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Étude empirique

I. Méthodologie :

II. Présentation des résultats :

II.A. Profil de la femme entrepreneure :


II.A.1. Âge des entrepreneures :

Réponses % des citations


Entre 20 et 30 3 20,00%
Entre 30 et 40 6 40,00%
Entre 40 et 50 5 33,30%
Plus de 50 1 6,70%
Total 15 100,00%

Âge des entrepreneures :

6,70%
20,00%
33,30%

Entre 20 et 30
Entre 30 et 40
Entre 40 et 50
Plus de 50

40,00%

L’enquête réalisée repose sur la volonté de mieux appréhender, de manière qualitative, la


réalisé socio-démographique des femmes entrepreneures. Une attention particulière alors a été
portée à la diversité des situations des femmes interrogées, du point de vue de l’âge, de la
situation familiale (état matrimonial, nombre d’enfants, niveau d’études …etc.)
Ici nous constatons que 40% des femmes entrepreneures sont âgées de 30 à 40 ans. Un tiers
des entrepreneures est d’un âge entre 40 et 50, alors que 20% sont d’un âge entre 20 et 30, et
une courte minorité (6,7%) est d’un âge plus de 50 ans.

La majorité des entrepreneurs femmes est donc située dans la tranche d’âge de plus de 30 ans.
II.A.2. Situation matrimoniale :

Réponses % des citations


Célibataire 4 26,70%
Mariée 9 60,00%
Divorcée 2 13,30%
Veuve 0 0,00%
Total 15 100,00%

Situation matrimoniale :
0,00% 13,30%

Veuve
Divorcée
Célibataire 26,70%
60,00%
Mariée

La majorité (60%) des entrepreneures femmes enquêtées sont mariées. Un quart des
entrepreneures sont célibataires, alors qu’une minorité (13,3%) sont divorcés.

Cela représente une situation matrimoniale très variée, donnant à croire que ce paramètre
n’est pas limitant pour les femmes de la région dans leurs décisions de lancer leurs propres
aventures entrepreneuriales.

La majorité des entrepreneures femmes de la région Souss Massa semblent alors être âgées de
plus de 30 ans et sont mariées. Ce ne sont pas donc les jeunes femmes issues récemment des
universités qui dominent l’entrepreneuriat dans la région, mais des femmes âgées ayant des
réalités socio-démographiques différentes.
II.A.3. Entrepreneure a des enfants :

Réponses % des citations


Oui 8 53,30%
Non 7 46,70%
Total 15 100,00%

Entrepreneure a des enfants :

46,70%

Oui
Non 53,30%

Nous constatons qu’une courte majorité (53,30%) des entrepreneures femmes de la région ont
des enfants. Mères de familles et entrepreneures, le terme utilisé est mumpreneures. Ces
femmes créent leurs entreprises dans l’espoir de pouvoir concilier la gestion de leur projet
avec la gestion leurs devoirs vis-à-vis leurs enfants et leur éducation.

Nombre d’enfants de l’entrepreneure :

Réponses % des citations


Moins de 2 enfants 5 62,50%
Entre 2 et 4 enfants 2 25,00%
Entre 4 et 6 enfants 1 12,50%
Plus de 6 enfants 0 0,00%
Total 8 100,00%
Nombre d’enfants de l’entrepreneure :

12,50% 0,00%

25,00%

Moins de 2 enfants
Entre 2 et 4 enfants
Entre 4 et 6 enfants
Plus de 6 enfants 62,50%

Le nombre d’enfant n’est pas sans impact sur la décision de créer une entreprise et de la gérer.
Nous observons que la grande majorité (62,5%) des entrepreneures femmes de la région ont
moins de 2 enfants. Un quart ayant entre 2 et 4 enfants, et une minorité de 12,50% ayant plus
de 4 enfants.

