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Fiche N°1 : La comptabilité nationale

UNIVERSITE DE DOUALA
THE UNIVERSITY OF DOUALA
FACULTÉ DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION APPLIQUÉE
FACULTY OF ECONOMICS AND APPLIED MANAGEMENT

TRAVAUX DIRIGES MACRO-ECONOMIE


Classe : SECO 1
Année académique : 2018/2019

FICHE N°1 : LA COMPTABILITE NATIONALE


PARTIE I : DEFINITIONS
Définir les termes et expressions suivantes :
1. Agrégat ; 4. Produit National Brut ;
2. FBCF ; 5. Secteur institutionnel ;
3. Produit Intérieur Brut ; 6. Valeur ajoutée.
PARTIE II : COMPREHENSION
Répondre par vrai ou faux
1. L’analyse ex-post saisit les phénomènes avant que les réactions économiques des agents ne se
manifestent. On parle d’analyse prospective.
2. L’analyse ex-ante saisit les phénomènes après la manifestation des réactions économiques des
agents. On parle d’analyse rétrospective.
3. L’analyse dynamique est celle qui ne prend pas en compte le temps
4. L’analyse statique est celle qui prend en compte le temps
5. Une personne seule constitue un ménage.
PARTIE III : QUESTION DE COURS :
1. Les secteurs institutionnels : trouver la bonne réponse.
Les 6 secteurs institutionnels de la comptabilité nationale sont : les ménages, les sociétés non-
financières, les sociétés financières, les administrations publiques, les institutions sans but lucratif au
service des ménages (ISBLSM) et le reste du monde.
a. Quels sont les secteurs qui regroupent uniquement les entreprises ?
b. Quels sont les secteurs qui produisent essentiellement des services non-marchands ?
c. Associer chaque secteur institutionnel à l’une des fonctions suivantes : transformer et répartir
des disponibilités financières, produire des services non-marchands réservés à des groupes
particuliers, produire des biens et des services marchands non-financiers, consommer, effectuer
des opérations économiques avec les agents résidents, produire des services non-marchands
destinés à la collectivité.
d. Placer les agents suivants dans le secteur institutionnel adéquat : un retraité ; la bibliothèque
municipale ; UBA ; un artisan peintre à son compte ; une famille ; AXA ; la sécurité sociale ; un
maraîcher.
2. Les opérations économiques : associer chaque définition à l’un des termes suivants : dividende ;
prestations sociales ; consommation finale ; consommation intermédiaire ; investissements ;
cotisations sociales ; impôt ; intérêts ; services financiers ; services non-marchands.
a. Achats de bien de production durable ;
b. Achat de voiture par un particulier ;
c. Achat de voiture par une entreprise ;
d. Prélèvements obligatoires auprès des salariés et des employeurs effectués par la sécurité sociale ;
e. Revenus des actionnaires ;
f. Prélèvements obligatoires par l’État auprès des ménages et des entreprises ;
g. Aides aux ménages sur la base de critères sociaux ;
h. Rémunération d’un compte épargne ;
i. Achats de biens et services détruits ou transformés lors du processus de production ;
j. Services liés au prêt (crédit, assurance, etc.) ;
k. Services dont le prix de vente est inférieur à 50% de leur coût ;
l. Achats de biens et services par les ménages.
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Fiche N°1 : La comptabilité nationale

PARTIE IV : EXERCICES
I. Calcul du PIB
A partir des données (en milliard de FCFA) suivantes, calculer le PIB selon les trois variantes que vous
connaissez.
 Valeur ajoutée 1531,3
 Impôts sur les produits 196,9
 Dépenses de consommation finales 1381,6
 Rémunérations des salaires 891,1
 Formation brute du capital 344,7
 Exportations des biens et services 446,3
 Importations des biens et services 462,6
 Subventions sur les produits 18,2
 Subvention brut d’exploitation et les revenus mixte brute 582,0
 Impôts sur les productions et les importations 270,6
 Subvention 33,7

