, en aucun cas, donner lieu à la perception ni au versement
d’intérêt.

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