Chaque enfant en soit est une entreprise nécessitant du temps et des ressources, d’où la
décision d’avoir des enfants (et le nombre à en avoir) sans doute fait partie des paramètres de
la décision, pour la femme de la région, à se lancer dans une aventure de création de sa propre
entreprise.
II.A.4. Niveau d’études de l’entrepreneure :

Réponses % des citations


Primaire 3 20,00%
Collégial 1 6,70%
Secondaire 2 13,30%
Universitaire (Bac+2) 3 20,00%
Universitaire (Bac +3) 6 40,00%
Autre 0 0,00%
Total 15 100,00%

Niveau d’études de l’entrepreneure :

0,00%
20,00%
Primaire
40,00%
Collégial 6,70%
Secondaire
Universitaire (Bac+2)
Universitaire (Bac +3) 13,30%
Autre

20,00%

Le niveau d’éducation des femmes entrepreneures varie on le constate. Nos enquêtées ont des
niveaux d’études allant du primaire (20%) aux niveaux universitaires (60%) en passant par les
niveaux collégial (6,70%) et secondaire (13,3%).

L’entrepreneuriat donc n’est pas une entreprise exclusivement faite pour les jeunes diplômées,
mais aux femmes en général issues de tous les niveaux d’éducation. Ces niveaux ne sont pas
donc limitant du potentiel de la femme de la région à réaliser son propre projet et le voir mené
à terme.

Les femmes de la région issues de réalités socio-démographiques différentes et ayant des


niveaux d’éducation différents sont toutes impliquées dans l’activité entrepreneuriale.
II.A.5. Domaine de spécialisation des études de l’entrepreneure :

Réponses % des citations


Commerce 0 0,00%
Marketing 1 6,70%
Finance 2 13,30%
Droit 1 6,70%
Lettres 3 20,00%
Sciences et Ingénierie 2 13,30%
Autre 6 40,00%
Total 15 100,00%

Domaine de spécialisation des études de l’entrepreneure :


0,00% 6,70%
6,70%

Commerce
40,00% 13,30%
Marketing
Droit
Finance
Sciences et Ingénierie
Lettres 13,30%
Autre

20,00%

Ici encore nous constatons divers domaines d’éducation représentés parmi les femmes
entrepreneures. Ce ne sont pas seulement celles qui ont fait des études dans le commerce ou
Marketing qui franchissent la vie entrepreneuriale, mais aussi celles issues de spécialités
d’études juridiques, littéraires voire scientifiques.

Nous explorons ci-dessous alors si ces entrepreneures ont bénéficié de formations les
préparant à vie entrepreneuriale :
L’entrepreneure a bénéficié d’une formation dans l’entrepreneuriat :

Réponses % des citations


Oui 8 53,30%
Non 7 46,70%
Total 15 100,00%
L’entrepreneure a bénéficié d’une formation dans
l’entrepreneuriat :

46,70%

Oui
Non 53,30%

Une courte majorité (53,3%) des femmes entrepreneures ont bénéficié d’une formation dans
l’entrepreneuriat.
Nous explorons ci-dessous les types de formation reçues dans ce domaine :

Type de formation reçu dans le domaine de l’entrepreneuriat :

Réponses % des citations


Diplôme universitaire 0 0,00%
Formation dans une école/Institut 7 87,50%
Autre 1 12,50%
Total 8 100,00%

Type de formation reçu dans le domaine de


l’entrepreneuriat :

12,50% 0,00%

Diplôme universitaire

Formation dans une


école/Institut
Autre

87,50%
La vaste majorité (87,5%) de ces formations, on le constate, sont assurées par des écoles ou
institut de formation professionnelle et continue, privés sans doute.

Aucune des femmes entrepreneures, même celles ayant un niveau d’éducation universitaire,
n’a bénéficié d’une formation dans l’entreprenariat au sein d’une université. Cela souligne le
manque de telles formations pour les jeunes universitaires.

Le domaine de l’entrepreneuriat évolue de plus en plus, les jeunes universitaires et même le


jeunes étudiants des niveaux secondaires devraient avoir accès à ce genre de formation.
II.A.7. L’entrepreneure réalise un équilibre entre vie personnelle et professionnelle :

Réponses % des citations


Oui 15 100,00%
Non 0 0,00%
Total 15 100,00%

L’entrepreneure réalise un équilibre entre vie


personnelle et professionnelle :
0,00%

Oui
Non

100,00%

Pour les femmes entrepreneures de la région, qui sont pour la majorité des femmes mariées et
ayant des enfants comme on l’a observé ci-haut, retrouver un équilibre entre épanouissement
professionnel et vie personnelle se montre important.