II. Les comptes


Séquence de comptes. Construire la séquence des comptes des SNF à partir des données suivantes en
millions de FCFA :
 Production de biens et services marchands : 3840
 Rémunération des salariés : 1300
 Dividendes versés : 80
 Consommation intermédiaire : 1860
 Actions et obligations émises : 40
 Dividendes reçus : 40
 Variation de stocks : 50
 FBCF : 400
 Impôts sur le revenu et le patrimoine : 80
 Impôts liés à la production : 180
 Crédits obtenus auprès des banques : 230
 Acquisition nette de terrain : 20
 Intérêts versés : 160
 Intérêts reçus : 60
 Solde créance (différence entre les créances remboursées aux SNF et les créances accordées
par les SNF) : 80.

III. TES
Supposons une économie nationale réduite à deux branches (A et B) qui fonctionne en autarcie. Le TES
correspondant est :
Branche A Branche B ∑ CI Demande finale ∑ emplois
Produit A 20 200
Produit B 105 195
∑CI 500
VAB 120 300
Production (X) 300
1- Compléter le tableau ci-dessus
2- Calculer les différents coefficients techniques et les interpréter
3- La demande finale de produits B augmente de 10%. Indiquer les premières répercussions de cette
variation sur l’ensemble de l’économie.
4- Quel est la valeur du PIB ?

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Fiche N°2 : Macroanalyse de la consommation

FICHE N° 2 : MACROANALYSE DE LA CONSOMMATION


PARTIE I : DEFINITIONS
Définir les termes et expressions suivants :
1. Consommation 4. Propension marginale à consommer
2. Demande effective 5. Revenu disponible
3. Epargne 6. Revenu permanent
Partie II : COMPREHENSION
Répondre par vrai ou faux
1. Selon la loi psychologique fondamentale, la propension moyenne à consommer est
décroissante.
2. L’effet de cliquet traduit l’influence de l’appartenance sociale des ménages. Il traduit l’effet
de mémoire.
3. Pour Friedman, une variation du revenu n’affecte pas la consommation. Elle l’affecte si elle
modifie le revenu permanent.
4. Dans la fonction de consommation keynésienne, C0 représente l’ensemble des déterminants
de la consommation autres que le revenu.
5. Le comportement d’imitation est plutôt un frein à la consommation. Au contraire, le désir
d’imiter le comportement de consommation de la classe sociale supérieure est un moteur de
la consommation.
PARTIE III : QUESTION DE COURS :
1- Sous quelles formes se présente l’épargne ? comment est elle analysée chez les classiques et
chez les keynésiens ?
2- Enoncer et expliquer le paradoxe de l’épargne.
3- Quels sont les principaux déterminants de la consommation ?
4- Quelles sont, selon Keynes, les composantes de la Demande Effective ?
5- Présenter le paradoxe de Kuznets.
PARTIE IV : EXERCICES
I. Soit l’équation de consommation keynésienne C  40  0,90Yd , où C représente la
consommation et Yd le revenu disponible.
1) Interpréter les termes de cette équation.
2) Quelles sont les 2 composantes de C ?
3) Définir la propension marginale à consommer (pmc). Donner sa formule. Interpréter pmc = 0,9.
4) Quelles sont les caractéristiques de la pmc ?

II. Propensions moyennes


Soit l’équation de consommation keynésienne C  40  0,90Yd , où C représente la consommation
et Yd le revenu disponible.
1) Déduire l’expression de la fonction d’épargne.
2) Compléter le tableau ci-après et commenter la colonne de la PMC:
Yd C S PMC = C/Yd PMS = S/Yd PMC + PMS
400
500
600
700
800
3) Que stipule "la loi psychologique fondamentale " chez Keynes ?
4) Observer la colonne de la PMC. Les résultats sont-ils conforme à "la loi psychologique
fondamentale" ?
5) Commenter la dernière colonne.