Toutes les entrepreneures enquêtées déclarent qu’elles réalisent un tel équilibre. Cela remet en
question la notion traditionnelle qu’il est difficile pour une femme de faire concilier ces
obligations vis-à-vis de sa vie personnelle et celles d’une carrière professionnelle et / ou
entrepreneuriale.

Si l’équilibre est plus délicat à trouver pour les femmes, l’entrepreneuriat, qui offre autonomie
et flexibilité d’organisation, peut cependant être une source d’amélioration pour certaines.

Faire évoluer les pratiques et les mentalités pour aider les femmes à mener de front carrière et
vie personnelle est un travail de longue haleine où politiques publiques, entreprises et
individus ont leur rôle à jouer
II.B. Création de l’entreprise :

II.B.1. Forme juridique :

Réponses % des citations


SARL 11 73,30%
Coopérative 4 26,70%
SNC 0 0,00%
SCS 0 0,00%
SA 0 0,00%
Autre 0 0,00%
Total 15 100,00%

Forme juridique :
0,00%
26,70%
SARL
Coopérative
SNC
SCS
SA
Autre 73,30%

La majorité (73,30%) des entreprises créées par les entrepreneures femmes de la région de
Souss massa, on le constate, sont sous forme de SARL. Cette forme juridique présente des
avantages importants, comme la simplicité des procédures administratives, la protection du
patrimoine personnel (la responsabilité est limitée aux apports).

Le reste des entreprises (26,70%) créées dans la région par les femmes entrepreneures sont
des coopératives. Une coopérative est une société civile ou commerciale dans laquelle tous les
membres ont les mêmes droits et promeuvent l'intérêt général de l'entreprise.

Les coopératives dans la région contribuent au renforcement de l'économie sociale et solidaire


en permettant à leurs membres de posséder une partie du capital social.
II.B.2. Secteurs d’activité :

Réponses % des observations


Industrie 0 0,00%
Agriculture 3 20,00%
Artisanat 1 6,70%
Services 10 66,70%
Commerce 1 6,70%
Autre 3 20,00%
Total 15

Secteurs d’activité :

66,70%
70,00%

60,00%

50,00%

40,00%

30,00%
20,00% 20,00%
20,00%
6,70% 6,70%
10,00%
0,00%
0,00%
Services Agriculture Autre Artisanat Commerce Industrie

Les entreprises des femmes de la région de Souss Mass opèrent dans différents secteurs. Le
secteur des services, à 66,70%, semble le plus dynamique. Suivi par le secteur traditionnel,
agricole, où opèrent 20% des entreprises répondantes, principalement les coopératives.

L’artisanat et le commerce sont aussi des secteurs d’activités observés, certes moins que les
deux précédents.

Le secteur agricole comme nous l’avons mentionné est dominé par les coopératives, mais
puisque de plus en plus de jeunes femmes, à la fin de leurs études universitaires, se lancent
dans l’entreprenariat, le secteur des services a connu un essor important.
II.B.3. Nature du projet :

Réponses % des citations


Une nouvelle création 14 93,30%
Rachat d'une activité 1 6,70%
Une reprise d'une entreprise familiale 0 0,00%
Extension d'une ancienne activité 0 0,00%
Autre 0 0,00%
Total 15 100,00%

Nature du projet :

Une nouvelle création 6,70% 0,00%

Rachat d'une activité

Une reprise d'une entreprise


familiale
Extension d'une ancienne
activité
Autre
93,30%

Presque l’entièreté (93,30%) des entreprises enquêtées sont de nouvelles créations alors que le
reste sont des rachats d’activités déjà existantes. Cela est signe d’un climat entrepreneurial en
bonne santé, voire en évolution rapide.

Aucune des entreprises des enquêtées n’est une extension d’une ancienne activité, ce qui
donne à croire que le climat d’entrepreneuriat dans la région n’est pas seulement en pleine
évolution mais qu’il est riches d’opportunités nouvelles et de potentiel à exploiter pour les
femmes de la région.
II.B.4. Durée du processus de création :

Réponses % des citations


Moins d'un an 14 93,30%
Entre 1 et 2 ans 1 6,70%
Plus de 2 ans 0 0,00%
Total 15 100,00%

Durée du processus de création :

6,70%

Moins d'un an
Entre 1 et 2 ans
Plus de 2 ans

93,30%

La création d’une entreprise peut se révéler une affaire difficile. Entre l’étude de marché, le
business plan, le choix du local, les choix stratégiques et les voies à suivre, la définition des
objectifs et les dispositions légales et réglementaires, le processus nécessite beaucoup d’effort.
Des dispositions pourtant ont été prises et des moyens efficaces de contourner la lourdeur
administrative et la durée du processus sont mis en place aujourd’hui pour faciliter la tâche
aux nouvelles entrepreneures et pour leur permettre de rapidement se consacrer aux réels défis
à relever.