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Fiche N°3 : Macroanalyse de l’Investissement

FICHE N° 3 : MACROANALYSE DE L’INVESTISSEMENT


PARTIE I : DEFINITIONS
Définir les termes et expressions suivants :
1. Accélérateur 4. Valeur actuelle nette
2. Investissement en capital fixe 5. Investissement de remplacement
3. Efficacité marginale du capital 6. Investissement net

PARTIE II : COMPREHENSION :
Répondre par vrai ou faux
1. Lorsque les rendements d’échelle sont constants, le coefficient de capital est fixe.
2. Pour les comptables nationaux, les dépenses de recherche et développement ne sont pas des
dépenses d’investissement.
3. La VAN ne peut être utilisée que pour comparer des projets d’investissement de durée
identique.
4. Le modèle de l’accélérateur suppose que les entreprises n’ont pas d’invendus.
5. Les sociétés se basent sur leurs projets anticipés dans leurs décisions d’investissement, mais
pas sur leurs profits courants.

PARTIE III : QUESTION DE COURS :


1. Un investissement de capacité s’oppose-t-il à un investissement de productivité ?
2. Un investissement matériel s’oppose-t-il à un investissement immatériel ?
3. Quels sont les déterminants de l’investissement selon Keynes ?
4. Un fort taux d’autofinancement est-il le signe qu’une entreprise va bien ?
5. Quels facteurs peuvent expliquer qu’une hausse de la demande anticipée ne se traduise pas
par une hausse immédiate de l’investissement ?

Partie IV : EXERCICES
I. Un agent hésite entre placé 1000 FCFA à 5% pendant deux ans ou effectuer un
investissement de même montant, investissement devant lui rapporter 550 FCFA pendant
deux ans, et de valeur résiduelle nulle.
a. Comparer les gains nets attendus des deux projets.
b. Calculez la VAN du projet d’investissement. Commentez.

II. Soit une économie définie par six projets d’investissement dont les montants (en millions de
FCFA) et les TRI sont données ci-dessous :
Projets 1 2 3 4 5 6
Montant 500 375 2500 1250 125 250
TRI 11% 7% 1,5% 3% 9% 4,5%
Quels projets sont adoptés lorsque le taux d’intérêt du marché i s’élève à :
a. 10%
b. 8%

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Fiche N°4 : Monnaie et financement de l’économie

FICHE N° 4 : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE


PARTIE I : DEFINITIONS
Définir les termes et expressions suivants :
1. Agrégat monétaire 4. Monnaie fiduciaire
2. Base monétaire 5. Monnaie scripturale
3. Monnaie électronique 6. Troc
PARTIE II : QUESTION DE COURS :
1. Keynes explique que l’on peut demander de la monnaie pour des motifs de transaction, de
précaution et de spéculation. Pourquoi la monnaie est-elle supérieure aux titres financiers
pour répondre à ces motifs ?
2. En quoi la monnaie est-elle supérieure au troc en tant qu’intermédiaire des échanges ?
3. Quelle est l’institution chargée de limiter la création monétaire ? Comment procède t-elle
pour atteindre cet objectif ?
4. Définir les fonctions de demande de monnaie classique et keynésienne.
5. Différencier les notions d’économie d’endettement et d’économie de marchés financiers.

PARTIE III : EXERCICES


I.
Soit une économie fermée caractérisée par les fonctions macroéconomiques suivantes :
C= 0,80y+100 ; I privé= -600i+ 150 ;
Mt = 0,20y (demande de monnaie aux fins de transaction) ;
Ms = -400i + 50 (demande de monnaie pour motif de spéculation)
M = 200 (masse monétaire).
1- Calculez les grandeurs macroéconomiques d’équilibre de cette économie.
2- On fait intervenir l’Etat qui pratique une politique de relance par une dépense publique égale à 10.
 Dans un premier cas on suppose que cette dépense est financée par un prélèvement fiscal. Quelles
sont les nouvelles grandeurs d’équilibre ? Quel théorème de la littérature économique retrouve-t-on
ici ? (on conserve les mêmes fonctions macroéconomiques, mais le revenu disponible remplace le
revenu total).
 Dans un deuxième cas, on suppose que les dépenses publiques sont financées par création
monétaire.
Quelles sont les nouvelles grandeurs d’équilibre ?
Comparer les résultats des deux cas précédents et en déduire les avantages et inconvénients de
chaque type de politique.