C’est ainsi que nous remarquons que la plus grande majorité (93,30%) des entrepreneures
répondantes déclarent un temps de moins d’une année pour la création de leurs propres
affaires.
II.B.5. Méthodes de financement du projet :

Réponses % des observations


Fonds propres 13 86,70%
Prêts auprès de particuliers 11 73,30%
Organisme d'aide à la création d'entreprise 2 13,30%
Emprunts bancaires 0 0,00%
Subventions 0 0,00%
Autre 0 0,00%
Total 15

Méthodes de financement du projet :

Autre 0,00%

Subventions 0,00%

Emprunts bancaires 0,00%

Organisme d'aide à la création… 13,30%

Prêts auprès de particuliers 73,30%

Fonds propres 86,70%

0,00% 20,00% 40,00% 60,00% 80,00% 100,00%

Aucune des entrepreneures femmes enquêtées n’ont fait recours aux emprunt bancaires. Sans
doute en raison des taux élevés d’intérêt sur ces prêts, et aux garanties (personnelles ou
réelles) exigées par les banques. Une autre possibilité est le phénomène de rationnement des
crédits par les banques. Ici l’État doit prendre en charge une partie du risque de crédit afin
d’inciter les banques à faciliter l’accès aux crédits pour les porteurs de projets.

Les méthodes de financement pourtant auxquels font recours sont, pour la plupart (86,7%) les
fonds propres et les prêtes auprès de particuliers (73,30%). Une minorité (13,3%) font recours
aux organismes d’aide à la création d’entreprise.
II.C. Motivations à faire de l’entrepreneuriat :
II.C.1. Raisons pour le lancement du projet :

Réponses % des observations


Besoin d'argent 10 66,70%
Relever un défi 8 53,30%
Besoin de changement 5 33,30%
Recherche d'estime 5 33,30%
Réaliser un rêve 5 33,30%
Temps libre 5 33,30%
Recherche de liberté 3 20,00%
Présence d'une opportunité 3 20,00%
Autres 1 6,70%
Reprise d'une affaire familiale 0 0,00%
Total 15

Raisons pour le lancement du projet :

Reprise d'une affaire familiale 0,00%


Autres 6,70%
Présence d'une opportunité 20,00%
Recherche de liberté 20,00%
Temps libre 33,30%
Réaliser un rêve 33,30%
Recherche d'estime 33,30%
Besoin de changement 33,30%
Relever un défi 53,30%
Besoin d'argent 66,70%

0,00% 10,00% 20,00% 30,00% 40,00% 50,00% 60,00% 70,00%

D’une première vue, on constate que la majorité des entrepreneures de la région franchissent
le domaine de l’entrepreneuriat pour une nécessité financière. Mais après avoir examiné les
résultats, on réaliste que les raisons sont plus diverses et intéressantes qu’un simple besoin
d’argent. La moitié des entrepreneures enquêtés exprime que parmi les raisons qui les ont
poussées à créer leurs propres entreprises sont le désir de relever un défi, le besoin de
changement, la recherche d’estime, la réalisation d’un rêve, la recherche de l’indépendance
financière.

Tout cela donne à croire qu’il y a une réelle prise de conscience par ses femmes de franchir le
monde de l’entrepreneuriat, jusque là dominé par les hommes de la région.
Une bonne part des entrepreneures (20%) se sont lancées dans leur projet pour la simple
raison qu’elles ont constaté la présence d’une opportunité de business. Ceci est le cas sans
doute de beaucoup de coopératives qui se sont lancées dans des marchés traditionnellement
inexistent sur la région (production locale des produits cosmétique, l’import/export de ces
produits à l’échelle internationale… etc..
II.C.2. Présence des entrepreneurs dans le cercle social :

Réponses % des citations


Oui 8 53,30%
Non 7 46,70%
Total 15 100,00%

Présence des entrepreneurs dans le cercle


social :

46,70%

Oui
Non 53,30%

Faire part d’un cercle social où sont présents d’autres entrepreneurs crée un climat d’échange,
de partage d’idées, d’enrichissement de son réseau de contacts, mais aussi encourage les
porteurs de projets à passer à l’action.
Nous constatons qu’une courte majorité (53,3%) font part d’un cercle social où sont présents
d’autres entrepreneurs au contraire du reste (46,7%).

Cela dit, il faut encourager les entrepreneurs à organiser des activités (conférences,
showrooms, formations) pour permettre aux porteurs de projets de les côtoyer et bénéficier de
leurs expériences.

Pour les entrepreneures qui sont déjà membres d’un tel cercle social, on explore ci-dessous à
quel point cela leur est bénéfique.

L’entrepreneure est inspirée par d’autres entrepreneurs de son cercle social :

Réponses % des citations


Oui 8 100,00%
Non 0 0,00%
Total 8 100,00%
L’entrepreneure est inspirée par
d’autres entrepreneurs de son cercle
social :

Oui
Non

100,00%

Toutes les entrepreneures déclarent être inspirées par les autres entrepreneurs de leurs cercles
sociaux. Comme nous l’avons déjà remarqué, de tels cercles enrichissent l’entreprenariat,
l’échange d’idée, voire l’investissement des membres de ces cercles dans les entreprises de
leurs contacts.
II.C.3. Difficultés rencontrées en tant que femme lors de l’élaboration du projet :

Réponses % des citations


Oui 15 100,00%
Non 0 0,00%
Total 15 100,00%

Oui
Non

100,00%

Toutes les entrepreneures interrogées expriment avoir fait face à des difficultés lors du
processus d’élaboration de leurs projets et de création de leurs entreprises. Nous explorerons
ci-dessous ces difficultés.
Types de ces difficultés rencontrées :

Réponses % des observations


En termes de financement 14 93,30%
Manque d'information 7 46,70%
Processus administratif lourd 6 40,00%
Absence de réseaux professionnels 5 33,30%
Regard de la société 4 26,70%
Concilier entre vie personnelle et professionnelle 0 0,00%
Autre 0 0,00%
Total 15
difficultés rencontrées par les entrepreneures:

Autre 0,00%

Concilier entre vie personnelle et professionnelle 0,00%

Regard de la société 26,70%

Absence de réseaux professionnels 33,30%

Processus administratif lourd 40,00%

Manque d'information 46,70%

En termes de financement 93,30%

Les entrepreneures à 93,30% précisent que l’accès au financement de leurs projets et au


premier rang des difficultés qu’elles rencontrent. Il faut donc remédier à cette situation en
proposant des formules adaptées afin de faciliter le financement de nouveaux projets des
femmes de la région.

Les femmes de la région, à 46,7%, exprime aussi que l’accès à la bonne information est l’une
des difficultés majeures rencontrées lors de la mise en place de leurs projets. La bonne
information administrative et juridique doit être facilement accessible, à la fois sur les portails
publics, mais aussi via des campagnes publicitaires (à l’instar des campagnes publicitaires sur
les chaines de télévisions publiques du pays).

Une part très importante (40%) des femmes entrepreneures rejettent les processus
administratifs lourds et épuisants qu’elles rencontrent lors de la création et la gestion de leurs
entreprises. L’administration numérique au Maroc est dans ces début, mais souffre pourtant
d’un taux de pénétration assez bas, à la fois en raison du manque de formations facilitant son
exploitation, mais aussi en raison des problèmes techniques auxquels fait face cette
administration numérique.

L’absence de réseaux professionnels, où les femmes entrepreneures peuvent bénéficier d’un


échange d’idée et de compétences, est parmi les difficultés majeures (33,3%) rencontrées par
les femmes de la région. Des forums d’entrepreneuriat doivent alors être organisés dans la
région afin de remédier à cette situation.
II.C.4. L’entrepreneure a bénéficié d’une aide lors de la création de son entreprise :

Réponses % des citations


Oui 7 46,70%
Non 8 53,30%
Total 15 100,00%

L’entrepreneure a bénéficié d’une aide lors de la


création de son entreprise:

46,70%

Oui
Non 53,30%

Les entrepreneures femmes de la région déclarent, à 53,3%, qu’elles n’ont pas bénéficié
d’aide lors de la création de leurs entreprises. Entre l’étude du marché, la mise en place du
business plan, le choix du local et le financement du projet, aucune idée ne leur a été
présentée.