II.
Les demandes de monnaie pour le motif de transaction et pour le motif de spéculation sont données par
les relations suivantes :
Md(Y) = 0,2 Y
Md(i) = -500i
Les agents ont également une demande de monnaie pour motif de précaution Md0 = 100.
1. Quelle est l’offre réelle de monnaie qui équilibre le marché de la monnaie si i = 5% et Y =
200 ?
2. Que devient le taux d’intérêt, si :
 L’offre de monnaie augmente de 10% et Y reste constant ?
 Y augmente de 10% et l’offre de monnaie reste inchangée ?
3. En fait le niveau de la production Y est une fonction décroissante de i selon la relation Y
= 205 – 100i.
Compte-tenu de cette relation quel est au total l’effet d’une hausse de 10% de l’offre de monnaie sur :
 le taux d’intérêt ?
 la production ?

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Fiche N°5 : Equilibre macroéconomique

FICHE N° 5 : EQUILIBRE MACROECONOMIQUE

EXERCICE N°1
Dans une économie fermée à trois agents (ménages, entreprises et Etat) comment s’exprime
l’équilibre sur le marché des produits ? (on suppose que l’Etat prélève les impôts forfaitaires T0,
distribue des revenus de transferts R0 et a des dépenses autonomes d’un montant G0).

EXERCICE N°2
Soit une économie composée de trois catégories d’agents : les ménages, les entreprises et l’Etat. La
fonction de consommation de ménages est de la forme C  cYd  C0 où C est la consommation
finale des ménages et Yd (le revenu disponible) est égale à Y  T0  R0 (T0 représente les impôts
forfaitaires et Ro représente les revenus des transferts perçus par les ménages). Enfin, Io représente
l’investissement des entreprises et Go les dépenses publiques. Io et Go sont supposés exogènes.
1. Quelles sont les composantes de la demande globale (notée Yd) ?
Quelle hypothèse fait-on sur l’offre globale (Ys) ?
Déterminez la relation permettant de calculer le revenu d’équilibre Y.
2. Définissez la valeur algébrique des multiplicateurs suivants : multiplicateur d’investissement,
de dépenses publiques, d’impôts et de transferts.
3. Soit : c = 0,75 ; C0 =50 ; T0 = 60 ; R0 = 50 ; I0 = 60 et G0 = 75.
Calculez la valeur du revenu national d’équilibre.
Quelle est la valeur du solde budgétaire ?
Comment est-il financé ?

EXERCICE N°3
La cité de ZUMA est représentée à l’aide des équations suivantes :
C = 0,8Yd + 100I = 300G = 200
T = 0,15Y + 50
1. Quel est le revenu d’équilibre de l’économie de cette cité ?
2. Calculez dY/dCo, Co étant la consommation incompressible.
3. Le revenu de plein emploi est estimé à Ype = 2000, déterminer le montant de Co pour
atteindre le plein emploi.
4. La propension marginale à consommer des ménages tombe à Pmc = 0,6, quel est le
nouveau revenu d’équilibre ? Montrez que l’effet multiplicateur est d’autant plus élevé que
Pmc est grande.
5. Quel impact va engendrer, si la propension marginale à consommer est de 0,6, une
politique budgétaire développée par le gouvernement (augmentation des dépenses de 150) ?
et si le taux d’imposition passe à 0,2 ?

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