Cette situation donne à croire que l’entrepreneuriat dans la région souffre encore d’une perte
réelle de potentiel du principalement du au manque d’aide aux porteurs de projets et à leur
soutien.

Même pour les moyens mis en place pour ces fins (centres régionaux d’investissement, par
exemple) résume leurs tâches à une simple tâche administrative.
II.C.5. Encouragement du cercle social de l’entrepreneure :

Réponses % des citations


Oui 10 66,70%
Non 5 33,30%
Total 15 100,00%

L'entrepreneure a bénéficié de l'encouragement


de son entourage:

33,30%

Oui
Non

66,70%

Deux tiers des entrepreneures femmes enquêtées ont bénéficié du soutien et encouragement
de leur cercle social. Vu la stigmatisation sociale contre le travail de la femme, surtout dans la
région, avoir le support et le soutien de son entourage social donne un boost important à la
femme entrepreneure et l’encourage à mieux réaliser ses aspirations et son potentiel en tant
que businesswoman.

L’absence de cet encouragement et soutien compliquera les choses pour l’entrepreneure


femme en général dans la région, et fait qu’elle commence à penser deux fois avant de se
lancer dans de prochaines aventures entrepreneuriales, et même à regretter la décision de créer
sa première entreprise.
II.D. ambitions des entrepreneures :
II.D.1. L’entrepreneure contemple abandonner son projet :

Réponses % des citations


Oui 0 0,00%
Non 15 100,00%
Total 15 100,00%

L’entrepreneure contemple abandonner son projet :

Oui
Non

100,00%

Aucune des femmes entrepreneures interrogées n’exprime l’intention d’abandonner son


projet. Ceci montre leurs entreprises sont performantes ou du moins ont un potentiel
important, que le climat entrepreneurial dans la région est en bonne santé et que la région en
général peut supporter et soutenir ce climat entrepreneurial féminin.

Cela encourage aussi les porteurs de projets à passer à l’action et de devenirs aussi des
entrepreneurs, encouragé par les expériences d’entrepreneurs saisonniers.
II.D.2. L’entrepreneure compte apporter des changements à son entreprise :

Réponses % des citations


Oui 11 73,30%
Non 4 26,70%
Total 15 100,00%

L’entrepreneure compte apporter des


changements à son entreprise :

26,70%

Oui
Non

73,30%

La grande majorité des entrepreneures (73,3%) comptent apporter des changements à leurs
entreprises. Cela exprime un désir de se développer en tant qu’entrepreneure, mais aussi à
s’adapter aux changements nécessaires pour que l’entreprise soit et reste performante.

L’entrepreneure doit rester à jour des transformations qui prennent place sur son secteur
d’activité, les marchés qu’elle cible, les exigences de sa clientèle ainsi que les réalités de
l’entrepreneuriat lui-même dans la région de Souss Masa.

Ces changements sont aussi nécessaires pour le développement de l’entreprise, sa taille, ses
outils, sa performance tant financière qu’économique et sociale.
II.D.3. Entrepreneure compte développer sa production :

Réponses % des citations


Oui 14 93,30%
Non 1 6,70%
Total 15 100,00%

Entrepreneure compte développer sa production :


6,70%

Oui
Non

93,30%

La majorité importante (93,3%) des entrepreneures ont l’intention de développer leur


production.
Les innovations technologiques, les attentes de la clientèle et la mondialisation en particulier
ont renforcé la nécessité d'une production accrue.

Cela nécessite l’adoption de nouveaux processus, de nouvelles technologies, et de nouveaux


profils capables de piloter ces transformations.

La majorité des femmes entrepreneures de la région alors sont sûres de la réussite de leur
projet et ne compte en aucun cas l’abandonner en dépit de toutes les difficultés. Plutôt, ces
entrepreneures comptent introduire les changements nécessaires pour, entre autres, développer
leur production et leur entreprise en général.